Grey’s Anatomy – S19E03

Épisode 3 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Spoilers

Il est temps pour la série de prendre en compte les stupidités de la Cour Suprême.


Sex is fun and I need you to look like it.

J’ai vraiment hâte de voir cet épisode, mais pour les mauvaises raisons : on me l’a spoilé sur Twitter, une fois de plus. Ce n’est pas faute de faire attention, mais apparemment c’est trop compliqué de mettre un hashtag – ou d’avoir l’idée de le mettre EN DEBUT de tweet pour que l’on ne puisse avoir le choix de ne pas lire Kate Walsh avant le reste ? BREF.

Trop de spoilers pour gâcher la surprise, mais pas pour gâcher tout l’épisode, espérons. Personne ne m’avait parlé des petits mouvements de hanche de Lucas qui ouvrent ces quarante minutes. Le début d’épisode fait en effet le choix de nous montrer l’arrivée au travail des chirurgiens, en commençant par deux internes, une fois n’est pas coutume. C’est la nouvelle tradition de cette saison, apparemment.

Pourtant, on nous ramène aussi Amelia de cette manière. Elle n’utilise pas d’écouteurs quand elle a des conversations en visio sur son lieu de travail, et c’est bizarre. Après, ça permettait une scène assez prévisible où Kai débarque la voir par surprise… mais où Amélia refuse de l’embrasser parce qu’elle est au travail ? Excusez-moi ? Quelle hypocrisie cette scène, franchement !

Meredith, elle, arrive au travail avec Zola, qui sèche de nouveau les cours à cause d’une autre crise de panique. A la place, elle espère pouvoir assister à une procédure médicale – préférant ça à la Révolution Française. Super. Meredith refuse, tout en étant surprise de voir Miranda débarquer elle aussi à l’hôpital. Elle apprend rapidement, par Nick, que Miranda et Jo ont décidé de mettre en place un projet avec les internes et qu’il n’a pas su dire non à Miranda.

A part ça, le fait que le programme soit fermé pour ce genre de raison, ça semble bien trop vite oublié. Rien n’a changé à l’hôpital, honnêtement. Sinon, en voix off, Meredith nous parle de l’historique autour de ce qu’était l’hystérie en 1800 et du traitement mis en place pour le traiter – la masturbation, concrètement. Ca m’a fait rire qu’au moment où elle nous indique que les médecins ne masturbent plus les patientes, on se retrouve avec un gros plan sur Levi. J’ai l’esprit mal tourné, ce n’est sûrement qu’une coïncidence.

Levi n’est toujours pas passionnant cette saison, par contre, ça ne lui réussit pas d’être chef des internes. Je veux dire, il leur interdit désormais de poser des questions avant 8h ? Je peux comprendre l’idée, mais s’il les prépare à 7h50, c’est peut-être lui le problème ? C’était un peu n’importe quoi, mais ça apporte un bon humour quand ça permet à tous les internes de rencontrer Bailey sur la pire question possible de Mika : qui est Bailey ?

Bon, il devrait y avoir pire. Le projet de Miranda et Jo ? Eh, elles font appel à Addison, ou l’inverse d’ailleurs, je ne sais pas trop, pour que les internes puissent prendre le temps de faire de la prévention vidéo sur l’éducation sexuelle. Cela semble carrément nécessaire à ce stade. C’est toujours un plaisir de retrouver Addison ou de la voir rencontrer (enfin !) Jo, de manière officielle. Je n’arrive pas à croire que ça ne soit jamais arrivé tant les deux paraissent iconiques pour la série, mais bon, c’est le privilège des séries qui durent dix-neuf saisons, ça, j’imagine.

Toujours est-il que l’intrigue de cet épisode vient directement toucher une corde très sensible et révoltante : la Cour Suprême a eu la merveilleuse idée de rendre de nouveau illégal l’avortement dans de nombreux États, rendant la prévention plus que jamais nécessaire pour sauver des vies – au sens propre si les avortements illégaux tuent des gamines comme au sens figurée pour les gamines qui se retrouveraient à s’occuper d’enfants bien avant l’âge où elles sont supposées avoir envie d’être mères.

Dans le même état d’esprit, Addison parle de patientes venant la voir, dès 18 ans, pour se faire ligaturer les trompes et être sûre de ne pas tomber enceinte avant d’avoir terminé leurs études. Pardon ? La réflexion de Jo sur le sujet est tellement vraie – elle n’a pas voulu d’enfant avant ses trente ans – mais l’information d’Addison, qui j’en suis sûr s’appuie sur un fait avéré, me fait juste carrément flipper. C’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais songé, mais je les comprends, les étudiantes terrifiées ou toutes celles qui ne veulent pas être mères.

Du coup, c’était un peu dérangeant de voir les internes chercher à se défiler face à ce genre de problématique. Tu peux bien laisser tomber une journée ton bistouri pour ça, surtout si tu es payé. Je comprends toutefois Lucas qui se barre quand Addison vient le voir et lui parler de manière super sympa. Avec sa robe à décolleté toujours aussi iconique, Addison lance bien malgré elle de nouvelles rumeurs sur Lucas, j’en suis sûr, puisqu’elle lui parle devant Simone.

