The Watchful Eye – S01E09

Épisode 9 – The Serpent’s Tooth – 18/20
Cet épisode nous précipite clairement vers la fin de saison et c’est une excellente chose : les intrigues se recoupent et se croisent, les révélations pleuvent, les personnages partagent enfin certaines informations et d’autres assument un peu plus leur véritable nature. En vrai, c’est palpitant de suivre tous les secrets de ces riches, sans que ce ne soit qu’un soap basique. Vraiment, j’aime cette première saison et cette série. Je ne sais pas comment ça se terminera, mais je suis fan et j’espère une saison 2 parce que dix épisodes, c’est trop peu !

Spoilers

Le frère d’Elena débarque sans prévenir au Greybourne.

Do not let Teo out of this building.

Partira ou partira pas ? Elena a beau avoir dit à Roman qu’elle ne voulait pas qu’ils quittent l’immeuble immédiatement, l’épisode commence par une scène où elle s’apprête vraiment à le quitter. Elle a tout un plan de prévu : elle prévoit de faire son chantage à Mrs Ivey en chemin pour quitter le Greybourne, puis Roman laissera l’immeuble derrière lui également la semaine suivante. Au passage, elle affirme aussi qu’elle laissera sa part à Scott. Je ne suis pas sûr qu’il la mérite, mais bon.

Cependant, Elena ne part pas immédiatement finalement. On s’en doutait, les scénaristes trouvent une bonne idée pour la faire rester plus longtemps. Ainsi, alors qu’elle passe dire au revoir à Jasper et contre toute attente, Matthew révèle à Elena qu’il a dans son appartement… Teo. Le petit frère d’Elena débarque pour lui rendre visite, après avoir quitté son école privée en faisant une fugue.

Il manque de très peu de griller toute la couverture d’Elena, puisqu’il ne la connaît pas du tout, mais ils réussissent à sauver à peu près les apparences malgré tout. Franchement, à la place de Matthew, je commencerai sérieusement à me poser des questions sur Elena. Cette dernière affirme que son frère n’est jamais venu à New-York, on sent bien qu’il n’est pas au courant et sa manière de toute rattraper n’est pas convaincante.

Elena réussit finalement à l’emmener dans sa chambre pour faire un point rapide avec lui. Elle a sa journée off, puisqu’elle devait quitter son job – non, ce n’est pas si sûr, Matthew lui garde sa place – mais elle ne compte pas lui faire visiter New-York pour autant.

Elle a trop à faire avec son chantage, mais il faut d’abord prévenir Roman des nouveaux développements, pour s’assurer que Teo ne quittera pas l’immeuble. C’est une bonne idée, en théorie. En pratique, Elliott rend visite à Elena – mais Elena n’est plus là. Teo continue d’en dire beaucoup trop parce qu’Elena n’en dit pas assez à son frère de tout ce qu’il se passe dans sa vie : Teo affirme donc à Elliott que leur mère est encore en vie. Ce n’est jamais que la vérité.

Elena reçoit un appel de Scott qui l’informe que Teo a fui l’école, mais entretemps, elle a eu le temps d’apprendre que l’école ne voulait vraiment plus de lui. Elle remonte donc à l’étage, après une journée toujours aussi compliquée, pour mieux voir qu’Elliott est dans sa chambre. Sans trop de surprise, ça énerve Elena qui engueule son frère, mais là, c’est difficile de ne pas être du côté de Teo : Elena est dans l’abus.

Comme Teo a faim, elle se débarrasse de lui en le confiant à Roman qui est en pleine pause repas. Les deux quittent le Greybourne sous les yeux d’un Scott qui paraît de plus en plus louche et les suit partout. Comment Roman peut-il ne pas le voir ? Teo essaie évidemment de cuisiner Roman pour en savoir plus sur le plan de sa sœur, ne comprenant pas pourquoi elle ment sur à peu près toute sa vie.

Quand Roman revient à l’hôtel, il est aussitôt interrogé par Scott. Celui-ci prétend ne pas savoir son prénom alors qu’il est clairement affiché sur sa veste hein. L’interrogatoire de Scott est finalement interrompu par Bennett qui se montre drôlement protective avec Roman. C’est une excellente chose : elle fait fuir Scott et ça me paraît une bonne idée.

Son but ? Elle demande à Roman de fuir avec elle à Miami. Oui, on notera au passage que Dick ne va toujours pas bien. Tory s’occupe de lui comme elle peut, Darcy aussi, mais Bennett ne croit pas du tout à sa version des faits. De manière bien évidente, elle décide de partir à Miami plutôt que de s’occuper de lui. Sa sœur et sa belle-sœur le prennent mal, mais en vrai, j’ai tendance à comprendre la réaction de Bennett. Dick est un beau connard comme personnage, franchement, et le voir avec ses blessures n’atténuent pas tout.

