Sept clichés TV sur les mariages

Salut les sériephiles,
Vous deviez bien vous en douter dès dimanche dernier quand j’en ai parlé : avec deux mariages cette semaine, il était inévitable pour moi de proposer un article « sept clichés TV » ayant pour thème le mariage, non ? C’est donc parti pour un jeu des sept différences entre ce qu’on voit à la télévision et ce qui passe vraiment quand on prépare un mariage.

On peut décider de se marier à l’arrache, comme dans Grey’s Anatomy
Commençons par le truc le plus irritant de la majorité des séries : à les regarder prendre la décision de se marier sans poser le moindre jour de congés et à se passer la bague au doigt en deux ou trois épisodes max – donc en deux à trois semaines max bordel – on a vraiment l’impression que c’est simple d’organiser une cérémonie de mariage. En fait, pour les personnages de séries, c’est toujours un moment rapidement expédié, dont on ne parle que vite fait avant et un peu après. Laissez-moi tout de suite vous assurer que ce cliché est FAUX, mais vous le saviez probablement déjà.


Les préparations du mariage tournent au cauchemar, comme dans Charmed
Certaines séries font quand même le choix de ne pas trop nous mentir sur le sujet. C’est le cas avec celle-ci : entre les préparations du rutabaga de Piper qui virent au désastre grâce aux Fondateurs ou à la moto de Prue et ceux du mariage de Phoebe qui s’avèrent finalement être son mariage totalement inattendu, on voit vite comment ça peut tourner au cauchemar pour un million de raisons. Ajoutez à ça une petite pandémie, des masques, des vaccins, des couvre-feux, des confinements, et vous verrez à quel point ce cliché est VRAI… Quand il est mis en scène. Après tout, le mariage de Phoebe, c’est littéralement expédié en trois minutes dans la série.


La mariée est tarée et on ne lui refuse rien, comme dans Buffy
Difficile de trouver une meilleure représentation de la Bridezilla qu’Anya, à part peut-être Alyson Hannigan dans How I met your mother. Seulement, dans cette dernière série, on s’en amuse et on fait de l’humour parce que c’est une comédie, alors que dans Buffy, on voit bien qu’il ne faut jamais oser dire non à la mariée si on espère s’en tirer en vie. Buffy se retrouve ainsi avec une robe immonde, mais ce n’est pas grave. Elle se retrouve à faire le spectacle comme elle peut sans avoir rien préparé… mais ce n’est pas grave. Un peu comme le fameux « Pour Piper », peu importe ce que demande la mariée, on le fait. Et ça, c’est un cliché VRAI. En espérant que les bridezilla de ma vie ne passent pas trop par là… hum. En vrai, je dis ça, mais ça se passe très bien !


Y a du drama familial à tous les étages, comme dans Brothers & Sisters
Ah lala. C’est la base de la série, mais on ne va pas se mentir, c’est aussi la base de n’importe quel mariage. Un mariage, c’est une giga réunion de famille pour faire la fête, certes, mais comme c’est un moment que l’on met des semaines et des semaines à préparer, ça vire souvent au désastre et au gros drama familial. C’est comme ça, on le sait avant et on a beau tout faire pour que ça se passe bien, il y a toujours des trucs imprévus qui font que ça déraille à un moment ou un autre – pendant les préparatifs en général, pendant le mariage dans le pire des cas. M’enfin, ce pire des cas, c’est vraiment celui des séries. Mieux vaut aborder tout ça avec du recul, en tout cas, parce que c’est VRAI.


La journée n’est pas exactement ce qu’on en attendait, comme dans This is us
Dans le fond, ça rejoint le point précédent et c’est parfaitement VRAI : le mariage mis en scène dans le dernier épisode diffusé de la série nous montre à quel point certains trucs imprévus peuvent arriver lorsqu’une partie du décor n’est pas au point pour tenir toute la journée. La tristesse du truc ! Seulement, on a beau tout planifier à l’avance et vérifier un milliard de fois, il finit toujours par se passer quelque chose de type la femme de la fleuriste perd les eaux au moment de livrer les fleurs ou la coiffeuse a un accident de voiture. Espérons que je ne porte pas la poisse à ma meilleure amie qui se marie aujourd’hui en écrivant ça, quand même.


