Charmed (2018) – S03E17

Épisode 17 – The Storm Before the Calm – 16/20
Je n’ai pas particulièrement accroché à la division des intrigues de cet avant-dernier épisode de la saison. Tout va très vite et ça manque souvent de vraie logique entre les différentes parties de l’épisode. On passe d’un sujet à l’autre en nous vendant des liens qui ne sont pas vraiment là, je trouve. Après, ça reste un bon moment à passer et ça nous dirige vers une fin que j’ai hâte de découvrir.

Spoilers 

Les sœurs cherchent un moyen de stopper l’infection du Murmure Diabolique, tout en épargnant Jordan et en essayant d’éviter un accouchement magique.


It’s only been five minutes and I’m already full-blown Karen.

Oui, j’ai attendu la diffusion du dernier épisode de la saison avant de voir celui-ci, de manière à pouvoir les enchaîner sans interruption. Entre temps, les news concernant la série sont déprimantes, avec le départ annoncé d’une actrice… On verra comment tout cela sera fait, mais ça ne me rassure pas. En attendant, cet épisode commence par le trio à la recherche des Perfecti dans la prison magique.

C’est toujours pareil après, la prison s’adapte et les Perfecti sont dans une cellule qui ressemble au QG des sœurs. Comme ça tombe bien pour les économies. De la même manière, les Perfecti ne sont plus qu’une, ça aide aussi, ça fait toujours un salaire de moins à payer. Côté intrigue, en revanche, on ne lésine pas sur les moyens avec non pas une solution proposée aux sœurs pour se débarrasser du Murmure Diabolique, mais trois. Elles peuvent libérer les Perfecti (non), tuer Jordan (non plus) ou séparer le Murmure de Jordan dans une attaque complexe et 100% inédite. En effet, en bonne pandémie à venir, le Murmure Diabolique s’adapte et résiste aux attaques qu’il a déjà subies…

C’est l’occasion de nous rappeler deux choses. D’abord, qu’il y a déjà eu un Pouvoir des Trois par le passé (ce que la série d’origine ne proposait pas vraiment), ensuite, que Macy a eu un pouvoir démoniaque. Les sœurs repartent donc de la Prison avec un plan solide : attaquer Jordan en combinant à la fois le Pouvoir des Trois et le pouvoir démoniaque de Macy – encore possédé par Abby.

Cela va les forcer à se séparer, mais de retour chez elles, les filles sont déviées par un petit souci : Mel commence à avoir des contractions. On en oubliait presque qu’elle était enceinte avec son look toujours habitué à nous dissimuler son ventre. En tout cas, pas de quoi s’inquiéter : Josefina débarque à nouveau pour venir en aide à Mel pendant que les filles continuent de suivre chacune leur route. Ainsi, Maggie se rend à Safe Space pour retrouver Jordan grâce à une vision.

Pour ça, elle passe par Harry qui est toujours en train de devenir mortel, mais qui est aussi en train de surveiller Swan. Maggie espère en effet pouvoir toucher cette possédée pour avoir une vision. C’est ce qui finit par arriver, même si on dirait bien que Jordan observe Maggie en train de l’observer. Du coup, quand après une recherche Google (OK, ce n’était pas Google), Maggie et Harry débarquent dans la planque de Jordan, c’est sans surprise que ce dernier s’attaque à Harry.

Un rapide combat s’engage avec Maggie et Jordan finit par s’enfuir, mais pas sans avoir blessé avant Maggie. Hop, voilà notre sorcière bien-aimée infectée. Elle commence assez vite à s’énerver sans raison et prend finalement la décision de stopper Jordan toute seule : il tente de s’attaquer au réseau d’eau de la ville après tout. Je dois avouer que j’ai trouvé ça bien trop drôle de voir Maggie s’énerver après Harry, hein. Celui-ci finit sans téléphone portable et sans magie pour prévenir les filles, alors que Maggie fait de la merde à confronter seule Jordan.