Cela dit, Darcy s’occupe de lui, mais elle semble avoir une autre idée en tête. Elle s’inquiète bien sûr pour son père et finit par demander à Elliott de mener l’enquête pour elle. Comment ? Sa mère est le docteur de Dick. Enfin, elle est passée le voir rapidement, quoi. Elliott promet d’essayer, lui rappelant toutefois que sa mère ne peut rien lui dire.

Effectivement, la mère prend plutôt mal de voir son fils s’intéresser à Dick. Je la comprends : elle sait que Dick est impliqué dans des trucs qui le dépassent et n’aiment pas voir son fils se faire manipuler par Darcy. Elle est clairement en train de le faire, en vrai, et je suis du côté de la mère qui remet son fils à sa place en lui demandant de se méfier de Darcy. Elle fait vraiment bien : Darcy fait partie des Greybourne décidément, puisque Tory en est une, et la famille est dangereuse. Concrètement, Tory a ainsi forcé la mère d’Elliott à checker la santé de son mari. Peu rassurant.

Apprenant tout ça, Darcy décide finalement de fouiller dans l’ordinateur de son père… et y découvre clairement quelque chose qui la choque, quand on voit sa tête. Elle entend ensuite sa sœur rentrer dans leur appartement, pour mieux voir qu’elle avait la carte de Scott. Aïe.

En parallèle de tout ça, Elena prend le temps de passer voir Alex au parc. Elle apprend ainsi tout ce qu’il y a à savoir sur James, pendant qu’elle passe à Alex tout ce qu’elle sait de Morgan – donc pas grand-chose, en soi. Alex embarque ensuite Ginny en filature devant l’immeuble de James pour en apprendre plus sur son copain. Le voyage est loin d’être décevant : Alex et Ginny voient ainsi Otis Winthorp, troisième du nom, donner une enveloppe pleine d’argent à James.

C’est super louche – et Elena l’apprend rapidement, dans l’ascenseur du Greybourne alors qu’elle est en chemin pour aller faire son chantage. Il est à noter qu’elle doit s’y prendre à deux fois : la première fois, Elena tombe sur Candace qui refuse de lui ouvrir, n’appréciant pas son chantage précédent. La deuxième fois, Mrs Ivey comprend bien vite où veut en venir Elena quand elle lui parle de certificat de naissance. Elle accepte donc de donner une sacrée somme d’argent à Elena, cinq millions, mais le lendemain. Il lui faut un peu de temps pour réunir la somme, en effet. Cela semble cohérent et raccord avec ce que l’on sait de la série.

Pour autant, Elena a envie de se barrer vite de l’immeuble – et elle ferait mieux. Ainsi, elle prévient Roman de leur réussite pour mieux apprendre que Scott commence à fouiner dans leurs affaires. Roman est terrifié de se faire arrêter à nouveau. Elena remonte alors chez elle… pour mieux entendre Jocelyn pleurer dans les escaliers de service.

C’est gênant comme tout : Elena décide d’aller la voir pour voir de quoi il en retourne et elle tombe finalement sur Mrs Ivey. C’était une bonne idée qui montre bien la vulnérabilité de la vieille dame à qui Elena demande de faire du chantage – certes, c’est une richissime héritière qui sait se montrer violente avec plein de gens, mais bon, elle vieillit et elle a entendu sa mère pleurer toute sa vie sans vraiment savoir ce qu’il en était.

Elle explique à Elena qu’elle joue du piano pour ne plus l’entendre et Jocelyn supplie Elena de ne pas faire de mal à sa fille. Cela la perturbe assez justement, et j’ai trouvé que c’était une belle idée de nous montrer qu’Elena commençait avoir des remords. Après une soirée pizza avec Matthew, Teo et Jasper, Elena décide donc de tout raconter à son frère. Pour moi, elle fait là une erreur monumentale. Je n’ai absolument aucune confiance en Teo. Je sais que c’est son frère, mais il va clairement faire de la merde.

Contre toute attente, Roman décide de passer voir Bennett chez elle. Il a de la chance que ce soit elle qui ouvre la porte, hein. Il lui demande d’aller à Miami avec elle, ce qui est un twist que je n’ai pas vu venir parce que je pensais plutôt qu’il partirait avec elle sans qu’on ne le voit venir du tout. Là, s’il demande et qu’elle accepte, on a le risque que quelque chose se passe pour les empêcher de partir.

