Charmed : Le Pouvoir des Trois nous libérera (S01)

Salut les sériephiles,

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Petite pause dans mon rewatch, histoire de vous en parler.

Voir aussi : Le pilot de Charmed 20 ans après | Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

| Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7 | Saison 8

Si vous suivez le blog depuis un moment, vous devez savoir que j’ai décidé en novembre dernier de m’acheter l’intégrale de Charmed, la version originale en huit saisons. J’ai craqué pour une promo Amazon, et je reviendrai dans un autre article sur cette intégrale, mais en attendant, notons qu’elle reposait sagement sur mon meuble télé depuis quelques mois et commençait presque à prendre la poussière – sauf lors de mes poussées de maniaquerie, heureusement.

Sur un coup de tête, j’ai donc lancé le premier épisode de la série la semaine dernière… et j’ai enchaîné au point d’en être aujourd’hui quasi à la mi-saison 2. Oups. Est-ce que je suis retombé dans la marmite comme quand j’étais petit ? Probablement. Maintenant que j’ai revu toute la saison 1, j’ai beaucoup de choses à en dire, vous vous doutez bien puisque je suis un grand bavard. J’ai hésité un moment sur la forme à donner à cet article, mais je me suis dit qu’une construction binaire pouvait m’aider à balayer tout ce que j’avais à dire.

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Ce dont je me souvenais

  • Les paroles du générique ! Eh, après une enfance à le chanter en yaourt, c’est un peu kiffant désormais de connaître les paroles. Je me suis rendu compte que je n’arrivais plus à le faire en yaourt d’ailleurs. Ca craint de vieillir !
  • La formule pour acquérir des pouvoirs. C’est l’une des seules scènes où je suis revenu en arrière pour la mettre en VF, juste pour le plaisir de la réciter aussi et de réactiver ma mémoire.

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  • Chaque épisode. Il n’y a pas un épisode que j’avais oublié au sein de cette première saison : certes, il y a ceux que j’aimais moins qui me paraissaient flous et dans lesquels j’ai redécouvert des rebondissements, mais globalement, je n’ai pas eu de surprise.
  • Les liens entre les sœurs sont hyper crédibles et ça les rend attachantes dès le départ : la rivalité entre Prue et Phoebe, Piper qui est là pour tempérer, les souvenirs d’enfance, tout ça est rendu crédible et l’alchimie entre les trois sœurs transparaît vraiment à l’écran. Quant à l’écriture, elle est vraiment bien fichue, il n’y a pas à dire.
  • La série se veut beaucoup plus sérieuse que ce qu’elle sera par la suite. Il n’y a pas à dire Constance M. Burge avait une vision très précise de ce qu’elle voulait que la série soit, et le changement d’ambiance sera visible. Pour le moment, en tout cas, il y a des passages comiques, mais l’ensemble n’a pas encore vocation à n’être qu’une vaste réécriture visant la parodie. On est beaucoup plus sérieux qu’on ne le sera jamais par la suite dans l’ensemble des épisodes.
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Rien qui ne les empêche de parler de cul cela dit !
  • Les épisodes proposent des démons à la semaine et la qualité varie grandement en fonction du démon mis en avant. Les épisodes que j’aimais le plus enfant sont ceux que j’aime le plus adulte, et inversement, sans exception. Comme quoi, on ne change pas tant que ça en vingt ans…
  • La relation d’amitié qui se noue entre Phoebe et Léo, qui est l’une des choses que j’aime le plus dans cette saison – ça commence par de la drague lourde de la part de la sorcière et ça finit par une vraie relation être de lumière/protégée. Après, j’étais et suis toujours amoureux de la Phoebe de la saison 1 ; sûre d’elle en sorcellerie, mais gaffeuse pour tout le reste, incapable de tenir un secret personnel, mais capable de le faire pour la magie, tout ça tout ça.

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  • Tant qu’on est sur Phoebe, son défilé de petits copains et jobs pour les besoins d’un épisode, c’est quand même beaucoup trop drôle (et ça ne fait que commencer), je n’imagine pas son CV !
  • Je me souvenais que j’étais fan de la série, surtout avec le reboot, et ça non plus, ça ne change pas. Par contre, c’est marrant, parce que je trouvais que le reboot avait vraiment réussi à reprendre l’ambiance de la série d’origine, mais en fait, il a surtout réussi à reprendre l’ambiance des dernières saisons, pas des premières.