Lucas demande donc à travailler aux urgences avec Teddy et Owen (il doit vraiment être désespéré) quand Benson, lui, n’a pas le droit de s’échapper. Lucas doit regretter son choix malgré tout, car il se retrouve à devoir s’occuper d’aider une vieille femme à retrouver sa petite-fille en train d’accoucher. Nous reconnaissons immédiatement la grand-mère de Simone, mais Lucas met un peu plus de temps à découvrir la vérité. C’est violent toutefois : il finit par faire le lien en lisant le dossier médical de Denise Griffith sur sa tablette.

Humph. Ils sont vachement à jour dans les archives pour avoir une version numérique accessible si rapidement, depuis tablette, d’un dossier datant de 1995. Et bordel, Simone est née en 1995 ? Ce personnage est plus jeune que moi. C’est logique, mais ça me fait bizarre devant Grey’s. On note aussi qu’elle est née un 19 octobre, l’épisode étant diffusé le 20 ; on sait déjà pourquoi la grand-mère est là.

Cela n’empêche pas Simone d’être surprise de croiser sa grand-mère avec Lucas. Et cela n’empêche pas la grand-mère d’être complètement confuse quand elle retrouve Simone et qu’elle demande à voir Denise – qui est morte en accouchant. La situation est un peu horrible à voir, mais heureusement, Meredith passe dans le coin et sait reconnaître les symptômes. Elle intervient aussitôt pour s’occuper de la grand-mère et rassurer ses internes. Ah, Meredith.

Elle est une super mentor à ce stade. Elle se débrouille en effet pour trouver Simone ensuite, lui raconter son propre calvaire avec sa mère et se montrer plus humaine que le reste de l’hôpital ne le fut avec elle. Elle lui conseille même d’entrer dans les délires de sa grand-mère pour que ça fonctionne mieux entre elles. C’est difficile à faire, mais ne pas aller contrer toutes les idées d’une personne qui perd la mémoire est en effet un bon moyen d’apaiser les difficultés de cette personne.

C’est une bonne intrigue et je suis content que ça soit vite mis en place. En plus, j’aime aussi le fait que Lucas découvre le secret de Simone, et inversement. De manière prévisible, Simone apprend en effet l’identité de l’autre interne en faisant quelques recherches sur lui pour comprendre son interaction avec Addison. J’ai aimé voir ces deux-là se rapprocher, tout comme j’ai trouvé efficace d’avoir Lucas qui s’occupe de la grand-mère de Simone. Ca le rend plus humain. Et comme toujours avec cette série, c’est un rapprochement à surveiller car il cache sûrement plus que ça… mais j’avoue, une part de moi est dégoûté que ça ne termine pas en couple Lucas/Levi. Si vous trouvez l’idée bizarre, regardez The Thing About Harry et on en reparlera ?

Pendant ce temps, côté vidéo d’éducation sexuelle, c’est la catastrophe. Les internes se retrouvent à devoir lire des scripts devant caméra et devant toute une classe d’adolescents qui est juste heureuse de pouvoir sécher les cours à mon avis. C’est un peu trop cliché de les voir s’endormir et être sur les portables comme ils le sont – la vérité, c’est qu’ils feraient un bruit de malade s’ils s’ennuyaient comme ça tout en se connaissant et en étant de la même classe, mais bon.

L’essentiel est ailleurs : Jo était sûre que les internes sauraient rendre intéressant son projet, mais bon, elle leur fait lire des faits vraiment inintéressants. Cependant, la journée n’est pas perdue pour autant : Addison croise une adolescente inquiète de son retard de règles quand une autre fait un malaise. La pauvre assure être vierge et regrette de savoir que sa mère balance à tout le monde l’existence de ses règles douloureuses… mais un petit scan montre un problème médical bien plus important, une torsion ovarienne, qui va forcer Addison à l’opérer car Carina est déjà en pleine hystérectomie.

Je trouve ça franchement dommage que Carina ne soit pas présente pour cet épisode, ce serait un peu la base tout de même, même si son intrigue où elle galère à tomber enceinte ressemble à celle qu’a pu être Addison. Bref, l’essentiel, c’est qu’elle choisit le bon jour pour son malaise : Addison et Miranda sont ravies de redemander l’autorisation d’opérer dans l’hôpital.

L’opération ne se déroule pas au mieux, mais ça permet à Jo d’apprendre de nouvelles choses, parce que, eh, bosser avec Addison Montgomery, ce n’est pas tous les jours non plus. Finalement, tout est bien qui finit bien et les nouvelles sont bonnes pour la maman de la gamine qui se fait opérer. La mère culpabilise tout de même et Miranda lui souligne à quel point le manque d’éducation sur le sujet est banal et explique qu’elle soit passée à côté du problème. Cela fait toujours du bien à entendre.

