Younger – S07E08

Épisode 8 – The Baroness – 17/20
Les trois intrigues de cet épisode montrent bien que la série a moins à raconter que lors de la saison précédente, mais ça ne l’empêche pas pour autant de continuer à me faire rire. J’ai l’impression que ces personnages pourraient tenir encore une dizaine de saisons en restant captivants – quitte à ajouter des nouveaux au passage. C’est dommage de voir la série se terminer cette année (même s’il est temps et même s’il y a deux saisons, je m’attendais à son annulation) !

Spoilers

Maggie s’empêtre dans ses mensonges, Liza dans ses non-dits et Kelsey dans les plans foireux de Lauren.

I don’t think I’ve ever come across a client this thirsty – I mean motivated.

Bon, la série passe bien les dimanches, il faut que je m’y fasse et que j’arrête de culpabiliser de ne pas la voir les jeudis. De toute manière, elle m’attend sagement, non ? Bref, la critique, il serait temps de la commencer car vous n’êtes pas là pour cette introduction de toute manière. Cette semaine marque le retour de Caitlin qui débarque une fois de plus dans la vie de Liza.

On doit la voir une fois par saison, de toute manière, et la dernière saison ne pouvait y échapper. Pour cet épisode, on découvre ainsi que Caitlin rattrape la vie de sa mère et sa rupture avec Charles autour d’un foodtruck à la malbouffe loin d’être appréciée par Quinn. Si je parle de Quinn, ce n’est pas innocent : Caitlin en est une grande fan, mais elle semble tout de même ignorer qu’elle est en train de refaire sa vie avec Charles ?

C’est étonnant de se dire hyper fan de la carrière de Quinn sans avoir suivi ses derniers galas, mais en tout cas, Caitlin se sert de sa mère pour enfin pouvoir rencontrer Quinn, qui a une attitude toujours aussi schizophrène vis-à-vis de Liza, jouant à la fois la carte de la sympathie et de la connassitude extrême.

La série va beaucoup trop loin, mais c’est à mourir de rire : on découvre donc que Caitlin et Quinn sont de la même université, et qu’elles font ainsi partie du même groupe a capela qui a survécu toutes ces années. Elles se mettent ainsi à chanter en présence d’une Liza qui est forcée de subir tout ça, la pauvre. Pour sa fille, elle est prête à beaucoup de choses toutefois, y compris mettre de côté son égo et demander à Quinn un service.

Sa fille a en effet besoin de Quinn pour le lendemain soir. Quinn accepte immédiatement, ce qui fait que Caitlin découvre qu’elle est en couple avec Charles au moment où il est trop tard pour faire demi-tour. Ce n’est pas comme si elle comptait faire demi-tour de toute manière, parce qu’elle a besoin de Quinn. Et c’est amusant à voir, parce que ça lui permet de multiplier les grimaces. J’ai envie de décerner à cette actrice un award du plus grand nombre de grimaces à la minute.

En tout cas, Liza se retrouve coincée à cet événement avec d’un côté Quinn et Charles, et de l’autre, son ex-mari… dont je ne me souvenais pas qu’il était un tel boulet ! Il en est presque à baver littéralement devant Quinn, et certes, c’était drôle à voir, mais c’était aussi super triste pour Liza. Combien de temps a-t-elle pu rester avec lui, franchement ?

En tout cas, l’épisode nous propose ensuite une analogie avec La Mélodie du bonheur pour nous expliquer que Quinn n’est pas une méchante : elle sait ce qu’elle veut – en l’occurrence, Charles – et elle ne souhaite pas forcément du malheur à Liza. Elle ne veut juste pas que quiconque empiète son bonheur, parce que la baronne qu’elle est est amoureuse de Charles.

Les scénaristes parviennent à nous la rendre à nouveau à peu près sympathique dans cet épisode, surtout qu’elle arrange ensuite un stage pour Caitlin. Certes, elle a toujours des remarques désagréables à faire, mais elle n’est pas si méchante. Et Liza s’en rend compte.

De son côté, Maggie a la chance de voir son intrigue de la semaine dernière continuer. Pour un personnage qu’ils ont mis de côté pendant des saisons entières, elle a une sacrée mise en avant cette semaine. En même temps, c’est à mourir de rire de la voir s’empêtrer dans son mensonge avec une statue du buste de Kamila, pour de vrai.

