Wolf Pack – S01E06

Épisode 6 – After Party – 13/20
A minima, donnez un budget effets spéciaux à cette série, qu’elle puisse avoir les moyens de ses ambitions. Côté écriture, il y a de gros raccourcis et des échecs cuisants par moment ; mais aussi d’autres scènes bien plus réussies. Certaines intrigues sont prenantes et j’ai envie d’avoir le fin mot d’une partie de l’histoire, mais bon, ça irait tout de même mieux si je n’avais pas en permanence le sentiment qu’on se fout de ma tronche.

Spoilers

La police cherche à arrêter Cyrus, dont Harlan s’est désormais entiché.

Is the possum going to kill us ?

Je pensais sincèrement me contenter d’un épisode par semaine, mais voilà, le cliffhanger de l’épisode précédent m’a vraiment donné envie de passer une partie de ma nuit de vendredi à samedi devant la série. Ce fut très inattendu comme feeling, mais voilà, la série a réussi à me convaincre de rester devant elle alors qu’elle me manquait la veille… C’est fou !

Encore quelques épisodes, et je vais finir super fan. Bon, non, faut pas abuser quand même. C’est tout de même marrant à constater, c’est tout. BREF, et si je commençais la critique ? L’épisode reprend dans la magnifique villa de Tia où tout le monde est apeuré.

Alors que dans l’épisode précédent, on voyait très bien le monstre sortir de l’eau devant tous les lycéens, les voilà qui se mettent à penser qu’il peut s’agir d’un possum et à ne pas savoir où il est allé se planquer. C’est décevant comme suite d’intrigue, mais c’est à la hauteur de la série, j’imagine. Comme ils sont tous sous champignons, on va dire qu’ils ont une excuse pour douter de ce qu’ils ont vu.

Austin qui semblait s’être barré le plus loin possible dans la maison est désormais le plus proche de la porte-fenêtre. Sous champignon, Tia envisage d’aller prendre l’air, le copain d’Harlan va jusqu’à ouvrir la porte, avant de faire demi-tour, terrifié par ce qui pourrait être là à les attendre dehors. C’est un peu n’importe quoi parce que les portes vitrées me paraissent peu résistantes à la force d’un loup-garou.

Everett et Blake assistent à tout ça, tandis que Phoebe et Tia sont persuadées d’avoir affaire à un simple possum. Austin s’énerve assez légitimement de passer pour un abruti si ce n’était que ça, forçant Everett à intervenir et Harlan à lui demander de « lui dire ». C’est la pire réplique possible avant un générique, ça.

Après le générique, Everett explique à tous les ados que le monstre qu’ils ont vu est réel, qu’il est sorti de la forêt à cause de l’incendie et que c’est ça qui faisait fuir les animaux. Quand Austin lui demande ce que c’est que cette bête, Everett prend la décision de mentir et d’expliquer que c’est un ours.

Sans trop de surprise, Austin s’énerve soudainement. Par contre, sa réaction est clairement trop excessive et ça m’a sorti de l’épisode. Bon, la série m’aura eu une quinzaine de minutes en tout avant de redevenir trop n’importe quoi. C’est dommage !

Alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un monstre à l’extérieur, Cyrus et Harlan décident de sortir pour aller chercher un autre type qui a disparu soudainement. C’est Everett qui s’en inquiète, parce que le type qu’il a vu avant sa disparition ne se souvenait même pas de son nom. C’est sûr que c’est inquiétant, mais quand même moins qu’un loup-garou qui veut tous les buter. En théorie.

En pratique, les deux mecs sortent de la villa et partent à la recherche d’un inconnu, juste au cas où. Ce n’est pas bien glorieux, comme idée. En parallèle, dans la maison, Luna confronte Everett pour savoir pourquoi il n’a pas dit toute la vérité. Elle devrait en être plus soulagée qu’il ne le paraît.

Malheureusement, la série prend aussi le temps de développer le personnage de Blake en expliquant pourquoi elle n’a pas de téléphone. Ils auraient mieux de s’abstenir de l’expliquer : c’était très bien qu’elle soit anti-technologie. Savoir que c’est à cause du divorce de ses parents et que c’est aussi pour ça qu’elle ne parle plus à Phoebe, ça ne fonctionnait pas du tout, à mon sens. Vraiment, c’était comme si la série voulait que je recommence à la trouver nulle.

Dans le même genre, Ramsey explique que le gardien n’est jamais revenu avec les clés qu’elle avait demandé au téléphone, et personne ne semble vouloir lui poser plus de questions que ça. La perquisition chez Cyrus n’ayant rien donné, l’ado étant chez Tia, tous les flics se rendent finalement à la fête où le loup-garou les attend.

Plus précisément, il semble attendre Cyrus. Harlan a peur pour lui, l’embrasse longuement dans le jardin gigantesque de la villa avec accès sur la forêt, puis lui conseille de rentrer. Alors qu’ils le font, Cyrus se met à parler de la meute d’Harlan qui ne l’accepterait pas… Il n’en faut pas plus pour qu’Harlan se remette à le soupçonner, alors qu’il est en-dehors de tous soupçons pour moi.

Le loup-garou semble toutefois le menacer, parce que comme Cyrus le souligne lui-même, la meute d’Harlan ne l’accepte pas vraiment. Effectivement. Ramsey sort alors de nulle part, pointant son flingue sur le loup-garou. Elle n’hésite pas à tirer, mais pas avant d’avoir demandé à Harlan de courir. Garrett aussi se met à courir quand il entend le coup de feu. Il a son flingue à portée de main, ce qui craint plus qu’autre chose, et parvient à blesser le loup-garou.

Dans les bois, Ramsey explique que les coups qu’elle tirait n’étaient que des avertissements : elle ne veut pas faire mal à la créature – car elle sait qu’elle est humaine. Cela confirme qu’elle n’est pas le loup-garou protégeant la meute elle-même. Elle fait alors un petit monologue pour affirmer qu’elle n’a pas peur et qu’elle pourrait aider le loup-garou s’il le voulait.

