J’ai joué à Terra Mystica (et ça valait bien un article)

Salut les sériephiles,

Maintenant que la saga d’été sur les premières fois est terminée, pourquoi pas parler de jeux de société le samedi ? Je sais, on est encore en été, mais bon, quand je regarde par la fenêtre ce matin, je comprends que la dernière vraie belle journée d’été était hier et que je n’en ai pas trop profité avec mes sept heures de cours. On est reparti pour les nuages, les orages ce soir et, pire, pour des températures maximales en-dessous de 20 degrés dès mercredi prochain. Autant passer à l’automne tout de suite, donc.

Le premier jeu que je vais mettre à l’honneur aujourd’hui n’est pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Terra Mystica. On commence tout de suite par un monstre de jeu, auquel j’ai eu l’occasion de jouer puisque je l’ai offert aux amis chez qui j’ai passé quelques jours de vacances cet été.

Terra Mystica: paysages, enchères, et cartes ! - Board Game Arena

Un monstre de jeu de société ? S’il est prévu à partir de 12 ans pour des parties où les joueurs représenteront environ trente minutes chacun, soyons honnêtes immédiatement, il faut bien une heure pour en absorber toutes les règles et ça prend plus d’une demi-heure par joueur si vous êtes débutants, parce qu’il y a plein d’éléments à maîtriser pour jouer et, peut-être, gagner. Évacuons tout de suite le suspense : j’ai perdu misérablement, mais je sais à peu près pourquoi.

Dans ce jeu, chaque joueur (il peut y en avoir jusqu’à cinq) représente un peuple qui cherche à conquérir la terre mystique du jeu, terre qui est composée de différents terrains. Ces terrains – au nombre de sept – vont du désert à la forêt, et chaque peuple – il y en a 14 au choix en tout ! – ne peut se développer que sur un terrain spécifique… À vous de transformer les terrains autour de vous pour qu’ils correspondent au votre et à vous de construire le plus grand rassemblement du jeu afin de, peut-être, gagner la partie.

Peut-être ? Pour gagner, il faut non seulement être celui qui se développe le plus sur le plateau de jeu, mais également compléter d’autres tâches : chaque manche propose des objectifs à remplir pour gagner des points et vous pouvez aussi gagner des points en développant la religion de votre peuple autour des quatre éléments. La terre, l’eau, le feu et l’air constituent des cultes à maîtriser pour gagner plus de points, sachant que vous avez aussi des prêtres à sacrifier (ou non) pour avoir plus de points et des jetons de magie pour faire encore plus d’action. Ah, et des bonus à développer à chaque manche, aussi, si vous voulez faire encore plus d’action. Ca n’arrête plus ce jeu !

Filosofia Terra Mystica: Amazon.fr: Jeux et Jouets
Et vous avez intérêt à avoir une sacrée grande table, parce qu’à deux joueurs, voilà à quoi ça ressemble. Imaginez à cinq ! Outre le plateau principal, il y a un plateau secondaire pour les cultes, un mini-plateau par joueurs et il faut encore de l’espace pour toutes les ressources (les bonus, par exemple)

Le jeu se déroule en six manches uniquement, et si ma petite expérience d’une partie m’a appris quelque chose, c’est qu’avoir un papier et un crayon pour développer sa stratégie peut être bienvenue. Il m’a fallu quatre manches pour être vraiment à l’aise avec l’ensemble des règles, et à ce stade-là, c’était trop tard pour ma stratégie – elle avait ses points forts, mais elle ne faisait pas bien face à mes adversaires à cause d’un quiproquo sur les règles, c’est très con. Con, mais inévitable.

Vous voyez bien rien qu’à cette explication approximative qu’il faut s’accrocher pour y jouer… Pour autant, cela a été une vraie partie de plaisir de découvrir ce jeu et d’avoir le suspense du comptage des points final (il y a trois éléments à prendre en compte, il y a toujours un peu de suspense quand même), malgré quelques prises de tête en cours de route, parce que qui dit stratégie et bonus limités dit prises de bec pour arriver le premier à obtenir ce que tout le monde veut au même moment.

