Midnight, Texas – S02E08-09

Épisode 8 – Patience Is A Virtue – 18/20
Oula, on approche dangereusement de la fin de la série et ça se sent. C’est plutôt bien foutu : en deux saisons, ils ont eu le temps de faire monter les enjeux progressivement et même si cette saison est un peu précipitée, elle tient la route. Cet épisode apporte les derniers éléments de mythologie nécessaires pour mener à un final qui promet d’envoyer du lourd, alors que l’ensemble de la saison aura vraiment eu des airs de dernière saison.

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Spoilers

08

Ave Rex and Regina

Bon, tant qu’à faire, je me suis dit que je pouvais bien finir la saison tant que j’y étais, quitte à me coucher un peu tard. C’est les vacances, après tout ! Et puis, ça sent le double épisode final… qui change totalement l’issue du cliffhanger. Loin de s’effondrer comme on l’avait vu en fin d’épisode 7, Manfred reste encore lui-même grâce aux bons conseils de Kai. Oui, les deux se retrouvent à être de grands amis soudainement.

Ils comprennent rapidement que Patience est une grande menace, et qu’elle a volé à la fois les fioles de pouvoir et la tête. Ils se rendent donc auprès d’Olivia et les autres pour mieux se rendre compte qu’ils ont disparu. C’est triste. Bien sûr, Patience finit par retrouver Manfred dans la rue et il ne parvient pas à être crédible dans son amour pour elle – il lui dit qu’il l’aime, c’est débile.

Bref, elle comprend vite que Manfred en sait plus que ce qu’il dit et on a une bonne confrontation, avec l’accent de Patience qui disparaît et la révélation qu’elle est celle qui a créé le sortilège que Fiji avait essayé pour savoir si les intentions de Patience étaient pures… J’ai beaucoup ri, mais rapidement, on avance dans l’épisode : Fiji et Patience n’ont tué personne, elles ont possédé tous les midnighters. Pas de bol, elles ont oublié l’existence de Joe. Après avoir enterré Chuy, celui-ci débarque en ville pour retrouver les sorcières en plein contrôle. Autant dire qu’il n’est pas fan de la situation.

Il parvient rapidement à les faire fuir, et on apprend donc qu’elles peuvent se téléporter. Cela laisse le temps aux midnighteurs de se retrancher, d’apprendre ce qui est arriver à Chuy et de se remettre de leurs émotions. Ils se sont fait balader toute la saison, quand même. Ils mettent vite au point un plan complètement con : plutôt que de cacher Manfred dont la tête est désormais le seul rempart anti-Theophilus quand même, ils décident de le garder et de le protéger.

Joe explique à Lemme qu’il a coupé ses ailes pour se faire pardonner ses péchés et c’est complétement débile. On a donc un vampire qui réconforte un ange, quand même, alors qu’ils cherchent des armes en fer, la Kryptonite des sorcières. Bon, ça va, ça, c’est pas trop compliqué à trouver chez un antiquaire heureusement.

De leur côté, Kai et Manfred continuent de faire équipe, et ce dernier s’excuse d’avoir fait de la merde toute la saison. Kai avoue qu’il était fidèle à Patience malgré tout et les deux arrivent assez vite à progresser dans leur enquête sur celle-ci. Grâce à une caméra placée dans le bureau de Kai, ils découvrent ainsi le moment où elle a récupéré la tête coupée, et se rendent compte que le modèle sur le tableau a bougé.

Manfred tente donc de prendre contact avec elle et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il se retrouve embarqué dans le tableau contre son gré. Il se retrouve dans une forêt de nuit avec le modèle qui s’avère être Delilah. Une des premières sorcières, youhou ! Elle raconte à Manfred toute l’histoire, alors que Patience fait de même avec Fiji. Et franchement, l’intrigue n’est pas dingue ni super originale…

Il s’avère donc que Delilah était amoureuse de Theophilus, et qu’ils ont annoncé à Hypatia qu’ils allaient se marier. Hypatia, c’est évidemment Patience, la sœur jumelle de Theophilus. Et le truc, c’est qu’elle est super jalouse de ce mariage, même si Delilah est censée être sa meilleure amie. Elle se débrouille donc pour embrasser son frère et tous les deux comprennent que leur amour leur apporte une magie incroyable.

Même si Delilah est enceinte, ce n’est pas assez pour les stopper : Hypatia charme complètement Theophilus et parvient à créer la magie noire grâce à ça. Elle tombe enceinte à son tour et le couple devient maléfique, relâchant une peste pour tuer plein de gens. Delilah comprend donc qu’elle n’a pas d’autres choix que de tuer son ex, histoire de les stopper. Et elle en profite pour maudire Hypatia et toute sa descendance, pour les empêcher de trouver l’amour. C’est joyeux et c’est assez dingue de se dire qu’on arrive à avoir toute une lignée de bébés malgré cette malédiction.

En retour, Hypatia se venge en enfermant Delilah dans le tableau. Voilà, voilà. Et dans le tableau, Delilah est hantée par un chevalier que Manfred réussit à tuer en l’aveuglant des flashs de son portable. On aura eu droit à tout dans cette série. Il décide de retourner à Midnight pour mettre fin au sort… Ne se doutant pas du plan de Patience et Fiji : ramener à la vie Chuy. Ouep, elles ont besoin d’un démon et Fiji a le pouvoir de le ramener, apparemment. C’est gênant.

Une fois que c’est fait, il est facile de leurrer Joe et de l’éloigner de Lemme. Il sort en plein jour, c’est foutu pour Joe : il se rapproche de Chuy, lui fait un câlin et… se fait mordre par lui, car il est possédé par Fiji. C’est con. Et ça laisse aussi sans défense Lemme, qui se fait endormir par Patience.

