Ce que c’est que le #TGIT

Salut les sériephiles !

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C’est jeudi et je ne vois pas meilleur jour pour sortir cet article définition un peu particulier. En effet, pour une fois, on ne va pas faire le tour d’un terme technique, mais d’un titre marketing de la chaîne ABC. Le #TGIT… Parfois, j’ai l’impression que ce n’est plus à présenter, et parfois, on me demande ce que ça veut dire depuis que c’est dans le compteur à gauche de cette page. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour me donner envie de faire un article, c’est parti !

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Alors c’est quoi exactement le #TGIT ? Cela signifie « Thanks God It’s Thursday », « merci mon dieu on est jeudi », et c’est une opération marketing de la chaîne américaine ABC, notre équivalent du TF1 français si je fais des comparaisons franchement douteuses. Pourquoi un tel titre ? Et bien, parce que le jeudi soir sur ABC, c’est la soirée drama et plus particulièrement, la soirée des séries du Shondaland, connue pour être les derniers gros cartons d’audience de la chaîne depuis quelques années. Pas étonnant que la chaîne fasse une promo de dingue autour de cette soirée !

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C’est quoi ce nom ? C’est un détournement de l’acronyme américain « TGIF », « merci mon dieu c’est vendredi » et le week-end arrive. En France, elle a été popularisée par Katy Perry, mais dans les pays anglophones, elle est extrêmement connue et il existe même une chaîne de restauration qui porte ce nom.

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C’est l’éclate, quoi !

Quelle origine ? Difficile de remonter aux origines de l’expression, mais en tout cas, ABC l’utilisait dès 1989. À l’époque, c’était bien un TGIF : une soirée comédie qui cartonnait avec Family Matters ou Full House (La Vie de famille et La Fête à la maison). En toute logique, quand la chaîne a découvert que ses jeudis soirs rapportaient soudainement plus d’audience que les vendredis, il a été décidé de changer tout ça. Il est à noter que la soirée comédie continuait d’exister jusqu’à l’an dernier le vendredi et malgré une pause de trois ans (2000-2003), mais qu’elle est désormais oubliée au profit d’une soirée fourre-tout de tout ce qui ne fonctionne plus ou pas (The Inhumans, Once Upon a Time et, malheureusement, Agents of S.H.I.E.L.D). La chaîne tente de se réinventer depuis l’an dernier, cherchant une stratégie pour faire remonter les audiences…

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L’effet sur ma personne quand j’ai découvert la nouvelle case d’Agents of S.H.I.E.L.D.

Ce n’est que pour la saison 2014-15, donc il y a trois ans, qu’ABC a renommé ses jeudis soirs ainsi. Pourtant, la promo a été si intensive pour quiconque suit Grey’s Anatomy, Scandal et HTGAWM qu’il est difficile d’imaginer un jeudi soir où le #TGIT n’existait pas. C’est l’arrivée de How to get away with murder qui a permis la création de cette soirée spéciale, l’avènement de Twitter aidant à populariser le hashtag (après tout, Scandal n’a été sauvée de l’annulation en fin de saison 1 que parce qu’elle cartonnait sur Twitter).

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C’était la fête à l’époque (mais ça, c’était avant parce que la série touche à sa fin cette saison).

Et aujourd’hui ? La soirée existe toujours, même si elle a connu quelques tentatives de modification l’an dernier. Suite à un changement de direction chez ABC et surtout à un raccourcissement obligatoire de la saison 6 de Scandal pour cause de grossesse de Kerry Washington, la chaîne a tenté de coller un drama qui ne soit pas du Shonda. Notorious s’est cassée la figure, mais à sa décharge, The Catch n’a pas fait beaucoup mieux malgré sa deuxième saison.

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Ellen Pompeo (Meredith Grey, Grey’s Anatomy), Shonda Rhimes (la créatrice), Kerry Washington (Olivia Pope, Scandal) & Viola Davies (Analise Keating, HTGAWM)… C’est possiblement un chouïa féministe le #TGIT.

Ce soir, ABC diffusera son premier #TGIT de la saison, avec la reprise de Grey’s Anatomy et celle de HTGAWM. La première entamera sa saison 14 suite à un final littéralement enflammé et avec des retrouvailles émouvantes pour Owen alors que la seconde entamera une quatrième saison que j’espère un tout petit peu moins explosive (littéralement, toujours) que l’an dernier. Enfin, la semaine prochaine, Scandal reprendra à son tour le chemin de la diffusion et la saison du #TGIT sera pleinement entamée.

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Le pire, c’est que le marketing fonctionne totalement, je suis impatient de retrouver mes vendredis matins dramatiques !