La fin d’épisode est mouvementée en plus : James appelle Alex pour lui confier qu’il a été viré il y a des mois et qu’il n’osait pas lui en parler par honte. Le timing est beaucoup trop suspicieux, je sens qu’il bosse pour les Winthrope au point de faire du chantage à Ginny et Elena. En parallèle, Matthew propose à Elena de dormir dans sa chambre d’amis… Elle est un peu plus qu’une amie à ce stade. L’ancienne employée couche donc avec son ex-boss.

On l’avait vu venir de très loin cette coucherie, franchement. J’avais moins vu venir le James qui sort de la douche devant Alex. Les deux se promettent de ne plus avoir de secret l’un pour l’autre, mais je n’ai aucune confiance en James. C’est donc sans trop de surprise que j’ai vu Alex fouiller sous le lit de James. Et le vrai problème, c’est que James garde sous son lit les téléphones de Morgan (ah bon ?) et… d’Elena.

Enfin, Darcy appelle Scott pour lui faire part de sa découverte. Cela précipite Scott dans une action inattendue : il décide d’arrêter Matthew pour le meurtre d’Alice Greybourne. Allons bon ! Il le fait devant une Elena à moitié à poil qui révèle ainsi qu’elle couche avec Matthew à Scott. Aha, j’ai bien ri.

Cependant, mon rire s’est estompé avec le dernier cliffhanger de l’épisode que j’aurais dû voir venir, mais eh, il se passe tellement de choses qu’on finit par oublier des évidences. Teo ne s’est pas enfui sans raison de son école : s’il est arrivé au Greybourne, c’était bien pour en savoir plus sur ce que comptait faire Elena comme arnaque… parce que sa mère lui avait demandé. Oui, la mère est sortie de prison comme elle l’avait promis et je suis sûr qu’elle n’aura aucun remords à extorquer l’argent de Mrs Ivey, elle. Elle n’a plus qu’à mettre la main sur le certificat de naissance.

Most Dangerous Game – S02E04

Épisode 4 – On the Wrong Track – 19/20
Bien qu’encore prévisible par moments, cet épisode parvient mieux à surprendre. Malgré le format de dix minutes, je suis impressionné par tout ce qu’il se passe dans chaque épisode. Comme il y a trois ans, je me retrouve à fond dans la course poursuite mis en scène – et contrairement à il y a trois ans, je n’hésite pas à écrire des articles bien plus longs. Finalement, en dix minutes, j’écris quand même l’équivalent de la moitié de ce que j’écris parfois pour des épisodes de 40 minutes. Vraiment, belle qualité.

Spoilers

La course-poursuite continue dans le métro.

First time anyone ever land a hand on me.

On ne sait pas bien comment il a fait, mais Victor a réussi à s’échapper alors que Monroe, le tueur à ses trousses, était juste à côté de lui. Ils changent de wagons, se poursuivant l’un l’autre et finissent dans un wagon désert en bout de train. Cela tombe bien, non ?

Ils peuvent donc se battre et l’on découvre que l’arme de prédilection de Monroe est un bâton rétractable en métal. Ce ne doit pas faire du bien quand on se prend ça dans la tronche, mais Victor semble être capable d’y faire face en vrai. Bon, ça n’empêche qu’il profite d’une occasion où Monroe est coincé pour s’échapper. Il n’a plus d’autres wagons à remonter, malheureusement.

Victor se retrouve ainsi coincé à l’arrière du train, refermant comme il peut la porte derrière lui. Ce n’est pas une protection suffisante pour échapper au tueur qui est à ses trousses, surtout qu’il a toujours son bâton pour éclater la vitre de la porte, et donc atteindre notre héros. Victor prend finalement la décision de sauter du métro… mais c’est un peu tard. Monroe a déjà quasiment détruit la porte et peut donc lui aussi sauter bien rapidement.

Il rattrape Victor en moins de temps qu’il ne me faut pour l’écrire et quelques coups de bâtons plus tard, Victor semble vraiment perdu. Monroe remercie le participant d’avoir emmené le jeu vers un endroit plus discret, car cela lui permet de prendre son temps pour le tuer, surtout que la chasse a été courte. J’ai souri tellement c’était une réplique qui puait la stupidité : prend ton temps, Monroe, c’est comme ça que Victor trouvera un moyen de te tuer.

En attendant, le chasseur utilise alors un laser pour brûler le bras de Victor. Il finira avec une belle cicatrice, dis donc. Alors que tout espoir semble perdu pour Victor, il trouve finalement LA parade qui lui permet de s’en sortir. Le bâton rétractable est une arme puissante, mais elle l’est encore plus quand le métal touche les charges électriques des rails. Bye bye Monroe, te voilà cramé bien vite.