Pendant ce temps, Bobo et Olivia travaillent ensemble pour trouver le moyen de ramener le papillon de Fiji. C’est leur grand plan : faire en sorte qu’elle repasse du bon côté de la force, pour avoir de nouveau une bonne sorcière dans leur rang. Le seul problème, c’est qu’en contactant les sorcières de Delilah, ils tombent sur une sorte d’amatrice asthmatique. Bon, heureusement, elle a des connaissances malgré tout, mais des connaissances qui paraissent assez théoriques quand même.

Elle indique le rituel à suivre pour retrouver le papillon de Fiji, qui est aussi son esprit, en fait. Pas de bol, le rituel à suivre est dégueulasse et douloureux pour Bobo : le papillon est réfugié en lui. Malgré tout, ils arrivent à retrouver le papillon grâce à une petite formule latine et un insecte… mais Fiji n’hésite pas une seconde à tuer le papillon quand elle en a l’occasion.

Et du coup, au beau milieu de la nuit, Patience et Fiji organisent une petite procession de sorciers maléfiques et de l’ensemble de leurs prisonniers. On notera que Joe se retrouve avec une croix sur le dos, quand même. Manfred et Kai observent tout ça de loin, mais pas avant d’avoir mis au point un système de défense insuffisant : Manfred est retourné dans l’enfer des sorcières pour échanger sa place avec un sorcier, dont Kai peut extraire les pouvoirs.

Ainsi donc, Manfred se retrouve avec des pouvoirs de sorcier. Il débarque juste à temps à l’église pour empêcher le sacrifice de Joe par Patience, mais il ne parvient pas à libérer Delilah du tableau quand il essaie. Au contraire, il se fait capturer, comme le craignait Kai.

Après tout ça, il demande quand même à Patience d’épargner ses amis, mais c’est un peu vain. Quant à Fiji, elle est partie loin, très loin, du rôle de la neuneu de service. Nous sommes donc dans la merde : tous les héros sont a priori neutralisés, même Lemme enchaîné avec de l’argent. Et c’est ainsi que Manfred se retrouve décapité, sous le regard de tous ses amis impuissants. Ouep, le mal l’emporte dans cet épisode et on a droit à une tête synthétique un peu foirée dans les mains de Patience. C’est tout de même un plan marquant et ça promet pour l’épisode final !


Épisode 9 – Yasss, Queen – 18/20
C’est une bonne fin de saison, mais pas tout à fait une fin de série pour autant… même si rien ne me dérangera sur le long terme. Malgré de très bonnes scènes, cet épisode a quelques twists que je n’ai pas trop aimé dans la manière dont ils ont été exécutés. Bon, ça restera une bonne série d’urban fantasy dans ma mémoire, et je la quitte en gardant aussi mon coup de cœur pour Olivia, qui illuminait vraiment cette série.

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09

I’m not giving up… There is a way out.

Bon, comme prévu, il est difficile de s’arrêter sans aller au terme de cette saison… et de la série. Cette dernière capitalise de manière intéressante sur la réaction d’Olivia, dévastée à la mort de Manfred. Oui, bon c’est sûr que ça veut dire que le monde est prêt à sombrer dans le chaos. Du coup, Joe tente de prier, mais il se fait museler rapidement par Fiji, qui enchaîne ensuite sur un sortilège capable de ramener Theophilus à la vie grâce aux fioles de pouvoirs collectés par Kai. C’est donc un début d’épisode mouvementé, il n’y a pas à dire.

Fiji et Patience parviennent à leur fin sans trop de mal : Theophilus est ramené à la vie et Patience se jette pour lui pour l’embrasser ; renforçant aussitôt la magie noire. C’est un sacré échec pour nos Midnighters, tout ça, mais j’aime la manière dont Olivia et Lemme restent encore amoureux dans tout ça.

La série part ensuite en délire total : la ville est renommée Patience et les midnighters servent d’esclaves au couple royal. Allez, j’ai ri quand même de voir Olivia forcée de sourire de manière niaise ou la révélation que d’autres ont été tués pour rébellion, mais pas Olivia. Les midnigthers ne sont pas tous sacrifiés parce qu’évidemment, Patience envisage aussi de conquérir le monde. Pour cela, le but est de réussir à convertir toutes les Delilah au mal en leur volant leur papillon. Ca semble simple comme plan ça.

Elles ont juste oublié de compter sur Olivia qui trouve évidemment le moyen de négocier sa fuite auprès des gardes. Dans tout ça, Chuy est de nouveau mort, et son sang sert de transfusion pour Joe. Le pauvre. Il est transformé petit à petit en démon par une Patience très forte à ce jeu-là. Ainsi, quand Olivia s’enfuit, elle est heureuse de tomber sur Joe… mais celui-ci est devenu un démon. Arrêtée, Olivia est donc torturée par Patience, alors que Theophilus propose de la tuer, pour que ce soit plus radical. Sympa, la vie quoi.

De son côté, Bobo est transformé en esclave de Fiji. Il essaie encore de la convaincre de revenir du bon côté, mais c’est un peu tard franchement. Elle n’a plus d’âme, allô. Oh, son discours semble faire de l’effet à Fiji, mais bon, elle ne fait que se foutre de lui et, franchement, je me suis retrouvé à aimer l’actrice, contre toute attente. Cette fin de série aura servi à quelque chose au moins.