Quand elle croise la femme de cette dernière, Maggie a ainsi les mains sur la poitrine en argile de Kamila – et sur son vagin aussi, et c’est à mourir de rire, surtout quand l’argile n’est pas solidifiée et qu’il y a d’étranges blagues qui fusent entre elles. Cependant, la femme est loin d’être une vraie et bonne amie pour Maggie : elle est là pour lui parler des tweets d’étudiants sur sa transphobie – que Maggie ignore pour le moment.

Par contre, quand elle finit par se rendre compte de la violence de certains commentaires, elle s’en plaint aussitôt à Josh. Celui-ci ne met pas longtemps à lui faire prendre conscience que les tweets en question ne viennent certainement pas de ses étudiants, mais plutôt d’adultes, à cause de la manière dont c’est écrit. Ce qui est bien avec cette intrigue, cependant, c’est qu’elle montre à quel point le langage peut évoluer pour désigner certaines communautés, et à quel point les gens peuvent changer aussi. Pourquoi toujours s’arrêter au passé ?

En tout cas, Maggie confronte la doyenne de la fac et se fait rapidement virer, sur absolument aucune base légale. Le seul problème de tout ça, c’est qu’il y a des conséquences imprévues à ces tweets : la galerie d’art dans laquelle Maggie devait exposer ses œuvres lui fait faux bond. Voilà donc que Maggie fait partie de la cancel culture, parce que des tweets la dénoncent comme transphobe. Aïe.

En parallèle, la série revient sur la télé-réalité menée par Kelsey sous les conseils de Lauren. C’est évidemment une catastrophe, comme il fallait s’y attendre. En effet, l’agent immobilier présente Kelsey comme une cliente très difficile à satisfaire, parce qu’il vent des appartements, pas son corps. Le montage donne l’impression que Kelsey est très attirée par lui… et clairement, le monsieur sait en jouer pour que l’émission soit montée comme ça.

Malheureusement pour Kelsey, il est trop tard pour faire demi-tour : elle se retrouve coincée dans un contrat l’obligeant à tourner quatre épisodes, même si le premier la fait passer pour ce qu’elle n’est pas. Lauren lui conseille alors d’être aussi plate et inintéressante que possible… sauf que c’est sans compter sur le talent de l’animateur/agent immobilier qui a le don pour faire sortir Kelsey de ses gonds.

Et cette fois, même pas besoin de voir le montage final de l’émission pour savoir qu’elle est en train de se ridiculiser avec des phrases magiques comme « je suis quelqu’un de très populaire ». Dur de se défendre quand on vous présente comme solitaire après une rupture amoureuse.

Cependant, si Kelsey tente vraiment de garder son calme, elle finit par péter un câble quand elle découvre que la bibliothèque que l’agent veut lui vendre comme un super avantage pour une éditrice s’avère ne contenir que des demi-livres, coupés en deux. J’ai éclaté de rire, et toute la scène est géniale : on y voit Kelsey péter un câble bien légitime, parler à la caméra pour dire qu’elle se barre et que l’agent se fout d’eux.

Le montage sera géant et ne parlera probablement pas de la chaussette qu’il met dans son pantalon pour avoir l’air d’en avoir une plus grosse. Furieuse, Kelsey lui balance donc un demi-livre à la tronche, avant de tomber sur l’ex de Clare, Rob, en sortant du bâtiment. Ben oui, c’est son bâtiment à lui aussi et, d’ailleurs, il fait partie de l’équipe derrière cette télé-réalité ridicule. Choquée, Kelsey finit par lui balancer qu’elle n’est pas surprise qu’il se fasse larguer par Clare s’il est si con.

Elle a l’art et la manière de se faire des amis, elle. Le lendemain, Rob la rappelle et Kelsey décroche par erreur son téléphone. La scène était tellement drôle. On découvre en tout cas que Rob s’est donc arrangé pour qu’elle ne soit pas forcée de continuer l’émission : huit appartements sur dix proposés par l’émission viennent en fait de sa boîte, il a donc fait du chantage pour libérer Kelsey de ses obligations.

Dommage, ça aurait été drôle à voir tout ça. Rob est clairement en train d’essayer de la draguer, par contre, c’est étrange. Au-delà de la drague, c’est une bonne opportunité professionnelle pour Kelsey qui peut placer ses auteurs dans les appartements vendus par Rob. Il réussit à convaincre Kelsey en lui parlant de Millenial, forcément. Et tout ça finit bien pour eux, puisqu’ils passent un bon moment à acheter les livres.

Il ne voile pas son jeu non plus le Rob : il fait un retour surprenant dans la série, mais il me fait rire à souligner que Kelsey ne connaît même pas le nom de Clare. J’imagine qu’on le reverra !

