Walker – S03E07

Épisode 7 – Just Desserts – 14/20
La série remonte clairement la pente avec cet épisode : ce n’est toujours pas l’enquête policière qu’on pourrait attendre d’une série nommée « Texas ranger », mais je m’éclate bien face au drama familial proposé par la série pour ce dernier épisode avant leur pause. Et en plus, petit bonus : me voilà à jour dans la série… à temps pour son retour la semaine prochaine.

Spoilers

C’est l’heure de Thanksgiving – et donc de la pause de mi-saison avec un bon cliffhanger.

Allez, on est le 4 janvier, mais joyeux Thanksgiving. L’épisode commence avec un drôle de filtre sombre, et pourtant, il n’est pas question de flashback ? C’était étrange, mais c’est peut-être la qualité de l’épisode qui est moins bonne, tout simplement. Peu importe franchement, c’est Walker, je ne cherche pas la perfection.

Les scénaristes non plus apparemment : on oublie de nouveau le côté procédural de la série pour passer plus de temps à fêter Thanksgiving. C’est plutôt logique, mais de là à voir Liam, Cordell et leur père partir à la chasse le jour même… Evidemment que c’est une catastrophe et qu’il ne parvienne pas à trouver leur dinde. En plus, franchement, Cordell insiste tellement pour dire à sa mère que le dîner sera mis à temps sur la table qu’on sait très bien que ce ne sera pas le cas, franchement.

Autrement, Ben et Cassie sont évidemment invités chez les Walker, et on les retrouve en pleine dispute. Ils ont beau aimer les Walker, ils n’ont pas envie pour autant de passer toute la journée avec eux apparemment. Liam est pourtant si heureux d’avoir son mec au ranch qu’il ne s’est pas posé la question de ses traditions familiales à lui : Cassie et Ben ont l’habitude d’aller au centre commercial pour le Black Friday.

Malgré cela, Cassie décide d’inviter son +1 au ranch Walker. Oui. Cela n’a aucun sens, mais c’est pire quand on sait de qui il s’agit : Cassie continue de parler avec Kevin durant cet épisode. Je ne pense pas accrocher à ce couple sur le long terme, mais ça fait plaisir de la voir sourire et être heureuse après son Miles là. La voilà donc qui, pour un premier rencard, invite Kevin chez les Walker, avec toute la famille… mais aussi James, parce que pourquoi pas ? Tout le monde invite son patron pour Thanksgiving après tout, et tout le monde gaffe sur un nom qu’il n’est pas censé connaître parce qu’il a ouvert des preuves à ne pas ouvrir… pfiou.

Bon, dans tout ça, Cordell veut absolument que leur Thanksgiving pour convaincre Stella de rentrer à la maison, parce que c’est nécessaire, hein. Pas de bol pour lui, l’adolescente n’a toujours pas envie de le voir. Pour une fois, j’arrive à la comprendre, franchement. Pour une fois aussi, la série propose une intrigue à peu près réaliste. Non, ce n’est pas la partie où Stella et Colton gèrent le bar qui est logique, mais le fait que la ville décide de faire fermer le bar suite à la soirée d’August. Après tout, il y a eu de l’alcool servi à des mineurs.

Ce rebondissement la force finalement à retourner au ranch alors qu’elle ne voulait pas y mettre les pieds, et ça provoque un moment gênant (donc sacrément drôle) où Cordell est heureux de retrouver sa fille… Tout ça pour qu’elle l’envoie bouler, alléluia ! Elle a d’autant plus raison qu’elle le fait après avoir appris qu’August a récupéré sa chambre. Cet ado est incroyable : il a réussi à se débarrasser de sa sœur et a récupéré la chambre qu’il voulait, en ayant son père de son côté. Joli coup.

La confrontation avec Stella était ainsi une des scènes que je me retrouvais à attendre ? C’est fou cette affaire ! Je déteste ces personnages, mais ils sont finalement les plus intéressants dans cet épisode. C’était franchement l’affaire familiale la plus intéressante, parce que le coup de la tempête, de la coupure de courant, de l’arbre qui tombe sur la maison, brise une vitre, gâche le dîner, mais est débarrassé entre deux scènes de trente secondes… J’ai ri plus qu’autre chose.

Le message était clair et prévisible : l’important, c’est la famille ; tout se passe toujours bien, blablabla. L’histoire d’Abby ayant perdu sa mère à Thanksgiving ne nous disait pas autre chose finalement. Mieux encore : Stella reste finalement pour le dîner puisque les routes sont fermées. C’était too much, comme l’ensemble du dîner…

A défaut d’avoir eu un épisode avec une intrigue policière, on a au moins un bon drama familial. C’est fou quand même comment les épisodes de Thanksgiving finissent toujours comme ça : tous les secrets explosent, et c’est finalement Abby qui remet August à sa place – et Cordell est remis lui aussi à sa place au passage. Devant l’intégralité du casting de la série (sauf Tray, faut bien un ranger qui bosse, et Geri, on verra en deuxième partie de saison !).

Et il peut sortir les rames pour se réconcilier avec Stella autant qu’il veut, elle n’est pas prête à lui pardonner. C’est elle la bitch de l’épisode, finalement, pas la grand-mère comme August le dit. Malgré cette insulte odieuse, August n’est pas franchement réprimandé par son père comme il se doit. Il le sera par la vie : Abby fait un malaise qui n’annonce rien de bon vu la manière dont il a lieu. C’est dommage : c’est un des rares épisodes où je la trouvais vraiment intéressante et la voilà qui s’étale comme une crêpe après avoir enfin remis les pendules à l’heure.

Bon, c’était évidemment le cliffhanger et je mets la charrue avant les bœufs. Les bœufs ? Ben, ce sont les autres intrigues : Ben & Liam sont mignons en couple, Cassie et Kevin, je n’accroche toujours pas. Et James souhaite parler avec Cordell et Cassie de taf, ce qui semble suggérer qu’il sait qu’ils ont ouvert le caisson de preuves qu’ils ne devaient pas ouvrir dans le pire épisode de ce début de saison.

