Manifest – S04E04

Épisode 4 – Go Around – 12/20
L’épisode n’est pas mauvais en soi et j’aime bien la partie enquête d’une des sous-intrigues, parce qu’on nous laisse découvrir les choses au fur et à mesure sans prise de tête, mais je l’ai trouvé extrêmement long. Peut-être que c’est juste parce que j’avais faim, mais vraiment, ces 45 minutes furent interminables.

Spoilers

Michaela reçoit un Appel le jour de l’anniversaire de mort d’Evie, Cal fait sa crise d’ado, Ben veut libérer Eagan pour retrouver Eden.

We’re gonna do this our way : Twin power.

Je n’ai pas trouvé mieux que le #WESéries pour me remettre à cette saison 4 de Manifest… C’est ambitieux de commencer son année 2023 par une série qu’on trouve médiocre, mais le but est évidemment de parvenir à me mettre à jour au plus vite afin de pouvoir me relancer dans d’autres séries ensuite. Et puis, cette saison 4 ne commençait pas trop mal, en vrai.

L’épisode 4 commence en tout cas de manière surprenante par un jogging de Michaela – et elle ne trouve rien de mieux pour faire son sport que d’aller dans un cimetière (c’est logique, cela dit : ça fait quatre – ou neuf – ans qu’Evie est morte) où elle se fait finalement attaquer par un oiseau qui lui balance des éclairs dans la tronche. Sympa son Appel. Est-ce que c’est un animal imaginaire ? Est-ce que j’ai mon premier point de Bingo Séries ? Je crois. Un aigle qui envoie des éclairs, ça me paraît plus qu’imaginaire.

De retour chez son frère, Michaela découvre un Ben totalement obstiné à vouloir faire appel à Eagan pour s’en sortir. Elle est sûr qu’il fait de la merde, mais elle a d’autres chats à fouetter – ou plutôt d’autres aigles. La voilà donc qui se lancent dans des recherches mythologiques sur les oiseaux capables de balancer des éclairs.

De son côté, Drea continue de jouer au bon petit soldat du gouvernement : elle se rend à la recherche d’un passager du vol 828 qui a sauté ses rendez-vous obligatoires pour se faire recenser. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit envoyée le récupérer, mais il est sur un territoire souverain l’empêchant d’agir vraiment. Quand elle en parle à Michaela, soi-disant au détour d’un appel amical, elle la débloque dans ses recherches : le logo de cette nation n’est autre qu’un aigle balançant des éclairs.

Michaela se rend directement sur place pour venir en aide à Kyle, le passager en question. Guidée par son aigle, elle n’a aucun mal à gagner la confiance des alliées de Kyle. Pourtant, elle n’inspire pas confiance Michaela avec ses bugs toutes les trente secondes parce qu’elle a un Appel avec ce qu’elle appelle désormais ThunderBird (ça sonne mieux qu’oiseau-tonnerre ?).

Quand elle rencontre finalement Kyle, elle gagne sa confiance en reprenant les mots de Cal : IT’S ALL CONNECTED. C’est justement ce que disait la mère amérindienne de Kyle… et celle-ci est en train de mourir dans un hôpital où il ne peut se rendre sans risquer d’être arrêté. Hop, Michaela joue aussitôt les mères Teresa et cherche un moyen d’aider Kyle, persuadée que c’est la chose à faire suite à son Appel.

Le problème, c’est qu’en retournant en ville, elle a un autre Appel qui la ramène en flashback à… la mort d’Evie. Cela la traumatise suffisamment pour qu’elle fasse aussitôt demi-tour et arrive à convaincre Kyle de la suivre à l’hôpital : il ne sait pas combien de temps il aura avec sa mère avant qu’elle ne meure.

Elle réussit à nous l’infiltrer dans l’hôpital grâce à l’aide de Zeke qui joue de sa carte de psy pour ça… Mais attendez, pardon, un hôpital, c’est un lieu public non ? Genre s’ils sont capables de trouver la chambre de la mère de Kyle par eux-mêmes, à quoi bon faire semblant de venir consulter un patient en tant que pseudo-psy là ?

