The Watchful Eye – S01E08

Épisode 8 – Spellbound – 18/20
Si j’aurais pu faire sans une partie de l’épisode qu’on aurait pu nous résumer sans avoir à le mettre en scène, une chose est certaine : j’adore l’ambiance de cette série. Les secrets continuent de pleuvoir sur les personnages, mais nous en arrivons au stade où des révélations doivent avoir lieu pour qu’on puisse avancer. Autant dire que ça fonctionne très bien car tout était savamment préparé depuis le début.

Spoilers

Elena envisage de quitter le Greybourne maintenant qu’elle sait qu’elle n’y trouvera pas de rubis.

Don’t leave yet, you don’t know all the truth.

J’ai plusieurs jours de retard, mais j’ai envie de me maintenir à jour quand même dans cette série. La grippe m’a tellement mis KO – et au lit – que je n’ai rien vu (ou presque) de la semaine. Je suis donc de nouveau en retard dans toutes mes séries, et ça me frustre. Au moins, avec celle-ci, je peux me remettre à jour rapidement.

Comme nous l’avait promis le cliffhanger de la semaine dernière, Ginny débarque chez Scott pour… faire en sorte qu’il parle à Elena. Euh, pardon ? Où est passé ton féminisme Ginny ? Comment ça tu demandes à un mec de veiller sur ta pote qui n’est plus ta pote ? Bordel, quel enfer.

De son côté, Elena a de nouveau un jour off. Elle en profite pour sortir le meilleur des hauts possibles – bon, OK, c’est une robe – et pour se rendre chez Scott. Contrairement à Ginny, elle, elle y va pour obtenir des informations de la part de Scott. Elle en profite pour lui révéler l’existence de Ruby, la fille de Jocelyn et d’un Greybourne.

Malgré l’évidence, Scott continue de s’énerver et de vouloir qu’Elena fouille le bâtiment. Comme si ça pouvait encore servir. Il finit par se faire une raison et reprocher plutôt à Elena d’en avoir trop dit à Ginny. Sachant que sa couverture est grillée et qu’il n’y a pas de rubis dans le bâtiment, Elena prend aussi la décision de laisser les Greybourne gagner : elle souhaite à présent démissionner. Mouais.

Elle a beau l’annoncer à Scott, puis à Roman, je ne peux m’empêcher de me dire qu’Elena tient trop à Matthew pour cela. D’ailleurs, ça se confirme quand elle parle de lui avec Roman, pour évoquer l’attitude de Tory qui se jetait sur lui dans l’épisode précédent et qui reste suspicieuse à ses yeux. Pourtant, Tory n’a rien fait du tout à son mari. Roman lui confirme ainsi que c’est Tory qui a retrouvé Dick, en poussant un hurlement qui a terrifié tous les voisins.

Elle est suspecte parce qu’elle a récupéré l’argent de ses comptes aux yeux d’Elena, mais une scène entre Tory et Dick nous informe qu’en fait, c’était juste pour fuir la ville. Elle est paniquée de tout ce qu’il s’y passe et n’a plus envie de rester au Greybourne. Tout le monde veut se barrer, en fait. Elena demande même à Roman de démissionner lui aussi, une semaine après lui. C’est dingue et ça m’a fait envisager que peut-être il n’y avait que huit épisodes dans la saison.

Ce n’est pas le cas, il y en a bien dix et c’est tant mieux parce qu’on a passé beaucoup de temps sur des réconciliations entre Tory et Dick pour que ça me passionne. Cela permet aussi à Elena de recevoir un nouvel avertissement de la part de Jocelyn : le fantôme lui rend visite pour lui demander de ne pas partir, car elle n’a pas encore toute la vérité. Oui, le fantôme connaît le plan d’Elena, parce qu’elle écrit un message à son frère.

La série nous fait ainsi un détour par 1944, en redéfinissant la taille de l’écran dans un plan plutôt bien senti… menant rapidement à un cliffhanger et à une suite d’épisode dans le présent. C’était un peu dommage à mon sens, j’aurais préféré avoir tout le flashback d’un coup… mais bon, on fait avec ! Le flashback nous montre en tout cas la manière dont Jocelyn s’est fait embaucher par la femme d’Alistair, Iris. Dès le premier regard, Alistair a eu un coup de foudre pour elle, et ça se voit.

Malgré tout, le flashback s’éloigne aussi de Jocelyn pour nous montrer les affaires d’Alistair et Winthrope. On sent bien que les magouilles politiques étaient déjà de mise. La dragouille, aussi : Jocelyn fait ainsi en sorte d’avoir un secret avec Alistair, lui apprenant qu’elle est veuve.

Plus tard, Jocelyn attend dans le hall en plein orage, alors savons pourquoi. Cela lui permet de griller le moment où Alistair débarque à son tour pour récupérer la clé cachée dans le cadre. Nous, on connaît le truc, mais Jocelyn, elle, est fascinée par ce qu’elle voit.