The Rookie – S03E13

Épisode 13 – Triple Duty – 17/20
Franchement, cette saison 3 fonctionne bien depuis quelques semaines et j’aime sa manière de nous proposer des intrigues qui ont clairement pour but d’être développées sur du long terme. Cela tombe bien puisqu’ABC vient de renouveler la série pour une saison 4. Autant vous dire que j’ai déjà prévu d’être au rendez-vous, surtout après cette fin d’épisode !

Spoilers

Comme anticipé par nos héros lors de l’épisode précédent, La Fiera lance rapidement les hostilités dans une guerre de gang qui promet d’être sanglante. Les policiers parviendront-ils à l’arrêter ?


The good news is I can stop the war.

L’avantage de ce genre de séries, c’est que même quand je prends du retard, je peux la voir n’importe quand et je le sais : elle est toujours assez prenante pour la regarder à différents moments. J’arrive à la regarder sans le moindre rituel, c’est toujours cool.

Et c’est toujours prenant, comme le confirme la première scène qui voit Tim et Nolan faire équipe pour une tournée en ville où tout dérape sans le moindre avertissement. Ils entendent une fusillade qui semble venir d’un cimetière. C’est bien le cas : Tim et John manquent de peu de se prendre une balle eux-mêmes, mais ils chassent un homme qui meure avant de pouvoir leur dire quoique ce soit… Le tout avant de trouver le reste de cette fête.

Il y a ainsi tout un tas de cadavres pour un enterrement ; et très rapidement tout ça est relié à La Fiera. Evidemment qu’elle venge la mort de son fils. Alors que la guerre tant attendue commence, Wes découvre que les flics sont horribles entre eux : ils ne répondent pas au faire-part de mariage d’Angela, parce qu’il s’agit de son premier mariage. Voilà qui est fait, c’est top.

Angela se retrouve ainsi avec une double journée à vivre en une : elle doit récupérer les réponses à son faire-part, tout en se rendant auprès de La Fiera. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’elle a envoyé des fleurs à l’enterrement du fils de celle-ci et pour elle de rencontrer l’homme qui a menacé Wes lors de l’épisode précédent. C’est plutôt intéressant, même si le vrai intérêt de la scène, c’est de découvrir que La Fiera est prête à arrêter la guerre : elle demande à Angela de récupérer l’enregistrement où il était question pour elle de devenir la nouvelle reine de la drogue en ville.

Ethiquement, ce n’est pas terrible et ça pose problème à John de découvrir que Tim et Angela sont prêts à le faire ; mais ils le font pour une bonne raison : c’est un bon moyen d’empêcher que la guerre ne se propage et ne dure trop longtemps. La Fiera pourra toujours être arrêtée plus tard, notamment lorsqu’elle tuera César – responsable de la mort de son fils et pour l’instant protégé malgré tout par Nolan et Tim.

Le problème, c’est qu’Angela est aussi surveillée par les fédéraux, qui ne sont pas ravis de voir qu’ils sont en retard sur le sujet par rapport à elle, qui parvient à avoir des entretiens avec la baronne de la drogue, sans le moindre souci. Si Angela ne parvient pas à faire partir La Fiera du territoire et réfléchit à lui donner l’enregistrement qu’elle demande, elle ne peut le faire dans le contexte où un agent fédéral lui apprend qu’il veut une copie de l’enregistrement avant pour vérifier les implications que cela pourrait avoir par la suite.

Si j’ai aimé sa tentative de power move sur l’agent à lui parler en espagnol, c’est sans surprise qu’il lui annonce qu’elle perd ce combat d’avance : il va passer par Gray pour avoir l’enregistrement. Tout simplement. Elle est énervée de l’apprendre et s’en plaint aussitôt à Gray… mais elle sait bien qu’elle n’a pas le choix de s’y faire.

Elle va devoir en plus travailler avec l’agent fédéral, parce que celui-ci veut évidemment qu’elle remette ensuite la clé USB avec l’enregistrement à La Fiera. Seulement voilà, la clé ne contient pas que ça, sinon ça ne serait pas drôle. La Fiera est loin d’être idiote : elle le sait évidemment, mais elle accepte toutes les conditions d’Angela, avant de connecter la clé USB à un nouvel ordinateur. C’est excellent à voir.

