Station 19 – S06E04


Épisode 4 – Demons – 15/20
Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.

Spoilers

Maya continue de se tuer au travail, Jack dans l’alcool. Et c’est Halloween.


I got you, Bishop. Not murder-got you, but I got you.

Un épisode d’Halloween, yihaa ! Bon, je ne m’emballe pas plus que ça non plus : on les connaît les épisodes d’Halloween du Shondaland ; c’est juste un prétexte et il n’y a rien de bien effrayant. Bon, après, Jack qui se bourre la gueule et se fait droguer par Eva, c’est peut-être un peu terrifiant quand même ; mais pour d’autres raisons. Il se met à halluciner Rigo, et ça ne promet rien de bon.

Ce n’est jamais une bonne idée quand les séries se mettent à nous ramener des fantômes, mais quand il s’agit en plus de fantôme de personnages qu’on déteste ; c’est mal barré. Ainsi, Rigo se retrouve à hanter Jack pendant tout l’épisode, y compris quand le pompier vivant essaie de coucher avec Eva. Forcément. C’était d’un naze assez incroyable ; ça se termine avec Jack qui se fait larguer par Eva quand il lui dit de dégager (enfin, il le dit à Rigo, mais bon, comme il n’est pas vraiment là…), puis qui se prend un coup de poing dans la tronche quand il essaie de la reconquérir dans un bar. Vraiment pas palpitant, et Rigo finit par disparaître en fin d’épisode quand Jack fait enfin un pas pour sortir de sa dépression… mais bon.

Comme c’est Halloween, tout le monde est motivé à décorer à la fois sa chambre et la caserne. C’est ridicule : je doute franchement que des pompiers perdent tant de temps en décoration ; surtout du temps libre comme ça. Après, Beckett est fan d’Halloween, alors pourquoi pas.

Cela donne toutefois l’occasion d’une scène un peu différente des autres épisodes, où les personnages peuvent se croiser. Ainsi, Theo et Vic continuent d’aider Travis à mener sa campagne, mais ça se transforme soudain en détournement d’argent quand ils le taxent chaque fois qu’il parle de Dixon alors que l’intrigue de Robert continue de tourner autour d’une de ses rencontres internet… Seulement, je n’y crois pas.

Andy l’écoute en parler comme si de rien n’était, mais moi, je suis sûr qu’il sort encore avec sa cheffe. Eh, c’est une série ABC, si on ne la voit pas ; c’est qu’on la connaît déjà. C’est ainsi sans surprise que c’est bien chez elle que Robert entend passer tout son temps libre, quitte à faire tout un service seulement avec Maya. Après, était-il vraiment nécessaire d’avoir des scènes entre Robert et Ross ? Je ne suis vraiment pas convaincu.

J’ai beau bien aimer cette nouvelle cheffe, je ne supporte toujours pas Robert et ce n’est pas de les entendre parler un français de quelques mots qui va me faire changer d’avis. Voir Robert se retrouver méga jaloux parce qu’elle lui avoue avoir eu quelques rencards, ce n’est pas tellement ce que j’espérais voir durant cet épisode. Après, je suis coincé, je suis en plein trajet en train, que faire d’autre de toute manière ?

Même l’appartement de la cheffe n’est pas dingue ? Je n’ai pas du tout aimé le look que ça avait. Quant à leur intrigue, elle consistait à les voir coucher ensemble, s’engueuler, coucher ensemble et recoucher ensemble. Ecoutez, super pour vous, hein.

En parallèle, Ben se plaint de Miranda à la caserne, parce qu’il n’est pas si heureux de la voir reprendre son job à l’hôpital. On savait déjà que c’était le cas depuis le dernier épisode de Grey’s, donc c’est vraiment un soft crossover. On apprend en tout cas qu’elle reprend son rythme de travail habituel, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour nous – mais pas pour Ben. Heureusement que Vic est là pour le remettre à sa place, ça fait du bien.

Cela recadre la conversation sur Pru qui est déguisée en pompier pour Halloween et Beckett s’amuse bien à se déguiser en clown pour effrayer toute la caserne. J’avoue que ça m’a plutôt fait rire, parce que la révélation était plutôt bien faite. C’est plutôt fun, mais l’amour de Beckett pour Halloween n’est pas exceptionnel non plus quand ça se termine en harcèlement sur Maya.

Je sais bien qu’elle a cherché la merde à faire son chantage, là, mais il ne faut pas abuser : lui balancer un seau de faux sang, c’était n’importe quoi. Après, j’étais plutôt heureux parce que Maya termine avec de jolis cheveux rouges qui lui vont bien. Ils font rire Carina qui a bien raison – par contre, Carina a pour costume d’Halloween… son ancienne tenue de travail ? Elle ne s’est pas foulée sur ce coup-là. – mais pas Maya.

Elle est insupportable et ça ne change pas d’épisode en épisode. Je trouve Carina d’une patience incroyable avec Maya. Ce n’est pas la seule : Théo se retrouve en duo avec elle et lui aussi semble faire bien des efforts pour la supporter et tenter de lui faire entendre raison sur son comportement. C’est peine perdue. Ils sont tous les deux en intervention ensemble, et l’intervention tourne mal quand un idiot de touriste fout le feu à un labyrinthe de paille.