Nomads – Gaming Strategy
Chaque joueur a donc son propre plateau avec plein d’éléments à maîtriser. En haut à gauche, mes ressources préférées pour débloquer la magie et gagner plein de choses, dans un système pas évident à maîtriser où il faut être patient. En bas à droite, les constructions et tout ce qu’il faut pour construire, en plus de ce qu’elle rapporte. En bas à droite, de quoi caser vos ressources (prêtres, ouvriers, argent). Juste au-dessus, la navigation à maîtriser de toute urgence (purée, ce quiproquo qui m’a fait rester dernier) et encore au-dessus, de quoi progresser pour terraformer de plus en plus vite (c’est-à-dire transformer votre terrain pour pouvoir construire dessus, en suivant la roue présente). Notez aussi que chaque peuple – ici mes Nomades – a ses propres avantages en haut à droite, histoire d’ajouter encore plus de trucs aléatoires à l’ensemble.

Le vrai plus de ce jeu, c’est qu’on en ressort après deux heures de jeu avec une partie qui est forcément inédite. Il y a tellement de variables – à commencer par le choix d’un peuple parmi 14, sachant que chaque peuple a un avantage particulier ! – que deux parties ne peuvent jamais se dérouler exactement de la même manière.

J’y ai joué avec le peuple Nomade, dont j’aime vraiment bien les avantages, mais ma stratégie aurait mieux marché avec les Cultistes, je pense, parce que j’essayais en fait de progresser à fond sur le terrain des cultes pour récolter un maximum de points et de magie permettant d’accéder à de nouvelles ressources.

Défaite en cours de partie – quand je sacrifiais un peu trop de choses pour avoir des ressources avant de capter qu’à un moment donné, il fallait remonter. Et j’ai remonté le tout à la fin, ne vous inquiétez pas. Juste, pas assez.

Je ne suis pas près de maîtriser tous les aspects du jeu ou de vous dire tout ce qu’il y a à en dire, et en plus, il y a une extension qui existe, donc autant dire que ce jeu est un investissement qui vaut le détour si vous aimez les jeux de société qui changent un peu du Uno et du Monopoly. Je n’ai rien contre les classiques, mais disons qu’on s’en lasse vite.

Terra Mystica - Vin d'jeuAvec Terra Mystica, difficile de se lasser, surtout si l’on prend en compte le fait que toute une communauté s’est développée autour du jeu tellement il est grandiose. Il en existe même une version en ligne pour s’entraîner en attendant que je retourne chez mes amis, mais là encore, si je suis honnête, le jeu est tellement complexe que je ne suis pas bien sûr que ça soit très efficace une version sur portable. Il faut donner de la tête partout, tout en surveillant ses adversaires.

Bref, je vous le conseille si vous aimez être stratégiques, vous prendre un peu la tête et vous attardez sur les petits détails pour gagner. Autrement, ce sera une prise de tête un peu trop complexe pour vous !

 

Hellmouth – Buffy/Angel (BOOM! Studios)

Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !

Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.

Voir aussi : The Promised Neverland – Tomes 13 à 15

Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…

Hellmouth (1-5)

Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.

Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.

C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !

Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.

Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?

Buffy (09-12)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.

La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.

Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.

Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.

En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?

Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !

Angel (06-08)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00 | #01 | #02 | #03 | #04 | #05

Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).

La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.

Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.

J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.

Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.

Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.

Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.

L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !

Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.

Bon alors, cet emploi du temps, ça donne quoi ?

