Sept astuces pour se remettre à WordPress

Salut les sériephiles,

Il est temps pour moi de revenir avec un article du jour… avant que ça ne fasse un mois sans article du jour et que je ne sache plus du tout publier. Cet article est théoriquement la conclusion d’un triptyque, mais pour l’instant, les deux premiers articles vont rester sur mon ordinateur. En effet, j’ai décidé de mettre mes priorités ailleurs, sinon, je n’allais jamais pouvoir revenir sur WordPress.

Que s’est-il passé alors ? Je pense qu’il est difficile d’être passé à côté : la période de fin d’année est toujours chargée pour les professeurs, et j’ai eu droit à une succession de bugs WordPress qui font que publier un article me prenait désormais une heure au lieu de vingt minutes, et encore, quand tout allait bien. Je n’ai pas tout réglé, mais voilà quelques astuces que j’ai décidé de mettre en place pour tenter de revenir à mon rythme habituel.

Les articles non publiés ? Vous en avez la liste sur la page 500 mots, et ils seront publiés au fur et à mesure du temps, quitte à ce que ce soit dans deux mois.

1 – Publier aussitôt que c’est écrit – ou dès que j’ai le temps.

C’est l’astuce la plus bête que je puisse écrire ici, mais c’est un peu comme lorsqu’on a la page blanche. Le meilleur moyen d’y remédier, c’est d’écrire. Et bien, le meilleur moyen de me remettre à jour sur le blog, c’est de publier, mais pas n’importe quoi : il faut que je publie ce que j’écris le jour-même, sinon, je ne vais jamais m’en sortir. Et ça veut dire faire le deuil de l’actualité du mois qui vient de s’achever. Tant pis. Grosso modo, plutôt que d’attendre d’avoir le temps de publier plusieurs articles d’un coup, publier ceux que j’ai envie de publier en premier. Et aussi, publier de n’importe où dès que j’en ai le temps. Certains articles sont dans les brouillons du blog, attendant plutôt une mise en page… mais pour ça, je peux tout à fait le faire depuis le RER ou même depuis mes toilettes, hein.

2 – Tout remettre à jour sur l’ordinateur.

Astuce de base, mais peut-être que c’est ce que j’avais tendance à ne plus faire : j’ai remis à jour mon explorateur (bon, il l’était), mais j’ai surtout viré toutes les extensions dont je ne me servais plus, pris le réflexe de désactiver les autres en attendant d’avoir besoin de m’en servir à nouveau, vidé les caches, historiques, cookies… et ça va déjà beaucoup mieux. Oh, ça ne règle pas tous les problèmes que je rencontrais, mais le chargement des pages est légèrement plus rapide. Rien de bien nouveau sous le soleil, mais ça m’aide déjà pas mal. De même, suite à une conversation avec des amis le week-end dernier, j’ai décidé de me pencher plus sérieusement sur mes problèmes avec WordPress, parce que tout de même, je paie un service et il n’est pas au point, ce n’est pas normal. Quelques pages d’aides plus tard, j’ai donc allégé les widgets WordPress ; créé de nouveaux articles plutôt que d’en faire des copies à chaque fois et perdu beaucoup de temps pour un rendu qui n’est toujours pas parfait, mais qui s’améliore. Cela ne m’aide pas trop sur le portable en revanche, même si j’ai mis à jour (en vain) l’application. Bref, une semaine de mise à jour de tous les côtés et de mise en place de rappels pour le faire plus automatiquement devraient aider. J’espère.

3 – Laisser tomber la mise en page ?

Oui et non. Disons que pour les articles du mois qui vient de s’écouler, je pense qu’il n’y aura pas énormément de photos ou mises en page. Je publierai le texte de manière brute pour plusieurs raisons : déjà, parce qu’il est écrit. Ensuite, parce que ça m’embête de ne pas avoir pu publier pendant tout ce temps. Enfin, parce que c’est important pour moi (et pour mon égo là, j’avoue) de me dire que tout est en ligne. Malheureusement, la mise en page avec les photos, les gifs et tout le gras dans tous les sens est aussi ce qui prend un temps fou, et avec une vingtaine d’articles à publier sur mon très peu de temps libre, ben… ce ne sera pas la priorité !