Voir aussi : 5 rewatchs pour 2019

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Ce dont je ne me souvenais pas

  • C’est paradoxal car je le savais, mais je ne me souvenais pas à quel point la série était féministe avant l’heure. C’est ce qui m’a le plus marqué en reprenant depuis le début : je ne m’en rendais pas compte à l’époque car c’était ma première série, mais la manière dont les sœurs parlent de leurs désirs et de leur façon de gérer leur vie de manière indépendante, c’était hyper en avance sur son temps. C’était particulièrement visible dans la non-culpabilité de Prue à coucher dès le premier rencard avec Andy et dans son absence de remords à rentrer chez elle sans lui dire au revoir. Ce devait être si choquant pour les années 90, mais elle explique bien les choses à Phoebe, et on ne revient pas dessus. Dans le même genre, tout ça n’empêche pas les sœurs d’avoir un fort compas moral, comme on le voit quand Phoebe refuse de couvrir l’adultère d’une de ses nombreuses boss.
  • Les nombreux jeux de mots en anglais ; et les références littéraires (ou culturelles « That ‘70s episode ») ; et les réécritures. Je revisionne la série rien que pour ça en fait, parce que je sais désormais qu’il y en a et que j’ai de quoi les repérer. La VF avait tendance à lisser tout ça, à ne pas les mettre en avant, et c’est dommage.

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  • Si je me souvenais que Piper et Léo, c’était compliqué, je ne me souvenais même plus qu’elle avait eu un autre copain au cours de la saison 1. Enfin, si, je savais qu’il existait mais je ne me souvenais plus qu’il était là pour tant d’épisodes. C’était frustrant, parce que je ne l’aime pas et j’ai levé les yeux au ciel chaque fois qu’on le voyait.
  • Les règles de la série sont bien moins strictes que dans mon souvenir : c’est normal, j’ai souvenir des huit saisons qui ont toutes ajouté des règles plus ou moins strictes et définitives. Là, les règles n’existent pas encore et commencent seulement à s’ajouter : Phoebe semble ainsi mieux maîtriser son pouvoir en saison 1 qu’en saison 2, Léo est bien moins présent que par la suite et a un rôle beaucoup plus général et surtout, surtout, les filles apprennent à leurs dépends que les intérêts personnels et la magie, ça ne fait pas bon ménage. Je pense que les règles sont édictées plus clairement en saison 4 à l’arrivée de Paige.

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  • À l’inverse, la structure de la saison est beaucoup plus stricte que dans mon souvenir : j’avais l’impression que les fils rouges n’apparaissaient qu’en saison 3 avec la Triade et Cole, mais cette saison 1 propose déjà ses mini-intrigues sur plusieurs épisodes. La première mi-saison, par exemple, nous montre Rex et Hannah. Ces deux-là restent moins que ce que je ne pensais dans la série, mais avec le recul, je me dis que c’est parce que la série n’avait sûrement été commandée que pour dix épisodes à l’origine.

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Bon, en tout cas, je l’ai dit en introduction, mais revoir cette saison 1 m’a donné envie de continuer et de voir la deuxième aussi. On notera tout de même que la série m’a menti toute ma vie en me faisant croire qu’un tremblement de terre à 4 sur l’échelle de Richter, c’était déjà quelque chose qui fait trembler tous les murs alors que maintenant je sais par expérience que c’est faux. Dans le même genre, en grandissant, j’ai du mal à comprendre la décision de Prue en fin de saison, parce qu’il y avait un milliard de moyens de sauver Andy… mais ça, ça fait partie des choses que j’avais déjà remarqué après quinze visionnages d’un de mes épisodes préférés.

Allez, on se retrouve très vite pour parler de la saison 2 !