Assez vite, ça tourne à l’Enfer : des gens sont coincés dans le labyrinthe, les pompiers font leur possible pour éteindre le feu et évacuer tout le monde, mais bien sûr, ce n’est jamais assez. Il y a un petit garçon perdu dans l’incendie et il n’en faut pas plus pour que Maya tente de se démarquer à nouveau des autres. Elle ignore les ordres de Beckett afin de grimper à une grande roue et réussir à avoir une meilleure vue sur la situation.

Elle serait pourtant utile pour le triage des patients, mais elle s’y refuse : elle sait bien que malgré les risques qu’elle prend à monter si haut sans permission ou sans sécurité, elle peut être utile pour sauver des gens. C’est effectivement le cas : elle aide bien à sauver des touristes, mais elle se met trop en danger pour cela. Elle se pète donc la cheville sur sa grande roue, ce qui ne l’empêche pas pour autant de se précipiter tête baissée dans le labyrinthe pour sauver le fils perdu et son papa pas plus capable de trouver la sortie.

Le père est blessé à la jambe lui aussi, alors quand elle les trouve enfin, Bishop est un peu coincée : elle doit s’occuper d’eux comme elle peut, mais le père lui demande clairement d’être sacrifié à sa place. Et ce n’est pas son petit extincteur de rien du tout qui pourra l’aider à éteindre l’incendie en vrai. Bon, très clairement, elle fait de la merde dans cet épisode ; et elle se met beaucoup trop en danger pour peu de choses ;

C’est en revanche vraiment une bonne intrigue cette idée d’un incendie dans un labyrinthe de maïs. Ce n’est pas assez mis à profit alors qu’il y aurait de quoi faire vis-à-vis d’Halloween, mais c’est mieux que ce que j’imaginais en début d’épisode déjà.

De retour à la caserne, Maya a donc la cheville tordue et une attitude de cow-boy qui déplaît à beaucoup de monde. Pourtant, Beckett ne lui fait aucune remarque ou réflexion tant que Theo ne prend pas les devants. Merci Theo ! Encore une fois, ce n’est pas bien logique d’avoir Theo qui s’énerve comme ça contre son chef, mais admettons que c’est parfaitement normal quand on a un chef incapable d’être un bon chef : Theo l’engueule et dit donc à voix haute ce que tout le monde pense. Maya est un danger pour tout le monde, y compris elle-même, quand elle est comme ça.

Bon, autrement, il est toujours question de la campagne de Travis. Il va vraiment y avoir des scènes à chaque fois sur le sujet à défaut d’avoir une vraie intrigue ? Bien sûr que non : dans cet épisode, Travis est approché par un certain Eli qui assure d’être son nouveau responsable de campagne. Cela supposerait de virer Vic, qui fait du bien mauvais travail. Tout le monde le sait, mais c’est Vic, ça ne donne pas envie de la virer.

Contre toute attente, je me suis mis à apprécier de nouveau Andy dans cet épisode : elle est plutôt de bons conseils avec Carina. Comme la semaine dernière, les scénaristes occupent le personnage de Carina (qui aurait juste dû être dans le dernier Grey’s plutôt que de servir à combler du temps comme ça) comme ils peuvent : elle se plaint donc auprès d’Andy de la situation avec Maya, en espérant avoir son éclairage. Sans plus.

Elle a au moins son soutien, c’est déjà bien. Cela ne dure pas pour autant : assez vite, Eli revient à l’attaque. Travis n’étant plus là, il force un peu Andy à lui venir en aide, en critiquant notamment la décoration immonde mise en place par Carina à la caserne – pour les enfants. D’ailleurs, Eli aussi a un enfant : il emmène sa nièce à la fête pour avoir l’occasion de parler de nouveau à Travis – ou à Andy ? Je n’arrive pas à savoir s’il est censé être un love interest de Travis ou d’Andy à ce stade.

Toujours est-il que la fête se déroule plutôt bien. C’est l’occasion pour Maya de reconnaître à demi-mot ses torts, sans les avouer pour autant : elle explique à Carina qu’il est temps pour elle de rentrer dormir dans un bon lit plutôt que d’enchaîner les journées de travail sans temps de repos. Pour Jack, c’est l’occasion de débarquer toujours dans un sale état et de faire un câlin à Pru. Celle-ci ne souhaite finalement pas se déguiser en pompier – elle préfère devenir plus tard une joueuse de foot. Super. Cela désespère Vic, donc je sens qu’il en sera de nouveau question plus tard.

Et alors que la fin d’épisode s’approche à grands pas et que Maya pleure à chaudes larmes sous la douche (enfin, on avance !), Ben nous fait la frayeur d’Halloween de l’année. J’avoue, je me suis totalement fait avoir par sa blague : il feint d’avoir fait un malaise et d’être à moitié mort dans la cuisine de la caserne. C’était super crédible après un tel épisode, alors ouais, ça m’a fait peur.

