Rien à faire ce week-end ? Sauvez le monde avec Pandemic

Salut les sériephiles,

Comme la semaine dernière, je vous propose cette semaine de nous concentrer sur un jeu de société, le bien nommé Pandemic. En cette période, il nous parle à tous, au moins.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

Contrairement à Terra Mystica, ce jeu-là est ce qu’on appelle un jeu coopératif, c’est-à-dire qu’il se joue en équipe et que tous les joueurs autour du plateau ont le même but. Et il n’y a pas à dire, c’est un type de jeu que j’aime beaucoup plus, parce que ça évite parfois quelques engueulades. Et parfois non, vous allez voir…

https://www.nintendo-town.fr/wp-content/uploads/2019/07/Pandemic.jpg

Pandemic

Qu’est-ce donc que ce jeu ? La difficulté est variable selon le mode de jeu, mais le but est toujours le même : sauver le monde, rien que ça, d’une pandémie vous l’aurez compris. Quatre maladies mortelles se déclarent aux quatre coins du globe, et chaque joueur (quatre maximum, cinq avec extension) se retrouve dans la peau d’un expert chargé de limiter la propagation de ces maladies en cherchant un vaccin. Bien sûr, il s’agit d’une course contre la montre, puisque ces maladies sont mortelles et se propagent (très) rapidement à travers le monde – le plateau représentant une planisphère avec un réseau dense de connexions entre les grandes villes. Eh, ça m’a même rappelé le générique de fin de La Planète des Singes

Pour gagner, il faut donc coopérer et mettre au profit les points forts de chacun – chaque joueur a en effet une spécialité lui permettant d’offrir un avantage parfois considérable à l’équipe – afin de stopper à temps les maladies. Et comme il y en a quatre, chaque tour de jeu compte, alors il vaut mieux une bonne stratégie de groupe pour gagner.

Un vaccin ne permet pas toujours d’enrayer la propagation de la maladie, en plus, et inutile de dire que si le virus éclate trop souvent dans des endroits différents, le monde ne pourra pas s’en relever et l’humanité anéantie. Bref, il est facile de perdre… Est-ce que je dis ça parce qu’on a perdu avec mes amis ?

Bien sûr que oui ! Enfin, tout le problème vient d’une éclosion de trop d’une maladie à St Pétersbourg à cause d’un mauvais calcul d’une mauvaise joueuse qui passera probablement par ici cela dit, sinon, je suis sûr qu’on aurait pu gagner. Ouais, bon, OK, la coopération ne veut donc pas toujours dire qu’on est capable d’éviter les conflits ; mais dans l’ensemble, promis ça se passe bien. On s’est vite réconciliés autour de mojitos pendant nos vacances.

Le jeu est vraiment très sympathique à jouer, même si en 2020, il s’accompagne d’un sentiment assez particulier, parce que les urgences et catastrophes sanitaires, ça nous connaît maintenant. Perdre à ce jeu, c’est donc un chouilla frustrant, parce qu’on n’a pas trop envie de perdre l’humanité ! Malgré ça, je vous le conseille : les règles sont assez simples à comprendre et le jeu permet de nombreuses variations pour des parties qui doivent être bien différentes à chaque fois (parce que les maladies se propagent différemment, dans plusieurs villes et en faisant face à une équipe toujours différente selon la carte choisie par le joueur parmi un tirage au sort… bref, c’est imprévisible !).

Coopération, hasard et maladie mortelle ? C’est un très bon combo que je vous conseille, soit sous cette forme, soit dans…

Pandemic Intervention d’urgence

On garde le même but – sauver le monde d’une pandémie ou deux – mais on change totalement la manière de jouer. Au lieu d’avoir un plateau représentant le monde, le plateau représente l’intérieur d’un avion. Pourquoi ? Vous et votre équipe êtes à bord d’un avion, tout simplement, et vous avez pour mission d’apporter des ressources aux quatre coins du monde pour aider les grandes villes à faire face à des éclosions de virus.

Cette fois, vous avez donc les vaccins à portée de main, mais encore faut-il réussir à les livrer au plus vite, en compagnie de denrées alimentaire, d’eau ou d’électricité, par exemple. Et pour cela, il faut être capable de faire avancer l’avion… Aïe ! Cette fois aussi, pas facile de réussir à sauver le monde, même si j’ai trouvé que c’était un peu plus simple… peut-être parce qu’on a gagné et sauvé le monde, puisque nous n’avons pas reproduit la catastrophe de St Pétersbourg.