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Voir aussi : Le pilot de Charmed 20 ans après | Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Shadowhunters – S03E15

Épisode 15 – To The Night Children – 17/20
Pour la première fois, j’ai le sentiment que cet épisode fait bien partie d’une dernière saison de série. Il y a un vrai sentiment de conclusion qui s’en dégage, alors qu’on est loin d’être à la fin. L’avantage, c’est que j’ai trouvé cet épisode encore plus engageant que d’habitude. Ce n’est pas un 17 à mettre à égalité avec d’autres 17 du blog : je rappelle ici que je note par rapport à ce que j’attends de la série. J’attends un divertissement médiocre normalement, mais cette semaine, on a eu un épisode qui était mieux que prévu.

> Saison 3


Spoilers

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Exactly how many lives is Clary worth?

Oui, on est mardi soir et je vois déjà cet épisode, comme quoi tout peut arriver. Je suis explosé, mais il n’y a pas besoin d’être très réveillé pour un épisode de cette série normalement. L’épisode commence par Heidi toute heureuse d’annoncer à sa nouvelle famille qu’elle est fière d’être une vampire et qu’ils devraient tous l’être : ça ne vaut pas le coup d’être effrayés d’être ce qu’ils sont, même si c’est ce que les Shadowhunters veulent leur faire croire.

Ainsi quand Griffin revient paniqué du restaurant des loup-garous pris d’assaut pour les flics parce qu’il a compris que Jordan et Maia s’étaient enfuis, Heidi dit qu’elle s’en fiche. Selon elle, ce n’est pas très grave si les vampires ont rompu les accords existants et mis en place par les Shadowhunters, parce que le monde des ombres s’apprêtent à changer.

Au petit-déj à l’Institut, Isa raconte à Clary et Jace sa trouvaille dans le corps autopsié, mais la clé USB est évidemment crypté, sinon ce ne serait pas drôle. Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée d’Alec et Magnus dans la salle de restauration. Oui, c’est suffisant pour les interrompre, parce que Magnus n’a rien à y faire en fait : c’est un sorcier, pas un Shadowhunter. Et en plus, c’est un sorcier qui a une migraine et un saignement de nez chaque fois qu’il se sert de sa magie, alors c’est mal barré.

Le petit-déj est super chargé en tout cas, parce que personne ne voit Magnus souffrir à cause d’un coup de fil que reçoit Clary. C’est Luke, arrêté par la police, qui utilise son coup de fil non pour appeler un avocat, mais pour prévenir Clary de ce qui est arrivé – sans même lui dire que Maia est encore en vie. Sympa. On note que Luke a décidé de plaider coupable pour le meurtre de sa meute. C’est n’importe quoi, mais au moins, à l’Institut, tout le monde sait que c’est une guerre qui arrive.

C’est particulièrement le cas d’Alec qui avertit Isa, avant qu’ils ne soient interrompus (décidément dans cet épisode !) par l’arrivée à l’institut de… Heidi. Oui, elle continue de manipuler tout le monde la vampire blonde. Elle est loin d’être aussi bête que ce qu’on nous avait présenté et Isa le sait bien, surtout parce qu’elle la déteste : Heidi vient donc à l’Institut pour réclamer une immunité totale.

En échange, elle identifiera les vampires ayant causé l’attaque. Et au passage, évidemment, elle en profite pour balancer qu’Isa couvre la torture que Raphael lui a fait souffrir. Alec le prend très mal de découvrir que sa sœur lui cache des choses, surtout que c’est en violation des Accords. Il décide donc de la punir en l’empêchant d’être de l’équipe d’intervention anti-vampires. Isa décide alors de prendre les devants et d’aller arrêter Raphael elle-même : il a brisé les Accords, il doit être puni.

Sinon, Jordan va bien, il a été déposé à ses supérieurs par Maia et Simon. Ces derniers reviennent à New-York, avec un énorme désir de vengeance pour Maia. Quant aux vampires, ils sont rapidement arrêtés et Heidi obtient donc l’immunité pour ses crimes punis. Cela énerve complétement Maia qui revient et que tout le monde a l’air ravi de savoir en vie (non, en fait, tout le monde semble s’en foutre pas mal). L’intrigue est sympa : Alec joue les juges dans cet épisode, et c’est bien pourri, mais c’est le genre de pourri drôle ! Ainsi donc, il condamne les vampires à la prison, mais il laisse Heidi s’en tirer à défaut d’avoir un témoin pour la faire arrêter elle aussi.