 

The Walking Dead – S11E20

Épisode 20 – What’s Been Lost – 16/20
Je n’attendais pas grand-chose de l’épisode en le lançant, mais assez vite, je me suis dit que je n’allais pas aimer la direction qu’il allait prendre. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit : s’il manque inévitablement d’action en se concentrant une fois de plus sur de la politique et des développements psychologiques, il s’intéresse à un personnage que j’aime bien et l’envoie dans une nouvelle direction ; tout en nous montrant que les évolutions de certains peuvent avoir un impact utile – et heureusement quand ça fait sept ou huit saisons que ça stagne !

Spoilers

Le Commonwealth se retourne (une fois de plus) contre nos héros.

Your friends have been removed from the Commonwealth.

Je profite d’un trajet en train un peu longuet durant mes vacances pour me mettre à jour dans la série, puisqu’elle approche de sa fin. Une fois n’est pas coutume, j’ai découvert ce matin, en revanche, qu’il restait plus d’épisodes que je ne l’envisageais : je pensais que ce serait une saison de 22 épisodes, mais non, il y en a 24. Quelle idée !

Comme d’habitude, cet épisode recommence par un petit discours de Judith sur les enseignements de sa mère, dignes de Lori. Malheureusement, cela nous annonce aussi un épisode qui sera en-dessous en qualité, parce qu’il va encore être question de Carol et Daryl, je le sens bien. C’était sympathique d’avoir quelques images de tout leur parcours, ça nous montre à quel point Carol revient de loin et à quel point elle a eu une super évolution pendant quatre saisons avant de stagner à vie. Oui, vraiment, elle a beaucoup changé au départ de la série, mais depuis, elle reste égale à elle-même, et ça se confirme dès ce début d’épisode quand Ezekiel vient la voir pour papoter avec elle avant son départ.

C’est plutôt sympathique de sa part car il souhaite lui apporter des médicaments. Malheureusement pour lui, il se fait enlever pendant qu’il lui parle. Le pauvre, il avait pourtant l’intention de rester en ville comme si de rien n’était à l’origine. Ce ne sera donc pas le cas et, heureusement pour elle, Carol est assez réactive pour échapper à ses assaillants : elle aussi manque d’être enlevée. Clairement, elle est sous-estimée par ses agresseurs qui devaient s’attendre à une mère au foyer toute mimi.

Elle est plus forte qu’eux et peut donc s’enfuir en ville comme si de rien n’était, évitant aussi bien les stormtroopers que les gens qui lui en veulent et ne sont pas du même groupe. Il s’agit plutôt de la milice d’Hornsby, apparemment.

Dans sa panique, Carol n’oublie pas pour autant ses amis : sa fuite la mène donc logiquement vers Daryl, lui-même mal en point face à ses agresseurs. Il est parvenu à en tuer un, qui se transforme beaucoup trop rapidement en zombie et peut donc bouffer son pote. Malheureusement, Carol arrive à temps pour sauver Daryl (oups, pardon), mais pas pour sauver les enfants (c’est pour ça que c’est malheureux) ou même le chien.

Tout le groupe est donc enlevé, à l’exception de Daryl et Carol. Toujours les mêmes qu’on nous vend comme des grands héros. Ils se mettent aussitôt en chemin pour essayer de retrouver Mercer. Ils font tout de même un arrêt par la case prison dans l’espoir de trouver leurs amis. C’est une grande réussite : ils y retrouvent Hornsby et le zombie de Sebastian.

Bizarrement, Hornsby est encore en seul morceau, mais il est parti en vrille la plus totale : il est en état de choc post-traumatique, mais le trauma est encore en cours quand Daryl et Carol débarquent. C’est par la violence que Daryl espère ensuite avoir quelques informations supplémentaires sur la localisation possible de ses amis. Comme toujours, Carol est un peu plus douce pour obtenir les informations, mais cela rend ses menaces beaucoup plus efficaces.

Hornsby n’est pas tout à fait dupe pour autant : il profite de l’occasion pour se sauver la vie, affirmant qu’il peut leur montrer où sont leurs amis. Mais pas leur dire. C’est débile comme situation : il a un bracelet à la cheville qui fait sonner aussitôt l’alarme de la prison. Daryl, Carol et Hornsby tentent donc de s’enfuir à nouveau, mais les Stormtroopers sont trop rapides pour eux : Daryl est obligé de rester en arrière pour les retenir. C’est schématique comme manière de faire tout ça. Ah, au passage, on notera que Daryl n’hésite pas à tuer le zombie-Sebastian.

De son côté, Carol est donc séparée de Daryl, mais elle se retrouve à devoir faire confiance avec Hornsby. Ce n’est pas bien évident, surtout quand son prisonnier lui assure qu’il s’inquiète pour Daryl, alors qu’elle sait que c’est faux. Elle a bien raison de se méfier de lui et j’aime la manière dont elle ne se laisse pas berner. Eh, je suis à deux doigts de me dire que l’idée d’un spin-off Carol/Daryl n’était peut-être pas si naze, finalement. Je suis content quand même qu’elle ne se fasse pas.