Cela mène rapidement à une tromperie d’Alistair. Et pas qu’une fois ! Il trompe sans vergogne sa femme, mettant rapidement Jocelyn enceinte. Celle-ci décide donc de quitter le bâtiment, sachant bien qu’elle ne peut rester nourrice si elle est enceinte. Elle s’en confie à son amant d’abord, puis à Iris, se gardant bien de dire qu’elle a eu cet enfant avec Alistair.

Pourtant, Iris lui propose d’élever l’enfant, une petite fille, comme s’il s’agissait de la sienne. C’est inattendu comme deal. Jocelyn le refuse catégoriquement, parce qu’il s’agit tout de même de sa fille… mais on voit bien qu’elle change d’avis quand Iris lui promet qu’elle pourra être la nourrice de son enfant. L’idée est belle, surtout que les seuls qui peuvent hériter sont les enfants légitimes d’Alistair, mais comme on a le recul, on voit bien que c’est une idée de merde en vrai. La pauvre Jocelyn finira par passer par la fenêtre en laissant son enfant derrière elle.

Avant ça, nous la retrouvons maman paniquée de devoir jouer la nourrice vis-à-vis de sa fille. On sent bien qu’elle n’y arrive pas, elle s’en plaint à son amant et c’est une erreur terrible : ils sont ainsi grillés par Iris, qui comprend tout bien rapidement.

Elle confronte ainsi Jocelyn, qui explique ensuite à Alistair, paniquée, ce qu’il s’est passé. Son amant lui promet alors de partir avec elle. On se doute bien que ce ne sera pas le cas, mais il a l’air tellement sincère qu’il est difficile de reprocher à Jocelyn de faire confiance à son amant. Elle décide donc de suivre son plan et d’enlever Ruby en passant par l’escalier secret.

Iris la surprend et n’entend pas se voir retirer « son » bébé comme cela. Elle poursuit donc Jocelyn dans l’escalier secret, puis se bat avec elle dans sa chambre – celle d’Elena aujourd’hui. Il n’en faut pas plus pour que ça se termine mal entre elles : Jocelyn est repoussée un peu violemment par Iris, qui lui fracasse le visage contre un meuble.

C’est un accident regrettable, mais Jocelyn est encore en vie au moins. Pour le moment. Contre toute attente, Iris s’en confie à son frère, Winthrope. C’est lui qui prend la décision de suicider Jocelyn : c’est une nourrice, personne ne s’en souciera d’après lui. Le plus glauque dans cette histoire, c’est qu’Alistair envisageait de quitter Jocelyn pour rester avec sa femme.

Il lui écrit donc une lettre pour s’excuser… mais n’a pas le temps de la terminer. Il se fait trancher la gorge par Winthrope, qui souhaitait uniquement protéger la réputation de sa sœur apparemment. Iris n’avait certainement pas demandé ça pour autant. Elle se retrouve embarquée dans les affaires de son frère bien malgré elle. Il lui faut pourtant faire avec : elle accepte de voir son frère payer la police pour maquiller le suicide de son mari en crise cardiaque, afin que personne ne fasse jamais le lien entre les deux suicides. Ah, l’argent…

De retour dans le présent, on découvre qu’Elena continue son enquête auprès de Darcy. Elle est paniquée, celle-ci, et elle a bien besoin d’un réconfort de la part de sa nourrice préférée. Pourtant, Elena a pris sa décision et elle compte s’y tenir. Elle se rend ensuite chez Ginny pour s’excuser auprès d’elle, mais aussi pour lui demander de lui pardonner, tout en prévenant tout le monde qu’elle ne voulait pas les blesser.

Bon, admettons. Il faudrait peut-être qu’elle prévienne Matthew avant de faire le tour de ses amis, peut-être, non ? Eh bien, non, parce qu’elle enchaîne ensuite avec Elliot. Elle semble trouver important de se réconcilier avec lui, alors que pour le coup, ça ne lui sert à rien, là. Elle y arrive cependant, notamment en lui conseillant de retourner voir Darcy, qui est bien heureuse de pouvoir lui faire un câlin.

Après tout ça, il est temps pour Elena d’aller annoncer son plan de se barrer à Matthew. On sent bien qu’elle le garde en dernier pour une bonne raison, hein. Il faut pourtant qu’elle s’y fasse : elle lui annonce son départ, il fait tout pour la garder, puis se renseigne sur ce qu’elle compte faire. C’est le moment pour lui de vérifier si elle est célibataire, par exemple. Comme elle l’est désormais, elle peut se permettre de lui dire qu’elle a rompu récemment.

C’est une idée de merde, parce que lui, il comprend bien que c’est le moment ou jamais de se taper la nourrice qui s’apprête à se barrer définitivement. On le sent venir de loin, le baiser entre eux. Et il dérape vite vers autre chose, ça va de soi. Pourtant, Elena est capable de s’arrêter à temps : soit elle se rappelle qu’il y a des caméras, soit elle est capable de voir que ce serait une erreur monumentale parce que Matthew ne la laisserait jamais partir autrement.