La série nous révèle aussi un twist majeur vraiment abusé. Pour la deuxième en deux épisodes, elle nous apprend qu’il ne fallait pas faire confiance à ce qu’on a vu : ainsi, ce n’est pas Manfred qui a bu le contenu de la fiole de pouvoir pris aux sorcières, mais Kai. Avec ses pouvoirs, il a pu prendre le collier de Theophilus, puis l’apparence de Manfred. Et c’est donc sa tête qui est coupée. Soit.

C’est un peu trop gros comme rebondissement, je suis déçu, principalement parce que la série n’avait laissé aucun doute sur la mort de Manfred : on l’a vu boire la fiole dans l’épisode précédent ; le collier n’aurait pas dû être retiré si facilement… C’est abusé. Bon après, pour le reste du plan, c’est efficace : l’idée était d’avoir le corps de Kai pas assez puissant pour supporter les pouvoirs de Theophilus.

Et ça fonctionne : il se met à cracher des dents et on le confie à Lemme pour qu’il soit soigné par le sang de Lemme. En échange, le vampire négocie deux dernières minutes avec sa femme, condamnée à brûler vive sur un bûcher. C’est embêtant, au point qu’elle a lâché l’espoir. Si même Olivia s’arrête de se battre, tout est foutu.

D’un autre côté, Bobo s’aperçoit que Basil est de retour en ville. Basil, c’est le demi-dieu livreur de pizza qui s’amuse des dramas qui existent. Forcément, avec cette ville tombée sous les forces du mal, il y a de quoi faire. Bobo obtient donc de quoi appeler le dieu en cas de besoin… mais n’en a pas besoin immédiatement.

En effet, alors qu’Olivia est sur le bûcher, Manfred révèle à toute la ville qu’il est encore en vie et qu’il a l’aide de Walker. C’est plutôt sympathique à voir, même si ça va quand même vite : ils parviennent à deux à arrêter les sorciers, en tuant même certains dans une riposte de Fiji détournée sur eux. Cela affaiblit considérablement Theophilus, ne laissant d’autres choix à Fiji que de brûler Olivia pour détourner l’attention.

C’est plus ou moins efficace, cependant : la série revient une fois de plus en arrière pour nous révéler que lors de leurs adieux, Lemme a transformé Olivia en vampire, à sa demande. Du coup, elle ne brûle pas vive et peut au contraire s’attaquer à Fiji, que le groupe kidnappe, avant de s’enfuir aussi avec le tableau de Delilah. Pourquoi pas. La surprise est moindre : cela fait deux ou trois épisodes qu’on nous commençait chaque résumé par Olivia rappelant à Lemme qu’elle ne veut pas devenir vampire, quoi. Après, j’avais oublié que le feu ne tuait pas les vampires dans cette série et on sent que l’actrice avait vraiment peur du feu dans la scène ; du coup, c’est une sacrée réussite.

Maintenant que Fiji est avec eux, les Midnighters cherchent un moyen de la ramener du bon côté, et c’est Bobo qui sait comment le faire : il invoque Basil et demande à ce qu’une âme soit rendue à Fiji… Et voilà comment il passe un pacte qu’il regrettera ; il demande simplement l’âme de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas… mais ça sent mauvais.

Bon, n’empêche, ça permet d’avoir une bonne sorcière assez puissante pour libérer Delilah de son tableau (après 30 secondes où Fiji fait ce qu’elle sait faire de mieux : s’appitoyer sur son sort). C’est toutefois un sortilège qui prend du temps – assez de temps pour que Joe débarque et ramène Manfred auprès de Patience et Theophilus. Pfiou, il s’en passe des choses. Le combat final est plutôt bien foutu : il oppose Joe et une grosse partie des midnighters qui le font prisonnier et le laisse à Walker. Celui-ci parvient à ramener Joe en lui expliquant qu’il l’aime et qu’il ne veut pas tuer celui qu’il aime.

De son côté, Manfred arrache la tête de Theophilus pendant que Patience est occupée avec Delilah. Cette occupation est de courte durée cependant : rapidement, Patience se retrouve à absorber les 490 pouvoirs qui coulent de la tête de son frère. Elle se transforme en un monstre puissant capable de neutraliser sans mal Bobo et les deux vampires que sont Olivia et Lemme. On sent toutefois la fin de série se rapprocher à grands pas.

Pour s’en sortir face à une Patience trop forte, Manfred fait appel à l’esprit de Kai. Cela lui permet d’être possédé par celui-ci qui peut alors se servir de ses pouvoirs pour arracher de force tous ceux de Patience. Voilà qui met donc fin à ce très bon arc final de la série : Delilah bannit dans un tableau Patience, à jamais.

Il faut alors passer à la conclusion de la série : Fiji jette un sort d’amnésie sur la ville, Bobo récupère le bar restaurant et tous les midnighters boient à leur nouvelle vie en paix. Ils accueillent même Walker dans leur rang, c’est dire. La série offre aussi une conclusion pour Lemme et Olivia : elle se fait progressivement à sa vie de vampire, avec l’aide de Lemme. Elle est loin des vampires affamés des débuts de transformation tels qu’on les connaît habituellement.

Pendant ce temps, Joe décide de quitter Midnight pour partir en rédemption après avoir tué des gens – notamment la sorcière asthmatique dans la bataille finale – sous l’influence de Patience. Il confie donc la ville à Manfred qui se fait réveiller en pleine nuit par sa grand-mère. Oui, malgré l’annulation, la série nous lâche sur un cliffhanger : la grand-mère le prévient d’un danger qui approche et qui prend la forme d’un soldat.