4 – Actualiser et contourner

Cette astuce est plus inattendue, mais je me suis rendu compte qu’en actualisant régulièrement la page d’édition WordPress, beaucoup de problèmes que je rencontrais à l’écriture disparaissaient. Il suffit donc d’enregistrer toutes les cinq minutes et d’actualiser. J’y perds du temps, mais moins qu’avant quand j’attendais patiemment la fin du bug. Et vraiment, ce n’est pas un problème d’ordinateur, parce que ça me fait la même chose absolument partout. Je pense juste que c’est mon blog qui est trop lourd pour WordPress, un comble car je paie. Ils attendent probablement que je paie encore plus, mais bon, on va se calmer, tout de même !

5 – Contourner les difficultés : le retour du HTML

Il me reste aussi à contourner d’autres difficultés et complications, notamment en ce qui concerne le copier/coller. Recommencer sur de nouveaux articles aide un peu, abandonner les blocs chaque fois que possible aussi. Ce sont eux le cœur du problème, je le sais. Cela fait de jolies pages, mais il faut tout recommencer à zéro à chaque fois, surtout que mes pages sont lourdes. Partant de là, je vais tenter de me remettre au HTML plus souvent pour voir si ça débloque des problèmes. Enfin, j’ai redécouvert le clic droit pour couper/coller, puisque les raccourcis clavier aboutissaient à du grand n’importe quoi.

6 – Ne pas se mettre la rate au court bouillon

J’ai découvert au cours des trois dernières semaines que c’était bien aussi de lâcher la pression qu’il m’arrivait de me mettre tout seul sur les articles du jour. Je le savais déjà car ça arrivait de plus en plus souvent que je publie sans être à jour, et je sais désormais que ça va continuer : ma priorité sera d’écrire et publier ce que j’ai envie d’écrire et publier, pas ce que je dois. Dans tous les cas, ce sera écrit ; ce sera publié parfois au stade un peu plus du brouillon… mais est-ce grave ? Non.

7 – Rester sur WordPress ?

La décision a été plus compliquée à prendre que prévu, parce qu’il y a une semaine, j’étais vraiment sur le point d’abandonner définitivement le blog. Après tout, qui tient encore un blog en 2022 ? Eh bien… moi, entre autres. Cela me manque de voir le rendu de mes articles, alors me revoilà. Entre temps, j’ai sérieusement envisagé d’ouvrir un serveur Discord, et je crois que ça va finir par se faire ; mais plutôt en complément du blog. Bref, je n’ai pas de temps et j’envisage encore un prolongement, c’est malin.

On verra bien, écoutez. En attendant, on va profiter du week-end et tenter de regarder quelques épisodes aujourd’hui. C’est plus urgent que de publier des articles, non ?

NCIS S19E21 (express)

Épisode 21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.

Spoilers

Pour cette fin de saison, l’ex-femme de Parker se fait enlever.

Le début de l’épisode est déjà une surprise en lui-même, puisqu’il est rapidement révélé qu’un homme qu’on imaginait parfaitement innocent ne l’est pas du tout, avec un simple échange de SMS. Ce n’était que la première surprise de l’épisode : il est tout aussi rapidement révélé que la femme qu’on voit se faire enlever dès la première scène n’est autre que l’ex-femme de Parker.

C’est qu’il s’agit d’une fin de saison et qu’il faut bien nous le faire comprendre, avec un Parker qui nous dévoile peu à peu toute sa vie. Concrètement, j’ai beaucoup aimé : le recours à une ex-femme, c’était un peu du déjà vu avec la vie trépidante de Gibbs, mais cet épisode met aussi un point d’honneur à nous rappeler que Parker n’est pas Gibbs, au point même de le lui faire dire mot à mot. Cela fonctionne : les scénaristes font du neuf avec du vieux, la relation entre Parker et son ex-femme est loin d’être celle que Gibbs entretenait avec ses ex.