This is us (S02)

Synopsis : Après une première saison introductive qui se terminait sur une énorme dispute entre Jack et Rebecca, la saison 2 reprend sur la gestion de cette crise par le couple. En 2017, Kate, Kevin et Randall célèbrent leur 37e anniversaire en prenant chacun une décision radicale : une nouvelle carrière, un nouveau film et un nouvel enfant.

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Pour commencer, j’ai publié ce matin un récapitulatif bien plus complet sur chacune des intrigues des personnages principaux. Par conséquent, j’ai fait mes révisions avant de reprendre la série et suis largement prêt à me replonger dans la vie des Pearsons, dont je sais que j’ai oublié quelques détails. Je suis surtout pressé de voir comment évolueront Randall et Beth, qui s’étaient imposés rapidement comme mes personnages préférés.

J’attends peu de cette saison dont je ne souhaite que la continuité de ce que la saison 1 proposait. J’aimerais bien sûr avoir des réponses sur la mort de Jack, mais vu le synopsis, je ne suis même pas sûr que ce soit au programme du jour. Tant pis, je ferais avec, la série nous a tenu en haleine sans ça pendant assez longtemps. Attaché aux personnages, je sais que quoiqu’il arrive, j’aurais envie de continuer pour découvrir ce qui leur arrive.

Je suis très impatient de reprendre donc je ne vais pas m’éterniser en introduction et je vous propose d’entamer directement la critique de cet épisode de retour, bien évidemment réussi et à la hauteur de mes quelques attentes ci-dessus. Sur cette page, vous trouverez des avis sans spoiler. Pour les critiques complètes, cliquez sur le titre des épisodes.