Il faudra oublier ça et la conclusion de Fiji/Bobo : comme je m’y attendais, Bobo regrette son pacte avec Basil, parce que la personne qu’ils n’ont jamais rencontrée et dont Fiji a l’esprit et bien évidemment… leur futur bébé, puisqu’elle est enceinte. Mouahaha. Comme je n’aime pas ces personnages, j’aime bien l’idée d’une fin peu heureuse pour eux ; et comme le coup du soldat ne nous indique absolument rien, c’est un cliffhanger avec lequel je peux vivre. Peut-être qu’un jour je lirai les romans… mais je ne pense pas. Autant ça passe en séries, autant la romance me blase dans les livres en général.

09-2

EN BREF – Cette deuxième saison confirme mon amour des séries d’urban fantasy mettant en scène des individus aux pouvoirs mythologiques variés. L’intrigue de la saison est plutôt intéressante, même si je reste sceptique face à l’omniprésence de romances mièvres et les quelques failles scénaristiques – notamment cette tendance à nous montrer des scènes, puis à revenir dessus ensuite, quitte à les contredire. On va dire que ça préservait le suspense, au moins.

Je trouve vraiment dommage le sacrifice fait par la chaîne : Midnight Texas était une série parfaite pour une diffusion l’été, entre le guilty pleasure et la série qui parvient à surprendre. Entre son annulation et celle de Shadowhunters, je me sens de plus en plus orphelin de séries de ce genre… J’espère que la relève sera bonne, même si je ne sais pas encore où la trouver.

Même si elle n’a eu finalement que peu d’épisodes, cette série me manquera, principalement parce que j’adorais Olivia, de même que son couple avec Lemme. Ce fut une parenthèse chouette.

Midnight, Texas – S02E07

Épisode 7 – Resting Witch Face – 16/20
Même si j’avais deviné où allait nous mener une bonne partie de l’intrigue, j’ai trouvé que c’était plutôt bien écrit et joué – même la médiocrité est bien jouée. Certains acteurs sont malheureusement en-dessous, peu aidés par une écriture qui est clairement précipitée. C’est un peu mon problème : on sent que la saison a été raccourcie à neuf épisodes et qu’il faut tout dire trop vite, quitte parfois à être moins cohérent. C’est dommage, parce qu’autrement, c’est une bonne saison.

> Saison 2


Spoilers

07

I’ve literally Googled “head in cage with Syriac cursed tattooed on forehead”. Nada.

Allez, j’avoue, je n’ai pas la patience d’attendre une semaine complète après le cliffhanger précédent, alors hop, je m’y remets, surtout que je suis dans l’ambiance après avoir passé une partie de l’aprèm à gérer des coups de fil administratifs… au soleil ehe. Si mes interlocuteurs coincés dans des bureaux l’avaient su !

L’épisode reprend très exactement là où le précédent nous a laissé, avec Manfred qui se précipite de l’autre côté de la rue pour tabasser Kai qu’il juge évidemment responsable de la mort de Creek, sans même savoir ce qu’il s’est passé. Comme toujours à Midnight, dès qu’il se passe quelque chose, tout le casting débarque dans la rue et apprend ainsi la mort de Creek.

Bien sûr après quelques coups de points et une menace de Kai hésitant à retirer les pouvoirs de Mandred, on passe au générique sans que rien ne soit résolu. L’enterrement de Creek est rapidement expédié, même si elle a de meilleurs adieux que ce que n’a eu le révérend du coup. Tous les personnages se retrouvent ensuite en veillée funèbre et l’on apprend que quelques jours ont passé : Joe est à la recherche de Chuy depuis plusieurs jours, le corps de Creek n’a pas été retrouvé et Manfred sombre dans l’alcool. Chouette.

Il est en boucle sur la culpabilité de Kai ; et c’est logique : il lui a montré comment forcer les esprits à passer dans l’autre monde et c’est effectivement ce qui est arrivé à Creek en fin d’épisode précédent. Olivia suit aveuglément Manfred quand je soupçonne plutôt Patience d’être la vraie responsable de tout ça et c’est bizarrement Bobo qui paraît être le plus réfléchi face à cette situation. C’est dire à quel point on tombe bas : BOBO !

Patience n’est pas en reste dans cet épisode : elle tente de convaincre Manfred que son mari est innocent et s’attire tous mes soupçons au passage, parce qu’elle paraît soudainement mauvaise l’actrice (attention, l’actrice est très douée, c’est le personnage qui l’est moins !). En effet, si elle dit qu’elle n’a jamais douté de son mari avant, elle reconnaît avoir maintenant des raisons de le faire… Elle pourrait tout aussi bien dire à Manfred qu’il est responsable à ce stade.

Et en plus, elle lui offre une amulette pour le protéger de la colère de Kai, même s’il n’y croit pas puisque c’est contre tout ce que sa famille lui appris. Après ça, Manfred reprend les recherches sur la tête de mort pas si morte que ça du bureau de Kai, en compagnie d’Olivia et Lemme. Ouep, les trois se mettent à chercher une traduction des écritures qui sont sur la tête, et c’était assez étonnant de les voir se servir de livres pour faire leurs recherches. Franchement, je ne sais pas d’où ils les sortent, mais bon.

Au moins, ça fonctionne. Ils comprennent alors que le but de Kai est de récupérer autant de pouvoirs que possible afin de réussir à libérer la tête d’une malédiction. Reste à savoir pourquoi, mais bon, ça ne sent pas trop bon à vue de nez, surtout que la série nous révèle qu’il lui manque deux pouvoirs pour ça. Heureusement que Lemme a récupéré ses pouvoirs et que l’employée de l’hôtel en avait volé aussi.

Dans tout ça, Manfred appelle une ancêtre pour obtenir des informations sur la malédiction… et il se retrouve possédée par elle. Super.