Macy, elle, se rend chez Abby pour retrouver son pouvoir. Et elle tombe bien : la sœur d’Abby a fini par accepter d’aider ! Le seul problème, c’est qu’elle rechange d’avis quand Macy se pointe, sans la moindre logique avec une explication cousue de fil blanc sur leur mère et sur sa fille en danger. Cela oblige à Abby et Macy à se rendre dans la magnifique demeure d’enfance d’Abby – pleine de tableaux Memento Mori – pour récupérer la Lame de la Clarté (Clairvoyance ? Pfiou, les traductions d’artefacts magiques, c’est chiant).

Cela se fait sans trop de difficulté, mais quand Abby décide de s’en servir pour enfin rendre ses pouvoirs à Macy, les choses dérapent : la mère a protégé la lame avec un sort de reconnaissance vocale. Et elle refuse d’aider nos sorcières tant qu’Abby sera en vie. Bien. Rapidement, cela nous envoie Macy dans un pays asiatique – mais pas de quoi la dérouter, elle a une bille pour rentrer.

Le temps qu’elle le fasse, la mère d’Abby est à ça de la tuer, et de tuer aussi Weaverly qui, finalement, décide de débarquer pour venir en aide à sa sœur et confronter sa mère, Francesca. Tout se termine à peu près bien, donc, avec même Abby qui se rend compte qu’elle n’est pas maléfique et n’a pas envie de tuer sa mère. Si elle n’en a pas envie, la demi-sœur n’en est pas loin : cela permet de faire pression sur Francesca, allez savoir pourquoi ou comment. Je veux dire, oui, elle a perdu face à ses filles, mais ça n’empêche en rien de les faire chier en ne débloquant pas la lame.

Elle la débloque malgré tout, et hop, Macy récupère son pouvoir. Elle le fait pile à temps pour l’arrivée d’Harry chez Abby. Ben oui, il faut bien faire avancer l’épisode.

Avant ça, Mel est occupée à tenter de ne pas accoucher. Elle a pour cela l’aide de sa cousine qui maîtrise toujours bien la magie. Et les techniques pour accoucher sont bien plus simples avec de la magie permettant de voir à l’avance les yeux du bébé, par exemple. Mel ne veut rien savoir pour autant. La scène ne m’a pas paru si bien joué que ça, m’enfin, l’essentiel, c’est qu’on en arrive vite à changer de sujet une fois de plus.

La série va toujours à toute vitesse : le but du retour de Josefina est ici d’en revenir à l’intrigue sur Marisol. Josefina est donc revenue avec la preuve que Marisol avait bien trahi sa sœur en volant le Livre des Ombres, et elle la file à Mel entre deux contractions et préparation de potion pour soulager les contractions. Cela fonctionne et ça permet à Mel d’avoir une petite crise d’identité : comment pourrait-elle être une bonne mère si elle ne connaît pas vraiment la sienne ?

Euh… Un milliard de réponses à cette question, à peu près, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est que Josefina renverse du thé au citron sur la lettre de la mère, révélant comme par hasard un message secret. Pas brillante, l’écriture de cet épisode ! Et l’écriture de la mère ? Elle a volé le livre pour protéger sa descendance et s’est barrée pour protéger le reste de la famille.

Mouais. La laisser sans livre et sans explication à l’oral, c’est abusif et ça ne se justifie pas aussi bien qu’on voudrait nous le faire croire. En tout cas, c’est le moment où Mel se rend compte qu’elle n’a pas de news de ses sœurs. La scène suivante la voit ainsi au QG avec Josefina, Harry et Macy. Elles apprennent l’infection de Maggie et décident aussitôt de lui venir en aide.