Contre toute attente, il semble qu’Hornsby ne manipule pas Carol à 100% : ils sont bien en chemin vers une base secrète du Commonwealth. Ils s’y infiltrent ensemble et, cette fois, Carol se laisse corrompre par les mauvaises idées d’Hornsby. Tel un serpent de Bible, il lui persifle plein de mauvaises idées sur la suite, lui fait entrevoir un futur avec ses amis et, pire, lui parle des enfants. C’est clairement un point sensible pour Carol, tout ça.

Pourtant, elle le laisse parler un bon moment comme si de rien n’était. Quelque chose me dit qu’elle doit être heureuse de le voir se faire attaquer ensuite par un zombie. Moi, je l’étais moins : ces idiots sont dans le noir complet, alors on ne voit absolument rien de ce qu’il se passe. J’ai dit que je voyais l’épisode dans un train, mais soyons clairs : il fait encore nuit. L’épisode est juste trop sombre pour qu’on sache exactement ce qu’il se passe.

Une chose est sûre : Carol a vraiment peur pour sa vie à un moment car elle n’hésite pas à mitrailler du zombie dans le noir. Cela signale leur position beaucoup trop rapidement. Après une scène d’action intéressante où Carol défigure un zombie en lui arrachant sa chair, elle est donc faite prisonnière par des stormtroopers.

Ces derniers se font mitrailler à leur tour, cependant. Daryl a en effet, contre toute attente et logique, réussi à s’enfuir et à les suivre jusque-là. On a l’habitude de les voir à l’œuvre les Daryl et compagnie de toute manière. Les retrouvailles sont abrégées : ils reprennent l’interrogatoire d’Hornsby qui est persuadé de les tenir cette fois. Il leur donne donc les informations sur un train permettant de relier les communautés entre elles.

Pas de chance : il en dit un tout petit peu trop, oubliant de rester indispensable à Daryl et Carol. Ils m’ont éclaté ces deux-là ! Le couple Daryl/Carol envisage donc de se débarrasser d’Hornsby, et il était temps. Il lui laisse toutefois une chance de s’enfuir et de, peut-être, survivre. Pour moi, ils se font un ennemi plus qu’autre chose, mais cette scène où ils ont tout pouvoir sur lui était vraiment sympathique à voir. Allez, adieu, du con, sois déjà heureux de survivre.

Cela n’a pas été le cas : il a préféré s’attaquer à ceux qui lui laissait la vie sauve. Carol n’hésite pas une seule seconde à décocher une flèche meurtrière dans sa gorge avant de se faire tuer. Ma foi, bien fait pour lui. Sa mort semble assez douloureuse ; et suffisamment lente pour qu’il tue Daryl et Carol s’il le souhaitait. Ce ne sera finalement pas le cas.

En parallèle, Pamela est toute fière et contente de ce qu’elle manigance. Son but est d’un seul coup plus évident : elle fait disparaître tous les potes de Yumiko de manière à pouvoir faire pression sur elle. Oui, c’est inattendu, je sais : elle compte se servir de Yumiko pour le procès d’Eugène. J’ai beaucoup aimé la détermination froide de l’avocate dans ce début d’épisode, mais ça n’est pas bien efficace cette affaire : il me semble qu’il y aurait d’autres moyens de faire pression sur elle que de faire disparaître tout le monde.

Pamela est pourtant fière de ce qu’elle fait et s’en vante donc auprès des riches du Commonwealth, comme si de rien n’était. Acculée, Yumiko décide de se confier à son frère, qui reste évidemment du côté du Commonwealth, quoiqu’il arrive. Officiellement, c’est la meilleure posture à avoir après, il sait bien qu’ils sont trop sur écoute pour se permettre de prendre des libertés comme ça.

Si Yumiko se laisse convaincre sur le moment, c’est toutefois de courte durée : elle tombe ensuite sur Connie qui est à l’hôpital elle aussi. C’est plutôt logique : tout comme Daryl et Carol, elle est parvenue à échapper aux gardiens venus l’arrêter. Partant de là, elle a décidé de s’enfuir, sachant qu’elle avait blessé un homme à la jambe. Sa destination la plus logique est donc l’hôpital pour le retrouver et le traquer ensuite. Yumiko approuve le plan, mais elle le trouve trop dangereux pour Connie. Ensemble, elles décident donc que c’est à Yumiko de suivre l’homme.

C’est effectivement une situation bien plus discrète, mais ça force Connie et Yumiko à se dire adieu… Et malheureusement, Yumiko est moins forte en filature que Carol. Elle se fait repérer bien vite par l’homme qu’elle suit, ce qui la force à continuer son chemin comme si de rien n’était.

Partant de là, elle doit reprendre le cours de la journée en bonne avocate. Elle se rend en prison où elle peut voir Eugène – parce que ce n’est pas la même prison qu’Hornsby. Ils en ont des prisons au Commonwealth ! La scène entre Yumiko et Eugène est plutôt marrante : on nous les vend comme des grands amis alors qu’ils ont eu peu de temps ensemble dans la série, il me semble.

