Les faux synopsis : le confinement

Salut les sériephiles confinés,

Le confinement nuit quelque peu à mon inspiration ces derniers temps, ou alors c’est la reprise du télétravail qui me fait cet effet. Toujours est-il que je n’avais pas de sujet d’article aujourd’hui, alors je suis parti en freestyle. Le mardi, j’ai pris l’habitude de parler du confinement… alors voilà mon idée du jour, faire ce que j’avais promis de faire un jour ou l’autre, de la fanfiction, sur le confinement. Comme les projets de pilot de la saison 2020-21 risque fort d’être avorté, on n’aura pas beaucoup de synopsis à se mettre sous la dent en mai.

Les stats de la semaine #19 | Just One More Episode

Par conséquent, je me suis dit que j’allais m’en charger en attendant que l’industrie américaine débarque l’an prochain avec des séries comme celles-ci. J’ai pris les principales catégories de séries et je les ai croisées à l’actualité, histoire de fournir des synopsis imaginaires… et qui sait, peut-être que la saison prochaine, les scénaristes nous sortiront des choses similaires ?


Comédie 

Casual Acquaintances : Un homme qui travaille uniquement de nuit et une femme qui travaille uniquement le jour partagent le même appartement, afin de partager les frais d’un logement qu’ils ne pourraient pas posséder autrement. Ils ont mis en place tout un système qui leur permet de ne jamais se rencontrer… Leurs règles bien établies volent en éclat lorsque le confinement est annoncé. Colocataires forcés, ils se retrouvent confinés ensemble pour le meilleur… et pour le pire.

Espérance de vie : Annoncée comme une saison unique, le succès est tel que la chaîne décide de la renouveler pour deux saisons supplémentaires. Les scénaristes ralentissent alors le rythme et chaque saison couvre à peine deux semaines de confinement, ce qui fait que ça se termine sur un mariage des personnages dans l’indifférence générale.


Médical

The Crisis – Maggie est une jeune interne en médecine qui effectue sa première garde aux urgences. Dès son premier patient, elle suspecte un cas de maladie grave et contagieuse qui pourrait s’étendre à l’hôpital. Son supérieur ne la croyant pas, elle se sent forcée de prendre en otage tout le service d’urgences pour sauver des vies… mais les faits lui donneront-ils raison ?

Espérance de vie : Annulée dès son pilot pour cause de faibles audiences, la série est déprogrammée avant la fin de son troisième épisode. On ne saura jamais si Maggie avait raison ou non, mais on s’en remettra tous bien vite.


Drama

Webding Planner – Une organisatrice de mariage tente de maintenir à flot son business pendant le confinement. Elle doit gérer à distance les crises de panique, les possibles ruptures et les envies improbables des couples de futurs mariés, tout en tentant de gérer sa propre relation amoureuse, qui battait déjà de l’aile avant le confinement, et ses deux enfants.

Espérance de vie : Contre toute attente, le pilot fait carton plein. Les critiques applaudissent l’originalité de la série filmée uniquement avec des ordinateurs et des smartphones, ainsi que la diversité des couples représentés. La série est immédiatement renouvelée et réussit à survivre quatre saisons, grâce à un Jumping the shark qui voit l’organisatrice de mariage décider de continuer d’organiser des mariages à distance après le confinement (pour les couples dont les invités sont à l’étranger, dont le mari est parti à la guerre, etc.), tandis que les membres de sa famille se retrouvent loin de chez elle pour des raisons plus ou moins crédibles (études, voyages professionnels, vacances, etc.).


Policier

Copvid – La vie d’un commissariat pendant le confinement. Chaque épisode suit la journée (ou la nuit) d’une équipe de policiers à des postes différents, confrontés aux crimes et aux petits tracas du confinement. Les situations stressantes s’enchaînent pour eux qui ont tous peur d’être contaminés par les gens qu’ils rencontrent.

Espérance de vie : La chaîne (CBS, forcément) mise gros sur cette série dont le pilot est très impressionnant visuellement grâce à une scène de fusillade dans un supermarché, pour du papier toilette. La série est directement commandée pour deux saisons minimum. Pourtant, les audiences ne sont rapidement pas fameuses. La saison 3 se terminera dans l’indifférence générale avec la sortie de confinement des héros de la série et quelques flashforwards de leurs vies heureuses.


Horreur

Covid19 – Une anthologie s’inspirant d’histoires vraies et terrifiantes s’étant toutes déroulées pendant le confinement et la pandémie mondiale (confiné avec un serial killer, enlèvement, contagion…).

Espérance de vie : La série rencontre un vif succès et n’est annulée qu’après onze saisons, au cours desquelles les producteurs (hum, Ryan Murphy, hum) ont été bien en peine de toujours trouver des histoires passionnantes, malgré des anecdotes venues des quatre coins du monde. La série laisse derrière elle cinq adaptations internationales plus ou moins réussies… mais surtout moins.


Teen Drama

The Seventh One – La vie d’un groupe de sept adolescents qui décident de fuguer en plein confinement pour se retrouver et faire la fête sur une plage de Los Angeles. Quand l’un d’eux manque pourtant à l’appel le lendemain, la fête est découverte par les parents et chacun tente de comprendre, à distance, où est passé le jeune homme, alors que des flashbacks et les messages sur les réseaux sociaux de chacun permettent de le découvrir petit à petit. Chaque épisode se concentre chaque fois sur un des sept adolescents, qui ont donc trois épisodes qui leur sont consacrés.