Le problème, c’est qu’il faut pour cela que Mel utilise ses pouvoirs, pour le moment bloqués par la magie qui empêche le bébé de venir au monde. Hop, l’antidote est rapidement mis au point et Mel et Macy peuvent se rendre auprès de Maggie, toujours en train de se battre contre Jordan. On sent bien que c’est compliqué pour Maggie de rester concentrée et que les contractions sont toujours là pour Mel, mais les sœurs arrivent assez bien à se concerter pour faire face à Jordan.

Et si Maggie était prête à le tuer avec sa contagion, hop, un petit pouvoir des trois suffit finalement à séparer Jordan et son Whispering Evil. Bon, ça se fait aussi grâce au pouvoir retrouvé de Macy. Quel plaisir de voir les sœurs détruire ce covid magique en un rien de temps avant qu’il ne prenne de l’ampleur – même si j’aurais aimé que l’intrigue aille un peu plus loin.

Il reste encore un épisode dans la saison en plus… Mais avant d’y arriver, il faut conclure celui-ci avec le départ surprise d’Abby. En effet, la sorcière un brin démoniaque vient dire au revoir aux sœurs en fin d’épisode. Enfin, aux sœurs. Elle ne passe pas par Maggie, c’est frustrant ; mais elle dit au revoir à Macy et surtout à Mel. Pfiou. Ca pue la romance et le ship entre ces deux-là, surtout quand il est question du futur bébé de Mel. Et de la version future de Mel.

Il va falloir en parler de ça, d’ailleurs, le bébé a été conçu dans un futur où le covid magique était là, non ? Donc dans un futur qui n’existe plus. Et qui est le père ? Qui est la 2e mère ? C’est perturbant tout ça. Cela nous laisse avec un milliard de questions, mais il paraît qu’un smoothie vert nous permettra de les oublier. J’exagère un peu, mais c’est comme ça que Swan se remet de ses mésaventures à proximité des sœurs. Elle me fait tellement rire Swan !

Elle fait clairement rire Harry aussi, mais ce rire disparaît bien vite quand Macy prend soudain conscience que le Whispering Evil n’a pas laissé de symbole derrière lui en étant anéanti, contrairement aux autres monstres. C’est clairement très inquiétant, et ça nous laisse un cliffhanger pour le dernier épisode de la saison, de même que les contractions s’intensifiant de Mel.

Enfin, Jordan – amnésique depuis sa possession – et Maggie prennent enfin du bon temps sous les étoiles et sont à ça de s’embrasser… quand Josefina les interrompt, malheureusement. Après, elle a une bonne raison de le faire, parce que les contractions de Mel se rapprochent malgré la potion de Josefina. La future Mel n’est toujours pas là, et pour cause : la Perfecti explique à Macy et Harry que le Whispering Evil est toujours là. En quittant son hôte, il a mis fin à toutes les infections précédentes, mais il reviendra, plus fort et plus dangereux. Go deuxième vague de l’épidémie magique. J’espère que ça fera vite revenir Abby !

La Passe-Miroir, Les fiancés de l’hiver (T1)

Salut les lecteurs,

Ça y est, des années après le reste des lecteurs ayant un blog, je me suis décidé en juin dernier à commencer le premier tome (sur quatre) de la saga La Passe-Miroir. J’en ai entendu tellement parler, le plus souvent en bien, que j’avais inévitablement de nombreuses attentes concernant ce roman de Christelle Dabos. En même temps, un livre de fantasy français ? Évidemment que ça piquait mon intérêt.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, la saga raconte l’histoire d’Ophélie, une liseuse qui a également la possibilité de traverser les miroirs pour se rendre de l’un à l’autre – et donc de se téléporter si on vulgarise. Liseuse ? Ophélie a la capacité de lire le passé des objets en les touchant, lui permettant ainsi de connaître les émotions des personnes ayant été en contact avec les objets avant elle.