Yumiko reste déprimée de devoir trahir Eugène ainsi. Lui, pourtant, il s’est fait à sa condition et est prêt à être sacrifié, sans souci. La scène est donc longuette, entre trahison et adieux amicaux, une vraie tension de tragédie à côté de laquelle je suis passé vitesse grand V. Grâce à ça, on peut en arriver à Yumiko devant s’exprimer devant le Commonwealth pour le procès d’Eugène.

C’est presque amusant de voir cette scène de procès, avec Pamela qui menace une fois de plus Yumiko en lui annonçant l’arrestation de Connie. Pamela n’est pas assez maligne cependant, contrairement à ce qu’elle imagine : d’accord, elle donne un script à Yumiko et lui fait des menaces, mais elle est si sûre d’elle qu’elle en oublie de faire en sorte que Yumiko n’entende pas ce qu’il se passe. Et il se passe que des Stormtroopers sont dégommés par Daryl et Carol au même moment.

Par conséquent, Yumiko décide de partir en improvisation au milieu de son discours : elle remercie donc son frère, chirurgien, pour son soutien et sa présence indispensable dans le Commonwealth. Pamela sent bien qu’elle perd le contrôle, mais il est trop tard pour faire quoique ce soit. Cette fois, elle doit assumer de perdre la partie : Yumiko déclare qu’elle défendra Eugène.

Vraiment, la défaite est totale pour Pamela. Déjà qu’elle a perdu Max ! Il est à noter aussi que Pamela reçoit un appel pour lui annoncer l’évasion d’Hornsby. Elle la prend beaucoup plus mal que ce qu’on pourrait imaginer, mais c’est simplement parce qu’elle sait bien que ça signifie que son fils est mort définitivement cette fois.

Tout ça nous permet de conclure l’épisode sur le wagon qui emmène nos héros loin du Commonwealth et où on les voit se faire droguer pour passer une bonne nuit. Eh, ça donne presque envie de dormir tout ça.

Walker – S03E03

Épisode 3 – Rubber Meets the Road – 10/20
C’est un cas typique de « be careful what you wish for » : j’ai regardé cet épisode parce que je n’avais pas le temps de rédiger une critique complète et que ça me paraissait facile de poser mon cerveau devant… mais je regrette franchement d’avoir posé mon cerveau à ce point. La série s’enferme grosso modo dans ce que je souhaitais voir arriver il y a deux épisodes, mais ce n’est pas brillant pour autant. Frustrant, surtout quand il n’y a pas vraiment d’intrigue en retour.

Spoilers

Petit flashforward de deux mois pour voir tout le monde se remettre (ou pas) de l’enlèvement de Cordell et Liam par… par qui au juste ?

Vraiment, le premier truc que j’ai à dire sur ce début de saison c’est que je n’ai toujours pas compris qui avait enlevé Cordell, mais l’entendre dire à Liam que désormais, des arrestations ont lieu dans tout l’Etat, ça m’a laissé bouche bée. Quel est le putain de lien ? La seule partie qui me rassure, c’est de voir passer d’autres commentaires de gens regardant la série et étant à peu près aussi paumé que moi avec ce début de saison.

Si on met de côté l’intrigue fil rouge qui a donc été saccagée et est désormais mise de côté à nouveau, je me rends compte que la rivalité avec les Davidson finit par manquer à la série. Ils m’ont beaucoup pris la tête l’an dernier, mais là, ils sont juste mis de côté et évacué de manière tellement rapide que ça en devient grossier. Alors certes, on se garde encore l’ado qui sort avec Stella et le père relou, sauf que ce n’était vraiment pas les personnages que je voulais garder le plus. Dan semble toutefois sur le point de se barrer pour aller aider Denise à ouvrir son propre cabinet, laissant donc le ranch à son fils. Pardon, mais c’est un ado, sérieusement…

Allez, commençons à entrer dans le vif du sujet : Stella n’a plus envie d’aller à la fac. Elle a passé une demi-saison à nous prendre la tête avec son envie d’y aller et de prendre son indépendance, mais finalement, l’indépendance, ça ne lui dit plus. Sans mauvais jeu de mots avec le spin-off (si), c’est à se demander si l’actrice ne s’est pas fait cast out par Katherine McNamara à ce stade.

Bref, Stella parvient dans cet épisode à dire son père qu’elle préfère rester, et moi ça m’a fait grogner de désespoir. Déjà, en début d’épisode, le discours de Cordell pour le diplôme de sa fille, c’était schématique, mais là, c’est vraiment désespérant de voir les scénaristes s’embarquer dans cette voie où elle va rester à vie dans le ranch familial. On aurait pu s’en débarrasser sans que ça ne soit un problème… Maintenant, elle va juste tourner en rond pour devenir ranger à son tour, et au secours, quoi.

C’est d’autant plus pénible à imaginer qu’elle est un boulet incroyable quand il s’agit de récupérer sa voiture. Personne n’a donc remarqué que sa voiture avait disparu depuis deux mois, parce que oui, elle a décidé de cacher qu’on lui avait volé sa bagnole, préférant mentir dans l’espoir de la retrouver. Allez savoir pourquoi, au bout de deux mois, les ados ont subitement une piste sérieuse pour retrouver la voiture.