Si La Fiera promet de ne pas tuer César, Angela est assez maligne pour finalement comprendre qu’elle a pour but de se venger autrement, en plongeant en plein deuil César, qui a eu un bébé lui aussi. Elle envoie des hommes de main tuer le bébé, et par chance, Tim et Nolan sont sur place. Bien sûr, La Fiera nie aussitôt être impliquée dans cette nouvelle attaque, mais Angela voit clair dans son jeu.

Par chance également, Tim et Nolan parviennent à sauver le bébé, protéger la mère et arrêter certains hommes de main de La Fiera, qui perd ainsi son bras droit. Ils sont forcés d’ouvrir le feu, mais c’est inefficace, puisque l’homme a un gilet pare-balle. Pour protéger le bébé de ce criminel, Tim et Nolan sont donc forcés de risquer tout ce qu’ils ont, et ils le font bien, même lorsque John est confronté au bras droit qui tient son couteau correctement pour faire plein de dégâts.

Nolan parvient toutefois à le mettre K.O et le menotter bien rapidement ; ce qui lui permet d’être félicité par Tim… qui teste encore sa volonté à devenir un tuteur ensuite. Puisqu’il ne pourra pas être détective, Nolan s’est redirigé vers ce choix de carrière, mais c’est désormais quelque chose auquel il tient plus que tout. Et plus que l’organisation du mariage d’Angela, qu’il gère toutefois mieux que Tim.

Angela, elle, doit à nouveau faire face à l’agent fédéral en fin d’épisode. Il lui reproche d’être une novice incapable de gérer La Fiera, quand elle sait très bien que c’est en fait l’inverse qui est en train de se produire : il est incapable de comprendre que La Fiera est plus intelligente que lui. Angela, elle, sait qu’elle est probablement moins intelligente qu’elle, mais c’est justement ce qui lui permettra d’être celle qui l’arrête. Espérons.

En parallèle, West et Lucy font toujours équipe ensemble. Il faut dire qu’ils font un bon duo, même s’ils essaient de se débarrasser sur l’autre de la paperasse. C’est intéressant, mais c’est West qui perd cette bataille : Lucy est convoquée par Gray, ce qui lui permet d’échapper aux procédures chiantes et d’avoir la meilleure des journées.

Nyla a en effet eu une bonne idée pour Lucy : elle espère pouvoir en faire une recrue sous couverture. Il y a en effet besoin d’une chimiste, ce qui pourrait lui permettre de redevenir Nova. Et en période de guerre des gangs, il est facile de placer un nouvel agent sous couverture. Si Lucy est ravie de cette perspective d’évolution dans son job, cela la laisse face au choix d’accepter une couverture qui durerait plusieurs mois. Nyla a pour mission de la former et l’évaluer en une journée, au lieu des multiples mois normalement nécessaires pour arriver à un résultat probant. Ce n’est pas bien crédible, mais une série peut bien se permettre quelques raccourcis.

On retrouve donc Lucy en train d’être entraînée par Nyla, et c’est intéressant car l’on découvre ainsi les règles des flics sous couverture. Si je le dis autrement, Lucy redevient une bleue, même si elle ne l’est pas. Le problème, c’est que lorsque Nyla l’emmène à un barbecue avec quelques mafieux pour la tester, Lucy aperçoit sa protégée.

Forcément. Celle-ci est emmerdée par son copain, mais Lucy parvient à lui faire comprendre d’un geste qu’elle ne doit pas intervenir quand le criminel remarque que Lucy est énervée à cette idée. C’est bien trouvé comme idée de la part des scénaristes, mais aussi de la part de Nyla qui a fait exprès d’embaucher Tamara sur ce coup-là. Cela fonctionne bien, surtout que Nova s’en tire à merveille auprès du criminel.

Celui-ci est, comme je m’y attendais, un flic, nommé Shay. Il est spécialisé dans la biologie dont Lucy aura besoin sous couverture, alors il l’interroge aussitôt qu’il la rencontre en tant que flic sur les différentes recettes à maîtriser, notamment lorsque tout part en vrille. Et un regard à Nyla suffit à comprendre que les deux sont fiers de Lucy.

C’est ainsi que Lucy se retrouve embauchée sous couverture en fin d’épisode, avec l’approbation de Nyla et de Gray. Elle doit ainsi mettre en ordre toute sa vie, parce qu’elle se retrouve à présent en danger. Elle n’a en revanche pas le temps de le faire qu’elle est à nouveau kidnappée, en pleine rue, pour être emmenée auprès de Coco, aka Nyla, ligotée et aspergée d’essence par un type qui affirme qu’il sait qu’elles sont flics.