Bon, Sarah Michelle Gellar, je t’adore, mais dans quoi est-ce que tu t’es encore embarquée au juste ? Ramsey continue d’expliquer qu’il s’agit d’un ours à qui veut l’entendre, et principalement à son collègue. Celui-ci est un peu vexé d’avoir fait chou blanc concernant Cyrus, cependant. En effet, Harlan et Cyrus se rendent compte que les flics sont là pour Cyrus et se barrent évidemment. Ramsey ne dit même pas l’avoir trouvé dans les bois, c’est abusé.

La relation qui s’installe entre Ramsey et Garrett est un peu énervante : ils savent tous les deux à quoi ils ont affaire, mais ils continuent de faire comme il s’agissait d’un ours entre eux aussi. On voit bien que Ramsey veut protéger le loup-garou – et l’existence des loups-garous – quitte à menacer Garrett de le décrédibiliser. L’avantage, c’est aussi qu’elle décide de ne pas harceler Harlan pour en savoir plus sur Cyrus, probablement pour se mettre Garrett dans la poche.

De son côté, Harlan ramène Cyrus dans les écuries chez lui et vérifie qu’il n’est pas le pyromane en lui demandant de le répéter, tout en écoutant les battements de son cœur. Je ne sais pas trop comment on en est arrivé là, mais la série essaie à présent de nous vendre Cyrus et Harlan comme un couple hyper mignon. Je ne suis pas convaincu, mais allez, la scène où ils font la petite cuillère était mignonne comme tout – et à nouveau une belle manière de faire remonter les audiences. On les voit faire.

Contre toute attente, la série revient ensuite dans la villa de Tia. Cette dernière a besoin de sommeil tellement elle a pris de champignons, mais elle peut compter sur les soins et la surveillance de Phoebe. En revanche, personne ne prend soin de Phoebe quand elle décide d’aller se faire un petit bain de minuit toute seule. Heureusement que la police lui a dit très explicitement de rentrer se mettre en sécurité et de ne plus sortir, hein.

Phoebe n’a même pas le temps de hurler quand le loup-garou débarque au-dessus d’elle. Elle se fait tuer sur le coup, et ça passerait totalement inaperçu si Austin ne se réveillait pas pour voir le cadavre de Phoebe être trainée le long d’une baie vitrée. Le pauvre !

Le lendemain matin, la police apprend donc la disparition de Phoebe, mais elle constate aussi celle de Cyrus et Harlan. Ces deux derniers ne sont pas si disparus que ça, cependant : ils sont toujours dans les écuries où ils sont rejoints par Luna, Blake et Everett. Ce dernier a eu une nuit chargé également, avec son père insistant pour qu’il recommence à prendre ses médicaments et une énième fugue pour aller embrasser Blake.

Bref, pour en revenir à l’écurie, Cyrus raconte à toute la meute qu’il a reçu lui aussi des appels d’un numéro masqué. Cette fois, la personne qui l’appelait affirmait savoir comment son père était mort dix-sept ans plus tôt. Cyrus a donc pris la décision de bloquer le numéro (bloquer un numéro masqué, il est fort putain) et de passer en numéro masqué aussi (parce que c’est logique bien sûr ??), parce qu’il n’est pas intéressé par ce genre de théories du complot sur son père.

Ce n’est en effet pas la première fois qu’il entend parler de son père n’importe comment, car le corps n’a jamais été retrouvé. En fait, de toute l’équipe du père de Cyrus, il n’y a eu qu’un seul corps retrouvé : celui du survivant. Oui, il y a eu un survivant et ça tombe bien, car ça permet à tous nos ados d’aller l’interroger – l’homme travaillant encore à l’hôpital.

Il finit par tout leur raconter quand Luna ose parler de loup-garou devant lui. On apprend ainsi qu’à la base les pompiers ont juste attaqué un loup, parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix pour leur survie. Le loup en question les attaquait aussi. Bref, une balle entre les yeux plus tard, le loup respirait toujours et le feu le transformait en loup-garou. Rien que ça. D’autres loups ont ensuite décimé les pompiers, alors que le survivant (qui a super bien géré le récit de la transformation, malgré un jeu peu crédible lui aussi) a pu s’enfuir en entendant le massacre. Mouais.

Sinon, Garrett est toujours aidé par Prisha, la secouriste des épisodes précédents. Je ne sais toujours pas ce qu’elle fout là dans le puzzle de la série, mais admettons. Il lui explique que sa balle en argent a eu un vrai effet cette fois sur le loup-garou, avant d’assurer qu’il a vu quelque chose qui changeait tout… Alors qu’il n’a probablement rien vu de plus putain, c’est quoi ces répliques de merde ? Bon, la fin de l’épisode confirme qu’il a vu un truc, mais bon…

Heureusement, la série enchaîne vite avec autre chose, à savoir un Garrett très énervé qui débarque dans la grange pour interroger Cyrus sur les incendies. Putain, mais cet acteur était bon il n’y a pas si longtemps que ça, comment cela se fait-il qu’il joue si mal désormais ?

Le soir, il joue les papas énervés aussi auprès d’Harlan qui n’hésite pas à lui foutre un coup de poing dans la tronche quand il apprend qu’il a dénoncé Cyrus à la police. Le problème, c’est que l’énervement d’Harlan est tel qu’il se transforme en loup à son tour, entraînant avec lui la meute. Les quatre ados sortent aussitôt les crocs et ont une véritable envie de tuer.

Ce n’est toujours pas une série exceptionnelle du côté des effets spéciaux. Côté écriture, Prisha débarque de nulle part avec un flingue, révélant aux loups-garous qu’elle connaît leur secret. Quant à ce qui change tout dans ce qu’a vu Garrett durant la nuit ? Eh bien, le loup-garou s’est retransformé en humain quand il s’est fait tirer dessus.