Il faut tout de même savoir que le jeu est limité à 4 maximum, mais c’est bien logique : vous êtes dans un avion, et ce n’est pas un avion de ligne. Au-delà de ça, le jeu a un concept plutôt sympa de sablier qui s’écoule bien vite. Interdiction de parler quand le temps est écoulé et obligation de gagner avant que le sablier ne soit retourné trop de fois. D’accord, ce n’est pas un jeu pour les stressés, il faut faire preuve de self-control !

Il existe également d’autres déclinaisons de Pandemic, mais je n’ai pas eu l’occasion d’y jouer… Qu’importe, je vous les conseille tout de même. J’ai vraiment beaucoup aimé ce jeu et le fait qu’il soit coopératif suffit à le distinguer de la majorité des jeux de plateau les plus populaires et grand public. C’est donc à tester si vous n’en avez jamais fait !

Sept clichés TV sur… l’automne

Salut les sériephiles,

Ce n’est pas exactement le sujet que je voulais pour cet article, parce que j’aurais aimé parler des clichés sur la rentrée des networks… mais bon, en ce moment, on vit une rentrée tout de même un peu naze, même si j’ai vu quelques pilots ces derniers jours malgré tout ! Il ne s’agissait pas forcément des networks après…

Bon, je me rabats sur un sujet un tout petit peu plus complexe à aborder, parce que ce n’est pas toujours évident de trouver des séries qui en parlent directement… Il n’empêche que j’avais envie d’essayer ! C’est donc parti sur les clichés concernant l’automne !

Sarah jessica parker GIFs - Get the best GIF on GIPHY

  1. Les feuilles tombent comme dans Sex and the city

Ah ben merci Jérôme, les feuilles tombent à l’automne, ça alors, on ne s’y attendait pas ! Il n’y a pas que dans Sex and the city qu’on peut voir ça, figurez-vous, mais c’est la série qui m’a le plus marqué sur le sujet avec une scène où Carrie ramasse la première feuille d’arbre qu’elle voit tomber cette saison-là. Depuis, j’ai essayé de faire pareil et je vous assure que ce n’est pas si évident, parce que je vois toujours plein de feuilles mortes au sol bien avant de voir une feuille tomber. Voilà, je vous laisse réfléchir à ce sujet hautement philosophique de la feuille tombée avant qu’on arrive à la voir tomber, et je vous assure que si ce cliché est VRAI, il n’est pas évident à vivre exactement comme dans cette série !

  1. L’équinoxe est une période de renouveau, comme dans Charmed

Charmed S02 E01 – Another season of nonsense.La saison 2 de la série d’origine s’ouvre sur l’équinoxe, une journée magique qui permet aux sœurs de se reconnecter à leur pouvoir, mais aussi de tourner littéralement la page du passé (pauvre Andy) en arrivant à vaincre le démon Abraxas ressuscitant des démons de leur passé en lisant à l’envers le Livre des Ombres. C’était original comme concept, mais il est vrai que l’influence de l’équinoxe de septembre est souvent analysée comme étant le moment où l’on peut faire un point et changer certaines choses dans nos vies. Si le cliché est plutôt FAUX, au sens où on ne va pas tous aller se mettre nu dans une forêt pour nous reconnecter à notre moi intérieur, force est de constater qu’avec la rentrée début septembre, on est déstabilisé et qu’on est sur une période de renouveau quand l’équinoxe et l’automne arrivent. C’est là que je retrouve un équilibre, généralement.

Kara And Mon-El❤ — wannabesciles: This entire scene felt very real... |  Supergirl cosplay, Superhero shows, Supergirl and flash

  1. On sort les plaids, comme dans Supergirl

Si rien ne dit que ces scènes dans la série se passent en automne, on sait bien en revanche que nous, on ressort les plaids pour lire ou regarder la télé confortablement sur nos canapés. Et avec le soleil qui s’est barré cette semaine – ils annoncent 14°C maximum aujourd’hui contre 29 lundi, au secours ! – ce cliché est trop VRAI pour ne pas le mentionner. Restait à le trouver dans une série et c’est la seule qui m’est venue en tête, parce que Kara a toute une connexion de plaids et de tasses de chocolats chauds ou thé qui valent franchement le détour (avec toujours une bouteille d’eau sur la table, bizarrement) !

