Missions – S03E01

Épisode 1 – Le Rasoir d’Ockham – 16/20
Ce début de saison est assez déstabilisant, mais je n’en attendais pas moins de cette série dont les épisodes ont toujours su prendre par surprise dans les choix et les intrigues. Je suis pressé d’en savoir plus et en même temps déjà frustré de savoir qu’il ne me reste que quatre épisodes, parce que la série semble vouloir prendre son temps à donner les réponses en posant encore plus de questions.

Spoilers

Samuel revient sur Terre, mais tout ne se passe pas comme il l’imaginait.

Parce que Félicette, c’est tout.

C’est fou comme j’ai oublié beaucoup d’éléments de la série… Et le seul dont je me souvenais, des épisodes d’un peu plus de trente minutes, tombe à l’eau bien vite : ce premier épisode dure près de 49 minutes, c’est malin. Après, dans ces minutes, il y a aussi le résumé des deux premières saisons. C’était bien complet, et c’est une bonne chose, parce que toute cette histoire avec Irène/Alice m’était un peu sorti de la tête.

C’est vite revenu, heureusement, contrairement aux portails. Heureusement, j’avais ma critique de la saison 2 pour m’aider un peu également. Bref, une fois tous les éléments bien en tête, il était temps pour moi de retourner dans l’espace. J’aurais préféré reprendre directement sur l’intrigue de Jeanne, mais finalement, c’est avec le retour sur Terre de Samuel que tout reprend. Après, le pauvre ne revient pas tout à fait sur Terre dans les conditions qu’il espérait. Alors qu’il est sur le point de se crasher, une grande lumière blanche rempli l’habitacle et… Générique !

J’adore ce générique, ça fait tellement plaisir de l’entendre à nouveau et de replonger dans l’univers de la série grâce à lui. Après le générique, Samuel est bien de retour sur Terre – ou c’est en tout cas ce qu’on veut nous faire croire. Bien sûr, il est interrogé pour expliquer plusieurs fois il revient seul alors que toute une équipe était partie avec lui. S’il est bien logique de les avoir abandonnés puisqu’ils n’avaient plus d’oxygène, on lui reproche d’avoir un peu trop bien suivi les protocoles avant. La bonne blague.

On ? Un homme en chemise-cravate qui ne semble pas ravi de la situation. Il est difficile de tout comprendre de ces premières minutes, mais c’est clairement voulu. L’homme va faire son rapport à son supérieur, Adrian, qui se trouve en Alaska dans une station d’écoute nommée Echelon. Son rapport est une évaluation psychologique qui est simple : il croit ce qu’il dit, mais il est fou parce que personne n’est jamais allé sur Mars. Ah. Irène avait pourtant affirmé à Samuel qu’il avait des preuves de ce qu’il avançait et qu’il serait cru, en fin de saison 2.

Adrian demande ensuite à Peter, le psy, de le suivre pour lui montrer le vaisseau dans lequel est arrivé cet homme, deux semaines plus tôt. Le problème, c’est que ça semble confirmer ses dires ce vaisseau qui sort de nulle part. Oui, ça semble seulement : ils n’ont pas de mot de passe pour l’ordinateur, les scientifiques n’arrivent pas à déterminer la provenance

Peter retourne donc autour de Samuel pour le travailler avec sa méthode : il analyse le langage corporel et les micro-expressions pour en savoir plus sur lui. Il lui présente à nouveau l’équipe de la saison 2, dont Samuel a communiqué les noms au cours de ses deux semaines d’isolement.

Le problème ? Difficile de croire les preuves de Samuel quand tous ne sont jamais allés sur Mars. William n’est même jamais allé dans l’espace, de même que Simon qui espère pouvoir un jour aller en orbite. Alessandra, elle, est médecin en Italie ; Gemma est secrétaire générale de Zspace, Alan travaille sur un moteur de fusée, Alice, la fille de William, a bien 28 ans et est encore en vie. Cependant, ce qui intrigue le plus Peter, c’est que Samuel n’a rien de remarquable par rapport à ces profils. Pire, il est censé être un ingénieur toulousain plutôt anonyme. Bon. Est-ce qu’il est revenu dans un monde parallèle, alors ?