En parallèle, les internes continuent de se démerder comme ils peuvent pour gérer les lycéens. Simone se barre aussitôt qu’elle est bipée, heureuse de pouvoir s’échapper – tout ça pour tomber sur sa grand-mère – et l’épisode en profite pour nous révéler que Mika est bisexuelle, ne couchant presque qu’avec des femmes. Ma foi, c’est un coming-out comme un autre, et tout le monde s’en foutrait si ça ne l’empêchait pas d’expliquer comment mettre un préservatif sur une banane.

Jules finit par proposer une approche différente et s’éloigne rapidement des scripts soporifiques de Jo. Cela marche beaucoup mieux, il y a un bon humour dans la manière d’expliquer la sexualité et de montrer comment mettre un préservatif sur une banane – Benson m’a fait rire à expliquer qu’il n’avait jamais eu à le mettre sur quelque chose d’aussi petit qu’une banane, tout en m’intriguant à vouloir fuir le sujet à chaque fois ; mais la plus drôle était encore Mika et sa distribution de préservatifs.

J’ai beaucoup moins apprécié la partie où Jules cherche comme elle peut une solution pour expliquer ce qu’est le consentement à des adolescents. C’était marrant de la voir s’adresser à Link pour ça, même si ça tourne au harcèlement à force ; moins de voir Winston l’envoyer bouler sans vraie bonne raison. Le seul couple qui accepte de parler de consentement devant des gamins ?

Owen et Teddy, bien sûr. Qu’est-ce que je les déteste ! Cependant, ça m’a fait rire de voir Owen être si à la ramasse et leur échange en vidéo fonctionnait bien. Je me suis aussi éclaté à constater qu’il y avait toujours le même figurant en train d’écouter les échanges entre les internes ; il m’a fait mourir de rire à chaque fois. Ce n’est pas du bon travail de figurant, j’imagine, mais ça colle bien d’avoir un ado qui écoute aux portes – surtout quand il n’y a pas de porte.

Cette intrigue finit donc par me faire apprécier Owen et Teddy, qui terminent l’épisode en couchant ensemble et en apprenant à mettre en pratique les zones les plus érogènes. Je trouve ça dingue, quand même, qu’un adulte de l’âge d’Owen puisse passer tant de temps à côté de la plaque – mais après tout, je me dis que c’est peut-être une question de génération et d’éducation tout ça.

Côté génération, je ne suis vraiment pas convaincu par la mise en pratique des conseils des internes pour les vidéos. Si ça marchait bien de les voir s’ouvrir et quitter les scripts, si c’était cool de voir Bailey et Jo reconnaître qu’elles avaient tort… ça l’était moins de voir le résultat final des vidéos en musique. Ca m’a fait rire de voir le casting danser – j’aime toujours quand le casting de cette série danse – mais la vidéo sur l’ordinateur de Miranda ? Pas dingue.

Miranda profite en tout cas de ce projet pour revenir à l’hôpital, et ça c’est chouette comme tout. Même si elle ne le fait pas en tant que cheffe. Elle le refuse catégoriquement : elle veut bien redevenir prof pour les internes, elle veut bien ouvrir une clinique pour les adolescentes et les cas problématiques, mais pas être cheffe. Bien, plus qu’à retrouver un nouveau chef désormais. En tout cas, Miranda fait bien : il y a beaucoup trop de problèmes quand on est chef, et les internes qui se mettent à coucher ensemble, ça va clairement finir par être un problème. Je veux dire : Benson et Jules couchent en fin d’épisode, juste pour une fois, sans sentiment.

Heureusement que Benson était coincé tout l’épisode – mais j’avoue, ils se font du rentre dedans tout l’épisode aussi. On verra bien à quoi ça mènera, mais il me fait rire le Benson à demander pourquoi tout le monde est marié avec tout le monde dans cet hôpital et ne pas se tenir plus de trois épisodes avant de commencer à coucher avec tout le monde. Enfin, avec Jules, en tout cas.

Reste à parler du cas de l’adolescente ayant du retard dans ses règles : Addison la confie finalement à Levi quand elle doit aller opérer. C’est Levi qui est forcé de lui expliquer qu’elle est enceinte et peut avorter si elle ne souhaite pas le garder ; puisqu’avant dix semaines, il suffit de prendre une pilule qui provoque « de grosses règles ». Mouais. J’ai déjà attendu ce mensonge ; et on m’a dit que c’était mensonge, parce que c’était plus douloureux que ça. J’imagine que chaque cas est différent, après.

C’était tout de même un peu bouleversant de voir cette ado faire face seule à cette décision. C’est bien de montrer que c’est possible, mais j’aurais aimé la voir avoir au moins une personne avec elle – pas forcément un parent, mais genre, un(e) ami(e) de confiance, par exemple.

Autrement, Zola est donc de retour à l’hôpital après une crise d’angoisse et il va de soi qu’elle ne reste pas dans le bureau de sa mère toute la journée, comme elle le devrait. Non, elle tente de trouver une opération à laquelle assister et tombe sur Nick, qui la prend sous son aile pour mieux remarquer extrêmement rapidement, avec Kai, qu’il a affaire à une véritable génie. Zola est en effet capable de reconstituer des puzzles censés être impossibles à faire pour son âge – des puzzles de logique qui dépassent même certains adultes, ou Nick.

