The Mandalorian – S02E08

Épisode 8 – The Rescue – 18/20
Je ne suis pas aussi hypé que lors des précédents épisodes, parce que je manque de prise dans l’univers pour vraiment comprendre tous les enjeux de ce qui se joue dans l’épisode, mais une fois de plus, le spectacle proposé dans cet épisode est impressionnant et réussi. La conclusion de cette saison 2 est intense et boucle une intrigue de deux ans avec efficacité et brio, tout en annonçant l’expansion de l’univers – c’en est presque dommage de l’avoir annoncé avant.

> Saison 2


Spoilers

You’re sparing my life ? Well, this should be interesting.

Bon, tout Twitter s’emballe depuis hier pour dire que cette fin de saison est folle. Heureusement que c’est renouvelé ! Je me lance en tout cas dans cet épisode avec des attentes assez hautes, mais je ne m’inquiète pas : la saison 2 était une réussite et l’intrigue est bien partie pour être passionnante. La première semaine nous embarque immédiatement dans une course poursuite spatiale avec quelques tirs au laser bien placés.

Concrètement, c’est le vaisseau du scientifique de Gideon qui est attaqué récupéré par celui de Boba Fett, donc on ne perd pas de temps ! Le Docteur Pershing est immédiatement par notre Mandalorian grâce à l’aide de Cara. J’aime toujours son personnage, quand même, qui reste hyper calme malgré une colère évidente envers l’un des hommes pilotant le vaisseau ennemi. Il prend en otage Pershing pour tenter de survivre, mais il fait l’erreur de vouloir déstabiliser Cara en parlant du massacre de sa planète par une Etoile de la Mort.

Autant dire que ça ne lui réussit pas du tout et que c’est lui qui se fait massacrer la face par Cara. Une fois que c’est, le Mandalorian débarque sur une autre planète pour tenter de récupérer l’aide des Mandalorienne (ça se dit, ça ?) rencontrées précédemment dans cette saison. Bo-Katan et son bras droit ont toujours le même but, à savoir récupérer la planète Mandalore en s’attaquant à Gideon.

Malgré ces buts communs, cette équipe est pleine de tension, notamment parce que Boba Fett n’est pas très pote avec Bo-Katan et son bras droit. Ca commence à faire beaucoup de femmes autour du Mandalorian, tout de même, et c’est rigolo comme seuls les hommes ont des casques en permanence dans cette série. On peut bien cacher les hommes, mais ce serait dommage de se priver d’objets de fantasme. Ugh. Voilà, pardon, fallait que ça sorte, c’est trop visible dans cet épisode. La série n’a jamais prétendu être féministe, hein, mais ça m’a marqué sur la scène dans le vaisseau.

En effet, après avoir recruté les nouvelles dans un bar (où d’autre ?), le Mandalorian les emmène dans un vaisseau où se trouvent aussi Cara et Fennec afin de mettre au point un plan. Bo-Katan en profite pour indiquer qu’elle veut que Gideon lui soit réservé, mais ça ne plaît pas à Cara qui le veut en vie pour l’interroger sur tout ce qu’il sait. En même temps, ça, ce n’est vaiment pas gagné avec un méchant pareil. Bo-Katan lui en veut tellement, mais ce n’est pas la seule : Mando a beau ne rien dire, il ne faut pas perdre de vue que Gideon lui a volé l’Enfant.

Le plan mis en place est assez simple : Bo-Katan, son bras-droit, Cara et Fennec pénètrent sans trop de mal dans le vaisseau de Gideon en prétextant être de sa flotte et être attaquées par un vaisseau ennemi, piloté par Boba Fett. Le Mandalorian ? Il est planqué dans le vaisseau des femmes. Celles-ci débarquent dans le hangar d’atterrissage où elles ont posé sans permission le vaisseau pour mieux s’attaquer aux Storm Troopers.