Ted Mosby fait un long discours, comme dans How I met your mother
Par Ted Mosby, il faut entendre le nice guy dont je parlais dans mon article d’hier, hein. À chaque mariage, il y a des discours et des témoins pour partir en cacahuète. Quand ce ne sont pas les témoins, ce sont les parents ; pas les parents, ce sont les mariés ; pas les mariés, tonton Roger qui a un coup de trop dans le nez…. Et parfois, ce sont tous ces gens-là à la fois. C’est une fois de plus bien VRAI comme cliché, les mariages dans les séries nous présentent bien les choses et nous préparent comme il faut.


Ca danse et ça chante, comme dans Glee. Allez, ça c’est plutôt FAUX parce que rien n’est jamais comme cette série. Je n’ai plus le temps d’en parler cela dit, j’ai une salle à finir de préparer. Et j’y arrive.

Bonne journée. 😁💕

#6 – Ne pas être un nice guy comme Ted Mosby

Salut les sériephiles,

Nous sommes déjà vendredi ! Le temps file à toute allure quand on est occupé toute la semaine et qu’on casse son ordinateur sans la moindre explication de ce qu’il s’est passé. Même en l’absence d’internet, je n’ai pas vu la semaine passer et je n’ai pas eu le temps d’aller au bout de tout ce que je souhaitais faire. La vie est dingue, apparemment. Tant pis, ça n’empêche pas qu’en ce vendredi, j’ai un petit article de la saga de l’été à vous publier. Et comme j’ai deux mariages cette semaine, je sais déjà de quel personnage j’ai envie de parler…

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Ted Mosby de How I met your mother. C’est un personnage qui me ressemble énormément, et au départ, je pensais que c’était une bonne chose. Ensuite, j’ai ouvert les yeux… Mais bon, on va en parler juste après, chaque chose en son temps.

Qui est-ce ?

Ted Mosby n’est plus tellement à présenter tant il a été iconique pour toute une génération : c’est un trentenaire qui se cherche énormément tout au long de la série, mais sans en avoir conscience. C’est pourtant lui qui raconte la série une bonne vingtaine d’années plus tard, mais l’optique de ce narrateur est toujours la même : nous raconter sa quête de l’amour, pas sa quête d’identité.

C’est en tout cas comme ça qu’on nous le vend, mais quiconque a déjà terminé la série sait que son objectif est autre et vient justifier quelques défauts de narration de la série – et notamment toute la relation Robin/Ted, pas toujours la bienvenue.

Quoiqu’il en soi, Ted cherche donc le grand amour pendant neuf saisons (allez, huit) sans jamais parvenir à le trouver, alors même qu’on sait qu’il va le trouver puisque c’est une version vieillie de lui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré l’amour. Au passage, nous le voyons grandir grâce à ses diverses relations avec une galerie de personnages féminins plus ou moins attachants (désolé Zoey, je te déteste ; rendez-moi Stella) et murir au fur et à mesure que ses amis voient leur vie professionnelle et/ou amoureuse évoluer.

Les gags sont bons, la série prend rapidement un coup de vieux avec de nombreux moments qui ne passent plus du tout en 2021, mais Ted est un personnage qui est constant, présenté avec ses qualités (son grand cœur) et ses nombreux défauts. Et ça, c’était plutôt chouette.

Qu’est-ce que Ted a bien pu nous apprendre ? On pourrait croire que Ted a pour but de nous apprendre à persévérer en amour, mais je ne suis pas sûr que ce soit vraiment la leçon à tirer de la série. Pour moi, Ted, c’est surtout un personnage qui doit nous servir de contre-exemple. Laissez-moi m’expliquer : c’est un nice guy, ce type persuadé d’être un gentil qui fait tout comme il faut mais qui finalement vous met un couteau sous la gorge à attendre de vous la perfection quand lui-même ne l’est pas.

Il est hyper dérangeant, Ted : à chaque fois, il tombe amoureux et fait de grandes preuves d’amour à toutes ses conquêtes, mais dans le fond, il n’arrive jamais à ouvrir les yeux sur ses propres défauts. Il met tellement de temps à le faire que ce n’est pas étonnant de le voir ramer si longtemps… et le pire, c’est que le narrateur, donc lui-même vingt ans plus tard, ne voit que rarement où sont les problèmes de ses relations. C’est toi-même le problème, Ted !