Dans tous les cas, elle fait le bon choix et ne couche pas avec. Elle préfère aller voir Mrs Ivey pour lui faire ses adieux à elle aussi. C’était frustrant de la voir parler avec elle sans capter exactement ce qu’il en était, mais au moment de partir définitivement, Elena fait enfin le lien grâce à la photo d’enfance que Mrs Ivey lui avait déjà montré dans un épisode précédent : Charlotte Ivey est Ruby Greybourne. Evidemment. Et Charlotte/Ruby entend Jocelyn pleurer régulièrement apparemment, c’est pourquoi elle faisait du piano et ne s’inquiéter pas outre mesure des supplications d’Elena dans l’épisode précédent. J’aime bien que ça fasse sens sans qu’elle ne soit un personnage horrible.

En parallèle de tout ça, Ginny reprend malgré elle le rôle d’enquêtrice. La série s’éloigne ainsi d’Elena pour suivre les scènes de Ginny. Elle retrouve ainsi Alex, qui voulait la voir pour parler de James et Mrs Ivy. Le coup de la plage où il a grandi et qu’elle connaissait n’a pas échappé à Alex : Alex demande donc tout ce que Ginny peut savoir sur James.

Les deux mènent l’enquête et il y a de quoi faire : James a affirmé à Alex qu’il bossait avec les Patel toute la journée, mais quand Alex les appelle, en utilisant un numéro que Ginny avait dans son portable, ça tombe bien, c’est pour mieux découvrir que James ne travaille plus pour eux. Depuis des mois.

De son côté, Mrs Ivey reçoit la visite de Tory. Cette dernière explique qu’elle a bien envie de se barrer du Greybourne, mais sa tante ne l’entend pas de cette oreille. Elle la remet dans le droit chemin, quitte à blâmer Allie pour son suicide. Il fallait au moins cette scène pour atténuer le coup de la vieille femme hantée par le fantôme de sa mère sans le savoir, parce qu’on a plutôt intérêt à la voir comme une femme méchante que comme une victime.

Pourtant, elle est totalement une victime… mais désormais, Elena décide de la faire chanter. Elle raconte tout ce qu’elle sait à Roman, puis lui assure qu’ils ne peuvent pas quitter le Greybourne finalement. Elle a enfin trouvé un moyen de rentabiliser sa venue : Charlotte n’est pas une Winthrope mais une Greybourne. Cela signifie qu’elle ne peut pas hériter et que sa fortune pourrait lui être retiré…

Elle a le certificat de naissance pour le prouver et tout ce qu’il reste à faire, c’est de faire chanter Charlotte. Mais autant elle joue bien du piano, autant je ne suis pas sûr qu’elle chante si bien. Hâte de voir si elle est au courant qu’elle est une bâtarde, en tout cas !

How I met your father – S02E02

Épisode 2 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

Spoilers

Sophie rencontre Meredith, ce qui fait ressortir sa tendance à mentir en permanence.

I’m a dirty liar.

J’ai trouvé le créneau parfait pour la série, mais je ne pense vraiment pas dépasser un épisode par semaine parce que c’est toujours douloureux à regarder, surtout quand ça reprend par la Sophie du futur nous racontant sa vie. Enfin, elle la raconte à son fils, mais ça revient au même. C’est terrible comment l’humour ne prend pas avec moi quand on la voit – elle était pourtant si drôle dans d’autres rôles ? Que lui est-il arrivé ?

Bref, le thème de l’épisode pour Sophie, c’est qu’elle a tendance à mentir en permanence, surtout quand elle est stressée. Pour l’épisode qui nous concerne, cela ressort particulièrement quand elle a l’occasion de rencontrer Meredith pour la première fois. Tout ne se passe pas à merveille : Meredith stresse Sophie, parce qu’elle se sent en compétition avec.

Elle ne fait donc que lui mentir – au point de lui dire qu’elle a vendu sa photographie à un prix incroyable. C’est loin d’être brillant comme humour, mais la construction de l’épisode fonctionnait bien mieux : j’ai aimé voir les scénaristes rendre volontairement insupportable Sophie. Cela change : en saison 1, elle l’était, mais c’était involontaire. Cela fonctionne bien mieux quand c’est assumé. Son cours de yoga m’a même fait sourire.

Bref, il y a un peu de progrès, même si je ne sais pas comment les scénaristes ont de telles idées parfois. La voir mentir tout le temps, c’est marrant ; la voir promettre une séance photo d’accouchement à sa voisine Ramona parce qu’elle a l’habitude d’en faire… Beaucoup moins. On sent bien que les scénaristes sont contents d’avoir eu une idée qui pourrait être vaguement marrante, mais on voit aussi à quel point ils sont ensuite coincés dans leur idée.