Personne ne prend la peine de parler, parce que ce n’est pas le but. Quel plaisir de retrouver Ming-Na dans des scènes d’action qu’elle gère à la perfection ! Quel plaisir de voir les Stormtroopers se faire exploser la face les uns après les autres. Oh, Gideon comprend vite qu’il y a un problème, tout de même, et il n’a pas trop confiance non plus en ses Stormtroopers. Il préfère activer les Dark Troopers. Ceux-si ont toutefois rapidement coincés par le Mandalorian dans leur hangar, qui heureusement a aussi une porte côté espace.

C’est une bonne chose, parce qu’ils sont sacrément puissants. Je n’avais pas souvenir qu’ils étaient si puissants dans le dernier épisode où on a pu les voir, mais un seul d’entre eux suffit à nous mettre bien à mal Mando ! Franchement, c’était la catastrophe et j’ai eu mal pour lui quand il se prend plein de coups dans la tronche.

Heureusement, il a assez de tours dans son sac (et dans ses manches, surtout) pour venir au bout de ce robot qui s’attaque à lui. Une fois que c’est fait, il peut envoyer tous ses ennemis dans l’espace et se mettre à la recherche de Grogu, parce qu’il est juste là pour ça. Le problème, c’est que Gideon a anticipé le plan et ne s’est pas fait avoir par la diversion menée par Bo-Katan.

De ce côté-là, la diversion était intéressante à suivre avec de bonnes scènes d’action et même de l’humour lorsque le fusil de Cara cesse de fonctionner – Fennec assure sa protection à merveille et Cara répare son arme dans l’ascenseur dans une scène plutôt marrante. Il n’empêche que quand elles arrivent dans la salle de contrôle du vaisseau, il n’y a plus personne d’importance.

Gideon est en effet auprès de Grogu, avec le Darksaber convoité par Bo-Katan. Il a clairement l’avantage, mais il accepte de négocier avec le Mandalorian, qui n’a qu’un seul objectif : récupérer son Enfant. La négociation était intéressante à suivre grâce à sa tension palpable, même si je me doutais bien que la papote ne suffirait pas. Ben oui, faire confiance à Gideon, cependant, ce n’est pas son move le plus malin et c’est sans surprise que le méchant s’attaque à lui dès qu’il en a l’occasion. Tout l’épisode est un pur concentré d’action et de combats, ma foi. Ca part dans tous les sens, mais Mando n’a aucun mal à prendre le dessus sur son ennemi. Il le laisse toutefois en vie, ce qui est possiblement une erreur à ce stade, même si Cara le veut en vie.

Le problème, c’est qu’il arrive à le désarmer et gagne ainsi le Darksaber. C’est embêtant : Bo-Katan ne veut pas simplement le récupérer, elle veut le gagner en battant son propriétaire en combat, parce que c’est ainsi que fonctionne la légende et le pouvoir qui va avec le sabre. Ah. Ca change tout ! Les héros n’ont toutefois pas tellement le temps d’en parler.

En effet, balancer des Darktroopers dans l’espace, c’est bien, mais comme il s’agit de robots, ce n’est pas si efficace que ça. Ils n’ont aucun mal à monter à nouveau à bord du vaisseau et se mettent aussitôt en quête de venir protéger Gideon. Les héros s’enferment dans la salle des commandes du vaisseau, mais ils comprennent vite qu’ils sont cernés et sur le point de mourir, Gideon s’en donnant à cœur joie pour leur signaler le problème.

C’est amusant. Un X-Wing débarque alors, mais sans la moindre identification de la personne à son bord. Allié ou ennemi ? Oh, le doute est permis, mais la réaction de Grogu est assez intéressante : c’est quelqu’un qui maîtrise la Force, évidemment. Cela stoppe immédiatement les DarkTroopers, parce que le nouveau venu est un Jedi au sabre vert.

Tout le monde est sous le choc. Le Jedi n’a aucun mal à mettre en PLS les robots qui sont d’un coup fortement moins impressionnants que la terreur qu’ils inspiraient en mettant KO le Mandalorian. Il faut bien dire ce qui est, la réussite de l’épisode vient des effets spéciaux et notamment des Darktroopers qui récupèrent une aura maléfique et terrifiante très réussie, grâce à un superbe thème musical et des yeux rouges sanglants comme on les aime.