J’exagère un peu, tout de même : Ted m’a appris une bonne centaine de choses sur les relations amoureuses (et amicales !), avec aussi des épisodes qui sont restés cultes à mes yeux. Comment oublier cet épisode où un bruit de verre brisé révèle le tic le plus agaçant d’un personnage, par exemple. Cela existe en vrai aussi : parfois, on ouvre les yeux sur les gens qui nous entourent… un brin trop tard. Ce n’est pas le seul : il y a cet épisode sur les bagages que l’on se traine dans les relations amoureuses une fois la vingtaine bien entamée (outch, il fait mal celui-là maintenant que j’ai 28 ans), cette leçon que rien de bien n’arrive après 2h du matin ou encore quelques théories pas si fumeuses de Barney, même si la majorité restent trop sexistes.

Quel impact sur moi ? J’ai déjà commencé à l’écrire : Ted m’a appris à ne pas m’engager dans des relations amoureuses après deux heures du matin, et ça a pu me sauver de certaines conneries ou SMS que j’aurais envoyé alors que je n’aurais pas dû.

Plus sérieusement, Ted a été un bon moment un reflet de moi-même, mais à l’écran : le type s’aveugle sur ses défauts et fout la pression à tout son entourage avec des exigences de dingue quand lui-même est loin d’être parfait. En plus, il termine prof et reste un éternel célibataire. C’est triste, mais c’est la définition même du nice guy : il est parfaitement invivable, même s’il ne le sait pas.

Et si, ça me ressemble énormément. J’en ai parlé un peu dans le dernier podcast 42 minutes (diffusé hier soir, la vie est bien faite !) qui évoquait les épisodes de série ayant changé nos vies, si le sujet vous intéresse, m’enfin, dans l’ensemble, Ted est un personnage dont je me sentais proche et qui, progressivement, m’a permis de me rendre compte de ce qui n’allait pas dans mon attitude.

Eh, j’ai changé avec le temps, j’ai pris conscience de mes défauts et je travaille dessus, promis ! Ai-je trouvé ma Tracy ? Le temps nous le dira, mais ça commence plutôt bien. En tout cas, une chose est sûre : je reste très chiant et dur à vivre ; il y a des combats de tous les instants. Fuyez les Ted ! Moi, tant que je ne suis pas exactement comme Ted, je me dis que j’ai de la marge et que ça pourra bien finir pour moi. Croisez les doigts pour moi, vous aussi !

Peut-être qu’un rewatch me ferait du bien ? Eh, ça permettrait de me rappeler de certains trucs à ne surtout pas faire comme Ted, peut-être.

Que vaut ce reboot de Gossip Girl ?

Salut les sériephiles,

Nous sommes déjà mi-juillet et il faudrait donc théoriquement que je vous écrive un article sur les derniers coups, mais ça attendra, parce que je suis toujours sur une semaine un brin compliquée du côté d’internet. Allez, si j’ai le temps, je publierai peut-être une ou deux critiques des épisodes vus le week-end dernier dans l’après-midi, mais rien n’est moins sûr.

Voir aussi : Gossip Girl est (presque) de retour

En attendant, je vous propose plutôt qu’aujourd’hui, on parle du revival de Gossip Girl. Après tout, le deuxième épisode a été diffusé cette nuit, c’est donc le jour idéal pour l’évoquer et vous livrer mon avis sur cette reprise. En effet, plus qu’un reboot, il s’agit bien d’un revival : certes, le casting a totalement changé, mais le point de départ est que nous restons dans le même univers. Et même, dans le même collège.

Ainsi, nous découvrons le collège de nos héros aujourd’hui, avec des collégiens qui ont pris encore plus de pouvoir grâce aux réseaux sociaux. La richesse leur permet de tout faire et… le pilot a du mal à nous faire gober qu’il s’agit de collégiens. Je ne vois vraiment pas l’intérêt de donner à Zoya l’âge de 14 ans alors que certains acteurs « adolescents » en ont au moins le double. J’aurais préféré une histoire se déroulant à la fac, avec le même casting et possiblement les mêmes intrigues. Au lycée, au moins, pour justifier l’omniprésence des profs.