Franchement, j’avais préféré oublier la médiocrité de cette scène après le deuxième épisode, alors j’étais gêné de voir qu’il fallait y revenir dans ce troisième volet. Stella, August et le copain de la rousse dont je ne retiens toujours pas le nom (Colton) sont donc sur l’enquête et ils finissent par retrouver la nouvelle propriétaire de la voiture.

Son but ? Un petit pimp up de la voiture, puisqu’elle fait désormais des courses avec. Cela n’a aucun sens : on dirait que c’est une pro de la course et que ça fait un moment qu’elle est dans ce délire-là avec ses frères, mais à aucun moment elle n’aurait pu prévoir en commençant à l’arnaquer que Stella aurait eu une telle voiture. Pire, elle n’était pas intéressée du tout par la caisse au départ.

Pire, on nous montre une Stella être capable de voler la voiture en connectant deux trois câbles ensemble avec Colton, parce que c’est bien connu que c’est super simple. PIRE, Stella se fait arrêter en cours de route par la voleuse et elle ne se fait pas tabasser immédiatement ? PIRE : Stella parvient à convaincre que ouin, ouin, il faut lui rendre sa voiture parce que c’est le rêve de son papa de l’emmener en roadtrip avec ????? PUTAIN, mais elle est face à des voleurs qui savent que le père est ranger, A QUEL MOMENT cette crise d’ado geignarde te motive à rendre la voiture ?

Vraiment, c’est désolant de nullité comme intrigue, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de l’épisode désormais. Enfin, ça et Liam qui ironise sur le fait que le ranch est un lieu super sûr pour lui. Je reconnais que c’est à se demander pourquoi ils ont voulu le garder ? La mort d’Emily, Liam qui se prend une balle, Cordell qui se fait enlever ; les caméras l’an dernier… Eh, tirez un trait sur votre baraque, elle vous porte la poisse.

Ce pauvre Liam est désormais en gros choc post-traumatique après son enlèvement. Nous n’avons pas vu grand-chose de ce qui lui était arrivé, mais c’est sûr que c’est suffisant pour être bien affecté. Pas de Ben à l’horizon pour l’instant, ça aurait pourtant pu être intéressant de traiter l’état de Liam à travers sa relation amoureuse. Que nenni. On préfère montrer le contraste avec son frère.

Une fois n’est pas coutume, Cordell refuse de s’écouter ou de parler sentiments avec qui que ce soit. Il reprend donc une vie à peu près normale après deux mois de vacances, retournant au boulot et c’est tout. Tout le monde sait qu’il peut vriller à n’importe quel moment, tout le monde sait qu’il a été torturé, mais Cordell affirme que tout va bien alors tout va bien.

Même Cassie était plus lucide que ça à stresser de devoir de nouveau faire équipe avec Cordell. J’ai trouvé qu’elle était un vrai petit rayon de soleil dans cet épisode ; parce que bordel, moi non plus, je n’aurais pas envie d’avoir Cordell comme partenaire quand on voit tout ce qui lui arrive. Cela dit, Cassie n’ayant pas de bol avec ses partenaires, je ne suis pas sûr que j’aurais envie non plus d’être le partenaire de Cassie.

BREF, j’ai trouvé bien juste la scène où elle remet en cause Cordell et lui avoue qu’elle, elle ne va pas bien. Ce n’est pas suffisant pour que Cordell reconnaisse quoique ce soit, et pourtant, lui, il est toujours hanté par son passé et quelques flashbacks de l’armée. La saison va être longue, vraiment. Je me rends compte que l’épisode n’avait juste pas d’intrigue, une fois de plus…


The Walking Dead – S11E19

Épisode 19 – Variant – 14/20
J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que la série ne foire pas son dernier arc, mais elle ne fait rien pour m’aider, avec une intrigue qui manque sérieusement de logique et qui laisse apparaître en creux des failles scénaristiques importantes, au profit d’un développement pseudo-psychologique beaucoup trop bavard des personnages. C’est dommage, surtout que j’accroche encore à certains autres aspects de la série et que les cliffhangers restent bons !

Spoilers

Eugène est tenu pour responsable de l’émeute et du meurtre de Sebastian, ce qui complique le plan de nos héros.

He can stand as an example to all.

Rien de tel en ce dimanche soir que de me replonger dans cette série. Elle fait partie des rares dans lesquelles je me sens encore à peu près à jour, même si je sais que je suis en retard. Surtout, j’avais envie de voir la suite après un cliffhanger quelque peu violent et sacrément réussi. Bon, après, j’ai rapidement changé d’avis avec la première scène de cet épisode.

Je ne sais toujours pas pourquoi les scénaristes vouent une telle fascination au personnage d’Eugène, mais vraiment, je n’en peux plus de ce personnage et je ne sais pas pourquoi il a eu droit à son propre résumé. Moi qui disais que j’aimais bien les discours de Judith, je suis dépité de voir que cet épisode se concentre sur toute l’intrigue d’Eugène depuis son arrivée dans la série.