C’est un pouvoir original qui intrigue pas mal, mais j’en dis presque trop déjà. En effet, tout ça on le découvre au fur et à mesure de la lecture des premiers chapitres alors qu’on comprend vite qu’Ophélie vit dans un monde très différent du nôtre, où les objets agissent selon nos émotions et les leurs, où certaines règles physiques semblent bien différentes et où la mythologie a une place importante. Seulement, nous ne savons pas grand-chose de la mythologie de ce monde, avec tout juste l’information qu’il y a plusieurs grandes familles dirigées par des esprits de famille. Chaque famille semble ainsi avoir un ancêtre immortel.

Si je ne veux pas spoiler, il est tout de même important de préciser tout ça parce que j’ai eu du mal à comprendre le lien entre le titre de la saga et l’histoire racontée. Bien sûr, Ophélie est une Passe-miroir, mais c’est vraiment un point de détail dans ce roman. Quant aux fiançailles dont il est question dans le titre de ce tome 1, il s’agit bien sûr de fiançailles arrangées permettant de découvrir progressivement tout un monde nouveau, plein d’illusions et d’histoires de Cour. 

Ces dernières sauvent le roman avec tout plein de complots passionnants à découvrir et de moments révoltants de sexisme dénoncés par les pensées de l’héroïne. Cette dernière est un personnage le plus souvent attachant, même si elle est parfois irritante de naïveté face au monde qu’elle découvre.

Je dis ça, mais ça ne m’a pas empêché de me laisser avoir moi aussi par certains rebondissements de cette histoire. Certains sont prévisibles, d’autres prennent vraiment par surprise. Et le style d’écriture dans tout ça ?

Honnêtement, j’aimerais dire comme je l’ai souvent lu avant, que j’ai été happé dès le départ, mais ce n’est pas le cas. Écoutez, c’est presque trop bien écrit en fait : le lexique est riche et précis, les phrases parfois alambiquées… Je m’attendais à un style moins riche, à vrai dire. Après, ça n’a évidemment pas été pour me déplaire ! 

En revanche, je regrette le rythme non de l’écriture mais du déroulement de l’histoire. On met un certain temps à voir où ça veut en venir et j’ai eu du mal à cerner tous les enjeux. Cela vient progressivement et, comme c’est un premier tome, ça nous laisse finalement sur une frustration d’arriver au dernier chapitre.

Il me faudra acheter la suite maintenant, mais je pense que ce ne sera pas avant plusieurs mois pour avoir plaisir à retrouver les personnages. Seulement voilà, j’ai eu du mal avec nombre de personnages car l’intrigue les rend tous plus insaisissables les uns que les autres. C’est déroutant, mais pas déplaisant pour autant.

Mon personnage préféré ? Bizarrement, je crois bien que c’est Thorn, et pourtant, ce n’était pas gagné à son introduction. Hâte d’en savoir plus sur lui, sur Farouk et sur cet étrange chevalier. Je n’en dis pas plus pour ne rien spoiler, les lecteurs savent déjà de quoi je parle de toute manière !

Loki – S01E03

Épisode 3 – Lamentis – 19/20 
Les bavardages de la série continuent bien sûr dans cet épisode, mais cette fois-ci, Loki a en effet un interlocuteur à la hauteur pour que ce soit pleinement prenant. L’épisode n’est qu’un énorme détour qui prend son temps – et le nôtre avec – mais il possède les meilleures scènes d’action de la saison pour le moment, énormément d’humour et de vraies avancées dans la réflexion. Et puis, il est très LGBT sans en faire tout un foin pour autant ; et c’est parfait comme ça ! 

Spoilers 

Loki apprend à connaître la grande méchante de la saison, qui ne l’est pas tant que ça. 

Love is an imaginary dagger. 

Le début de l’épisode nous emmène ailleurs et je sens que ça va devenir une habitude. C’est super bien fait, cela dit, parce que nous sommes en fait dans la torture mentale subie par C-20 lors de l’épisode 2. Elle était avec notre variant Loki, piégée dans son esprit à croire qu’elle était sa meilleure amie. Et c’est ainsi qu’elle a fini par donner l’information capitale de l’emplacement des Time-Keepers. 