Je veux dire, ça pourrait être marrant, mais les crevettes congelées dans la piscine d’accouchement ? À quel moment ça a pu paraître être drôle comme histoire ? Je me le demande sincèrement. Par contre, Sophie qui tombe dans la piscine ? YES, c’est mon humour, beaucoup plus. Acharnons-nous sur elle, c’est bien mieux pour me faire rire, vous allez y arriver, surtout si vous la laissez avec Valentina, qui est la seule à vraiment me faire rire à chaque épisode.

Pourtant, les scénaristes lui fournissent vraiment des intrigues de merde. Le coup d’Avatar ? C’était naze et juste fait pour qu’on les sente un peu dans l’actualité, mais bon, on voit bien que ça ne marche pas. L’accouchement en lui-même a réussi à me faire rire tellement il était dans l’excès. Voilà, la série a peut-être trouvé ce qui pourrait fonctionner pour que je passe le cap de ma mauvaise foi et de leur manque flagrant d’idée/qualité : aller dans l’excès jusqu’à l’absurde, s’acharner sur Sophie et la voir s’empêtrer dans des mensonges, c’est plus intéressant que sa vie romantique, pas évoquée un instant dans l’épisode.

C’est dommage de devoir laisser de côté le thème de la série… mais ce n’est jamais qu’un prétexte, non ?

En parallèle de tout ça, Meredith est donc de retour dans la vie de Jesse. Cela signifie qu’elle est de retour aussi dans la vie de ses amis. C’est loin de plaire à tous. Outre Sophie qui veut absolument gagner la compétition contre elle, Sid est particulièrement énervé de la voir revenir. Il la déteste pour de bonnes raisons, mais bon, ce n’est pas à lui d’en vouloir encore à Meredith en vrai. Si Jesse lui pardonne, alors Sid doit lui pardonner.

Tout ça, c’est de la théorie. La pratique est souvent différente et l’idée de base de cette intrigue était bonne. Tenter de nous faire le coup du « bujito incident » en référence au « pineapple incident » en revanche ? Pire idée du monde ! C’est nul comme réécriture, c’est nul comme idée et la résolution avec une réconciliation est trop simple. Ils ont juste parlé, quoi, c’est pas la meilleure des idées. J’aurais préféré voir durer un peu la rancune de Sid – surtout que Meredith est une égoïste, tout de même.

Cela ne m’empêchera pas d’adorer l’actrice de toute manière. C’est dommage d’avoir une telle actrice et de ne pas s’en servir pour des intrigues vraiment drôles par contre (l’accouchement dans le métro a fonctionné également à ce moment-là). Là, elle reste un brin trop fade et on sent bien qu’elle sera cantonnée plus tard au rôle de la méchante).

Enfin, une autre intrigue secondaire de l’épisode voit Ellen s’inquiéter de ne plus avoir de nouvelles de Rachel. J’avais totalement zappé cette intrigue, mais c’est plutôt une bonne chose de la voir revenir car les rares moments où j’apprécie Ellen sont quand elle a une vraie raison d’être stressée et d’en faire des caisses.

Après, toute l’intrigue avec les voisins qui s’incrustent (Julian & Maury pourraient être de bons persos secondaires), la fête qui fait penser à Rachel qu’Ellen ne veut pas d’elle et le rencard qui se décide sur un coup de tête quand elles en arrivent à la conclusion qu’elles sont aussi folles l’une que l’autre est trop rapide pour moi. C’est rushé par manque de temps, parce que les scénaristes ont finalement beaucoup de personnages et ne savent pas quoi faire de tout le monde.

Cela dit, le duo Ellen/Charles pourrait le faire sur du long terme. Bref, je sens davantage le potentiel comique dans ce deuxième épisode. Je suis fatigué, ça joue forcément, mais il y a quelque chose là qu’il n’y avait pas en saison 1 : ils prennent le temps de s’éloigner de l’intrigue amoureuse et de proposer un peu plus d’excès. C’est clairement quelque chose qui pourrait fonctionner pour que ça parvienne enfin à être vraiment drôle. Reste à voir si c’est un incident isolé ou une vraie nouvelle direction pour la série.

Vus cette semaine #10

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Malgré la reprise, j’avais réussi à me maintenir plutôt à la surface de tous les hebdos et inédits que je voulais voir – bon, c’était marqué par quelques exceptions tout de même, mais j’étais content de moi. Cette semaine a été une longue traversée du désert pour le blog – et pas que pour le blog, en fait : j’ai eu la grippe. Je me remets à diffuser quelques articles ce soir, et je commence donc par le point sur toutes les critiques diffusées au cours de la semaine dernière.