Espérance de vie : Nouveau gros succès improbable de la chaîne (CW), la série est renouvelée chaque année pendant sept saisons et finit en n’ayant plus rien à voir avec le coronavirus. Les adolescents se marient tous entre eux, vivent heureux et ont même des enfants dans les deux dernières saisons se déroulant sept ans plus tard, lors d’un nouveau confinement improvisé pour relancer les audiences.


Voilà pour moi aujourd’hui, ça fait déjà pas mal d’idées. Laquelle est votre préférée ? Vous regarderiez ces séries ? Parce que le pire, c’est que moi, je pense que j’en regarderais certaines… Si vous avez vos propres idées, je suis preneur et si l’article vous plaît, faites le moi savoir svp ! Qui sait ? Peut-être que ça pourrait devenir un énième RDV du blog ces « Faux synopsis » !

You (Parfaite) – S02E03-04

Épisode 3 – What Are Friends For ? – 15/20
Je ne sais pas si c’est parce que je reprends quatre mois plus tard, mais cet épisode n’a pas du tout réussi à m’accrocher comme je pensais qu’il le ferait. Il empile les clichés les uns après les autres et finit par desservir les personnages, quand bien même le point de vue du personnage principal suffit à expliquer cette succession de clichés. La série n’est pas objective… mais l’intrigue de la saison dérive vers totalement autre chose, ce qui fait que le scénario semble prendre l’eau. Étrange !

> Saison 2


Spoilers

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Everybody wants to fuck the 15 years-old!

Dans la longue liste des séries qu’il faut que je rattrape un jour ou l’autre et que j’attends impatiemment de découvrir, il y a toujours You. Mieux vaut tard que jamais, j’imagine ! Le lundi, je n’ai pas toujours le temps de voir de nouveaux épisodes pourtant, mais bon, c’est le cas aujourd’hui, alors j’en profite… même si j’ai oublié les deux premiers épisodes. Quatre mois après, c’est plutôt logique.

Je me souvenais de l’essentiel, cependant : Joe se fait passer pour un type nommé Will qui a décidé de n’être qu’amis avec Love. Bien sûr, on y croit. On a droit à un long montage en début d’épisode pour nous en convaincre, mais Joe ne parvient pas du tout à me convaincre sur le coup, parce qu’il ne peut pas se convaincre lui-même. Pourtant, il résiste tout de même, malgré des cadeaux réguliers de la part de Love.

Celle-ci passe son temps en cuisine pour lui, tout en parlant de lui à ses amies qui leur annonce pourtant leur mariage. C’est dire à quel point elle est accro, comme si Joe était totalement irrésistible. Le frère de Love continue d’énerver Joe en tout cas, mais il faut dire qu’il est flippant à débarquer en kimono et sans avoir pris sa douche dans sa boutique. La senteur qu’il dégage est un point régulier des voix-off de Joe… mais ça n’aide pas à accrocher à l’épisode.

En effet, dans sa folie habituelle, Joe décide de devenir ami avec Forty, histoire de se prouver qu’il n’est qu’ami avec Love. Et tout ça nous amène à une soirée où Forty espère pouvoir profiter du carré VIP avec Henderson. Ce n’est pas gagné pour lui qui n’est qu’un has-been, comme Joe le remarque sur ses réseaux sociaux. Admettons. En revanche, c’est gagné pour Ellie qui profite des mails de sa sœur pour entrer en contact avec Henderson, ne croyant pas à la réputation que lui fait sa sœur, malgré un avertissement de Joe.

J’aime bien Ellie, mais elle est vraiment le stéréotype des adolescents, et c’est énervant. Ce n’est pas la seule dans cette série : tout Los Angeles est un stéréotype, là. Ca me plaisait bien dans les premiers épisodes, mais ça me décroche de cet épisode. Il faut dire aussi que Joe qui persiste à se faire passer pour un ami au point de blesser Love… c’était énervant.

Bon, c’est encore plus énervant pour Love, j’imagine : elle lui fait des gâteaux tous les jours et il ne la remercie que le jour où il arrête. Et comme son frère lui fait remarquer qu’il est en train de la blesser, Joe décide de se rattraper avec le meilleur rencard possible : leur petit-déjeuner idéal d’enfance. Cette fois, Love est convaincue d’avoir ses chances et décide de l’embrasser, pour mieux se prendre le râteau du siècle. Au moins, je suis de son côté : Joe est dans l’abus du côté des signaux brouillés qu’il envoie.

Je peux toutefois remercier la série qui a eu la bonne idée de s’armer de flashback dans cet épisode. C’est beaucoup trop tôt dans la saison, mais ça m’arrange bien pour me rappeler de tout ce que j’ai pu oublier, comme le coup de l’iphone cassé d’Ellie. C’est parfait pour Joe qui peut donc l’espionner et tout savoir de sa vie, n’en déplaise à Delilah.

Celle-ci continue de jouer les grandes sœurs protectrices, mais c’est très raté comme taf de sa part : à part engueuler sa sœur en vain et se ridiculiser auprès de Joe en lui assurant qu’elle aura bientôt des preuves des activités louches d’Henderson. Oui, mais bon, Joe n’a pas envie d’attendre que ça arrive quand il retrouve Ellie en train de vomir un gâteau à la beuh qui lui a fait perdre la notion du temps. Il promet de ne rien dire à Delilah, mais comprend aussitôt qu’il va devoir jouer le rôle du père d’Ellie. Il y a beaucoup à faire quand même.