Nous n’en saurons pas plus si rapidement. Avant ça, il faut se taper un flashback, le cancer des séries à ce stade. Ce flashback explore le passé de Peter et la raison pour laquelle il a arrêté d’utiliser sa méthode avant de devoir la réutiliser pour interroger Samuel. Nous le voyons donc interroger une femme pakistanaise en Afghanistan pour en savoir plus sur son mari. Ce début de saison demande de s’accrocher, donc, parce que cette intrigue n’a rien de simple à suivre après les premières saisons. L’avantage est aussi que l’intrigue se détache de ce qu’il s’est passé avant, ce qui permet de se replonger dans la série sans avoir à se demander toutes les quinze secondes qui est qui.

Peter, lui, se le demande par contre. Il s’interroge notamment sur Alice, essayant d’en savoir plus sur la fille de William. Dans une vidéo interview, Alice défend son père et assure qu’il est un père comme un autre. Pourtant, nous voyons ensuite Alice venir au cimetière sur la tombe de sa mère et retrouver son père. Clairement, l’ambiance n’est pas au beau fixe entre eux. Quand il regarde la tombe, William voit de nouveau la tombe de sa fille par contre, ce qui semble lui donner une migraine et quelques souvenirs de ce qu’il s’est passé sur Mars. Bon, alors… monde parallèle ou pas ?

Difficile à dire pour le moment, mais en tout cas, Alice et William sont donc bien sur Terre, pendant que Samuel, lui, voit remis en question toute son existence par des questions de plus en plus précises de Peter. Le psy est complètement perdu, lui, et il finit par évoquer le rasoir d’Ockham pour parler de la théorie de ce philosophe du XIVe siècle : c’est une théorie qui encourage à se concentrer sur les solutions les plus simples.

Et sa solution la plus simple ? Un monde parallèle, une timeline différente. Forcément. Il a interrogé en effet deux Samuel : celui qui vient de l’espace (et qui en est convaincu à 100%), celui qui bosse encore à l’ASE à Toulouse. Partant de là, soit on imagine une conspiration tordue de la part de William pour faire croire que Samuel a été dans l’espace, soit il y a bien une histoire de dimension parallèle. Il faut quand même s’accrocher pour l’envisager sérieusement, mais face à un problème sans solution, il faut bien aller chercher les réponses comme on peut.

Reste le problème de l’ordinateur de bord du vaisseau que l’on ne peut toujours pas décrypter. Peter se colle à ce problème, s’enfermant à nouveau dans ses souvenirs d’Afghanistan où il interrogeait Asma. Il décide finalement d’organiser une confrontation entre les deux Samuel. C’est perturbant, surtout pour les Samuel. Il y en a un qui était au courant (celui qu’on connaît) et un qui ne l’était pas. Pour vérifier les propos de Peter, Samuel a heureusement une cicatrice sur laquelle il peut compter.

C’est gros d’avoir une telle cicatrice et un secret sur la raison pour laquelle la blessure est là. Au moins, ça leur permet de comprendre qu’ils ne mentent pas, qu’ils sont bel et bien une seule et même personne. Bon, par contre, ça part en vrille super vite, avec notre Samuel qui pète soudainement un câble et n’hésite pas à s’attaquer à son double quand celui-ci semble soudainement avoir des souvenirs d’Alice et qu’il déclare « elle n’est pas humaine ».

Suite à tout ça, notre Samuel passe une IRM et se retrouve avec un méningiome énorme qui n’était pas là la semaine précédente. À son réveil, il apprend également la mort de son double – il s’est tué lui-même ? Oui, il l’a fait parce qu’il y avait une personne de trop dans sa tête. Attendez, si on part du principe que William aussi à ce genre de migraine, est-ce qu’il faut comprendre qu’il y a deux William sur cette Terre ? Je ne vois pas comment, je sais.

L’épisode refait justement un détour de son côté ensuite. William annonce qu’il a un cancer et qu’il risque bien de mourir très prochainement lui aussi, comme Ivan, son interlocuteur en fauteuil et clairement malade. Bien. S’il s’agit de son ami, il essaie quand même de lui voler son livre.

De retour en Alaska, nous découvrons que Peter a organisé une sortie pour Samuel, afin qu’il profite d’un cadre magnifique et de regagner sa confiance. Il est difficile pour Samuel de lui faire confiance, par contre, parce qu’il sait très bien qu’il est un rat de laboratoire pour Peter désormais – ou plutôt un chat, si on en croit son histoire concernant Félicette, le premier chat dans l’espace.