Bon, en revanche, c’est bien la diversion de ce Jedi au sabre vert, mais Gideon en profite pour utiliser un flingue qu’il venait de récupérer sur un des hommes à terre. Il s’attaque aussitôt à Bo-Katan, qu’il met à terre, avant de vouloir viser Grogu. Notre héros principal se jette pour le sauver, et Gideon est à nouveau pris en joug par tous les héros de la série – sauf le Jedi qui se tape sa meilleure chorégraphie avec usage de la Force. Oh, Gideon essaie bien de se suicider, mais c’est sans compter sur Cara qui le met KO en un rien de temps. J’ai adoré cette scène, j’ai bien ri.

Bon, tout ça nous mène finalement à un face à face attendu avec le Jedi qui cherche à rejoindre Grogu, c’est évident. Personne n’a envie de lui ouvrir la porte, mais le Mandalorian souhaite tout de même le faire. Il sait qu’il est là pour Grogu, et c’était tout de même le but de base quand ils sont allés au temple Jedi pour l’appeler. Heureusement que Mando a réussi à retrouver Grogu avant que Luke Skywalker ne débarque dans le vaisseau de Gideon pour le récupérer.

Oui, oui. Luke Skywalker en personne débarque dans cet épisode. Les effets spéciaux sont impressionnants : si ce n’est pas exactement parfait, le visage est reconnaissable. Je n’imagine pas le budget de l’épisode honnêtement ! Bref, Luke est là pour venir récupérer Grogu et l’entraîner, parce que son potentiel énorme est à maîtriser. Grogu demande tout de même la permission du Mandalorian avant. Tout ça pour ça ? Le Mandalorian a passé tant de temps à le protéger… mais il entend les arguments de ce Jedi qu’il ne connaît pas (c’est important à préciser : nous, on est peut-être hypé de sa présence, mais lui, il confie son gosse à un parfait inconnu qui n’hésite pas à tuer tous ceux sur son chemin, tout de même) et souhaite que Grogu parte avec lui, parce que c’est là qu’il doit aller.

Les adieux avec Grogu sont terriblement émouvants tout de même : Mando lui donne la permission de partir, ce qui était déjà triste, mais il accepte aussi de lui montrer son visage quand Grogu le demande d’un geste de main. Aaaah, c’est si triste, ça fait péter un câble qu’il accepte de retirer son masque face à tant de monde ! Les plans sont iconiques à ce stade : Grogu touche le visage de Mando qui n’a jamais été caressé à cet endroit-là, et ça montre bien tout le lien qui les unit, finalement.

Il n’empêche qu’une suite de Mandalorian sans Grogu, ça va être étonnant. La série a prouvé sur ces derniers épisodes qu’elle pouvait composer sans lui, mais tout de même, il va falloir trouver une bonne intrigue – et je ne sais pas si le Dark Saber suffira !

R2-D2 met alors fin à cette scène émouvante entre Mando et Grogu, pour mieux accueillir ce Baby-Yoda et j’ai du mal à mesurer ce que tout ça signifie dans la chronologie et l’univers de la saga. Ca ne peut pas être accessoire, en tout cas, des personnage aussi connus dans une série pareille, c’est dingue. Et que la force soit avec vous, dit Luke !

Aaaah. L’épisode se termine donc avec Baby Yoda qui nous quitte la série, alors qu’il est le point central d’intérêt depuis deux saisons. Il part vers de nouveaux horizons, mais je ne doute pas qu’on le reverra quelque part ensuite. Pas d’autres vrais cliffhangers, en plus, avec Gideon arrêté. La série aurait pu s’arrêter là, et ça semble limite être le plan parce que le générique de fin se fait sur fond noir et sans les dessins habituels… Je suis déçu de leur absence.

