The 100 – S07E16

Épisode 16 – The Last War – 19/20
L’épisode est excellent, c’est sûr, mais il y a trop à faire pour envisager qu’il soit parfait, avec un rythme qui ne s’arrête jamais. La conclusion de la série est globalement réussie et chaque personnage important a son heure de gloire et une conclusion plutôt logique, ce qui n’était pas gagné après une telle saison. Il reste quelques questions face à certains raccourcis des scénaristes, sauf que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’une autre de mes séries préférées vient de se terminer.

> Saison 7


Spoilers

Genre, vraiment là,

Spoilers.

Bon, si t’es sûr(e) de toi, après… 
C’est parti !

Either way, transcendence or extinction, I would have liked to live a little first.

C’est toujours un moment particulier de dire au revoir à une série, mais ça l’est encore plus après sept ans et une dernière saison pas à la hauteur des espérances. Il reste un millier de pistes à conclure et quarante-trois minutes… La frustration est déjà là, je dois dire. J’ai envie que ça se termine en beauté, comme le reste de la série. J’ai peur de ce que ça va donner. Très peur. Et le fait que ça commence par le générique est à saluer : au moins, il n’interrompra rien du tout ensuite… et ça c’est positif !

L’épisode recommence par le trio Murphy, Raven et Jackson arrivant à Sanctum avec une Emori toujours en arrêt cardiaque. Tout le monde fait ce qu’il faut pour la sauver, et l’angoisse est clairement palpable dans l’épisode avec une Emori qui met trois plombes à se réveiller. Comme Emori a perdu plein de sang, son réveil n’est pas suffisant pour la sauver…

Il faut alors faire une transfusion, et seul John peut se le permettre, puisqu’il a du sang noir. Ainsi, Murphy et Jackson sont coincés à s’occuper de sauver Emori, mais pas Raven, qui comprend qu’elle est inutile à Sanctum. Aussitôt, il est décidé que c’est à elle de retourner sauver tout le monde sur Terre. Le gros plan sur Raven, en sueur, en train de vivre sa pire journée depuis un moment (et pourtant !), est excellent pour lancer cet épisode final, et il m’a redonné espoir face à tout ce qu’il y avait à faire !

Il reste plein de choses à régler ? Pas grave ! La série ne fait pas du tout dans la dentelle. De retour à bardo, Clarke se fait ainsi très plaisir avec des plans badass comme on en a rarement eu dans la série pour elle. Autant on est habitué de voir Octavia tout déchirer en permanence, autant Clarke qui sort des grenades de son long manteau pour aller tout péter, c’est original. L’actrice a dû se faire plaisir, et nous aussi quand elle tue quelques autres disciples.

Elle arrive pourtant trop tard, comme le souligne Levitt qui n’est plus si sûr que l’humanité mérite de transcender après tant de meurtres. Elle arrive bizarrement non pas à l’endroit où s’ouvre désormais le portail pour se téléporter, mais à l’endroit où le Test a lieu : le Pont, comme d’habitude. Il est donc trop tard : Bill est déjà parti pour sauver l’humanité. Oh boy.

Très bizarrement, le dernier test nous envoie Bill sur un pont sous la voie lactée, où l’attend… Callie. C’est du moins ce qu’il pense, mais il est rapidement révélé que ce n’est pas vraiment elle. La série se fait plaisir à la ramener, j’imagine. Pourquoi cette apparence ? Parce que cette entité supérieure, peu importe ce qu’elle, prend l’apparence de plus grand prof (au sens, celui qui a appris le plus de choses à) ou du plus grand échec de la personne à qui elle fait face, ou encore le plus grand amour. C’est pas si mal pour nous ramener des morts dans la série.

Callie annonce qu’elle n’est pas un Dieu, mais plutôt un Juge, qui veut savoir si la race humaine est prête à les rejoindre. Où ? Comment ? Qui es-tu bordel ? On n’en saura rien, tout n’a pas besoin de réponse. En revanche, ils en apportent une inattendue : si l’humanité réussit le test, elle pourra transcender. Si elle l’échoue, elle sera transformée en cristaux, comme sur Bardo. Bon. Les règles sont à peu près claires et Bill accepte le test, alors qu’on sait parfaitement que l’échec sera total.

Clarke débarque et nous le tue de sang-froid, devant ce juge. Le corps de Bill est donc aussitôt effacé de l’existence, YAY, et Clarke se retrouve confrontée à Callie. Gloups. Je ne m’y attendais pas à celle-là ; Clarke vient de condamner l’existence, c’est à peu près clair.

Sur Terre, la situation est compliquée pour les survivants. Gaia est partie à la chasse avec les dernières gouttes d’eau, laissant sa mère attendre avec Jordan ? Depuis quand Indra est du genre à se tourner les pouces ? Alors que Jordan se propose pour aller chercher de l’eau, il s’arrête en chemin pour mieux embrasser Hope. Ce ship est tout pété, franchement, mais allez, ça fait plaisir de les voir s’embrasser.

Ils sont heureusement interrompus avant que ce ne soit trop long par le retour sur Terre de Raven. Elle ne débarque pas seule, puisqu’elle est accompagnée de Nikki et de tout un tas de soldats de Sanctum, débarquant avec le matériel nécessaire pour débloquer le bunker. Tout ça se fait hors écran, pour conserver le budget et pour prendre des raccourcis qui arrangent tout le monde.

Pendant que Nikki et ses hommes de libérer les personnes coincées dans le bunker, Raven découvre la situation et est une excellente leader sur ce coup-là (faudra juste m’expliquer comment fonctionne le téléporteur, mais bon). Cela fait plaisir de la voir autant en charge et il est assez clair que tout le monde l’écoute. Le conseil improvisé qui se forme est rapide, mais pas autant que la libération de Niylah et Echo, ramenées dans la série hyper rapidement. Il est clair qu’il n’y avait pas l’argent pour elles dans l’épisode précédent, mais bon, pas grave, ça fait plaisir de les revoir, alors que le plan se met en place.

La série prend le temps de nous parler de Monty également, et c’est très cool puisque ça permet à Jordan de mettre au point un plan efficace pour débarquer sur Bardo : il est le premier à passer le portail, avec une machine capable de désactiver toutes les machines de Bardo – les scaphandres qui rendent invisibles, les lasers… Top.

Jordan est suivi de l’armée d’Indra et Nikki, alors qu’Echo et Raven sont invisibles pour traverser le camp ennemi sans être vue, grâce aux combinaisons venues de Sanctum qui, elles, fonctionnent encore. On se retrouve donc avec un affrontement entre les terriens et… les terriens arrivés à Bardo depuis un peu plus longtemps. Magnifique, cette humanité. L’affrontement ne commence pas tout de suite, pourtant : la tension est là entre les deux camps qui se regardent, à l’abri.