Un autre flashback nous révèle alors les difficultés de Peter à supporter l’interrogatoire avec Asma. Il est arrivé un jour pour voir qu’elle avait été battue et torturée, jusqu’à ce qu’elle donne les réponses qu’il devait obtenir par la psychologie. On découvre ainsi que Peter est capable de se rebeller contre l’autorité et qu’il a des regrets de ce qu’il s’est passé avec Asma – qu’il a ensuite retrouvée morte.

C’est pour cela que dans le présent, Peter révèle qu’il parle un français impeccable et qu’il a décidé de venir en aide à Samuel comme il le pouvait. La seule chose qu’il peut faire, c’est gagner sa confiance en lui faisant prendre conscience qu’il ne doit surtout pas lui parler car ils sont enregistrés et parce que Felicette, le premier chat dans l’espace, a été euthanasiée pour être étudiée. Ma foi, c’est la meilleure raison pour ne pas faire de la merde.

De retour dans la station, Samuel s’évanouit et, à son réveil, confie que Jeanne est la clé de tous les mystères. Ces derniers mots seront murmurés à l’oreille de Peter, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus. Bordel, je suis dégoûté moi ? J’aimais bien Samuel, je n’avais pas envie qu’il meure, surtout comme ça. Enfin comme ça… On ne sait même pas comment, d’ailleurs, c’est juste que son cœur s’arrête.

Peter ne révèle pas à son boss les derniers mots de Samuel, mais il en donne quand même l’idée générale. Les derniers mots sont une citation, la même que celle qu’Asma avait donné à Peter, alors on peut rapidement comprendre pourquoi il pète un câble. Malgré tout, je trouve qu’il garde sacrément son sang-froid ce psychologue. Il retourne dans le vaisseau de Samuel où il tente les derniers mots comme mot de passe. Et ça fonctionne : Irène lui dit même « Bonjour, Peter ». Yep, bien sûr qu’Irène sait qui il est.

Missions (S03)

Synopsis : Jeanne a ouvert un portail et tendu la main vers celui-ci, pendant que Samuel rentrait seul (enfin, avec Irène) sur Terre.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

210-2

Pour commencer, j’ai procrastiné cette saison depuis sa sortie, parce que j’avais envie de trouver un moyen pour voir les cinq épisodes d’un coup. Le #WESéries m’a paru être la meilleure opportunité pour y arriver, mais même quand j’en ai fait un l’été dernier, j’ai reporté la série. Bref, ça fait quelques mois que j’ai vraiment envie de savoir la conclusion de cette série, surtout que j’avais bien aimé la deuxième saison. Et une fois vue, j’ai pris un mois avant de commencer à en publier des critiques ici, donc oui, tous les articles ont été écrits début janvier, mais ce n’est pas grave, mieux vaut tard que jamais.

Je ne me faisais pas d’illusion au moment de commencer par contre, j’étais sûr de devoir encore mettre deux épisodes à vraiment entrer dans le concept et à tout me rappeler des saisons précédentes. M’enfin, pour une fois qu’on a une série française de science-fiction avec de bonnes idées et (normalement) une vraie conclusion, je n’allais pas bouder mon plaisir.