Le timing va rester mauvais après ce malaise d’Abby cependant. Comme l’actrice a été pas mal absente du début de saison, je me demande si elle n’a pas juste envie de partir à la retraite. On verra bien.


Walker – S03E06

Épisode 6 – Something There That Wasn’t Here Before – 12/20
C’est moins mauvais que l’épisode précédent et je me dis ainsi que j’ai bien fait de reprendre mon visionnage de séries par cet épisode. Il fallait bien reprendre quelque part, autant le faire par la série qui m’a propulsé dans ma panne. Autrement, les intrigues avancent, mais je reste toujours aussi confus par rapport à ce début de saison 3 qui n’arrive pas à expliquer clairement ses enjeux. C’est bien dommage.

Spoilers

Cordell et Liam parlent enfin, contrairement à Cordell et Stella, qui ne parviennent plus à communiquer.

Après l’épisode précédent qui était absolument horrible à bien des égards, j’ai eu du mal à me lancer dans celui-ci. Eh, limite, je peux accuser la série de m’avoir provoqué une panne de séries plus violente que jamais – je pense que c’est la première fois en vingt ans que je passe un mois en voyant (quasiment) aucun épisode de série. Comme il faut soigner le mal par le mal, je me suis dit que j’allais reprendre les séries avec cet épisode…

Et je l’ai vite regretté. Déjà, je me suis rendu compte que j’avais déjà regardé le début de la première scène, mais que j’avais arrêté parce que j’avais eu un coup de téléphone de genre deux minutes. Je n’ai jamais terminé l’épisode ensuite : ça en dit long. Cordell est juste insupportable, et ce n’est pas le retour d’Abby qui m’aide à le voir autrement qu’un énorme imbécile.

Toute la famille Walker semble considérer normal d’engueuler Stella pour la fête sans jamais prendre le temps d’écouter ce qu’elle a à dire – et ce n’est pas comme si August allait défendre sa sœur. Franchement, la série réussit un coup de maître : me voilà prêt à défendre Stella tellement tous les autres la traite comme de la merde, alors que ça fait plus de deux saisons que je hurle ma détestation de ce personnage qui prend toutes les décisions les plus stupides possibles.

August n’a jamais été bien malin non plus, mais il surpasse sa sœur cette fois-ci. Le pire, c’est encore que Stella prend le temps d’écouter ses reproches et qu’on semble vouloir nous justifier le fait qu’August agit ainsi parce qu’il ne supporte pas de voir sa sœur bloquée à Austin. Je veux bien qu’elle soit chiante à vouloir choisir sa vie et prendre ses décisions là, mais faut pas abuser, il est juste dans l’abus le plus total.

Pourtant, Stella semble ignorer le problème, Abby aussi, Cordell n’en parlons pas. On nous impose à la place une petite explication sur le passé d’Abby et sa relation avec son frère… Purée, ça y est, je regrette les épisodes où l’actrice n’était pas là. Je suis vraiment en train de sombrer dans un hate watch qui n’est pas exceptionnel.

Limite, voir Geri en train de faire sa valise plus grande qu’elle était plus intéressant ? Les scénaristes planifient pourtant une nouvelle intrigue concernant Hoyt avec elle, et ils en profitent pour trouver une raison d’être à Colton, qui récupère le bar. Pas mal pour un adolescent : il se retrouve avec un bar et avec l’appartement de sa tante, qui est aussi gigantesque et hors proportion rationnelle que la valise.

Les scénaristes ont autrement décidé que Liam allait avoir du mal à se remettre de la prise d’otage de début de saison. Je suis partagé face à ce choix : c’est en soi une excellente chose de voir un personnage subir un stress post-traumatique… mais bon, la manière dont c’est présenté, avec des petits flashbacks à la limite du noir et blanc et le personnage qui s’écoute parler avec un acteur qui ne joue vraiment pas de manière merveilleuse son traumatisme, ça ne m’a pas aidé à accrocher à l’épisode.

Le voilà donc qui s’effondre bien rapidement parce qu’il est traumatisé non par la douleur, mais par les jeux d’esprit qu’il a dû subir. On découvre ainsi que pendant que Cordell était interrogé, Liam a dû creuser une tombe pour son frère, pensant qu’il était vraiment mort. Mais ? Ca ne colle pas du tout niveau chronologie cette affaire : à quel moment Liam aurait-il eu le temps de vivre tout ça pendant les scènes de Cordell ?

Et pourquoi Cordell n’apprend ça que maintenant ? Genre, que Liam ne lui en parle pas admettons, mais il y a tout de même eu un cadavre à déterrer dans l’affaire, non ?

Pendant ce temps, la série se souvient enfin qu’elle est censée être une série de ranger. Bon, bien sûr, on a une intrigue qui n’est pas à proprement parler une enquête puisqu’on nous envoie Tray et Cassie sous couverture pour protéger le maire et son chief of staff. Ce dernier, Kevin, est assez insupportable et nous drague Cassie, censée la protéger, et ce n’était pas glorieux à première vue.

Pourtant, en cours de route, c’est redevenu intéressant : après un faux rebondissement prévisible, le Kevin s’étale en effet en plein milieu d’une salle de réception, alors qu’il était censé être protégé par Cassie. Pas d’inquiétude : elle n’a pas mal fait son travail ! Il a juste été contaminé AVANT qu’elle ne soit mise sur ce job.

En effet, il a lu une lettre destinée au maire avec ce que Cassie devine rapidement être un gaz neurotoxique. La similitude avec l’enlèvement de Cordell en début de saison fait tilt dans sa tête (moui) et elle le contacte aussitôt… ce qui permet d’en revenir à nouveau sur cette intrigue. Je ne sais toujours pas pourquoi Cordell a été enlevé après tout, peut-être qu’on va enfin le comprendre ?