A Sanctum, Miller retrouve finalement Jackson. C’est étrange de la part de Miller d’avoir abandonné le combat, mais j’aime les retrouvailles entre ces deux-là et ça donne un peu d’espoir pour la fin : il y aura au moins un couple en vie à qui il n’arrivera rien, non ? Les retrouvailles se font devant un Murphy tout de même bien amer : il veut ses retrouvailles avec Emori. Oh, laisse-leur un moment, Jackson vient de risquer pas mal de choses pour toi, là quand même. Par contre, il est hors de question de laisser mourir Emori après autant de souffrances, sérieusement ? Sérieusement ?  Non ?

Non, les scénaristes font le choix de la laisser partir. La souffrance est bien trop palpable, une fois de plus. En plus, elle meurt les yeux ouverts, pour nous ramener au traumatisme de Madi dans l’épisode précédent. Je n’arrive pas à croire qu’ils osent la tuer à ce moment de la série. Aaaaaah. Laissez-moi tout casser ! Il restait trente minutes sérieusement !

Murphy n’est tout de même pas prêt à dire adieu à Emori, et ça tombe bien : moi non plus. Il demande donc à Jackson de retirer la puce qui est dans le cou d’Emori. Je ramollis avec le temps : à l’époque de Lexa, il était hors de question pour moi d’oublier ce genre de détails, mais là, je me suis fait avoir comme un bleu à croire à la mort d’Emori. Jackson refuse de l’aider à se suicider en mettant une deuxième puce en place en lui. Miller comprend Murphy, cela dit, et ça nous aide à faire passer les moments super glauques, du genre le sang qui coule de la bouche du cadavre d’Emori, bordel. Et hop, c’est comme ça que Jackson procède à une dernière chirurgie sur le corps d’Emori pour faire en sorte qu’elle puisse avoir un happy end dans la tête de Murphy.

Pendant ce temps, Octavia et Levitt ont quelques moments pour eux, histoire de remaquiller Octavia pour la préparer à sa scène finale, mais aussi pour un moment un chouilla philosophique qui aura toute son importance pour la suite, avec Levitt annonçant qu’il aurait aimé vivre un peu avant de faire face au Jugement final de l’humanité. Leur presque baiser est interrompu par Raven et Echo, qui ont donc réussi à passer le champ de bataille et se repérer dans Bardo. Bravo à elles.

Echo a l’occasion de s’excuser auprès de Levitt qui gagne aussitôt en importance et tout le monde s’échange les dernières informations qu’ils ont, à toute vitesse. Ah lala, ils accusent les coups super rapidement franchement, avec Levitt, Octavia et Echo qui repartent aussitôt sur le champ de bataille : l’humanité est en train de se faire tester, un champ de bataille – même s’il s’agit d’une diversion – ce n’est pas la meilleure image possible pour ce test.

D’ailleurs, Raven découvre alors la lumière blanche du test, fascinée… Envoyez-la face au test, pitié. Callie a disparu, bien évidemment, mais elle est rapidement remplacée par… AAAAAAAAAH. Désolé, mais je n’ai pas pu ne pas hur… non, en fait, j’ai juste inspiré très profondément sous le choc et la surprise. Je m’attendais sincèrement à Bellamy ou Abby, mais certainement pas à Lexa. Le juge prend l’apparence de Lexa. Bien. Choqué, déçu ? Je ne sais pas trop. Revoir Alycia Debnam-Carrey dans la série, en tenue de Lexa, à quelques centimètres de ma Funko Pop Lexa, c’était jouissif, c’est sûr… Mais ce n’est pas Lexa pour autant.

En fait, tout ça fait encore souffrir Clarke, qui a le réflexe du câlin à Lexa, même si ce n’est pas elle. Le plus grand prof ? Check, Lexa lui a permis de se rendre compte qu’elle était capable de génocide après tout. Le plus grand échec ? Plus que check, avec ce code 307 et cette mort tellement injuste ! Le plus grand amour ? Totalement. Désolé Bellamy, désolé les Bellarke ! Il aurait pu tout aussi bien être là, en vrai, mais le fandom a parlé avec trop de force à la mort de Lexa, c’est elle son grand amour. Désolé Finn, aussi, parce que tu n’auras même pas eu une petite mention, même de la part de Raven plus tard dans l’épisode.

BREF. Le test n’est pas interrompu, et c’est à Clarke de le passer. On peut dire ce qu’on veut, mais après autant de temps, ça fait plaisir de voir les deux actrices réunies à l’écran. Après, ce n’est pas Lexa, et c’est abusé. Je suis partagé. J’oublie de commenter l’épisode. Je le savoure, en même temps, c’est la fin, attendez, je n’étais pas prêt. Lexa qui nous ressort son cri de guerre sous la forme du juge, en plus… Ah ! La souffrance est là.

Clarke explique au moins ses souffrances à elle, tout ce qu’elle a dû endurer durant la série, et c’est efficace. La souffrance de Clarke est réelle après tout et j’ai trouvé la scène bien mieux écrite que dans l’épisode précédent où elle se plaignait à Gaia, sans chercher de solution et sans assumer vraiment ce qu’elle avait fait.

Là, au contraire, Clarke se défend, oui, mais elle reconnaît ses torts tout en soulignant la souffrance subie pour les justifier. J’aime bien ce juge, en tout cas. Elle fait comprendre à Clarke qu’elle a déconné sec à créer de la souffrance, elle aussi, tout le temps, en permanence. Il est excellent de voir Clarke se défendre comme elle peut, et il est encore meilleur de la voir se lancer dans une tirade sur le vrai problème auquel elle doit faire face en ce moment : ce juge lui-même. Peu importe l’espèce qu’il représente, le Juge est en effet à la base d’une croyance et d’une foi destructrices. Pauvre Bellamy.

La scène est puissante, avec Clarke qui dit avoir agi par amour depuis le début. La critique de la religion est plus palpable que jamais et la série souligne ce qu’elle a fait toujours fait : le vrai problème de l’humanité réside peut-être dans sa foi, qui est certes une solution, mais qui est toujours génératrice de conflits. Cela fait sept ans que ça dure après tout, cette critique, avec même des religions expliquées à chaque fois.

Le grand problème de cette saison est peut-être de ne pas apporter de réponse précise à ce qu’est cette transcendance d’ailleurs. Cela défait un peu le travail des saisons précédentes où on en venait toujours à l’origine des religions. Cette fois, pas d’origine, juste un fait : cette croyance mène bien à une transcendance. Ou en l’occurrence, à une destruction. Ben oui. Sans trop de surprise, Clarke apprend que l’humanité n’est pas prête pour la suite, et qu’elle est désormais bonne pour être détruite. Petit flash de lumière dramatique et coupure pub.