En plus, ça me validait totalement un point du Bingo Séries, mais faut bien avouer que quand j’ai créé le point, je me suis dit « c’est le moment ou jamais pour la saison 3 ». Reste à savoir si je vais réussir à me la faire d’un coup ou non.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S03E01 – Le Rasoir d’Ockham – 16/20
Ce début de saison est assez déstabilisant, mais je n’en attendais pas moins de cette série dont les épisodes ont toujours su prendre par surprise dans les choix et les intrigues. Je suis pressé d’en savoir plus et en même temps déjà frustré de savoir qu’il ne me reste que quatre épisodes, parce que la série semble vouloir prendre son temps à donner les réponses en posant encore plus de questions.
S03E02 – La Clé – 18/20
Bien qu’un peu frustrant car il pose bien des questions et que certains personnages ne simplifient pas le travail de clarification des mystères, cet épisode est un vrai plaisir à regarder. J’étais content de retrouver des personnages plus vus depuis un bon moment, content de voir que les scénaristes ne cédaient pas à certaines facilités et content d’être embarqué dans ce nouveau mystère. Bref, je bingewatche, clairement.
S03E03 – Empty Handed – 15/20
L’épisode est un peu en-dessous des précédents, sans que ce ne soit véritablement une surprise. On est au beau milieu de cette courte saison, alors il faut nécessairement que le rythme ralentisse avant de repartir pour un final qui sera probablement très bien. En attendant, on développe un peu la psychologie des personnages, et ça se fait au détriment de certaines réponses qui tardent à venir. Bon dieu, que je suis impatient !
S03E04 – Le Sanctuaire – 17/20
Les premières réponses commencent à arriver avec cet épisode, comme je m’y attendais. Les intrigues se croisent enfin et on commence à mieux voir ce que cette saison a voulu proposer, mais ça me laisse quand même avec un certain nombre de questions que j’avais déjà en fin de saison 2. Bref, je ne suis pas sûr que la série apportera toutes les réponses, mais elle reste passionnante à suivre grâce à une construction vraiment sympathique.
S03E05 – Théogonie – 17/20
Le titre en révèle beaucoup sur l’ambition de la saison 3 et de la série, mais la conclusion me laisse finalement sur ma faim. J’ai l’impression d’être passé à côté de certains éléments, au point de me dire que ça pourrait être une bonne idée de revoir l’intégrale. Si la fin n’est donc pas exactement ce que j’en attendais, on sent bien que la série a réussi à mener son récit jusqu’au bout – ou en tout cas, jusque là où elle le voulait, même si aller plus loin aurait pu me plaire aussi. Rien que pour ça, la série mérite d’être vue.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

 

That ’90s Show – S01E03

Épisode 3 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.

Spoilers

Leia aimerait un premier baiser, Sherri aimerait un dernier baiser.

Leia, I’m not going to kiss you.

Hello Wisconsin ! C’est très clair : la série n’a pas l’intention de se démarquer plus que ça de son ainée. On commence donc cet épisode par une énième scène mettant en avant Kitty. C’est génial car je l’adore, mais ce n’est pas comme ça qu’on apprendra à mieux connaître les ados au sous-sol. Bref, l’idée est de revenir sur le cliffhanger de l’épisode précédent.

Au moins, cela laisse peut de place au suspense insoutenable : Sherri est toujours en couple avec lui, hein. C’était obligatoire : il s’agit de Fez, et on ne se débarrasse pas de lui comme ça. Bien sûr, avant qu’on nous explique comment cela est possible, on laisse Kitty et Red chercher et découvrir l’identité de la star locale que Sherri a réussi à choisir.

On nous introduit ainsi un super spot publicitaire de Fez pour son salon de coiffure. Bordel, mais il est beaucoup trop drôle cet acteur. Une perruque et hop, il n’a plus rien de son personnage de NCIS et me fait rire à fond. Sherri découvre ainsi que ses voisins connaissent Fez, et c’est bien drôle. Kitty ne peut pas s’empêcher de s’en mêler, en plus, quand elle découvre que Sherri est avec Fez.

Elle comprend bien vite qu’elle n’a pas pu se débarrasser de lui, parce que chaque fois qu’elle lui envoyait les signaux pour rompre, il les contournait. Du pur Fez, quoi. Kitty se charge donc d’aider Sherri à rompre avec ce Fez qu’elle connaît depuis des années… et ce n’est pas si facile. Elle en profite pour se faire coiffer, bien sûr, mais aussi pour récupérer les potins. On apprend donc que Jackie a largué Fez pour Kelso en Jamaïque et Kitty passe d’un extrême à l’autre bien vite : voir Fez si amoureux lui donne envie de croire à nouveau à l’amour.

Voilà donc une Kitty qui se fait avoir et se retrouve à avoir envie de voir un couple Sherri/Fez. Sherri est loin d’en être ravie : elle obtient une vraie déclaration d’amour de Fez, ce qui la fait flipper à fond. Elle redébarque chez les Forman pour trouver une solution, et la solution, c’est Red, bien sûr. Voilà donc Red qui invite Fez chez eux pour lui dire que c’est terminé.