C’est un chouilla gênant, parce que la méchante a aussitôt pour but de se rendre à la TVA pour les trouver. Elle découvre au passage que ses pouvoirs n’y fonctionnent pas et n’hésite pas à désintégrer quelques gardes (les pauvres !), avant d’être stoppée par Loki qui n’apprécie pas trop ce nouveau personnage qui se fait passer pour lui. 

Un combat se produit rapidement entre eux, mais ils sont interrompus par la juge qui pousse Loki à les téléporter hors de sa portée. Le problème, c’est que les deux personnages se détestent toujours quand ils atterrissent ensemble sur Lamentis-1, une lune sur le point d’être détruite par sa planète. Cela mène enfin à une bonne scène d’action dans la série, même si ça ne laisse pas beaucoup de chance de survie aux personnages, en théorie. 

En pratique, ce sont les héros et les interactions entre eux sont géniales. On découvre ainsi que le Variant Loki déteste cet autre Loki. Elle a décidé de se faire appeler Sylvie désormais, et c’est juste génial pour la représentation de se dire qu’un variant de Loki a décidé de devenir femme au beau milieu d’un plan machiavélique visant à détruire le Temps – parce que c’est comme ça que je comprends tout ça, on l’a appelé “un Loki” pendant tout l’épisode 2, et ce n’est pas pour rien. Reste à savoir pourquoi elle déteste tant la timeline sacrée.  

Pour le savoir, il faut être patient cela dit, surtout que les personnages ont autre chose à faire, clairement : ils sont coincés sur Lamentis avec un timepad incapable de les faire voyager dans le temps, faute de batterie. C’est pire qu’un téléphone portable, tout ça. Cela dit, ça fonctionne plutôt pas mal pour l’épisode d’avoir le duo qui se met en quête d’une source d’énergie et est forcé de travailler ensemble. 

Oh, on sent bien que la saison se gagne du temps et que tout cet épisode aurait pu représenter à peine cinq minutes d’un film, mais ce qui est fun, c’est que ça permet de voir la série développer vraiment sa mythologie avec Lamentis. Bon, Loki et Sylvie s’inquiètent de ne trouver personne à proximité, mais quand ils tombent enfin sur une femme, ils apprennent – avec pas mal d’humour – qu’un train leur permettra de s’échapper. 

Il faut encore réussir à entrer dans le train, mais bon, à eux deux, ils n’ont aucun mal : Loki se fait passer pour un garde, Sylvie en charme un autre avec sa magie, et hop, il n’en faut pas plus pour qu’ils puissent entrer dans le train et avoir une petite conversation émouvante sur le passé. Ils sont ainsi enfin sur la même longueur d’onde, et c’est génial à voir. J’ai toujours beaucoup aimé Loki, me voilà donc logiquement à aimer aussi Sylvie. J’aime les variations dans le personnage, j’aime la surprise de la voir femme, j’aime les voir parler d’amour. L’amour n’est pas la haine, mais il pourrait être une sottise. En tout cas, Sylvie comme Loki sont des personnages bisexuels qui font ici leur coming-out de la manière la plus charmante possible. Le sourire des deux acteurs, c’est juste kiffant. La douleur qu’ils ont de n’avoir pas trouvé l’âme sœur, c’est juste touchant. Tu parles d’antihéros ! 

Tout ça ne les empêche pas non plus d’enchaîner les verres d’alcool, nous révélant un penchant certain de la boisson pour Loki 2012, là où le variant Sylvie est beaucoup plus modérée. Ce serait sympathique de savoir à quel moment exact elle a varié, parce qu’ils ont des points communs, d’accord, mais ces deux personnages sont quand même super différents ! Et pourquoi le nom Sylvie ? Bref, alors que Sylvie s’endort finalement, Loki charme tout le wagon-bar en chantant un petit air de musique. Il n’a même pas besoin de garder son uniforme, en fait. 