Il ne s’agissait pas du père d’Harlan et Luna… mais de leur frère, le fameux type qui ne se souvenait pas de son nom en début d’épisode. Everett, lui, est sûr de connaître son nom, même s’il ne sait pas comment ou pourquoi : ce frère prodigue s’appellerait Baron. Et je suis prêt à parier qu’il a une maman nommée Sarah Michelle Gellar – ça expliquerait son comportement.

Wolf Pack – S01E05

Épisode 5 – Incendiary – 15/20
Que se passe-t-il ? J’ai trouvé cet épisode drôlement plus efficace, notamment grâce à sa construction qui permet de mener à quelques révélations et à des cliffhangers bien sentis. Disons que ça fait plaisir de voir la série assumer certaines évidences qui restaient cachées jusque-là… Après, ça reste quand même une série qui vise à foutre à poil tous les ados bien plus que nécessaire juste pour les audiences, et ça, c’est dommage car ça la dessert plus qu’autre chose.

Spoilers

Les ados en apprennent plus sur la créature qui les protège bien malgré eux.

It kills every night.

Qu’est-ce que Sarah Michelle Gellar est belle ! Désolé, mais il faut bien reconnaître que c’est l’une des seules raisons pour lesquelles je m’accroche encore à la série, avec mes trois semaines de retard. En fait, elle m’a même manqué jeudi, parce que j’ai repris le boulot et que j’avais pris l’habitude de les voir le jeudi après le travail ces épisodes. Mieux vaut tard que jamais, en tout cas, je reprends cette série pas terrible et je suis content que la première scène du résumé nous ramène Sarah Michelle Gellar. Pourtant, Buffy n’a jamais été mon personnage préféré… Mais cette voix, eh. Elle sera Buffy à jamais.

Par contre, tout ça ne m’aide pas à me concentrer sur la série et sur la critique. L’épisode commence dans des bois non ravagés par un incendie. On y voit un gamin qui fait appel à son sens de loup-garou et on comprend bien vite qu’il s’agit d’Harlan avant qu’il ne grandisse pour coucher avec tout les mecs qu’il croise.

À cette époque, il écoute encore son père adoptif ; et ça lui réussit plutôt bien. Le but est de l’entraîner à écouter les sons qu’il pourrait capter, parce que son père s’est rendu compte qu’il avait une ouïe excellente. Ce ne doit pas être facile à vivre tous les jours ce genre de pouvoir. Par contre, cette première scène trainait un peu en longueur, je trouve. Harlan gamin finit par être terrorisé quand il entend des craquements de branches et brindilles.

Son premier réflexe est d’aller se cacher dans une grotte, alors qu’un loup se rapproche de lui. On n’en saura pas plus pour l’instant.

La série revient au présent, où Harlan et Luna décident de se rendre chez Everett où Blake est encore là. Bref, la meute se réunit. Blake leur explique qu’elle s’est énervée contre Danny quelques instants avant que le loup ne s’attaque à lui : aussitôt, ils déduisent que le monstre ne fait que les protéger. Pourquoi pas ?

J’aime bien comment la scène est assez fluide pour nous redonner toutes les informations nécessaires et pour avancer l’air de rien dans l’intrigue. Bon, par contre, ça va vite et il ne se passe pas forcément grand-chose. On en arrive quand même à la conclusion que Connor a été mordu mais ne s’est pas transformé parce qu’il était blessé – on abat les chevaux blessés, mais aussi les mauvais loups dans la meute. Le pauvre, bordel. La série perd ensuite du temps à faire sonner le téléphone d’Everett, puis de Luna, puis d’Harlan. Les ados ne veulent pas décrocher parce que Garrett leur a dit de ne pas le faire – et c’est comme ça qu’on se retrouve avec 50 minutes d’épisodes quand 42 suffirait.

Depuis quand les ados écoutent les adultes, franchement ? Depuis jamais. Ainsi, Harlan finit par décrocher… et le regrette aussitôt quand il a juste droit à un ultrason peu agréable. Après ça, c’est le téléphone d’Everett qui se remet à sonner. Le message de la voix déformée ? Un poème d’Ovide sur les loups. L’histoire de Lycaon dans une série, je ne m’y attendais pas, même celle-ci. Cela ne devrait pas me surprendre d’avoir une petite référence mythologique, après tout.

La série paraît de nouveau mal écrite en tout cas : l’interlocuteur mystérieux raccroche juste le temps que Luna explique ses connaissances d’Ovide, avant de rappeler aussitôt vite le portable d’Everett. Je continue d’entendre Sarah Michelle Gellar malgré la déformation de la voix, par contre. Est-ce que ce n’est que moi ? Est-ce que je suis cinglé au point de vouloir l’entendre partout ?  

Bon, l’étrange voix affirme que les loups ont besoin de tuer, et que le loup tuera toutes les nuits de pleine lune, qu’ils le veuillent ou non. Il y a tout de même un moyen de l’arrêter : tous ensemble, d’après Blake.

Les ados n’ont pas envie de savoir que le loup va encore tuer, en tout cas, alors ils décident de tout faire pour l’empêcher de recommencer. Comme Everett reçoit sur son portable une localisation, ils savent exactement où se rendre pour ça. Malheureusement, ils arrivent trop tard : ils trouvent une voiture renversée avec une infirmière blessée à l’intérieur. Elle affirme qu’un médecin, qui conduisait, est mort avant d’assurer que c’est encore là.

La créature est encore là, oui : elle aspire la voiture, puis l’infirmière pour mieux la tuer, malgré les efforts peu efficaces ou convaincants des ados pour ça. Les ados en ont trop vu, et ils prennent donc la décision de se barrer au plus vite. Luna, qui voulait que tout le monde contrôle ses émotions jusque-là, par crainte que la créature ne s’en serve, pète d’un coup un câble. Quand elle hurle à la meute de s’arrêter, ça se passe bien mieux.