The Book Corner

  1. C’est la période de toutes les ruptures comme dans How I met your mother

Au-delà d’une de ses saisons qui commence littéralement par « l’automne des ruptures » et voit tous les couples (ou presque) se déchirer un à un pendant l’automne, la série a souvent mis en scène des ruptures amoureuses pendant l’automne. C’est assez logique : le printemps est la saison des amours… l’automne celle des couples qui se brisent. Difficile d’en tirer une généralité, mais j’ai envie de vous avouer que je considère souvent ce cliché comme VRAI car la majorité des ruptures dans mon entourage ont lieu pendant l’automne – et une fois qu’on s’en rend compte, c’est fou comme ça revient chaque année. Oh, il y a des ruptures toute l’année, hein, c’est juste que l’automne y est propice avec son temps pourri, la fatigue qui s’installe avec le froid et l’irritation qui en découle encore plus vite. Je n’ai plus qu’à faire attention à mon couple, et vous aussi, donc !

scott perry | Tumblr

  1. On s’occupe des citrouilles parce qu’Halloween arrive comme dans Council of Dads

OK, on n’a pas tous un jardin dans lequel faire pousser des citrouilles, mais là aussi, c’est VRAI. Dans le pilot de la série, on voit Scott s’occuper de ses plantations et commencer à préparer la fête d’Halloween en bichonnant ses citrouilles… Inutile de dire que ce cliché est logique, puisque c’est la période à laquelle on va enfin pouvoir recommencer à manger des citrouilles et des potirons ! Je suis content, car j’adore ça. Et ça veut dire aussi qu’Halloween approche, or c’est une période que j’aime vraiment bien moi !

  1. On change de look pour faire face à la météo, comme dans Younger

New trending GIF on Giphy July 20 2017 at 02:39PM | Giphy, Tv land, Best tv  showsLe froid arrive et il est temps de sortir les longs manteaux, les bonnets et les tenues d’automne. Darren Star semble vouer une fascination pour l’automne, puisque deux de ses séries finissent ici, mais on a quelques épisodes de Younger qui se déroulent pendant l’automne et autant vous dire que Liza et Kelsey savent y faire face de la meilleure des manières. Quant à moi, j’ai ressorti le jogging pour pyjama et le manteau pour m’abriter de la pluie. VDM, ce cliché est VRAI.

  1. On tombe facilement malade, comme dans… OK, je tire par les cheveux cet article, ce n’est pas tant un cliché dans les séries qu’un cliché de la vie

Ca doit être le fait que je sois cas contact. Côté maladie, on voit rarement ça dans les séries, mais ça arrive, notamment dans Ma Famille d’abord (mais était-ce l’automne ? Pas sûr) ou dans How I met your mother, encore elle. Dans tous les cas, faites gaffe, gestes barrières et écharpes sont vos amis en ce moment !

Were Having ABoy Jazz Raycole GIF - WereHavingABoy JazzRaycole  CouncilOfDads - Discover & Share GIFs in 2020 | Excited gif, Gif, Jazz

Sinon, pour le moment WTF du jour, j’ai capté en préparant cet article que Jazz Raycole, la première interprète de Claire Kyle dans Ma Famille d’abord, était l’actrice interprétant Sage dans Council of Dads. Mindblown.

Bref, je suis cas contact Covid19

Salut les sériephiles,

La lutte contre le pandémie Covid-19 – CNDH DjiboutiOn se retrouve aujourd’hui pour un article blabla parce que vous aurez compris à force, depuis ce week-end, que le Covid me poursuit depuis un moment. Figurez-vous donc que je suis cas contact, a minima, et asymptomatique (ou presque), probablement. Ca valait bien un article plus long pour développer tout ça, parce que j’en ai parlé longuement sur Twitter sans tout dire et parce que, franchement, je n’ai pas eu le temps de lire mes comics donc ça n’aurait pas grand-intérêt de faire un bilan de parcours du Mois de la BD.