Bien sûr, il a toujours Will dans sa cage, même si je l’avais totalement zappé. Le syndrome de Stockholm bat son plein pour Will, puisqu’il se met à jouer au pendu avec lui tout en écoutant sa vie. Il a même envie de devenir son ami. Et ça tombe bien : Joe a besoin de lui pour savoir comment pirater Henderson. Comme Will ne lui apporte rien, Joe se rabat sur ce qu’il connaît le mieux et qui est la partie la plus intéressante de l’épisode : le stalking sur les réseaux sociaux.

Grâce à ça, il découvre Freddy, un ami de longue date d’Henderson qui va lui servir à l’aborder à travers les spectacles d’impro auxquels Forty l’avait emmené. Du coup, c’est assez fou que Joe ne se rende pas compte qu’évidemment, quand il se fait inviter à une soirée d’Henderson, Forty se débrouille pour en être. Son but ? Parler de son film à venir, notamment à l’agent d’Henderson, une actrice de You’re the worst que je suis content de voir dans un autre rôle où elle est volontairement insupportable, et où elle ne l’est pas malgré elle, cette fois.

En parallèle, Joe fouille en vain la maison d’Henderson et retrouve finalement Forty complètement défoncé en train de s’humilier au beau milieu de la fête. C’est un double problème pour lui : il est forcé d’abandonner son plan pour protéger Forty, parce qu’il veut se faire bien voir de Love. Il prévient donc celle-ci avant de s’occuper de son jumeau.

C’est plutôt chouette, surtout que se faisant, il découvre qu’Henderson n’est pas qu’un gros con : il gère parfaitement bien la situation, allant jusqu’à mettre fin à sa soirée pour s’assurer que Forty ne se ridiculise pas trop. Par contre, il reconnaît Joe au passage et se met à lui parler d’Ellie, qu’il a bien décidé d’embaucher comme stagiaire. Oups.

Pas le temps de gérer ça que Joe est déjà de retour chez lui, avec Forty. Love y débarque pour prendre soin de son frère et, évidemment, pour se faire consoler au passage par Joe. Ah, il oublie vite Ellie et Forty quand il est question d’aller coucher avec Love sans faire de bruit dans sa chambre. Sans faire de bruit ? Evidemment que Forty les entend malgré leurs cinquante nuances de gris. Il ne dit rien au petit matin, pourtant.

Ellie ? Joe ne trouve rien contre Henderson, y compris quand Will le pirate finalement… Il décide donc de laisser l’adolescente suivre son rêve et être la stagiaire de l’acteur, pour mieux le regretter immédiatement quand il apprend de Forty qu’il y a une pièce secrète bien cachée chez Henderson, avec des affaires de gamines et des choses bien louches qui s’y trament… Ah, les clichés.


Épisode 4 – The Good, the Bad & the Hendy – 15/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette suite de saison. Il y a de bons moments et j’aime toujours autant certains personnages, mais du côté des relations et des rebondissements, j’ai beaucoup de mal à croire à ce qui est proposé. C’était déjà un problème soulevé par beaucoup en saison 1, mais ça ne m’avait pas dérangé à l’époque parce que la voix-off de Joe vendait bien les choses. Pour ce soir, j’ai eu bien du mal à me laisser emporter et oublier les stéréotypes et parties prévisibles du scénario…

> Saison 2


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He’s a bad man who deserves to be punished.

Cet épisode commence par un étrange flashback/rêve de Joe sur son enfance où ses parents se disputaient, alors même qu’il est en train de dormir aux côtés de Love, toujours aussi affamée sexuellement parlant. Interrompue pendant une fellation, elle décide donc de masturber Joe tout en étant au téléphone avec Forty. C’est suffisant pour que Joe soit ravi, en tout cas, ayant même l’impression qu’il grandit en tant que personne parce que ça ne le dérange qu’elle soit au téléphone…

Ouais, il fait comme si Forty ne le dérangeait pas, mais c’est loin d’être le cas, surtout quand Forty le harcèle et le fait annuler son week-end avec elle à Santa Barbara.

Forty est l’un des personnages les plus intéressants de cette saison pour l’instant, et ça craint tout de même. Il est supposé être le plus insupportable, pourtant. Il débarque ainsi au beau milieu d’un brunch organisé par Love dans le dos de Joe pour le présenter à son insupportable et cliché groupe d’amis. On ne peut pas faire plus classique que ça comme intrigue, mais bizarrement ça fonctionne… même si je ne comprends pas comment la série parvient toujours à nous faire accrocher à des relations aussi clairement toxiques dès le départ. Sauf que cette fois, le plus toxique, c’est la manière dont Love se comporte…

Quant à Forty, donc, il est frustré de ne pas être mis au courant par sa jumelle qu’elle est en couple lors du fameux brunch, alors il lui fait la tête pour un bon moment ensuite. Un bon moment ? Une journée, histoire qu’elle pète un câble toute la soirée romantique avec Joe, avant que tout ne rentre dans l’ordre le lendemain matin.