Victor s’en tire donc et Connell peut ainsi disposer du corps de Monroe. Je sais qu’il ne mérite pas ma compassion, mais le voir se faire arracher les dents, puis cramer à l’acide et enfin avec du feu, ça m’a fait de la peine quand même. Miles semble s’en remettre plus vite que moi alors qu’il le connaissait, quand même. On va dire que lui, il y était préparé. En revanche, il n’était pas préparé.

En effet, en parallèle, au boulot de Victor, on mène l’enquête pour savoir qui a volé l’argent. Le boss refuse d’envisager que ce soit Victor le voleur, et pourtant, c’est bien le cas. On a eu l’occasion de les voir très proches dans le premier épisode et cela nous explique que le boss refuse de croire que Victor soit un voleur. Il refuse d’impliquer la police… sauf que c’est déjà fait, puisqu’il avait demandé à ce qu’on enquête sur le vol d’argent.

C’est un vrai problème pour Miles qui l’apprend et qui contacte Victor pour le prévenir. S’il se fait arrêter, alors le jeu ne s’arrêtera jamais. Dommage pour lui, même si le crime a été commis avant le jeu, ça comptera quand même comme une infraction. Il va donc devoir trouver un moyen d’arranger le problème sans que son histoire ne passe par la police – et donc probablement aller s’assurer que l’argent qu’il a laissé à sa sœur finisse bien dans les mains de son boss. Cela tombe bien : Joséphine est tenue au courant par le boss de Victor de ce qu’il se passe.

L’épisode se termine toutefois sur un excellent cliffhanger : une nouvelle heure de jeu commence et la position de Victor est révélé à tous les tueurs. Pas de bol pour lui, sous le coup de l’énervement d’apprendre que le jeu risquait fort de ne jamais se terminer, Victor a donné un mauvais coup qui l’a… enfermé dans un local de service du métro. Si ça partait bien pour lui, car il y avait trouvé un kit de premiers secours pour soigner ses premières blessures, il se retrouve coincé alors que tous les chasseurs savent désormais où il est.

The Mandalorian – S03E04

Épisode 4 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.

Spoilers

Bo-Katan, Grogu et Din Djarin s’installent dans leur nouveau domicile.

One must not speak unless one knows.

Ouf : l’épisode ne dure pas une heure cette semaine, et ça me rassure, parce que je ne me sentais pas du tout d’attaque pour un épisode aussi long que la semaine dernière. Je trouve qu’il ne fonctionnait pas tant que ça ce troisième volet et ça m’a rassuré de voir que le quatre revenait aux habitudes des épisodes plus courts. Cela n’a jamais empêché la série de proposer de bons épisodes après tout.

Ce début d’épisode bousille déjà bien son budget, par contre : on y suit tout un tas de mandalorians en train de s’entraîner les uns contre les autres, pour bien maîtriser les techniques de combat et tous les gadgets qu’ils ont.

De son côté, Grogu s’entraîne à utiliser la Force… à moins qu’il ne fasse que regarder des crabes. Ce n’est pas bien clair, mais admettons, ça faisait un bon gag. Din Djarin le voit s’isoler pour jouer avec les crabes, en tout cas, et ça ne lui plaît pas. Il préfère le voir s’entraîner avec les autres orphelins du campement. Cela ne semble plaire à personne d’autres qu’à Din Djarin. J’imagine qu’on veut nous montrer qu’il est un bon papa à s’occuper de son gamin comme ça, mais bon, dans le fond, il ne fait que lui apprendre à se battre, alors j’ai comme un doute.

Bo-Katan a un doute elle aussi, puis l’enfant désigné pour se battre contre Grogu en a un. Il faut dire que Grogu est minuscule et ne semble pas vraiment être de taille pour recevoir le même entraînement que les autres. Din Djarin reconnaît même qu’il est trop petit pour porter son propre masque, ce qui fait que son adversaire le juge trop petit pour se battre. Oui, mais attention : le Credo assure qu’il ne faut pas parler sans savoir.

Mouais. Pas besoin d’un credo pour ça, en vrai, mais admettons, si ça leur fait plaisir. Le combat était rigolo à suivre, avec des fléchettes de laser tag et Grogu qui se prend les deux premiers coups (sur trois) sans broncher. Finalement, il utilise la Force pour éviter la troisième en s’envolant, puis revient à sa position initiale pour mieux mettre un terme au combat en envoyant trois fléchettes directement sur le gamin prétentieux qui n’avait pas vraiment demandé quoique ce soit. Le pauvre, on ne lui laisse même pas savoir exactement ce que Grogu est capable de faire avant de le foutre au combat.