En revenant chez sa famille, que fait Heidi vis-à-vis des vampires qui n’ont pas été arrêtés ? Elle les prévient qu’il y a forcément eu une trahison dans leur clan pour que les Shadowhunters sachent qui arrêter. Quelle connasse. Elle ne s’arrête pas là, d’ailleurs, puisqu’elle retourne aussi voir Nora pour la charmer et lui demander de retenir son souffle.

Nora ? C’est la seule qui pourrait témoigner contre Heidi, et Simon et Maia le savent bien. Quand ils arrivent à l’hôpital, il est toutefois déjà trop tard : elle est dans le coma.

Le coma, ce n’est rien que Magnus ne peut battre malgré une petite migraine et Simon le sait bien. Le problème, c’est que Maia n’a pas spécialement envie d’attendre qu’il débarque pour avoir la confirmation de ce que l’on sait déjà tous. Elle se débrouille donc pour retrouver Heidi par elle-même et se battre avec. Maia étant Maia, elle fait exprès de perdre parce qu’elle a eu la bonne idée de s’injecter de l’eau bénite avant le combat. Heidi pense donc gagner quand, en fait, elle se retrouve empoisonnée et meurt lentement, très lentement. Elle a bien le temps de se voir partir quoi.

Simon, Magnus et Alec les rejoignent trop tard pour intervenir : Heidi meurt sous leurs yeux. Voilà qui fut rapidement expédié alors qu’elle avait le potentiel pour plus d’épisodes Heidi. Je la voyais déjà s’allier à Jonathan moi ! Bref, je suis triste de perdre ce personnage – qui aurait cru que je dirais ça un jour d’un personnage de cette série ?

Le problème dans tout ça, c’est que c’est Maia qui est finalement vue comme la méchante de l’histoire. Alec ne peut pas l’arrêter, parce qu’elle n’a brisé aucune loi Maia, mais ça n’empêche que Simon est extrêmement déçu de voir son ex se laisser consumer par la rage et la vengeance.

Au commissariat, Luke reçoit la visite de Clary et Jace et leur explique toute sa culpabilité dans la mort de sa meute, qu’il n’aurait jamais dû abandonner selon lui. Mouais. Il a bossé des années dans ce commissariat, et il ne sait même pas qu’il y a une caméra qui les filme apparemment : ils parlent donc tous les trois du monde sous-terrain comme si de rien n’était. Et puis ça laisse l’occasion à Clary de pleurer parce qu’elle ne veut pas perdre sa figure paternelle. Il y avait tellement à faire dans l’épisode, cela dit, que ça s’arrête là pour cette intrigue.

En revanche et sans prévenir, Aline revient dans la série pour mieux s’engueuler avec Jace. Elle introduit surtout une nouvelle menace pour le long terme (enfin, moyen terme maintenant, parce que la série approche de sa fin) : il existe des Shadowhunters qui n’en ont rien à foutre de Clary ! Ca alors, si c’est pas dingue, la rousse n’est donc pas le Messie pour tout le monde ?

Cela énerve Jace qui veut protéger Clary coûte que coûte, quand Aline lui explique qu’elle veut juste venger la mort de son cousin qui a pris cher quand Jonathan s’en est pris à lui. C’est pas faux. Moi, j’aime bien Aline, et je comprends bien son argumentation du « je m’en fous de blesser Jonathan même si ça blesse Clary ». En revanche, elle aime blesser Clary pour que Jonathan soit blessé aussi. OK.

Cela mène à un excellente scène om les deux Shadowhunters s’entraînent, sauf qu’Aline a juste envie de faire souffrir Clary. Il va sans dire que la rousse, pourtant bien moins entraînée, finit par avoir le dessus et tabasser la brune, mais bon. Le plus comique, c’est que cette dernière, qui n’a fait que le chercher, décide ensuite de se plaindre du comportement de Clary à Jace, comptant bien la balancer pour la perte de contrôle de ses nerfs. Blasant, ça a juste mené à une autre scène voyant Jace calmer Aline.