Ils n’ont plus qu’à constater leur triste réalité : la créature tue toutes les nuits, pour eux. Ils n’ont plus qu’à l’empêcher de recommencer le lendemain. Simple et efficace comme intrigue, surtout quand la créature continue de leur envoyer encore et encore des informations. Ainsi, Everett reçoit une autre localisation GPS sur son portable : la maison d’une certaine Tia.

J’étais heureux qu’il en parle à la meute, car ça passe bien mieux quand les quatre ados sont ensemble. Dans le même genre, Harlan qui reproche à Everett de ne pas être capable d’utiliser sa super-force était une réplique bienvenue.

Cela motive Everett à se rendre à la salle de sport pour faire un peu de musculation. J’ai ri du choix musical pour ce montage, mais bon, ça a l’air de satisfaire Everett et ça finit en concours de qui a la plus grosse (haltère) avec Harlan, alors c’était marrant. Toute la salle les regarde aller d’haltère trop lourde pour eux en haltère, et ça finit par manquer de crédibilité.

Everett réussit en tout cas le défi d’Harlan sans trop de difficulté. Piqué dans son orgueil, Harlan essaie à son tour, avec moins de succès. Ce qui est intéressant est qu’il arrive malgré lui à porter l’haltère, mais uniquement quand il ne se concentre pas sur son pouvoir. Exactement comme Blake avec sa super-vitesse, finalement. L’avantage de cette scène un peu blasante pour savoir qui avait le plus gros kiki, c’est qu’elle permet enfin à Everett et Harlan de s’entendre.

Les deux adolescents se mettent à se parler, pour mieux comprendre comment gérer les pouvoirs… et ils en arrivent à la conclusion qu’il serait peut-être possible de faire redevenir humain le père biologique de Luna et Harlan. Ce n’est pas gagné, cette affaire, comme ce n’est pas gagné de voir les quatre adolescents se rendre à la soirée privée chez Tia.

Blake dans une soirée de lycée ? Voilà qui promet. Harlan promet qu’il sera capable de les faire rentrer et il a raison : il utilise ses contacts pour ramener des champignons à Tia, parce qu’il l’a entendue dire qu’elle espérait en trouver. Cela leur permet en effet d’entrer, même lorsque c’est Phoebe qui garde l’entrée. Cela en dit long.

A la soirée, Luna retrouve Austin en train de se bouffer des champignons. Ils prennent ça comme s’il s’agissait de champignons sur une pizza, c’est abusé. En même temps, Austin est clairement dans l’abus avec Luna – ce qui est risqué pour lui. Comme Everett le souligne, il vaut mieux éviter de regarder les gens avec des regards meurtriers.

Luna est pourtant la seule personnage que j’aime encore après ces scènes : c’est la seule à résister à l’appel des champignons. Je ne comprends pas comment c’est possible que les scénaristes trouvent ça fun de faire en sorte que tous les personnages se mettent à consommer des champignons comme ça. Austin, c’était déjà un peu limite, mais Blake, puis Everett ? Cela ne semble pas correspondre du tout aux personnages.

Blake, l’introvertie qui a un maillot une pièce, prend des champignons pour le fun, sans se poser plus de questions que ça. Oui, oui, maillot de bain. On enchaîne sur une scène où tout le casting se met en maillot de bain. C’est l’occasion de quelques gros plans de nudité, pour s’assurer une audience qui continuera de grimper… comme la gêne face à Everett qui décide de se baigner. Franchement. Il garde d’abord ses chaussettes, puis met quinze plombes à entrer dans la piscine sous les yeux gourmands de Blake.

Clairement, on oublie le but de cet épisode juste pour les voir tous à poil, quoi. Moi, je me rends compte que je commence à confondre les persos, d’ailleurs ; Cyrus et le nouveau copain d’Harlan se ressemblent beaucoup trop… En même temps, Harlan donne ensuite son numéro à Cyrus, alors bon, ça finira peut-être par être son copain aussi. La série essaie d’abord de nous faire croire qu’il pourrait être le grand-méchant, parce que lui aussi, il masque son numéro quand il appelle.

En parallèle de tout ça, la série nous ramène aussi l’enquête des flics sur le pyromane. Ils cherchent toujours la personne qui a bien pu allumer ce feu, et leur soupçon se porte désormais sur Cyrus Nix, un autre lycéen – celui à qui Harlan donne son numéro le soir, en toute connaissance de cause. S’ils sont persuadés que c’est un lycéen, c’est parce que l’objet qui a lancé le feu vient du labo du lycée. Ce n’est pas super discret comme manière de mettre le feu, effectivement.

Cela dit, le but du pyromane n’était évidemment pas d’être discret – ça se saurait si c’était son but. Ainsi, Ramsey ramène Garrett et d’autres flics sur le fameux échafaudage de la série, depuis lequel on peut voir toute la forêt en feu. Alors que Garrett répond à ses questions sur Luna et Harlan, trouvés dans les bois pendant l’incendie ayant tué le père (pompier !) de Cyrus (AH), Ramsey en profite pour dévoiler qu’elle avait un fils – qui est mort dans un incendie. Décidément, ça en fait des flammes d’un coup.

Sinon, les deux en arrivent à la conclusion que le feu a été déclenché depuis l’échafaudage, à coup de drones, parce que les lycéens ont d’abord appris à faire des drones en cours. AH. Après tout ça, Ramsey demande à rester seule pour inspecter les lieux pendant que le reste de son équipe (et Garrett) se rendent exécuter un mandat ailleurs. La série espère alors nous surprendre en révélant que Ramsey est loin d’être la gentille flic qu’on supposait : elle trouve tous les corps entassés sous l’échafaudage en compagnie du gardien des lieux.

Elle lui explique alors le plus simplement du monde que c’est un loup-garou qui a fait ça, avant de le tuer de deux coups de lampe torche. Oui, apparemment, c’est possible. Oui, Sarah Michelle Gellar est là pour jouer la méchante. Cependant, elle n’est peut-être pas pour autant le loup-garou – elle pourrait très bien être juste une chasseuse (ou une Tueuse ?), parce qu’on ne la voit pas se transformer.