Comment donc me retrouver cas contact alors que je prône les gestes barrières et le port du masque depuis six mois ? Ben, en allant au boulot, duh, je suis prof et je mange en salle des profs, parce que c’est toujours mieux que la cantine. Pas de bol pour moi, j’ai mangé avec un collègue qui s’est avéré positif avec masse de symptômes juste après. Joie.

Yes No Maybe GIFs | TenorEst-ce que j’ai été isolé pour autant ? Non ! Pensez bien : on m’a laissé dans l’ignorance heureuse pendant une semaine complète (oh, j’avais bien vu qu’il était absent, mais ça pouvait être pour 150 autres raisons) avant de me dire le vendredi midi suivant que j’étais cas contact. Puis, en fait non, parce qu’il avait eu des symptômes plus de 48h après notre dernier contact (à vue de nez, 52h). Puis, en fait, dimanche soir, si.

Seulement qui répond à un numéro en 09 qui vous appelle un dimanche à 17h ? Pas moi, je peux vous l’assurer. Déjà que je ne réponds pas au téléphone, tout court. J’ai donc été informé le lundi matin que j’étais cas contact, que je devais me faire tester et rester bien isolé. Dix jours après le dernier contact, donc. Pour un isolement censé durer sept jours après le dernier contact ? Bien.

the 100 1x13 | Tumblr
La première quarantaine de ma vie, yay !

Vous voyez, on parle du bordel des assouplissements de protocole dans les écoles et des mesures restrictives qui pleuvent, mais vous n’avez pas idée à quel point ce sommet de l’iceberg est enviable. Lundi, je me retrouvais donc cas contact et je faisais une croix sur mon jour off, parce que je passais la matinée au téléphone pour apprendre que mon médecin traitant était injoignable (genre, vraiment, je ne l’ai toujours pas eu en ligne, hein, déjà que je ne le portais dans mon cœur), que finalement, je n’étais pas en arrêt mais en télétravail (après trois semaines de « vous devrez être en arrêt »… Là, pour le coup, c’était très cool !) et bon, un tas d’autres détails que je vais vous passer.

Suits - {Harvey ღ Donna} #8: Because she knows what he's thinking even  before he thinks it. - Page 7 - Fan Forum
Je veux bien une Donna avec la patience qu’il faut pour appeler mon docteur !

Mon test PCR ? Ah, la bonne blague. L’ARS me demandait donc de le passer au plus vite, puisque j’étais cas contact depuis dix jours, mais c’était sans compter sur le fait que n’ayant pas de voiture, j’étais censé me contenter des deux labos à côté de chez moi. Huit jours d’attente pour avoir un rendez-vous et dix jours d’attente pour avoir un résultat. 18 jours donc. Plus les dix avant qu’on m’isole. 28 jours ? Ben tu m’étonnes qu’on soit en pandémie.

J’ai donc un super rendez-vous pour mardi prochain, le test va être utile. En vrai, j’ai triché un peu et fini par trouver un labo à proximité (merci la collègue ayant fait son test là-bas et me proposant de m’y emmener parce que, de toute manière, on avait mangé ensemble et qu’on était cas contact ensemble) respectant les consignes – à savoir ne prendre que les personnes cas contact ou à symptômes.

Résultat de recherche d'images pour "containment"

Et puisque je parle de symptômes, faisons le point sur le sujet. Je me suis cru asymptomatique un bon moment, mais voilà, j’ai un petit fond de mal de gorge qui me gratouille depuis quelques jours. Au moins, l’avantage, c’est que mon test révélera si c’est ça ou pas. Dans dix jours (enfin, neuf, maintenant). Utile. J’en reparlerai sur le blog (et Twitter, donc). J’ai aussi une très légère douleur au thorax et de la fatigue aujourd’hui, mais ça peut tout aussi bien être une posture foireuse cette nuit. En attendant, c’est sans surprise qu’avec mes dix jours à être cas contact sans le savoir, ben j’ai été une deuxième fois cas contact de quelqu’un d’autre le jeudi et que j’ai probablement refilé la patate chaude à une collègue ce même jeudi, parce qu’elle a été malade tout le week-end dernier après avoir mangé avec moi.