Lucy ne peut toutefois pas trahir sa couverture et a une excellente poker face quand elle affirme que Coco aurait avoué être un éléphant si on lui avait demandé. Lucy est hyper énervée par la situation quand elle découvre finalement que tout ça n’est jamais que le dernier test concocté par Nyla. Je m’en doutais largement, mais Lucy a raison d’être à bout de nerfs après ce faux enlèvement, malgré ce qui lui est arrivé.

Il va sans dire que malgré tout, Lucy a toujours envie d’être sous couverture. Et l’actrice nous livre à nouveau une belle performance dans cet épisode.

Pendant ce temps, West passe une journée en solo puisque sa partenaire est sous couverture. Si cela commence plutôt bien avec un entretien mené par la prof de John voulant sa perspective sur les violences policières et les problèmes systémiques, ça part en vrille quand il se retrouve à bosser sur un cas où il est confronté à… Stanton.

Celui-ci n’est pas aussi viré qu’on l’espérait, mais ça ne m’étonne pas de le revoir en uniforme. West est loin de le prendre bien par contre, parce qu’il comprend que Doug a gagné : il est de nouveau en poste, même s’il ne sera plus jamais tuteur. West s’énerve assez légitimement mais contre la mauvaise personne quand il s’en prend à Gray à cause de ça, puis il retourne auprès de la prof pour qu’elle l’aide à rendre publique son histoire.

Malgré tout, avant de le faire, il souhaite prévenir Gray de ce qu’il s’apprête à faire. C’est évidemment une très mauvaise idée pour sa carrière, et Gray essaie de lui faire comprendre, mais ce n’est pas l’avis de la prof, évidemment. Elle fait ce qu’il faut pour que Gray réagisse, autrement, elle fera en sorte que l’information sorte et soit rendue publique. Cela pousse Gray à faire ce qu’il faut en emmenant West voir Stella, la supérieure hiérarchique de Doug. Celle-ci accepte d’écouter notre ancien bleu, victime de Doug.

Il était plutôt chouette de voir West obtenir une victoire sur Doug dans cet épisode, et une moins douloureuse pour lui cette fois : Stella profite d’une réunion le lendemain matin pour montrer à tous les flics de son commissariat les vidéos de surveillance de l’agression de West il y a quelques épisodes. Et celles qui ont permis de faire tomber Doug également.

 

This is us – S05E14

Épisode 14 – Music and Mirrors – 16/20
Avant sa fin de saison qui approche à grands pas, la série trouve une nouvelle fois le moyen de marquer un coup juste, même si ça a pris son temps. Ce n’est pas forcément un épisode qui me restera à l’esprit quand je penserai à la série, mais ça ne l’empêche pas pour autant d’être efficace.

Spoilers

Les conjoints des triples aussi ont une vie, et des problèmes : Beth et Toby sont affectés professionnellement par la pandémie, Madison organise son mariage.

I’m a dancer who doesn’t dance.

Avec ce titre, j’imaginais un épisode centré uniquement sur Beth, mais le résumé de l’épisode nous assure que la vie de Kevin va être abordée également, avec un point sur ses ex… M’enfin, on commence bien par Beth et son école de danse, ainsi que tous ses rêves qui vont partir en fumée en quelques mois. Ce début d’épisode est particulièrement déprimant, et c’est vrai que c’était important de revenir sur ce projet de Beth. Elle a tout de même voulu ouvrir une école de danse, et c’est la pire des idées juste avant le Covid.

On la voit peu à peu se faire aux conditions sanitaires, avec du gel, des masques, puis des cours en visio. De la danse classique en visio, c’est compliqué. La pauvre voit son nombre d’étudiants diminuer drastiquement une fois en visio. Tu m’étonnes. Le montage est super bien fait pour nous montrer l’horreur des business qui ont dû fermer inévitablement. La petite fille qui reste devant son écran jusqu’au bout parce qu’elle aurait voulu continuer à danser, c’est déprimant.

Beth est obligée de fermer le studio de danse, et par conséquent, elle doit à nouveau chercher du boulot. Randall s’inquiète bien sûr pour elle, mais elle est dans un déni évident. Pourtant, vu comment elle bouffe ses céréales, il est clair qu’elle ne gère pas ça bien. Randall demande donc à Déjà de s’occuper d’elle, sauf que l’adolescente a ses propres dramas et un certain égoïsme, je dois dire. Elle accepte malgré tout de le faire.