Même en version express, ce n’est pas passionnant. Quand on en revient enfin au présent, c’est pour mieux retrouver Eugène, incapable de rester avec Max dans le mouvement de foule. Pour une fois, ce n’est pas vraiment de sa faute, on va dire. Par contre, un truc qui est de sa faute et duquel on l’accuse, c’est le meurtre de Sebastian. Franchement, ça ne s’est pas exactement passé comme ça. Il n’empêche qu’Eugène est sauvé de justesse par Daryl dans la foule.

C’est un bon move de sa part, parce que la vengeance de Pamela se concentre justement sur lui. Elle sait bien que son fils était un connard, elle en a conscience et le reconnaît, mais il lui faut bien un responsable pour la mort de son fils. Comme son chef de sécurité est le frère de Max, elle décide d’épargner sa plus si fidèle assistante pour se concentrer plutôt sur Eugène. À défaut de le retrouver immédiatement, elle fait arrêter tous ses amis et alliés potentiels.

C’est l’occasion d’une bonne scène pour Rosita, qui se retrouve du mauvais côté de la loi cette fois encore. Et face à elle, c’est Mercer qui est envoyé pour l’interroger et savoir ce qu’elle faisait pendant l’émeute. Bien sûr, il sait déjà que Rosita et Eugène se sont parlés juste avant celle-ci, mais ce n’est pas exactement comme si elle pouvait vraiment aider Mercer. Il lui demande de prévenir Eugène qu’il peut encore se rendre pour que ce ne soit pas trop compliqué pour tous de continuer à vivre selon le plan prévu… mais malheureusement, Rosita dit la vérité quand elle dit ne pas savoir où est Eugène.

Bien sûr, le fait qu’Eugène soit subitement recherché mène à un autre problème : le Commonwealth n’a plus trop envie de voir partir tout leur groupe. Ils n’ont pas les moyens de tous les garder prisonniers pour autant : Mercer laisse donc partir Rosita, qui se rend aussitôt dans l’Eglise où est réfugié Eugène.

C’est ridicule. Il suffit de suivre Rosita, franchement. Il y a plus ridicule malgré tout : Eugène. COMME TOUJOURS. Le voilà qui veut désormais retrouver sa « dulcinée » malgré les avis de recherche qui s’acharnent contre lui. Franchement, à ce stade, j’ai du mal à comprendre comment il peut être accusé de meurtre quand n’importe quel témoin a très bien vu qu’il s’agissait de légitime défense.

La série se souvient aussi de l’existence de Princess dans cet épisode. C’est chouette de la revoir, mais c’était difficile de ne pas être saoulé de la voir prendre la défense d’Eugène là. Je ne comprends pas trop pourquoi tout le monde s’acharne lui – à quel moment peut-on penser qu’Eugène est celui qui a fait entrer les zombies ? Et même l’émeute, quoi, il n’a fait que passer un message qui disait la vérité. Je ne sais pas, ça ne me paraît pas assez solide tout ça : comment les gens sont-ils passés de « on déteste Sebastian et Pamela » à « Il faut arrêter Eugène » ?

Le mystère reste entier, mais en attendant, Max finit par être retrouvée par la milice de Pamela et ramenée auprès de son frère. Pour la sauver, Mercer propose de la faire parjurer, de trahir Eugène et d’expliquer qu’elle n’était plus elle-même parce qu’elle avait oublié ses médicaments. Cela fait beaucoup d’un coup, tout de même. Elle refuse bien évidemment, en profitant pour clasher son frère sur leur père qui aurait probablement eu honte de lui. Sympa.

Elle est toujours plus intéressante, courageuse et utile qu’Eugène au moins. Non parce que pendant que Max se fait arrêter devant Rosita, Eugène ouvre les fenêtres de l’Eglise et hésite à se barrer. J’ai beaucoup aimé voir Daryl ne pas essayer de le retenir quand Eugène envisage de partir, il était temps de le mettre face à ses idioties permanentes.

Non seulement les scénaristes se souviennent de Princess, mais en plus, ils se souviennent aussi qu’elle est censée être pote avec Ezekiel. Ils sont donc arrêtés ensemble, puis ils partagent une scène pour évoquer leur futur. Il n’envisage toujours pas de quitter le Commonwealth, malgré tout ce qu’il se passe, et elle a du mal à le comprendre. Pourtant, elle, elle a Mercer. Il est donc difficile de faire un choix et de savoir à l’avance ce qu’elle décidera.

Elle choisit de quitter le Commonwealth, mais ce n’est pas évident quand elle sait clairement que Mercer est un type bien pour elle. Le problème, c’est qu’il ne peut pas faire grand-chose pour sauver la vie d’Eugène et qu’à part se plaindre que sa vie n’est pas facile, il ne fait pas grand-chose de cet épisode tout court. Il n’en faut pas plus pour que je décroche parce que Princess se décide à nous raconter toute son enfance là, mais quel est l’intérêt putain ? Bref, elle se barre finalement.