Pendant ce temps, Luna a beau considérer qu’Austin est un connard, elle décide de passer plus de temps avec lui. Cela se fait autour d’un piano. Bordel, mais cette série va vraiment nous faire toutes les scènes les plus clichées possible sur les amours adolescentes, c’est dingue. Le but est de faire en sorte qu’on l’aime bien, parce qu’il se retrouve ensuite en danger.

En effet, à l’extérieur de la maison, Blake vient déshabiller encore Everett en lui volant sa serviette. Moi, je me demande où il a pu trouver des tongs alors qu’il était en basket chaussettes, mais ce n’est sûrement qu’un détail. L’intérêt de la scène est ailleurs : Blake en apprend plus sur les anxiétés d’Everett et ses manières de se calmer, Everett demande à Blake de se prendre un téléphone pour qu’il puisse lui envoyer des SMS. Oh, c’est meugnon, il est namoureux. Il arrive même enfin à l’embrasser, alléluia.

Phoebe n’apprécie pas que Blake passe une si bonne soirée et leur tombe dessus, demandant à ce qu’ils partent car ils n’étaient pas invités. Ce n’était pas une bonne idée de sa part : elle demande le soutien d’Austin, qui préfère récupérer le message vocal qu’Harlan a réussi à choper, allez savoir comment, dans lequel Phoebe dit bien du mal de Blake.

Austin m’a fait rire à transformer ça en son pop très sympathique (faites-en une chanson, je la réécouterai, je me connais)… mais ça n’a pas fait rire Blake, qui a préféré jeter son portable dans la piscine. Cette scène mène alors à un cliffhanger inattendu : au fond de la piscine, le loup-garou est là. Il manque de peu de nous tuer Austin, qui a heureusement un bon instinct de survie.

Si les autres ados se moquent d’abord de lui, tout le monde est d’un coup terrifié de l’apercevoir au fond de l’eau. Tout le monde rentre à l’intérieur de la maison et la créature sort de la piscine pour… la suite au prochain épisode. Eh. Cela fonctionne bien comme cliffhanger !

Grey’s Anatomy – S19E09

Épisode 9 – Love Don’t Cost Anything – 18/20
OK, les nouveaux internes sont arrivés à un stade où les intrigues commencent vraiment à bourgeonner et montrer tout l’intérêt qu’elles apportent à la série… Et ça me plaît énormément de voir ça. Plus on avance dans cette saison, plus je me retrouve à me dire que ça irait mieux si on virait définitivement tous les anciens. L’avantage, c’est une fois de plus de savoir que la série s’est renouvelée vers le meilleur. J’aime beaucoup cette saison, malgré quelques schémas répétitifs et recyclés.

Spoilers

Simone doit gérer le retour de son ancien fiancé, Teddy sa nouvelle charge de cheffe.


So you wanna go see the hole on the roof ?

Alors que la déco de la maison des internes commence à ressembler à quelque chose, ils décident d’organiser une fête grandiose tant que la maison est à peu près vide. Soit ? Est-ce que ça justifie cette guirlande immonde là ? Probablement pas.

L’ambiance n’est pourtant pas à la fête pour tout le monde dans cette maison. En effet, Lucas a le cœur brisé, clairement, et Simone ne s’entend pas du tout avec son fiancé. Elle lui reproche d’être resté silencieux quand elle n’allait pas bien et qu’elle aurait eu besoin qu’il la soutienne. L’engueulade entre eux dure un bon moment et fait bien du bruit. Que c’est étrange d’avoir Simone dans la chambre de Meredith !

L’engueulade fait tellement de bruit que Mika et Lucas commencent à regretter d’avoir emménagé avec Simone, je pense. Cela dit, Mika est plutôt cool à donner des conseils romantiques à Lucas. J’étais loin de me douter qu’elle se doutait de quelque chose… mais en même temps, elle vit avec eux, c’est normal. Si elle lui conseille de dire ce qu’il ressent (le bon conseil), à l’étage, Simone et son fiancé, Trey, se calment soudainement et se réconcilient. Juste assez pour faire la fête, quoi.

Cela faisait longtemps que la maison n’avait pas été aussi remplie. Dans une longue tradition de grand n’importe quoi, Levi est invité à la soirée des internes lui aussi. Il s’y rend avec Helm, qui fait tout ce qu’elle peut pour l’aider. J’ai beaucoup aimé les retrouver tous les deux, mais ils sont rapidement séparés. En effet, Mika est évidemment heureuse de voir Helm à la soirée, et elle se précipite pour lui parler. Allez, mettez-les en couple – on a carrément une réplique où Mika demande à Helm si elle veut voir le trou dans le toit, on sait ce que ça veut dire.

« Mettez-les en couple » est le crédo de la soirée des internes, je crois. Ainsi, Lucas me fait vraiment de la peine à traîner son âme en peine et ses peines de cœur tout autour de Simone. Celle-ci n’a même pas parlé de lui à son fiancé, putain. Bon, comme Trey s’avère encore plus débile que prévu à expliquer à sa fiancée qu’elle n’est pas à sa place à Seattle car elle vaut beaucoup mieux que le service de Grey Sloan, Lucas a tout de même sa chance avec Simone.

Il la suit dans sa chambre pour parler avec elle et pour lui faire la plus belle des déclarations, assurant qu’elle est parfaite même quand elle s’énerve. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Simone craque pour Lucas… C’est un peu bateau comme déclaration, mais elle est dans tous ses états Simone, après tout. La série va bien plus loin que parfois cependant : elle enchaîne sur une scène où Lucas et Simone sont clairement en plein préliminaires contre la porte de la chambre quand Trey débarque derrière la porte de la chambre.