Il n’a pas vraiment le choix : il voulait d’abord calmer Clary, mais celle-ci l’a dégagé vite fait bien fait de son chemin. Elle file un mauvais coton notre héroïne : elle s’isole pour prendre l’air et tombe sur Jonathan. Celui-ci comprend que leur rune les attire irrémédiablement l’un à l’autre. Ainsi, et une fois de plus, elle ne fait pas arrêter son frère alors qu’elle en aurait l’occasion et le laisse s’enfuir.

Pire encore, de retour à l’Institut, elle a une soudaine fascination pour sa cheminée et décide de se cramer la main. Le masochisme atteint son apogée : elle ne sent pas la douleur, mais Jonathan si, et ça lui fait plaisir de savoir que Clary pense à lui. Outch. Par chance, Jace intervient à temps pour que Clary ne perde sa main, mais celle-ci est terrifiée de découvrir qu’elle perd le contrôle. Pourquoi pas, ma foi. C’était une intrigue moins intéressante que l’autre grosse intrigue de l’épisode, mais c’est surtout une mise en place pour le reste de la saison, avec la décision du couple d’emmener Clary auprès des Moines silencieux pour savoir quoi faire de cette nouvelle rune qui lui ruine la vie.

De son côté, Raphaël s’est bel et bien reconverti pour faire le bien ; il fait même le signe de croix avec de l’eau bénie, même s’il est un vampire et un criminel en plus. Isabel retombe sans trop de mal sur lui à Denver, et elle le fait arrêter. Pfiou, là encore, on repart sur une intrigue oubliée depuis longtemps perso, mais bon, l’idée est de la conclure. Le couple se dit donc adieu au moment de livrer Raphaël aux autorités, et basta.

Enfin, une dernière mini-intrigue aura probablement son importance pour la suite, et c’est celle de Magnus. Son installation à l’Institut ne se fait pas sans remous, surtout qu’il y en a un qui ne voit pas ça d’un bon œil dès la scène du petit déj : Underhill. Il s’agit du Shadowhunter qui flirtait avec Alec quand celui-ci avait ses problèmes de couple, et il n’hésite pas à parler avec Magnus pour lui dire qu’il sait que ça n’allait pas trop en eux.

Sans trop de surprise, Magnus confronte Alec et est clairement jaloux de la situation. Pourtant, Alec est trop amoureux de Magnus pour s’en soucier. Il préfère alors demander à Magnus de vivre avec lui. Ce dernier accepte pour mieux avoir une énorme migraine et se mettre à saigner à nouveau du nez. C’est là le cliffhanger de l’épisode : Magnus s’effondre et fait une petite crise type épilepsie dans les bras de son mec. Oups.

> Saison 3

Charmed (2018) – S01E16

Épisode 16 – Memento Mori – 18/20
On est loin de la série légère et joyeuse habituelle avec cet épisode, mais ce n’est pas plus mal du tout parce que c’est un épisode qui apporte les réponses attendues depuis un moment. Côté écriture, c’est hyper fluide et le fil rouge de la saison est vraiment de plus en plus passionnant.

> Saison 1


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It didn’t work.

Souviens -toi que tu vas mourir ? C’est sympa comme titre d’épisode, ça. Et ça commence par Macy qui est réveillée par Charity… qui lui a clairement effacé la mémoire. C’est dommage, ça, mais ce ne peut pas être suffisant pour totalement lui effacer la mémoire, j’en suis sûr. Ce qui est marrant, c’est que cette amnésie n’est pas que partielle : elle a oublié toute sa soirée, même la promesse qu’elle a faite à Maggie de l’aider pour son projet lié aux Kappa.

Du coup, Macy profite d’un petit-déjeuner avec Harry, Charity et ses sœurs. Peut-on parler des looks immondes de Maggie et Mel ? Je sais, ce n’est pas le sujet, mais c’était étrange. Bon, Macy oublie tout un tas de trucs et ça interroge ses sœurs qui ne voient pas la magie en question. C’est en tout cas marrant de voir que Macy défend corps et âme Charity face à ses sœurs lorsque ces dernières lui révèlent que Fiona est encore en vie. Elle voudrait lui dire la vérité, mais Mel et Maggie réussissent à lui faire entendre que c’est la pire idée possible.