Tout ce qu’elle veut, c’est un massage des pieds fait par Lemme, ce qui finit par agacer Olivia. On en arrive alors à la révélation que la tête est celle du Père de la Noirceur, un démon qui est à l’origine de la magie noire, c’est gênant comme tout… surtout qu’il s’agit de Theophilus, nom qu’on a déjà entendu comme étant l’ancêtre de Fiji.

En parallèle, Patience perd… patience. Pardon, fallait que je la fasse. Son mari est insupportable, et il marque toutefois un point à être dévasté de savoir qu’elle le trompe avec Manfred. Elle assure que sa relation extra-conjugale ne voulait rien dire pour elle et mon dieu, qu’est-ce qu’elle ment mal ! Elle manipule tout le monde, évidemment que c’est la méchante !

Pendant ce temps, Fiji trouve encore le moyen de faire en sorte que la mort de Creek soit… au sujet de Fiji, bien évidemment. Elle est donc dépitée de voir que les autres attendent d’elle qu’elle soit positive, s’en plaint à Bobo puis… retrouve bien vite le sourire quand il a envie de coucher avec elle. Décidément, ces deux-là, cette saison, c’est infernal !

Cela dit, elle utilise ses pouvoirs pour l’endormir et révèle ainsi que son côté maléfique est toujours à l’œuvre. Si je n’accroche pas vraiment à cette intrigue, c’était marrant malgré tout parce qu’on la retrouve à utiliser sa nuit à… danser. Ouh lala, qu’est-ce qu’elle est mauvaise !

Difficile de ne pas mourir de rire à la voir jouer les barmaids qui sert gratuitement des verres à tous les monstres. Elle finit par draguer un type, puis deux nanas d’un coup. Pas de bol, alors qu’elle s’apprête à quitter le bar avec ses vampirettes, elle retombe sur Bobo. Elle lui annonce donc qu’en virant le papillon de ses entrailles, elle a perdu ses soucis aussi, et son amour pour Bobo.

Bref, elle ne l’aime plus et elle n’hésite pas à utiliser ses pouvoirs sur lui pour bien lui faire comprendre qu’elle n’en a plus rien à faire de lui. C’est ridicule comme tout, mais au moins, le personnage de Fiji est presque plus appréciable comme ça. Bon, dans tout ça, Bobo se retrouve à aller se plaindre à Manfred et aux autres, ce qui leur permet de découvrir tous ensemble que Kai a ramené la tête de l’ancêtre de Fiji en ville ET que Kai est probablement le jumeau de Theophilus, Delilah donc. Nope, je soupçonne toujours Patience d’être Delilah, sorry.

Bon, nos héros sont de moins en moins nombreux à Midnight en tout cas : il ne reste plus que Lemme, Olivia, Bobo et Manfred pour mener l’enquête. Ces trois derniers découvrent un stock de reliques peu rassurantes dans les affaires de Fiji : des cheveux d’eux ; du sang de Lemme… charmant. La pire découverte vient toutefois de Lemme : il retrouve les clés de voiture de Creek, ensanglantées, enterrées dans le jardin de Fiji. Oups.

Cela dit, Fiji est plus occupée par son plan à trois avec les vampirettes, qu’elle rend aveugle grâce à un bandeau sur les yeux, avant de les marquer au crucifix. Ce n’est qu’après qu’elle propose à Kai de voler les pouvoirs des vampires, lui laissant avoir tous les pouvoirs dont il a besoin. Fiji est bien maléfique désormais, et elle n’apprécie pas de voir Bobo brûler toutes ses affaires de magie noire dans la rue.

Elle se précipite donc pour s’attaquer à lui, mais cette fois, il a tout prévu : avec l’aide de Lemme, Olivia et Manfred, il parvient à l’arrêter. Tous les trois l’interrogent donc en la torturant : Fiji n’a pas tué Creek, mais c’est elle qui en a brûlé les os pour s’assurer qu’elle ne parle pas et ne dise rien de ce qu’elle avait découvert. La trahison fonctionne bien et l’actrice excelle à jouer la folie, à défaut d’avoir été excellente jusqu’ici cette saison !

Bon, elle met rapidement nos héros sur une nouvelle piste après tout ça : elle leur explique que Kai a tout ce qu’il faut, y compris un sacrifice humain tout trouvé : Patience. Manfred se précipite à la rescousse, évidemment. C’est finalement Lemme qui la retrouve en premier et la ramène auprès de Fiji et des autres. Ce n’est pas une bonne idée : Manfred retrouve lui Kai et le tabasse une fois de plus. Et c’est ainsi que Kai lui apprend finalement que la tête n’est pas celle de son jumeau à lui, mais celui de Patience. Et voilà.

C’était prévisible, mais Manfred comprend donc trop tard que Patience est la grande méchante après qui il en a, et probablement celle qui a tué Creek. Pire encore : l’amulette de protection qu’elle lui a donnée est en fait une amulette qui va permettre de réincarner Theophilus… en lui. Sympathique crossover, ma foi.

De son côté, Joe retrouve quelques cadavres déchiquetés et un vieil homme sur lequel il utilise son pouvoir pour découvrir que Chuy a bien repris ses activités démoniaques. Après plus d’un siècle de combat intérieur pour ne pas sombrer, c’est triste quand même. Il aura suffi d’un soupçon de jalousie pour en arriver là ! En plus, Walker, le chasseur, surveille toujours Joe et en arrive aux mêmes conclusions que Joe…

Bien sûr, ce dernier se rend compte qu’il est suivi et attaque Walker, essayant de le renvoyer chez lui. Comme ce n’est pas très efficace, il le prend en prisonnier, lui expliquant tranquillement que Chuy est sa famille de toute manière. Sa famille, cela dit, il n’hésite pas à la tuer. Bon, avant ça, il faut expliquer que Chuy leur tombe dessus par surprise pour les attaquer et que Walker prend le dessus, refusant finalement de le tuer parce qu’il aime Joe.