Salut les sériephiles,

The Stages of Jet Lag in GIFs

Normalement, je devais vous parler du mois de la BD, mais il est un peu tard, alors ça attendra demain (probablement tout aussi tard, hein) que je prenne le temps d’écrire un bel article. À la place, je vous propose donc aujourd’hui l’article que j’avais prévu pour demain, à savoir un point sur mon nouveau planning de prof…

Je rencontre toutefois deux difficultés avec cet article : déjà, je n’ai pas encore tout à fait retrouvé mon équilibre, et ça se voit sur le blog avec un nombre très faible d’épisodes vus chaque semaine. Je manque de temps, mais c’est principalement parce que j’ai su au dernier moment où j’irai et que je n’ai donc rien pu anticiper dans la préparation des cours, en plus de la montagne administrative habituelle de rentrée – et de l’adaptation à un nouvel établissement avec ce que ça apporte de nouveaux collègues, codes en tous genres, transports et petits tracas du quotidien. Je commence à peine à sortir la tête de l’eau de ce côté-là, et comme je tiens toujours à avoir mon équilibre et ma vie perso en parallèle du boulot et du blog, parce qu’hors de question de lâcher le blog voyons, ben forcément, ça coince encore un peu.

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Des tendances se dégagent toutefois, alors je vais vous en parler… même si, et c’est le deuxième point qui me pose problème avec cet article, les cas contact et les personnes positives au Covid19 se multiplient dans mon entourage plus ou moins proches – et parmi mes élèves – et que je suis à peu près certain désormais de devoir faire face à une quarantaine tout prochainement. Dans l’attente des résultats des autres et de mon propre test, voici donc à quoi ressemblera mon planning… jusque fin novembre. Ensuite, il faudra voir si je reste dans le même établissement ou si je me fais envoyer en remplacement ailleurs, tout est possible !

Dans mon nouvel emploi du temps, il y a un déséquilibre flagrant, mais pas déplaisant à vivre, entre les différentes journées de la semaine. Ainsi, je n’ai aucune heure de cours à donner le lundi, ce qui fait que les épisodes de la franchise The Walking Dead devraient être consommés dans les temps cette année. Le problème ? Je profite vraiment pleinement de deux jours de week-end complet, ce qui fait que le troisième, je me retrouve à faire tout le boulot que je faisais habituellement le dimanche et, l’an dernier, le mercredi (qui était mon jour off). Oui, c’est un faux problème, je sais, mais à trop profiter du dimanche comme d’un vrai jour off (ça fait du bien, ma foi), je me retrouve à faire une journée quasi-complète chaque lundi. Il faudra que je rééquilibre tout ça.

The Walking Dead : les 5 meilleurs zombies de la série - Purebreak
Rare image de moi, le lundi soir, après 7 à 9h non stop, parce que y a pas de sonnerie quand je suis chez moi alors je ne fais pas de vraies pauses.

Le mardi et le mercredi, j’ai surtout des heures devant élèves le matin, ce qui me laisse en théorie l’après-midi. En pratique, le temps de rentrer et manger, l’après-midi est déjà bien entamé… mais quand les séries auront vraiment repris, je pense que j’aurais un peu de temps devant moi pour en regarder plus.

En revanche, le jeudi et surtout le vendredi, c’est logiquement la mierda, puisqu’il faut rattraper toutes les heures non casées du début de semaine. Le vendredi, j’enchaîne une journée de cours complète devant élèves, sans pause autre que les récréations et la courte pause repas. Ben purée, autant vous dire qu’on oublie ce que c’est que le rythme scolaire. J’étais surpris de me rendre compte qu’effectivement, arrivé en dernière heure, j’avais oublié une grosse partie de ce que j’avais fait en première heure avec les mêmes élèves. Ouille.

Black and white who am i community GIF on GIFER - by Umndis
En fait, à force, on oublie même que son prénom n’est pas « monsieur ».

Ce qu’il faut en retenir ? Ca va être compliqué pour moi de gérer mes séries du vendredi avant le dimanche ou le lundi, parce que j’ai clairement besoin de la soirée du vendredi pour décompresser. C’est aussi compliqué pour les TFSA, vous l’aurez remarqué. J’ai un très bon emploi du temps, je le savoure à fond, mais j’attends encore de retrouver un équilibre où je ne fais pas du 45 heures par semaine en parallèle d’une vie perso assez mouvementée avec des aller-retours entre la capitale et mon appartement.