15 épisodes vus

9-1-1 – 9-1-1 Lone Star – Grey’s Anatomy – How I Met Your Father –  NCIS – NCIS Hawai’i – Station 19 – The Last of Us – The Mandalorian – The Watchful Eye – Pokemon – Wolf Pack

Avant de disparaître des radars pendant sept jours, j’avais donc eu l’occasion de publier plein d’articles sur le blog ! Faisons le point tout de suite :

9-1-1

9-1-1 – S06E10 – In a Flash – 17/20
C’est une reprise efficace pour la série qui prend le temps de faire le tour de la majorité de ses personnages, sans oublier ce qui fait son sel depuis toujours : les rushs d’adrénaline lors de certaines interventions. Cet épisode ouvre de nouvelles pistes pour la deuxième partie de saison – pistes qui ne sont pas toutes aussi plaisantes les unes que les autres, mais qui devraient permettre des évolutions logiques et fluides pour les dix prochains épisodes.
9-1-1- Lone Star – S04E07 – Tommy Dearest – 15/20
Bon, nous ne sommes pas clairement pas sur l’épisode du siècle avec celui-ci, mais il était plein d’humour et c’était agréable de rire un peu au milieu d’intrigues souvent lourdes à digérer. Il était aussi temps de revenir à certaines d’entre elles, laissées dans l’oubli à cause du fil rouge. Bref, on s’amuse bien et c’est divertissant ; on est totalement sur un filler, mais ça fait du bien de temps en temps.
 

Grey’s Anatomy

Grey’s Anatomy – S19E09 – Love Don’t Cost Anything – 18/20
OK, les nouveaux internes sont arrivés à un stade où les intrigues commencent vraiment à bourgeonner et montrer tout l’intérêt qu’elles apportent à la série… Et ça me plaît énormément de voir ça. Plus on avance dans cette saison, plus je me retrouve à me dire que ça irait mieux si on virait définitivement tous les anciens. L’avantage, c’est une fois de plus de savoir que la série s’est renouvelée vers le meilleur. J’aime beaucoup cette saison, malgré quelques schémas répétitifs et recyclés.

Station 19

Station 19 – S06E09 – Come As You Are – 13/20
Franchement, cet épisode m’a donné un étrange sentiment de fourre-tout : les intrigues semblent incomplètes et très décousues ; chacun vit sa vie de son côté, les développements ne sont pas vraiment satisfaisants. C’est dommage, parce qu’il y a de bonnes idées et des répliques cinglantes qui marqueront certaines relations… mais en attendant, l’épisode en lui-même n’était pas à la hauteur.

The Last of Us

The Last of us – S01E04 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…
The Last of us – S01E05 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.

The Mandalorian

The Mandalorian – S03E02 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.

The Watchful Eye

The Watchful Eye – S01E07 – Out Like a Light – 18/20
J’ai adoré ce que l’épisode parvenait à mettre en place l’air de rien, parce que maintenant que l’on connaît bien les personnages, on peut commencer à avoir des quiproquos savoureux et des révélations de secrets inattendues au détour d’épisodes. Chaque épisode de la saison semble aussi construit pour mener à un évènement marquant, et ça fait qu’on se retrouve avec un très bon épisode.

Wolf Pack

Wolf Pack – S01E05 – Incendiary – 15/20
Que se passe-t-il ? J’ai trouvé cet épisode drôlement plus efficace, notamment grâce à sa construction qui permet de mener à quelques révélations et à des cliffhangers bien sentis. Disons que ça fait plaisir de voir la série assumer certaines évidences qui restaient cachées jusque-là… Après, ça reste quand même une série qui vise à foutre à poil tous les ados bien plus que nécessaire juste pour les audiences, et ça, c’est dommage car ça la dessert plus qu’autre chose.
Wolf Pack – S01E06 – After Party – 13/20
A minima, donnez un budget effets spéciaux à cette série, qu’elle puisse avoir les moyens de ses ambitions. Côté écriture, il y a de gros raccourcis et des échecs cuisants par moment ; mais aussi d’autres scènes bien plus réussies. Certaines intrigues sont prenantes et j’ai envie d’avoir le fin mot d’une partie de l’histoire, mais bon, ça irait tout de même mieux si je n’avais pas en permanence le sentiment qu’on se fout de ma tronche.
Wolf Pack – S01E07 – Lion’s Breath – 15/20
L’épisode avance plus vite que je ne l’imaginais, parce que je pensais que la saison était plus longue que les huit épisodes qui lui sont réservés. Oui, c’est con d’en bingewatcher trois et d’être coincé à l’avant-dernier épisode, je sais. En tout cas, je me suis surpris à être plus impliqué que je ne l’aurais cru dans cette série pour ados. Ce n’est pas du tout parce qu’elle est qualitative ; j’ai juste envie de savoir si mes théories sont les bonnes.

> Vus en 2023 

 

Wolf Pack – S01E07

Épisode 7 – Lion’s Breath – 15/20
L’épisode avance plus vite que je ne l’imaginais, parce que je pensais que la saison était plus longue que les huit épisodes qui lui sont réservés. Oui, c’est con d’en bingewatcher trois et d’être coincé à l’avant-dernier épisode, je sais. En tout cas, je me suis surpris à être plus impliqué que je ne l’aurais cru dans cette série pour ados. Ce n’est pas du tout parce qu’elle est qualitative ; j’ai juste envie de savoir si mes théories sont les bonnes.