Mort. De. Rire. Tu l’aimes après une chasse de 3 minutes et une baise à l’arrière d’un camion sordide ? Eh bah ! Chuy envisage de s’en prendre à Walker et Joe n’a alors pas d’autres choix que de le tuer. C’est triste, mais c’est expédié tellement vite qu’il n’y a pas trop le temps d’être triste. Après tout ça, Joe envoie paître Walker bien comme il faut, puis se coupe les ailes dans une scène qui devrait être bouleversante mais est surtout drôle à cause d’effets spéciaux médiocres et d’une incapacité physique à se taillader le dos.

The 100 – S06E09

Épisode 9 – What You Take With You – 18/20
Oh lala, que d’émotions en pagaille encore cette semaine. S’il y a des choses que j’ai vu venir de (très) loin, je trouve que cet épisode apporte encore une fois pas mal de rebondissements bien sentis. L’évolution des personnages y est très juste du début à la fin, et pourtant il y a pas mal de personnages dans l’épisode. D’ailleurs, on ne voit pas tout le monde, mais personne n’a eu le temps de me manquer tellement c’est prenant !

> Saison 6


Spoilers

609

I won’t let you die.

Octavia se réveille auprès de Gabriel, qui est en train de travailler sur l’anomalie, et il est hyper frustré de découvrir que tout ce qu’elle a comme réponses à ses questions, c’est « I don’t know ». Bon, apparemment, elle sait qui est Diyoza donc c’est mort pour mon espoir d’un reboot du personnage : j’avais espoir qu’on la retrouve comme en saison 1, mais non.

Cela dit, elle semble en bien meilleure forme que tout ce qu’on a pu voir cette saison. L’anomalie permet apparemment de se laver les cheveux, en plus. Gabriel veut en savoir plus tout de même : il n’hésite pas à la droguer en constituant une petite recette à base d’ingrédients un peu dangereux, comme les vapeurs du soleil rouge, là. Je suis tout de même rassuré de voir que Gabriel aussi a noté que les cheveux d’Octavia étaient plus propres qu’avant !

Pas d’erreur de cohérence, mais il faut tout de même noter qu’O n’est pas trop chaude à l’idée de prendre de la drogue. Pourtant, elle fait confiance à Gabriel – je l’avais dit que ce serait son futur love interest ; on l’a tous vu directement.

Et rapidement, cet épisode a senti bon, très bon : Octavia prend la drogue de Gabriel et… se rend compte qu’il a disparu. À la place, elle se trouve en présence d’une boîte de lumière verte et d’une de lumière rouge. Si je n’ai pas tout suivi aux explications de Gabriel sur l’expérience menée par Octavia, j’ai adoré la voir choisir la boîte de lumière rouge et être attaquée par des papillons… qui la ramène en plein flashback des saisons précédentes – toutes les saisons précédentes. Elle revoit tous ses choix les plus difficiles de survie, et c’est vrai qu’elle en a bavé depuis la mort de Lincoln ; seul événement que je ne crois pas avoir vu.

On la retrouve bien plus tard dans l’épisode – et c’est dommage, j’aurais adoré un épisode complet sur elle comme on a eu pour Clarke – en pleine conversation avec… Pike. Oh, merde, en voilà un dont je me serais passé ! Il lui explique donc que peut-être qu’elle n’a pas à se souvenir de ce qu’il s’est passé durant l’anomalie, puis s’amuse à la torturer psychologiquement à lui parler de Bellamy et de la haine qu’il ressent pour elle, puis de la haine qu’O ressent pour elle-même.

Bref, c’est une bonne manière d’approfondir le personnage pour le coup. Elle demande d’abord le pardon, puis la rédemption. Elle n’est donc pas encore aussi perdue que Jasper… mais bon, elle est encore Bloodreina avec son refrain entêtant : la scène se déroule dans l’arène du bunker après tout. Ainsi donc, Bloodreina débarque pour mettre à mort Pike.

Cette fois, zéro doute possible, il est enfin fait référence à Lincoln : la mise à mort calque littéralement celle de Lincoln, que l’on revoit en flashback. Le but ? Forcer Octavia à prendre conscience que Bloodreina était un peu problématique en son genre. Octavia décide donc de se battre avec cette version d’elle-même, réussissant carrément à la tuer.

Après ça, Octavia se réveille. Elle ne sait toujours pas ce qu’elle a vécu dans l’anomalie, mais elle décide de partir au plus vite pour mériter sa deuxième chance. Il y a toutefois un certain appel à la radio qui l’arrête net dans sa fuite, et purée, j’ai hâte de voir la suite de la saison, comme chaque semaine.

En attendant, en parallèle, Josephine et Bellamy sont toujours en route vers les enfants de Gabriel, même s’ils ne savent pas exactement où ils vont. Josephine affirme qu’elle est de plus en plus affaiblie et Bellamy lui met une petite trace de sang rouge sur le front, pour être sûr qu’elle ne soit pas tuée bien rapidement. C’est intéressant, parce qu’ils sont aussitôt arrêtés par des enfants de Gabriel qui les emmènent dans une cave.