Bon, cependant, la présence de Zeke se justifie pour aider Kyle à commencer son travail de deuil. Sa mère est déjà semi-inconsciente quand il arrive, mais Zeke peut débloquer ses émotions grâce à ses pouvoirs. La nouvelle mission de ce trio est donc de ramener la mère de Kyle sur ses terres, ce qu’ils parviennent à faire assez vite, en compromettant une nouvelle fois le boulot de Drea. Cela ne pouvait que se faire vite car l’épisode commençait à traîner en longueur quand même. En échange de toute l’aide reçue par Michaela, Kyle décide de lui laisser une écharpe qui l’a aidé et qu’elle ramène chez elle. Bien.

En parallèle, l’épisode insiste sur la crise d’adolescence de Cal qui est encore un enfant à l’intérieur. Olive se confie la mission divine de l’aider, encouragée par Zeke. C’est super chiant : Olive est supposée être un de mes personnages préférés, hein, mais bon, elle n’est pas aidée par les flashbacks. On y voit un Cal frustré de devoir prétendre qu’il n’existe pas – histoire de comprendre sa crise du jour – et une Olive en plein deuil de sa mère, mais forcée de jouer les adultes avec son jumeau. Quand Zeke vient voir comment elle va, elle s’effondre donc (et désolé, mais je trouve leur relation super cheloue). Quand il lui prend la main (pour se présenter et repartir à zéro avec elle, mais je ne sais pas comment il en est arrivé là), il réussit à lui absorber sa douleur, découvrant ainsi son don avec plus de précision. C’est que ça tombe bien : il en a eu besoin dans le présent avec la mère de Kyle.

Dans le présent, Olive parvient à convaincre Cal de reprendre de l’énergie en reprenant sa méthode des recherches sur la date d’expiration pour enquêter sur la cicatrice avec laquelle il doit désormais vivre. J’ai plutôt aimé cette partie de l’épisode : on nous reprend toute la partie mystère et intrigue de l’épisode, et c’est quand même beaucoup plus efficace que les délires de Michaela avec son oiseau-tonnerre et sa brume partout. On nous rappelle au passage que l’expiration est pour le 2 juin 2024.

C’était sympathique et on se doute bien quand on voit Michaela débarquer dans le salon avec sa nouvelle écharpe que l’on va pouvoir avancer un peu plus dans le mystère global grâce à cet épisode. Avant ça, il faut toutefois supporter un développement psychologique de Michaela pas si dingue, avec sa culpabilité concernant Evie, encore et toujours. Heureusement que Zeke est là pour elle.

En attendant, dans le salon, Olive déplie l’écharpe et y trouve une étoile qui la ramène à la carte de tarot obtenu il y a un moment dans la série. Grâce à celle-ci, ils parviennent avec Cal à avancer vraiment vite : ils trouvent un bouton sur la boussole qui permet de détacher le fond de celle-ci. Ils y trouvent gravé les mots « Divine conscience », mais en latin, pour faire genre que c’est difficile. De là, Cal voit tous les objets glanés au cours des quatre saisons se mettent à briller ; et il en déduit que pendant tout ce temps, ils étaient tous « dans la divine conscience ». Il est tout content de lui, mais soyons honnêtes : ça ne veut rien dire. 

Et en fait, dans tout ça, Ben et Eagan ? Ce dernier insiste pour dire qu’il a des infos concernant Eden. Et il en a, grâce à ses Appels : il a tout ce qu’il faut pour convaincre Ben qu’il a des informations et qu’il faut l’aider à organiser sa sortie de prison. Il n’en faut pas beaucoup pour que Ben soit hyper relou à nouveau, en allant gueuler sur un officier de police qui ne l’aidera certainement pas.

On note que la barbe de Ben me paraît encore plus fournie que dans les épisodes précédents – et ça ne lui va toujours pas comme look, même si la barbe est mieux taillée. Bref. Confronté à une impasse administrative, Ben a la réaction la plus logique possible : il se rend auprès de Vance pour faire libérer Eagan. C’est rigolo.

Il n’a pas parlé à Vance depuis un an, mais il revient le voir juste pour obtenir un service de sa part. S’il ne l’obtient pas parce que Vance est incapable de pouvoir l’aider, il découvre en revanche que Saanvi travaille désormais (ou encore ?) pour Vance. Soit.