On se croirait dans Alias, je sais, mais j’aime voir ça, et j’aime voir les tantes débarquer pour constater le phénomène avec stupeur. Attendez, ça fait trois ou quatre saisons qu’on nous dit que Zola est géniale, faut pas abuser, on le savait tous ! Meredith réagit d’ailleurs un peu comme ça, tout en étant énervée de voir sa fille être examinée par tout l’hôpital à peu près, sans son accord.

C’est de la fierté mal placée, mais en fin d’épisode, elle reconnaît que c’est bien pratique tout de même d’avoir pu avancer dans un diagnostic pouvant expliquer ses crises d’angoisse : elle est trop intelligente et a besoin de challenge différents, exactement comme Maggie à l’époque. J’ai aimé voir Maggie culpabiliser d’avoir raté ça – parce que je n’aime pas Maggie après tout, j’ai aimé voir Amelia lui donner des conseils, mais ça ne me fait pas oublier que nous n’avons pas eu de scène Amelia/Addison cette semaine.

Bon, Amelia était occupée avec Kai, on va dire. Meredith l’est aussi avec Nick et de toute manière toute la fin d’épisode est juste un grand bal de gens qui s’embrassent et couchent ensemble. Grey’s Anatomy quoi.


 

Station 19 – S06E03


Épisode 3 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.

Spoilers

On passe de dispute de couple en disputes de couple.


Are we ready to be a family again?

Maya a des débuts d’épisode toujours aussi sportifs, mais ça ne se passe plus dans son lit. La pauvre. Elle continue de s’entraîner pour passer ses nerfs, mais je ne suis pas convaincu par les solutions qu’elle met en place. En plus, elle continue de s’embrouiller avec Carina pour toutes les raisons du monde (sauf la seule bonne raison) et elle fonce tête baissée dans toutes les pires situations possibles.

Elle en arrive à mélanger tout le stock de médicaments que Carina et Ben recomptent, et j’aime le fait que ça permette de nous raconter où en est Ben dans sa vie – tout va bien avec Miranda, mais apparemment elle est débordée (alors, elle a repris le boulot ?) – tout en soulignant que ça ne va plus trop pour Carina et Maya.

Maya prend quand même les compliments et remerciements qu’elle reçoit de tout le reste de l’équipe pour avoir tenté de sauver le poste d’Andy, même si elle n’y est pour rien. Elle part heureusement rapidement en intervention, parce qu’elle a vraiment besoin de se changer les idées. Le truc, c’est que Ben, avec qui elle est en intervention, n’est pas du genre à lâcher le morceau quand il a l’occasion de passer sa vie à parler de celles des autres. Maya le remet à sa place, et hop.

De son côté, Travis en est toujours à stresser pour les élections, et à se préparer. C’est un peu chiant parce que ça fait trois épisodes qu’on tourne en boucle sur le fait que Dixon risque de gagner, parce qu’il est en avance dans les sondages et tout malgré ses pires idées du monde. C’est toujours pareil. Travis se prépare et il reste coincé dans sa vie privée, tout en voyant Theo et Vic être heureux et bon, c’est répétitif. Par contre, ça me fait plaisir de voir Vic et Theo comme ça, j’avoue. Bon, Vic est coincée au bureau pour tout l’épisode et n’en est pas ravie, mais au moins, elle continue de coacher Travis, c’est déjà ça.

D’ailleurs, Travis risque bien d’avoir de la chance pour les élections, cependant, parce que la première intervention de l’épisode envoie Maya et Ben directement chez Dixon, justement. Ils sont en intervention en tant que Crisis One, et c’est top à voir, parce que la femme de Dixon débarque à la porte en étant complètement bourrée. Assez vite, Maya repère une vitre brisée et elle est sûre et certaine qu’elle a affaire à une femme battue.

Dixon n’étant plus là, ça m’a paru trop simple comme explication et ça m’a moins surpris que Ben et Maya d’apprendre que c’était la femme elle-même qui avait choisi de détruire la fenêtre. Elle refuse toute aide des pompiers, même si elle n’a pas vraiment le choix non plus, une fois que la voisine a appelé de toute manière.

Dixon finit par rentrer et comme on s’y attend, il se montre ravi de tomber nez à nez avec Maya. Non. La dispute avec sa femme reprend de plus belle et est on ne peut plus cliché, mais ça escalade rapidement vers une engueulade qui dépasse le cadre de la dispute de couple pour aller vers une irritabilité trop forte et une preuve que le couple ne se supporte pas. Les voilà donc qui se lancent dans une opération « détruisons toute la vaisselle de la maison parce que c’est rigolo », ce qui est loin d’être comique.

Les pompiers n’interviennent pas vraiment, la violence escalade et la femme finit par jeter un vase sur son mari, devant témoins. Au moins ça calme le couple, qui en vient même à tomber d’accord sur le fait que Miranda qui balance un drap plein de merde de bébé sur Ben, c’est chiant à mourir. Elan d’amour pour eux, il est revenu quatre fois dessus en un épisode, insupportable.