Après tout ça, et je m’en doutais, Macy finit par avoir des flashs de sa soirée de la veille. Le problème, c’est que même quand elle voit juste, elle s’en confie à Charity… qui s’amuse à l’assommer à nouveau, histoire qu’elle oublie tout une fois de plus…

À son réveil, Macy est entourée d’Harry, Charity et ses sœurs, qui sont tous inquiets de voir son côté maléfique se réveiller en elle. Ben oui, la Fondatrice méchante est maligne : elle se couvre en disant que le démon en la sorcière se réveille.

Macy aimerait en parler à la mère de Parker, mais Charity s’y oppose. C’est super chiant de la savoir méchante parce que c’est désormais évident : ils lui font tous tellement confiance et elles les manipulent tous. Quand Macy parle en boucle de Priyanka qu’elle aimerait bien contacter à nouveau, Charity peut donc en profiter pour envoyer Harry prendre des nouvelles de cette fondatrice. En menant son enquête, il découvre que Priyanka est venue parler à Macy la veille.

Il le fait juste à temps pour le réveil de la sorcière, suite à un cauchemar où elle s’est rappelée une partie de sa soirée seulement… mais juste assez pour être suspicieuse et se rendre dans le grenier où elle a retrouvé le corps de Priyanka. C’est tout à fait ce que voulait Charity dont le plan fonctionne à merveille : Macy a peur de ce qu’elle est sûre d’avoir fait et elle est donc prête à se faire brider ses pouvoirs, ce qui est en accord avec le plan de Charity. Harry s’y refuse en tout cas : cela marquerait la fin du pouvoir des trois… Du coup, Macy veut prendre le temps de parler à ses sœurs.

C’est embêtant, parce que dans tout ça Charity paraît méchante pour de vrai, quand je la pensais juste manipulée par Alistair. Ah ben d’ailleurs, en parallèle de tout ça, Parker apprend de sa mère que sa guérison est bel et bien en cours. Maggie en est super heureuse et file le parfait amour avec lui… même si le couple est en permanence dérangé par l’ex du demi-démon. Si la situation est déjà bizarre en soi, elle l’est encore plus quand on sait que Lucy est manipulée par le père de Parker. Elle n’hésite pas à l’empoisonner, d’ailleurs.

Ce n’est que le lendemain matin que Macy prend enfin le temps de parler à ses sœurs de tout ce qu’elle a sur le cœur. Ni Mel, ni Maggie ne sont prêtes à voir leur sœur perdre ses pouvoirs… Il n’en faut pas plus pour que Maggie envisage à son tour de parler à la mère de Parker. C’était une idée déjà évoquée par Mel plus tôt dans l’épisode, réfutée par Charity et… désormais envisagée sérieusement.

Les deux sœurs s’y rendent donc et expliquent tout ce qu’elles savent à cette nouvelle alliée qui est surprise d’entendre la théorie de Charity qui voudrait que Macy se soit volontairement brûlée parce que c’est ce que font les démons parfois. Et comme Mel est suspecte des Fondateurs par nature, elle commence à se demander si la Fondatrice n’est pas en train de se jouer d’eux.

Elle en parle à Maggie et toutes deux décident de ne plus faire confiance à la Fondatrice. Alléluia. Et en plus, elles font tout ça sous la neige et AVEC DES MANTEAUX ! C’est dingue, il était temps qu’elle comprenne que la neige c’est froid, après l’épisode de Noël ridicule.

Bon, de son côté, Macy mène à nouveau son enquête dans le grenier et elle comprend une fois de plus que Charity a tué sa mère, puis la Fondatrice, avant de lui effacer la mémoire. Pourquoi cette amnésie ne fonctionne pas dans la durée ? Parce que c’est une Charmed One, bien sûr. C’est un peu gros, mais bon, ça marche bien. J’aime surtout la réactivité d’esprit de Macy qui a planqué de quoi se souvenir pendant que Charity avait le dos tourné, juste avant de lui effacer la mémoire.