Pas envie pour autant de me retrouver en quarantaine… mais bon, il faudra faire avec si ça doit m’arriver. Je la vois d’un mauvais œil pour les finances, mais d’un bon œil pour l’organisation. Tout ça étant dit, j’ai la théorie pour planifier mes séries comme il se doit… plus qu’à gérer la pratique, désormais !

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Bonne nuit

Hamilton (Vus #38)

Salut les sériephiles,

Encore un article qui fait un focus dans mes films vus cette année, mais c’est pour un enregistrement vidéo d’un spectacle qui a fait parler de lui depuis quelques années pour son succès outre-Atlantique. Et si j’ai mis bien de la mauvaise foi avant de le voir (c’est historique ! C’est vraiment pas mon style de musique ! C’est franchement pas si génial cette chanson !), ça fait maintenant plus de deux mois que je l’écoute en boucle. Ah.

L’article est à peu près sans spoiler, même si j’évoque quelques réactions et des idées générales qui révèlent peut-être deux trois petits trucs. De même, les gifs peuvent en dire un chouilla trop et les vidéos… ben regardez pas les vidéos si vous n’avez pas encore vu le spectacle ; allez le voir, puis revenez relire l’article en faisant play cette fois !

Il était donc temps d’en parler, surtout qu’il est toujours disponible sur Disney +. C’est une vraie bonne idée de la plate-forme de l’avoir rendu dispo à l’international comme ça, et je ne regrette que l’absence de sous-titres français. Ben oui, il faut tout de même s’accrocher, avec un passage à 19 mots en 3 secondes… Et en tout une moyenne de 144 mots par minute sur l’ensemble du spectacle. Tout va à toute vitesse et suivre l’histoire et les pointes magiques de l’écriture du spectacle demandent bien de l’attention – et il faut le revoir. Pas étonnant qu’à entendre des chansons au pif balancées par des amis voulant me convaincre que j’allais aimer j’avais mes réticences.

Malgré tout, je sais reconnaître mes torts, et je sais aussi faire confiance aux amis en question. J’ai donc pris 3h de mon été pour me lancer dans le visionnage d’Hamilton, et je n’ai pas regretté. Du tout.

The Struggles of Every "Hamilton" Fan Who Has Never Actually Seen "Hamilton" (avec images) | In the heights, Dear evan hansen, Théâtre musical
Quand t’arrives avec cinq ans de retard

Oui, c’est historique, clairement, mais c’est très bien fait, avec une modernité évidente du texte et un véritable jeu de Lin-Manuel Miranda pour faire des références à la politique américaine (le spectacle date de 2015, mais il n’a pas encore pris une ride… Au contraire).  On notera que Lin-Manuel Miranda interprète Hamilton, tout en étant le cerveau derrière l’écriture et la mise en scène de ce spectacle. Un génie pareil, ça fait rêver.

7 PR lessons from 'Hamilton' - PR Daily
Oui, c’est ton bébé, mais why do you write like you’re running out of time ?

La modernité vient aussi du choix de la musique, avec énormément de rap, et du casting, avec peu de comédiens blancs. Il était temps que Broadway ouvre ses portes à ce genre de spectacle. Fonder le génie du spectacle sur son seul casting serait une erreur cependant, et une insulte à Miranda, probablement : la simplicité apparente des décors et costumes contrastent avec une chorégraphie minutieuse et bon nombre de déplacements de décor astucieux. Ça doit donner le tournis !

Personne n’en laisse rien paraître et on se retrouve embarqué dans l’histoire, à force de répétitions des mêmes refrains entêtants. Concrètement, c’est autour de Helpless/Satisfied que je me suis senti à fond dedans, merci le rewind, une autre astuce moderne tout de même très bien sentie.

