9-1-1 – S09E14 – D.I.Y – 16/20

Les intrigues ne sont pas forcément écrites avec beaucoup de logique, mais j’aime beaucoup ce vers quoi on se dirige pour les personnages, et c’est déjà bien. J’ai même eu l’impression que, pour une fois, une ou deux intrigues allaient vraiment avoir un impact sur du plus long terme. Ce ne serait pas du luxe pour cette série qui se contente d’enchaîner les catastrophes qui n’arrivent qu’une fois dans la vie et de les accumuler pour ses personnages.

Spoilers

May se cherche un avenir, Maddie se retrouve propulsée dans le sien et Buck est plutôt coincé dans le passé.


You’re invited to the wedding, you’re basically family at this point.

L’épisode commence par une visite immobilière pour un jeune couple et ce n’est pas bien passionnant à première vue. On sait toutefois que ça va rapidement tourner vinaigre… Je m’attendais à un accident, mais c’est finalement une arnaque financière importante. Le couple est heureux d’emménager dans une maison qui, en fait, ne peut pas être réparée. Je veux dire, ils embauchent un type qui lance des travaux et leur dit que rien ne peut être fait pour leur maison… Et pourtant, ils continuent d’essayer.

Nos pompiers sont donc appelés une première fois chez le couple car le mari est électrocuté. On voit bien vers quoi on se dirige : plein d’interventions. Je pensais que ça occuperait l’épisode, mais en fait, on se contente d’un montage où on voit le couple se planter un clou dans le front, avoir la main coincée dans les toilettes ou se faire une torsion testiculaire. C’est fun comme tout leur vie, dis-donc.

On passe pourtant l’épisode avec eux. Le casting est bon, heureusement, les deux acteurs sont excellents. Les personnages en arrivent à considérer la rupture la veille de leur mariage, et ils décident d’abandonner les travaux. De toute évidence, la maison est une métaphore de leur relation : elle est cassée, ils veulent la réparer, ils la laissent prendre feu dans une scène qui est marrante comme tout. Faites-nous un spin-off comédie sur eux, en vrai.

C’est le retour de May, et je suis vraiment pour qu’on lui donne un rôle principal dans la série. Son intrigue cette semaine consiste à la voir vouloir être employée pour un stage de droit auprès d’une brillante avocate. Son nom aide bien à cela : l’avocate connaît déjà Athena. Pourtant, Athena n’utilise pas de piston pour autant, n’appelant pas en avance. Il n’empêche que May est connue de cette Gabby.

Je n’aime pas trop quand les séries nous imposent des personnages (surtout après neuf saisons !) comme étant des relations très proches de personnages que l’on suit depuis des années. Ainsi, apparemment, Gabby est très pote avec Athena et un peu aussi avec Hen. Franchement, c’est trop. Bon, allez, May foire son entretien évidemment. L’entretien se déroule dans une voiture et à l’hôpital en même temps, parce que l’avocate a une urgence à régler, donc ça n’aide pas. Le truc, c’est que May assiste à une situation dont la tension grimpe vite : un infirmier refuse de donner une fiole de sang à des policiers parce qu’ils n’ont pas de mandat.

Les policiers sont clairement en tort, la tension monte, ça en vient aux mains et c’est n’importe quoi. Dépassée par la situation, May décide de prendre les choses en main et détruit la fiole de sang en la piétinant. Bon. L’idée est de récupérer du sang pour faire un test ADN : le piétiner n’empêche pas le test ADN ? Peut-être qu’il y a une histoire de quantité, allez. De toute manière, c’est complètement idiot, elle n’a aucune raison de faire ça et détruit des preuves dans une affaire criminelle.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit arrêtée, avec le client de l’avocate. Y en a qui foire des entretiens d’embauche, et puis il y a May qui les foire, quoi.

Heureusement, Athena peut payer la caution, alors May est rapidement relâchée. Cela n’empêche qu’elle a fait une impression à sa future boss qui n’est peut-être pas celle qu’elle voulait laisser. Cette dernière fait comprendre à May qu’elle n’est pas faite pour être avocate si elle ne supporte pas les injustices parfois créées par les règles et les lois. Effectivement.

Tout ça nous laisse une May perdue dans ce qu’elle veut faire de sa vie. Elle en arrive donc à envisager d’être infirmière ? Pardon, mais ça devient n’importe quoi à ce stade – entre le repas avec l’avocate, Hen et Athena et son rencard avec l’infirmier, je comprends qu’elle soit paumée, mais… Qu’elle retourne au centre d’appels, non ?