Forty débarque à l’improviste pour que Love lui coupe la barbe et les cheveux… et surtout pour être un monstre aux yeux de Joe en lui retirant Love pour une partie de la journée, mais aussi en lui demandant perpétuellement des conseils sur son script et en prévoyant de passer plein de temps avec le jeune couple, qui n’a pas le temps de respirer. C’est d’un triste. Joe essaie bien de s’en débarrasser, mais ça se retourne contre lui quand il lui propose d’aller dans un festival pour trouver l’inspiration.

En effet, Love se met à craindre une rechute de son frère, donc elle engueule Joe avant de lui dire qu’elle jouera les chaperons pour son frère. Bien fait, Joe, ça t’apprendra à mentir. Enfin, il donne tellement de mensonges à la seconde de toute manière.

Evidemment, Joe continue aussi d’espionner Ellie dans cet épisode, surtout quand il entend Dellilah galérer comme jamais à surveiller sa sœur. Grâce à la bonne vieille astuce des écouteurs non reliées, il entend surtout Ellie se confier à un ami, ce qui lui permet de comprendre qu’Ellie sait que son iphone est surveillé. Heureusement pour lui, elle ne soupçonne pas Joe, mais Delilah. C’était obligé, ça. De la même manière qu’il était obligé que Joe garde l’ordinateur portable d’Henderson sur lui, lui permettant de continuer à l’espionner.

Bien sûr, il faut toujours compter sur l’intrigue Will dans tout ça : Joe doit trouver un moyen de se sortir de cette impasse et il le fait en promettant la liberté à Will… en échange d’une preuve de sa loyauté. Là, pour le coup, c’est un coup facile pour Joe : il le recrute pour désactiver les alarmes chez Henderson. Oui, Will est capable de faire ça depuis sa cage, parce que le wifi y est actif quand Joe ramène son ordinateur. C’est pratique d’avoir un hacker en cage, quand même, surtout qu’il lui donne aussi ses astuces pour stopper les alarmes.

Grâce à ça, Joe n’a aucun mal à entrer dans le donjon sexuel d’Henderson, où il trouve tout un tas de choses dégoûtantes bien comme il faut, y compris des photos de ses proies, dont Delilah. Plutôt que d’agir lui-même, Joe décide de céder la place à Delilah, anonymement, laissant les photos sur le pas de sa porte. Sympa.

Par contre, venant d’un personnage aussi intelligent que Joe, je ne comprends pas : retirer les photos de la maison, c’est aussi s’assurer que rien ne puisse être fait. C’est finalement Delilah qui lui explique ça quand il prétend avoir vu une femme déposer l’enveloppe chez elle : certes, Delilah est naïve de le croire là-dessus, mais elle est assez intelligente pour ne pas publier d’articles avec les photos, sachant que ça lui retomberait dessus et qu’il ne s’agit pas de preuve suffisante.

Elle confie donc les photos à un autre ayant a priori des contacts qui pourraient faire tomber Henderson. Moui, c’est naïf. Dans le genre naïf, on a aussi Ellie : elle croit vraiment qu’Henderson est quelqu’un de bien. Ainsi, il l’invite à une projection soi-disant annulée au dernier moment et quand il lui propose de la faire ramener chez elle, elle refuse, préférant rester avec lui.

C’est plutôt astucieux de sa part, de la même manière que la façon dont il la drogue… mais heureusement, Joe est là pour Ellie : il drogue davantage Henderson, puis il l’interroge, en le torturant comme son père le torturait et comme il continue de le torturer dans ses cauchemars. Pourquoi pas. Le truc, c’est que même si Joe n’a pas prévu de tuer Henderson, l’acteur est un véritable connard qui n’assume pas tout ce qu’il a fait. Il finit par accepter de faire une vidéo à la demande de Joe, mais avant ça, il tente de se justifier, expliquant qu’il a lui-même était victime d’agression sexuelle. Au passage, il cherche à comprendre pourquoi son agresseur agit ainsi, aussi.

Et il cerne tellement bien Joe malgré lui que ce dernier finit par retirer son masque de colère. Cette fois, c’est l’erreur de trop et on sait tout de suite que Joe va devoir le tuer. Reste à voir comment et ça arrive vite. En effet, malgré la drogue, Henderson est encore sacrément réactif et tente donc de s’enfuir. On se retrouve avec une scène qui n’est pas sans rappeler la fin de saison 1 avec Beck tentant de s’échapper en vain : Henderson tombe dans les escaliers et meurt sur le coup.

Joe se retrouve une fois de plus dans une impasse, avant de remarquer l’entaille qu’il a faite sur le poignet de l’acteur pendant sa petite séance de torture. Il envisage donc de faire passer sa mort pour un suicide. Alors… pourquoi pas, mais pas bien malin vu la dose de GHB qu’il a dans le sang. Et en plus, il éloigne Ellie avec un SMS bidon qui ne pourra qu’être suspect – puisqu’Ellie sera probablement l’une des premières suspectes du meurtre dès qu’on saura que c’est un meurtre.

On finit également avec un nettoyage de scène de crime qui me paraît bien raté, notamment à cause de l’aspirateur électrique d’Henderson. Toujours est-il que Joe veut s’éviter de se retrouver avec un autre cas de bocal de pipi, alors il retire tous les objets qui peuvent possiblement mener à lui, notamment son propre sang puisqu’il saigne du nez.