Fez comprend à tort donc que Red est sur le point de mourir, et… c’était aussi simple qu’efficace. Franchement, ces personnages continuent de me faire rire. L’accent de Fez est purement abusé, bien sûr, mais le personnage est trop culte pour que ça soit problématique, non ? Ses changements de ton, ses manières… même si l’acteur a vieilli, ça continue d’être efficace.

Et Fez continue de me briser le cœur à ne pas avoir de chance en amour… même si bien sûr sa réaction quand il apprend qu’elle a des enfants et quarante ans est loin d’en faire un personnage appréciable. Allez, il a de la chance, on l’aime déjà.

Pendant ce temps, la deuxième intrigue de l’épisode nous réintroduit le couple de Nate et… Je ne sais plus son nom, de nouveau. Les deux s’embrassent au point d’oublier le monde autour d’eux, et à nouveau, ça ressemblait trop à Jackie et Kelso. Je n’accroche pas du tout à ces deux personnages, j’espère que la série trouvera quoi en faire rapidement dans les prochains épisodes, parce que tous les gags autour d’eux, jusqu’à la réaction allergique aux lèvres, étaient bien trop lourds pour être réussis.

En attendant, les voir s’embrasser comme ça fait prendre conscience à Leia qu’elle n’a jamais embrassé personne. C’est la seule personne du groupe à ne pas encore avoir eu cette chance, ce qui la rend bien similaire à son père, je trouve. Pour la petite explication : elle a subi le même handicap que sa mère au collège, à savoir qu’elle était trop grande pour les garçons, puis un appareil dentaire horrible.

Cela mène à une Gwen qui lui propose d’aller au centre commercial pour trouver quelqu’un à embrasser, histoire que ça soit fait. Red dépose donc Gwen, Leia mais aussi Ozzie sur place. Cela mène à une bonne sous-intrigue pour Red : il s’achète un fauteuil relaxant. Le nouveau fauteuil de Red change tout à se personnalité. Il est beaucoup plus détendu et mort de rire… et le gag est tout simple, mais il a bien fonctionné sur moi. Bref, je continue d’aimer les anciens personnages plus que les nouveaux.

Il faut dire que les nouveaux sont pas mal clichés, donc ça ne simplifie pas les choses. Ozzie se retrouve donc avec un copain canadien pas imaginaire mais jamais présent, ce qui est énervant plus qu’autre chose. Vraiment, n’est pas Fez qui veut ; et ce cliché mal écrit passe mal. Dans les années 90, aucune sitcom n’aurait fait cette intrigue comme ça ; je trouve donc qu’on perd un peu du sel de la série d’origine, qui était de copier les codes des sitcoms de l’époque. Le petit-ami imaginaire pourquoi pas… Mais le petit ami imaginaire gay ? Je ne sais pas, ça semble forcé. J’imagine qu’Etienne, c’est son nom, finira par débarquer à un moment ou à un autre, et ce sera bien.

En attendant, Leia harcèle tout plein de mecs pour réussir à en embrasser un… en vain. Gwen, bien sûr, a moins de mal à se trouver un mec à embrasser. Elle rencontre donc Kevin et réussit à l’embrasser sans le moindre souci, pendant que Leia galère. C’est frustrant, on passe à côté de la possibilité d’un joli couple lesbien entre Gwen et Leia pour le moment – en 2023, c’est ce qu’on nous sortirait. En 90 ? Beaucoup moins. Cela n’empêche pas que c’est frustrant, et que toute cette intrigue pour embrasser un garçon au supermarché, là.

Et ce n’était pas si drôle ? Je veux dire, ça serait passé dans les années 90 le côté je poursuis le mec pour l’embrasser, mais en 2023, c’est problématique, tout de même. Ah, c’est mon troisième épisode d’une série sortie en 2023, d’ailleurs, c’est un point du Bingo Séries, yay ! Tant pis si ça reste aussi problématique qu’il y a 30 ans ? Bon dieu, je vais avoir trente ans bientôt et me voilà en débat interne sur une série qui utilise le harcèlement sexuel comme humour parce que c’était normal dans les années 90. Après tout, la série d’origine faisait bien se droguer des adolescents (et celle-ci continue), c’est tout aussi problématique. La différence tient dans le fait que je trouve ça moins drôle de rire de harcèlement que d’ados qui font une connerie en étant consentant. Je suis un vieux con, c’est tout ; je sais que ça passait sans problème ce genre de trucs dans les années 90 (j’y étais)… mais nous n’y sommes plus et pourquoi être nostalgique de ce genre de choses, du coup ?