Autrement dit, il y a de fortes chances que si mon test revient un jour, il m’annonce sans trop de surprise mon état de positif au Covid19. À peu près sans symptôme, cela dit, et ça, c’est cool. Et du coup, être cas contact, ça change quoi ? J’ai des questionnaires à remplir tous les trois jours sur mon état de santé pour savoir si ça se dégrade, j’ai pu récupérer 28 masques gratuits en pharmacie (ça, c’est top), je me retrouve à galérer en télétravail (avec des classes virtuelles à des heures improbables et des mails d’élèves perdus, quand ce ne sont pas ceux des parents pas trop heureux de la situation, mais qu’est-ce que j’y peux, moi ?) et je passe ma vie au téléphone. Forcément.

Paranormal News! 1 December 2017
Allô maman pas bobo

Entre la famille et les amis à qui raconter tout ça, les collègues possiblement cas contact à appeler, la hiérarchie à qui poser un milliard de questions sur une situation administrative floue et l’assurance maladie/ARS qui harcèle pour tout et rien, je suis en train de me faire une cure de vaccination à ma haine du téléphone et des numéros inconnus. Et je vous passe l’ARS qui m’a recontacté aujourd’hui suite à mon appel au secours de lundi pour me dire qu’ils ne m’avaient pas trouvé de rendez-vous dans un labo. Sans déc’, j’ai fait sans vous.

Oh, d’ailleurs, le test ? Pas vraiment douloureux, mais pas agréable non plus : ça frotte contre la paroi nasale, donc vous le sentez passer – ça m’a même filé une petite douleur fantôme de quelques heures – et ça ne doit pas être agréable en cas de nez bouché ou étroit. Comme j’ai un grand nez, c’était plutôt ni vu, ni connu. Par contre, ça aussi, ça occupe bien l’isolation d’aller se faire tester et tout. Bref, c’est un reconfinement, avec encore plus d’emmerdes administratives, yay !

Things That Always Happen on Grey's Anatomy | POPSUGAR Entertainment
Je n’ai pas trouvé meilleure conclusion

The 100 – S07E15

Épisode 15 – The Dying of the Light – 19/20
Honnêtement, là, je ne sais plus. Je retrouve ENFIN la série que j’adore sur une bonne partie des intrigues, mais il y a des absences qui me peinent beaucoup à tout juste un épisode de la fin. Ne pas diffuser le dernier épisode avec celui-ci, c’est une sorte de torture bien inutile et, à ce stade, je ne sais plus quoi penser. Je crois que j’ai aimé l’épisode, je crois que la série peut encore faire un bon dernier épisode… sans rattraper sa saison pour autant.

> Saison 7


Spoilers

Right now, you’re the priority.

Je suis en télétravail et je ne regarde cet épisode qu’à 17h ? J’ai passé plusieurs moments sur Twitter sans être spoilé une seule fois ? Il n’y a pas à dire, la série va sortir par la petite porte, parce qu’elle a plus que déçu les fans sur coup-là. Et c’est dommage… Espérons qu’elle ne continue pas avec cette destruction du bunker qui a survécu à trois apocalypses nucléaires, mais pas à une petite bombe.

Sans trop de surprise, Murphy est le premier à se réveiller dans cet épisode… et il s’inquiète immédiatement pour Emori. Moi aussi, putain, j’aurais préféré qu’on commence par elle pour être sûr de sa survie. Ils sont bien sûr séparés par un tas de gravats, sinon ce ne serait pas drôle. Le sort d’Emori est incertain pendant un moment, mais on l’entend ensuite tousser quand Raven et Jackson, indemnes, se pointent (elle dit aussi « Something », et elle est géniale rien que pour ça !).

C’est positif, mais elle est évidemment blessée avec une tige de métal en plein ventre. Aaaah. Faut toujours qu’ils nous fassent le coup de mes personnages préférés ensevelis sous des débris trop lourds et blessés de manière importante. Elle a intérêt à survivre.

L’épisode met un paquet de temps à en revenir à elle, et quand il le fait c’est pour nous montrer qu’elle a aussi la jambe endommagée et qu’elle perd beaucoup de sang. Murphy est aussitôt hyper énervé parce que Jackson a beau être un gentil médecin, il est un peu inutile avec sa bienveillance face à tant de dégâts. Je n’aime pas du tout la tournure de cet épisode, et ils ont intérêt à ne pas la torturer juste pour la torturer. En plus, j’ai déjà écrit mon article sur l’actrice, merde.