Au centre d’appels, justement, on aurait besoin d’elle en plus ! Les équipes ont droit à une réunion de routine où Sue perd soudainement l’usage de la parole. Heureusement, elle est entourée des meilleurs professionnels des urgences et est rapidement emmenée aux urgences. Une fois à l’hôpital, elle peut compter sur le soutien de Maddie et Josh, évidemment. Le problème, c’est que sur son lit d’hôpital, elle dit que la seule chose dont elle a besoin, c’est qu’on la remplace.

Et quand il est évident que Josh est le remplaçant parfait, Sue demande à Maddie de le faire. C’est si triste pour lui, parce qu’il le prend mal évidemment et annonce aussitôt à Maddie qu’il démissionne. Pardon ? C’est un peu excessif comme réaction, mais il a au moins le tact de ne pas le dire devant Sue, je suppose.

Maddie ne sait pas trop quoi faire, en parle avec Chimney et finit par accepter le poste de Sue, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse de toute manière. J’ai bien aimé la voir douter, mais prendre ce rôle à cœur, comme elle le fait à chaque fois. La vie de Sue n’est pas si évidente, par contre. Maddie se rend compte que le travail de Sue est épuisant, parce qu’il faut courir d’un poste à l’autre. La pauvre. En plus, il faut enchaîner la journée de travail avec une visite à Sue, évidemment.

Là, Sue lui explique qu’elle n’a pas choisi Josh car il s’implique trop (mdr, c’est sûr que Maddie non…), qu’il ne supporterait pas de la décevoir et qu’il voudrait tout faire tout seul. C’est bien le dernier point qui est le seul valide à mes yeux : quand on dirige, il faut savoir déléguer. Sue est persuadée que Maddie saura le faire – pourtant, dans cet épisode, on la voit récupérer l’appel d’une collègue sans la moindre raison autre que celui du plaisir d’étaler ses connaissances. Il est évident que l’autre opératrice (purée, je ne connais toujours pas son nom) aurait pu le faire aussi.

Bon, l’épisode se termine en tout cas avec Maddie un peu plus à l’aise dans ses bottes avec ce nouveau poste. Sue reste à l’hôpital pour le moment et Josh… reprend son poste, parce qu’il ne veut pas laisser Maddie toute seule. Pardon, mais c’est un paillasson à ce stade ? Les scénaristes auraient au moins pu lui accorder une scène avec Sue pour le faire changer d’avis, quoi.

Enfin, une dernière intrigue ne m’a pas passionné du tout et n’aura absolument aucun impact à long terme quand elle devrait en avoir un : celle de Buck. À la caserne, Buck a repris le boulot sans voir de psy, apparemment. Il repousse indéfiniment son RDV et attire l’inquiétude d’Eddie. Il ne le lâche pas d’une semelle, donc. Il débarque même chez lui avec de la pizza et Christopher, mais Buck refuse de leur ouvrir la porte. C’est nul comme intrigue : je vois mal pourquoi Buck réagirait comme ça. Avoir peur des autres, pourquoi pas, mais Eddie ? Bon. Mettez-les en couple, ça ira plus vite.

En attendant, les scénaristes les font se disputer devant des patients et c’est si peu intéressant. Buck finit par inviter Eddie et Christopher, tout semble se passer à merveille dans le meilleur des mondes, mais, finalement, il est révélé que Buck prend des médicaments. Allez, c’est parti pour trois épisodes avec Buck qui se drogue, avant qu’on passe à autre chose et qu’on oublie. Je crois que je commence à être vraiment lassé de ces micro-arcs qui n’ont jamais de conséquences à long terme. Quand je pense qu’ils ont tué Bobby en un épisode mais qu’ils font des arcs de trois ou quatre épisodes pour plein de trauma…

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One Piece – S02E02 – Good Whale Hunting – 16/20

Il y a du mieux dans cet épisode, en grande partie grâce à son rythme et parce que je me suis remis dans l’intrigue, surtout. Cependant, je continue de trouver que la construction des épisodes n’est pas idéale, avec des bouts d’intrigues qui se déroulent en parallèle sans toujours se recroiser. Dans les points positifs, il est à noter tout de même que la nouvelle chronologie proposée me paraît éclaircir des zones d’ombre des mangas en apportant plus rapidement que ceux-ci des réponses, et ça, je trouve ça plutôt cool.