Note moyenne de la saison : 17/20

S02E01 – A Father’s Advice – 16/20
Sans trop tarder, This is us repart dans ses intrigues comme si nous n’avions pas attendu son retour depuis six mois et sans fanfare, reprenant simplement la vie de ses personnages là où nous les avions laissés. Cela fonctionne plutôt bien et continue de lui apporter tous les effets de réel – et l’émotion !! – que nous attendions d’elle.
S02E02 – A Manny-Splendored Thing – 15/20
Toutes les intrigues avancent en même temps, et tout ça semble se faire de manière fluide et parfaitement logique, comme s’il était simple de gérer tout ça en même temps. Le cliffhanger m’aura laissé sur les fesses après un épisode plutôt banal : sans lui, la note aurait été un peu plus moyenne je pense.
S02E03 – Déjà vu – 15/20
C’était une fois de plus un bon épisode avec juste ce qu’il faut d’émotion sur le dernier acte pour nous transporter là où l’on attend la série. La formule est efficace, les scénaristes sont bons, la routine plaisante. Si ça n’a pas pris du tout en ce qui concerne l’intrigue de Kevin, alors que ça aurait pu, ça a été super efficace pour celles de Randall… une fois de plus.
S02E04 : Still There – 16/20
Tout simplement du pur This is Us, un épisode très sympathique et émouvant. Les intrigues à venir sont vraiment intéressantes, d’autant que je n’avais pas du tout envisagé la dernière scène. Me voilà bluffé !
S02E05 – Brothers – 16/20
On nous vend un épisode sur la relation entre frères, mais les intrigues accélèrent toutes leur rythme et c’est réussi. Comme d’habitude, la dernière partie de l’épisode est clairement la plus réussie, avec une révélation logique et bienvenue, qui fonctionne à merveille et nous plonge dans les bons sentiments que nous venons chercher en regardant cette série.
S02E06 – The 20’s – 18/20
C’est parti pour un épisode d’Halloween qui est aussi un immense flashback sur la vingtaine des Big Three et qui délivre juste assez d’émotion pour être une pure merveille. Cette série réussit toujours à surprendre et viser juste, même quand elle propose de voir des étapes que l’on connaît déjà.
S02E07 – The Most Disappointed Man – 15/20
On est cette fois face à un épisode bien plus classique, mais tout de même efficace de la série. Les différentes intrigues poursuivent leur route et pour une fois, celle de Kate est intéressante. Randall reste mon personnage préféré malgré un moment d’égarement et Kevin ne connaît apparemment plus que ça, l’égarement. Un bon épisode, donc, sauvé également par les flashbacks.
S02E08 – Number One – 20/20
Avec ce titre, je m’attendais à un épisode centré sur un seul des triplés, mais je n’étais définitivement pas prêt pour la claque émotionnelle qu’il était. Cet épisode est possiblement le meilleur de la série jusqu’à présent alors qu’il se fait sans la majorité de son casting. Je suis curieux de voir les deux épisodes suivants après ça, parce que ça me paraît compliqué de faire si bien, malgré le cliffhanger.
S02E09 – Number Two – 17/20
Bien que l’on connaisse déjà tout de l’épisode avant de le lancer, les scénaristes ont su trouver un artifice pour rendre le tout intéressant et explorer plus en avant les relations entre une partie de leurs personnages. Le début d’épisode est faible, mais la fin remonte définitivement le niveau vers quelque chose de bien mieux, même si ça n’a plus rien à voir avec le précédent.
S02E10 – Number Three – 19/20
Et le dernier volet de cette trilogie se concentre sur le dernier triplé, sans surprise, mais nous dévoile une intrigue que je n’avais vraiment pas vu venir. Autant le dire tout de suite, c’est très réussi et l’épisode m’a surpris à plusieurs reprises, là où j’ai l’habitude de voir les différents rebondissements arriver. La série ne perd rien de sa qualité, et je dirais même que cette saison 2 est bien meilleure que la première… ou alors, je suis juste plus attaché aux personnages désormais. Quoiqu’il en soit, c’était excellent.
S02E11 – The Fifth Wheel – 18/20
J’aurais envie de qualifier une fois de plus la série de feel good, mais elle le fait toujours en mode feel bad, c’est assez fou. C’est parce que tout va mal que tout va bien et l’écriture de cette série me bluffe beaucoup trop souvent : même si elle est prévisible, elle est aidée par des performances franchement réussie de la part des acteurs. Pourquoi pas 20 alors ? Parce que je sais que la série peut faire mieux que cet excellent épisode.
S02E12 – Clooney – 16/20
Rien n’est jamais acquis dans une série j’imagine, et cet épisode m’a pour la première fois fait préférer Kate à ses frères. Tout n’est pas perdu. C’était encore un bon épisode, mais il semblait plus faire office de transition vers de prochains dramas. Il faut bien quelques épisodes un peu plus faibles pour se remettre de ceux qui sont plus forts émotionnellement.
S02E13 – That’ll Be The Day – 18/20
Dernier épisode diffusé avant l’épisode spécial pour le Superbowl, ce treizième chapitre de la saison n’est pas forcément le plus intense au premier abord. Pourtant, les scénaristes mettent tranquillement en place toutes les pièces d’un puzzle minutieux qui conduit à la fin de ces quarante minutes, une fin déjà culte et marquant l’histoire de la série. Ah lala. Cette série est vraiment touchante quand même.
S02E14 – Super Bowl Sunday – 18/20
Un épisode spécial qui fait très bien son travail et délivre la masse d’émotions, mais qui est aussi atténué par une attente trop longue faisant qu’on a eu le temps de bien théoriser tout ce qui pouvait arriver et, surtout, de se préparer au pire. Contrairement aux personnages. Du coup, il y a un petit décalage de ce côté-là et un présent pas assez prenant pour atteindre le 20 que j’espérais mettre.
S02E15 – The Car – 19/20
La série continue de s’inspirer du Super Bowl pour nous proposer cette semaine tout un épisode qui ressemble à une publicité géante pour la voiture des Pearsons. Au passage, ils prouvent aussi qu’ils n’ont pas besoin d’un épisode événement pour être sacrément touchants, ni de tout le casting pour marquer les esprits et proposer des performances d’acteurs bouleversantes.
S02E16 – Vegas, Baby – 15/20
Après des épisodes tout plein d’émotion et quelques semaines de pause, la série reprend tout en douceur avec un épisode qui comble cette saison, mais la comble bien. On avance dans quelques intrigues et dans les relations familiales, et après tout, c’est tout ce qu’on demande aux Pearson.
S02E17 – Big, Amazing, Beautiful Life – 15/20
Tout ceci constituait un bon épisode de début de saison, mais si proche de la fin, c’est un peu décevant je trouve, surtout que je n’ai pas eu toutes les émotions que j’attends de la série. Un épisode qui ne se concentre pas sur tout le casting, c’est étonnant si tard, mais au moins, ce n’était pas raté et ça permettait d’approfondir les dynamiques entre personnages. Oui, mais ce n’était pas à la hauteur de ce que j’en attendais quand même.
S02E18 – The Wedding – 17/20
Cette saison se termine sur un bon épisode conclusif, même si un ou deux épisodes supplémentaires auraient pu rendre le tout moins précipité. Je critique, mais tout ceci est drôlement bien mené malgré tout et les pistes pour la saison 3 sont là, bien plus intéressantes que celles sur lesquelles on nous avait laissé en saison 1, alors tout va bien. C’était une saison faite d’épisodes tous plus marquants les uns que les autres, alors chapeau bas.