Les flashbacks de cet épisode nous Beth et Randall adolescents que j’aime beaucoup. Enfin, jeunes adultes, d’ailleurs. On les voit ainsi heureux en couple, prêts à se rendre à une super soirée organisée par Randall pour surprendre Beth… Malheureusement pour lui, Beth refuse d’aller voir un ballet avec Randall, parce que ça lui rappelle des souvenirs douloureux.

Elle adorait aller au ballet avant, mais maintenant, elle se rappelle simplement qu’elle est une danseuse qui ne danse plus, et ce n’est pas exceptionnel comme souvenir pour savourer le spectacle. Malgré tout, Randall lui propose de danser avec lui, sur un joli titre, tant qu’à faire.

Dans le présent, Beth tente de se faire à sa nouvelle vie. Maintenant que son école de danse doit fermer et qu’elle n’a aucune option pour tenter de sauver son projet, elle tente un Zoom avec une ancienne collègue pour remettre un pied dans le monde du travail. Malheureusement pour elle, l’entretien pour lequel elle s’est donnée bien trop de mal est avorté quasiment aussitôt par son ancienne collègue qui a un double rendez-vous.

La pauvre. Beth décide donc d’annuler le rendez-vous plutôt que de le reporter, puis part dans un bon éclat de rire avant de se barrer, en demandant à Déjà de ne rien dire à Randall. Bien sûr. Celui-ci s’inquiète toutefois pour sa femme, et c’est pour ça qu’on l’adore encore malgré les défauts développés au fil des épisodes.

Il demande ainsi à Déjà de tout lui raconter, mais pas avant que l’on apprenne qu’avec Malik, ça se passe de plus en plus mal pour Déjà. L’ex de Malik – la mère de Janelle – est à nouveau dans l’équation. Sa fille l’appelle maman et elle revient de plus en plus souvent pour la voir – et donc pour voir Malik, laissant Déjà très jalouse.

Randall n’a pas grand-chose à donner comme conseil à sa fille, mais il l’écoute et, pour une fois, n’est pas trop à chercher une manière de tout résoudre. C’est justement ce dont sa fille a besoin, mais aussi ce dont Beth a besoin. Déjà est de très bon conseil avec son père, et c’était inattendu : elle lui rappelle que Beth n’a pas besoin d’un héros, mais d’un mari pour la réconforter et être là pour elle. Et c’est particulièrement vrai : elle est en pleine dépression à ranger toutes les affaires avant de rendre les clés de son studio.

La dernière scène de l’épisode voit donc Randall venir auprès de Beth pour une dernière danse dans sa salle de danse, toujours sur All my life, et… C’était tellement triste à voir. La série parvient toujours à trouver ses petits shoots d’émotion.

Pendant ce temps, Madison regrette déjà d’avoir invitée Rebecca à une séance shopping pour sa robe de mariée. Forcément. Elle la connaît déjà en tant que mère de Kate et tout s’est toujours bien passé avec elle… sauf que cette fois, elle va devoir composer avec la mère de Kevin, alors les choses changent. Madison a aussi ses propres problèmes avec ses parents en parallèle. Elle n’a pas de relation avec sa mère et son père reprend contact uniquement parce qu’il a découvert dans la presse qu’elle allait se marier… Mais finalement, il ne vient pas au mariage, et ça la fait pleurer quand elle le découvre.

Dommage pour elle, parce que ça ne se passe pas si mal autrement, avec une Rebecca très heureuse d’être là pour les essayages de robes, même quand certaines s’avèrent immondes. Rebecca est géniale avec Madison. Elle trouve les mots parfaits pour soutenir Madison et se comporte en vrai maman avec elle. Cela ne rend même pas Kate jalouse – sa mère n’était pas là pour ses essayages de robes. Au contraire, voir Rebecca réconforter Madison lui permet de se rendre compte qu’elle était une enfant horrible avec sa mère. Elle la remercie ainsi de l’avoir aimée quand même.

C’est meugnon. Bon, sinon, la robe choisie par Madison ? Elle est magnifique… mais elle sera à jamais tachée par ce souvenir du SMS, non ? Pas si sûr : Madison entre définitivement dans la famille grâce à ça. Rebecca la noie sous les compliments et la future mariée remercie Kate et Rebecca d’être là pour elle et de lui donner l’impression de faire partie d’une famille.