Bon, Vance est incapable de l’aider car il n’a plus les contacts pour ça MAIS la scène suivante les voit tous les deux à la prison avec un formulaire pour une libération d’Eagan. C’est n’importe quoi ? Ben découvre au passage, devant Eagan, que Vance est divorcé à cause de ce qu’il s’est passé en fin de saison 3. C’était si ridicule de voir Ben et Vance s’engueuler devant Eagan !

Celui-ci parvient quand même à négocier sa libération en échange d’un bout de papier qui se consume dans les mains de Ben dès qu’il le touche, parce que c’est rigolo de faire un peu de drama avec un Appel, j’imagine. Ben et Vance se séparent en tout cas, et Ben en profite pour utiliser un nouveau téléphone avec une puce prépayée, laissant Vance le traquer dans la mauvaise direction. C’est si chiant de voir Ben se la jouer cavalier solo.

Une autre sous intrigue nous montre aussi Drea utiliser sa position au bureau de surveillance du 828 pour obtenir des informations et les refiler à son mec – Jared. Ce dernier continue d’aider les passagers en faisant de l’ingérence dans des enquêtes en cours ; et là, il est question d’engrais collectés pour fabriquer une bombe d’après le marchand.

Le problème, c’est que Jared n’est pas aussi discret que ce qu’il pense quand il fait ses enquêtes en parallèle de sa journée de boulot. Cela dérange fortement son nouveau partenaire, Diaz, qui en a marre d’être pris pour un idiot. Pourtant, il est dans Manifest, alors ce n’est probablement pas terminé. En attendant, Jared et Drea mènent l’enquête et remontent la piste de cet engrais jusqu’à une passagère qu’ils relient facilement à Adrian.

Les voilà qui trouvent la maison d’Adrian – et donc Eden. Ils ne le savent pas encore, et Ben non plus. Pourtant Ben est bien devant la bonne maison. Quand il entre à l’intérieur, en revanche, il se fait assommer. La suite au prochain épisode.

 

Walker – S03E08

Épisode 8 – Cry Uncle – 14/20
Pas si mal pour une reprise, ma foi. L’épisode repousse complètement le fil rouge pour se concentrer sur tout le drama familial et propose des résolutions parfois simplistes, mais peut-on vraiment attendre autre chose de leur part ? Probablement pas. Bref, j’ai eu ce pourquoi j’étais venu finalement : des personnages écrits avec flemmardise, un statu quo qui se réinstalle toujours et des intrigues étirées sur une vingtaine d’épisodes.

Spoilers

Abby survit-elle à son malaise ?

La réponse est évidemment que oui ! C’est même presque frustrant, parce que tout le début de l’épisode était à hurler (de rire) quand August et Cordell retrouvent Abby dans la neige. Sincèrement, quelqu’un a oublié de prévenir les scénaristes que nous n’étions plus en 1980 ? Pas un Walker ne pense à appeler le 9-1-1. Alors bien sûr, je suis en parallèle en train de me rattraper mon retard dans la franchise 9-1-1 et ça joue sur ma réaction, mais les voir tous courir dans tous les sens et ne rien faire pour venir en aide correctement à la grand-mère, c’était bien frustrant.

Bref, finalement son malaise n’était qu’une idée pour nous inquiéter pendant la pause : elle survit bien évidemment et tout va pour le mieux avant la fin de l’épisode. Certes, elle va passer son épisode à devoir gérer son mari inquiet pour elle et franchement insupportable à vouloir quoiqu’il arrive la fliquer sur ce qu’elle mange et fait, mais elle paraît en meilleure santé dans cet épisode que dans le début de saison où elle était super absente ? Bizarre comme choix d’intrigue.

Et puis le mari qui est insupportable là alors qu’il a passé trois plombes à cacher sa maladie ? Ah vraiment, il était énervant. Cela dit, l’écriture de l’épisode était assez maligne pour souligner le problème et proposer une écriture de personnages crédible, ça me faisait plaisir.