Je me demande ce qui se passera en saison 3 maintenant ! Il reste cette histoire de Dark Saber, tout de même. Pour répondre à la question de la saison 3, il y a tout de même une scène post-générique, clairement destinée aux fans les plus dévoués de l’univers – dont je ne fais pas partie. On y voit Fennec mettre à mal quelques extraterrestres qui n’ont rien demandé autour de Big Fortuna, pour venir en aide à son boss, Boba Fett.

Boba Fett est là pour tuer Big Fortuna sans le moindre remord et pour prendre sa place sur un trône. Bon, ben, ça manque d’introduction dans la série pour bien comprendre de quoi il en retourne, mais c’est une chouette manière d’annoncer qu’en décembre 2021 la série The Book of Boba Fett verra le jour. Comme Fennec est son bras droit, je peux déjà vous dire que je la regarderais, parce que j’adore Ming-Na et que je compte bien la suivre dans ce nouveau projet post-Agents of S.H.I.E.L.D ! D’ici là, j’ai le temps de me redocumenter sur Big Fortuna et ce que ce trône signifie !

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EN BREF – La saison 2 était bien plus captivante à suivre, parce que l’intrigue étant enfin mise en place, les scénaristes ont pris la peine de développer les personnages, qu’il s’agisse des personnages principaux ou des secondaires. Ca manquait largement la première année, et c’est bien mieux sur cette seconde saison.

Il n’empêche que cette saison 2 a été pas mal parasitée par des références constantes à l’univers étendu de Star Wars, duquel je ne connais que l’histoire des trois trilogies, sans plus de détails. Le fan service est intéressant et je suis mal placé pour le critiquer, parce que j’adore ça quand je suis fan d’un univers. En revanche, il manque régulièrement d’explications, à l’image de cette scène post-générique, et c’est frustrant, mais soit.

Avec ces épisodes, j’ai eu le temps de m’attacher au Mandalorian et je reviendrai probablement pour une saison 3, mais je reste perplexe sur le contenu de l’intrigue de celle-ci, parce que peu de pistes restent vraiment ouvertes pour le moment. On verra bien ! La fin donnait presque l’impression que la saison 3 serait l’histoire de Boba Fett, mais il a été confirmé que ce n’était pas le cas.

En tout cas, j’espère que le Mandalorian parviendra à conserver son humanité, même en l’absence de Grogu, parce que c’est une facette de lui bien plus intéressante que celle, froide, qu’il a sous son masque. Malheureusement, c’est comme cela qu’on risque de le retrouver ensuite…

Top 50 – 14 et 13

Salut les sériephiles,

Est-ce que j’ai passé la majeure partie de ma première journée de vacances à dormir ? Parfaitement. Il faut dire que la nuit a été courte parce que j’ai erré sur Internet, et ce n’était pas la meilleure de mes idées. Je voulais voir plein de séries aujourd’hui et faire plein de choses, mais c’est un peu raté. Bon, tant pis, je suis là tout de même avec la suite du calendrier de l’avent, pas d’inquiétude à avoir !

14. Altered Carbon (S02)

Takeshi Kovacs Is Back with a Hot New Face, and Here's Your First Look at Altered  Carbon Season 2 – OohloEncore une série Netflix annulée pour aujourd’hui, youpi ! Je suis un peu déçu de son annulation, d’ailleurs, car j’aimais beaucoup l’univers en série et que je ne peux pas me réfugier dans la lecture romanesque pour me consoler, parce que je n’ai pas aimé l’écriture du roman… Pour en revenir à ce qui nous intéresse ici, la saison 2 était très sympathique à suivre et j’ai aimé les éléments d’éclaircissement qu’elle apportait sur le passé du héros tout en changeant totalement de style (et de casting) par rapport à la saison 1. Elle était moins prenante, certes, mais très attachante malgré tout. Son annulation n’est pas vraiment une surprise, et il est juste dommage qu’elle se termine sur une petite ouverture alors que tout était bouclé autrement. Les scénaristes ont foiré leur pari, apparemment ! Note moyenne : 17,37/20

Voir aussi : Il s’est passé quoi dans la saison 1 d’Altered Carbon déjà ?