Cela ne plaît pas à Sylvie qui a passé sa vie à fuir la TVA et est sûre et certaine qu’il a attiré l’attention. Elle ne se trompe pas, mais on ne le découvre qu’après une métaphore faussement poétique où Loki affirme que l’amour est une dague – dague imaginaire. J’ai ri, j’avoue. Quant à la scène d’action qui suit, il est sympa de la voir mener à Loki qui est jeté hors du train et à Sylvie qui est forcée de le suivre puisqu’il a le timepad. 

Malheureusement, ce dernier est brisé. Loki et Sylvie se retrouvent alors condamnés à mort sur Lamentis, mais ça ne casse toujours pas l’humour qui existe chez ces deux personnages. C’est fort. Ils sont mignons comme tout dans les échanges de regard et les plans qu’ils construisent pour s’en sortir, franchement. Très rapidement, donc, ils en arrivent à l’idée de détourner l’arche de sa route : l’arche est censée être détruite, mais avec eux à bord, ils arriveront peut-être à la sauver. Pourquoi pas, allez. 

Malgré tout, en chemin, ils échangent encore quelques sympathies sur les avantages tactiques que Loki a donné à Sylvie et qui pourraient lui permettre de le tuer… avant de se rendre compte que les Minutemen de la TVA n’ont aucune idée de qui ils sont. En effet, Sylvie révèle que C-20 n’est jamais qu’un variant d’une personne normale sur Terre qui a finalement été détournée avant de devenir agent, il y a des années – et en même temps, elle nous dit des années, mais elle semble venir des années 2000 au moins début de cet épisode. 

Ils n’ont pas vraiment le temps de s’en remettre cela dit : ils arrivent à l’arche avec la ferme intention de s’en sortir. Cela dit, on voit clairement la planète s’écraser sur l’Arche, alors autant dire qu’ils sont mal barré. Tous deux savent qu’il n’y a normalement aucun survivant… mais ça ne les empêche pas d’essayer de rejoindre l’arche. Des soldats veulent les en empêcher, bien sûr, et ils leur sauvent la vie ce faisant, parce que l’arche est explosée avant même le décollage. Les effets spéciaux et les travellings dans cette scène sont absolument géniaux. C’était magnifique à voir, tout simplement. 

Bien, nous assistons ainsi à une apocalypse, et ça nous laisse les personnages dans une sacrée merde pour survivre à présent. L’épisode se termine là, cela dit, alors il va falloir faire avec ce suspense, de toute évidence. Cette fois, je vais aller me coucher et me garder pour plus tard la deuxième mi-saison.  

Sinon, désolé pour la critique qui est courte par rapport à d’habitude. Il faut être honnête, la série se savoure pour ses bavardages ; et il est difficile de résumer des longues conversations, je l’ai toujours dit sur les épisodes qui s’y aventurent. 

Loki – S01E02

Épisode 2 – The Variant – 18/20 
C’est un épisode déjà bien plus captivant et convaincant, parce que cette fois, nous découvrons vraiment les enjeux de cette (trop courte – elle sera trop courte !) saison. Le suspense est bon, les révélations fonctionnent et la fin d’épisode donne enfin envie de ne pas aller se coucher. Et ça tombe bien : j’ai terminé l’épisode à minuit et sans ça, j’aurais été me coucher. Là, j’ai juste enchaîné sur le trois pour avoir plus de réponses. 

Spoilers 

Loki et Mobius se mettent à la recherche du variant Loki dans le temps. 

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We’re looking for a Loki, a variation of this guy. 

L’épisode commence par un détour dans le Wisconsin en 1985 où a lieu une fête médiévale. Autant vous dire que la TVA n’est pas très discrète avec ses uniformes de policiers. On suit en effet des Minutemen arriver dans cette foire pour traquer une fois encore le grand méchant de la série. Et les pauvres n’y arrivent pas. C’est même pire que tout quand la Commandante de cette équipe se retourne contre les siens à cause d’une petite possession. La scène est génialissime par contre, parce qu’elle se fait en musique et que la Commandante est trop cool à voir se battre comme ça.  