Bien au contraire, même. L’ex-femme est retrouvée en cours d’épisode, parce qu’elle parvient à s’échapper du lieu où elle était retenue prisonnière, mais à ce stade, on a déjà appris qu’elle était une agent du FBI et que Parker avait un ancien coéquipier qui ne l’aimait pas beaucoup. Il faut dire que Parker a eu la bonne idée de l’accuser de détournement d’argent, ça n’aide pas.

Quand le co-équipier en question, qui était complice du kidnapping de l’ex-femme, est retrouvé mort, l’intrigue prend une tournure plus problématique. Durant tout l’épisode, on comprend que Parker est le centre d’intérêt du FBI qui veut toujours le faire tomber autant que le centre d’intérêt d’une machination qui dépasse totalement nos agents : et pour cause ! Très rapidement, Jessica et Nick découvrent que le cerveau derrière le kidnapping de l’ex-femme et le meurtre de l’ex-coéquipier de Parker n’est autre que… Le Corbeau.

C’est une fin de saison, alors je m’attendais vraiment à le voir revenir… en revanche, je ne suis pas fan de la manière dont il revient. Je préférais largement l’intrigue de l’agent toxique il y a quelques épisodes. Le flashback en cours d’épisode est d’ailleurs plutôt long pour nous rappeler ce dont il est question, mais le résumé des épisodes précédents ne s’était concentré que sur la vie perso ou intime des agents, alors c’est bien normal. Bordel, ce récapitulatif m’a pris par surprise, lui, c’est vraiment étonnant pour du NCIS.

Bref, toujours est-il que le Corbeau s’acharne à présent sur Parker, parce qu’il est l’agent responsable de son échec précédent. Et il s’acharne comme ça parce qu’il est plaisant de voir sa proie souffrir, apparemment. D’ailleurs, il aime tellement ça qu’il fait tout pour le faire passer pour un ripou : il fait en sorte que Parker soit accusé du meurtre, mais aussi du détournement de fonds. Cela fait beaucoup pour un seul homme, et surtout pour un agent du NCIS.

Toute l’équipe se réunit donc chez Parker pour lui montrer son soutien. C’est le moment de souligner que Parker a un appartement de dingue, mais aussi le moment de rappeler que Parker est sur écoute quand ils sont tous dans l’appartement à évoquer le fait que le directeur Vance aurait dû remettre Parker aux autorités bien avant. J’ai un peu de mal avec la fin d’épisode suite à cette révélation, parce qu’il est évident que Léon devrait être démis de ses fonctions à partir de ce moment-là, avec McGee qui dit clairement qu’ils ont obtenu un délai avant que Léon ne dénonce Parker.

Seulement, personne ne semble s’en soucier. Au contraire, voir que le FBI s’acharne sur Parker – probablement grâce à son ex-femme en plus – ne fait que leur donner envie de soutenir leur nouveau patron. Même Léon entre finalement dans la combine qui permet à Parker de s’échapper… avec son ex-femme. Il s’enfuit aussi avec une liste remise par Kasie et qui lui permet d’avoir une piste pour trouver le Corbeau, car il s’agit de la liste des comptes par-lequel l’argent du détournement de fond est passé avant d’atterrir sur un compte au nom de Parker.

Jessica, Nick et Tim se mettent en danger en aidant Parker à s’enfuir, mais c’est aussi le cas de Léon, Kasie ou même Jimmy. En effet, ce dernier, accompagné de Ducky pendant tout l’épisode, est celui qui débarque dans le labo de Kasie pour tous les motiver à se battre pour innocenter Parker. C’était une fin d’épisode pleine de bons sentiments grâce à ça, et ça fonctionnait bien de nous montrer une équipe qui a su se souder à nouveau sans avoir besoin de Gibbs pour autant. L’aura de ce dernier plane toujours autant avec les fameuses règles qui sont évoquées, mais il n’est vraiment plus la seule star de cette série. J’aime comment les scénaristes ont su trouver une place pour Parker.