En attendant, ça tombe bien cet enchaînement d’événements : Cordell était justement à l’hôpital psychiatrique ! Il est ainsi juste à côté de là où les méchants préparent probablement leur plan de grands méchants avec du gaz neurotoxique.

Cassie et Tray le rejoignent aussi vite que possible, mais heureusement, Cordell a un partenaire de talent avec lui : Liam. Ainsi, quand Cordell se fait empoisonner par une étrange substance, seul Liam est capable d’intervenir et de lui donner une seringue « antidote » sans savoir absolument de quoi il s’agit. Entre temps, Cordell a eu le temps de sauver son honneur en se battant avec le type l’ayant empoisonné et Liam a tué ce méchant qui, comme par hasard Balthazar, était justement le type qui l’avait fait enterrer Cordell quelques mois plus tôt et qui n’avait toujours pas été arrêté – contrairement à ce qu’on nous vend depuis quelques épisodes.

Cette phrase était trop longue, mais il faut en comprendre que je suis déçu de voir que ce méchant qui avait un peu de potentiel est si vite éliminé. Il ne sert finalement à rien, quoi, et on n’en sait pas plus sur la vraie raison pour laquelle Cordell a été enlevé.

La bonne nouvelle, c’est qu’il prend enfin le temps de parler et reconnaître ses failles auprès de Liam et qu’on devrait en terminer avec cette intrigue. On la remplace cependant par la brouille entre Stella et Cordell, et ça ne me dit rien qui vaille non plus.

Stella quitte donc le ranch familial pour aller vivre avec Colton. Et sinon, au cas où, Kevin survit et continue de draguer Cassie… à voir si ça aura un intérêt plus tard ou non.


Manifest – S04E03

Épisode 3 – High Flight – 14/20
La série reste franchement égale à elle-même, avec des moments comiques malgré eux et des mystères qui continuent de se dévoiler en nous laissant face à un stock toujours plus grandissant de questions auxquelles il faudra bien répondre un jour. C’est toujours le même problème, donc, une réponse laisse place à au moins trois questions. En même temps, c’est savoureux… C’est juste dommage que les personnages ne soient pas à la hauteur.

Spoilers

Ben fait rouvrir l’enquête sur Eden, Michaela poursuit un Appel tonitruant.

Flight 828, the gift that keeps on giving

Plus je vieillis, plus le temps semble passer vite. Finalement, je me sens presque comme un passager du vol 828 : c’est dingue de me dire que ça fait deux semaines, déjà !, depuis que j’ai entamé cette nouvelle saison. Il est donc plus que temps de la continuer, de manière à avoir quelque chose à poster en fin de podcast. Cela fait toujours son petit effet un article post podcast, non ?

Probablement pas, mais j’ai mes habitudes, que voulez-vous ? Allez, reprenons la critique parce que j’ai lancé l’épisode pendant que j’écrivais tout ça, tout de même. L’épisode recommence par un petit Appel pour Eden, qui se met à dessiner les cendres volcaniques qu’elle voit. Elle est désormais avec Angelina à l’étage d’une maison, celle d’Adrian qui fait tout ce qu’il peut pour que les deux invitées soient le plus discrètes possibles.

Adrian continue d’avoir envie, malgré tout, qu’Eden soit réunie avec les Stone – et il a toujours du mal à se faire à la vision complètement allumée d’Angelina. Il n’est pas ravi de l’héberger, elle, parce qu’elle met en danger tout son programme d’aide et les réfugiés qui sont déjà chez lui.

De son côté, Ben est en train de péter un câble pour retrouver Eden, comme à sa nouvelle habitude. Cette fois-ci, il est difficile de ne pas le comprendre par contre : il était vraiment à ça de réussir à la retrouver. Michaela a beau essayer de le calmer et de le raisonner, Ben n’en fait qu’à sa tête : il veut absolument que l’enquête soit rouverte au plus vite.

Jared n’est que moyennement convaincu quand il se rend compte que tout le commissariat va lui tomber dessus quand il va demander la réouverture de l’enquête. Cependant, Ben a vraiment des éléments pour que ça se fasse, cette fois, alors il ne peut rien dire. Ben et Michaela se rendent ainsi au commissariat où ils retrouvent la coéquipière de Michaela (enfin, l’ancienne) et Jared, à nouveau.

Par contre, alors que les policiers interrogent Ben, Michaela abandonne son frère pour suivre la piste de son Appel. Elle se rend en effet compte que le capitaine de l’avion attire la foudre à lui – elle entend le tonnerre, ils voient tous les deux l’éclair, et hop, Michaela est sur la piste d’un nouvel Appel pour son lifeboat de merde.

Sans trop de surprise, Amuta, le capitaine, n’est pas ravi de voir débarquer Michaela dans sa vie avec sa certitude qu’ils doivent gérer l’Appel. Pendant ce temps, Cal se retrouve avec une cicatrice qui le fait, selon sa sœur, ressembler à un vrai badass. Et si c’était cool de voir les jumeaux enfin avoir une scène où ils peuvent être des jumeaux partager des souvenirs d’enfance ou être des ados idiots, je me dis que la série n’était peut-être pas si mal sans tout ça. Surtout que, bon, Cal se retrouve à ne pas avoir été en cours pendant cinq ans, quoi.

Lui aussi entend l’orage de Michaela, mais il a d’autres chats à fouetter : Saanvi lui demande de passer au QG pour son histoire de cicatrice, mais aussi pour lui faire entendre ce qu’elle entend sur la boîte noire. Cal peut bien l’entendre, mais Vance non. Cal ne fait toutefois pas que l’entendre : son nouveau tatouage/cicatrice se met carrément à bouger.