Aux États-Unis en tout cas, coupure pub. Moi, j’ai dû enchaîner sans reprendre mon souffle et sans m’être encore remis du retour de Lexa. Sorry not sorry. Comme si tout ça n’était pas déjà assez horrible à observer, voilà donc qu’on assiste ensuite au réveil d’Emori. Oh, nous ne sommes pas naïfs : elle est morte… Mais dans la tête de John. Tout ça a un goût de Paradis, tout de même ! Emori comprend rapidement qu’elle est morte, mais comme John le souligne, ce n’était pas acceptable.

Murphy fait le choix de se sacrifier, et la série en revient à son crédo habituel sur la survie : mieux vaut vivre que survivre, mieux vaut vivre quelques minutes de plus avec Emori qu’une éternité de solitude. Oh Murphy ! Tu es devenu grand avec le temps. On ne pouvait espérer meilleure conclusion et moment de gloire pour ce perso, exactement comme on ne pouvait espérer mieux pour Clarke que de la voir s’énerver face à une image de Lexa pour critiquer la religion.

La scène Murphy/Emori est géniale, l’interprétation de Luisa d’Oliveira a réussi à me mettre encore un peu plus à terre que prévu, et ce couple va finalement s’imposer comme mon préféré de la série, avec une vraie évolution sur six ans et des personnages qui se complètent parfaitement l’un et l’autre. Et dire que, comme beaucoup, je détestais Murphy à l’origine ; et dire que je ne sentais pas Emori à l’origine et que je la voyais comme un personnage qui ne passerait pas la fin de saison 2 !

De la musique retentit au beau milieu de la crise de nerfs d’Emori comprenant que John se sacrifie, ce qui estt inacceptable… et ça permet au couple d’avoir enfin la danse qu’ils méritaient et que Murphy voulait depuis toujours. Aaah. La série fait le choix de réunir enfin des couples, au moins. Emori et Murphy peuvent donc mourir ensemble, Jackson et Miller aussi, puisqu’ils dansent au moment de l’échec du test par Clarke. Ces petits slows permettent des moments d’émotion dans un épisode final tendu ; et ça apporte aussi une belle conclusion à Jackson/Miller, relégués au troisième plan, certes… mais c’est leur rôle depuis le départ. Ils ont survécu aux sept saisons en restant toujours dans la périphérie comme ça, c’est beau. Hâte de revoir la série en sachant ce qui les attend maintenant !

Clarke revient alors sur Bardo pour annoncer à Raven que le test est foiré et que l’Humanité va être transformé en cristaux. Oh, si Clarke est défaitiste et se décide à rejoindre Madi, ce n’est pas trop le caractère de Raven de se laisser faire comme ça. Elle décide donc de se rapprocher de la lumière blanche devenue rouge, pour entrer en contact avec cette entité supérieure dont elle ne sait rien.

Raven se trouve donc aspirée à son tour pour le test. Comme prévu, la série nous ramène cette fois Abby, et l’arche. Ce sont de jolis clins d’œil, même si le jeu de Paige Turco est bien différent : Abby est drôlement froide, sur ce coup-là. Laisser à Raven la possibilité de sauver l’humanité, c’est beau, toutefois, et ça lui donne à son tour son moment de gloire. Elle a de bons arguments lorsqu’elle demande juste un délai supplémentaire avant la destruction de l’humanité, et il faut bien remarquer qu’ils ont pris leur temps à détruire l’humanité. Heureusement.

Raven découvre alors que son plan n’est pas excellent : la guerre est en cours sur Bardo après tout. Alors certes, ce n’est pas encore le cas et c’était une diversion, mais ça ne saurait tarder ! On découvre ainsi que Sheidheda est encore en vie, avec toujours une soif de sang parfaitement inexplicable. Il tire dans le tas pour s’assurer que la guerre commence, mais Levitt débarque à temps pour stopper l’affrontement.

S’il a un joli discours, Levitt se fait tirer dessus par Sheidheda, sous les yeux d’Octavia. Elle est apparemment prête à beaucoup pour lui, puisqu’elle se jette vers lui, alors qu’il est loin et entre deux camps qui s’échangent des tirs avec ferveur. Echo se fait tirer dessus au passage, en la suivant, pour sauver Levitt avec Octavia. AAAAH ! Ouais, son argument ? Elle a perdu Bellamy, elle ne veut pas perdre O. Je vois l’idée : le sacrifice, c’est loin d’être la tasse de thé d’Echo normalement, mais c’est là que mène son évolution de la saison (face à une Hope dépitée de voir O et Echo se jeter comme ça entre les balles). Je ne peux m’empêcher de penser que ce rôle Levitt était le rôle prévu pour Bellamy si l’acteur avait pu rester plus longtemps en revanche… Qui d’autre pour rameuter O et Echo comme ça ??

La guerre a lieu, en tout cas, et ça fout la merde pour le test de l’humanité qui, s’il est déjà échoué, continue, l’air de rien. Ainsi, Clarke rejoint Madi, alors que la conclusion de la série se lance, avec un cycle de violence toujours impossible à stopper. Raven est bien forcée de reconnaître que la fin de l’humanité est là, mais elle ne perd pas espoir et fait bien. Octavia abandonne finalement Echo et Levitt à Hope et Jordan qui ont laissé tomber la bataille pour s’occuper des blessés et se jette à nouveau dans le no man’s land entre les deux camps, en hurlant sur Indra.

Octavia lui demande de baisser les armes, et Indra finit par accepter cette idée d’Octavia. Sheidheda débarque malheureusement avec son « Blood must have blood », encore et toujours. Ah, mais qu’il est relou, lui. Indra parvient enfin à le tuer dans une scène plutôt très jouissive au laser. La disparition de Sheidheda, qui symbolise quand même une grosse partie des échecs de cette saison, fait vraiment plaisir.

C’est finalement Octavia qui débarque à la place de Levitt pour stopper tout le monde et repartir encore sur délire de Wonkru, mais en mode vous aussi Bardo vous êtes Wonkru, on est tous dans la même galère, vive l’Humanité. Indra est ainsi engueulée par Octavia qui lui souligne que le combat est terminé désormais. Ah. La conclusion de la série est donc que tous les humains sont humains ? Octavia est le lien parfait, au moins : Bellamy, son frère, est mort pour ça. Voir Octavia déposer les armes, c’est inattendu, idem pour Indra, mais oui, c’est plutôt logique comme évolution et ça achève bien son arc.