Tous les objets ? Il les met dans un sac poubelle blanc, parce que c’est bien connu que le sang rouge ne se voit pas à travers. D’ailleurs, quand il traverse hors d’un passage piéton, la police l’arrête… mais comme on est à Los Angeles, le policier ne voit rien d’autre qu’un casque à édition limitée qui suffit à servir de carte sortie de prison. C’est n’importe quoi, mais c’est marrant à voir et c’est dans la suite logique de la série et de ces clichés sur Los Angeles qui pourrissent à petit feu cette saison 2, à mon goût en tout cas.

Finalement, Joe décide de laisser partir Will de sa cage. C’est un pari hyper risqué, qu’il prend pour se prouver qu’il est une bonne personne. Je ne suis pas convaincu tout de même, surtout qu’il en sait beaucoup ce Will… C’est risqué.

Dans tout ça, l’épisode se termine alors au festival où l’on sent tout de suite vers quoi le cliffhanger se dirige : Forty a rencontré une certaine Amy qui n’est autre que l’ex de Joe. Et évidemment, c’est déjà le grand amour entre eux… Bref, on tombe sur un autre cliché. Autant les premiers épisodes de la saison parvenait bien à les détourner et se moquer de leur présence, autant maintenant, Joe semble s’en contenter et les voir comme normaux. Il s’est déjà acclimaté à Los Angeles alors ?

> Saison 2

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E11

Épisode 11 – Zoey’s Extraordinary Mother – 18/20
La série continue de prouver qu’elle est brillante à bien des égards, tant du côté des développements de personnages que des répliques, qui instillent de l’humour au milieu des plus gros drames et qui font passer la pilule par des chansons plus ou moins bien chantées, mais toujours efficaces pour faire passer les messages qu’elles doivent faire passer.

> Saison 1


Spoilers

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I mean it’s just a lot. It’s A LOT, Zoey.

Un épisode si tard dans la saison sur la mère de Zoey, je ne sais pas si c’est une merveilleuse idée. Elle se tient de manière logique, parce que l’épisode débute par toute la famille se préparant à l’enterrement du père, mais ça ne m’a pas motivé à lancer l’épisode quand j’ai lu le titre. J’ai fini par m’en remettre évidemment.

Oui, l’épisode commence par les préparatifs de l’enterrement et la série arrive encore à faire de l’humour malgré cette thématique terriblement triste. Le vendeur de cercueil est plutôt marrant malgré lui, de même que l’angoisse de Maggie face aux personnes faisant de la vente. Pourtant, on revient vite au dramatique de la situation, lorsque Maggie et les autres clients des pompes funèbres se mettent à chanter. Je me demande quand même ce qu’ont bien pu penser ces acteurs et danseurs embauchés comme figurants/chœur de la chanson de Maggie.

C’est en tout cas excellent à voir : l’idée est bonne, on ne s’attend pas à faire chanter les gens au milieu des cercueils, et ça marche bien. Cela permet de la légèreté dans ce qui est une scène loin de l’être : Mitch est en train de mourir tout de même. On le voit bien le soir même quand Zoey se rend à nouveau chez sa mère pour voir que son père ne tient même plus réveillé. Quant à sa mère, elle est débordée par les préparatifs de l’enterrement, balançant au passage qu’elle ne s’imaginait pas que la mort viendrait si rapidement frapper à leur porte.

Euh ? La maladie a progressé vite, c’est vrai, mais au moins, ils ont le temps de préparer les choses quand même. En tout cas, ça permet de révéler l’impréparation d’autres personnes de la série, comme David et sa femme qui ne veulent pas la même chose après la mort, ce qui semble poser problème à David – mais est à nouveau l’occasion de bonnes répliques humoristiques de la part des scénaristes.

Zoey décide en tout cas d’acheter un emplacement pour toute sa famille, avec l’argent de sa mère qu’elle ne consulte pas vraiment pour cette idée. Malheureusement pour elle, ça ne plaît pas du tout à Maggie, qui n’hésite pas à lui dire. Ainsi, Zoey se retrouve à vouloir traîner avec une habituée du cimetière qui aide les gens à vivre leur deuil : Deb.

L’idée est évidente : Maggie a besoin de quelqu’un qui puisse l’aider à passer le cap du deuil à venir, et Deb est la personne parfaite pour ça. Elle a perdu son mari et elle aide les gens comme elle peut avec sa bonne humeur et sa voix si particulière, qui n’était pas sans me rappeler The Nanny. Pourtant, on est loin d’une scène hyper comique en ce qui concerne Maggie : elle se confie enfin sur sa crainte de se retrouver seule et surtout sa peur de perdre l’amour de sa vie. La scène était touchante, de même que la relation entre Zoey et sa mère, Zoey faisant tout ce qu’elle peut pour l’entretenir au mieux… à l’inverse de ce qu’elle fait avec Max.

Yep, en arrivant au travail qu’elle néglige forcément au milieu de tout ça, Zoey a la bonne surprise de voir sa journée vraiment mal se passer : elle découvre dans l’ascenseur que Leif a décidé de rejoindre le sixième étage. Zoey comprend donc que son meilleur ami lui pique son meilleur programmeur, sans même la prévenir. Et pire que tout, Joan est complètement détachée de tout ce qu’il se passe du côté du travail : elle laisse Zoey prendre le temps dont elle a besoin sans lui en vouloir de la laisser tomber au moment le plus important professionnellement parlant. Je pense surtout qu’elle ne digère pas la rupture qu’elle n’assume pas tant que ça.