13. Evil (S01)

Evil Review: Book 27 (Season 1 Episode 13) | Tell-Tale TVMalgré un gros coup de coeur pour la série, cette première saison atterrit en-dehors du top 10 ! Il faut dire que ce n’est pas évident de le rejoindre, parce que j’ai vu beaucoup de saisons de qualité cette année. J’ai éliminé celles que je n’aimais pas tellement, ce qui fait qu’il ne restait que des séries que j’adore. Forcément que je surnote ensuite ! En tout cas, la série a été une vraie bonne surprise parce que même si elle est diffusée sur un network, alle arrive super bien à mettre en place son ambiance horrifique. Ce n’est que rarement gagné… Oh, le casting aide après, parce qu’il est parfait. Un gros bémol toutefois, les filles de l’héroïne. C’est insupportable ! Note moyenne : 17,38/20

Voir aussi : Cinq nouvelles séries de la rentrée 2020 qui m’attirent

Bon, je retire ce que je disais dans la conclusion du top d’hier, parce que là, j’ai beau chercher, les séries n’ont pas beaucoup de points communs, et rien qui ne vaille la peine d’être soulignée. En plus, c’est encore pareil demain.

> Top 50

 

Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

> Saison 17


Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

> Saison 17

Station 19 – S04E05

Épisode 5 – Out of Control – 20/20
Je sais, je surnote toujours tout. L’épisode bénéficie d’un sacré effet de surprise, parce que je ne pensais vraiment pas qu’il avait été conçu comme un épisode de mi-saison si tôt dans celle-ci. Et pourtant, il n’y a aucun doute que ça en est un. Tout est mené avec beaucoup d’efficacité dans une intrigue qui commence d’habitude, mais qui, petit à petit, devient véritablement dure à regarder. C’est une réussite en ce qui me concerne, et les sujets d’actualités abordés font mal.

> Saison 4


Spoilers

Just so we’re very, very clear, those girls are the victims.

Dernier épisode avant le mois de mars, il va falloir en profiter. On commence par nos pompiers qui rentrent d’intervention et sont fiers d’eux parce qu’ils interviennent plus vite que la caserne 23 et sont excellents. C’est une bonne excuse pour nous proposer un épisode où tous les pompiers organisent une fête chez Maya et Andy.

Après l’épisode de Grey’s Anatomy de la semaine d’épisode, Ben apprend la mort de sa belle-mère. Nous revoilà avec un crossover, ça faisait longtemps. Ben doit rentrer chez lui pour pouvoir annoncer la mort de la grand-mère, et ce n’est pas si simple parce que les ados sont chez lui sont en train de jouer à un jeu vidéo. Il s’y prend tellement mal pour annoncer les choses ! Ce n’est pas simple à dire comme nouvelles, de toute manière.

Crossover : S17E05 – Fight the Power – 16/20

J’aime beaucoup la manière dont cette série permet de développer le personnage du fils de Bailey, mais les scènes n’étaient pas forcément les meilleures. Sans trop de surprise, Bailey décide de continuer de travailler malgré le décès de sa mère et son fils vit mal que ce soit son beau-père qui soit lui annonce la nouvelle. Tu m’étonnes !

Ben le prend toutefois mal d’entendre qu’il n’est pas le père. Lol. Sa sœur, sortie d’absolument nulle part dans le premier épisode et jamais revue depuis, est heureusement là pour lui faire prendre conscience que ce n’est jamais qu’une phrase d’ado en crise – et en deuil en plus ! Je l’aime bien la sœur de Ben, Rose, mais j’ai du mal à comprendre d’où elle sort. On sait pourquoi elle est là au moins, avec les parents qui ne peuvent s’occuper des deux adolescents chez eux (il y a eu un recast d’ailleurs, non ? Ou juste des cheveux qui poussent ?).