Par contre, ça m’énerve un peu que tout ça finisse presque en faveur de Dixon. Ils sont pourtant clairement toxiques avec sa femme, à se faire des coups bas en permanence et à se diminuer psychologiquement l’un l’autre. Ils se réconcilient tout de même et ça force Maya et Ben à partir sans rien faire de plus qu’un rapport d’incident. Ce que j’aime toutefois, dans cette intrigue, c’est que ça montre aussi avant d’être trop grave, il y a des situations comme ça qui durent dans le temps et face auxquelles même les plus à mêmes d’intervenir ne parviennent pas à intervenir.

Cela soulignait bien aussi que Maya pouvait être intelligente dans ce genre de situation, mais toujours pas capable de reconnaître ses propres problèmes de couple. Nous n’avancerons donc pas cette semaine sur cette intrigue, et c’est bien dommage.

Pendant ce temps, Andy décide de nous harceler Jack encore plus qu’avant. Elle veut absolument le voir revenir au boulot et elle est vraiment chiante à force. Dans le fond, je peux comprendre son envie de venir en aide à sa famille, mais j’ai plus de mal avec sa certitude que Jack doit redevenir pompier. Sois là pour lui et tais-toi, à un moment. En plus, le chômage ne lui va pas trop mal, je le préfère largement avec les cheveux à l’arrache comme ça, hein.

Toujours est-il qu’Andy insiste sur le fait qu’il est temps pour lui de se bouger et de sortir du taudis dans lequel il s’est réfugié avec Eva. J’avoue avoir bien ri d’apprendre que le trou dans le toit n’était toujours pas réparé : il est temps qu’Eva réagisse et sorte de son deuil, mais ça ne semble vraiment pas facile à faire. La pauvre se contente de boire et d’avaler des médicaments tout le temps, tout en couchant avec Jack – on peut difficilement faire plus destructeur que ça quand on connaît les liens entre Jack et son défunt mari.

Malgré des indices évidents que toute la relation est hyper toxique, Jack continue de s’aveugler. Tout de même remis en place par Andy, il se met à essayer de réparer le toit. Le problème, c’est que ça le fait rester sobre en présence d’Eva pendant un long moment, et ils ne peuvent que se rendre compte qu’ils ne sont pas exactement faits l’un pour l’autre.

Il a l’occasion rêvée d’aller prendre l’air quand il a besoin de ramener davantage d’outils pour s’occuper du toit. Une fois dans le magasin, on nous révèle – quand même ! – que Marsha n’a pas oublié l’existence du pompier, mais qu’il la ghoste à défaut de savoir quoi répondre. Jack est aussi témoin d’un accident qui le pousse à reprendre du service très temporairement. L’homme qui se prend une barre de métal sur le crâne a toutefois beaucoup de chance : il y a un ancien pompier et un médecin dans le magasin au même moment. Question de perspective sur la chance, je sais. Cela n’aide pas Jack à prendre conscience qu’il a envie de retourner bosser en tout cas.

Après son passage chez Jack, Andy essaie d’autrement de passer voir Beckett pour le convaincre de l’aider à se bouger pour Jack. Si je n’aime pas trop Andy quand elle est chiante comme ça, j’aime bien son personnage sur ce coup-là : elle souhaite vraiment aider et cherche tous les moyens possibles, c’est plutôt mignon de sa part. Pas très efficace car Beckett lui apprend que Jack n’a pas réclamé l’argent que le gouvernement pourrait lui verser ou qu’il n’a pas l’intention de récupérer un pompier si instable, mais mignon quand même.

Dépitée et ayant en main des beignets apparemment vraiment dégueulasses, Andy peut commencer sa journée de travail en voyant son ex-mari draguer sur une application de rencontres et chercher à lui donner des conseils sur son amitié avec Jack. Pas ouf.

La deuxième intervention de l’épisode envoie les pompiers s’occuper des passages d’une voiture bloqués à l’intérieur de celle-ci alors qu’elle s’est mise à fumer. Les passagers sont des ados pas trop supportables, franchement, mais j’ai aimé l’intrigue qui voit le jeune homme terrifié de devoir appeler son père. Sa copine – qui n’est pas encore sa petite-amie – lui fait prendre conscience de la toxicité de son père et le pousse finalement à appeler, et tout est bien dans cet ordre des choses.

Malheureusement, le père est le connard qu’il nous décrivait : sur place, il préfère engueuler son fils que prendre soin de lui, savoir comment il va ou gérer sa propre colère. Il enchaîne donc les pires attitudes possibles, ce qui finit par lui coûter sa voiture quand reprend feu car il l’a fait bouger trop rapidement malgré les conseils d’Andy – grosso modo, sa pensée merdique est : « Qu’est-ce qu’une femme peut bien en savoir ? ». Bien fait pour lui si sa voiture brûle, donc.