J’imagine que la leçon n’est pas celle que tout le monde répète, avec un crédo tout naze, mais plutôt qu’il ne faut pas juger un adversaire à sa taille. Et ça non plus, je n’ai pas besoin du crédo pour le savoir. Bon. Une fois de plus, on découvre que le repaire de nos héros est loin d’être aussi sûr qu’il n’y paraît au premier abord : un nouveau monstre, volant cette fois (sincèrement, on dirait plus un extraterrestre qu’autre chose), est capable de kidnapper un enfant sans que les Mandalorians ne puissent intervenir autrement qu’en le suivant.

Les propulseurs n’ont cependant pas assez d’essence pour aller jusqu’à la tanière du monstre. Par chance, Bo-Katan utilise son vaisseau pour le suivre, puis pour revenir à la base chercher de l’aide. Toute une équipe de sauvetage se rend donc à la rescousse de l’enfant kidnappé, mais pas Grogu. Il est encore trop petit pour se battre et pour partir s’occuper de telles missions.

À la place, il reste donc avec la forgeronne qui lui explique tout de la Forge et de la mythologie des Mandalorians. Ce pourrait être intéressant comme épisode, mais la série part alors sur un flashback inattendu : les bruits et les étincelles de la Forge rappelle à Grogu son enfance mouvementé apparemment. Et pour être mouvementée, elle l’est : on suit tout un combat avec des sabres laser et une course poursuite en vaisseaux… C’était magnifique à voir !

Côté histoire, Grogu était donc un enfant protégé par des Jedi voulant le mener à un certain Kelleran pour le faire échapper à une armée de Stormtroopers. Kelleran s’occupe bien de Grogu : il le fait fuir la base des Jedi, clairement envahie, et le mène jusqu’à un autre QG où il peut récupérer un vaisseau plus puissant. Ainsi, Grogu et lui peuvent quitter la ville où avait lieu toute cette course poursuite, puis s’échapper dans l’espace. Cela ramène Grogu dans le présent, où la Forgeronne lui offre un blason en beskar. Le voilà sur le point de devenir un vrai Mandalorian, lui aussi !

En parallèle de tout ça, Bo-Katan mène donc toute une équipe de Mandalorians à la tanière du monstre. Ils doivent néanmoins finir à pied et puisque la nuit tombe, ils décident même d’attendre le lendemain pour intervenir et grimper le long du pic où le monstre a emmené le gamin. Vraiment, on sent qu’ils ont envie de le sauver cet orphelin ! En tout cas, c’est l’occasion pour Bo-Katan de découvrir comment fonctionne le Credo ridicule des Mandalorians – oui, je sais, je ne suis pas très neutre dans ma critique… Mais tout de même, on apprend donc qu’ils ne peuvent pas manger tous ensemble à cause du casque qu’ils portent. Comme elle mène l’équipe de recherche, Bo-Katan peut rester auprès du feu, pendant que tous les autres vont se cacher ailleurs pour manger.

Pas question de manger ensemble, donc. Il est possible de retirer son casque, finalement, ça aussi c’est important, je trouve, parce qu’ils insistent toujours à fond sur le fait qu’il ne faut surtout pas le faire, mais finalement, ils le font à chaque repas… Autant dire que ça revient plusieurs fois par jour, quoi.

Bref, peu importe, le lendemain arrive vite heureusement. On peut être heureux de voir Bo-Katan prendre de l’importance, j’imagine. L’équipe de recherches, dans laquelle il y a Din Djarin aussi, c’est évident, part à l’escalade du pic au sommet duquel le monstre à sa tanière. Cela permet une fois de plus de jolies prises aériennes – la série a vraiment une super esthétique, ça ne change pas.

Toutefois, une fois au sommet, les mandalorians ne trouvent pas le monstre. En revanche, Ragnar, un Mandalorian, détecte une source de chaleur dans le nid et décide de se précipiter pour vérifier s’il peut s’agir de son fils ou non. Ah. Pas si orphelin que ça le gamin, finalement. Cela ne change pas grand-chose à l’épisode, si ce n’est que ce Mandalorian a la bonne idée de réveiller les petits du Monstre qui arrive aussitôt au secours de sa progéniture.

C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir que l’enfant est encore en vie, dans la gueule du monstre. Il est recraché pour nourrir les petits qui ont bien envie de se faire un festin. Le repas est toutefois interrompu par les Mandalorians qui ne veulent pas voir l’un des leurs être mangé, forcément. Le Monstre avale un mandalorian de plus, avant de prendre le gamin dans ses griffes.