Ils en trouvent aussi une pour Jessica, et c’est très chouette. Celle-ci continue de flirter avec Jimmy pendant une bonne partie de l’épisode. Ce doit être le printemps au NCIS, parce qu’on voit donc Parker flirter avec son ex-femme, on apprend que Ducky a une relation avec une ancienne collègue du FBI et Jimmy ose plus ou moins se déclarer à nouveau auprès de Jessica. Il faut dire qu’ils y sont forcés par les ressources humaines qui leur demandent de faire le point sur tous les sujets problématiques qu’ils rencontrent en-dehors de l’agence.

Le problème, c’est que sortir avec une collègue, ça se signale aussi aux ressources humaines du NCIS. Après quelques rencards hors écran autour d’un café, Jessica ose enfin s’ouvrir davantage à Jimmy, et inversement. Les deux s’embrassent donc au cours de l’épisode. Ils n’auront mis qu’une saison à se tourner autour ?

2022 fait du bien à NCIS apparemment ! J’aime que ce soit davantage sérialisé… et j’ai hâte de voir la prochaine saison. Pas que pour ce couple d’ailleurs. Le cliffhanger m’a intrigué : on y découvre que l’ex-femme de Parker est loin d’être innocente ! Elle reçoit un SMS (du Corbeau ?) qui lui demande où elle en est et auquel elle répond « Je l’ai », en parlant de Parker. C’est intrigant, parce que l’ex-coéquipier avait eu le même échange en début d’épisode quand il la faisait enlever elle.

On est loin de l’intrigue pandémique que j’espérais voir se déclencher au retour du Corbeau, mais ça m’intrigue !

 

EN BREF – Cette saison marque un véritable tournant pour la série qui dit adieu à Bishop, puis à Gibbs, coup sur coup. Le départ de Gibbs est une vraie surprise, d’ailleurs, car il s’effectue extrêmement rapidement. Personne ne s’attendait à ce que son fil rouge soit bouclé en quatre épisodes, mais ça s’est plutôt bien déroulé. Le remplacement par Parker était un peu dommage car j’avais peur de voir se répéter les mêmes dynamiques en boucle, mais la saison a su faire preuve d’innovation.

Que l’on passe d’un Gibbs à un Parker, c’était finalement une bonne idée, parce que Parker est un personnage qui sait finalement se distinguer de son prédécesseur par de petites touches bienvenues. Que l’on passe d’un flirt entre agents à un flirt entre agent et légiste, c’était suffisamment surprenant tout en restant dans l’ADN de la série pour que ça donne envie de rester et de découvrir ce qui allait se jouer, d’abord discrètement, puis finalement plus rapidement que n’importe quel autre couple de la série.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 22. Je sais qu’il y a eu érosion des audiences, mais pour moi, nous avons eu la preuve que NCIS pouvait tout à fait survivre sans Gibbs… et c’est tant mieux !

Ms Marvel est musulmane, et alors ?

Oui, je commence à publier des articles écrits il y a quelques semaines aujourd’hui, mais c’est parce que j’ai l’occasion de les référencer dans d’autres. Une véritable concaténation se met en place. Bref, cet article a été écrit après le visionnage du premier épisode de Ms Marvel, et je le publie le surlendemain de la fin de saison 1. Tant pis.


Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite si le titre ne suffisait pas, il s’agit aujourd’hui d’un petit coup de gueule – eh, ça faisait un moment que ce n’était plus arrivé dans un de mes articles. Enfin aujourd’hui, vous voyez ce que je veux dire avec les bugs WordPress…

Une héroïne déjà critiquée pour de mauvaises raisons

Pourquoi un coup de gueule avec ce titre ? Eh bien, parce que quand je me suis connecté sur Twitter avant même de voir le premier épisode de Ms Marvel, je me suis retrouvé floodé par des tweets de conservateurs américains qui critiquaient la série – ou plutôt par des gens répondant à ces critiques, le plus souvent pour les contredire, mais mettant en avant ce contenu.