J’aime le fait que chaque personnage a son moment d’importance dans cet épisode, mais je ne comprends vraiment pas cette saison : s’ils sont encore capables de pondre de tels épisodes, pourquoi nous avoir fait une saison si chaotique. J’ai presque envie de la revoir maintenant que c’est fini, pour me rendre compte avec précision d’où ça a déconné.

En plus, l’évolution d’Octavia qui déclare que ça ne sert à rien de se battre, c’est assez hallucinant tout de même, mais ça fonctionne. Tous les choix des personnages dans cet ultime personnage correspondent à une vraie évolution sur le long terme, réussie et compréhensible… Alors pourquoi tout le reste de la saison ne l’était pas ?

Une fois son discours terminé, Octavia se précipite auprès de Levitt sans vérifier les conséquences et la portée de ses mots. Du côté de Bardo, tout le suspense réside dans la décision d’un disciple en charge qui décide finalement que l’humanité est plus importante qu’une guerre… Cela permet à Raven de prouver son point au Juge/Abby : il est possible de changer avec un peu plus de temps.

Le Juge est forcé de reconnaître qu’elle a raison et que l’Humanité est capable d’évoluer, pas comme Clarke (allez bim !). La Transcendance peut donc commencer, à partir d’Echo qui était sur le point de mourir. Ca tombe bien dis donc. On enchaîne avec Levitt dont les derniers mots sont « pas de douleur ». C’est plutôt bon signe pour l’humanité, ça. Echo, Hope, Jordan, Indra… J’ai eu peur pour Octavia qui ne partait pas et voyait tout le monde partir.

Finalement, Octavia souligne que Bellamy avait raison, et c’est le minimum pour cette série après tout que de laisser au moins ce bon point à son lead masculin si maltraité dans cette saison finale. Si tous les personnages s’en tirent à merveille dans le dernier épisode, Bellamy aura donc eu pour dernière scène un truc bien merdique.

Sur Terre, Miller et Jackson aussi se mettent à briller, et j’aurais préféré qu’ils disparaissent dans un dernier câlin, exactement comme Murphy et Emori, mais il ne faut pas trop en demander. Oui, tout le monde peut transcender, même Emori. Murphy a vraiment bien fait de se l’intégrer dans le cou, parce qu’apparemment, faire l’amour dans ta tête avec une puce, ça justifie à faire comme si la personne sur la puce était encore en vie. Tant mieux, mais frustrant pour d’autres personnages morts sans qu’on ne récupère la puce, tout de même.

Tout le monde peut transcender ? Pas Clarke, bien sûr. Madi refuse un moment de partir, parce qu’elle ne veut pas laisser Clarke derrière, mais elle le fait finalement quand Clarke lui assure que c’est bon. Cette fin en halo de lumière, ça rappelle une autre fin de série récente, mais c’est assez réussi, je dois dire.

En revanche, Clarke se retrouve ensuite à devoir contempler un champ de bataille de Bardo peu joli, avec des arbres de lumière un peu partout. Elle se rend ensuite à Sanctum pour voir que c’est pareil sur cette planète. Elle espérait pourtant le retour de Murphy, mais non, même lui a pu transcender. Pauvre Clarke, c’est gros, quand même, surtout que sur la fin, elle avait renoncé à se battre comme Octavia.

Le but est toutefois de se débrouiller pour qu’elle retrouve Gaia j’imagine. En effet, à Sanctum, elle retrouve son chien, et elle décide ensuite de retourner sur Terre, parce que la série ne pouvait que se terminer sur Terre. Sur place, Clarke retrouve avec joie sa forêt et son lac préférés, et on passera sur le détail un peu gênant de la manière dont elle a réussi à utiliser le téléporteur alors qu’elle comptait sur Raven depuis le début de la saison pour le faire.

Malheureusement, sur Terre, la chienne abandonne notre héroïne et se précipite dans la forêt, histoire de nous redonner, comme en saison 1, une vibe LOST parfaitement inattendue. Clarke se rend soudainement compte qu’elle ne veut pas être seule… mais elle se retrouve alors avec Lexa/Juge, qui veut lui expliquer tout ce qu’il s’est passé. Clarke est prête à porter le poids de ses décisions si ça permet à l’humanité d’être sauvée, encore. Oh, Clarke !

L’abus ? On reproche à Clarke bien des maux alors qu’elle est loin d’être la seule à avoir commis des actes atroces dans la série. Ce juge lui révèle toutefois que c’est la seule à avoir tué quelqu’un pendant le Test. Ah, oups. Il est intéressant de souligner que si la série n’a jamais montré la moindre autre espèce finalement (à l’exception des cristaux), elle confirme ici qu’il y a eu beaucoup d’autres civilisations acceptant de passer le test, avec réussite ou échec. On n’en saura pas le nombre, mais ça fait des siècles que ça dure. Bien. Pourquoi pas, après tout.

Au passage, le Juge lui confirme que Madi est bien là, et en paix, dans sa Transcendance. Elle connaît assez Clarke pour savoir qu’elle assume toutes ses décisions et elle la remercie de la laisser dans cette Transcendance, où elle peut « vivre » sans avoir à être coincée sans personne d’autre de son âge. C’est un peu frustrant de savoir que Clarke sacrifiait tout pour ça, mais qu’elle ne retrouvera pas Madi finalement…

Cependant, la Transcendance est un choix : il est possible de revenir en arrière une fois qu’on a transcendé, et c’est la surprise finale de cette saison, surprise qui, ma foi, fonctionne. On découvre ainsi que le chien s’est précipité sur Terre, parce qu’il a senti la trace de ses autres propriétaires. Ouais, tout le groupe est revenu à la vie : Echo et Levitt ne sont plus blessés, Emori a retrouvé son corps, Murphy est donc là pour accueillir le chien, avec Raven. Il y a aussi Miller et Jackson, ou Gaia et Indra, ou Hope et Jordan. Le Juge souligne à Clarke qu’ils ont fait le choix de revenir pour être avec elle, parce qu’ils sont une famille.

Levitt fait un choix étonnant, mais il a dit qu’il voulait vivre après tout ; Echo et Jordan… ils auraient pu rester transcendés, mais bon, c’est toujours plus compréhensible que le choix de… Niylah ! Qu’est-ce qu’elle vient foutre là sérieusement ? Certes, ce sont ses amis, mais de là à renoncer à un état de paix perpétuelle pour eux alors qu’ils l’ont toujours foutu dans la merde ? Elle est cheloue, elle. Peut-être qu’elle veut se récupérer Clarke ? Je vois d’ici les fanfics avec le triangle Nilyah/Clarke/Gaia. Dommage que son plus grand amour soit Lexa.