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La saison 1 de This is us (Récap)

Salut les sériephiles !

Vous aussi vous avez oublié une bonne partie de la première saison de This is us ?

Voir aussi : Les critiques complètes des épisodes diffusés par M6

L’intégrale des premières saisons est également disponible sur Amazon Prime Vidéo en France.

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À la vôtre !

C’est aujourd’hui que l’on retrouve ces personnages pas revus depuis la fin de la première saison en… mars ! Cet article vise à se rafraîchir la mémoire tout en présentant les différentes intrigues que l’on devrait normalement découvrir dans le premier épisode de cette saison 2. Prenons de leurs nouvelles donc, mais attention, c’est parti pour les chutes du Niagara.

Pour rappel, la série suit le destin de quatre personnages nés le même jour, et la fin du premier épisode s’attachait à nous faire découvrir (bon, donc là je vais spoiler le 1er épisode) qu’ils faisaient tous partis de la même famille. Nous suivions alors leur vie tout au long des épisodes de la saison et, bien souvent, les scénaristes faisaient mouche en visant particulièrement nos bons sentiments. C’est à croire qu’ils aiment faire pleurer le public et que le public aime pleurer, car il était inévitable de se laisser attendrir par cette famille bien touchante.

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#JetaisPasPret

La fin de saison se concentrait surtout sur Jack et Rebecca, en pleine traversée d’une horrible crise de couple. Alors qu’elle ne voulait pas d’enfants, Rebecca s’est retrouvée enceinte de triplés, en a perdu un et s’est laissée absorber dans la maternité pendant l’enfance des trois enfants. En toute logique, durant leur adolescence, elle a eu envie de reprendre en main sa vie et s’est relancée dans sa carrière de chanteuse, en compagnie d’un ex.

Le problème, c’est que Jack n’a pas su tout de suite que c’était son ex, et qu’il l’a appris par celui-ci. Outch. Jack ayant sacrifié lui aussi une bonne partie de sa vie personnelle pour s’assurer d’apporter le soutien financier dont sa famille avait besoin n’a pas digéré cette trahison de celle qu’il aimait et l’a suivie dans sa tournée, provoquant une scène de ménage d’autant plus mémorable que nous étions plutôt habitués à ces déclarations d’amour pleines de mièvrerie.

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Rebecca est donc rentrée chez elle en pleine tournée, pour… s’engueuler avec Jack, qui a quitté la maison, énervé, bien que toujours amoureux, pour aller vivre chez Miguel, son meilleur ami (et futur époux de Rebecca). Voilà la fin de saison qui nous laissait dans un mystère total sur le sort de ce personnage : nous savons qu’il va mourir, mais nous ne savons ni comment, ni quand exactement.

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Toute la saison 1 semblait construite pour aboutir à sa mort en flashback, mais finalement, les scénaristes ont apparemment changé d’avis, peut-être parce qu’ils étaient renouvelés pour deux saisons d’un coup.

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Du côté des enfants devenus adultes, Kate finit la saison fiancée à Toby. Après une crise existentielle sur son poids, elle a décidé de reprendre sa vie en main en entamant une carrière de… chanteuse. Comme sa maman, donc.

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Kevin a quant à lui enfin retrouvé l’amour dans les bras de Sophie, son ex-femme et amour de jeunesse. Oui, mais comme tout allait bien, les scénaristes ont décidé de lui pondre un dilemme bien vache : on lui propose le tournage d’un film à Los Angeles. Le voilà qui hésite à accepter ce job de l’autre côté du pays. Il y a déjà de quoi nous faire pleurer avec la séparation de ce couple si Kevin reproduit ses erreurs passées une nouvelle fois…

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Enfin, Randall avait douloureusement pardonné à Rebecca le fait qu’elle lui avait caché l’existence de son père biologique, William. Bien sûr, ce dernier était mort en fin de saison, dans une scène à crever le cœur. Tout ça menait à une conclusion douce-amère avec un Randall qui quitte son job le tuant à petit feu et avoue son envie… d’adopter un enfant, ce qui semblait vraiment décontenancer Beth.

Autrement dit, la série avait ouvert quelques pistes pour une saison 2 de manière quelque peu précipitée, comme si la fin heureuse des personnages avait été réécrite pour assurer une suite solide. Cette suite solide, c’est aujourd’hui que nous pouvons la retrouver, alors surveillez le blog, j’en parlerai bien évidemment !

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À tout à l’heure !