Spoilers

Le corps de Phoebe est retrouvé, pas du tout là où on le penserait.

Let’s catch a werewolf.

Oui, gnagna, je vais me contenter d’un épisode par semaine et tant pis pour mon retard… BIM, troisième épisode d’affilée finalement, parce que la série est parfaite à visionner en bingewatching finalement. Les épisodes sont toujours lents, mais la fin à cliffhanger donne envie de savoir si j’ai raison pour la suite et me voilà donc pour mon troisième épisode d’affilée. Après, je vais me plaindre de prendre du retard ailleurs.

Bon, sinon, si on commençait la critique ? Ce début d’épisode est super mal joué, avec Everett qui fait un cauchemar. Comme ça se déroule la nuit, il est évidemment à moitié à poil, histoire de pouvoir tous profiter de ses jolis abdos. En attendant, Everett ne fait pas des rêves érotiques avec Blake pour une fois. Non, cette fois, il en fait avec Baron. Bon, d’accord, ce n’est pas vraiment érotique, j’exagère : il voit juste Baron complètement nu dans sa chambre ; et il se met à lui parler, pour lui demander de se souvenir de son nom.

Baron finit par disparaître, alors Everett se rend dans sa salle de bain. Son reflet dans le miroir n’est plus son reflet à lui, mais celui du dos de Baron, toujours nu. La série tente de verser dans l’horreur, cette fois-ci, mais elle peine à vraiment y arriver : j’ai plus l’impression que ça démarre comme un mauvais porno qu’autre chose. Finalement, Everett se retourne pour être face à face avec Baron, qui se promène toujours nu.

Sa nudité, comme celle d’Everett qui n’a qu’un bas de pyjama, n’apporte absolument rien à l’épisode. Elle complique même certaines prises de vue, je pense… M’enfin, il faut que j’arrête de me fixer là-dessus, on a compris que c’était la grande obsession de la série, il ne faut pas que ça devienne la mienne. En vrai, ça me rappelle un peu la tendance qu’avait True Blood de tout sur-sexualiser. Wolf Pack aurait donc pu être une bonne série d’été.

Sinon, l’épisode 7 ? Baron prend soudainement feu devant Everett. Le cauchemar ne s’arrête pas là pour autant : Everett suit ensuite Baron au rez-de-chaussée, avant que Baron ne se précipite depuis l’extérieur à l’intérieur de la maison. Il reste bien évidemment nu tout du long, avant de finir recroquevillé dans les escaliers à mal regarder Everett qui lui rappelle que non, la créature ne blesse pas des gens chaque nuit, elle les tue. Oui : Everett et Baron parviennent enfin à communiquer. Baron se plaint de ne pas réussir à arrêter la créature en lui, alors Everett essaie de lui dire que c’est possible.

Cela ne l’est pas. Everett veut absolument protéger Baron malgré tout, parce qu’il fait partie de sa meute, en théorie. En pratique, Everett se met à parler au cadavre/fantôme de Phoebe qui lui explique que Baron ne s’arrêtera pas de tuer de sitôt. Cette scène d’introduction est sacrément longue, mais elle permet d’adresser un avertissement qui change : Phoebe finit par rappeler à Everett que s’il devient une menace pour Baron, Baron pourra toujours l’éliminer lui aussi. Après tout, il peut toujours mordre d’autres gens pour reformer une meute par la suite.

C’était une séquence sacrément longue, vraiment, et on sent que la série veut vraiment se donner un côté horreur qui n’était pas du tout là avant – notamment quand Phoebe se met à hurler sans son. Je n’aimerais pas être à la place d’Everett, personne n’a envie de voir sa pote pisser le sang comme ça ou de se retrouver à moitié à poil face à sa mère. Oui, parce qu’il se réveille au milieu de son salon, où son rêve avait lieu, alors qu’il fait jour et qu’il est en retard pour l’école. Sa mère ne semble pas en avoir grand-chose à faire pour autant : elle ne s’arrête même pas vraiment pour lui demander comment il va.

Everett fait donc la seule chose à laquelle il peut penser : il appelle le reste de la meute pour leur expliquer ce qu’il a vu et ce qu’il s’est passé durant la nuit. J’ai éclaté de rire quand Everett a demandé à Harlan s’il n’aurait pas eu peur de se réveiller pour trouver un mec nu dans sa chambre, signe que l’écriture de la série commence à être assez sympa maintenant qu’on connaît les personnages.

Bref, pendant le cauchemar d’Everett, il y avait aussi de la musique au piano, ce qui fait qu’il envisage aussitôt qu’Austin est la prochaine victime du loup-garou. Même si c’est un connard, il n’a pas envie de voir Austin mourir. Le plan est donc de chasser Baron pour l’empêcher de tuer à nouveau, et tous les ados finissent par se faire à l’idée.