Spoilers

Grand Line n’est pas facile d’accès.


You don’t know my crew.

L’épisode est long, mais il ne perd pas de temps à nous remettre directement dans l’ambiance. Luffy et son équipage doivent traverser encore un danger pour aller sur Grand Line. Comme toujours, il y a débat sur la marche à suivre, mais Luffy fait une confiance aveugle en sa navigatrice. Tout le monde suit donc la théorie de Nami et le bateau traverse des récifs dangereux… Mais grâce aux pouvoirs de Luffy, une bonne dose de chance et beaucoup de technique, nos héros s’en sortent.

Bon, il n’y aurait plus de série s’il ne s’en sortait pas. C’est toutefois cool que l’épisode reprenne très vite sur cette scène d’action et de navigation. C’est un peu ce qu’on attend d’une série de pirate, aussi folle soit-elle. D’ailleurs, la folie finit par reprendre le dessus : alors qu’ils sont en train de profiter d’une superbe attraction (vraiment, ce bateau qui tombe dans le vide, c’est trop cool !), l’équipage se rend compte qu’ils sont en train de foncer droit dans la gueule d’une baleine.

En essayant de les sauver de ce sort, Luffy se retrouve projeté hors du bateau et la baleine avale tous ses amis. Au réveil, Luffy essaie de se prendre la tête à la baleine, mais bon, c’est assez vain comme on pourrait s’en douter. Il est toutefois aidé par le gardien d’un phare qui endort la baleine et lui assure que ses amis à l’intérieur de celle-ci sont déjà morts. Heureusement, Luffy connaît ses amis et sait bien que c’est faux. Par contre, en attendant, il est fait prisonnier dans le phare.

Ce n’est pas dans l’habitude de Luffy de se laisser faire, cependant, alors il insiste, insiste, insiste et finit par obtenir l’aide du gardien pour approcher la baleine et voir si ses amis sont en vie. Je me souviens vaguement de cette intrigue et je me souviens surtout que la partie de Luffy avec le gardien n’avait pas été mon arc préféré – ainsi, c’est sans surprise que dans la série aussi je trouve que ça apporte quelques longueurs.

Il faut dire qu’on nous sort aussi des flashbacks de l’arrivée de ce gardien dans la baie, sa rencontre avec Naboon la baleine et… En fait, j’ai envie de suivre l’équipage de Luffy, pas forcément tous ces flashbacks. C’est amusant, la série respecte vraiment bien le matériel d’origine et n’hésite pas à faire des détours pour étoffer toute la mythologie (gigantesque !) derrière One Piece, mais ça fait qu’elle reprend ce qui me donnait du mal aussi dans les mangas, finalement.

En tout cas, on apprend dans ce flashback que Naboon s’était lié d’amitié avec d’autres pirates et qu’elle attend à présent leur retour, exactement comme le gardien du phare. L’histoire est en fait assez triste : Naboon passe son temps à s’éclater la tête contre le récif qui mène à Grand Line dans l’espoir de rejoindre l’équipage des pirates qui sont ses amis. Le gardien sédate donc régulièrement la baleine, mais le sédatif est de moins en moins efficace. Bien sûr.

Il faut donc que Naboon comprenne que son équipage est parti loin. Luffy fait sa mission de lui faire comprendre ce qu’il en est et espère aussi retrouver son équipage ainsi. Cela commence par un peu de combat entre eux quand la baleine se réveille, mais le dialogue finit par se faire quand Luffy chante la même chanson que les pirates – que quelqu’un lui chantait il y a fort longtemps.

Comme prévu, l’équipage survit sans trop de mal dans la gueule de la baleine. Il y avait de la place pour leur bateau et ils se retrouvent coincés dans celle-ci. Ils ne sont pas les seuls, par contre. Usopp et Sanji tombent ainsi sur un cadavre qui n’en est pas un mais s’avère être finalement un type bizarre. J’ai beaucoup ri des cris d’Usopp et vraiment, ça ne fait que confirmer ce que je pensais en saison 1 : son casting est absolument brillant. L’acteur est génial, tout simplement. Bon, le type bizarre est rapidement maîtrisé par Sanji, bien sûr, mais il annonce l’arrivée d’autres méchants pour leur prendre le bateau.