Ceci étant dit, le travail de Miranda est probablement grandement facilité par la richesse de son matériel de base. Le spectacle raconte la vie d’un père fondateur des États-Unis, Hamilton donc, avec une vie de fou et un rythme d’écriture à me faire rougir de jalousie et de honte avec mon petit article par jour de rien du tout !

La comédie musicale est-elle le meilleur antidote à l'ère Trump? | Slate.fr

Le spectacle se découpe en deux actes et nous permet une vraie plongée dans l’histoire américaine, ce qui est un vrai plus ! Le premier acte contient mes chansons préférées (celles ci-dessus, mais aussi toutes celles de Jonathan Groff, clairement ma came de base), mais n’est pas mon favori du côté de l’histoire. Il faut en effet introduire tout ce petit monde et l’histoire, et autant dire que si on sent bien que l’Histoire est en marche, j’ai eu du mal la première fois à m’attacher à tous les personnages (c’est forcément compliqué quand on est hyper fan d’Angelica et qu’elle n’est pas le choix dans Helpless, mais pourquoi ??).

Le deuxième acte renverse la table. Pour moi, il casse la barraque du côté des sentiments, mais aussi de la véracité historique. Bien sûr, c’est un spectacle qui met de côté une partie de la vie d’Hamilton (hum, et quelques enfants tout de même), mais il se concentre sur ce que j’en préfère, à savoir une histoire purement dramatique, tant sur le plan politique que personnel. Je n’ai compris qu’en cours de route que ce Hamilton du titre était en fait le même Hamilton dont la vie m’avait été contée brièvement il y a dix ans par un prof d’histoire que je n’aimais pas beaucoup (ou alors, c’était l’inverse, mais bon « carte laide », ça n’a pas attiré ma sympathie).

Pas surprenant que j’avais oublié dans un coin de ma tête tout ça, mais terrible de m’en être souvenu en cours de route, parce que je savais alors très bien où ça allait pour avoir fait moi-même des recherches sur le sujet après ce cours. J’étais ce genre d’élève, sorry.

L’histoire méritait vraiment d’être adapté d’une manière ou d’une autre, et ce musical est parfait pour le faire, dressant des parallèles judicieux dans la vie du personnage, avec ses refrains répétitifs qui paraissent alors être des présages une fois le spectacle fini.

Tous les personnages sont travaillés et approfondis. Bien sûr, on a des clichés (à faire frémir les fans de Lafayette que je connais), mais l’Histoire reprend toujours ses droits, avec chaque fois un clin d’œil à saisir pour le (télé)spectateur et un bon terreau de moments méta comme je les aime (la chanson Burn est désarmante de justesse avec cette idée répétée par Eliza du « narrative »).
Eliza Schuyler Hamilton | Hamilton Amino

Bref. J’y suis allé un peu à reculons et j’étais moyennement convaincu à la base, un point de le commencer à 23h. Par contre, je l’ai vu d’une traite jusqu’à tard dans la nuit et depuis, je l’écoute intégralement au moins une fois par semaine… Tout en l’ayant vu quatre fois. Hum. Parfois, en faisant autre chose quand même.

Certes, je suis en retard à la fête, mais voilà, c’était ma pierre à l’édifice gigantesque des fans de ce musical. Merci à Disney+ d’avoir eu la bonne idée de le diffuser, et merci aux amis qui m’ont bourré le crâne avec ça plutôt que du rhum (hey Sophie, il est pour toi cet article !).  Si vous le regardez une fois, sachez en tout cas que vous y reviendrez probablement. Et ça aussi, Miranda l’avait prévu :

dean miller | Tumblr

PS : Sinon, comment c’est possible de passer de ce spectacle de folie au rôle de Dean dans Station 19 ??? Voilà, c’était la petite phrase pour faire genre que je suis encore un blogueur séries, et pour justifier de mon attachement grandissant à Dean malgré une écriture approximative sur la fin de saison 3.