Le tout se conclue par une petite scène bien amenée de discours de Ben sur le deuil et les réactions des gens face aux catastrophes. J’apprécie davantage Ben cette saison, les scénaristes font du bon travail avec lui.

Pour en revenir au reste des pompiers, on a ensuite droit à une scène de vestiaire qui réunit toute la caserne. Travis sort de la douche pour les audiences et Jack se fait foutre de lui par tout le reste de l’équipe parce qu’il continue d’affirmer qu’il est célibataire et qu’il n’y a rien avec sa copine du moment chez qui il vit pour l’aider à s’occuper de Marcus tout de même. Genre.

En ce qui le concerne, Robert a de plus en plus de mal à supporter la séparation d’avec Andy. Forcément, il en parle à son parrain et Richard porte son masque comme de la merde. La série revient sur ce qu’elle affirme depuis cinq épisodes grâce à Richard : il explique à Robert qu’il peut désormais voir Andy si elle ne lui donne pas envie de boire parce qu’il n’existe pas de règle pour interdire de faire l’amour avec elle – contrairement à ce que disent toutes les séries américaines, hein.

C’est une bonne nouvelle pour Sullivan. Il rejoint ainsi sa femme à la caserne où Andy s’éclate et fait quelques pas de danse en passant récupérer quelques provisions pour la fête chez Maya. La scène est inutile, mais elle est sympathique parce qu’elle finit en danse avec Robert. On est habitué avec le Shondaland, mais les écouteurs sans fil, ça aide bien ! Par contre, ça dérape en scène de sexe, et là, c’est moins ouf.

Je suis heureux pour eux, on va dire, mais je n’ai pas trouvé les scènes si sexy. Ils n’en peuvent plus de coucher ensemble, en tout cas, et la reprise du sexe se passe bien pour eux. Il fallait en profiter comme c’est une mi-saison, parce que les choses vont vite dérapés ensuite.

Toujours dans l’optique de préparer la fête chez Maya, Vic fait quelques courses et elle retombe sur son beau pompier comme par hasard en sortant d’un magasin. Lui est en service, mais il s’interrompt tout de même pour lui parler et elle en retire son masque. La conversation se passe tellement bien entre eux que c’en est ridicule de la voir lui affirmer qu’elle n’est pas en état pour un rencard en ce moment quand il lui demande de la revoir autrement que par accident, mais admettons. Ce sera à surveiller en mars quand la série reviendra.

De son côté, Travis en est toujours à gérer l’absence de coming-out de son père dont il sait pourtant les penchants homosexuels. Il en parle donc à Miller et Maya en préparant la fête, alors que Dean, lui, offre un ours en peluche à Vic et Travis pour fêter leur aménagement ensemble… sauf que l’ours est en fait un cadeau pour Prue, de la part de ses parents. Tout ça nous montre donc le quotidien des pompiers, et il faut bien dire ce qu’il en est, l’épisode était mal parti.

Pourtant, quand ils entendent en-dehors de l’appartement des appels au secours d’une voisine (probablement), ils se précipitent tous à son secours. Tous, sauf Maya, qui s’est pris une bouteille de limonade à la face, parce que les pompiers s’amusent bien apparemment. Ils sortent tous en panique sans le masque, pour apprendre qu’une voisine vient de voir sa fille être kidnappée par un homme qui est dans sa maison et refuse de lui ouvrir, forcément.

La scène de panique est quelque peu amoindrie par la distanciation sociale, mais en même temps, ça nous rappelle bien la panique des gestes barrières qui continue d’avoir lieu après tout. Puis, personne n’a de masque donc ça calme forcément les choses, ce n’est pas plus mal. En tout cas, Travis, Ben et Vic sont hyper réactifs, et tant mieux. Ils connaissent assez leur métier et leur société pour ne pas intervenir trop vite : il n’y a aucune preuve que la fille de la femme soit bien dans la maison.