Il confesse son amour à Simone qui a juste peur d’être surprise par lui dans cette position si délicate. C’était terrible comme scène, parce que Lucas reste silencieux pour elle, alors qu’il la voit changer d’avis et se tourner à nouveau vers Trey. Pas évident à vivre, tout ça. En plus, Simone a beau se justifier comme elle peut, Lucas pose la bonne question : est-elle amoureuse ?

Lucas est prêt à s’effacer si c’est le cas, mais seulement si c’est le cas. Putain, il est encore plus parfait avec ce genre de répliques. On peine à comprendre pourquoi Simone ne le choisit pas et lui préfère son fiancé – malgré le passé entre eux. Trey l’a laissée partir, ne l’a pas suivie, lui reproche ses choix et ses fréquentations… Eh, faut te réveiller Simone, laisse-le tomber. Je ne dis pas que Lucas est parfait – c’est clairement une relation qui ne pourra pas durer sur du long terme – mais bon, Trey est juste horrible.

Vexé, Lucas rejoint ensuite Mika et Helm autour d’un verre, mais le problème est qu’elles le partagent avec Simone et Trey, Trey étant soudainement plein d’envie de parler de leur passé, c’est juste super gênant. Pour ne rien arranger, Simone finit par accepter de se réconcilier avec Trey, affirmant qu’elle continuait d’espérer qu’il revienne la chercher et au point de le laisser lui refaire sa demande en mariage. Elle ose accepter, juste devant Lucas. Le pauvre. Il m’a fait de la peine, ce chien battu et Simone n’a pas eu ma sympathie sur cette scène (l’actrice, si, elle excelle).

Mika, en revanche, a tout gagné avec son intrigue. J’adore Helm, j’adore les scènes de danse, et Mika qui réconforte Lucas en le forçant à danser en fin de soirée ? C’est tout à fait ce que j’adore faire moi-même. Bref, c’est un épisode réussi pour elle. Par contre, je m’attendais vraiment à voir Helm et Mika s’embrasser, pas à ce que l’on voit Levi embrasser le premier venu.

Le premier venu s’appelle Carlos, c’est un infirmier et la drague entre eux semble suffisante pour que Levi retrouve le sourire le lendemain matin. Il était temps que l’on retrouve ce Levi là, alors j’espère qu’on aura plus de sa bonne humeur par la suite – il semble un bien meilleur manager après une soirée charmante comme ça. Par contre, bon, je ne suis pas convaincu par le Carlos en question. Faut toujours qu’il se retrouve avec des mecs qui ne lui vont pas.

Vous savez quoi ? Maintenant que Teddy est cheffe, je trouve qu’elle est… encore plus chiante qu’avant ? Je ne pensais pas que ce serait possible, et pourtant, c’est le cas. On ne la voit pourtant même pas à l’hôpital, juste chez elle. Et Owen qui se fout de sa gueule parce qu’elle est épuise par sa première journée alors que Miranda et lui ont fait ce job pendant des années ? Il n’a rien arrangé.

Rien ne s’arrange jamais avec Teddy et Owen de toute manière. Ben et Miranda s’invitent chez eux, et c’est d’autant plus n’importe quoi que leurs enfants ne s’entendent pas : la gamine de Teddy et Owen a encore une fois mordu Pru. On n’en entend plus parler dans Station 19 !

Le dîner est horrible, pour changer : Teddy et Owen n’ont pas du tout envie de parler des enfants, pour une fois qu’ils peuvent se faire une soirée entre adultes, quand Ben aimerait au contraire envie d’évoquer ce problème. Comme en plus Teddy et Owen se détestent toujours (mais que font-ils en couple ?) pour l’histoire de licence médicale. Cette histoire n’en est même qu’à son début : Owen découvre ensuite que Teddy est prête à briser sa promesse de lui rendre son boulot et son poste de chef.

La musique a beau être humoristique, ce naufrage est horrible à suivre en vrai. Bon, je reconnais, j’ai ri quand il était question de voir Miranda s’énerver de ce couple passant tout son temps à s’engueuler et se mordre. Pas étonnant que leur gamine morde les autres s’ils passent leur temps comme ça. Miranda qui reprend le contrôle d’une situation, ça faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu, et ça fait du bien. Vraiment. Elle donne une belle leçon à Owen et Teddy… mais ils sont incapables de l’écouter correctement apparemment.

Le pire, c’est qu’en rentrant chez eux, Miranda et Ben se retrouvent aussi à s’engueuler. En effet, Ben n’apprécie pas de voir Miranda reprendre le boulot. Même si elle délègue beaucoup, ce n’est toujours pas suffisant pour lui. Outch.

Pendant que la fête et ce dîner ont lieu, Kwan et Jules se retrouvent bloqués aux urgences. C’est le rôle des internes, après tout. J’aime beaucoup la relation qui s’établit entre eux – ils ne sont pas exactement un couple, surtout que la compétition prend clairement le dessus sur leur relation. Jules se défonce donc pour avoir un accès à la chirurgie de Maggie, accès que Kwan avait déjà eu.

Il va vite le perdre, contrairement à elle. Jules est du genre Izzie-Jo-Meredith, elle s’attache aux patients. Kwan est plus détaché, évidemment. Quand la patiente apprend qu’elle a, en plus de la chirurgie cardiaque à venir, une métastase au cerveau, c’est la catastrophe. Elle n’a pas d’assurance maladie et n’a pas les moyens de payer autant de chirurgies…

Kwan lui propose alors le divorce, parce que ça lui permettrait de souscrire à d’autres aides financières si elle était divorcée, tout en protégeant son mari de la faillite. Le système américain ne me vend toujours pas du rêve et je trouve ça terrible de me dire que c’est un modèle qu’on suit de plus en plus.

La patiente envisage en tout cas le divorce, contrairement à son mari. Cela énerve Maggie de voir Kwan balancer une telle solution sans passer avant par un supérieur hiérarchique, alors elle le dégage de son cas médical. Pourtant, la solution qu’il apporte est la bonne : le couple accepte de divorcer, dans une cérémonie digne d’un mariage. L’émotion est là – même si Amelia la casse un peu à trop expliciter les choses. Finalement, le divorce a donc lieu juste avant l’opération.