Ce n’est pas ça, pourtant, qu’ils racontent en premier quand ils retrouvent Michaela, préférant se concentrant sur les quelques secondes d’enregistrement audio apparues sur la bande son de la boîte noire. Saanvi les identifie vite comme un enregistrement de tous les Appels de la série – j’aurais dû m’en souvenir, moi aussi.

Assez vite, Michaela leur raconte ce qu’il s’est passé avec le pilote préférant lui foutre un vent que lui venir en aide. Elle peut heureusement faire appel aux ressources de Vance pour empêcher à Amuda de s’envoler loin de New-York. Celui-ci débarque donc à leur QG – gentiment surnommé le Nid ? – pour se plaindre et… leur venir en aide, même si on ne sait pas bien pourquoi il se laisse convaincre par Michaela malgré son absence d’argument.

La série continue de ne pas perdre de temps au moins : rapidement, Amuda découvre tous les appels sur la bande son et l’enregistrement vidéo du pilote qui a disparu d’Eureka. L’avantage, c’est qu’il nous fait avancer sur ce qu’il s’est passé dans le cockpit : ils ont vu des éclairs un peu partout, une boule de lumière d’éclairs et… ils ont foncé dedans. Oui, oui, Daly, le pilote, a décidé de mener son avion dans la boule d’électricité.

Amuda est donc sûr qu’ils sont tous morts à cet instant, et c’est étrange comme tout à ce stade : pourquoi ne pas l’avoir dit dès qu’ils étaient revenus, si c’est ça ? C’est à peu près la question que Saanvi et Michaela se posent elles aussi, mais pour une fois, les scénaristes ont une vraie réponse : Amuda espérait pouvoir récupérer son job, tout simplement. Et clairement, dire qu’il a foncé dans des éclairs, ce n’est pas dingue.

Contre toute attente, ça avance à nouveau à toute vitesse grâce à Cal : il parle un peu avec Amuda, lui expliquant que lui aussi, il a vu la boule de lumière depuis le côté de l’avion. Tout le monde comprend donc que la boule de lumière digne des 4400 les a pourchassés, et non l’inverse. Cela renverse la tendance, mais ce n’est pas tout : Cal a soudainement un flashback quand Amuda cite un poème qu’il partageait avec Daly pour parler de la quiétude suivant l’immense flash de lumière blanche.

Dans ce flashback, nous apprenons un peu plus ce qu’il a fait au cours de la fin de saison précédente. Apparemment, il a eu l’occasion de parler avec le pilote de l’avion – qui lui a parlé aussi de ce poème. Cal voulait toutefois retourner en arrière, parce qu’il espérait pouvoir sauver sa mère. C’est un échec, ma foi. L’autre échec, c’est Daly voulant empêchant Cal de repartir, quand Fiona (mais d’où sort-elle ?) affirmait que Cal avait déjà la réponse en lui et pouvait repartir.

Comme toujours, la série avance donc beaucoup… mais recule tout autant. Cal a eu les réponses, il en a de nouveau ; il abandonne sa couverture de Gabriel auprès d’Amuda aussi ; mais il lui manque la clé pour comprendre ses réponses. En tout cas, quand il a re-disparu, il a rejoint à nouveau l’avion… je me demande où se retrouvent les gens qui disparaissent en se noyant, là.

En parallèle, Ben poursuit sa quête pour retrouver Eden avec Jared et Drea. Les choses vont assez vite, avec les flics l’emmenant dans la bibliothèque publique où Angelina était. Sur place, il a aussitôt un Appel qui l’emmène dans un volcan – Appel qu’il partage avec un petit prisonnier parce que pourquoi pas – et des informations précieuses. Il impose même à la bibliothécaire de céder son ordinateur pour la police scientifique sans vraie autorisation, parce qu’il veut retrouver sa fille, qu’Angelina a effacé l’historique de l’ordinateur (dans une bibliothèque publique, il n’y aurait aucune autre trace ??) et que la police ne peut pas mener son enquête sans que Ben ne soit là, apparemment.

Quoiqu’il en soi, Ben rentre bredouille chez lui. Bon, il obtient quand même un dessin de sa fille, dessin qu’il voit ensuite apparaître sur le toit de son grenier. C’est déjà ça de pris. Le dessin s’efface toutefois lorsqu’Angelina décide de jouer avec « sa fille » plutôt que de la laisser dessiner. Maligne malgré elle. Le jeu est pourtant bien du dessin : elle essaie de faire en sorte qu’Eden lise dans ses pensées, apparemment, et dessine la même chose qu’elle.

Son but ? Prouver qu’elles sont connectées l’une et l’autre. L’avantage, c’est que Ben continue de voir tous les dessins de sa fille apparaître les uns après les autres. Eden se met à dessiner des croix et des insectes, et ça fait pleurer de joie Ben, carrément. Olive, elle, essaie de venir en aide à son père pour mieux le voir dessiner au plafond comme un cinglé.

Ce ne doit pas être évident d’être Olive tous les jours, mais bon… En flashback, on découvre qu’elle s’est fait dégager par son père parce qu’elle était trop maladroite. Dans le présent, elle est à ça de se faire dégager aussi quand elle ne comprend pas ce que fait son père… Avant de le comprendre subitement : Eden dessine la chanson que Cal chantait le matin même. Olive en arrive à conseiller à son père de dessiner ce qu’il voudrait qu’Eden dessine.

Et ça fonctionne : elle écrit « papa » dans ses céréales, Angelina pète un câble et oublie le fait qu’elle devait être discrète. Elle est évidemment entendue par une des réfugiées d’Adrian. De son côté, Adrian, lui, essaie d’obtenir conseil auprès d’Eagan. Si ce dernier lui confirme qu’Angelina est dingue, il lui fait aussi remarquer qu’elle pourrait le faire tomber pour meurtre. On fait du surplace. Jared aussi fait du surplace avec l’enquête sur la disparition d’Eden, et ça semble de plus en plus compliqué à vivre pour Ben.