En parallèle, Nami et Zoro sont sur le pont du bateau et n’ont aucune idée de ce qui les attend. Alors qu’ils cherchent une solution pour sortir de la baleine, Nami est ainsi attaquée par une très jolie femme aux cheveux bleus. Elle assure avoir besoin de son bateau pour elle… mais bon, Usopp et Sanji débarquent à temps avec leur otage pour qu’elle lâche Nami sans la blesser. C’était plutôt fun à regarder.

Faits prisonniers, l’identité de ces deux personnages est finalement révélée par Zoro qui comprend qu’ils sont de la même organisation que Mr. 7. Il est temps de développer un peu l’intrigue de Baroque Works, et la série explicite les choses bien plus que tout ce que je me souvenais : Zoro a tué 7, il reconnaît 8, apprend l’existence de Mrs Wednesday. Ils font partie d’une organisation de pirates bien plus larges qui est une menace aussi pour la Marine. Voilà, ça éclaircit les enjeux.

Il y a ensuite un peu de suspense avec Usopp qui manque de tomber du navire et de mourir lorsque la baleine se réveille, mais tout est bien qui finit bien : Naboon accepte de laisser partir les amis de Luffy, parce que Luffy est aussi son ami désormais.

Cela dit, 9 et Wednesday sont là aussi : il va falloir décider quoi faire de ces assassins. En attendant, Nami se sent dépasser par Grand Line et ses conditions de navigation très différentes d’avant. Par chance, le gardien du phare a plein de très bons conseils à lui donner pour les aider.

Avant de partir, il reste à peindre une tête de mort sur la tête de Naboon pour s’assurer qu’elle ne se cogne plus jamais la tête. Luffy lui promet aussi de revenir pour elle… Dans une autre saison, au mieux. La navigation peut en tout cas reprendre…

La série continue de suivre aussi la Marine. C’est l’occasion de retrouver les personnages oubliés de la saison 1 et ceux de l’épisode précédent : ils se rencontrent et sont tous à la recherche de Luffy. Ben super. Tashigi se retrouve à devoir jouer les guides et elle n’en est pas ravie.

Pendant ce temps, les leaders de la marine s’entretiennent. C’est l’occasion d’entendre parler de la princesse disparue d’Alabasta et de commencer à semer des graines, mais j’avoue que je n’accroche toujours pas à cette partie de la série. Pour moi, One Piece, c’est avant tout Luffy et son équipage. Le reste, c’est du folklore, c’est souvent marrant, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de voir. Et ça se sent devant la série : je décroche trop facilement de ses scènes. Allez, ce n’est pas ce qui me plaît et ces intrigues sont si détachées que je peux suivre la série sans suivre le détail de ces scènes, apparemment ? C’est étrange, tout de même. En tout cas, Tashigi découvre qu’elle a été contactée par Baroque Works en espionnant son chef, et c’est plutôt intéressant.

Tashigi vient aussi avec sa propre intrigue secondaire : elle veut retrouver tous les sabres célèbres qui sont tombés entre les mains des pirates. Elle se fait de nouveaux amis au passage et insiste pour continuer sa quête des pirates. OK, vu.

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Euphoria – S03E04 – Kitty Likes to Dance – 15/20

La série commence à ressembler à l’ombre d’elle-même et ça me rend triste : il n’y a plus tellement de surprise du côté de la réalisation, l’écriture des intrigues secondaires ne parvient pas à me convaincre (quand c’est le cas, ça n’occupe que trop peu de temps d’épisode) et celle de l’intrigue principale n’est pas tellement ma came, sans mauvais jeu de mots. Heureusement que le casting reste excellent et que la production est top, parce qu’autrement, ça m’ennuierait probablement.

Spoilers 

Rue est arrêtée par le DEA, Nate découvre que la vie d’adulte, ce n’est pas le pied.

Ain’t nobody else in here looking like shit.

Rien de tel qu’un épisode d’Euphoria dès le lundi matin pour faire un bon gros déni de rentrée scolaire. Ainsi, je poursuis mon visionnage de cette saison 3 éclatée en espérant qu’elle puisse s’améliorer – et puis, après tout, l’épisode de la semaine dernière m’a fait du mal à un moment.

Sans aucune surprise, cet épisode reprend avec l’arrestation de Rue. Elle est en effet arrêtée parce qu’elle a de la drogue sur elle, mais elle n’en a que peu. Heureusement pour elle, elle n’a pas de stock et ne fait pas la mule cette fois. Malheureusement pour elle, elle est face à deux agents fédéraux qui connaissent bien leur travail : ils savent comment la cuisiner pour la faire avouer ce dont ils ont besoin.