Bellamy donne quelques informations de manière à convaincre ses ravisseurs de contacter directement Gabriel, puis remarque que Josephine est heureuse de savoir Gabriel en vie. Elle lui révèle qu’elle en est amoureuse, comprend que Clarke utilise le Morse pour communiquer avec Bellamy (et se foutre de la tronche de Josephine ahaha) et demande à Bellamy de lui dire ce qu’il a sur le cœur, puisque Clarke l’entend. La scène était vraiment touchante, c’est fou ce que ses acteurs sont bons. Quant à leur alchimie, bon, elle n’est plus à démontrer ; ils sont carrément mariés maintenant.

Joséphine elle-même se rend compte de leur alchimie ; parce qu’elle a les souvenirs de Clarke et le développement de toute leur relation. Non, vraiment, j’ai beaucoup aimé ces scènes entre les deux acteurs, elles font partie des meilleures de la saison je pense.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin : les enfants de Gabriel et découvrent que leur prisonnière a le sang noir. Il ne faut pas beaucoup de temps pour comprendre alors qu’elle fait partie des Premiers, ces vilains ennemis qu’ils veulent tuer coûte que coûte. Ils la détachent pour mieux la décapiter, mais c’est mal connaître Josephine/Clarke : elle parvient bien vite à se libérer pour de bon, mettant K.O quelques hommes au passage. Il est rapidement révélé que Josephine a redonné le contrôle à Clarke : elle laisse les clés à Bellamy et s’enfuit comme elle peut.

Elle est aidée par la garde du corps de Josephine qu’elle retrouve vite et… n’hésite pas à assommer. Et alors qu’elle se met à halluciner Josephine, révélant qu’elle a appris à conduire une moto grâce à elle, elle utilise la radio pour contacter directement Gabriel et lui dire qu’elle vient le voir, avec Josephine dans sa tête. C’est l’appel radio qu’entend Octavia alors qu’elle cherchait à s’enfuir.

Loin au-dessus de tout ça, dans l’espace, Kane est de retour à la vie, mais pas dans son corps à lui. Il s’admire donc dans le miroir, découvrant ses cicatrices et parlant avec une Abby persuadée d’avoir pris la bonne décision. Elle lui explique que c’est un cadeau, mais bon, c’est surtout à elle-même qu’elle se fait un cadeau là, elle récupère son amant, et dans un corps plus jeune svp.

Pas de bol pour elle, Marcus a du mal à se faire à son nouveau corps. Quand il l’embrasse, il lui trouve ainsi un goût différent. Si j’aime bien le nouvel acteur, je trouve qu’il a effectivement des nuances de jeu très différente de celles de Marcus.

Après une petite nuit de sommeil, Raven est toujours aussi véhémente vis-à-vis de cette situation, et Kane comprend bien vite que le corps qu’il a reçu n’était pas tout à fait au courant de ce qu’il attendait quand il rencontre sa femme. Bien sûr, la femme sait que Gavin n’est plus, mais Marcus est tout de même assez choqué de son sort. Il n’hésite pas à s’en prendre aux représentants de Sanctum, puis à faire équipe avec Raven pour… Ramener Indra à la vie, ALLELUIA !

J’en avais marre qu’elle soit endormie, elle manquait ! Bizarrement, elle s’ajuste assez rapidement à ce nouveau monde et au nouveau Kane. Celui-ci ne veut pas que d’autres sacrifices se fassent et Raven met rapidement au plan pour empêcher que ça n’arrive : il y a besoin de gravité zéro pour que le sang devienne noir ; alors il suffit simplement de rendre la conversion impossible.

Et au passage, il est décidé de sacrifier Marcus, et Gabe. C’est pas très cool pour Gabe, je pensais qu’ils trouveraient un moyen de le sauver et de simplement tuer Marcus, moi. Mais non, Marcus a toutefois la meilleure fin possible : il peut dire au revoir à Abby et la convaincre que sa décision est certes douloureuse, mais est la meilleure. Il décide donc de se suicider en embarquant avec lui dans l’espace de quoi créer le sang noir. Adieu les espoirs de paix avec Sanctum, adieu Marcus Kane. Oh, la production prend le temps de lui faire un adieu correct : c’est Henry Ian Cusick qui joue la dernière scène du personnage, même s’il est toujours dans le corps de Gabe.

Du coup, c’est bien plus déchirant de voir Abby lui faire ses adieux, contrainte de le perdre, ou d’avoir Raven triste de le perdre ou, PIRE, Indra. Elle est donc revenue dans la série juste pour dire adieu à Kane, et c’est super triste de se dire qu’on perd ce duo efficace. Le personnage de Kane ne me manquera pas : je suis triste qu’il meurt, oui, mais il ne m’a pas manqué pendant les huit premiers épisodes… En plus, je trouve ça bien qu’il finisse en flottant dans l’espace, ça fait très justice divine tout ça : fallait pas tuer plein de gens à bord de l’arche, coco.

C’est bizarre de dire au revoir à ce personnage, mais bizarrement, j’ai l’impression qu’il avait bien fait son temps.

> Saison 6

Films de juin (2/2) : Retour vers le futur

Salut les sériephiles,

Je vous le disais la semaine dernière, le mois de juin a été plutôt moyen du côté des visionnages de films (tout le contraire est en train de se produire en juillet), mais a été largement sauvé par une trilogie. Certains ont pu deviner facilement, surtout que j’en avais parlé sur Twitter et que j’ai eu l’occasion de le mentionner depuis dans mes critiques de Stranger Things, j’ai enfin pris le temps de rentabiliser l’abonnement Prime Video de voir Retour vers le futur. Et plutôt trois fois qu’une !