Ils n’ont aucune idée de ce qui est en train de se passer à la surface. Raven a disparu beaucoup trop longtemps pour trouver Echo sans y parvenir, mais elle a au moins trouvé l’infirmerie. Ce n’est pas suffisant pour Jackson, lui, pour sauver Emori, il sait que la meilleure solution, c’est Bardo. L’avantage d’Emori, c’est que tout ça lui arrive alors qu’elle est en présence de Murphy et Raven, qui tiennent tous les deux beaucoup trop elle et en font immédiatement la priorité.

Ils se dépêchent donc de chercher la pierre permettant de se téléporter, qu’ils n’ont jamais trouvé dans la pièce de repos du Bunker. Ils finissent par trouver, sous le piano – élément central la semaine dernière comme par hasard -, un symbole… d’Azgeda. Mais pourquoi ? Le bunker date d’avant Azgeda, normalement ! Je veux ce spin-off, ils me soulent, je sens qu’Azgeda sera une tribu autour du frère de Callie.

Bon, on n’en est pas là : pour l’instant Emori saigne beaucoup, s’inquiète pour Echo et est en danger de mort. C’est trop pour Murphy qui s’éclate aussitôt à dégommer le sol avec Raven… jusqu’à ce que Jackson prenne la relève pour laisser Raven parler à Emori et s’assurer de faire en sorte qu’elle survive. C’est excellent que la série prenne le temps de revenir à la relation Raven/Emori, parce que c’est une relation qui méritait d’avoir son « je t’aime » et parce que je retrouve les deux personnages que j’adore dans cette scène.

Emori a grandi au point d’être prête à mourir pour sauver les autres, et ce n’est pas rien dans l’évolution des personnages, même si je suis complètement contre cette idée stupide, c’est évident. Emori demande donc à Raven de la sacrifier : il est pour elle plus important d’arrêter Bill sur le point de détruire l’humanité que de survivre. Elle est prête à tout pour ça, en plus, parce qu’elle en parle à Raven, pas à Murphy hein. Putain, Emori, d’où tu oses dire à Raven qu’elle est comme Clarke ?

Emori s’évanouit évidemment au moment où Murphy parvient à trouver la pierre, arrêtant de respirer aussitôt. Le suspense est bien trop horrible. Ils n’ont pas intérêt à la tuer maintenant, si proche du but. Aaaah. Quand je pense qu’on disait dans les commentaires du blog la semaine dernière qu’ils n’auraient pas le temps pour l’agonie.

Finalement, Raven et Murphy parviennent à déterrer la pierre pendant que le médecin lui fait un massage cardiaque pour la maintenir en vie et hop, le trio Jackson, Murphy et Raven peut emmener Emori à travers un portail pour Sanctum. J’ai vraiment bien aimé cette scène/intrigue, surtout que l’on voit même Murphy remercier Jackson et promettre de revenir pour Miller, et ça, c’est la grande classe…

Emori reste entre la vie et la mort, la chirurgie va prendre du temps, et je ne sais pas trop comment ces héros pourront rejoindre l’intrigue principale la semaine principale. J’imagine que le test permettra d’en savoir plus, et d’en savoir plus aussi sur Echo et Niylah dont on n’a pas la moindre nouvelle cette semaine. La frustration est grande.

Au-dessus d’eux, nos héros découvrent que le bunker n’est plus. Miller a enterré son mec, tous leurs amis, mais… Clarke veut aussitôt aller chercher Madi. Evidemment ! Elle fait vite son deuil et continue d’avancer, comme toujours, même si elle est empêchée par les autres qui trouvent qu’elle y va trop tête baissée. Au lieu d’être seule à avaler la pilule la menant à Bardo, elle décide donc de ne pas partir seule.

C’est toujours tête baissée ça, Clarke ! Elle et Octavia – qui a un homme à l’intérieur après tout –  avalent aussitôt la pilule, en vain. La supposition est alors qu’il nous faut quelqu’un de l’autre côté pour activer la pilule afin de les faire revenir. C’est gros, mais comme chaque semaine, on découvre de nouvelles règles au fur et à mesure, celle-ci n’est pas si surprenante.