Pour autant, Kwan n’a toujours pas le droit de se rendre à l’opération, parce qu’il refuse de s’excuser. Jules lui conseille de le faire, pour mieux le regretter quand il l’attaque pour ça. Finalement, il finit par révéler que c’est parce qu’il connaît le poids des dettes médicales, sa mère en ayant fait les frais – et lui aussi. Il recadre donc Maggie, même si c’est sa boss. Jules essaie de s’excuser, mais il l’envoie bouler. La suite au prochain épisode.

En parallèle de tout ça, une autre patiente arrive à l’hôpital : Whitney. Elle est enceinte jusqu’au cou, en train d’accoucher, mais ne va pas bien du tout : elle n’en est pas heureuse, car sa femme n’est pas là pour elle, contrairement à sa promesse. Elle raconte donc toute sa vie et ses angoisses à un Lincoln qui voulait juste rentrer chez lui avec Scout. C’est un échec.

Juste avant ça, il s’est pris des œufs dans la gueule parce qu’il est le meurtrier d’une star du foot et Amelia lui a remis Scout par surprise dans les pattes, parce qu’elle était bipée par Maggie pour son cas de métastase au cerveau. Soit. J’ai aimé aussi que la série se souvienne qu’Amelia était en couple, pendant que Jo tombait de plus en plus amoureuse de lui.

La fin d’épisode voit ainsi Amelia souligner que Lincoln n’était pas parfait pour elle (putain, mais si !)… mais qu’il l’est possiblement pour Jo. Allons bon, on se retrouve avec Amelia qui donne son consentement au couple Jo/Lincoln maintenant ? On est foutu, ça va forcément arriver.

Sinon, Maggie semble encore espérer que son couple tiendra le coup. Je n’en suis vraiment pas si sûr, moi.


 

Station 19 – S06E09


Épisode 9 – Come As You Are – 13/20
Franchement, cet épisode m’a donné un étrange sentiment de fourre-tout : les intrigues semblent incomplètes et très décousues ; chacun vit sa vie de son côté, les développements ne sont pas vraiment satisfaisants. C’est dommage, parce qu’il y a de bonnes idées et des répliques cinglantes qui marqueront certaines relations… mais en attendant, l’épisode en lui-même n’était pas à la hauteur.

Spoilers

Carina revient à la clinique, sans parler à Maya ; Eli continue de harceler Andy.


And you’re glowing yourself.

C’est rare que je prenne le temps dès le vendredi soir de regarder cette série, surtout quand je bosse. Seulement voilà, malgré la fatigue, j’ai vraiment envie de la voir. C’est sans regret dès la première scène : on y voit Maya faire de la méditation et la série en profite pour nous faire un résumé de toute sa relation amoureuse avec Carina. C’est fou de se dire qu’il y a eu toute une partie de la série où elles n’étaient pas ensemble tellement le couple est devenu un des piliers du drama de la série.

Maya ne tient plus en place et tente d’appeler Carina, sans succès. Je trouve ça un peu exagéré de la part de l’italienne : elle pourrait au moins donner signe de vie, parce qu’elle sait forcément que Maya a travaillé pour aller mieux, non ? Mystère. Elle écoute bien le message vocal que Maya lui laisse, affirmant que ça va mieux depuis que Diane l’aide, mais elle n’y répond pas immédiatement.

Carina, elle, est de retour à la clinique, même si elle n’a toujours pas parlé avec Maya. J’ai aimé voir les retrouvailles un peu tendue entre Carina et le reste de la caserne : cela nous prouve aussi à quel point elle s’est intégrée là-bas, car tous sont heureux de la voir quand même.

Ses patients le sont aussi. Ben se retrouve ainsi en charge d’une femme enceinte, amie avec le couple d’amies – Peggy et Donna – de Carina que l’on a vu plus d’une fois. C’est intéressant, parce que la patiente est mignonne comme tout avec Carina, au point de lui avouer qu’elle est totalement en train de développer un crush envers elle. Eh oh, pas touche à Carina. J’aurais aimé que Carina recadre un peu plus les choses : retourner le compliment, c’est une chose ; mais il faut savoir s’arrêter à temps.

Je suis content qu’elle finisse par caser qu’elle est mariée, même si elle ne le fait que quand sa patiente lui demande. Et je sais que Jack ne fait que refléter dans l’épisode ce que je pense moi-même en ne voulant pas voir Carina flirter avec quelqu’un d’autre que Maya, mais j’ai détesté le voir se mettre à commenter tout ce que faisait Carina pour la critiquer.

Je suis super partagé par cette intrigue : c’est énervant de voir Carina flirter avec une autre et raconter ses problèmes de couple avant de lui faire un câlin parce qu’elle lui annonce le sexe de son bébé. Les deux femmes continuent de flirter pendant toute la journée, apparemment, Carina passant bien plus de temps que nécessaire avec la patiente. Elles s’amusent bien toutes les deux, et ça énerve Jack.

Franchement, c’était bien la peine de nous le montrer heureux de retrouver Carina si c’était pour en faire ça derrière. Finalement, j’ai trouvé ce qui me posait problème : qu’il en parle avec elle, ça irait sans problème pour moi ; mais qu’il n’en parle pas avec elle pour plutôt la dénigrer auprès de tous ses collègues, c’était énervant. Il termine même par hésiter à en parler avec Maya, alors que les scénaristes nous tiraillent : la patiente invite Carina à un rencard, et on ne sait pas si elle accepte ou non.

J’aurais tendance à penser que non, malgré tout le flirt. On ne saura pas dans cet épisode, cependant. À la place, nous verrons simplement Carina rentrer chez elle pour récupérer son shampoing et une veste – pas pour s’y réinstaller comme Maya l’aurait espéré. Si j’ai du mal à ne pas en vouloir à Carina de ne plus faire d’effort pour Maya, il faut bien reconnaître qu’elle en a fait beaucoup avant, en vain.