Dans le présent, Charity trace Macy et tombe sur elle dès qu’elle retrouve ses souvenirs. Forcément, ça vire au combat entre les deux et ça se téléporte dans le sous-sol mystérieux découvert la semaine dernière histoire que tout se passe en-dehors de la portée des sœurs et d’Harry, dont Charity a brouillé les liens de communication. Bon, cela ne les empêche pas de se retrouver dans le grenier et de comprendre tous les trois ce qu’il en est de Charity et de sa véritable allégeance. Harry, Mel et Maggie parviennent même à déduire où elle a bien pu emmener Macy !

Dès qu’ils y arrivent, Macy révèle la vérité sur Charity et Mel n’hésite pas à passer ses nerfs sur Charity avec un bon coup de pied bien placé et bien marrant à voir. Cette série est bien plus violente et physique que l’originale, dis donc, Mel et Maggie n’y vont pas de pied mort – j’irai même jusqu’à dire que c’est le pied, dis donc.

Tout est vite conclu – plus vite que prévu d’ailleurs – quand Macy se met à toucher les runes du temple. Ses sœurs font de même et hop, c’est finalement Charity qui est bridée de ses pouvoirs, sans même qu’Harry n’essaye de la sauver, parce qu’il est déçu de sa trahison. S’il savait que les sœurs lui cachent la survie de Fiona, franchement !

Les sœurs se retrouvent ensuite dans le grenier où Macy montre à ses sœurs la mort de Marisol. Et c’est l’occasion pour nous d’avoir la dernière pièce du puzzle : Marisol avait pris la décision de libérer les pouvoirs de ses filles, mais Charity s’y refusait, parce que le Pouvoir des Trois était compromis. En effet, Marisol lui a confié aussi l’existence de Macy et son passé un brin morbide. Voilà donc ce qui provoque le combat entre les deux amies : le passé de Macy et sa tendance trop risquée à passer du côté du mal. Les sœurs découvrent tout ça et pleurent un coup. Si la révélation est vraiment pas mal, je ne suis pas sûr que ce soit pour autant le fin mot de l’histoire : même si Marisol était en contact avec les Sœurs d’Arcanas, ça n’explique pas tout à la présence des corbeaux, du froid, de ce pilot mystérieux, si ?

La fin d’épisode ? Oh, il ne s’y passe trois fois rien. Juste Fiona qui débarque face à Harry et Charity, pour parler à cette dernière. C’est gênant comme tout : Fiona est l’ex d’Harry qui sort désormais avec Charity – ouep, on les a même vus coucher ensemble dans cet épisode (enfin, non, on a vu l’après, dans la maison des filles ??). Fiona veut toutefois parler à sa sœur seule à seule, et Harry la laisse faire sans poser plus de questions que ça.

Il y aurait pourtant de quoi faire. C’est en tout cas plutôt intéressant de voir les deux sœurs pouvoir se parler… et ça finit avec Fiona souhaitant un bon séjour dans le Tartare à Charity. Bien sûr, ça ne va pas jusque-là : l’ex Fondatrice est sauvée de justesse par Alistair.

Ah, sinon, Parker fait un énorme malaise en sortant de la douche – des douches communes pour le bien des audiences en plus – et finit l’épisode super malade, avec Maggie s’occupant de lui. Elle se remet vite de la vérité sur la mort de sa mère Maggie, je trouve, et elle promet à son mec de trouver une solution pour le soigner autrement qu’en le laissant redevenir démon.

Tout ce qu’il faut pour relancer le fil rouge, quoi, et j’ai hâte de voir où ils vont aller avec Alistair maintenant.

> Saison 1

Spiderman : Into the Spiderverse (New Generation)

Salut les… cinéphiles !

Comme l’article Marvel n’en finit plus de cartonner, je me suis dit qu’il était temps pour moi d’enfin regarder Spiderman : Into the Spider-verse. C’était un moyen surtout de prendre mon mal en patience en attendant le retour du Marvel Cinematic Universe avec Avengers Endgame.