Quant à Max, il déchire tout au sixième étage et fait un excellent un manager qui épate même Leif. C’est ridicule à voir pourtant, mais le ridicule est marrant à suivre, surtout quand ça mène à une scène où Leif et Max se mettent à sympathiser. La rupture de Leif semble lui coûter beaucoup d’énergie et de peine, alors Max au grand cœur finit par l’inviter boire une bière, étant touché par sa faiblesse et sa nouvelle humanité. Pourtant, Leif a des amis en théorie, y compris au quatrième étage où son meilleur ami continue de s’inquiéter pour lui.

À l’étage en-dessous d’ailleurs, Joan vole le bureau de Max pour se remettre à travailler et compenser l’absence de Max, Zoey et Leif. Bon, Zoey est un peu là, mais pas tellement… Heureusement Joan est pleine de compassion pour elle et en a marre de l’entendre s’excuser : elle a elle-même perdu sa mère et sait ce que c’est de perdre un parent. Soit. Elle lui raconte tout ça autour d’un verre dans le bar qui doit être plus proche de leur bureau, parce qu’on y trouve aussi Max et Leif.

Ce dernier n’en a toujours pas fini de son deuil de relation avec Joan. La scène est hilarante : Leif se met à chanter une chanson au karaoké du bar pour Joan, alors que Max chante une excellente reprise de « bye, bye, bye » à Zoey, qui est la seule à l’entendre évidemment. Ah, qu’est-ce que j’aime cette série !

Forcément, au milieu de tout ça, Zoey continue de se confier à Mo qu’elle décrète être son meilleur ami maintenant que Max lui a volé Leif. Le truc, c’est que Mo a son propre drama avec son copain : il lui a donné une clé pour le voir plus souvent… mais il découvre surtout qu’Eddie a obtenu un job qui suppose pour lui de s’absenter huit mois. Ouille. Un serait déjà dur à digérer, huit, ça paraît intenable.

Mo décide donc de le larguer avant de se faire virer, et ce faisant, il se rajoute une serrure parce qu’il lui avait donné une clé, déjà.

Zoey se mêle de cette relation comme elle peut, accompagnant Mo à sa rupture définitive avec Eddie. C’est plutôt drôle à voir, puisque Mo s’aveugle complètement sur ce qu’il veut de sa relation : il pense être OK avec l’idée de rompre, mais ce n’est pas du tout ce qu’il chante alors qu’il rompt au pire moment possible pour Eddie, à savoir juste avant l’audition pour le job le forçant à partir pour ces huit longs mois (en laissant Margo hissez haut).

Enfin, du côté de Leif, il est révélé qu’il est monté au sixième étage juste pour faire de l’espionnage industriel pouvant servir à Joan. Celle-ci s’en rend compte par hasard et décide de le confronter, avec surtout l’intention de clarifier une fois pour toutes leur rupture. C’est bien dommage, c’est un couple qui finissait par être attachant – en fait, pour tout vous avouer, je me rends compte que j’adore le personnage de Leif que je trouvais pourtant hyper cliché jusque-là. Comme quoi… Cette intrigue était une bonne idée, j’imagine.

Quant à Joan, elle finit par donner rendez-vous au cinquième étage à sa pire ennemie pour lui révéler que Leif a fait un peu d’espionnage industriel et que leur combat n’a plus aucun sens maintenant que les équipes ont la même base et que le concours a connu de la triche. C’est surtout que Joan se sent responsable de cette triche. En tout cas, on en arrive à l’idée la plus logique que j’avais déjà eu la dernière fois : les deux dirigeantes décident d’allier leurs équipes pour bosser ensemble et aller plus vite.

C’est bien ce que je disais : c’est débile de jouer la concurrence au sein de la même boîte… Mais cette nouvelle alliance contente tout le monde sauf Zoey, qui continue de souffrir de la distance prise avec Max. Ce dernier devient sérieusement énervant à force, surtout que Zoey passe l’épisode à souffrir de cette distance entre eux. La réconciliation entre Joan et Eva, de même que le fait qu’elle a eu un rappel que la mort pouvait surgir à n’importe quel moment, finit par la convaincre de faire le premier pas et d’aller voir Max.

Ce dernier est heureux de retrouver sa meilleure amie, quoiqu’il en dise, et la réconciliation entre eux fonctionne bien : ils ne s’étaient pas vraiment disputés après tout, alors c’est logique. Et ça tombe bien, parce que Max va avoir besoin du soutien de sa meilleure amie la semaine prochaine. Oui, du soutien : il se fait virer en fin d’épisode par Eva, énervée de savoir qu’il l’a fait embaucher Leif alors que c’était un traître. Ce n’est à son sens pas du bon management. Alors certes, mais de là à le virer de la boîte alors qu’elle pourrait juste le rétrograder… Je suis triste pour Max. Je doute qu’on en reste là pour la fin de saison, cependant.

Ah, et autrement, en fin d’épisode, Maggie a donc finalement pris toutes les décisions possibles pour l’enterrement de Mitch, et elle en fait part à ses enfants. Finalement, c’est vite réglé, et hors écran en plus… Un peu dommage, mais bon, un épisode ne dure que quarante minutes après tout ! Il faut bien faire des choix…

> Saison 1

Westworld – S03E07

Épisode 7 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.