Ils savent très précisément qui elle est aussi, sachant son lien avec Laurie et le fait qu’elle bosse comme mule. Elle affirme pourtant ne pas être allée à Mexico, ce qui me semble être une erreur. Les policiers jouent avec elle, évidemment. Ils lui mentent, évidemment. Ils ont la preuve qu’elle a eu des contacts avec des membres du cartel, mais ils lui mentent aussi en disant n’avoir trouvé qu’un peu de drogue dans sa voiture.

Ainsi, Rue passe d’un espoir d’être libérée rapidement au désespoir d’une vie en prison devant elle. Les agents sont horriblement bons dans leur job. Acculée, Rue n’a plus tellement d’autres choix que d’arrêter ses mensonges (son histoire sur le mariage était hilarante) et devenir une indic’ pour les flics. Oups.

Bien sûr que c’était leur but. En vrai, c’est peut-être la meilleure solution pour Rue. Certes, elle se fait des ennemis mortels de plus, mais bon, elle a l’habitude. Par contre, elle ment très mal, alors ce n’est pas la meilleure position dans laquelle se retrouver, je pense. Nous la suivons alors qu’elle retourne auprès d’Alamo et franchement, ça m’a fait regretter qu’on ne passe pas plutôt à la partie sur Nate. Ce serait plus intéressant.

J’aime bien savoir que Rue vient faire de l’espionnage, mais je n’aime pas Alamo. Le plan du DEA ? Lui faire introduire de la fausse drogue chez Alamo pour faire en sorte de le faire tomber lui. Rue ne les intéresse pas vraiment. Elle passe son épisode à essayer d’obtenir des infos : elle sait être sur écoute, elle sait avoir une place à la table de Poker. Par contre, elle commence à poser des questions dérangeantes : Alamo se rend compte qu’elle est trop curieuse et aimerait comprendre pourquoi. Quand en plus elle gagne la partie, Alamo s’énerve, évidemment.

Cela ne plaît pas trop à la police qui n’a pas ce qu’elle veut. Qu’importe. Jules continue son travail au club de strip-tease aussi : elle apprend ainsi qu’Angel ne reviendra pas et la remplace par une nouvelle fille, Kitty. C’est l’occasion de ramener un peu de sexe dans la série, mais du sexe bien crasseux à l’arrière d’un club de strip-tease, filmé par une caméra et observé par Rue. C’est très clairement du viol.

Rue essaie de le lui faire dire dans les toilettes ou de savoir si quelqu’un la force à travailler dans le club, persuadée qu’elles ne sont que toutes les deux et qu’elle pourrait être une flic. Il est pourtant révélé, finalement, qu’il y a l’autre strip-teaseuse avec sa minerve qui les écoute. Et qui sait très bien le pouvoir qu’elle a sur Rue à présent. Elle se rend aussitôt auprès d’Alamo pour lui dire ce qu’elle a entendu et sa méfiance envers Rue. Au même moment, Rue fait une erreur de débutante, oubliant de prendre son portable avec elle.

L’avantage, c’est que le portable est dans le bureau d’Alamo – tout est donc enregistré. L’inconvénient, c’est qu’Alamo y est et n’a plus trop confiance en Rue là. Un appel du DEA, se faisant passer pour la mère de Rue, permet au moins de prévenir Rue de ce qui est en train de se passer. Cela lui permet de répliquer et de jouer sur la confiance qu’Alamo a pour la stripteaseuse. Cela fonctionne, mais n’a pas beaucoup d’importance quand le club est pris d’assaut au même moment par des hommes armés jusqu’aux dents.

Ces derniers maîtrisent sans aucun mal la sécurité du club et parviennent jusqu’au bureau d’Alamo. Ils lui volent son argent, mais pas avant de lui avoir tiré dessus, d’avoir menacé de tuer Rue (ça n’aurait pas été le personnage principal, on aurait pu y croire) ou d’avoir menacé de tirer dans l’entrejambe d’Alamo. Le plus intéressant de tout ça, toutefois, c’est qu’en fin d’épisode, la caméra de surveillance du parking du club permet de savoir que les hommes qui les ont attaqués ont été conduits sur place par… Faye. Et Rue est capable de l’identifier, ce qu’elle est un peu forcée de faire, puisqu’elle ne parvient pas à cacher sa surprise. Allons bon.