J’ai aimé ce nouvel angle d’attaque pour Gossip Girl, d’ailleurs : plutôt que de nous pondre le retour de la bloggeuse la plus célèbre d’East High, nous voilà donc avec une prof qui cherche à donner une leçon à ses élèves. Pas de mystère sur l’identité, donc, mais de l’humour qui vient d’un décalage générationnel. C’est lourd par moment, c’est hyper problématique à d’autres – je veux dire une prof qui publie une photo de son élève de 14 ans en sous-vêtements, ce n’est pas possible – et malgré tout, j’ai trouvé l’idée intéressante.

Voir aussi : Les 10 ans de Gossip Girl

Le problème vient surtout du manque de fond pour le moment. Le reboot peine à convaincre pleinement parce que les personnages sont enfermés dans des clichés qui ne leur vont pas : la prof est névrosée, JC exerce une attraction sur le reste du monde qu’on peine à comprendre, certains sont déjà trop libérés sexuellement pour des adolescents. Tout ça pourrait passer si on était dans High School Musical The Musical The Series (et d’ailleurs, ça passe très bien pour eux), mais ça a du mal à le faire avec Gossip Girl parce que… eh bien, parce que la série se prend au sérieux.

À regarder en guilty pleasure sur le mode humoristique avec beaucoup de recul et de second degré, je vais clairement adorer ce reboot et je sais que je ne vais pas le lâcher de l’été, parce que c’est parfait pour l’été. À regarder comme une série qui a un message et quelque chose à raconter, avec des personnages reflétant leur génération… c’est un non. Pourtant, Serena, Blair, Dan et Chuck incarnaient quelque chose de leur génération. Non, je n’aime pas Nate, sorry, ni Vanessa, ni Jenny.

Voir aussi : Mon épisode préféré de… Gossip Girl (#1)

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : eux aussi étaient des acteurs trop vieux pour ceux qu’ils incarnaient ; eux aussi avait des moments problématiques (très bien soulignés par le pilot nous évoquant la cancel culture)… mais jamais Gossip Girl ne s’était prise autant au sérieux qu’avec ce reboot qui nous hurle « regardez-moi, je vous vends de la qualité »… alors que non.

Je suis donc mitigé après ce premier épisode, mais bien forcé de reconnaître une qualité à ce revival : il me donne déjà envie de parler de lui. Et puis, comme à l’époque j’avais eu envie d’ouvrir un blog à cause de la série (pas celui-ci, je vous rassure), je sens que ça va me donner envie de me remettre un peu plus à Instagram (il y a de quoi faire). Cela dit, on notera aussi que la série passe à côté de certaines possibilités des réseaux sociaux pour l’instant (les stories, principalement, surtout quand on nous fait croire que ça se fait en une seule photo, lol).

Voir aussi : Gossip Girl (2021) – S01

Y a-t-il du transmedia ? Je n’ai toujours pas pensé à checker les comptes insta des personnages. Sûr qu’ils existent pourtant ; mais la série n’a pas réussi (pour l’instant) à me donner l’envie de les chercher. Que déjà l’épisode 2 me donne envie de voir le 3, ce sera bien !

Luca, un petit goût d’été et de frustration

Salut les cinéphiles !

En théorie, l’été est bien entamé. En pratique, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, il pleut des cordes et je trouve ça bien déprimant que le soleil mette tant de temps à arriver. En pratique également, j’ai un mariage aujourd’hui et je suis bien parti pour y aller avec un imperméable par-dessus le costume. La classe internationale, manque plus que les tongs-chaussettes (non, jamais. Je n’ai même pas pris de tongs avec moi pour ces quelques jours au vert).

Luca - film 2021 - AlloCinéDrôle d’introduction pour parler de Luca ? Pas tellement : le dernier Pixar est clairement un film d’été, un film qui sent bon le repos estival et un film qui nous permet au moins d’avoir une petite dose de soleil et d’Italie pendant ces jours moroses. En effet, Luca, c’est un film qui raconte l’histoire de Luca (sans déconner ?), un être de l’eau qui vit dans les grands-fonds. Le problème, c’est que comme Ariel à l’époque, Luca rêve de la surface – tout en ayant une peur bleue (ça se dit pour un être marin ?) de celle-ci.