Il ne faut pas s’attendre pour autant à une écriture brillante, hein, mais de ce côté-là, c’était plutôt crédible. Vous sentez venir la suite de la critique normalement : ce n’était pas le cas pour d’autres choses dans l’épisode. Ainsi, Abby décide d’envoyer Cordell, Stella et August chercher son frère et, bizarrement, le trio accepte sans poser la moindre question. Stella, qui était hyper énervée contre son père, est de nouveau écrite comme sa fille chérie : le câlin en début d’épisode, les scènes dans la voiture où elle fait tout ce qu’il dit sans broncher, les remerciements de Cordell… C’est bon, tout un pan de l’intrigue qui réussissait à rendre Stella un peu intéressante est clairement jeté à la poubelle.

À côté de ça, on veut nous faire croire qu’un ado est capable d’oublier son chargeur de portable alors qu’il s’apprête à aller passer une nuit loin de chez lui ; et que le portable n’est pas chargé quand il monte en voiture. L’idée est à nouveau de nous plonger en 1980, j’imagine ? Et pourquoi Stella et August sont-ils sur la banquette arrière tous les deux alors qu’ils ne peuvent pas se piffrer ?

Cela n’a aucun sens, ne cherchez pas à répondre. Et si vous le faites, prenez en compte le fait qu’en fin d’épisode, Stella monte à l’avant et pas à l’arrière, alors qu’elle est réconciliée avec August et veut partager ses écouteurs avec lui. C’était vraiment juste pour le drama de nous rappeler qu’ils étaient des enfants que Cordell pouvait déposer sur le bord de la route, parce que c’est bien connu que c’est une bonne idée de laisser des ados marcher au bord de l’autoroute hein.

Insupportable, parfois, les séries comme ça. Le frère d’Abby est également un cliché sur patte qui change d’avis juste pour le bienfait de l’intrigue, sans qu’on nous explique vraiment pourquoi. August ? Il passe de détestable à… ben à rien, justement. Il redevient un peu égal à ce qu’il était avant sa crise d’adolescence. Malgré une Abby qui frôle la mort, August ne se remet pas tellement en question, il n’est remis à sa place par à peu près personne et la seule qui le faisait se retrouve à compatir parce que bouhou sa maman lui manque.

Degré zéro de l’écriture et du développement de personnage sur ce versant de l’écriture, donc, avec un retour à un statu quo malvenu. Disons que je me demande pourquoi développer tout ça si c’est pour en revenir là. Cela dit, j’ai bien aimé la dernière scène avec Bonham qui vire Cordell de chez lui. Il est effectivement plus que temps qu’il arrête de vivre chez ses parents, parce qu’il se repose en permanence sur eux et se fait manipuler par eux sans même s’en rendre compte.

C’est peut-être un gros problème d’ailleurs : Cordell n’a vraiment pas inventé l’eau chaude et se laisse manipuler et balader par tout le monde depuis la saison 2. J’avoue, j’ai oublié la saison 1, je ne sais plus s’il a toujours été comme ça, mais il est vraiment un personnage principal soporifique qui finit par être relayé à un poste de figurant. Il ne s’occupe pas vraiment de la convalescence d’Abby, pas de la crise d’ado d’August, pas de Stella… Franchement, il est juste chauffeur de taxi à ce stade. Espérons que le voir emménager dans son propre appartement changera un peu la donne.

En attendant, il faudra le voir ramer pour récupérer la confiance de James. Ce dernier était super énervant durant l’épisode : il en veut clairement à Cassie et Cordell, mais il ne dit rien et c’est finalement Trey qui se prend tout dans la gueule en fin d’épisode, alors que Trey n’a fait que son travail correctement tout du long.

L’enquête policière de l’épisode était sympathique parce qu’elle m’a apporté un point du Bingo Séries (c’est un jeu vidéo, non ?) et parce que c’est censé être la base de la série de parler d’enquête, mais elle était aussi bâclée, ce qui est dommage. Son seul but semblait être de nous confirmer que James était énervé après Cass, donc j’ai hâte que ce fil rouge soit remis en avant. Je veux comprendre pourquoi Cordell a été enlevé, bordel, et je suis sûr que ça passe par le dénouement de tout ce mystère.