Voir aussi : La critique des épisodes de Ms Marvel (S01)

Et ça m’a énervé, parce que les critiques ne portaient pas sur la narration ou sur des choix effectués par l’équipe, mais sur le fait que Kamala était musulmane. C’est absolument insupportable de voir que côté américain, la série est déjà critiquée par des gens qui ne l’ont probablement même pas regardé. Non parce que, on ne va pas se mentir : Kamala est musulmane, d’accord, mais ça ne change absolument rien à la structure de la série.

La religion n’est pas une revendication – c’est juste son quotidien

Je veux dire, l’héroïne ne porte pas le voile et est clairement une adolescente américaine comme les autres. Le pilot passe beaucoup de temps à nous l’introduire comme une héroïne ordinaire et, justement, c’est intéressant de voir que dans son quotidien banal et ordinaire, il y a une place pour la religion.

C’est hallucinant que les réactions à ça puissent être négatives parce que, justement, ça fait une des forces de la série de proposer un personnage qu’on ne voit autrement jamais à l’écran. Il n’y a pas une revendication, c’est moins lourd que trois quarts des personnages catholiques de séries américaines et ça n’empêche pas la série d’être sacrément jeune.

La dernière fois qu’une série avait traité intelligemment le sujet de la religion musulmane, c’était en ce qui me concerne dans Here & Now, pas exactement un succès d’audience non plus. Et en plus, vraiment, là, le premier épisode propose de le faire de manière super naturelle. D’accord, elle a une meilleure amie qui a le voile, mais c’est traité comme il se doit, à savoir comme un non-problème.

Voir aussi : Here and Now, série aussi originale… qu’épuisante

Religion et super-héros… en somme, rien de nouveau !

Et je ne comprends pas que ça puisse poser problème. J’étais certes beaucoup plus jeune, mais je ne me souviens pas avoir lui quoique ce soit critiquant la présence de la religion dans les X-Men par exemple. Non parce que bon, Magneto est clairement juif (camp de concentration enfant pour lui) et Diablo clairement catholique (il se réfugie dans une église dans le deuxième film de la franchise). Du coup, Marvel a toujours donné une backstory intéressante à ses héros, et ça n’est pas la première fois que ça se fait avec la religion.

Voir aussi : X-Men, la première trilogie

Ms Marvel avait déjà fait couler beaucoup d’encre en tant que comics parce qu’elle était musulmane et que c’était la première fois qu’une super-héroïne l’était en couverture de sa propre série solo si ma mémoire est bonne. Que ça recommence avec la série, pourtant annoncée depuis des mois, est assez incroyable, parce que bon, c’est un non-sujet et tout le monde devait déjà le savoir.

Voir aussi : J’ai enfin lu Ms Marvel (tome 1)

Apparemment, ce n’était pas le cas. Et surtout, apparemment, il faut que je revois mon algorithme Twitter pour virer quelques personnes qui pensent à bien, mais qui m’ont floodé des trucs horribles à lire quand même. J’aurais mieux fait d’aller lire le tome 2 de ces comics, franchement !

Ms Marvel – S01E01

Épisode 1 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.

Spoilers

Kamala souhaite se rendre à l’AvengersCon.

Who is this rebellious girl ?

C’est déjà beaucoup trop bien : le logo Marvel Studios me manquait beaucoup, mais je ne m’attendais pas à l’aimer autant avec une nouvelle bande sonore. L’introduction de la série en fait déjà beaucoup par contre : une fan de Captain Marvel, c’est un grand oui. Le résumé du MCU de cette manière ? Cela marche bien.

On sent bien qu’on est parti pour une série adolescente après, avec une overdose de réseaux sociaux et de vidéos courtes sur les super-héros. Cela s’enchaîne avec une introduction familiale réussie. On sent rapidement que Kamala est un peu dans la catégorie loser, à galérer avec sa famille. En fait, la série commence mal pour notre héroïne qui ne maîtrise pas la marche arrière et explose la voiture de son examinateur de conduite.