Leia rentre en tout cas dépitée chez elle, mais elle peut compter sur les bonnes idées de Gwen pour trouver une solution : persuadée que Leia a tout ce qu’il faut pour séduire, elle lui propose tout simplement d’embrasser Jay. C’est une manière un peu lourde de nous embarquer dans ce qui sera inévitablement un ship à venir, surtout quand ça passe par des gags pas si drôle critiquant un type à la piscine (mais pourquoi ?).

Cela dit, c’est efficace : la scène entre Jay et Leia était toute mignonne. Jay refuse pourtant de l’embrasser, parce qu’il la trouve trop cool pour ça et qu’il préfère un vrai premier baiser si ça doit se faire. Après avoir passé trois épisodes à la draguer, il a donc la classe d’attendre que leur premier baiser soit un vrai, ce qui est plutôt cool comme message à faire passer. Bon, je ne suis pas sûr que les scénaristes cherchent un message à faire passer après, parce que ce qu’ils font est horrible sinon.

Leia finit par aller embrasser le type qu’elle a harcelé au centre commercial, sans son consentement bien sûr, et c’est présenté comme quelque chose de cool. J’aurais pensé qu’elle se ferait exclure une deuxième fois du centre commercial, mais non. Et en plus, elle le fait uniquement parce qu’elle a gagné confiance en elle grâce aux paroles de Jay – qui sont les mêmes que Gwen.

J’ai l’impression que la série passe à côté de certaines choses… mais en même temps, c’est censé se passer dans les années 90, et ça serait passé crème comme intrigue. Une fois de plus, heureusement qu’une adulte était là avec ces ados : Sherri est celle qui a réussi à me faire rire.

The Watchful Eye – S01E02

Épisode 2 – Hide and Seek – 17/20
Le rythme est toujours aussi efficace dans ce second volet. Je me rends compte que je suis bien à fond dans la série pour le moment, et ça faisait un moment que ça ne m’était plus arrivé sur une première saison. Si ça n’invente rien, les épisodes sont bien montés pour nous intriguer et ouvrir des pistes de réflexion sur ce que sera la suite de la série. Les questions se posent une à une et d’autres choses seront clairement à découvrir.

Spoilers

Elena poursuit ses recherches pour trouver le rubis.

You’re asking if I’m OK and I’m telling you I’m not, so listen !

Alors Jocelyn est un fantôme ou juste une nana cinglée qui erre dans le bâtiment ? Difficile à dire pour le moment, surtout que la série reprend avec un flashback six mois plus tôt. Le détective Macedo, Scott, a arrêté Elena pour plusieurs fraudes – ou en tout cas pour complicité. Il n’est pas à l’aise avec l’idée de l’envoyer en prison pour autant, alors il lui propose un arrangement qui pourrait les arranger tous les deux. C’est donc comme ça que tout leur plan s’est mis en place, autour d’une pizza ? Il va falloir nous en donner plus que ça.

De retour dans le présent, Elena essaie de convaincre Scott de voler autre chose que le rubis qu’elle cherche. Personne ne semble s’en inquiéter plus que ça de ce rubis, alors c’est vraiment le plan parfait selon Scott. Voilà donc l’objectif sur lequel Elena doit se concentrer, plutôt que de s’inquiéter pour son rêve de Jocelyn. Après tout, elle a fumé un joint, à quoi s’attendait-elle ?

Humph. Faut peut-être pas abuser ? En tout cas, c’est intéressant de voir ce couple interagir, parce que Scott est loin d’être parfait avec Elena, mais elle semble tout lui passer. Elle finit par rentrer au Greybourne, forcément, et demande à Cecil d’aller voir dans la rue car elle pense avoir eu affaire à un sale type…

C’est évidemment un prétexte pour retourner dans l’appartement de Greybourne au sous-sol. Elle est persuadée d’y trouver le fameux rubis, et elle a les outils qu’il faut pour le déloger de sa cachette si besoin. La logique y est : la pierre précieuse est cachée dans un appartement que plus personne n’utilise – mais qui est aussi censé être sous scellé maintenant qu’elle y a trouvé un corps.