Dommage surtout que la série fasse le choix de ramener Lexa dans cette dernière scène. Ne vous méprenez pas : j’adore Lexa et pour moi son rôle-clé dans la série est indéniable, parce qu’elle est celle qui lui avait permis de basculer vers autre chose en mourant et en révélant une énorme part de la mythologie de la série… mais pour la dernière scène, j’aurais aimé que le Juge prenne l’apparence de Bellamy.

Cela n’aurait pas été compliqué à justifier au point où on en était : une réplique suffisait, vraiment. Je suis content d’avoir Lexa, mais Bellamy manque tout de même sacrément dans ce dernier épisode. BREF. Vous avez remarqué comme je blablate pour ne pas mettre de point final à cette critique ?

Le Juge annonce à Clarke que ce reste d’humanité encore en vie n’aura pas d’enfant, pas de transcendance puisqu’ils l’ont refusée une fois, mais tout le monde s’en tape : mieux vaut vivre enfin que survivre, apparemment, surtout si c’est sur Terre. Je suis un peu triste de la donnée « pas d’enfants », parce que ça aurait été très sympathique comme conclusion et ma plus grande question sera finalement : il n’avait pas l’argent pour Louisa d’Oliveira dans la dernière scène ? Emori est là (la veste rose)…

Par contre… Pendant le générique de fin, ils ont passé la bande-annonce pour la saison 3 de The Outpost, et je suis mort de rire d’avance ! La comparaison entre les deux séries, c’est brutal. Et The 100 va me manquer, vraiment. La conclusion est belle, toutefois, ce groupe d’amis qui constitue une famille et choisit de pouvoir enfin vivre en paix comme ils l’ont toujours désirée, c’est top. Je comprends l’idée de les faire revenir sur Terre aussi, mais avec à leur disposition les infrastructures de Bardo et surtout celles de Sanctum (ils ont un palais et une maison là-bas, bordel !), tout recommencer sur Terre est un peu chelou. J’espère qu’ils feront juste des aller-retours en attendant de se construire vraiment une vie heureuse sur Terre.

Quelle espèce bizarre que l’humanité ! Le dernier plan, qui se permet un fondu vers la toute première scène de la série et Clarke dessinant ? J’avoue que je viens de revoir la première scène de la série à l’instant (putain, elle est toujours aussi efficace !), et je pense qu’il s’agit simplement d’un écho aux premières lignes de la série. Clarke se disait heureuse d’imaginer ressentir le soleil sur son visage, de voir des arbres autour d’elle et de sentir les fleurs sauvages, sans être coincée dans l’espace. La Terre était une terre promise depuis sept saisons, elle l’a enfin comme elle l’espérait. Mais bon, il aurait mieux valu un petit retour aux répliques directement, avec une voix off de Clarke. Tant pis, les derniers mots de la série seront laissés à Raven et son « here she is ». Ah putain, on est passé à ça des « A curious species indeed » de la part d’Alycia Debnam-Carrey, ça l’aurait fait aussi.

True survivors. Il me manque tout de même Octavia sur ce plan, mais ❤

EN BREF – Cette saison 7 a le défaut d’avoir voulu trop en faire, au détriment de ses personnages, au détriment de ce qui en faisait le succès. Chaque épisode avait tellement de rebondissements en réserve qu’on en perdait l’ADN même de ce qui faisait les six premières saisons et donnait toujours envie de revenir. C’est trop dommage, parce que les deux derniers épisodes de la série révèlent bien que les scénaristes savaient toujours faire ce qu’il fallait pour que ça fonctionne.

Le vrai problème de cette saison réside aussi peut-être dans les coulisses. Autant les remous en saison 3 avaient apporté des rebondissements efficaces (la mort de Lexa nous a apporté Becca et l’explication de la religion Grounders, la mort de Lincoln a cristallisé la haine de Pike et énormément servi le personnage d’Octavia, l’air de rien), autant la disparition de Bellamy du casting, c’était très violent pour une saison finale. L’acteur a fait une dépression, il s’est marié à l’actrice interprétant Clarke qui a fait une fausse couche, bon, clairement, on sent que la dernière saison était celle de trop pour eux…

Que ça se ressente dans l’écriture de la saison, qui a été réécrite en grande partie et ça se voit, c’est bien dommage. Je n’arrive pas tout à fait à leur en vouloir pour autant, surtout que la fin me laisse en paix avec la série.

Yu gonplei ste odon.

> Saison 7

Julie and the Phantoms – S01E04

Épisode 4 – I Got the Music – 16/20
Moins convaincu par cet épisode que par le précédent, simplement parce qu’il ne capitalise pas assez à mon goût sur le feel good et toutes les émotions attendues d’une série musicale. Mais bon, ce n’est pas grave, l’histoire avance toujours, elle, avec quelques antagonistes attendus depuis un moment. L’air de rien, il y a plein de pistes dans la série !

> Saison 1


Spoilers

Still hot ? Still… dead ?

Ah, c’était donc fait pour être vu par trois épisodes, mince ! Pas grave ! Ce quatrième épisode commence par une nouvelle chanson, et c’est dommage après Flying Solo que j’ai encore en tête, parce que celle-ci, « I got the Music » arrive moins à me convaincre. L’essentiel, c’est que la prof de musique adore, cela dit, et tous les musiciens du lycée aussi. En fait, c’est tout le lycée qui est en admiration devant le « jam » de Julie.

Ah… Une série de lycéens bien gnangnan, cela faisait longtemps. À voir Julie s’éclater à travers les couloirs du lycée, j’ai eu un espèce de feeling High School Musical et Glee, complètement dingue. Et j’ai aimé l’idée de voir au milieu de ce clip un peu long des visages introduits dans les épisodes précédents, notamment l’homme de ménage du lycée – qui vit sa meilleure vie pendant le solo de Flynn, évidemment en duo avec Julie ensuite – ou le remplaçant de Julie dans le groupe de musique un peu boulet qui, eh, sait danser !

Après, la série part en vrille totale avec une énorme chorégraphie, des lycéens tous dingues et des confettis un peu partout. C’est sans surprise que tout ça se passe donc dans la tête de Julie, en train d’écouter de la musique dans ses écouteurs. Le lycée est on ne peut plus normal, finalement. Ouf ! Julie est heureuse d’avouer à Flynn qu’elle a passé tout le week-end à écrire des chansons avec Luke. On en a quelques extraits et c’est décidément une série qui va nous balancer bien des chansons qui seront cool et resteront en tête.

Flynn remarque évidemment le crush de Julie pour Luke, c’est mignon, mais elle ne perd pas le nord malgré tout et lui rappelle qu’il s’agit d’un fantôme. Un fantôme qui va grandement aider sa popularité, certes, mais un fantôme. Flynn lui annonce alors qu’elle a envoyé des flyers pour le groupe de Julie et qu’ils devront se produire le soir même à une soirée du lycée.