Il se contente donc d’obéir à ses parents et d’être un bon berger pour eux. Bon, vous voyez où l’on va avec ce début d’histoire : très vite, Luca va se retrouver par accident à la surface et découvrir qu’une fois en-dehors de l’eau, il se transforme en humain. Ah. C’est une donnée qui change tout à sa vie, et tout au film. Le problème (bis), c’est que cette révélation intervient presque trop tard dans le film.

Pourquoi je vous le spoile ? Parce que littéralement toute la promo du film se faisait sur un Luca humain à mes yeux. Pour une fois, j’avais vu un bout de la bande-annonce et une affiche, et dans les deux cas, j’avais vu un humain qui se transformait en créature au contact de l’eau… pas l’inverse. Je trouve ça franchement dommage comme promo, car je n’ai pas exactement vu le film que j’avais envie de voir.

Au rang de ce que je n’avais pas envie de voir mais que je ne pouvais que voir, il y avait aussi tout le gaybait autour du film. Pixar propose ainsi les aventures d’un jeune garçon qui se laisse entraîner à faire les quatre cents coups par celui qui devient rapidement son meilleur ami. Meilleur ami ? Et pourquoi pas colocataire tant qu’on y est ? Et s’ils partageaient quasiment le même lit entre deux câlins ? Et si l’un se montrait hyper jaloux de l’autre quand une fille s’en mêle ? Et s’il y avait de bons gros sentiments explicités par la parole tant qu’on y était ? S’il y avait plein de preuves d’amour ? Luca : le nouveau film Pixar se dévoile avec une première bande-annonceSi le message du film était de s’accepter pour ce que l’on est, en se révélant à ses parents et aux yeux du monde ? Si les deux meilleurs amis s’embr… ah non, surtout pas.

Tss. C’est une mode de plus en plus irritante du côté de Disney et Pixar : on nous livre ici un film qui est énormément LGBT en substance (même Elsa paraît trèèèèès hétérosexuelle avec son Libérée, délivrée digne d’un coming-out à côté), dans le message comme dans la relation entre les deux meilleurs amis… sauf que ça n’assume pas jusqu’au bout. On y voit ainsi le message que l’on veut voir si c’est ce qu’on cherche ; mais on ne l’a pas si on ne veut pas le voir. Pire, avec l’arrivée d’un personnage féminin, on se retrouve avec le classique trio du deux mecs, une fille ; ce qui nous mène à une possible relation entre Luca et l’héroïne… elle aussi non assumée dans le film.

Et du coup, le film est hyper déséquilibré à mon goût, avec une intrigue (la course de vélo) qui peine à se développer et à proposer des enjeux. C’est très convenu du début à la fin, à tous les points de vue, et ça fait qu’on passe un bon moment devant le film… sauf qu’aussitôt vu, aussitôt oublié.

Bref, dans l’ensemble, j’ai été déçu par le film, parce qu’il passe à côté de tout son potentiel juste pour rentrer dans des cases et être bien convenu. Il manque d’audace et de folie, et c’est franchement dommage, parce qu’il a aussi de très bons moments par ailleurs. Ainsi, l’humour et les répliques cinglantes fusent ; j’ai ri à plusieurs reprises et j’étais dedans à chaque fois.

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Regardez-le pour vous faire un avis ; il paraît même qu’on peut ne pas voir du tout le côté hyper tendancieux de la relation « amicale » entre les héros tant on est hétéronormés dans notre société. Oups, le problème viendrait de moi qui projette trop de choses ? Désolé, mais même les deux mamies qui passent toute une vie à se cacher ensemble, j’ai du mal à les voir autrement que dans une relation amoureuse « pour vivre heureux vivons cachés ».

Allez, d’ici dix ans, on aura peut-être des héros de dessin-animés qui assument mieux leur sexualité. Après tout, Luca est un enfant, pas besoin de parler de sexualité. Gnagnagna.