On retrouve Nate dans cet épisode avec l’ensemble de ses orteils. C’est étonnant. Il s’est fait tabasser et couper l’orteil, mais Cassie et lui ont été malins (quelque chose me dit que c’est Nate qui a été malin sur ce coup-là) : ils ont foutu l’orteil dans de la glace. Il a pu se le faire remettre en place et il voit à présent ça comme une métaphore pour son couple. Bon, Nate n’est pas bien littéraire et il s’attire surtout le courroux de sa femme.

Cassie s’est mariée à un mec avec plein de dettes. Elle y croyait pourtant, à son conte de fées. Ce n’est plus le cas et elle le signifie bien à Nate. Elle n’a pas envie de rester avec lui maintenant qu’elle apprend qu’il doit des millions à d’autres. Elle décide donc de se barrer de chez Nate, même si elle vient juste de se marier. Et le plus hilarant dans tout ça ? Elle demande à Maddy de venir la chercher !

Maddy tient tellement sa revanche sur la vie, c’est chouette. Elle demande à une équipe artistique de transformer Cassie pour la faire devenir la star qu’elle pourrait être. Rien que ça. On suit donc la transformation de Cassie qui reprend assez vite les shootings photo avec Maddy. Le but de Cassie ? Vendre son corps, évidemment. Le shooting photo déplaît à Lexi, mais j’ai beaucoup aimé la scène, du coup : on y voit Rue qui cherche de la drogue auprès de Maddy, qui est en train d’aider Cassie à vendre son corps. Évidemment que Lexi essaie de leur faire prendre conscience que c’est n’importe quoi, mais bon, c’est Euphoria.

J’ai du mal à croire, en plus, que Maddy soit vraiment sympa avec Cassie. Tout l’épisode, je me suis attendu à un coup bien traître. Pourtant, elle se contente apparemment d’organiser des séances photo et de l’emmener en boîte pour rencontrer des personnes importantes. Se faire repérer n’est pas toujours si simple, mais Cassie donne tout ce qu’elle a sur la piste de danse, attirant à elle Dylan. Cela finit en plan à trois autour d’un peu de coke avec l’autre protégée de Maddy. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Eh bien, plein de choses, surtout quand on connaît la cocaïne mal coupée dans cette série et que Cassie demande à être servie en première – ignorant les appels de Maddy qui frappe pourtant à la porte. Elle ramène finalement d’autres personnes pour défoncer la porte, mais s’assure aussi de la présence d’une caméra pour filmer ce qu’il se passe. Je n’arrivais pas à savoir l’intention précise de Maddy à ce moment-là, mais finalement, elle veut juste aider son amie, apparemment.

C’est terrible, parce que bien sûr la cocaïne finit à des endroits où elle ne devrait pas être. Maddy intervient pourtant juste avant que ça ne vire en sextape, et ça permet à Cassie de se faire un nom en déclinant bien son identité devant la caméra. Maintenant qu’elle a l’attention sur elle, il va falloir la garder et Maddy lui dit bien que ce ne sera pas si simple.

Contre toute attente, on retrouve Jules dans cet épisode lorsqu’elle est contactée par… Lexi ! C’est un duo inattendu, mais ça peut fonctionner, je suppose. Lexi a une opportunité professionnelle pour Jules, une où elle serait artiste pour une fois. Elle lui demande de peindre un pique-nique, mais l’œuvre de Jules ne plaît pas du tout à la production du show télé : elle y dessine des trans à poil. Il y a donc quatorze pénis et quelques paires de poitrine.

Lexi fait revenir Jules, Jules accepte de changer son tableau (mais ça lui fait de la peine, évidemment) et Lexi se fait défoncer par la productrice du show : le tournage prend du retard à cause de l’absence de ce tableau de pique-nique. En plus, Jules accepte, mais elle part aussi en vrille : elle n’est pas à l’aise à l’idée de travestir son art comme ça. Elle balance donc de la peinture rouge dessus, et c’est tout. Pauvre Lexi.

De son côté, Nate se retrouve à faire des propositions de complexes immobiliers aux officiels de la ville, mais… comment lui accorder sa confiance quand il devrait plutôt être sur un lit d’hôpital ? Il a beau supplier Bill, le dirigeant du comité qu’il doit convaincre, et se mettre à genoux devant lui, rien n’y fait : on lui refuse son projet immobilier. Bref, il est dans la merde.

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