Quand on voit que ce sont ses parents qui lui apprennent à conduire, par contre, on comprend mieux. La scène est pas mal comique et ça permet de bien introduire la série : du rythme, du comique (j’aime beaucoup la mère de Kamala), des dessins de comics en arrière-plan… Et paf, il est temps pour l’héroïne de se rendre ensuite à l’école, même si je n’ai pas réussi à savoir tout de suite si elle était au collège ou au lycée. À nouveau, Kamala Khan ne semble pas du tout à sa place, jusqu’à ce qu’elle retrouve ses meilleurs amis, Bruno (we don’t talk about Bruno) et… je n’ai pas son nom. En chemin, elle croise aussi Zoe, qui commente son collier et, ma foi, elle a un très bon look pour une lycéenne cette Kamala.

Oui, parce qu’elle est au lycée, son conseiller d’orientation nous le confirme bien vite. Il la fait aussi bien stresser sur son futur, mais le but est surtout de nous vendre du comique. Tout ça ne me rappelle pas trop ce que j’avais lu, parce que j’avais commencé les comics tout de même.

J’ai bien aimé la scène chez le conseiller d’orientation, surtout que la division d’écran fonctionnait pas mal. La série en fait peut-être trop sur l’humour qu’elle veut avoir, mais le rythme a l’avantage d’être très prenant. Assez vite, on comprend que tout l’épisode tourne autour de l’AvengerCon à venir. Kamala est donc une geekette qui aime les conventions de super-héros. Ben parfait. Dans un monde où le péril est constant, c’est plutôt une bonne chose.

En plus, ça reste une ado qui fait tout pour aller à une convention, et ça, ça fonctionne bien. La série a une bonne esthétique quand elle se balade en vélo avec son meilleur ami, il y a eu un high five (en slow-mo) pour le Bingo Séries, moi, ça me va. Après, les dessins qui bougent constamment en arrière-plan, c’est particulier comme esthétique, mais ça donne bien l’aspect comics que la série souhaite avoir.

De retour chez elle, Kamala est rapidement déviée de son plan par la télévision, puis par sa mère qui lui montre un carton de vieilles affaires avant de l’emmener faire des courses. La vie d’une adolescente plutôt courante et classique… et j’avoue que ça a eu tendance à traîner un peu trop en longueur, étonnamment. Tout va vite, mais ça prend son temps ? Etonnante tendance.

Malgré tout, on glane des informations sur la vie de Kamala et sur le mariage de son frère, mais aussi sur son indépendance et ses envies de liberté, compromises par une mère très autoritaire (et géniale pour nous spectateurs finalement). Après, elle est une adolescente de seize ans, évidemment qu’elle ne fait ce qu’elle veut, même quand il s’agit d’aller à une convention avec son meilleur ami. Et pourtant, le Bruno est bien implanté dans la famille.

Bon, la demande aux parents pour la convention est ensuite exceptionnelle. D’abord, parce que c’est drôle, la mère me faisant rire dans ses réactions bien naturelles, et ensuite, parce que, il faut bien parler de l’évidence : la série enchaîne bien des références à la religion de l’héroïne sans que ça ne soit vu pour autant comme un problème pour qui que ce soit dans la série. Et c’est parfait – c’est même mieux que ce qu’on nous avait proposé pour Diablo dans X-Men 2 et sa foi chrétienne bien ridicule.

Toujours est-il que la mère de Kamala refuse bien sûr que sa fille aille en convention, surtout dans le costume très serré de Captain Marvel. Elle fait pourtant bien des efforts pour faire plaisir à sa fille, surtout quand son fils lui en parle après avoir tenté de consoler sa sœur. Pour aller en convention, Kamala doit donc être chaperonné par son père (normal) déguisé en Hulk (moins normal). Elle-même doit être une hulkette (She-Hulk en avance).

Bien sûr, elle a honte de son père bien rapidement et elle se retrouve à devoir parler à Bruno pour décompresser de tout ça. Là-dessus, il y a un petit manque de cohérence : les parents sont hyper présents dans sa vie, hyper autoritaires, mais elle passe sa soirée à envoyer des SMS à son meilleur ami (passe encore, surtout que j’ai adoré l’esthétique de l’envoi des messages), puis une deuxième soirée sur le toit d’un immeuble avec lui. Le rapprochement entre eux est visible.