Blake doit toutefois rentrer chez elle pour déménager et quitter le motel. Pour cela, elle peut compter sur Everett, qui décide d’emprunter la voiture de ses parents. Cela mène à une scène terrible où l’on peut constater à quel point l’actrice interprétant sa mère joue mal. Everett aussi, cela dit. Il souligne qu’elle devrait être gentille avec lui, lui vole ses clés et… la mère se laisse faire, concrètement. On ne sait pas bien si elle est énervée ou apeurée, son visage paraît complètement sans expression. Bref, il emmène finalement Blake au motel.

Après le générique, nous retrouvons un Garrett épuisé par sa nuit et quelque peu déprimé de sa relation au bout du rouleau avec ses enfants adoptifs. Harlan en veut toujours à Garrett d’avoir balancé la planque de Cyrus, au point de ne plus parler du tout avec lui et de se barrer de la maison sans passer le voir. Pourtant, Garrett, lui, était en train de pleurer sur les souvenirs qu’il a de ses enfants, puisqu’il les a mesurés dans la maison pendant toute leur vie.

C’est une manière subtile de nous rappeler qu’ils n’ont que 15 ans, d’ailleurs. Ce n’est pas du tout ce qu’on voit quand ils se baladent à moitié à poil, hein. Allez, c’est le principe des séries pour ados. Si j’ai tenu devant Riverdale, je dois pouvoir tenir devant celle-ci aussi.

Ramsey débarque en tout cas chez eux pour parler à Harlan, puisqu’il en sait beaucoup sur Cyrus. Malheureusement, elle le rate de peu et ça termine une nouvelle fois en conversation un peu chiante entre les deux adultes qui savent tout, qui savent que l’autre sait tout, mais qui continuent de faire comme s’ils ne savaient rien. Quelle perte de temps ! La scène se conclue sur Ramsey demandant à Garrett de lui emmener Harlan au poste dès qu’il en aura l’occasion.

Il n’en faut pas plus pour que Garrett se mette à la recherche d’Harlan. Il est toutefois arrêté un instant par Luna qui poursuit sa propre crise d’adolescence et d’identité. Elle veut en savoir plus sur Baron désormais et espère le retrouver, mais Garrett lui souligne que le seul vrai remède qui existe pour mettre fin aux agissements du loup-garou est de le tuer.

Je ne comprends pas. Dans l’épisode précédent, Garrett lui-même a expliqué que pour calmer un loup-garou, il suffisait de l’appeler par son prénom… et ils ont son prénom désormais. Pourtant, Harlan et Everett se voient en secret pour mettre en place un plan d’action dans lequel ils ont bien envie de tuer Baron pour le ramener à la vie en tant qu’humain. Attention, on part ensuite sur des détails techniques : leur plan est de foutre Baron dans un congélateur pour le refroidir suffisamment longtemps pour que son cœur s’arrête, mais pas son cerveau. Tuer le loup avec l’arrêt du cœur ; ramener l’humain grâce à son cerveau et un petit défibrillateur.

C’est super simple, finalement. Pour que le plan réussisse, ils ont toutefois besoin d’un appât, et l’appât en question s’avère être… Austin, évidemment. Ils en parlent à Luna, qui n’est pas ravie de voir son crush servir d’appât, mais qui accepte de lui en parler. Il n’en faut pas plus pour qu’Austin soit mis au courant, hors écran, de tout le plan et de toutes les subtilités concernant les loups-garous. Son temps d’écran se limite à un peu de drague de Luna, pour nous proposer des scènes à haute tension sexuelle. Evidemment.

Pour que le plan soit un succès, Harlan et Everett fournissent un poignard recouvert d’argent à Austin, tout en faisant de nouveau appel au fournisseur de drogue d’Harlan pour tout ce qui concerne la réanimation. Il est vraiment une solution de facilité, c’est fou.

Il faut encore qu’Austin serve d’appât ensuite. Ils décident donc de le mettre sur le toit de parking de Blake, si j’ai bien suivi, parce qu’ils connaissent les lieux. Il y reste avec Luna, sauf que ça ne fait pas d’Austin une menace que de le voir parler tranquillement avec Luna. Quand le loup-garou arrive enfin, Austin n’est pas une menace et la créature ne s’attaque pas à lui. Luna le comprend bien sûr et demande à Austin de la frapper. En vain.

Il préfère bien sûr l’embrasser, parce qu’il n’est pas un connard, comme elle vient de le souligner. C’est d’un gnangnan ! Cela dit, ça fonctionne : le loup-garou est super énervé de voir Luna être embrassée et se met à le pourchasser. C’était le plan, mais bon, ça fait peur tout de même à Austin qui verrouille la porte derrière lui. Une porte verrouillée est apparemment suffisante pour bloquer le passage d’un loup-garou.

Ce dernier descend donc de l’immeuble par un autre moyen pour finalement pourchasser… Blake, habillée exactement comme Austin. Bien sûr, le monstre qui les pourchasse ne se fie qu’à la vue, pas à l’odorat ou au son (Blake crie à un moment), c’est très crédible pour une créature de la nuit. Bon, Blake parvient en tout cas à l’emmener là où les adolescents le voulaient.