La dernière réplique de l’épisode voit Carina répondre au « je t’aime » de Maya qu’elle a passé toute son année à lui dire d’aller se soigner, pour qu’elle le fasse finalement pour… son job. Du point de vue de Carina, Maya ne se soigne que pour retourner sur le terrain, et ce côté de Maya qu’elle devait forcément aimer pour se marier avec ne semble plus vraiment lui convenir. C’est violent, mais c’est sûr que je peux comprendre sa rage envers Maya dans cette situation. Allez, la suite au prochain épisode. En attendant, je vois cet épisode un 10 mars, c’est la journée mondiale du pyjama, et Maya est en pyjama : ça me fait un point bonus du Bingo Séries. En plus, je suis en pyjama moi-même si vous voulez tout savoir.

En parallèle, Sullivan se retrouve à s’occuper d’un SDF qui boit beaucoup pour oublier ses douleurs au torse. Il a en effet de sacrées brulures, ce qui pousse Ben et Jack à venir s’occuper de lui aussi. Cela ne plaît du tout à Beckett de voir un patient pareil à la clinique. Allez comprendre pourquoi.

Je pense que les scénaristes veulent vraiment tout faire pour qu’on le déteste, et ça ne fait qu’empirer pendant tout l’épisode. Il insiste donc auprès de Jack, puis de Ben et Robert pour l’envoyer à l’hôpital – au point que ça en paraisse louche. Comme Beckett faisait tout pour l’éviter, je pensais sincèrement qu’il s’agissait de son père. Ce n’est finalement pas le cas, même si je n’étais pas si loin : il s’agit de son oncle.

Il finit par aller s’en occuper lui-même, même si la série nous passe les retrouvailles, pour une raison inconnue. En fait, ça donne l’impression que les scénaristes avaient envie de faire une intrigue pour justifier l’alcoolisme de Beckett – c’est de famille, son grand-père et son oncle sont dans un sale état aussi – mais sans pour autant qu’on s’apitoie sur son sort (bon courage, de toute manière). Finalement, l’oncle fait ainsi un malaise et finit à dans un centre de détox alors qu’il ne voulait pas ; et la majorité de l’intrigue est hors-champ. Très bizarre comme situation.

Eli continue de se pointer sans être vraiment invité à la caserne. Une fois de plus, il reprend sa drague envers Andy, ce qui est super lourd. Cela l’est d’autant plus quand il le fait devant toute la caserne. Bon, quand je dis qu’il n’est pas invité, je me trompe, en vrai : il l’est car il vient assister à toute une journée de service de Travis. Le but ? Avoir un peu plus de matériel pour la campagne de son candidat.

Bon, ce n’est pas passionnant comme intrigue, surtout quand Crisis One est invité à calmer le jeu entre deux mecs se disputant pour la même nana – qui a déjà fait son choix, pourtant. Il arrive un moment où tu es mieux sens les deux, mon amie. Elle semble en prendre conscience suffisamment pour avoir envie de dégommer la face de son copain du moment… sauf que son poing se retrouve dans le nez d’Eli. J’avoue que ça m’a fait rire plus qu’autre chose.

Bon, inutile de dire que l’intrigue escalade forcément vers autre chose, avec un des gamins qui a en fait le torse en sang. Il finit bien, en vie et tout… mais Eli, lui, est complètement traumatisé par ce qu’il a vu : il n’arrive pas à faire confiance à Andy et Travis qui lui assurent que le gamin ira bien, parce que pour lui, ce n’est pas rien de voir autant de sang en une journée.

Pour se remettre de ses émotions, il a toutefois le droit de voir Andy nue sous sa serviette, c’est déjà ça. Non, bien sûr, elle a sa serviette, hein, mais il est dans la salle de bain de la caserne pour se nettoyer le nez et forcément ça mène à cette scène toute gênante où Andy finit par accepter un rencard avec lui. Mais pourquoi ? Bordel, il ne fait que la harceler depuis qu’il l’a rencontrée, il faut arrêter de nous faire croire que ça donne envie de sortir avec lui.

Pendant ce temps, Theo se renseigne sur son quartier d’enfance. Il se rend compte que les habitations n’ont pas été inspectées depuis longtemps et que cela risque d’être dangereux. Il réussit à convaincre Beckett de pouvoir faire son boulot en allant sur place pour vérifier ce qu’il se passe réellement et pour éviter d’autres incendies.

L’idée est noble, mais ça mène à une intrigue bien chiante où il passe tout son temps dans un salon de coiffure tenu par un ami d’enfance. Il s’y rend avec Vic pour vérifier les risques d’incendie et pour faire une inspection dans le salon. Le problème, c’est que sur place, il se laisse emporter par l’attitude générale et s’avère carrément macho avec Vic : elle repère rapidement des câbles qui risquent de provoquer une surcharge électrique, et donc un incendie… mais Theo veut s’arranger avec le propriétaire – son pote – et accepte d’attendre une semaine pour que tout soit réglé.

Ce n’est évidemment pas possible et Vic ne comprend pas d’où cette attitude peut bien venir : cela n’a pas de sens de venir vérifier les risques d’incendie pour les éviter, puis de les laisser risquer de se produire. Elle est donc forcée de prendre des décisions qui ne plaisent ni à Théo, ni à son pote… mais tout finit plutôt bien. La tension entre eux retombe et tout se termine sans problème avec le gérant du salon de coiffure.

Cela dit, de retour à la caserne, Vic remet sur le tapis ce qu’il s’est passé, bien sûr. Elle n’apprécie pas trop ce nouveau côté de son mec qui est hyper macho. J’ai aimé les voir réussir à parler calmement de ce qu’il s’était passé. Ils sont vraiment un couple solide s’ils en sont à communiquer sur ce genre de sujet et sur le quartier d’enfance de Theo qui le fait débloquer et le transforme.