Voir aussi : Critiques saison 1 | saison 2

Me, myself & I (S01)

Synopsis : Cette comédie examine la vie d’un homme sur une période de 50 ans et à travers trois périodes distincte de sa vie : son adolescence en 1991, sa quarantaine en 2017 et sa vieillesse en 2042.

Spoilers 1×04

Capture d'écran 2017-10-24 22.25.13.pngÉpisode 4 – Star Wars – 15/20
I am your father.

Je l’ai déjà dit avant et ailleurs, j’aime bien Star Wars sans être un grand fan, mais j’ai adoré la thématique de cet épisode qui ne parlait pas de Star Wars pour en parler lourdement, mais pour montrer Alex comme un grand fan. Et il n’est pas bien dur de se reconnaître là-dedans en tant que grand fan de séries. Comme d’habitude, l’épisode propose donc le fil directeur « Star Wars » sur les trois périodes chronologiques de la série.

À 14 ans, Alex est déjà fan de Star Wars et ça permet de bons gags, notamment avec une VHS effacée. Le vrai point d’intrigue est toutefois de montrer le rapprochement entre Alex et son beau-père. Il se rend avec son frère à une séance de cinéma nocturne où il n’avait pas le droit d’aller, parce qu’elle est nocturne en plein milieu de semaine. C’est tout prévisible, mais ça fonctionne bien, avec un beau-père qui finit par le couvrir pour gagner sa confiance.

À 40 ans, Alex fait le tri dans ses affaires et décide de montrer Star Wars à sa fille. Etonnamment, cette semaine, c’est à cette intrigue que j’ai le plus accroché. J’ai trouvé marrant sa réaction face à une Amy qui n’en a rien à faire de Star Wars et, pire !, qui l’a déjà vu avec son grand-père. Pourquoi pas. Il décide ainsi de se venger en gâchant un match de basket à son beau-père. Franchement, c’est dégueulasse de faire un truc pareil, je ne supporterai pas qu’on me fasse ça d’un épisode… et je sais que mon père ne supporterait que je lui fasse ça avec un match de foot. C’est un beau parallèle, n’est-ce pas ?

Finalement, Alex peut voir le premier Star Wars avec cette fille, mais celle-ci déteste évidemment. Il tourne cette page de sa vie et comprend que ce qui compte est le bonheur de sa fille. Le sujet ne pouvait être traité différemment, et c’est tant mieux.

À 60 ans, Alex a enfin l’opportunité de voyager dans l’espace. Allez pourquoi pas, c’est une évolution intéressante pour la société et ça permet le gag de l’annulation avec la pluie. Dur de penser qu’une petite journée de pluie suffit à stopper une navette spatiale, surtout quand on est soi-même à voir l’épisode dans un avion au beau milieu d’un nuage bien noir.

Il fallait bien ça pour justifier l’intrigue, même si je n’ai pas trop aimé. Alex finit par faire une croix sur son rêve car il a trouvé mieux à faire : il aide Eleanor à faire tourner son business car lui sait cuisiner, contrairement à elle. Mouais. Du coup, il préfère rester cuisiner gratuitement plutôt que d’aller dans l’espace. Oui, bien sûr, crédibilité quand tu nous tiens.

L’écriture était extrêmement prévisible du début à la fin et pas forcément très drôle… mais je me suis reconnu dans le personnage sur plein d’aspect, et notamment dans ses plus grands défauts, à tous les âges. Je ne sais pas si c’est très valorisant pour moi, tout ça.

Ci-dessous mon avis sur chacun des épisodes de la saison.

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Pour commencer, cette série ne m’aurait probablement pas attiré il y a quelques années, mais je suis retombé depuis dans la marmite des séries comiques et plus j’en vois, mieux je me porte. Si je ne suis pas fan des acteurs choisis qui ont apparemment déjà leur petite réputation, je débute cette série parce que j’ai bon espoir du côté de son synopsis.

En effet, les trois chronologies abordées ont tout pour plaire. Je suis impatient de revivre les années 90 par ce biais-là et l’humour a de quoi résonner d’une période à l’autre. Je ne doute pas que les scénaristes sauront jouer de la chronologie pour nous faire vivre une histoire complète et qui s’amuse de ses rebondissements et révélations au compte-goutte. En fait, cela me rappelle un peu ce qu’How I met your mother proposait avec sa structure en flashback et ses effets d’annonce dans le récit.