Nous sommes loin de l’ambiance luxueuse du premier épisode avec cette manière de mener l’enquête, nous en restons donc à l’ambiance plus mystérieuse et fantastique du cliffhanger, avec des bruits inquiétants dans le sous-sol. Tellement inquiétants qu’Elena se dit qu’elle a dépassé le temps qu’elle avait à sa disposition.

C’est bien le cas, mais en menteuse professionnelle, elle prétend avoir perdu une boucle d’oreille – pendant qu’elle faisait son jogging ? C’est suffisant pour qu’elle puisse monter à son travail et se débarrasser de Cecil, en tout cas ; Cecil étant le concierge.

Elena se rend ensuite chez Matthew pour s’occuper de Jasper, mais elle surprend une dispute entre Tory et Matthew. Personne ne l’entend arriver, ce qui lui permet de glaner quelques infos, notamment le soupçon de Matthew sur du détournement d’argent que Tory ferait. OK. Ce sera une intrigue pour plus tard, probablement, mais la série aime nous bombarder d’infos apparemment. C’est le cas par exemple avec l’agenda de Jasper qui est plus chargé qu’un adulte franchement.

C’est l’occasion pour les scénaristes de nous expliquer comment Elena se retrouve à nouveau en présence de Kim et Alex. Les deux autres nourrices me font franchement rire, et apprendre qu’il y a trois paires de jumeaux à charge, plus deux autres enfants, c’est une base solide pour de nombreux gags. La série manque peut-être d’humour maintenant que j’y pense, mais bon, Kim et Alex s’en chargent.

L’autre charge est également de nous communiquer quelques secrets de plus sur le Greybourne. Le secret déjà évoqué dans le premier épisode ? Il concerne l’ancienne nourrice de Jasper, Morgan. Après avoir été engraissée de plein de cadeaux, elle a disparu du jour au lendemain de façon bien mystérieuse… Tout juste avant le suicide d’Allie. Il n’en faut pas plus pour qu’Alex et Kim imaginent bien sûr une relation adultère pour Matthew et la nourrice.

Elena le défend comme elle peut, mais elle reçoit ensuite un Ipad de sa part quand elle rentre chez elle, alors bon, si bien sûr qu’il est du genre à se taper la nourrice, hein. Bien sûr, Elena est dérangée par ce cadeau, alors elle décide de le rendre à Matthew. Son but est aussi d’en savoir plus sur Tory, en vrai : elle interroge Matthew sur les raisons de la haine de la blonde à son égard. La série en profite pour nous faire remarquer aussi que le personnage a des pupilles de différentes couleurs. Je ne l’avais jamais vu et j’ai clairement l’impression que l’actrice porte des lentilles dans le reste des scènes, parce qu’elle paraît toujours avoir les yeux noirs le reste du temps. C’est trop sombre comme série ! Finalement, Elena garde l’Ipad et reprend son job de baby-sitter.

On en arrive alors au titre de l’épisode : une partie de cache-cache dans les couloirs du Greybourne qui ressemble fort à l’hôtel de Shining, franchement. Il faut être motivé pour faire un cache-cache dans un couloir pareil en plein orage. Cependant, le but d’Elena est plutôt clair : elle en profite pour fouiller l’immeuble, tout simplement.

Elle doit tout de même faire attention à Tory qui rôde toujours dans le coin pour la virer – et pour lui demander de faire un dépistage à la drogue, aussi. Bon, les deux sont liés vous me direz. De manière assez prévisible, Elena demande l’aide de Ginny, l’autre nourrice de l’immeuble, pour passer le test. Je m’en doutais, mais elle ne lui demande pas immédiatement, bizarrement. Elle préfère d’abord s’intéresser à l’autre nourrice disparue, et elle en profite aussi pour se prévoir un verre avec Ginny afin d’en savoir plus.

Elle rencontre pour cela James, un Manny qui tape clairement dans l’œil d’Alex. Oui, Alex et Kim sont au bar où Ginny, Elena et James se rendent, parce que c’est bien connu qu’il n’existe qu’un seul bar dans tout New-York. Bon, après, James se ferme complètement quand Elena tente de lui parler de Morgan, donc nous n’en apprenons pas grand-chose de cette sortie au bar – si ce n’est que Scott est un psychopathe qui surveille Elena et la retrouve également au bar, contre son avis.