Olive est toujours là pour le remotiver, au moins. Après lui avoir dit d’abandonner, c’est culotté de sa part, mais bon… pourquoi pas. Le problème, c’est que Ben a récupéré sa foi envers les Appels, et ça, ça me fait bien chier.

En fin d’épisode, Adrian décide d’offrir une poupée à Eden, en signe de sa bonne foi et parce qu’il a pris la décision de les héberger plus longtemps. Il est toutefois flippé de ce que pourrait faire Angelina, alors ça ne durera probablement pas.

Il est alors temps de passer aux cliffhangers de l’épisode, après une petite scène émotions pour Michaela espérant retrouver son frère et copilote : Saanvi avance dans son enquête sur les sons ULF en les reliant aux paons, Ben a de nouveau un Appel avec de la poussière… et un appel sur son téléphone. Eagan l’appelle de prison – et il n’y a pas de « ceci est telle prison blablabla » – pour lui révéler où se trouve Eden. J’imagine qu’il ne le fera pas comme ; pas sans être libéré d’une façon ou d’une autre de toute manière.

 

The Walking Dead – S11E24

Épisode 24 – Rest In Peace – 17/20
Il est possible que cette fin de saison manque vraiment de surprises, parce que tout se met en place à peu près comme je l’attendais, avec quelques petits bonus en clins d’œil à des situations plus vues depuis un moment, on va dire. On ne remerciera pas les annonces de spin-off depuis plus d’un an ayant retiré une grande part du suspense et rendant insipide certains passages, on dit tout de même au revoir à une bonne partie du casting et des personnages que je préférais. Reste en paix, mais pas trop, t’es une série de zombies et toi non plus, tu ne crèves pas, The Walking Dead.

Spoilers

Il est temps de renverser Pamela et de dire adieux à (une partie de) ce casting.

 

We all deserve better than this. You built this place to be like the old world, that was the fucking problem.

Franchement, j’avais pris l’habitude d’avoir l’épisode en avance, et commencer ma semaine, un lundi matin par le tout dernier épisode d’une série suivi depuis plus de dix ans, c’est super étrange comme ambiance. De toute manière, peu importe : j’ai la chance d’avoir un emploi du temps qui me permette de voir cet épisode ce matin, quitte à avoir bossé un dimanche. Bon, cela dit, il ne faut quand même pas que je m’éternise.

Cet épisode non plus, d’ailleurs. Il reste beaucoup de choses à gérer encore l’air de rien, et c’est donc pour ça qu’il faut moins de trois minutes pour en arriver au générique. L’épisode reprend sans trop de surprise avec Daryl apportant Judith à l’hôpital du coin. Pas de bol pour lui, il est accueilli par des Stormtroopers qui sont toujours contre lui.

Allez savoir pourquoi, personne ne tue Daryl pour autant. Ils ont d’autres zombies à fouetter, mais bon, ça aurait bien plus logique de le tuer plutôt que de le laisser pour mort, non ? Ils ont sûrement compté sur les zombies pour s’en prendre à lui, mais c’était sans compter sur Judith qui se réveille et trouve assez de forces pour protéger sa vie en fermant une porte, quitte à déplacer une table pour ça. C’était une bonne manière de commencer l’épisode, même si le suspense n’était pas entièrement là pour autant. Je veux dire, on se doute bien qu’ils vont survivre Daryl et Judith.

En plus, l’épisode fait une erreur assez grossière dès le départ, après son générique : on se retrouve en effet dans la ruelle où nos héros sont pris d’assaut. Le problème ? Ben, Jules se fait dévorer par les zombies, Luc se fait mordre… et je ne dis pas, c’était triste pour eux et un peu choquant pour nous, mais concrètement, ça nous envoyait le signal qu’ils étaient de retour juste pour se faire bouffer. C’était chouette de les revoir dans l’épisode précédent, mais si c’était simplement pour avoir du vivier à tuer, c’est dommage.

En plus, il aurait été plus crédible de perdre au moins un autre personnage, vu la situation. Là, finalement, tout le monde semble s’en sortir et atteindre l’hôpital, où Daryl est pris en charge par Carol avant d’être laissé en salle de repos. Judith y est également. Elle est sacrément blanche, avec du sang en moins, mais elle respire encore. C’est déjà ça. Pendant ce temps, Luc est désormais cul-de-jatte et tout le monde s’inquiète de savoir s’il pourra survivre au choc et à la perte de sang. Il n’y a plus de médecin à l’hôpital, puisque Pamela a déserté, et ce n’est pas gagné du tout.

Il a tout plein de pleureuses autour de lui, et il a le droit de bien douiller avant d’y passer définitivement. Oui, Luc meurt après avoir survécu à la ruelle, des suites de ses morsures. C’est au moins beau : il est entouré de toutes ses amies et de tout son groupe, et ça permet une forme de conclusion à leur groupe – une conclusion à laquelle je ne m’attendais pas forcément en commençant cet épisode, c’est vrai.

Le moment émotion doit cependant être vite évacué, lui aussi, parce qu’il y a beaucoup à gérer. Carol est comme toujours celle qui fait le plan de base pour chacun d’entre eux. Daryl se propose de transfuser son sang à Judith et reste ainsi à l’hôpital un moment, tandis que le reste de groupe fait tout ce qu’il peut pour protéger l’hôpital de l’invasion de zombies.

En parallèle, Princess et Maxine se rendent à la prison pour libérer comme elles peuvent Mercer. Cela faisait plaisir de les revoir en vie, et c’était chouette d’avoir quelques moments romantiques aussi, mais on sent là aussi que le but était d’évacuer au plus vite ces aspects de l’épisode final pour vraiment proposer une histoire qui nous transportera ailleurs au plus vite.