Autrement dit, je mets déjà cette comédie sur un piédestal, mais il reste à savoir si je fais bien de le faire…

L’avis sans spoiler : Ce pilot avait une bonne écriture, une excellente dynamique entre les personnages et les époques, ainsi qu’une rythmique bien montée. Le problème, c’est que tout était déjà dans la bande-annonce de deux minutes et, même si je ne l’ai pas revue depuis le mois de mai, je savais déjà 90% de ce qui allait se passer dans l’épisode. C’est toujours mon grand problème avec les pilots, de toute manière, surtout en comédie : les trailers sont même souvent plus drôles que le résultat final, parce que plus condensé. Par conséquent, il est un peu tôt pour juger, mais ça part bien en tout cas, sans être merveilleux non plus.

01Épisode 1 – Pilot – 16/20
Dude, your life is a mess.

La série débute sans perdre de temps par un gros plan sur son personnage principal qui nous raconte sa vie, à la manière d’un confessionnal de téléréalité. C’est surprenant et déroutant, mais pas autant que la plongée directe en 1991, lorsqu’Alex Riley avait quatorze ans et s’est retrouvé à devoir vivre avec son nouveau beau-père, et surtout le fils de celui-ci, Justin ; qu’il a détesté au premier coup d’œil car soutenant une équipe de basket différente.

En 2017, nous le retrouvons arriver chez lui en catastrophe après avoir oublié le repas de sa fille pour l’école sur la table de la cuisine. La catastrophe ? Une ambulance garée devant chez lui. Pas d’inquiétude, Sarah, sa femme, est simplement en train de le tromper avec un ambulancier.

Enfin, en 2042, il connaît le pire jour de sa vie lorsqu’il fait un arrêt cardiaque et pense mourir. Voilà, trois jours horribles dans la vie d’un homme ; c’était la bande-annonce et le plus intéressant peut commencer : l’histoire de comment il a reconstruit sa vie dans les trois cas.

En 1991, Alex s’ajuste à sa nouvelle vie avec son frère et son beau-père, s’avérant être un inventeur de génie. Il tombe instantanément amoureux de Nori. Justin fait tout ce qu’il peut pour que la vie de son « petit-frère » soit à la hauteur de ce qu’il espère pour lui. Aussi insupportable soit-il, je l’aime bien, le Justin et je me demande déjà ce qu’il est devenu par la suite.

Justin s’arrange donc pour qu’Alex danse avec Nori. Tout se passe à merveille, sauf qu’il lui donne un chewing-gum. Alex s’étouffe avec son chewing-gum et le recrache directement dans la bouche de Nori, obtenant aussitôt un surnom reluisant, « Chokey » (to choke voulant dire « suffoquer, s’étouffer »).

Par chance, son beau-père lui remonte le moral avec une métaphore de basketball. C’est mignon tout plein, mais le personnage enchaîne les références au basket et autant vous avouer que je vais vite être paumé ! Il est cool de les voir bien s’entendre, en tout cas. Il n’empêche qu’il se décide à éviter Nori désormais, tout mort de honte qu’il est. C’est complétement con, surtout qu’elle veut continuer à lui parler, mais bon.

En 2017, l’inventeur de génie galère comme jamais : il n’a aucune idée géniale, vit chez son meilleur ami Sam, car il n’a pas eu la maison dans le divorce, et ne voit Abby, sa fille, que quelques jours par semaine. Cela ne l’empêche pas d’avoir une relation au top avec elle. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est que Sarah déménage à San Francisco avec son futur mari, un chef cette fois.

Il essaye donc de reprendre sa vie en main et passe par toutes les étapes de base : la religion, le yoga, la drogue… sans grand succès. Il se rend donc auprès de son beau-père qui lui donne l’idée qui va relancer sa carrière : la cale-cric qu’il avait inventé pour éviter que la table de cuisine ne reste bancale. Mouais. Admettons, il y a des tas de carrières qui sont lancées à partir de rien après tout.

En 2042, Alex reprend le travail en annonçant sa démission. Cette fois, l’inventeur de génie a quand même réussi à monter son propre empire ; mais il décide de démissionner. Rapidement, Abby nous annonce que Justin est toujours en vie, du côté de Sacramento (oui, j’imaginais déjà le pire pour le personnage de Justin).

Sans s’y attendre, il retombe sur Nori, elle aussi célibataire, ça tombe bien. Du coup, l’épisode se termine sur un baiser entre eux parce que la philosophie de vie d’Alex est de continuer à tenter de marquer des paniers.