Les hologrammes du flyer ne sont pas trop fanas de l’idée, mais ils finissent par se faire à l’idée bien rapidement… exactement comme Julie face à Flynn. Le groupe se met donc en tête de s’entraîner pour cette soirée ! Le seul problème avec ce point, c’est qu’Alex a d’autres projets, clairement.

En effet, il passe plutôt son temps avec Willie désormais, le fantôme lui proposant de se rendre dans un musée vide après la fermeture, pour faire du skate, pour lui apprendre à déplacer des objets et pour le draguer, clairement. Ils sont mignons comme tout ces deux-là, je les aime bien, mais je n’arrive toujours pas à faire pleinement confiance à Willie. Je sais qu’on est dans une série pleine de bons sentiments, mais il faudra bien que l’histoire se développe malgré tout.

Alex finit par rentrer répéter avec le groupe, mais la répétition n’a pas lieu, pour tout un tas de raison. D’abord, Flynn débarque pour assister à la répétition, parce qu’apparemment, elle trouve que les fantômes sont vraiment très cool. Le petit frère de Julie débarque lui aussi, pour annoncer à Julie que des fantômes sont probablement dans le garage et pour leur balancer du sel à la tronche, parce que le sel, ça détruit l’âme des fantômes sur internet.

Contre toute attente, il réussit à viser juste et touche nos trois fantômes… mais ces derniers restent toujours là, parce que leur quête n’est pas finie apparemment. Leur quête ? On progresse sur le sujet avec cet épisode. En effet, dans le carnet de chansons de Luke, Julie découvre une chanson pour Emily, puis d’autres chansons dont l’air est joué par Luke.

Le seul problème, c’est que la chanson qu’il lui joue, Julie la connaît déjà : elle appartient selon elle à un certain Trevor Wilson, dont elle est très fan et qui est le père d’une de ses amies. Une recherche Google plus tard, nos trois fantômes reconnaissent en Trevor… Bobby, le quatrième membre de leur groupe ! Aaaah ! J’aurais dû le voir venir, ça, comment j’ai pu passer à côté ? Je me disais qu’il les reconnaîtrait une fois Julie célèbre, mais c’est bien plus drôle comme ça.

Il a donc fait carrière sur le dos de nos fantômes et est devenu super riche grâce à ça, même si seul son premier album est un vrai succès.

Sinon, c’est le père d’une ancienne amie de Julie ? Bobby est donc le père de Carrie. C’est absolument dingue, cette affaire. Le père de Carrie verra forcément les hologrammes de Julie. Voilà, on tient notre méchant de la série. Julie leur explique où habite Bobby, et ça suffit à les envoyer dans la villa du milliardaire. Ben oui, Bobby Wilson a carrément réussi sa vie, notamment avec son tube « My name is Luke ». J’adore.

Alex n’a pas trop envie de se précipiter pour autant, parce que c’est la première fois qu’ils se retrouvent à hanter quelqu’un… Mais ses doutes s’envolent vite grâce à Reggie et Luke qui débarquent d’idée. Julie et Flynn débarquent quant à elle dans la barraque merveilleuse – pas comme leur look ? – pour tenter de retrouver les fantômes. Par chance, Carrie et Nick sont là pour leur ouvrir et elles ont une excuse toute trouvée : la fête du soir-même et le groupe de Julie qui va s’y produire.

J’ai adoré les échanges entre Carrie et Julie, c’est savoureux comme j’aime. Julie se met donc à chercher un peu partout ses fantômes, grâce à une excuse toute pourrie de verre d’eau renversée. Elle monte à l’étage pour trouver les fantômes qui sont en train de s’éclater. La manière dont ils hantent Bobby est vraiment très drôle : doigt dans l’oreille, message sur la buée, porte coincée… On est sur de l’esprit bon enfant, j’aime bien.

Le père de Carrie lui annonce bien vite qu’il va voir son thérapeute, forcément, partant aussitôt en hélicoptère. Julie engueule les fantômes aussitôt qu’elle les retrouve (en train de montrer leurs fesses !), mais tout ce que Reggie et Luke retiennent, c’est qu’Alex semble avoir beaucoup progressé et être capable de faire un tas de choses désormais en tant que fantôme, le tout grâce à Willie.

Les trois fantômes vont donc bien rapidement voir ce quatrième fantôme, qui est ravi de les rencontrer et de les aider, leur faisant une petite démonstration de tout ce qu’il sait faire avec un peu de concentration. Willie ne peut toutefois pas leur apprendre à parler à un lifer, comme ils le voudraient, et c’est gênant comme tout. Il connaît un fantôme qui peut les aider, mais pour ça, ils doivent le retrouver à 20h. Ca passe, mais c’est un peu chaud puisque Julie doit jouer à 21h avec ses hologrammes. Eh, ça sent la catastrophe, ça… En plus, Julie est tellement heureuse et sûre que les fantômes viendront puisqu’ils savent que c’est important pour elle. Alors, viendront-ils à temps ? Mystère !

En effet, à 20h, il se pointe dans un club secret d’un hôtel réservé aux fantômes de la ville où Willie, bien sapé pour une fois – enfin, j’aime son style, mais disons que je ne porterais pas ce genre de fringues moi – est heureux de les accueillir. Il doit toutefois annoncer leur arrivée à Caleb, le gérant de ce club très privé. Caleb… Je le connais cet acteur, et je ne m’attendais pas à ce qu’il soit là. Lui aussi, il a tout du grand-méchant, et l’épisode se termine grâce à lui sur un cliffhanger totalement inattendu ! Je préfère les épisodes se terminant en chanson, ma foi, mais ce double cliffhanger va me maintenir en haleine et peut-être me faire regretter ma décision de ne voir que deux épisodes max par semaine. Alors… Est-ce que je vais changer d’avis ? Il est là le vrai cliffhanger !

> Saison 1

Julie and the Phantoms – S01E03

Épisode 3 – Flying Solo – 17/20
Oui, j’ai décidé de voir cette saison sur le mode hebdomadaire, tant qu’à faire, histoire de la faire durer pendant cette période de disette. En attendant de savoir si je craquerai en regardant tout d’un coup, cet épisode est super sympathique à se concentrer sur une relation qui était un peu sous-développée et à apporter des réponses, parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a des questions posées en toile de fond de ces chansons trop cool !

> Saison 1


Spoilers

And my clothes are made of air, but for some reason, I’m still getting a wedgie.

Une fois de plus, la série reprend exactement sur le cliffhanger précédent, ce qui est original et un peu déroutant pour le coup. Rapidement, on en arrive donc à l’excuse des hologrammes, trouvée par des lycéens et aussitôt acceptée par Julie, forcément.