Il y a tout de même un développement intéressant pour la relation Kate/Rebecca. Un flashback nous montre Kate persuadée qu’elle décevra sa mère. Elle refuse de se rendre à un entretien d’embauche dans une entreprise, lui privilégiant finalement un job alimentaire dans un diner on ne peut plus cliché. C’est que cela lui rappelle son père avec qui elle mangeait là parfois.

Dans le présent, tout se termine bien pour elles, avec Rebecca qui assiste à un des cours de Kate. Elle est très heureuse de voir que sa fille a trouvé un job fait pour elle, après neuf ans dans un diner naze et toute une carrière compliquée pour elle. C’est chouette comme tout cette intrigue, et ça se termine sur de jolis sourires de la mère et de la fille. C’est rare de les voir si unies… on sent bien que la saison 6 sera la dernière si on en arrive à résoudre ce genre de problème.

Du côté de Toby, le chômage ne fait toujours pas de bien à son personnage, et ça me fait de la peine. Ils ont des problèmes de plomberie cette semaine, avec une fuite d’eau qui paraît parfaitement catastrophique. Il ne veut pas appeler de plombier parce qu’il n’a plus d’argent, mais ça ne rassure pas Kate de savoir qu’il va gérer ça tout seul alors qu’il n’est pas plombier.

Cela ne rassure pas non plus le voisin qui conseille ainsi à Toby d’appeler quelqu’un d’autre. Seulement voilà, Toby ne veut pas appeler les Pearson, pour ne pas avoir à pleurer et parler sentiments. Cela se termine donc par un appel à son père, parce que oui, il en a un. L’aspect « étranger à la famille Pearson » manque quelque peu ces derniers temps… et c’était bien de le retrouver comme ça.

Son père annonce qu’il viendra dans l’heure, tout de même, donc ce n’est pas si mal. Comme il est vacciné, les masques tombent rapidement, exactement comme je le soulignais dans mon article d’hier. Au-delà de ça, Toby n’a toujours pas coupé l’eau et son père n’a aucun mal à réparer la fuite. Même le trou du plafond est réparé avant le retour de Kate.

C’est clairement improbable. Cela permet en tout cas une jolie conversation entre Toby et son père sur le chômage du premier, parce que le second a aussi perdu un job quand Toby était enfant. Seulement, il n’en avait jamais parlé avec son fils. Alors oui, c’est important de parler de sentiments finalement, mais Toby le fait d’une bonne manière avec son père. J’ai trouvé ça chouette, surtout que ça lui permet d’être souriant avec Kate le soir.

On retrouve également Kevin au cinéma dans cet épisode, et ça me rappelle que les cinémas me manquent. Il y est avec Foster pour découvrir le film qu’ils ont fait ensemble, malgré l’emploi du temps très compliqué de Kevin. Le film est catastrophique, mais Kevin lui ment quand il se rend compte que Foster est super content de ce qu’il a fait.

Le problème, c’est que Kevin se rend compte qu’il va être associé à ce film catastrophique. Il organise aussitôt une réunion avec son agent pour trouver une solution et surtout un nouveau projet – il a besoin de le booker avant la sortie du film. Ce n’est toutefois pas si simple pour Kevin – qui se coltine son oncle toute la journée.

En effet, la réputation de Kevin le précède. Il se rend compte que sa carrière est dans une impasse, le pauvre. Et au moment de sortir du studio ? Contre toute attente, il aperçoit Zoey dans une réunion visio. Elle est en train d’attendre son agent (pour ses documentaires), mais elle est tout de même heureuse de l’apercevoir. C’est fou.

Zoey fait de l’humour pour savoir comment il s’est retrouvé avec Madison et tombe juste aussitôt : elle découvre ainsi que Kevin a mis Madison enceinte et qu’il est papa de deux jumeaux. Comment peut-elle savoir pour le mariage, mais pas pour ça ? Ce n’est pas bien crédible.

En tout cas, j’ai adoré retrouver Zoey dans cet épisode. Elle est toujours aussi géniale… mais elle connaît aussi beaucoup trop Kevin pour son propre bien. Elle lui rappelle ainsi qu’il a toujours une manière positive de voir le monde et de s’adapter aux envies des gens qui l’entourent, pour donner l’impression qu’il a toujours voulu ce qui lui arrivait ou ce que les autres voulaient.

Malheureusement, cela semble affecter Kevin bien plus que ça ne le devrait. Le pauvre se rend compte qu’il s’enferme dans une vie qu’il ne voulait peut-être ? Je ne sais pas. C’est une vraie qualité d’être malléable comme il l’est. Pourtant, ça le perturbe. Le soir même, il a une super soirée avec Madison, mais il ne peut pas voir ce qu’il voulait, parce qu’elle lui demande de ne pas regarder Bridgerton pour privilégier une émission bien naze de télé-réalité culinaire.