La fille kidnappée est une petite fille noire, donc forcément ça affecte aussi plus particulièrement Miller. Il est un père célibataire après tout. Il a clairement un problème de jugement, en revanche, parce qu’il considère qu’il n’a pas assez de monde pour s’occuper de Prue alors que littéralement, toute la caserne est prête à se plier en quatre pour sa fille. J’ai bien aimé que ça l’affecte plus que les autres et qu’il soit un lion en cage dans cet épisode. Enfin, au début, j’ai bien aimé. À la fin, par contre… Je n’y suis pas encore, chaque chose en son temps dans la critique.

En parallèle, on suit également Jack et sa non copine. Il dort sur le canapé chez elle, et elle lui propose évidemment son lit pendant qu’ils font la vaisselle. La tension sexuelle est palpable et la vaisselle finit par être une scène où les deux s’embrassent. On s’y attendait. Ils couchent ensemble immédiatement, et là aussi, la première fois se passe bien, évidemment.

Par contre, elle le vire assez vite du lit où ils sont en pleine journée. Elle a son fils à gérer – heureusement qu’il est malentendant – et il a une fête à laquelle se rendre. Jack ne le prend pas si bien que ça, pourtant. Il aurait mieux fait de rester parler avec elle, en plus, parce qu’il débarque finalement à la fête chez Maya pour découvrir ce qui est en train de se passer chez les voisins.

Miller veut évidemment agir et même l’arrivée de Jack et de Maya – abandonnée toute seule chez elle – ne suffit pas à le calmer. On notera que ce sont les seuls à réagir dans tout le quartier les pompiers. Le reste du quartier observe tout de loin… C’est triste.

Pour en revenir à l’intrigue, c’est évidemment une occasion pour les scénaristes de rejoindre la thématique #BlackLivesMatter et c’est fait de la manière la plus étouffante possible : l’intrigue est crédible quasiment de bout en bout, ce qui la rend super dérangeante. Lorsque les flics arrivent, ce n’est pas suite à un appel de Maya pour signaler la situation, mais suite à un appel du kidnappeur qui a appelé les flics pour signaler la mère de sa victime qu’il considère comme folle à hurler sur sa pelouse.

Face au racisme assez évident des flics qui ont plutôt tendance à croire les blancs – et c’est présenté de manière hyper pernicieuse, avec un flic ayant tendance à le faire et son collègue le laissant faire, sans que ce ne soit jamais du racisme assumé, mais juste un biais de conscience -, Maya décide d’annoncer qu’il y a une fuite de gaz, parce qu’elle la sent, malgré le masque.

D’ailleurs, notons que les flics débarquent sans masque, tout de même. Comme par hasard, il y a aussi un incendie qui se déclare dans le sous-sol de la maison, ce qui fait que la scène devient officiellement la juridiction de Maya, même si elle est en jour de congé. Humph, ça manque d’une plaque pour les pompiers, comme les flics en ont une.

Andy et Sullivan débarquent pile au moment où l’incendie se déclare. Bien que toujours en froid, Miller et Sullivan décident de se rendre dans la maison en feu aussi vite que possible. Ils n’ont aucun équipement, ce n’est donc pas la meilleure des idées, mais ça marche bien. L’avantage du feu dans le sous-sol ? Les pompiers sont forcés d’ouvrir la fenêtre en pétant les carreaux, et ça me fait un point pour le Bingo Séries, parce que j’ai eu la bonne idée de préciser que c’était une possibilité pour marquer le point.

Il n’empêche que loin de ces considérations pour le jeu, l’intrigue est vraiment bonne et la tension prenante, loin d’être un jeu. Le racisme ambiant est terrifiant, parce qu’il est le reflet évident des biais de conscience et d’une société qui a un gros problème avec ça – comme les statistiques énoncées par Dean le rappellent bien.

Les policiers sont toutefois les premiers à intervenir sur scène, alors il faut faire avec, ce qui énerve pas mal Vic engueulant le propriétaire de la maison. Les pompiers mettent trois plombes à arriver, c’était bien la peine d’organiser une fête pour célébrer la réactivité de la caserne. C’est d’autant plus gênant que dans le sous-sol, les victimes sont coincées par un cadenas et ne répondent plus à Sullivan et Dean. Ils parviennent à défoncer la porte à temps et sauver les deux gamines cependant.