La prof de musique refuse malgré tout d’accueillir Julie dans son option musique… même si la directrice lui force finalement la main, ce qui arrange la prof de musique. Par contre, la performance de Julie rend totalement jalouse sa meilleure amie qui est très vexée de savoir que Julie a repris la musique avec un groupe dont elle n’a jamais entendu parler avant alors que ça fait qu’un an qu’elle essaie de la remotiver.

C’est encore pire pour Flynn quand elle se rend compte que Julie lui ment, parce que son histoire n’est pas terrible du tout. Flynn s’enfuit en pleurant et Carrie en profite pour faire sa bitch avec Julie, ce qui fonctionne toujours, mais ne plaît pas tellement à Nick. Oui, Carrie a des raisons d’être vexée du succès de Julie : elles étaient amies avant, et là elle lui vole la vedette. Ahahaha, j’ai bien ri !

Carrie, désolé de te le dire, mais tu vas perdre Nick avant la fin de la saison toi. On verra… Julie est aussi draguée par les fantômes, après tout, même si pour le moment, eux, ils sont surtout fans de l’idée d’avoir des fans dans le lycée, puisque tout le lycée est capable de les voir.

Finalement, le groupe débarque auprès de Julie pour lui en parler justement, mais aussi histoire de la faire passer pour folle auprès de l’homme de ménage. Elle leur annonce qu’elle est bien contente de leur participation à son concert improvisé, mais qu’elle est surtout triste pour Flynn qui s’est vexée de la situation. En fait, elle les plante là, leur expliquant bien où est sa priorité. Mignon.

Le groupe prend alors la décision d’intégrer Julie à leur groupe de fantômes, même si tout ça fait péter un câble à Alex. Il est débordé d’émotions – et on enchaîne tous les clichés possibles sur les homos, mais bizarrement, c’est fait avec un humour un peu « woke » (qu’est-ce que ça veut dire, hein ?) qui fait que ça ne se vit pas que comme un cliché. En tout cas, Alex est perturbé par tout ce qui lui arrive et il sort donc du garage pour se dégourdir les jambes – et l’esprit.

Dans la rue, il tombe alors sur un type plutôt beau gosse qui lui rentre dedans en skate. Oui, oui, il lui rentre dedans. Willie est un autre fantôme, qui l’avait pris pour un « lifer ». Euh… What ? On a donc un fantôme de plus dans la série, yeah. C’était un peu introduit plus tôt dans la série déjà, mais je me demande ce que ça apportera sur du plus long terme – est-ce que la série va nous sortir des méchants soudainement ?

En commençant à parler un peu avec lui, Alex se rend compte que le courant passe immédiatement, parce que les chances de tomber sur un fantôme gay quand on l’est sont apparemment énormes. Willie n’y paraît pas comme ça, mais il s’y connaît vachement bien en fantôme, et ça tombe bien. Il explique ainsi à Alex qu’il a probablement une quête inachevée, ce qui explique la présence des fantômes sur Terre. Cet « unfinished business » est forcément lié à la musique et à Julie d’après Willie.

Oui, Willie connaît toute la vie d’Alex, évidemment. Willie se met même à l’appeler hot-dog en tout cas, et je trouve ça drôle ; ils sont mignons ces fantômes. Comme toute la série. Ah lala, ça marche tellement bien cette série, je me laisse avoir comme un ado !

De retour chez elle, Julie annonce à son père qu’elle reprend les cours et cela lui fait bien plaisir. Il envisageait déjà de l’envoyer en Australie pour qu’elle puisse continuer à faire de la musique tout de même. Tout va bien entre eux, mais Julie n’a pas fini de s’énerver pour autant, puisqu’une fois dans le garage, elle tombe sur les deux autres membres du groupe qui font de la musique.

Pire, ils ont commencé à écrire une chanson à partir d’un poème qu’ils ont trouvé dans sa boîte à rêves, boîte qu’elle leur avait spécifiquement demandé de ne pas toucher. C’est marrant comme intrigue, et c’est facile aussi, parce que le poème est adressé à Flynn.

Ce sera la chanson de l’épisode, en plus. Heureusement pour Flynn, Julie finit par tomber sur elle avant qu’elle ne fasse une bêtise, et ça leur permet de parler de leur amitié en grand péril après les mensonges de Julie, qui a bien du mal à lui faire croire qu’elle la considère toujours comme sa meilleure amie malgré tout. Pour la convaincre, Julie lui raconte toute la vérité, qui n’est pas beaucoup plus crédible que son mensonge. Elle donne ainsi rendez-vous à Flynn dans son garage pour lui chanter sa chanson, mais avec le groupe de fantômes. Eh, ça fonctionne tellement bien cette série.

En plus, la chanson « Flying Solo » est super sympathique et reste en tête, alors on finit sur cette scène chouette avec les esprits musiciens. Ce qui est bien, c’est que la musique a quelques temps de pause qui permettent aussi à Flynn de parler aux fantômes et de leur annoncer que ce sont eux qui vont rejoindre le groupe de Julie et pas l’inverse. Voilà, on a avancé dans l’intrigue, tout en réussissant à résoudre le conflit de l’épisode. C’est fluide, on aime. Et ça reste en tête ce Flying Solo, j’insiste.

> Saison 1

Films vus en 2020 #40

Salut les cinéphiles,

Puisqu’on est mercredi, il est temps de parler cinéma sur le blog, avec les films vus au cours du mois de juillet – et ça comprend bien un autre film vu au cinéma, parce que j’essaie encore, malgré le Covid19, de rentabiliser de temps en temps ma carte de cinéma illimité. Autant dire que c’est périlleux en ce moment… mais bon, je fais ce que je peux, et ce n’est pas tellement le sujet du jour !

Hell Fest: Videos | CBS FILMS INC

Hell Fest

L’été, c’est la bonne période pour regarder des films d’horreur, même si je n’arrête pas d’en regarder pour autant quand ce n’est pas l’été. En tout cas, quand il fait chaud, ce film est une bonne idée, sachez-le !

Il raconte l’histoire d’un groupe d’amis se rendant à un festival d’horreur, avec des maisons hantées, des animations et des comédiens pour simuler des actes atroces et des meurtres au milieu des adolescents. Enfin, « simuler », jusqu’à ce que… 😉

Concrètement, le film a été une bonne surprise, même si comme souvent, c’est à la fois prévisible et long à se mettre en place. L’ambiance de ce festival d’horreur est finalement prenante, et j’ai passé un bon moment devant… Comme les adolescents ? Probablement.