Andy refuse toutefois que ça se fasse et utilise toute l’eau qu’elle peut pour refroidir la voiture, en surchauffe à cause d’une connerie du père. Ce n’est pas l’approche de Beckett quand il arrive finalement sur place : il décide de laisser cramer la voiture, et tant pis si ça déplaît à Andy. Une fois n’est pas coutume, Andy a une attitude complètement déplacée et n’hésite pas à s’en prendre verbalement à son chef, tout en refusant son autorité. Et le tout, devant témoin, sans conséquence. Ah, les séries !

Dans tout ça, Vic reste coincée à son bureau d’accueil de la caserne et cherche désespérément un moyen de s’occuper. Elle finit par en trouver un assez évident en voyant Carina passer et repasser en permanence devant son bureau : elles papotent ensemble en étant théoriquement sur l’inventaire des produits pour le dispensaire (comme chaque fois qu’il faut une raison pour que Carina soit à la caserne). C’est l’occasion pour Carina de confier certaines de ses angoisses, notamment sur sa possible grossesse dont elle n’est plus tout à fait sûre de vouloir immédiatement.

Malgré tout, Vic parvient à la convaincre de faire un test de grossesse pour savoir ce qu’il en est. C’est d’autant plus intéressant que c’est un duo qui s’était formé l’an dernier pour la grossesse et l’avortement de Vic : les retrouver à se confier leur vie intime et être vraiment amie, c’est efficace. Limite, Vic est plus pote avec Carina que l’inverse désormais. Carina se confie en tout cas sur son inquiétude pour Maya, qui refuse de se prendre en main et de se soigner.

C’est vraiment mignon de voir Carina expliquer qu’elle est prête à attendre Maya et les soins qu’elle fera bien à un moment ou un autre. À la faire parler comme ça, Vic réussit même à faire dire à Carina qu’elle a envie d’être avec Maya pour découvrir le résultat de son test de grossesse. J’ai bien aimé voir Vic jeter le test pour cette raison, c’était parfait.

Enfin, ça l’aurait été si Maya avait progressé depuis le début d’épisode. Pourtant, cette fin d’épisode nous laisse Maya toujours aussi énervée qu’au début, et toujours aussi dans l’abus. Elle refuse de faire face à ses problèmes, alors on est quelque peu bloqué. En plus, elle n’hésite pas à balancer à Vic et Travis qu’ils sont intervenus chez les Dixon et qu’ils pourraient s’en servir pour leur campagne – alors même que c’est contre toute éthique professionnelle. Vraiment, il faut qu’elle s’occupe d’elle, je ne la supporte plus !

Heureusement, le reste fonctionne mieux : toute la caserne se motive – ou plutôt est motivé de force par Andy – pour aller passer un peu de son temps libre à aider Jack et Eva. Je ne suis pas sûr qu’Eva le mérite tout à fait à passer sa frustration sur Jack désormais et à le comparer à Rigo, mais ça fait du bien à voir.

 

9-1-1 – S06E02

Épisode 2 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.

Spoilers

Athena et Bobby annulent leur voyage de noces pour s’occuper des parents de celle-ci. Hen reprend les rênes de la caserne, malgré ses études de médecine.


Yeah, the rodent had it coming.

C’est quand même dingue cette affaire : j’ai l’impression que j’étais à jour hier dans la série… mais non. Cela fait déjà un mois que j’ai vu l’accident des parents d’Athéna. Il faut croire que ce cliffhanger n’a pas dû me traumatiser plus que ça, je suis sans cœur, écoutez. Bon, toujours est-il que ce deuxième épisode commence par Athéna et Bobby qui se rendent au chevet du père de la policière. La pauvre voit son père dans le coma, mais elle assure qu’elle sera là pour lui.

Il va bien falloir y passer du temps, par contre, entre son père qui est dans le coma et la maison qui est détruite par la voiture qui a détruit le mur, quoi. Le problème, c’est que la mère d’Athena, Beatrice, espère que c’est le père qui s’occupera du mur détruit. Ce n’est pas exactement possible, alors Athena fait appel à un professionnel qui s’avère aussi être un ami d’enfance. Beatrice le prend mal, ne comprenant pas pourquoi sa fille insiste pour les réparations, et surtout pour refaire une partie de la maison afin de l’adapter aux conditions médicales dans lesquelles le père risque bien de rentrer.

Je ne sais pas trop où les scénaristes veulent en venir avec cette intrigue, par contre. C’est un peu longuet, mais c’est toujours bien d’apprendre à connaître les personnages, j’imagine. Par contre, comme Athena et Bobby ne sont vraiment pas mes préférés dans cette série, les voir aussi longtemps sans urgence à gérer et déprimer de la mort à venir des parents d’Athena, ça ne m’a pas passionné. Non, vraiment, je suis sans cœur.