NCIS Hawai’i – S02E05

Épisode 5 – Sudden Death – 13/20
J’ai repris la franchise il y a trois ans et je crois que je commence à me lasser à nouveau. L’épisode n’était vraiment pas mauvais, mais c’était juste du procédural à fond la caisse. Les personnages sont sympathiques et font la différence, c’est sûr, sauf qu’il faut encore que les personnages que j’aime soient mis en avant dans les intrigues. Ce n’était pas le cas dans cet épisode.

Spoilers

Une jeune recrue militaire se fait tuer après son match de baseball.

Je n’ai pas réussi à accrocher à l’intrigue policière de l’épisode, ce qui est vraiment dérangeant. Cela fait deux épisodes de suite que je trouve qu’on a des enquêtes vraiment trop prévisibles. Bien sûr, c’était cool de voir un gang sans foi ni loi qui ne respecte pas le NCIS et Jane qui sait comment les dresser avec quelques donuts, seulement, ça tournait en rond ensuite. On est coincé dans les affaires d’Hawai’i là, ça termine en fusillade générale alors que ça aurait pu être évité, et puis il y a des histoires de familles particulièrement chiantes.

C’est typiquement le genre d’épisode qui me blase, quoi. En plus, franchement, combien d’acteurs pour combien d’actrice ? Le ratio est incroyablement désastreux pour une production de 2022, il faut bien le dire. Terminer sur un haka ? Aussi longuement, en plus ? Non, vraiment, ils avaient décidé de ne mettre que des choses que je n’aime pas dans cet épisode. Ai-je déjà écrit que je n’aimais pas le sort et que je trouvais ça ridicule ? Et tout le monde qui applaudit ce haka à la fin là ? Ah non, c’est trop pour moi, vraiment. Je sais, c’est moi le problème, pas les scénaristes. En soi, c’est plutôt chouette toutes ces idées.

Bon, cela dit, tout n’est pas négatif dans l’épisode heureusement : j’ai bien aimé certains de ses aspects, notamment le fait que ça développe un peu plus le personnage de Kai pour une fois. Il aurait été cool d’avoir un développement qui soit plus positif par contre. Il reprend contact avec son meilleur ami d’enfance, EJ, parce qu’il bosse pour les mauvaises personnes et parce qu’il fait de la merde – et pas seulement dans sa manière de s’habiller qui donne l’impression qu’il est en vacances pendant tout l’épisode.

Bref, le seul aspect perso qui était génial en fin de compte était une fois de plus la relation entre Lucy et Whistler. C’est plus fort que moi : j’adore ces deux personnages et j’aime beaucoup leur couple. Malheureusement, même ça, ce n’était pas à la hauteur de ce que j’en attendais. On apprend en début d’épisode que Lucy envisage de déménager. Cela sort totalement de nulle part, mais elle affirme que ça fait deux semaines qu’elle cherche un appartement. Sans que sa copine ne soit au courant ? Alors qu’elle passe toutes ses soirées chez elle ? C’est ridicule.

En plus, elle prend mal que Kate ne lui propose pas de rester chez elle, définitivement, par amour… Ben ? Je ne sais pas, est-ce que tu l’as rencontrée ? Bien sûr qu’elle meure d’envie d’avoir Lucy chez elle, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a envie de lui dire comme ça. Expliquer que c’est une décision rationnelle et responsable financièrement, c’était 100% du Whistler. Avoir Lucy être chiante pour ça, ça n’avait vraiment aucun sens.

Cela m’a fait apprécier que l’épisode se concentre tellement sur l’enquête et le gang (qui termine mal en prison, d’ailleurs, je suis sûr qu’on le reverra l’ami d’enfance de Kai, il est si louche !), parce que finalement, ça a forcé les scénaristes à bâcler à fond la fin de cette intrigue. Je crois qu’ils se sont aussi rendus compte par eux-mêmes que ça ne tenait pas parce que les explications entre Lucy et Kate ne se font qu’en quelques phrases : il n’y a de toute manière rien de plus à en dire.

Retenons juste que Lucy n’a plus d’appartement (et qu’on nous fait croire qu’elle n’a qu’un sac à dos pour transporter toutes ses affaires… BEN VOYONS).