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Synopsis : Ce film présente une nouvelle origin story pour Spiderman quand Miles Morales, un adolescent afro-américain fan de l’homme araignée, se voit mordre à son tour par une araignée radioactive.

Résultat de recherche d'images pour "miles morales"Pour être honnête, je n’ai jamais été un grand fan de Spiderman et quand ce film est sorti, je ne voyais pas trop l’intérêt d’aller le voir. Oh, bien sûr, il était difficile de passer à côté des nombreux éloges qu’il recevait sur Internet, et particulièrement sur Twitter, mais j’ai joué l’aveugle pendant un moment. Finalement, si je l’ai regardé, c’est parce que je me suis dit qu’il devait quand même valoir le détour, et c’est parce que j’avais un trajet en train à occuper autrement qu’en corrigeant des copies pour une fois.

Du côté des a priori que j’avais en lançant le film, on notera surtout deux choses : la peur de m’ennuyer ferme après l’avoir vu survendu sur Twitter et la peur de trouver que le dessin animé ne soit pas de qualité. Comme j’écris cet article, vous aurez compris que ces deux peurs sont totalement surmontées : non seulement, j’ai envie de vous le survendre moi aussi, mais en plus, c’est un dessin animé hautement qualitatif.

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Et il nous transporte tellement dans son univers !

En fait, même si l’histoire était nulle, je trouve que le film vaudrait le coup rien que pour ses visuels. Dès le départ, il est très clair que le parti pris est de rendre le tout fluide. Les déplacements des personnages principaux sont très maîtrisés et les mouvements proposés sont vraiment beaux ; donnant l’impression de se déplacer dans les airs avec Spiderman. J’ai adoré l’esthétique comics très souvent proposées – avec des bulles et du texte surgissant parfois de nulle part. C’était efficace pour se plonger dans cette histoire, donnant l’impression d’être en train de lire un comic, justement.

Résultat de recherche d'images pour "miles morales"Cependant, l’histoire est telle qu’il arrive un moment du film où de nouveaux personnages sont introduits, et comme il est question d’un multi-univers, les dessins s’adaptent. Le changement de style propre à chaque univers est rendu possible par le dessin, et je vois mal comment ce film aurait pu être aussi géniale sans passer par le dessin animé. C’est totalement méta, en fait, et comme j’adore tout ce qui est méta, j’ai adoré regarder ce film.

Cela dit, il n’y a pas que le visuel qui fonctionne dans Into the Spider-verse. L’écriture du scénario est elle aussi maîtrisée. Introduire un nouveau Spiderman au cinéma, ENCORE, c’était un risque certain, mais c’est fait de manière super naturelle ; avec des références aux films et à la popularité du super-héros, justement. Le nouveau Spiderman ? C’est un adolescent cool, qui n’est pas sans rappeler le Peter Parker d’Homecoming, mais peut-être en mieux, car il est mieux dans ses baskets.

La narration avec une voix off qui nous parle directement est efficace, surtout au moment de l’introduction des autres univers, parce que c’est ce qui nous vend bien le passage d’un univers à l’autre et d’un personnage à l’autre. On passe avec ce film d’un Spiderman à plein de Spidermen ; et c’est vraiment bien fichu, surtout quand ils se retrouvent tous au plafond à former une espèce d’araignée géante.

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Bon, est-ce que ça m’aide à mieux apprécier les araignées ? Certainement pas. Toutefois, c’était un film très divertissant et, je me répète, visuellement beau. C’est rare que je dise ça après un film, mais lui, je pense que je le reverrai ; et avec plaisir en plus. Les différents twists de l’écriture sont assez communs pour une origin story, c’est sûr, mais je les trouve suffisamment engageant et divertissant pour plaire à un large public – et ça aussi c’est cool : c’est un film tout public… avec beaucoup d’humour et de gags qui fonctionnent !

Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez, surtout si vous êtes fans de super-héros. Il vaut le détour. Vraiment. Et si vous avez un compte Twitter, restez bien jusqu’à la scène post-générique, elle vous vendra probablement du rêve.

PS : Il y a plein de choses que je ne dis pas pour ne pas trop spoiler, mais eh, l’introduction de Spider-Gwen dans le film est GÉ-NI-A-LE !