Allez, c’était sympathique de voir Beatrice lire les lettres d’amour qu’elle échangeait avec son mari quand ils étaient jeunes. Son mari lui écrivait en effet une lettre par jour quand il était au Vietnam… et maintenant, après 57 ans à se parler chaque jour d’une manière ou d’une autre, le voilà dans le coma à ne pas pouvoir communiquer avec sa femme. Elle, elle s’en fiche des conditions dans lesquelles elle récupèrera son mari : elle veut juste l’entendre lui parler à nouveau. Touchant.

La première intervention de l’épisode met du temps à se mettre en place avec un type qui décide de trop arroser ses plantes malgré la sécheresse et de se rendre compte que son jardin s’affaisse peu à peu. Au départ, c’est imperceptible. Plus le temps avance, par contre, plus c’est abusé. Il pense qu’il s’agit d’un rongeur et dresse des pièges un peu partout pour mieux comprendre ce qu’il se passe.

C’est toutefois trop simple pour cette série. J’étais sûr que ce serait bien pire que ça, et ça n’a pas manqué. On devine assez rapidement ce qu’il en est, je trouve : je sens d’avance que ça va être une histoire d’amant utilisant un tunnel entre les maisons. Bon, après je les comprends : la femme est clairement délaissée par son mari et son voisin est bien sexy.

Le problème, c’est que le mari n’est pas au courant de tout ça et finit par décider de mettre des explosifs pour piéger le rongeur. C’est gênant comme tout. La femme est terrifiée et appelle le 9-1-1 aussitôt, tombant sur le petit nouveau, Noah, vu dans l’épisode précédent. Maddie le supervise et déclare qu’il s’agit d’un accident nécessitant vraiment les pompiers quand elle entend une seconde explosion.

Sur place, c’est notre caserne habituelle qui débarque pour s’occuper de l’affaire et comprendre ce qui se joue entre les voisins. C’était plutôt marrant, que ce soit cette idée du tunnel ou la réaction de chacun des pompiers sur place. Pour nous, l’intervention n’est pas anodine non plus : c’est la première où l’on peut voir Hen être capitaine de la caserne. Elle semble plutôt bien s’en tirer sur le terrain, mais elle mène en vérité une vie qui ne fait pas rêver.

En effet, elle est à fois capitaine et étudiante en médecine. Elle est clairement épuisée et ne doit pas être au top de ses performances à ce stade : elle révise comme jamais, gère la paperasse de la caserne, se plonge dans ses bouquins et gère sa vie de famille malgré tout – et malgré ses collègues insupportables qui ne semblent pas l’aider plus que ça quand ils la noient sous le popcorn. Sérieusement.

Arrive alors le jour de l’examen. Si tout semble bien commencer pour elle, ça ne dure pas Le stress l’emporte et ell éclate sa mine de crayon. Elle est la dernière à sortir de la salle, mais dans le temps imparti malgré tout. Et sans surprise, parce que ça fait un moment qu’on le sentait arriver dans l’épisode, elle rentre chez elle de nuit et s’endort progressivement au volant. Je l’ai déjà dit dans une autre critique (de la même série possiblement ?), mais je ne comprendrais vraiment jamais ces gens qui s’obstinent à conduire alors qu’ils sont éclatés.

Et puis, pourquoi avoir accepté le poste de capitaine alors qu’elle savait bien qu’elle en faisait trop ? C’est vraiment n’importe quoi à ce stade. Même après avoir frôlé un accident de voiture en rentrant chez elle, Hen fait le choix de ne pas dormir dans son lit et de bosser toute la nuit. N’importe quoi, à ce stade, je me répète, mais c’est vraiment le fond de ma pensée.

La deuxième intervention de l’épisode se déroule dans un centre de convention où la joie est censée dominer. C’est l’occasion pour nous de rencontrer trois hommes assez vieux et amis d’enfance, juste avant qu’ils ne se prennent d’énormes blocs de béton sur la tronche. Yep. Une partie du complexe de la convention s’effondre sur eux. Franchement, c’est triste, avec un des trois qui est condamné malgré l’arrivée des pompiers sur place et les deux autres qui sont en sale état, l’os de l’un perforant une artère de l’autre. Aïe.

La formation de Noah continue durant l’épisode, et c’était chouette à voir. J’aime bien ce travail et franchement, c’est souvent ce qui fait la différence entre cette série catastrophe et les autres. Bref, Maddie s’occupe de lui montrer comment écouter d’anciens appels pour la formation, tout en le laissant gérer des appels lui aussi. Noah se retrouve donc en ligne avec un jeune homme enterré lui aussi sous les décombres du complexe de la convention.

Cela laisse Hen face à un grand dilemme : devoir sauver le jeune homme ou sauver l’un des grands-pères. Elle décide de sauver le jeune, avec l’accord du vieil homme qui demande de sauver le plus jeune. Lui-même semblait être en pleine crise sur sa vie, cherchant à en comprendre le sens. Eh, si la vie avait un sens facile à trouver, ça se saurait. Lev, le vieil homme, semble pourtant l’avoir trouvé : sauver une vie, ça valait le coup.