Il n’a clairement pas apprécié qu’Elena décide de sortir alors qu’il lui restait du travail à faire, puisqu’elle n’a pas encore trouvé le rubis. C’est tellement chiant. Il est insupportable avec elle, mais elle le supporte encore pour une raison ou pour une autre. Finalement, Ginny surprend clairement Elena et Scott, mais elle fait comme si de rien n’était. James ? Il disparaît bien vite, comme prévu.

Après quelques verres, Ginny rentre avec Elena et en profite pour souligner son aura d’être exceptionnel. Elle semble clairement vouloir en savoir plus sur Elena, alors qu’Elena est carrément en train de profiter d’elle pour connaître tous les détails possibles sur Morgan.

Malgré l’alcool, Elena ne perd pas ses réflexes : quand elle arrive au Greybourne, elle fouille le lobby et tombe sur un tableau qui est très similaire à celui qu’elle a vu dans l’appartement de Greybourne. Elle décide cette fois de le prendre en photo, pour pouvoir le comparer à celui dans l’appartement. Dans le lobby, il y a une clé en plus. C’était très visible.

Elle veut s’en assurer, et je la comprends. Par contre, en sortant du sous-sol, elle tombe cette fois sur Cecil, le concierge de l’immeuble, et Candace, la femme à tout faire de Tory, en train de s’embrasser et de se rouler de sacrées pelles. C’est top, surtout qu’elle est supposée être mariée et qu’ils sont en train de faire ça à l’endroit où Elena a retrouvé le corps d’Hector. Cecil et Candace menacent assez clairement Elena, n’appréciant pas de la voir traîner dans leur planque habituelle. Et s’ils avaient tué Hector, leur bon ami ?

Sinon, le dépistage de drogue ? Elena décide de le filer directement à Tory alors qu’elle est en pleine dispute avec Mrs Ivey et Matthew, encore une. La scène était bien marrante, parce que Tory ne s’attendait certainement pas à ce qu’Elena l’affiche comme ça. Et c’est excellent, comme le soulignent Darcy et Bennet.

Par contre, Elena se rend compte ensuite que le joint ne vient pas de là où elle pensait : Elliott ne comprend pas de quoi elle lui parle. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soupçonne Tory de vouloir la piéger. Elle en parle aussitôt à Scott, lui expliquant également qu’elle se sent de plus en plus folle dans cet immeuble. Il la rassure comme il peut, en lui balançant une autre information bien déstabilisante. On s’en doutait depuis le début de l’épisode où Matthew interrogeait Elena sur le décès de sa mère : la mère n’est absolument pas morte. Elle était en prison, mais elle risque à présent d’en sortir, parce qu’elle n’a tué personne et n’a pas été violente non plus. J’imagine qu’elle est liée à la fraude du début d’épisode.

Sinon, cet immeuble ne vend pas du rêve en tout cas, jusqu’à son ascenseur : Elena y croise Mrs Ivey, qui lui fait bien comprendre qu’elle est au courant qu’elle fouille la cave de l’immeuble. Cela ne semble pas déranger plus que ça Elena, qui enchaîne par un cache-cache dans le grenier du bâtiment. Tant qu’à faire. Jasper révèle au passage qu’il a trouvé une cachette extraordinaire, d’où Elena ne peut le trouver. Humph, il a clairement accédé à un passage secret ou une pièce fantôme, lui. Plus tard dans l’épisode, elle retombe dans l’ascenseur sur Tory et son mari, avec le mari qui continue de draguer très lourdement Elena. Celle-ci sait bien se défendre heureusement.

Tout cela nous mène finalement au cliffhanger de l’épisode, où les pupilles de deux couleurs d’Elena sont de nouveau très visibles. Alors qu’elle interroge Mrs Ivey sur ce qui est arrivé à Morgan, en vain, Elena découvre chez elle une photo de famille sur laquelle se trouve également la nourrice, Jocelyn. C’était donc bien un fantôme, comme je m’en doutais, pas une simple hallucination venant d’un joint mystérieux…

Jocelyn ? Elle est bien morte, brutalement, dans l’immeuble. En passant par la fenêtre de la chambre dans laquelle Elena réside désormais… OK, c’est bon, j’aime beaucoup la série, j’ai hâte de voir le prochain épisode. Les mystères sont très sympathiques et j’accroche bien au personnage d’Elena.