Mercer récupère vite son armure et, dans le même genre de scènes expéditives, parmi les zombies qui infiltrent Alexandria, nous retrouvons Aaron et Lydia. Ceux-ci sont transportés à l’hôpital, sans nouvelle de Jerry ou Elijah, tandis que Rosita, Gabriel et Eugène sont chargés de retrouver les enfants. A trois, seulement ? Après avoir passé deux épisodes sur cette quête, c’était vraiment expédié. J’ai eu le temps d’avoir peur pour Rosita quand même, et elle a eu sa petite scène d’action, alors j’étais content.

Maintenant, que les enfants survivent quand tous les adultes sont morts, c’est vraiment le signe que la série s’est affaiblie avec le temps. Pourtant, cet épisode a vraiment un rythme effréné et ne s’arrête jamais : Coco, Rosita, Gabriel et Eugène se retrouvent ainsi coincés dans une ambulance entourée de zombies, tandis que l’hôpital est pris d’assaut par des Walkers toujours plus intelligents.

Ceux-ci n’hésitent pas à caillasser les portes vitrées de l’hôpital, par exemple, pour enlever un à un tous les figurants vivants de la série. Cela force nos héros à s’échapper comme ils le peuvent, en récupérant le brancard de Judith, toujours. Forcément.

En parallèle, la série nous propose une scène de tension plutôt réussie pour Rosita. Si c’est réussi parce qu’on sent vraiment que la série s’acharne et pourrait la tuer elle, ou Eugène pitié, ce n’était pas hyper réussi dans les effets spéciaux ou la crédibilité. On voit ainsi très clairement que Rosita tombe sur un sol noir (ça s’appelle un matelas) avant de se relever sur un sol gris, hein. Rater les cascades de ton épisode final, c’est pas ouf.

Et côté scénario, elle tombe donc d’assez haut sur une horde de zombies qui l’engloutit, le tout avec Coco dans un porte bébé sur son ventre… mais elle survit. C’est Rosita, on ne va pas la tuer comme ça. Elle parvient donc à s’en sortir, et on remerciera la petite musique épique de ne pas trop nous sortir de la scène où elle fait un saut de l’ange depuis le toit de l’ambulance. Heureusement pour elle, il n’y a pas un zombie pour être évolué par là.

Rosita s’en sert donc et rejoint une maison qui sert de QG à tout le groupe pour passer la nuit. Là, on a droit à une autre scène dont je me passerais bien, parce qu’elle se centre bien trop sur Eugène. Vraiment, il ne me manquera pas, lui, mais vous le savez déjà. Une qui me manquera, en revanche, c’est Rosita, et je suis franchement dégoûté de savoir qu’elle ne survivra pas à cet épisode. Au moins, ça vaut le coup que ce soit la fin de la série, parce qu’elle aurait perdu beaucoup de son intérêt sans elle.

Malheureusement, et c’est au moins logique, Rosita s’est donc fait mordre à l’épaule quand elle est tombée sur les zombies. Cela aurait été mille fois plus logique qu’elle soit mordue ailleurs avec une telle chute, mais bon, va pour l’épaule. Le problème, c’est que l’épaule, on ne peut pas la couper comme on a coupé la main de Lydia. Voilà donc Rosita qui nous fait son chant du cygne, profitant de sa dernière nuit avec Coco, avant de mourir. Cela faisait longtemps que la série n’avait plus fait le coup du héros mordu mais survivant encore… C’est comme un cliché qu’on attendait une dernière fois.

En définitive, la nuit finit par tomber, et les décisions irrationnelles continuent d’être prises. Mercer a encore quelques soldats pour l’aider, parce que tout le monde a bien vu la trahison de Pamela, tandis qu’Aaron et Ezekiel décident d’aller aider les gens du Commonwealth. Les survivants décident aussi d’utiliser toutes les ressources médicales dont ils disposent, y compris le frère de Yumiko sorti d’on ne sait où (j’aurais pensé que Pamela le compterait en personnel essentiel, pour soigner Judith.

La série prend tout de même le temps de se calmer pour nous proposer une jolie scène entre Lydia et Aaron. Elle était un peu chiante à pleurer pour Elijah, mais le but était de garder le suspense sur de possibles retrouvailles entre eux.

Il y en a une qui a eu peu de scènes depuis le début de l’épisode, c’est Maggie. Tout son épisode tourne clairement autour de sa relation avec Negan, et c’est un peu chiant que son épisode final se résume à ça. Elle est en tout cas énervée de voir Negan n’en faire qu’à sa tête et vouloir à tout prix aller tuer Pamela tout seul, alors elle fait tout pour l’en empêcher. En retour, elle obtient contre toute attente des excuses de la part de Negan : ayant été aculé et à ça de mourir lui aussi, il prend en effet conscience de ce qu’il a fait perdre à Maggie. Il serait temps. Et si elle n’accepte pas vraiment ses excuses, il est assez clair qu’elle passe enfin à autre chose.

Entre deux scènes, Judith passe son épisode à se réveiller et se rendormir, parlant de ses parents à chaque fois. Il aurait été difficile de terminer la série sans au moins une mention de Rick et Michonne, mais leur absence se fait quand même trop sentir sur ce coup. Histoire de détourner notre attention, l’action continue encore et encore. Quand Pamela se met à demander à ses gardes de tirer sur le peuple du Commonwealth qui souhaite simplement entrer dans son quartier privilégié (il n’y a plus de zombies, bizarrement), tous nos héros se mettent en tête de définitivement mettre un terme à ses agissements.

C’était un peu gros, je trouve. Laissez Maggie jouer les snipers et la tuer une fois pour toutes, merde. Ce n’est malheureusement pas le cas : à la place, on assiste à un renversement mené par Mercer. Mercer ? Je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui qui soit celui qui mènerait autant les troupes au combat, mais eh, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe. Une fois sur place, il commence la rébellion, mais d’autres personnages font vraiment les choix de l’action. Ainsi, c’est Gabriel qui met en danger sa vie pour aller ouvrir la grille aux habitants du Commonwealth qui, à force de faire tant de bruits, ont attiré tous les zombies sur place.