Il y a encore pas mal de suspense car le loup-garou est loin de s’apaiser quand il se rend compte que Blake l’a piégé. Comme je m’en doutais, Everett finit par dire son nom, ce qui le calme juste assez pour qu’il soit piégé définitivement dans une chambre froide. J’ai bien aimé voir les quatre adolescents bosser ensemble pour l’y coincer et écouter son cœur s’arrêter avec leur super-ouïe.

Une fois le loup-garou mort, il reprend son apparence humaine. Nos quatre adolescents trouvent donc Baron nu, une fois de plus. Il faut encore le ranimer. Ils sont censés avoir tout prévu, mais ces idiots ont oublié leur matériel, ce qui laisse le temps à Austin de revenir soi-disant avec ce qu’il faut pour le ranimer.

En vrai, Austin transperce en plein cœur Baron avec sa lame argentée. Le cadavre se met alors à crier, bien en vie. Euh ? C’est un sacré cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout : je ne m’attendais pas à ce qu’Austin trahisse Luna. Pourtant, c’est logique : pas évident de garder en vie l’assassin de Phoebe – et des autres).

En parallèle de tout ça, le père de Blake et Danny est content de pouvoir enfin quitter le motel pourri dans lequel ils ont trouvé refuge. Pour se faire, il doit aller parler au gérant et laisse donc Danny regagner seul la chambre, en premier. C’est la pire idée du monde, et ça ne manque pas : le gamin finit traumatisé parce que la porte de la chambre a été défoncé et qu’il trouve du sang partout dans la salle de bain. Cela sent bon le cadavre de Phoebe.

C’est effectivement le cas, mais ça rend compliqué le travail de Ramsay qui espère protéger Blake et le reste de la meute en théorie. C’est en tout cas ce qu’elle avait affirmé le matin même à Garrett et qu’elle redit quand Blake arrive au motel. On note surtout que Danny est apeuré quand il voit Ramsey, mais que Blake n’est pas capable de l’écouter : elle était là sur le parking quand il a disparu brièvement.

Pourtant, elle veut toujours les protéger et assure qu’ils n’ont pas besoin d’avocat car ils ne sont accusés d’aucun crime. Phoebe, l’ancienne meilleure amie de Blake, vient d’être retrouvée dans sa salle de bain, cela n’a aucun sens. Bon, Blake ne semble pas plus affectée que ça cependant, alors même qu’elle s’est plus ou moins réconciliée avec Phoebe juste avant son décès.

Comme la famille de Blake n’a pas de thunes, de toute manière, l’histoire de l’avocat est vite réglée : Blake accepte de parler sans qu’il ne soit présent, tout simplement.

Pourtant, la scène suivante de Ramsey n’est pas avec Blake, mais avec Garrett. Les scénaristes sentent bien que tout n’est pas super fluide dans leur écriture, alors ils justifient comme ils peuvent la présence de cette scène, Garrett expliquant qu’Harlan ne lui parle plus de toute manière. Ramsey a décidé de l’emmener à l’échafaudage, une fois de plus, soi-disant pour continuer l’enquête sur le pyromane. Elle ne croit plus que Cyrus soit coupable, allez savoir pourquoi ou comment.

Par contre, elle ramène Garrett dans la tanière du loup-garou et ça ne semble pas être un bon signe. En fait, les scénaristes veulent à tout prix nous faire croire qu’elle est méchante, mais je n’arrive pas à me faire à l’idée. Pourtant, un flashback nous montre que tous les pompiers morts dix-sept ans plus tôt ont été tués par une louve-garou blonde. Le flashback était sympathique, mais mène ensuite à une scène de grand suspense où Ramsey et Garrett trouvent les corps…

L’air de rien, il commence à y avoir un paquet de morts en ville, parce qu’il y a dix-huit cadavres dans cette tanière. Malgré l’ambiance glauque à souhait, Ramsey et Garrett semblent encore vouloir prendre le temps de se draguer l’un l’autre, puis de parler à demi-mots de ce qu’ils savent. Ramsey insiste beaucoup pour que Garrett dise enfin toute la vérité sur la raison pour laquelle il ne veut pas que les autorités s’en mêlent et s’intéressent à ses enfants.

Voilà donc pour cet épisode, qui était plutôt bien réussi lui aussi – avec ses moments longs et peu crédibles, mais c’est la série, je me suis fait une raison. Par contre, il reste un problème désormais : je découvre que la saison ne fait que huit épisodes et je regrette d’avoir bingé maintenant que je le sais. Je me serais gardé les deux derniers pour plus tard ! Je pensais qu’il y aurait au moins dix épisodes… Je ne donne pas cher de ses chances de renouvellement, en plus, alors ça me frustre car tout ne pourra pas être résolu en un épisode.