NCIS – S20E05

Épisode 5 – Guardian – 13/20
C’est un épisode qui change un peu la dynamique habituelle en se concentrant sur un duo inattendu, mais les personnages semblent vraiment évoluer au cours de ces quarante minutes. Si les intrigues sortent parfois de nulle part, les développements proposés sont plutôt logiques pour une fois. Cela donne même envie que ça se développe plus vite… mais il ne faut pas trop en demander avec NCIS, je le sais bien !

Spoilers

Vance neutralise trois cambrioleurs chez lui.

L’intrigue était tellement originale que je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé de saison et si je n’avais pas déjà vu l’épisode lors de sa première scène. Vance se retrouve donc à devoir faire face à trois cambrioleurs chez lui et manque de peu de se faire tuer… mais finalement, il va bien. Tout ça n’était qu’une excuse pour le faire apprécier davantage Parker, qui a une personnalité plus amicale que Gibbs, puisque Parker se met à vouloir jouer les gardes du corps avec son patron.

La manière dont il parle à son patron ? Pas bien crédible à vrai dire, mais admettons. Voilà Parker et Vance qui se retrouvent embarqués dans un voyage à Berlin pour un congrès international entre agences fédérales. L’épisode aurait pu faire un meilleur travail pour nous faire voyager, par contre : ça donnait vraiment l’impression qu’ils étaient aux USA tout du long, à part pour quelques accents à couper au couteau, comme il en faut toujours dans ces cas-là.

Bien sûr, l’épisode en profite pour approfondir la vie personnelle de Vance, ce qui était une idée sympathique, même si un peu cliché. On nous balance donc que depuis quelques années, il a clairement une liaison avec une collègue qui vit en Allemagne, liaison qui s’est développée peu à peu au fil des congrès entre agences. Bien sûr, oui. Le pire, c’est que je ne peux pas dire que c’était inintéressant de découvrir cet aspect de sa personnalité ; avec cette crainte de finir vieux et solitaire comme tous les autres agents vieux qu’il connaissait.

C’est vrai que la série n’a jamais été très séduisante du côté vie personnelle pour les personnages à responsabilités du NCIS. Bien évidemment, la copine qu’il s’est fait à des choses à cacher elle aussi. Elle s’avère au cours de l’épisode être une voleuse, mais elle fait ça pour la bonne cause : elle a pris sous son aile une petite fille qu’elle a plus ou moins adoptée et que Parker et Vance se retrouvent à devoir protéger coûte que coûte.

L’intrigue fonctionnait plutôt bien, j’ai beaucoup aimé voir Vance un peu plus dans l’action et son duo avec Parker était efficace. Bon, il est évident qu’ils n’arriveraient à rien que tous les deux ; mais bon, ils ont tout de même l’aide des agents du NCIS restés aux USA pour s’en sortir. Rien d’extraordinaire, juste du travail d’enquête plutôt ordinaire.

Ce qui attire l’attention, toutefois, c’est le développement du personnage de McGee. Il a toujours été un personnage que j’aimais bien et on voit bien qu’il a changé depuis ses débuts. Il n’est plus le bleu qui a été harcelé par ses collègues pendant bien longtemps : le voilà carrément promu directeur par intérim en l’absence de Vance.

C’est un rôle qui lui va très bien, contrairement à ce qu’il craignait au début de son intérim. Après tout, c’est un père de famille. Certes, c’est fun d’avoir un travail qui l’emmène sur le terrain et il aime mener l’enquête, mais il voit aussi les avantages d’être directeur : il peut se poser dans un bureau, rentrer à horaires raisonnables (mouais ?), ne pas risquer sa vie et charmer des officiels au cours de repas d’affaires qu’il semble aimer.

Bref, la série semble préparer le terrain pour une reconversion professionnelle de McGee un jour ou l’autre. Nous verrons bien. Je pense bien que ce ne sera pas pour tout de suite, mais ses scènes avec Jimmy sont assez claires : une graine est plantée… Quant à Vance, il semble se lasser de plus en plus de son travail. Finalement, ce ne serait même pas une surprise de voir la série aller dans ce sens, même si ça sortait de nulle part dans cet épisode. C’est un développement logique après tout.