> Saison 3


Spoilers

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We are nothing alike.

Ça vaut le coup d’être un robot : Charlotte est déjà vachement remise sur pied au début de cet épisode où elle appelle Dolores/Sato pour lui dire qu’elle lui a envoyé quelqu’un pressée de le retrouver. Et c’est cette fois Clémentine qui revient dans cette saison. Je suis bien content de la revoir, mais je ne comprends pas trop ce qu’elle fout là, ni qui est aux commandes de ce robot qui ne sait pas bien tirer à l’arme à feu. En revanche, elle sait bien recevoir les balles dans l’épaule.

Ce n’est pas bien grave, cependant, parce qu’elle est aidée par une autre femme asiatique dans sa tentative de meurtre : très vite, Sato se retrouve donc sans sa tête et Dolores avec un allié de moins – pour ne pas dire deux puisqu’elles sont envoyées par Charlotte. Il ne manquait plus que ça, Dolores contre Dolores ! C’était inévitable, je pense.

L’épisode se concentre également sur l’histoire de Caleb. Il était temps qu’on y vienne, ça fait quelques épisodes qu’on tourne en boucle là-dessus. Par contre, ça signifie aussi un épisode se concentrant beaucoup sur des flashbacks où il a un look bien pourri, le pauvre, et les flashbacks et moi, on n’est pas trop amis généralement, surtout quand il s’agit, comme là, de nous parler d’une guerre civile… C’est moche, mais en fait tout ça m’a fait penser à un épisode de… Blindspot.

Ne me demandez pas pourquoi, c’est peut-être le retour prochain de la série qui fait ça. En tout cas, on suit Caleb en mission à l’étranger où il est chargé de s’assurer, avec Francis et un certain Thompson, que des victimes portent bien une veste qui attire à eux des missiles après une accolade. Admettons. Malheureusement pour eux, les russes s’en prennent ensuite à eux de la même manière et Caleb ne parvient pas à sauver Thompson, qu’il voit exploser sous ses yeux. Sympa.

La mort de Francis ? Il se fait tuer lors d’une opération commando où ils doivent prendre en otage le papa de Veronica Mars, et franchement, on ne sait pas bien pourquoi. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils doivent le garder en vie.

Dans le présent, c’est à Mexico que Dolores retrouve sa passion des chevaux et un sentiment d’être à la maison. Je ne sais pas bien ce qu’elle fout là, mais elle est en compagnie de Caleb. Elle lui a enfin expliqué tout son plan et il est assez clair qu’en cas de survie des humains, Dolores compte sur Caleb pour prendre le leadership des quelques-uns qui resteraient. OK, pourquoi pas. Et pourquoi pas le Mexique, aussi, c’est logique de s’isoler du reste de l’apocalypse en cours.

Bien évidemment, Dolores a aussi un plan plus complexe que ça en réserve, comme toujours : elle envoie un drone faire le tour d’une prison pour tuer en bonne sniper qu’elle est tous les gardes que le drone a pu repérer, à distance. La prison ? On reconnaît le laboratoire de l’épisode précédent, celui d’Enguerrand. Bref, on sait tout de suite ce qu’il en est : Caleb va retrouver la mémoire. En attendant, Dolores lui annonce qu’ils doivent retrouver Solomon. Bien, c’est toujours aussi clair.

Solomon est donc le robot qui précède Rehoboam, mais qui avait des problèmes compliqués à régler : le frère d’Enguerrand était schizophrène et, selon Dolores, sa création l’était tout autant. C’est vrai que c’est gênant pour une intelligence artificielle. En tout cas, Solomon n’est pas du genre à se laisser impressionner par Dolores et j’ai adoré ça : il lui explique qu’ils n’ont rien en commun même s’ils sont tous les deux des intelligences artificielles.

Ben oui, elle est programmée pour ressembler à des êtres humains, elle, après tout. Elle a beau faire tout ce qu’elle peut pour prouver qu’elle est la plus méchante et la meilleure, ça ne prend pas sur Solomon et j’ai beaucoup ri de voir ça. Ce n’est pas tout ce qui est à retenir de la scène : il y a aussi le mensonge que les gens trouvent réconfortant d’entendre leur propre voix et la vérité sur Caleb qui commence à se dévoiler.

Et elle se dévoile par un énième hologramme de Serac qui explique à quel point les personnes comme Caleb sont des personnes qui pourraient dérouter le monde et les courses prévues par l’intelligence artificielle. Cet hologramme est en fait un message pour son frère et Caleb nous demande où il est, pour mieux qu’on nous révèle que lui et Dolores sont au beau milieu d’une sorte de cimetière d’outliers. Les outliers sont donc des personnes que Serac n’aimaient pas : ce sont celles qui sont susceptibles de commettre des crimes et de gâcher les beaux calculs de Solomon et/ou Rehoboam – j’avoue que c’est peu clair cette affaire de double intelligence artificielle des Serac. Par conséquent, Serac a fait retirer de la circulation les outliers par… des outliers !