Et oui : nos héros sont déjà à l’intérieur des quartiers renforcés. Pas si renforcés que ça les quartiers, s’il est possible de s’infiltrer dedans si vite. Dans tous les cas, l’essentiel ne se joue pas là : l’essentiel se joue avec Daryl qui est celui qui fait prendre conscience à Pamela et à son armée qu’il est temps d’être meilleurs que ça et de laisser vivre les humains, de prioriser les humains sur la survie. Bon, je ne sais pas trop à quel point ça fonctionne cette idée dans ce monde-là, mais c’était chouette.

En plus, Daryl Dixon parvient à foirer LE moment-clé de l’épisode : sa réplique où il utilise enfin le « walking dead » là ? Ben, il mâche tellement les mots qui précèdent qu’il est incompréhensible. C’est le charme de Norman Reedus, on va dire, on ne comprend rien à la moitié de ce qu’il ne prononce pas, puisqu’il n’articule pas. Sur une réplique-clé comme ça, par contre… Eh, ça n’aurait pas été une bonne scène de The Walking Dead sans ça, j’imagine ?

Un jour, je regarderai avec des sous-titres. En attendant, c’était un joli cri de guerre, et Pamela se fait arrêter par Mercer. Maggie doit alors faire un choix depuis le toit où elle observe la scène: tuer Pamela ou la laisser être prisonnière. Et comme Negan lui explique qu’il est bien pire d’être jeté en prison, elle le croit immédiatement.

Ils ont beau refermer les grilles, il y a un tas de zombies qui attendent d’entrer hein, dont, et c’est inattendu, Hornsby. Bien qu’arrêtée, Pamela fait donc le choix de la mort : elle essaie de se faire mordre par lui. Tout le monde assiste bien à son désir de suicide, Judith essaie de l’en empêcher et… finalement, c’est finalement Maggie qui empêche Pamela de mourir comme ça.

L’avantage, c’est qu’au moins, une fois les grilles ouvertes, on retrouve Elijah – yay les retrouvailles – et Jerry – pas yay, sa femme est à Alexandria. Tous nos héros peuvent alors mettre au point un plan pour reprendre le contrôle du Commonwealth. C’était assez amusant, parce que ça se faisait avec un grand besoin de carburant et de véhicules pour attirer les zombies le plus loin possible. Une fois n’est pas coutume : les zombies sont attirés loin des habitations par de la bonne musique et des camions blindés menant à une fin explosive pour la série. Tout le monde y met du sien, même Connie ou Maxine, et avec cette musique, la fin de série prend des allures de clip de Thriller.

Tous les zombies sont donc attirés vers la place centrale du Commonwealth et la maison de Pamela… pour mieux se faire cramer. Ouais. Ils n’y vont pas par quatre chemins cette fois, la horde de zombies est explosée à grands renforts d’effets spéciaux. Je sens que la scène vieillira mal, parce qu’elle a déjà un aspect jeu vidéo… et c’est dommage. En plus, c’est bien beau de tous les cramer, mais on sait aussi que certains zombies survivent quand c’est comme ça.

En tout cas, le problème est majoritairement réglé comme cela. Ainsi, on peut se retrouver avec une scène Carol/Daryl en compagnie de Daryl. La série s’en sort plutôt bien à montrer que Pamela n’est jamais qu’une gouvernante comme une autre – franchement, Carol aurait très bien pu être à sa place aussi. La conclusion ne peut prendre beaucoup plus de temps, cependant, alors on expédie le tout sur une bonne réplique cassante de Carol.

Contre toute attente (décidément !), Maggie prend aussi le temps de venir parler avec Negan au lendemain de tous ces événements. Elle le remercie (!) d’avoir enfin dit qu’il était désolé – mais elle ne le pardonnera jamais, bien sûr. C’était chouette d’avoir un moment pour entendre parler de Glenn, mais ça manquait presque d’un petit flashback pour nous faire vraiment pleurer. Et malgré cette scène, je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée que c’est la fin de la série. Je sais bien qu’il y a une annonce de spin-off en stock pour ces deux-là, mais pourtant, vraiment, cette fois, ça y est : nous arrivons à la fin de tout ce qu’ils avaient à se dire.

C’était une superbe scène, les acteurs la déchirent comme ils savent le faire : j’ai adoré le discours de Maggie sur sa haine de Negan, sur le contrôle qu’il pouvait avoir sur elle et sur l’exemple qu’elle voulait montrer à son fils. Ceci étant fait, nous pouvons passer à un happy end duquel Negan est inévitablement exclu, après un petit regard de Daryl.

Le happy end ? Un sacré festin et une dernière journée parfaite pour Rosita. Mercer et Princess sont ensemble, Magna et Yumiko en profitent pour s’embrasser, et sur toutes les pertes de l’épisode, le toast de Yumiko est porté à Luc ? Ben putain. Judith est bien en vie, Carol fait la cuisine, tout le monde est bien heureux… C’est rare d’avoir eu autant de moments de joie et sérénité dans la série. Bref, ça y est les personnages sont arrivés à une conclusion naturelle.

Rosita annonce à Gabriel qu’elle va mourir (bordel, cette actrice !), Judith comprend. On bascule alors dans une horrible ambiance apaisée pour la mort de Rosita – et pour la mort de la série. Il fallait bien qu’ils la tuent ; je le savais qu’elle y passerait. C’était soit elle, soit elle Aaron, mais je ne pouvais pas finir la série avec mes deux personnages préférés restants en vie, je n’y aurais pas cru.

Et, ma foi, les émotions prennent bien. Rosita est un choix logique : c’est une badass qui est dans la série depuis tellement d’années que sa perte nous touche forcément. La tuer à petit feu est une belle manière de nous préparer aux au revoir : elle peut dire au revoir à Maggie et Carol, avoir une scène avec Gabriel, être séparée de Coco et… terminer avec Eugène. Bordel, ce ne serait vraiment pas mon choix de dernière personne à qui parler sur Terre, hein.