En parallèle, Loki apprend la mythologie derrière la TVA, et nous avec : on apprend ainsi que si un événement Nexus devient rouge, alors il est impossible pour la TVA de revenir en arrière. Loki en profite pour jouer un peu avec sa prof hologrammique déjà aperçue dans le premier épisode, avant de commencer sa journée de travail. Oui, oui, de travail. 

On lui offre une jolie veste “VARIANT” qui aurait pu faire un bon goodies à avoir sans le covid, puis on lui explique que la TVA a arrêté de nombreux variants Loki à travers le temps. Ah ben super. On se marre bien avec un Loki maillot jaune avant que la série n’évacue la question qui nous brûlait tous les lèvres : pourquoi ne pas revenir avant l’origine de la variation, tout simplement. La réponse ? Pas convaincante du tout, mais bon, faisons comme si on avait compris qu’il y avait une vraie raison. L’idée est qu’il faut réparer le temps qui continue de se détériorer avec le temps. 

Bref. Il part en expédition en 1985 avec Mobius, la Minutewoman de l’épisode précédent et toute une équipe de Minutemen. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur les bâtons désintégrant les gens – qui ne font que corriger ce qui n’est pas à sa place dans le temps, en théorie. Soit. Finalement, 1985, c’est un échec pour eux : ils découvrent le kidnapping de C-20, la commandante du début d’épisode, et la ruse de Loki. Notre Loki 2012 est en effet malin au point de raconter des bobards pour gagner du temps, chercher à s’enfuir et surtout chercher à parler aux Time-Keepers. C’est sa nouvelle obsession avec cette série. 

Forcément, avec Loki qui gagne du temps comme ça sous la supervision de Mobius, l’agent Mobius finit par être convoqué par la juge afin de savoir s’il est vraiment sûr de pouvoir contrôler ce Loki… et à vrai dire, il l’est. Devant la juge, il se dit incertain mais prêt à éliminer Loki si besoin. Devant nous, on le voit gérer Loki à fond, analysant correctement son besoin de validation par un Loki supérieur et son envie de parler aux Time-Keepers quoiqu’il arrive. 

C’est plutôt marrant à voir et j’aime la relation Mobius/Loki, mais dans le fond, la série bavarde à nouveau beaucoup. Il fallait s’y attendre avec une série se concentrant sur Loki. Ce dernier finit par tenter de charmer, en vain, une archiviste qui lui donne tout de même quelques dossiers non-classifiés, et notamment celui de la destruction totale d’Asgard. Cela fait mal à Loki, inévitablement, mais ça le transforme aussi en vrai scientifique. 

Il comprend en effet que Ragnarok est peut-être la solution à son problème de variant Loki qui a disparu. Notre Loki-2012 explique ainsi longuement à Mobius que le variant qu’ils recherchent doit se cacher à proximité d’une apocalypse à venir puisque les variations n’y sont que peu détectées. En effet, puisque tout est voué à être détruit, personne ne surveille les variations juste avant une apocalypse. C’est assez logique… mais ça ne servait strictement à rien de gâcher la salade de Mobius juste pour ça.  

Il reste encore à tester la théorie de Loki et, pour ça, Mobius décide de l’emmener en 79 avant JC afin d’être témoin de la fin de Pompei. C’est vrai que dans le genre apocalypse, on est pas mal, là. Un salut tout particulier à Tom Hiddleston qui nous sort tout un laïus en latin de manière hyper naturelle, mais pas vraiment à l’éruption du Vésuve qui manque un chouilla de crédibilité par rapport à ce que la vraie a dû être. Allez, il y avait pas mal d’humour dans la scène – et la confirmation que la TVA ne détecte absolument pas les variations qui précèdent les apocalypses. 