Cela mène à une très jolie scène d’action dans les airs, avec les propulseurs des Mandalorians qui se prennent des coups, des Mandalorians qui tombent du ciel à cause des coups d’aile du Monstre et tout un tas de moments mettant en avant soit Bo-Katan, soit Din Djarin, soit le père de l’enfant. C’était top et ça mène à un sauvetage efficace : tout le monde est sauvé, sauf le Monstre volant qui se fait manger par un crocodile géant.

Il laisse derrière lui trois orphelins qui sont ramenés à la base par Bo-Katan. Cette dernière reçoit tous les honneurs de la forgeronne pour son bon travail à sauver un « Orphelin ». Je crois que la traduction officielle a trouvé ses limites dans cet épisode. L’épisode peut en tout cas se terminer par la forgeronne forgeant une nouvelle armure à Bo-Katan dont les épaulières ont disparu pendant la bataille. Sur l’une d’entre elles, Bo-Katan demande à avoir un Mythosaure car elle en a vu un. La Forgeronne semble comprendre qu’elle a eu une vision, car elle a choisi la voie de Mandalore. Ce n’est pas exactement ça, toutefois. J’espère que ça nous indique qu’on reverra le Mythosaure en tout cas, parce qu’il faisait envie ce monstre et promettait de jolies scènes.

9-1-1 Lone Star – S04E09

Épisode 9 – Road Kill – 17/20
Bien que prévisible dans son montage général, l’épisode est un vrai petit plaisir et se concentre une fois de plus sur un personnage que j’aime beaucoup. Son intrigue en ce milieu de saison fonctionnait bien et je trouve que la série a compris comment enchaîner plusieurs arcs narratifs en les superposant. Si ça permet en plus de mettre en valeur chaque personnage d’ici la fin de saison, ce sera vraiment une réussite.

Spoilers

Grant n’a pas dit son dernier mot à Marjan, apparemment.

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I think it’s better if you say goodbye in your head.

Voilà un début d’épisode que l’on sent venir de très loin : on a un accident de voiture qui a lieu parce que les parents assuraient à la gamine qu’ils ramenaient chez elle qu’elle devait célébrer sa victoire. Tout est dit… Mais contrairement à d’habitude, on n’assiste pas immédiatement à l’intervention des pompiers. Cela en dit long : j’imagine qu’on connaîtra les gens dans l’autre voiture.

Seulement, nous ne le saurons pas tout de suite. À la place, nous apprenons que Marjan continue de prendre des nouvelles de ses anciens collègues, et je trouve ça plutôt cool en vrai. Bon, si elle en est à appeler à Owen, c’est surtout pour lui dire qu’elle est prête à reprendre le travail, en fait. C’est si cool de démissionner et de pouvoir revenir comme ça sans se prendre la tête, franchement. Tout le monde se met aussitôt en tête de lui organiser une grande soirée de retour – et par tout le monde, j’entends surtout Owen, c’est évident.

Autrement, Marjan continue encore de s’occuper de la femme battue de l’épisode précédent. Elle est plutôt sympathique : elle vend même la moto d’Owen juste pour lui donner tout l’argent et s’assurer qu’elle puisse avoir de l’avance sur ce psychopathe. Elle lui offre clairement un nouveau départ là. Il y a des gens qu’il vaut mieux avoir la chance de croiser : Marjan en fait partie. Elle s’assure même que sa nouvelle amie puisse contacter sa sœur à son arrivée dans son nouveau lieu de vie. C’est dire.

Bien sûr, l’ex n’entend pas laisser sa copine partir comme ça. Il est déjà libéré de prison, parce qu’il a payé probablement, et c’est pour ça qu’il est urgent qu’elle s’en aille au plus vite. Seulement, il y en a une qui oublie de se mettre en sécurité : Marjan, évidemment. Elle concentre désormais toute la colère du type qui entend bien lui faire savoir.

Il la pourchasse donc alors qu’elle a loué une voiture pour rentrer à Austin en sécurité. Une voiture ? Bien sûr, elle est la voiture qui manque de peu de percuter celle de la famille du début d’épisode. Je m’en doutais qu’on connaîtrait l’occupante de la voiture en face, et je l’ai vu venir. Cependant, ça reste une intrigue vraiment intéressante à voir se mettre en place.