Dans son malheur, Rosita a de la chance tout de même, son covid expéditif ne la fait pas tousser ? Et elle est heureuse de savoir que c’est Eugène avec elle à la fin, alors je suis heureux pour elle. Bon, non, c’est faux : je suis dégoûté. Comment ça, vous nous tuez Rosita si proche de la fin ? Putain quoi. J’espérais vraiment qu’elle survivrait.

D’une certaine manière, elle survit : Eugène fait un enfant avec Max et il la nomme Rosita. Ben putain, elle est sympa Max. La série s’achève un an plus tard avec un discours très Rick de la part d’Ezekiel : Ezekiel est nommé gouverneur du Commonwealth et assure qu’ils sont tous une famille. Son commandant ? Mercer, bien sûr. Tout le monde peut donc être heureux sur cette fin de saison – et bordel, pourquoi ça semble tant être une fin de saison ?

Un an après, Daryl s’occupe donc de la frontière. Il passe toujours de bons moments avec Connie, qui gère l’administration du Commonwealth. Lydia et Elijah sont toujours en couple – mais on ne les verra jamais s’embrasser -, Negan offre sa boussole à Judith, Carol et Daryl rendent hommage aux morts, Jerry est en famille, tout va bien, vraiment. La vie a repris dans la communauté, il y a des échanges avec d’autres communautés, Grace est toujours en vie aussi, Maggie souhaite parler du futur avec Daryl et Carol, parce qu’il est temps selon elle d’aller chercher la merde ailleurs. La génération future va bien, il n’y a eu aucune perte.

Le spin-off Carol/Daryl ? Carol a décidé de ne pas y participer, alors les scénaristes prennent le temps d’ajouter une scène d’adieux entre eux. Vraiment, je ne vois pas ce que la série sur Daryl pourra apporter ? Les personnages se disent en tout cas au revoir, pas adieux, mais c’est tout comme. La série a ainsi droit à son câlin très attendu entre Carol et Daryl, qui restent meilleurs amis. L’histoire d’une friendzone interminable, mais que c’est beau de les voir se sourire à la fin de la série. Il fallait que la série se termine sur ces deux-là, c’est vrai.

Merci la musique, en tout cas, elle accompagne bien ce moment. Judith souhaite un happy ending à son papa de substitution qui l’abandonne à son tour (putain, mais la pauvre), tandis que Daryl lui promet de chercher Rick et Michonne. Ils auraient quand même pu faire revenir les acteurs d’une manière ou d’une autre.

Voilà donc pour la fin de la série : pouvait-elle finir autrement que par Daryl faisant une balade en moto et s’en allant vers de nouvelles aventures ? Je ne crois pas. Et pourtant. ET POURTANT. ILS LE FONT.

Rick et Michonne sont là pour la toute fin. Putain, heureusement. Une petite allumette craquée, et des lettres écrites dans le vent pour Rick et Michonne. Michonne explique avoir essayé de revenir plein de fois vers ses enfants, mais être trop loin des zones où la radio passerait. Le montage final nous propose un discours conjoints de Michonne et Rick ainsi, et c’est beau. On y retrouve pas mal de morts – bordel, il y en a dont je n’ai plus les prénoms – mais aussi les vivants. Comme toujours la série s’acharne sur l’idée d’une famille et sur les enfants de Rick hein.

Le montage final donne aussi l’impression de retrouvailles entre Rick et Michonne devant un feu. Pourtant, nous les retrouvons chacun au petit matin à se préparer comme ils peuvent. Rick est pieds nus et a peur d’être repéré par un hélicoptère. Il l’est pourtant, mais Michonne semble l’avoir entendu ? Ce n’est pas le cas.

Finalement, Rick est donc arrêté par le même groupe à hélicoptère, encore et toujours, tandis que Michonne fait face à une horde de zombies loin de l’arrêter. Après tout ce temps, l’un et l’autre sont toujours seuls par contre. Bon. Allez, il faut bien marquer la fin, et ça se fait par un crédo lu par tous les survivants (snif, pas de Rosita). Le crédo de fin ? We are the ones who lived. Et Michonne part en guerre, tandis que Rick se fait arrêter… Allez, la suite est assurée.

La fin n’est toujours pas là pour autant : we get to start over, we are the ones who lived. Start over ? C’est parti pour une fin qui n’est que le commencement, ils aiment cette idée après tout. On nous annonce donc en fin d’épisode : Dead City, centrée sur Negan et Maggie, Daryl Dixon, centré sur… ben ? J ene vous fais pas cet affront. Et surtout. SURTOUT. Rick & Michonne. Je ne savais pas du tout, je crois ? J’en étais encore à attendre les films… et je suis pressé de voir ce que ça donnera. Bon, et bien sûr, il y a toujours Fear, mais ça, j’ai une saison de retard hein.

EN BREF – La série n’en termine plus de se terminer, et le pire, c’est que ce n’est pas une véritable fin quand tout un tas de personnages s’apprêtent à revenir de toute manière. La saison 11 fut interminable aussi grâce au covid, qu’on ne remercie pas, mais elle a l’avantage de conclure de manière logique une bonne portion de l’histoire.

Le fait de savoir que ça va continuer, le fait d’être spoilé de la majorité des personnages qui survivront, le fait de se douter que Rosita y passerait… bien sûr, ça gâche un peu le sentiment de fin. Est-ce que je serai au rendez-vous en 2023 pour la suite ? Je ne vous fais pas l’affront de mentir : il y a de fortes chances que je suive une bonne partie des spin-offs, car l’ambiance me manquera.

De toute manière, j’ai encore en stock une vingtaine d’épisodes de la franchise alors… Rendez-vous en 2023. Et repose en paix, The Walking Dead, je vois bien que comme un zombie, tu refuses de crever. Sacré univers étendu. We get to start over, we are the ones who lived.