C’est assez logique : la série nous explique que les branches temporelles ne se construisent qu’après un certain nombre de variations qui déstabilisent tout le temps au point de créer cette nouvelle branche. Autrement dit, une variation est la création d’un début de branche, mais la branche ne devient autonome qu’après un certain nombre de variations cumulées et non soignées par la TVA dans les temps. 

Allez, la série s’éclaircit peu à peu sur le sujet et l’excitation de Mobius et Loki finit par retomber quand ils comprennent qu’ils ont du boulot pour trouver les apocalypses sans survivants qui pourraient cacher Loki. C’est tellement de boulot, d’ailleurs, que ça mène à une pause où l’on apprend à connaître Mobius, ce fan de jet-ski qui aura le droit d’en faire d’ici la fin de la saison, c’est sûr. 

C’est dingue à quel point Mobius me rappelle Coulson sur plein de points, franchement. En attendant, Loki essaie de mieux comprendre la TVA : les Time-Keepers y sont en train d’envisager la fin des temps, mais ce n’est pas encore écrit. Le libre-arbitre ? Il existe à la TVA, mais pas ailleurs dans l’univers, de toute évidence. Tout ça mène les personnages sur la route d’une réflexion entre bien et mal… qui permet à Mobius de comprendre qu’il a oublié un indice important : l’enfant française qui avait mangé un bonbon du futur. 

Et c’est aussi dans notre futur que Loki se plante. C’est un peu dommage, je trouve, il y a tellement de catastrophes naturelles dans l’Histoire qui pourraient être revisitées que c’est étonnant de les voir se concentrer sur une période de 2048 à 2051. La série nous promet bien des événements catastrophiques, et ça nous rappelle à quel point on est dans la merde pour survivre avec tout ce qui nous attend comme catastrophes. 

Assez vite, Loki et Mobius comprennent que Loki se cache en 2050 où une apocalypse a lieu sous la forme d’un ouragan. Il n’en faut pas plus pour que la juge approuve avec incertitude cette mission de se rendre dans une ville prête à se prendre un ouragan sur la tronche. L’avantage, c’est que le futur n’y est pas très différent de notre présent, parce qu’en trente ans, peu de choses semble avoir changé. 

Par exemple, Loki est toujours aussi rusé et bavard dans ce futur. Ainsi, il épuise la Timewoman du premier épisode, B-15, à poser un tas de questions, jusqu’à ce que celle-ci se fasse posséder par le variant Loki. Il est assez puissant comme ennemi, et il se moque pas mal de notre Loki-2012 qui n’ose pas s’attaquer à lui et hésite même à appeler des renforts pour s’occuper d’elle quand elle finit par s’évanouir en possédant un vendeur du magasin où ils se planquent. 

Malgré tout, Loki est là avec une mission en tête : il veut renverser les Time-Keepers et prendre leur place, possiblement avec l’aide de ce variant Loki. Ce dernier a clairement autre chose en tête cela dit : il veut juste gagner du temps et posséder un homme trois fois plus fort physiquement que lui-même. Le variant Loki peut continuer à se planquer comme ça, alors que le type qu’il possède peut s’attaquer à Loki-2012, notre héros. 

Ce dernier est vite mis K.O, alors que le méchant se débrouille pour mettre en place des bombes et que C-20 annonce qu’elle a balancé, sous la torture ?, la planque des Time-Keepers. Peu importe, de toute manière, notre grand méchant Loki a mené son plan à terme. Il a volé les téléporteurs temporels de toutes les équipes qu’il a attaquées jusque-là pour… bombarder la timeline sacrée. Rien que ça. 

L’épisode se termine sur une petite apocalypse comme ça : les bombes sont envoyées dans le passé et mettent la TVA sur les dents, alors que Loki parvient à s’échapper en suivant le variant Loki si dangereux… qui est une femme blonde. Ah. Alors par contre, Mobius, tu t’es arrêté de courir avant la fermeture du portail, t’es un peu concon.