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Alors autant le dire immédiatement, ça a été un grand plaisir d’enfin voir ces films cultes. Je ne doutais pas que j’allais adorer : j’ai un faible pour les voyages dans le temps, et ça se voit pas mal dans mes visionnages de films pour l’instant, je crois. Pourtant, je continue de suivre comme je peux le poster des cent films à voir avant de mourir, promis. D’ailleurs, Retour vers le futur 2 en fait partie.

Cela dit, chaque chose en son temps, je vais donc faire le point film par film ! Et avec spoilers, inévitablement.

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Retour vers le futur

Si j’ai bien aimé le film, j’ai trouvé qu’il mettait un certain temps à se mettre en place quand même, surtout que l’on voit très rapidement les éléments peu discrets qui serviront une fois dans le passé (notamment ce coup de l’horloge arrêtée !). En revanche, j’ai bien apprécié de voir que le film vieillissait bien – ça aurait pu être une catastrophe après autant d’années, mais ce n’est pas le cas. Bien que largement spoilé par de multiples références à Marty McFly un peu partout dans la pop culture, j’ai eu quelques bonnes surprises devant le film.

Bref, c’était un bon moment, surtout par rapport à d’autres films vus cette année qui m’ont laissé plus perplexe que ça. Là, on avait un divertissement efficace, de la bonne musique (quand même, il faut le dire !) et… un cliffhanger ! Je crois que c’est ce qui me marque le plus avec cette trilogie et ce qui en explique sûrement une partie du succès : chaque film se termine sur un cliffhanger. Et ça, c’est quand même super bien vu et beaucoup trop rare. Même les Marvel n’osent plus aller si loin aujourd’hui (enfin, attention, qu’on ne m’accuse pas de spoiler des trucs ou quoi ; c’est ce que j’ai pris en note avant Far From Home)…

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Retour vers le futur 2

Je comprends ce qu’il fait sur mon poster : j’ai adoré et il est pour moi au-dessus du premier (et du troisième). On entre là pleinement dans ce que je préfère avec les voyages dans le temps : on va dans le futur, on voit le passé être modifié, on retourne dans le passé déjà exploré par le premier ; on modifie l’espace-temps comme on le peut, c’est un excellent scénario.

Ce que j’ai adoré, c’est l’aspect réécriture qui est extrêmement présent dans le film : on retrouve les mêmes scènes que dans le premier, mais avec des variations ; la course poursuite en overboard est ainsi bien drôle car on sait comment ça va finir après avoir vu le premier, sans pour autant imaginer que ça prenne cette ampleur. Toujours dans la réécriture, rien ne vaut les moments où Marty se retrouve au même endroit/même moment que son double. Ça ajoute pas mal d’humour et c’est dans l’ensemble assez bien fait pour être crédibles du côté de la montre.

Là, on est à fond dans ce que j’aime le plus avec les voyages dans le temps et, bizarrement, je ne m’y attendais pas du tout. Je ne sais pas, ça me paraissait trop ambitieux pour l’époque du côté des effets spéciaux. Et pourtant, ils y vont sans problème dans les effets spéciaux (j’ai adoré la « rencontre » entre Jennifer et Jennifer aussi !). Alors, certes, il y a deux trois « incohérences » qui me font bien rire, notamment les photos qui ne changent que quand on les regarde ; mais c’est quand même un film très solide, avec beaucoup d’humour et une très bonne maîtrise de sa mythologie, du voyage dans le temps et des clins d’œil aux fans du premier film.

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Bref, j’ai largement rejoint les fans de cette saga et je vois pourquoi elle est culte. C’est vraiment l’apogée de la culture geek avant la banalisation du geek vingt ans plus tard. Et c’est très bien comme ça. Oh, et je n’oublie pas non plus de citer mon gros coup de cœur sur les nombreux placements de produit, de Nike aux Dents de la mer, c’était très cool… et pas très loin de la réalité pour certaines choses, tout de même.

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Retour vers le futur 3

Humph… Nécessaire pour conclure la trilogie, ce film m’a quand même moins fasciné. Je ne suis pas un grand fan de far-west, malgré mon amour de Westworld, et ce retour dans un passé lointain a moins réussi à me convaincre que l’humour débile de la mère de Marty amoureuse de lui ou que le voyage dans le futur.

Pourtant, il y a tout de même de bonnes choses dans ce film, avec toujours cet aspect réécriture des scènes du premier film dans un cadre totalement différent. Je ne suis pas sûr cependant d’approuver le retour de la punchline « nobody calls me… » qui nous montre finalement un héros têtu et borné qui n’est pas vraiment un modèle que je kiffe – mais eh, dans les années 80, évidemment que ça passe.

Dans l’ensemble, la conclusion est solide. J’ai adoré la fin, même si une partie de moi se serait contenté de la destruction de la machine. C’est mon amour des fins pas si positives qui s’exprime là, parce que c’est quand même chouette d’avoir le train final et toute la famille.

En revanche, et certains d’entre vous vont sûrement sauter au plafond, je ne comprends pas comment en 2019 personne n’a encore prévu de nous rebooter la saga ou de nous en proposer une suite ? Il me semble qu’il y a beaucoup à faire avec les enfants du Docteur ou McFly. Limite, on peut déjà faire sur son petit-fils à ce stade-là. Je ne sais pas, c’est étonnant.

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Après, c’est peut-être mieux de ne pas retoucher à cette trilogie. Elle est très bien comme ça, après tout, j’ai adoré la découvrir après toutes ces années et, vraiment, le deux a réussi à me scotcher à mon canapé bien plus que la majorité des films vus cette année.

Au moins, je n’ai pas perdu mon mois de juin côté cinéma ! Merci Poluss d’avoir insisté pendant au moins cinq ans pour que je prenne un jour le temps de les voir. T’aurais pu être plus pressante quand même 😛

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