En parallèle de tout ça, la série nous propose aussi un approfondissement de la psychologie de Pamela, mais ça ne m’intéressait pas plus que ça de la voir pleurer sur le cadavre de son fils et attendre qu’ils deviennent un zombie pour enfin l’abandonner. Le pire, c’est qu’une fois qu’elle le fait, on la retrouve au moment où elle rend visite à Hornsby. Quelle flemme.

Laissez-le pourrir dans sa prison, lui. Bon, elle envisage encore plus pour lui : elle décide qu’Hornsby est le seul vrai responsable de la mort de Sebastian. Pourquoi s’acharne-t-elle encore sur Eugène ? Mystère. Elle préfère accuser son ancien bras droit du crime, à raison déjà : ce sont ses employés qui ont libéré des zombies dans la ville. Apparemment, tout le monde s’en contrefout de savoir qu’il y a des meurtriers n’hésitant pas à laisser des zombies dans les rues au Commonwealth, mais Eugène qui tue Sebastian, c’est vraiment grave.

Ah bordel, ça m’énerve ! J’ai envie que cette fin de série soit bien, mais vraiment, c’est trop creux. Et Pamela qui se met à faire un tirage 50/50 pour savoir si elle épargne la vie d’Hornsby là, c’était ridicule. Elle lui épargne donc la vie pour mieux l’enfermer avec Sebastian et un cadavre chaud. A lui de faire en sorte de survivre en nourrissant Sebastian. Moui.

Reste à régler le problème de Max et Eugène. Ce dernier refuse de partir sans elle : il dit donc au revoir à Daryl et surtout à Rosita. Bien sûr, Rosita n’accepte pas ce départ, mais pour une fois, Eugène porte ses couilles et ne lui laisse pas le choix. C’est une bonne chose : Eugène peut ainsi se rendre à la milice et confesser de ses « crimes », prenant aussi la décision d’innocenter complètement Maxine. C’est une surprise, c’est rare de voir Eugène faire de vraies actions héroïques.

Il est dommage tout de même qu’Eugène prenne cette décision pseudo-héroïque en se sacrifiant dans le vent. On sait bien que ça ne change rien ce suicide. Il termine son épisode en prison, tandis que Rosita s’apprête enfin à quitter le Commonwealth. Malheureusement, les scénaristes tiennent vraiment trop à ce nouveau lieu pour l’abandonner apparemment : Rosita est attaquée par deux hommes qui parviennent à lui enfiler une cagoule ; même si elle se défend toujours aussi bien.

Pendant ce temps, nous suivons le groupe d’Aaron, Jerry, Lydia et Elijah dans leur aventure. Ils se rendent d’une communauté à l’autre, mais sont déviés de leur chemin quand ils croisent quelques zombies. Un accident tout bête fait que Jerry se blesse à la jambe et tout le groupe s’arrête alors dans un petit village fortifié où… personne ne les attend ?

C’est étrange un tel lieu laissé à l’abandon en pleine apocalypse zombies ? Il devrait au moins y avoir un groupe pour protéger les lieux. J’ai du mal à comprendre et je suis plutôt team Jerry qui remarque à quel point c’est un lieu stratégique. En même temps, difficile d’être dans une autre team, entre Elijah & Lydia qui n’assument pas d’être un couple (merci Lydia) et Aaron qui est frustré de ne pas réussir à tailler son arme.

Allez comprendre pourquoi il est de mauvaise humeur, là, mais en tout cas, il se décide à jouer les conseillers sentimentaux pour Lydia. Il sent bien que son problème avec Elijah est la peur de l’attachement alors il se met, contre toute attente vraiment, à lui parler d’Eric. Pardon ? Les scénaristes se souviennent donc de l’existence d’Eric ? Et de l’homosexualité d’Aaron ? Et ils leur donnent une backstory mignonne après tout ce temps ?

C’est complètement fou. En plus, il est de bons conseils : il explique à Lydia qu’elle ferait mieux de profiter du temps qu’elle a pour elle avec lui plutôt que de le faire languir et de vivre ensuite dans les regrets. En plus, elle manque de peu de rester coincée dans les regrets avec la fin de l’épisode qui voit un rôdeur – un zombie donc – se retourner sur leur passage, puis ouvrir les grilles qu’Aaron et elle avaient bien fermées.

Pire encore : Lydia et Aaron sont forcés de réveiller Elijah et Jerry car ils sont entourés par des zombies, et par des Chuchoteurs ! Il y a en effet un zombie qui s’avère capable d’ouvrir une porte, puis de monter à une échelle. C’est complètement terrifiant, mais ça l’est encore plus quand Aaron découvre qu’il ne s’agit pas d’un Chuchoteur, mais bien d’un zombie. Un zombie capable d’ouvrir les portes et monter les échelles, comme dans les pires rumeurs existantes.

Le lendemain matin, le groupe ne s’en remet toujours pas, mais reprend la route. Il y a tout de même une belle différence : Lydia et Elijah sont désormais en couple ; tandis qu’Aaron verrait bien Jerry en roi, comme Ezekiel l’était à une époque.