Il y a quelques abus de la part des scénaristes, toutefois : Marjan survit à un accident impressionnant car sa voiture retombe sur ses quatre roues, mais elle est réveillée par la petite fille qui ne voulait pas célébrer ses buts au foot. C’est gros, quand même. Malgré ses blessures, Marjan accepte de lui venir en aide et d’être emmené à la voiture de la famille qui la ramenait chez elle – et qui n’est pas la sienne, mais pour laquelle elle s’inquiète quand même. On sent la gamine indépendante avec les parents qui ne s’occupent jamais d’elle, quoi.

Marjan lui vient en aide, ce qui est cool, mais il ne faut pas oublier que l’autre psychopathe est toujours dans le coin lui aussi. Evidemment, il a eu un accident aussi, et il a sûrement envie de continuer de se venger. La situation est assez désespérée – et évidemment, le portable de Marjan est pété par l’accident.

Pour ne rien arranger à la situation, on découvre que les trois autres occupants de la voiture sont morts (j’avais écrit complètement morts, parce que vraiment, la série insiste bien là-dessus… C’est rare qu’ils tuent plusieurs personnages à la fois, surtout une famille complète). Pour autant, ils pourraient en faire encore plus dans le désespoir et la déprime : Marjan prend soin de Mouse, la petite fille, et elle fait en sorte qu’elle dise au revoir à son pote Joey sans aller le voir.

C’est plutôt cool de sa part de prendre soin d’elle, mais en fait, elle la met en danger aussi parce que Grant en a encore après elle. Et Marjan le sait bien, faisait attention à ce qu’il se passe autour d’elle. Ainsi quand une voiture arrive et que son occupant se montre sympathique, la méfiance est inévitablement de mise. Rick, c’est son nom, lui donne une bouteille d’eau (ça tombe bien, ça me fait un point bonus du Bingo Séries pour la journée de l’eau) et de quoi s’occuper de la blessure qu’elle a à la tête et qui n’arrête pas de saigner.

Alors que Marjan se méfiait de lui, le pauvre Rick se fait finalement tirer dessus. Ce psychopathe de Grant en a vraiment après Marjan, et il est prêt à tout pour la tuer. Et là, vraiment, ça va trop loin. Vouloir se venger, c’est une chose, mais buter un homme qui n’y est pour rien ? Putain, il y a de l’abus. En plus, il tire vraiment sans regarder ou sans savoir viser : c’est dingue que Rick se fasse tuer si vite.

Avec cette pluie de balles, Marjan se prend donc, en plus de sa blessure à la tête, une balle dans le ventre. Cela commence à faire beaucoup. Elle a Mouse pour lui venir en aide et ne pas l’abandonner, ce qui est cool, mais ça fait tout de même beaucoup de blessures pour qu’on puisse croire qu’elle reste consciente et que tout se passe bien. En plus, Mouse décide de rester aider Marjan quoiqu’il arrive, et on se demande bien pourquoi.

Marjan a laissé tout un tas de traces de sang derrière elle, ce qui fait qu’elle est super repérable. Heureusement que Grant est ralenti un peu : il cache le cadavre de Rick, puis est ralenti dans sa progression par l’arrivée d’un flic. Celui-ci se laisse totalement embobiner par Grant. Pourtant, il a des rougeurs sur la joue, un cadavre à côté de sa voiture et un mensonge indiquant que sa voiture est en panne qui ne tient pas la route.

Cela suffit à ce que Grant soit assez ralenti pour que Mouse et Marjan s’occupent des blessures de la dernière. Mouse est courageuse, c’est le moins qu’on puisse dire. Ensemble, elles se rendent dans la caravane dont Grant s’est servi pour provoquer l’accident de Marjan. Elles y trouvent de quoi stopper les saignements, mais ce n’est pas suffisant. Elles repartent malgré tout – et elles font bien, parce que Grant suit les traces laissées par Marjan.

La situation est clairement désespérée : Marjan a perdu beaucoup de sang depuis le début de l’épisode tout de même, et on sent que les scénaristes veulent vraiment la faire souffrir. Elle ne reprendra pas le travail tout de suite. Par contre, c’est abusé à quel point Marjan se retrouve toujours à se planquer dans les bois.

Grant se rapproche d’elles, les forçant à se rendre toujours plus loin dans les bois. C’est tout sauf bon signe : même si Marjan devait être retrouvée, à cet endroit, ce serait compliqué de lui venir en aide et de la sauver en lui apportant les soins nécessaires. En plus, pour ne rien arranger, Grant les retrouve finalement…

En parallèle à Austin, tout le monde commence à s’inquiéter de la disparition de Marjan. Elle n’est jamais en retard habituellement et n’a pas l’habitude d’être en retard. Deux heures de retard de sa part, ça fait beaucoup et ça les inquiète tous. J’ai trouvé bizarre que la famille morte n’inquiète personne d’autre, ce qui a commencé à me mettre la puce à l’oreille, mais eh, la fin d’épisode a réussi à me surprendre.