Le suspense est interminable à l’extérieur de la maison, surtout qu’il n’y a aucune liaison radio avec les pompiers. Bon, ils sortent sans difficulté avec les gamines, mais il faut encore sauver les vies de ces victimes intoxiquées. Elles reprennent finalement leur respiration et tout semble bien finir. Tu parles d’une journée de congés. Moi, je ne compte pas faire ça de mes vacances.

La conclusion de l’intrigue ? C’est loin de bien se terminer. D’abord, blâmons les réseaux sociaux ! Les adolescentes (il y a deux amies) sont à peine conscientes, mais il y en a une pour raconter que l’homme leur a donné rendez-vous sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une influenceuse avant de les kidnapper. Entendons que la panique de la mère dans la rue semblait se calmer et pour attirer l’attention, la gamine annonce que sa pote a foutu le feu.

Vic n’a pas le temps de l’arrêter et elle ferme la porte de l’ambulance aussi vite que possible, mais on comprend bien que le flic raciste a eu le temps de noter ces aveux de la victime qu’il passe aussitôt dans la catégorie d’agresseur. Ben oui, bien sûr. Il en parle aussitôt à son collègue qui interroge l’autre victime de manière super lourde et pas bien psychologique.

Maya nous fait une belle démonstration de la manière dont il faut s’adresser aux victimes potentielles de viol et l’épisode montre bien qu’il y a aussi un problème de ce côté-là. Les flics annoncent toutefois que la gamine est responsable de l’incendie et possiblement d’une effraction pour entrer dans la maison, ce qui énerve la mère.

Celle-ci sort de ses gonds et est arrêtée par les flics, alors que les pompiers, débordés, évacuent sa fille en ambulance. Quand il voit la mère de la victime maltraitée par les flics dans son arrestation, Dean s’énerve à son tour et fonce pour la protéger. Les choses dérapent super vite à partir de ce moment-là, puisque Dean se fait mettre au sol à son tour et arrêté pour outrage à agent, exactement comme la mère de la fille qui n’a pourtant rien fait puisque Travis a réussi à la retenir avant qu’elle ne frappe l’agent.

Voir Dean dans cette situation met tout le monde mal à l’aise, et moi le premier. Quelle horreur ce scénario. Et ce n’est pas fini, forcément. Vic se précipite, mais elle est stoppée à temps par un flic – le moins raciste des deux – qui réussit à lui faire prendre conscience du danger apparemment, puisqu’elle lève aussitôt les mains pour indiquer qu’elle n’est coupable de rien.

En revanche, quand Andy et Sullivan y vont aussi, Andy réussit à se faufiler et se fait mettre à terre assez violemment par un flic alors qu’elle veut juste expliquer que Dean vient littéralement d’être le héros qui sortait une gamine de la maison en feu. Robert s’énerve encore plus de voir Andy dans cette posture et il se précipite à nouveau, ce qui fait que plusieurs flics sortent leurs armes de service. Oh. La tension est grimpée si vite, je n’ai rien vu venir pour cette mi-saison.

Sans pression, les flics braquent donc Robert, qui est arrêté, tout comme Dean. Tu parles d’un jour off. Maya a beau tenté de venir en aide à son équipe, c’est en vain, les flics lui proposant juste de l’embarquer elle aussi. Le tout est filmé par des passants toujours aussi inutiles et on sait très bien que la série ne pourra s’encombrer trop longtemps de ces arrestations, mais c’est une sacrée mi-saison que je n’avais certainement pas vu arriver comme ça. Elle se termine sur le reste de l’équipe qui voit partir les héros du jour – ils viennent de sauver les gamines (et donc de se réconcilier autour de la question qui les divisait la semaine dernière, d’ailleurs) ! – menottés dans des voitures de flics. L’angoisse est palpable…

Crossover : S17E06 – No Time For Despair – 17/20

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