Pardon, je déteste ça. En tout cas, Kevin se rend compte que ce que Zoey lui a dit est vrai… et il ne semble pas voir en quoi ça le rend super adorable et parfait. Je crains la suite, là.

 

Walker – S01E11 (express)

Épisode 11 – Freedom – 12/20
Je suis déçu parce que la série n’était pas si mal pendant un moment, mais on repart vraiment sur des épisodes qui m’ennuient depuis deux semaines. J’espère que ça repartira d’ici la fin de saison !

Spoilers

Hoyt sort de prison, ce qui nous met Geraldine et Cordell dans l’embarras.

Purée, je ne sais pas laquelle m’insupporte le plus entre Stella et Geraldine, mais cet épisode fut une nouvelle torture à regarder, parce qu’il se concentre bien trop sur ces deux-là. Geraldine se sent stupide dans cet épisode parce qu’elle a commencé à développer des sentiments pour Cordell, mais Hoyt sort de prison. Je n’arrive pas à m’attacher à la série assez pour capter assez vite qui est Hoyt, en vrai, meilleur ami de Cordell et amoureux de Gerry en théorie. 

Cela ne dure pas bien longtemps puisqu’elle le recale bien gentiment en fin d’épisode. C’était intéressant comme tout à suivre cette scène, parce que même si je ne l’aime pas elle, je ne l’aime pas lui non plus, alors bon. Et puis, ça promet une confrontation intéressante lorsque Cordell le retrouvera la semaine prochaine. Il l’attend bien gentiment chez lui en fin d’épisode après tout.

Du côté de l’enquête de la semaine, je n’ai absolument rien suivi, une fois de plus. Micki me manque : elle n’est plus assez développée dans la série, n’ayant que quelques petites scènes avec son fiancé, mais pour rien. Les conséquences de la blessure de celui-ci sont toujours évoquées, cela dit, c’est déjà ça. Et puis, Micki reste une aide plus que précieuse pour Cordell dans toutes ses enquêtes, c’est déjà pas mal, je pense. 

En effet, c’est elle qui comprend où est Stella et c’est encore elle qui parvient à sortir Cordell d’un péril certain dans les bois quand il est en train de se perdre et se battre. Ce n’est pas Stella qui serait capable de le faire, elle qui reste à gémir sans chercher à venir en aide à son père. OK, c’est une ado qui n’est pas entraînée, contrairement à Micki, mais tout de même, elle est infernale, Stella.
Cette dernière est toujours en fuite avec Trevor. Autant la semaine dernière, ça m’intéressait, autant cette semaine, la relation entre les deux adolescents tombe dans des clichés peu passionnants. Je veux dire les voir s’engueuler par rapport aux pères avant de se réconcilier, ce n’était pas une écriture brillante, surtout que rien ne change entre les deux scènes. Par contre, j’ai aimé voir Stella changer d’avis – ça montre à quel point elle ne réfléchit pas à ce qu’elle fait, mais ça la rend plus attachante de savoir qu’elle compte toujours revenir pour sa famille.

Stella m’a tout de même bien fait rire dans sa fuite, et j’ai senti venir à des kilomètres qu’elle allait tirer sur la mauvaise personne. Dire que j’ai mal au bras après un vaccin et que Cordell arrive à se battre après s’être pris une balle dans le bras. Bon, tout revient à la normale en fin d’épisode, avec même Stella et son père en bons termes. C’est vraiment une série qui mise tout sur la famille, mais parfois, faudrait se calmer : où est la logique de ne pas la voir se faire engueuler ou punir ? Honnêtement… Elle finit récompensée par la promesse d’un voyage avec son père ? Ce sera encore un épisode chiant ça.
Quant à Trevor, il disparaît donc, soi-disant après avoir accepté, finalement, de rejoindre son père. Tant que ça nous prive de douloureuses cascades comme celle où il casse une fenêtre, ça me va. Malheureusement, ça risque de nous ramener d’autres mauvais rêves de Stella, et ça, non merci.

Sinon, dans les relations familiales, le frère de Cordell continue sa campagne électorale. Ce n’est toujours pas une intrigue qui arrive à me passionner, surtout qu’il est question de ses secrets de famille et tout, mais bon, je crois qu’on est bloqué dans celle-ci pour un moment. Je préférais encore son couple, finalement.