Le but ? Les reconditionner pour qu’ils puissent à nouveau vivre en société et devenir à leur tour des chasseurs… Voilà donc le passé de Caleb et Francis qui nous hantait tant le premier des deux : ils étaient chargés de faire enlever ceux qui étaient comme eux, sans même le savoir, grâce à cette application. Francis n’est pas mort à la guerre, il a été, comme Caleb, relevé de ses missions – du moins, c’est ce que Caleb veut croire, s’aveuglant clairement sur la vérité grâce à sa mémoire défaillante. Quant à celle-ci, elle s’explique par une sorte de chewing-gum auquel il était rendu accro pour s’assurer que ses souvenirs soient brouillés. Quant au père de Veronica, il est là pour apporter quelques réponses à Caleb et Francis, dans le passé.

Les deux hommes sont persuadés de bosser pour l’application, mais il leur fait comprendre que ce n’est pas le cas. Caleb se retrouve à buguer et est envoyé en réparation à Mexico, exactement là où on le retrouve dans cet épisode.

Dolores lui dit qu’il était important qu’il comprenne exactement d’où il venait, mais je dois avouer que ce n’est pas bien clair pour moi cette affaire d’outliers. Ca tombe comme un cheveu sur la soupe… mais pas autant que Maeve qui arrive justement à Mexico elle aussi pour s’en prendre à Dolores. De manière étrange, Dolores ne fait pas que s’y attendre : elle pense que Maeve a une vraie chance de la tuer. Elle abandonne donc Solomon et Caleb afin que ce dernier puisse avoir une petite mise à jour capable de lui donner le cran d’être le leader qu’elle veut qu’il soit.

Une fois que c’est fait, elle est prête pour une confrontation avec Maeve qui est bien motivée et insiste elle aussi pour lui dire qu’elle n’a rien à voir avec cette Dolores qui n’hésite pas à tuer et à faire des copies d’elle-même pour les voir se faire tuer. Magnifique. Le combat entre les deux femmes-robot est vraiment très intéressant à observer, parce que la chorégraphie est soignée, avec de bons effets spéciaux et des robots un peu partout.

Les choses ne tournent pas en faveur de Dolores, en revanche, alors que c’est vraiment ce que j’en attendais : elle perd carrément son bras et finit par ramper au sol jusqu’à une machine qui lui permet un accès direct à Solomon. C’est un coup étrange qui lui permet d’appuyer sur un bouton désactivant aussitôt son ennemie… mais elle aussi. Etrange, vraiment : elle semble faire confiance à Caleb.

Pour en revenir à Caleb justement, et aux flashbacks, il découvre peu à peu la vérité sur la mort de Francis, et ça ne lui plaît pas du tout : l’homme qu’il a enlevé et à qui il ose parler alors que c’est interdit l’informe en effet qu’il pose trop de question et qu’il en sait désormais trop. Il est donc sûr que l’application va proposer de le tuer pour un prix vraiment rentable.

Sans surprise, c’est effectivement ce qu’il se passe, et puisque Francis hésite quand Caleb le confronte, Caleb reçoit à son tour une offre pour tuer celui qu’il considère comme son frère. Bref, depuis le début de la saison, il nous gave avec son Francis dont il espère un jour venger la mort alors que c’est lui qui est responsable de cette mort. C’est simple de la part des scénaristes comme décision, surtout que ça n’empêche pas Caleb d’effectuer sa vengeance : c’est Solomon qui est responsable de son instrumentalisation. Il lui demande de lui donner du pouvoir et finit l’épisode avec la fameuse mise à jour tant attendue, digne de Person of Interest : il entend la voix de la machine lui dire ce qu’il doit faire. Bref, il est OK pour devenir le leader humain de la révolution des robots, parce que Solomon a un plan pour mettre fin à l’humanité lui aussi.

À San Francisco, William est donc libre à nouveau, mais sous la surveillance de Stubbs et Bernard. Ils veulent lui montrer avant qu’il ne se barre que Dolores a bien récupéré Delos, mais ils veulent aussi trouver ce qui lui a été injecté avant qu’il ne disparaisse. Apparemment, grâce à cette injection, Charlotte/Dolores avait accès à des informations confidentielles lui permettant de récupérer Delos.

Oh, et accessoirement, William est déjà déclaré mort. Très vite, on découvre que tout est lié, inévitablement : William semble avoir subi le même traitement que Caleb à l’époque, et Bernard semble bien le connaître. Malheureusement, on n’a pas le temps d’en savoir plus car ils sont évidemment cernés par des ennemis. Sans surprise, ils arrivent à s’en sortir et William repart dans son délire de sens trouvé à sa vie : il décide de partir en quête de tous les robots du parc qui se sont échappés pour les tuer.

Il ne commence toutefois pas tout de suite, ce qui permet de laisser Stubbs et Bernard en vie pour un moment, alors que ce dernier se dit qu’il aura peut-être besoin de William plus tard. Mouais. Tellement mouais en fait que le cliffhanger tombe à l’eau : alors que Bernard essaie de convaincre Stubbs que William est utile et à surveiller car c’est lui qui détruira le monde si Dolores ne le fait pas, William trouve justement une arme pour braquer notre duo de robots qu’il veut tuer, comme tous les autres. OK OK.

Notons pour terminer sur une note positive qu’HBO a annoncé que la série était renouvelée pour une saison 4… qui ne verra probablement pas le jour avant 2022 de toute manière. Une vraie note positive, non ?

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