Comme je le disais dans l’avis sans spoiler, le trailer m’avait déjà raconté tout ce qu’il y avait à savoir de cet épisode, alors cela m’a un peu refroidi. J’ai du coup mis une meilleure note que ce que mon instinct disait de faire. Je suis curieux de voir comment ça va évoluer, mais c’est pour l’instant un bon feel-good sans prise de tête avec des personnages sympathiques. Il risque de lui manquer une bonne part de réalisme avec des coups durs en tout cas, car les trois pires journées de la vie d’Alex sont déjà là ; et il les vit plutôt bien et avec beaucoup d’humour. Le sujet se prêterait à quelques moments d’émotions, mais il faudra pour cela se tourner plutôt vers This is us qui a un postulat assez similaire quand on y réfléchit.

02.jpgÉpisode 2 – First Steps – 14/20
I could eat waffles for every meal.

L’introduction est longue et reprend l’ensemble du premier épisode pour s’assurer de ne perdre personne en cours de route. Ah les premières saisons !

Du côté de l’adolescence d’Alex, son « frère » continue de vouloir tout contrôler et le veut malade quand il sait qu’il ne peut déjeuner avec. En soi, ce n’est pas censé être un problème, mais même Eleanor paraît s’inquiéter pour lui, ce qui en dit long.

Justin décide de rater le début de son contrôle de maths pour s’assurer que son nouveau frère ne fasse pas n’importe quoi. Il l’oblige à s’asseoir contre un mur… ce qui fonctionne bien, car le lendemain, il mange sur la rampe de la cafétéria, le coin des cools. Le truc, c’est que Justin a payé pour cela.

Par conséquent, Alex se venge en emmenant les losers sur la rampe des gens cools. Le problème ? Il trébuche et tombe à la renverse, entraînant avec lui le reste des impopulaires, parmi lesquels se trouve bien sûr son futur meilleur ami. La révélation était sympathique, même si je l’ai vu venir en milieu d’épisode.

La quarantaine est définitivement la partie de l’épisode qui m’intéresse le moins encore cette semaine. Son meilleur ami le force à sortir pour rencontrer des gens et il finit par le faire lorsqu’il tombe sur Lauren, une divorcée qui mange des gaufres. Il s’en confie à sa fille, Amy, et part aussitôt en rencard. C’est le premier après six mois de divorce, et si tout se passe bien, il n’ose pas embrasser Lauren.

L’histoire s’arrête là pour eux deux, en tout cas pour cette semaine. Comme il n’a ni son adresse, ni son numéro, ça risque d’être compliqué, mais tout n’est pas perdu. En même temps, qui écrit sur la main de quelqu’un quand il y avait plein de serviettes dans le restaurant ? Et en admettant que c’était pour le côté romantique, pourquoi écrire dans la paume où ça a toutes les chances de disparaitre ? Stupide !

Et lors de la soixantaine d’Alex, il est l’heure du premier rencard avec Eleanor. Il est conseillé par Amy qui est pleine de bons conseils, mais comme il ne l’écoute pas, c’est la douche froide. Eleanor a en effet un petit-ami, peu sérieux.

Le lendemain, il reçoit un message d’Eleanor qui lui dit avoir parlé avec son mec. Il espère donc le meilleur pour sa relation avec elle… Pour mieux apprendre qu’elle est fiancée car son copain l’a demandé en mariage. C’est con, mais ça donne des perspectives pour la suite.

C’était un nouvel épisode sympathique, mais je dois avouer que je n’ai pas ri une fois. Je me laisse embarquer par l’histoire, mais c’est tout pour le moment. J’aime bien la manière de passer d’une chronologie à l’autre et je trouve que ça fonctionne bien, surtout que nous n’avons pas le temps de nous ennuyer avec environ sept minutes de chaque.

Capture d'écran 2017-10-12 16.25.16.pngÉpisode 3 – The Card – 15/20
And today, well today is my birthday.

C’est comme si la série avait lu le thème du TFSA de la semaine dernière et s’était décidé à nous narguer.

À 14 ans, Alex obtient une carte signée de Michael Jordan… et la donne à Eleanor. Plutôt que de la récupérer normalement, son frère lui conseille d’en faire une fausse et de l’échanger avec celle qu’il a donné à Eleanor. Oui, bien sûr, c’est tellement logique. Tout ce plan craint, mais ils parviennent à procéder à l’échange, ruinant au passage la réputation d’Alex. Quant à l’échange, ils ne sont même pas sûrs d’avoir la bonne carte, alors… C’était une bonne intrigue, avec quelques blagues sympathiques et réussies.

A 40 ans, Alex passe son anniversaire avec sa fille pour aller jouer à des attractions. Là-bas, il réussit à se faire inviter à un week-end mères/filles pour Abby, mais c’est tellement cher qu’il ne peut y aller. Par chance, il a une carte signée par Michael Jordan qu’il peut revendre. Il a donc récupéré la bonne carte et tout se passe à merveille : il réussit à faire plaisir à sa fille sans se ruiner plus que ça. En plus, cette fois, il avoue la vérité à son père, heureux de rendre sa petite-fille heureuse. Mouais, c’est une jolie histoire sur l’amour parental, mais ça ne me transcende pas plus que ça, j’avoue.