En attendant d’y arriver, il fallait suivre toute la caserne lancer les recherches pour retrouver Marjan, avec toujours cette tendance à se reposer sur les accès de Grace à des informations confidentielles. Elle peut en tout cas voir que Marjan a tenté d’appeler le 9-1-1 à deux reprises sans que l’appel ne passe jusqu’à un opérateur. C’est suffisamment louche pour que l’enquête aille plus loin et que Grace puisse trouver des infos sur Grant.

De là, Carlos et Matteo se lancent dans des recherches policières et de réseaux sociaux. J’ai du mal à croire que Firefox ne partage pas l’histoire de Grant et Kayley sur ses réseaux – et où donc a-t-elle fait le live si ce n’est pas sur son instagram ? Quoiqu’il en soi, Kayley se retrouve au téléphone avec tout le monde pour donner de ses nouvelles, dire que Marjan est une héroïne et espérer qu’elle ira bien.

C’est ensuite Owen, Paul et Judd qui arrivent sur les lieux de l’accident où Grant a commis l’erreur de laisser Rick bien visible, avec sa blessure par balle. Ils comprennent qu’ils sont sur la bonne voie et prennent vraiment de gros risques, je trouve : ils se mettent à crier le nom de Marjan… alors qu’ils viennent de trouver le corps d’un homme tué par balles ? Je ne suis pas sûr que ce serait mon premier réflexe.

Et même si ça l’était, mon second réflexe ne serait certainement pas de me séparer. C’est pourtant ce qu’ils font : Owen reste sur place pour essayer d’appeler la police, Paul retrouve la voiture de location de Marjan et Judd, lui, trouve la caravane de Grant – celle qui leur a permis d’arriver sur les lieux de l’accident, grâce à une info donnée par Kayley permettant à Grace de tracer la voiture. La caravane rassure, sans plus, Judd : Marjan y a laissé, en chiffres de sang, un joli 126, le numéro de la caserne.

Quand elle entend ses amis l’appeler, Marjan n’hésite pas à tirer une fusée dans le cou de son agresseur, surtout que celui-ci a été assez idiot pour se retourner en les entendant également. Bon, c’est une bonne idée de se débarrasser de ce connard comme ça, mais ça fout le feu aussi aux bois alentours. Bordel, il manquait plus que ça : un petit incendie pour coincer une Marjan qui s’évanouit alors que Grant est mort.

Owen est finalement celui qui retrouve Marjan grâce aux cris de Grant, mort à petite vitesse. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Mouse n’est pas vraiment présente aux côtés de Marjan, et que Marjan a finalement fait tout ça toute seule, à la force de sa volonté. Je m’en doutais beaucoup : à mes yeux, Mouse était morte dans l’accident dès le début de l’épisode et Marjan s’était inventée une amie pour faire face à tout ce qui lui arrivait. Les séries nous sortent toujours des grands délires comme ça, allez savoir pourquoi.

Finalement, c’est encore plus perché que ça : Mouse a bien eu un accident de voiture et a survécu… mais Mouse n’est autre que Marjan, quand elle était enfant. Bref, Marjan a reçu un bon coup sur la tête et il n’est pas étonnant que Rick se soit montré si bizarre avec elle : Marjan lui parlait de Mouse alors qu’elle n’existait pas, tout de même.

L’épisode peut se terminer à l’hôpital où toute la caserne se réunit, avec Carlos et Grace aussi évidemment, pour savoir comment va Marjan. Tommy les rejoint avec des donuts, et c’est vrai qu’elle a été pas mal absente de l’épisode, l’air de rien, parce qu’elle assistait à un ballet interminable – un spectacle de danse de sa fille.

Dans tous les cas, Marjan va donc bien. Une petite opération plus tard, elle est en état pour recevoir la visite d’Owen et Paul. Franchement, je suis d’accord avec Matteo : pourquoi eux deux en premier ? Matteo aurait mérité d’en être, je trouve, il est clairement le petit frère de Marjan à ce stade. Et puis, Owen a un caractère insupportable, franchement. C’est durant cette dernière scène qu’un flashback nous révèle que « Mouse » est le surnom que les parents de Marjan lui donnent – oui, ils lui donnent encore, c’est ce qu’ils écrivent sur la carte de rétablissement qu’ils envoient.

Ben super, ta fille manque de mourir dans un accident provoqué par un psychopathe voulant la tuer et tu lui envoies un bouquet de fleurs ? C’est ce que j’appelle des parents absents !