Hell Fest - films d'horreur fan Art (41808961) - fanpop - Page 22Il faut bien reconnaître qu’il est également aidé par la présence au casting d’une actrice que j’adore, et que j’ai particulièrement aimé pour son rôle dans la saison 2 de Channel Zero où il était tout autant question d’une maison hantée pour le grand public. Ne pas la voir se renouveler n’est pas un problème ici, parce qu’elle gère très bien ce genre de rôle.

Le film est très sympathique, c’est de l’horreur facile comme j’aime et ça se regarde tout seul. Je conseille, tout simplement… même s’il y a aussi une actrice que je supporte de moins en moins à force de la voir jouer des adolescents depuis cinq ou six ans, de Scream à 13 reasons why cette année.

A Nightmare on Elm Street (2010)

Depuis le temps que j’en entends parler, il fallait que je le regarde, et je me suis avoir, donc je suis un peu frustré : j’ai lancé ce que je pensais être le film original, pour finalement tomber sur le remake datant d’il y a quelques années.

Critique] Freddy - Les griffes de la nuit (2010)

Je l’ai regardé quand même, cela dit. Là aussi, c’est très prévisible – à l’exception de la toute fin, peut-être. La toute fin, en même temps, est typique des fins de films d’horreur…

Pour en revenir au reste de l’histoire, tout de même, c’est un film plutôt pas mal avec des jeunes qui se font tuer pendant qu’ils dorment, à cause d’un vilain monstre nommé Freddy. Le film nous montre évidemment comment les jeunes vont faire pour ne pas dormir, pour survivre et pour battre le grand méchant… tout en introduisant tous les éléments du film petit à petit.

On sent qu’ils sont débordés par la réputation de la saga d’origine, qu’il faudra bien que je regarde un jour. J’ai aimé cette première visite de l’univers, les effets spéciaux sont géniaux et tout… mais bon, on verra à Halloween si j’arrive à me faire enfin cette saga complète !

Le Roi et l'Oiseau

Le Roi et l’oiseau

Un dessin-animé très sympathique datant de 1952 et écrit notamment par Jacques Prévert… comment est-il possible que le prof de français que je suis ne connaisse pas ce film, hein ? Et pourtant, tout arrive. Le film raconte l’histoire du roi tyrannique Charles Cinq-et-Trois-font-Huit-et-Huit-font-Seize (au moins, c’est facile à retenir). Il tombe amoureux d’une bergère, dessinée en portrait dans sa chambre. Le problème, c’est que la bergère, elle, est amoureuse d’un ramoneur sur le tableau d’en face, pas de notre roi qui louche.

Franchement… Le film commence bien, mais plus il avançait, plus je décrochais, peut-être à cause de ses refrains entêtants. Il vaut le détour pour les jeux de mots et quelques beaux moments de littérature par-ci, par-là ; et pour sa mise en scène aussi (oui, oui, c’est un dessin-animé, je sais), mais il y a ensuite quelques longueurs et dans l’ensemble, j’en suis sorti fatigué. Je suis content de le compter parmi les films que je connais, c’est une bonne référence de l’animation française, mais ce n’est pas à voir à n’importe quel moment… Et peut-être que le regarder en soirée ne fut pas une brillante idée.

https://www.letelegramme.fr/images/2020/07/20/madre-ou-est-mon-fils_5232909.jpg

Madre

Oh, c’est tellement bizarre mon ressenti pour ce film, vu au cinéma, donc. La première scène m’a coupé le souffle tellement l’actrice principale y est géniale. Un long plan séquence en espagnol comme ça, j’ai tout simplement adoré et j’étais à fond, persuadé que ça allait devenir mon nouveau coup de cœur…

Est arrivé alors le reste du film, bien plus problématique. Je ne sais comment raconter le film sans spoiler, mais disons que la première scène voit une mère avoir son très jeune fils au téléphone pour lui dire qu’il est sur une plage en France, alors qu’il est espagnol, et que son père l’y a laissé seul. La suite du film se déroule sur la côte française, des années plus tard…

Un film parfait pour l’été, donc, avec une actrice magistrale dans le rôle principal, mais une histoire à laquelle je ne peux pas accrocher, désolé. Concrètement, le film est très bien écrit pour donner corps à son personnage principal, dont on cerne bien les envies et obsessions… mais voilà, je n’ai pas tellement aimé ce qu’elle devient ensuite. C’est dommage : je trouve qu’il y avait vraiment du potentiel avec la première scène, et même avec la suite, d’ailleurs, mais ça évolue sur une relation qui… Comment dire ça ? Me dégoûte ? Le mot est sûrement un peu trop fort, je ne veux blesser personne, mais voilà, c’était trop pour moi, surtout à la fin du film quand je ne pouvais plus rester dans le déni, et c’est dommage, comme j’avais envie de l’aimer. C’est comme ça.

Meilleurs Films: FREAKS - 2019 - Science-fiction - USA Canada

Freaks (2019)

J’ai terminé le mois de juillet par un très joli coup de coeur avec ce film dont je n’avais jamais entendu parler, emmené par une actrice enfant que j’avais déjà apprécié dans Agents of S.H.I.E.L.D. Vous allez dire que je fais exprès, mais c’est encore un film que je vais avoir du mal à résumer sans trop en dire. Il a un petit côté Room au départ, puisqu’on y suit un père et sa petite fille enfermés dans une maison, avec toutefois une peur de l’extérieur pour le père et une fascination pour sa fille.

Difficile d’en dire beaucoup plus, à part que la petite a des rêves sympathiques et que le film finit par se dévoiler comme une histoire pas si loin des films que j’adore tant avec… Non, je ne dirais rien ! Je ne peux que vous le recommander, car j’ai adoré la construction du film qui ne dit pas tout de suite ce qu’il va raconter. C’est un peu prise de tête, mais une fois qu’on comprend ce qu’il raconte, tout a du sens et tout s’emboîte à merveille.

J’ai tout simplement adoré, c’est mon genre de films les prises de tête qui débouchent sur des moments satisfaisants comme ceux de ce film. J’aimerais bien une suite maintenant, parce qu’il y aurait le potentiel pour toute une saga ou, mieux encore, une série. La fin a même réussi à me surprendre car je m’attendais à un film plus grand public ou enfantin on va dire. Ce n’est pas le cas, et c’est tant mieux ! Un grand coup de coeur donc, et je ne peux que vous conseiller de le voir sans vous renseigner avant sur ce qu’il raconte… Laissez-vous guider par le talent du casting, qui est très bon, sans oublier de jeter un regard aux dessins sur les murs, ils offrent quelques indices!

 

Et c’est tout pour moi aujourd’hui – et pour le mois de juillet, d’ailleurs ! C’est bien, je garde mes deux mois d’écart entre films vus et critiques express sur le blog.

> Films