À 60 ans, Abby l’abandonne et il passe sa journée seul. Cela sent clairement l’anniversaire surprise en fin d’épisode, surtout quand tout le monde semble subitement oublier. Il y a quelques bons moments, notamment au fast-food où Eleanor ne travaille pas et où la technologie du futur continue d’être un moyen de se moquer du personnage. On découvre enfin ce qu’est devenu Justin : gouverneur. Et bah, c’est pas gagné quand on voit ce qu’il donne à 14 ans.

La fin d’épisode, comme prévu, voit Alex passer un bon anniversaire à toutes les époques, y compris pour la soixantaine où il est bien en compagnie d’Abby et Justin. Abby a d’ailleurs le cadeau parfait pour lui : la carte signée par Michael Jordan.

C’était un nouvel épisode sympathique, même s’il est peut-être un peu tôt pour déjà nous faire un épisode d’anniversaire. Je commence aussi à réfléchir sur le long terme et, clairement, ce n’est pas une si bonne idée de nous habituer à de tels liens entre les trois époques, parce que ça va vite être redondant et pas du tout crédible. Pour le moment, ça fonctionne bien, en tout cas, alors c’est plaisant à voir.

Capture d'écran 2017-10-24 22.25.13.pngÉpisode 4 – Star Wars – 15/20
I am your father.

Je l’ai déjà dit avant et ailleurs, j’aime bien Star Wars sans être un grand fan, mais j’ai adoré la thématique de cet épisode qui ne parlait pas de Star Wars pour en parler lourdement, mais pour montrer Alex comme un grand fan. Et il n’est pas bien dur de se reconnaître là-dedans en tant que grand fan de séries. Comme d’habitude, l’épisode propose donc le fil directeur « Star Wars » sur les trois périodes chronologiques de la série.

À 14 ans, Alex est déjà fan de Star Wars et ça permet de bons gags, notamment avec une VHS effacée. Le vrai point d’intrigue est toutefois de montrer le rapprochement entre Alex et son beau-père. Il se rend avec son frère à une séance de cinéma nocturne où il n’avait pas le droit d’aller, parce qu’elle est nocturne en plein milieu de semaine. C’est tout prévisible, mais ça fonctionne bien, avec un beau-père qui finit par le couvrir pour gagner sa confiance.

À 40 ans, Alex fait le tri dans ses affaires et décide de montrer Star Wars à sa fille. Etonnamment, cette semaine, c’est à cette intrigue que j’ai le plus accroché. J’ai trouvé marrant sa réaction face à une Amy qui n’en a rien à faire de Star Wars et, pire !, qui l’a déjà vu avec son grand-père. Pourquoi pas. Il décide ainsi de se venger en gâchant un match de basket à son beau-père. Franchement, c’est dégueulasse de faire un truc pareil, je ne supporterai pas qu’on me fasse ça d’un épisode… et je sais que mon père ne supporterait que je lui fasse ça avec un match de foot. C’est un beau parallèle, n’est-ce pas ?

Finalement, Alex peut voir le premier Star Wars avec cette fille, mais celle-ci déteste évidemment. Il tourne cette page de sa vie et comprend que ce qui compte est le bonheur de sa fille. Le sujet ne pouvait être traité différemment, et c’est tant mieux.

À 60 ans, Alex a enfin l’opportunité de voyager dans l’espace. Allez pourquoi pas, c’est une évolution intéressante pour la société et ça permet le gag de l’annulation avec la pluie. Dur de penser qu’une petite journée de pluie suffit à stopper une navette spatiale, surtout quand on est soi-même à voir l’épisode dans un avion au beau milieu d’un nuage bien noir.

Il fallait bien ça pour justifier l’intrigue, même si je n’ai pas trop aimé. Alex finit par faire une croix sur son rêve car il a trouvé mieux à faire : il aide Eleanor à faire tourner son business car lui sait cuisiner, contrairement à elle. Mouais. Du coup, il préfère rester cuisiner gratuitement plutôt que d’aller dans l’espace. Oui, bien sûr, crédibilité quand tu nous tiens.

L’écriture était extrêmement prévisible du début à la fin et pas forcément très drôle… mais je me suis reconnu dans le personnage sur plein d’aspect, et notamment dans ses plus grands défauts, à tous les âges. Je ne sais pas si c’est très valorisant pour moi, tout ça.