Où sont les parents trop protecteurs à ce moment-là ? Je ne sais pas, il fait nuit, c’est bizarre qu’elle soit dehors, non ? Allez, il faut bien que l’épisode se déroule, et elle a fait mal à ses parents en disant qu’elle aurait honte de son père sur place. Cela finit par lui donner l’idée de se rendre en douce à la convention.

C’est clairement la pire idée du monde, mais c’est bien amené dans l’épisode à coups de dessins et de plans farfelus. Elle peut aussi compter sur le génie de Bruno qui a transformé la maison de Kamala en maison connectée plus high tech que Google ne l’a jamais rêvé. Il finira par servir ce Bruno, c’est sûr et certain… mais en attendant, il n’est pas bien convaincu par le plan de Kamala, surtout qu’elle fait tout ça sans pour autant finaliser son costume de Captain Marvel.

Pour y arriver, elle fouille le grenier de la maison où elle retrouve le bracelet amené en début d’épisode par sa mère… Et il est déjà temps pour la série d’enchaîner et d’en arriver à la convention. C’est un peu frustrant car on n’a toujours pas la moindre idée d’où va la série, mais on sait où va Kamala après tout : elle se rend en convention. Tout son plan dérape à chaque étape, de l’excuse donnée aux parents pour s’absenter de table qui n’est pas crédible au vélo laissé dans la rue car le chauffeur de bus démarre en passant par la branche d’arbre à côté de sa chambre qui craque sous son poids.

Malgré tout, Kamala a de la chance : elle parvient à se rendre à la convention et elle a théoriquement une heure pour s’y éclater. La série nous fournit plutôt le contenu d’une journée complète quand on y pense : le temps d’attente à chaque animation est déjà tellement long en vrai. Qu’importe, elle s’éclate et elle se rend au concours de cosplay qu’elle voulait tant faire.

Elle en oublie les gants confectionnés par son meilleur ami, elle en oublie la présence de Zoe sur scène en Captain Marvel elle aussi, et elle… réussit à enfiler le fameux bracelet qui s’ouvre pour eux sans qu’on ne sache trop comment. Quand elle le met, son monde change totalement, puisqu’elle obtient de mystérieux pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas du tout.

Au départ, ça se passe plutôt bien, avec un gros succès au concours de cosplay… mais ça tourne vite au désastre quand elle provoque malgré elle un accident (totalement abusé) avec le casque géant d’un Iron Man et le marteau tout aussi géant de Thor. C’est Zoe qui prend très cher et manque de mourir. Par chance, elle est sauvée de justesse par Kamala.

Pas de bol, par contre, ça met clairement fin à la fête, parce que c’est la panique dans la convention quand tout tourne au désastre comme ça, forcément. Kamala et Bruno rentrent malgré tout et, avec une dernière aide de ses nouveaux pouvoirs, Kamala peut rejoindre sa chambre avec près de deux heures de retard, et surtout, donc, avec de nouveaux pouvoirs. Cosmiques.

Difficile de se faire une idée sur ce que la série voudra raconter ensuite et ça manque un brin de cliffhanger, mais le premier épisode est plutôt sympathique en lui-même. Le cliffhanger ? Il arrive post-générique en étant de toute manière assez prévisible : il y avait des caméras partout à la convention, alors quelqu’un la repère sur les réseaux sociaux. Quelqu’un ? C’est un commissariat, on dirait bien, avec une actrice de Orange is the new black et un flic qui a eu l’occasion d’interroger Peter Parker sur la mort d’un méchant vu comme un héros… Et ils veulent retrouver Kamala, évidemment ! Heureusement qu’elle avait un masque…

Bon, il y a au moins quelqu’un pour s’inquiéter des étranges pouvoirs d’une adolescente sur la scène de cette convention, ça me rassure un peu. Non parce que Bruno comme Kamala acceptent hyper rapidement ce qui leur arrive, tout de même.