Comprenant son échec, Clarke veut aussitôt récupérer l’accès au portail, et cette fois, elle creuse, hein, parce que la pierre est sous terre après tout. J’ai rigolé ; mais je n’en menais pas large pour Emori. À Bardo, nous retrouvons Bill en compagnie de Madi, qu’il amène auprès de Levitt, histoire qu’elle puisse à son tour passer sur la chaise de torture capable de lire dans les pensées des gens. Il va en voir des vies Levitt, dis donc ! Madi est bien rapidement analysée par Levitt, et j’aime que l’on sache enfin comment il fait, découvrant que Madi est prête à l’aider avec l’image de Clarke se formant dans sa tête.

Si Madi aide, c’est uniquement pour protéger ses amis et sa famille. Ainsi, Madi n’hésite pas à sortir à Bill que la dernière épreuve n’est pas une guerre comme il le souhaite, mais un simple test, comme Jordan le pense. Bill ne se laisse pas décontenancer pour autant : il est content de ne pas avoir à faire la guerre si Jordan a raison, mais il préfère faire ce qu’il faut pour préparer une guerre, par principe.

C’est pour cela que quand il apprend que deux personnes veulent revenir à Bardo depuis la Terre, il refuse le transfert, préférant attendre de transcender pour retrouver Clarke… Tu m’étonnes, ça vaut mieux. On passe alors à l’analyse du carnet de dessin – le fameux – par Madi et… ça ne marche pas. Ben oui, évidemment : elle n’était pas consciente quand elle dessinait, c’était un fragment de la Flamme… et ça ne pouvait pas être si simple d’avoir la réponse finale.

Levitt insiste sur la dangerosité de chercher des souvenirs encore plus loin, mais il exécute les ordres de Bill assez longtemps pour ramener quelques images de Callie et Becca dans la série. Malheureusement, il comprend que les fragments de souvenir en Madi ne sont pas là où sont logés normalement les souvenirs, merci la Flamme. On passe alors à de la torture, surtout que Madi ne veut plus aider quand elle se souvient soudainement que Becca ne voulait pas que Bill passe le test.

C’en est trop pour Levitt qui s’éclipse donc et décide enfin d’aller chercher Octavia, en faisant un chantage un peu concon pour que les deux personnes ayant pris une pilule retournent à Bardo – deux pilules, à la base, une pour Madi, une pour Sheidheda, ça se tient.

Sur Terre, Octavia relance la théorie de Bellamy et Jordan la corrige aussitôt, insistant pour dire que ce n’est pas une guerre qui attend Bardo, c’est un test. Il avoue également à Hope, qui se moque de lui, qu’il sait que la prochaine étape de l’évolution humaine est dans ce test. Le seul problème, là, c’est qu’il est en train de donner raison à Bellamy et assurer que pour lui les disciples n’ont pas tout à fait tort.

Clarke n’apprécie pas trop et s’isole, aussitôt suivie par Gaia qui va vraiment être son ship final si on continue comme ça. Ben purée, non merci, je crois que je la préférais encore avec Finn ou Nyilah, c’est dire ! Bon, pendant que Gaia réconforte Clarke qui a tué Bellamy pour rien – surtout que maintenant Madi s’est rendue aux disciples quand même, on sent la colère recommencer à monter en Octavia. Le plus drôle reste du côté de Clarke qui se plaint de perdre tous ceux qu’elle aime alors qu’elle est littéralement celle qui les tue à chaque fois ou presque, tout de même. Elle dit aussi à Gaia que si elle perd Madi, elle n’a plus rien qui vaille la peine. BIM GAIA DANS TA GUEULE.

Bon, Gaia lui demande quand même de faire une petite séance de méditation pour retrouver sa tranquillité d’esprit, ce qui n’est pas forcément efficace, mais mène à un câlin observé par Indra. Clairement, elle comprend que c’est la merde pour sa fille Indra, parce qu’aimer Clarke, ce n’est pas une qualité de survie très efficace. C’était mignon de voir Indra gagner la foi comme ça, cela dit.

Clarke disparaît alors et Octavia sait qu’elle s’apprête à partir, mais elle peut au moins dire au revoir à Hope. C’est vrai qu’elles ont une belle relation, en théorie. Bon, en tout cas, Octavia se barre vite et laisse Hope dans les bras de Jordan. Aucun ship ne va dans cette saison.

Rien ne va, de toute manière : une fois sur Bardo, Octavia et Clarke découvrent qu’elles arrivent non pas sur le pont habituel, mais en pleine forêt entourées par tous les soldats de Bardo. Oups. Levitt n’a plus d’autres choix que de continuer à trahir tout son clan… et il se décide à faire en sorte de s’infiltrer au sein de la prison de Bardo. Là-bas, Sheidheda chante en boucle et Octavia tente d’apaiser les frustrations de Clarke, ce qui est un job parfaitement infaisable, mais bon.

La série prend au moins le temps de dire adieu à Bellamy comme il faut et, franchement, il faut qu’on m’explique à quel moment Octavia s’est changée pour mettre ce haut magnifique. Levitt finit par débarquer, faire un câlin à O et la libérer, de même que Clarke. Cette dernière décide de se servir de Sheidheda pour faire distraction, alors qu’elle s’occupe d’aller chercher Madi. Le pire, c’est que Sheidheda parvient à faire ce job et à survivre encore un beau moment, alors même qu’il fait face à des super soldats possédant des lasers.

Espérons qu’il soit mort, cette fois. En parallèle, Octavia, Levitt et Clarke retournent donc auprès de Madi, se préparant à une fusillade… pour mieux découvrir finalement que Madi est laissée là, sur la chaise. Alors qu’on la pense morte un quart de seconde, la réalité est plus cruelle quand il est révélé qu’elle est consciente, oui, mais incapable de bouger le moindre muscle – bon, elle doit bouger le cœur quand même, mais bon.

J’ai beaucoup aimé la torture que représente cette scène, surtout qu’Octavia est géniale à parler à part à Levitt pour savoir quoi annoncer comme diagnostic à Clarke ou quand elle arrive à expliquer en un regard à Levitt qu’il faut dire toute la vérité. Ben voilà, ils savent encore écrire leurs personnages finalement. Il était temps de retrouver la série, et dans cet épisode, ils amènent des situations vraiment cohérentes par rapport à leur personnage, je trouve.

Bon, après Clarke en arrive à envisager de tuer Madi quand on lui dit que c’est irréversible et Octavia comprend que c’est à elle de le faire, ce qui est d’autant plus douloureux qu’O a elle-même Hope et sait ce que c’est. Elle se propose donc de faire ce que Clarke ne peut se résoudre à faire. MAIS TU VAS RIEN FAIRE DU TOUT PUTAIN !

C’est trop. C’est beaucoup trop. Bellamy, c’était rigolo, mais Madi ? Je ne l’aimais pas beaucoup hein, mais cette manière de la tuer, en la laissant être consciente de ce qu’il se passe, de ses erreurs et enfermée dans un silence horrible avec des plans nous montrant Clarke en gros plan… Puis… On est dans The 100 les gars, OK, Levitt dit que ce n’est pas réparable, mais je sais pas, vous nous la foutez dans un caisson de cryogénisation et dans 200 ans vous la ressuscitez au top de sa forme, wesh.

Levitt interrompt au dernier moment cette exécution pleine d’amour et pro-euthanasie en révélant que ça y est Bill à son code et peut lancer la guerre et/ou le test qu’il désire temps. Plutôt que d’exécuter Madi, la priorité devient donc d’aller arrêter Bill et de ne pas le laisser gagner, avant de revenir auprès de Madi. J’imagine que l’idée est de laisser Madi partir une fois qu’elle saura ce qu’il est advenu de ce connard de Bill la laissant mourir sur sa chaise (cela dit, dans sa foi, c’est logique : Madi transcendera avec lui, tout simplement, son corps humain n’est jamais qu’un vaisseau inutile).

Octavia prend quand même la peine de vérifier auprès de Levitt qu’il est sûr de ce qu’il fait, et j’aime vraiment beaucoup ce ship. Ce n’était pas gagné, surtout dans cette saison. En tout cas, cette fin d’épisode nous amène là où on l’imaginait : Bill a le code, mais il a aussi Clarke et Octavia à ses trousses. Et ça, ça pue pour lui.

Moi, je suis content de cet épisode, parce que les personnages sont écrits intelligemment et que je les retrouve vraiment. Il était temps. C’est trop tard, hein, mais là, j’ai retrouvé la série que j’aimais et j’ai trouvé l’épisode très bien construit. Hâte de savoir ce qu’il en sera de la toute fin la semaine prochaine !

> Saison 7