Par contre, il nous détruit Buck émotionnellement sur ce coup. C’est bien triste à voir, parce que Buck a eu le temps de s’attacher à lui avant. Le tout se fait sur fond sonore d’un petit « Don’t worry be happy » plutôt malvenu… Pourtant, Lev qui meurt est plutôt heureux quand il arrête de respirer, affirmant qu’il a trouvé la réponse qu’il cherchait. Cela perturbe Buck qui décide d’en parler à Hen, afin d’obtenir quelques réponses.

Malheureusement, Hen n’a pas la réponse à la quête du bonheur – et elle finit l’épisode en craquant complètement. Il fallait que ça arrive : elle rate son examen de médecine et rentre chez elle pour mieux apprendre qu’elle a oublié d’emmener son fils à un rendez-vous important. Karen a géré pour elle, mais ça n’empêche pas Hen de s’effondrer complètement. Elle finit par avouer qu’elle s’est endormie au volant à sa femme qui panique aussitôt, lui demandant enfin de faire le choix qu’elle aurait dû faire depuis le départ.

Elle ne le fait pas dans cet épisode pour autant, qui préfère enchaîner sur un nouveau cliffhanger concernant les parents d’Athena. Alors que les travaux pour reconstruire la maison sont en cours, le constructeur trouve sur place… un cadavre d’enfants, enterré dans les fondations de la maison il y a bien longtemps. Athena fait bien malgré elle et immédiatement le lien avec Tanya Kingston, une fillette de huit ans disparue quand elle-même en avait neuf. C’est l’histoire qui a motivé Athena à devenir flic, et voilà donc la fillette enterrée chez ses parents. OUTCH.

> Saison 6

 

The Walking Dead – S11E18

Épisode 18 – A New Deal – 16/20
Me voilà rassuré : cet épisode était bien plus prenant que le précédent, avec un retour à une géopolitique de base plutôt efficace. Les retrouvailles et les adieux se succèdent à un bon rythme et les longueurs de l’épisode finissent par être oubliés quand la série en revient à ce qu’elle sait faire de mieux (en théorie). Et ouais, ça fait que je termine l’épisode avec la satisfaction d’avoir eu ma dose d’action et de zombies. Il était temps.

Spoilers

Carol passe un deal avec Pamela pour que ses amis puissent quitter le Commonwealth.

It’s not your problem anymore.

Oh, je vais vraiment aimer les débuts des épisodes si jusqu’à la fin on a droit à Judith qui nous fait un petit rappel des onze saisons. C’était touchant de revoir, même brièvement, certains anciens personnages et de nous rappeler des moments forts de la série. Bon, ce n’était pas obligatoire de commencer par le frère de Daryl, mais c’était cute comme tout.

On reprend ensuite sur le cliffhanger précédent, avec nos héros en fâcheuse posture. Heureusement, Mercer débarque contre toute attente et demande à tout le monde de lâcher ses armes. Comme c’est le chef des armées, il y a à peu près tout le Commonwealth pour l’écouter, à l’exception notable de Daryl. Je n’en attendais pas moins de lui : il a vraiment envie de se venger d’Hornsby.

Mercer et Pamela n’ont que peu de poids sur lui. Quand c’est Carol qui lui demande, par contre, Daryl est un peu plus enclin à écouter ce qu’on lui propose. C’est fou, ça. Oui, oui, Carol a eu le temps de passer son pacte et de venir sur place, menée par Negan, avec Pamela et Mercer. Cela met un terme à la traque des deux épisodes précédents, et Daryl laisse la vie sauve à Hornsby. Il prend soin toutefois de lui exploser la main gauche au canif, sinon ce ne serait pas drôle.

Une fois que c’est fait, Carol peut exposer les termes de son pacte à tous ses amis – Maggie, Aaron, Gabriel, Daryl, Negan et Annie. Ces deux derniers ne sont pas sûrs d’approuver le deal, parce que le Commonwealth a tué une grosse partie de leur groupe, mais les autres sont à peu près tous d’accord pour se dire que c’est une bonne solution la trêve proposée. Certes, ce n’est pas terrible d’avoir Pamela qui protège son fils en faisant tomber Hornsby, mais c’est mieux que rien et surtout, Carol le souligne, ça ne les concerne plus.

De son côté, Hornsby ne s’attendait certainement pas à être trahi comme ça par Pamela. C’était amusant à voir : elle est impitoyable avec lui, lui expliquant que sa vie pépère au Commonwealth est terminée. Elle n’a aucune estime pour lui. Il tente évidemment de la menacer et de menacer la communauté – mais elle n’en a rien à faire. Elle devait déjà préparer dans sa tête son petit discours de paix et de dénonciation des actions nauséabondes d’Hornsby.

Le discours est efficace pour apaiser les tensions – ou la plupart d’entre elles en tout cas. On découvre que Max, la sœur de Mercer, n’est pas encore tout à fait prête à calmer ses envies de revanche quand elle aperçoit Sebastian. Elle en est à refuser de suivre Eugène qui compte bien quitter le Commonwealth avec ses amis. Je ne sais pas trop en quoi ils sont amis quand ils ne partagent même pas une scène de retrouvailles, mais bon.

Après, je parle de retrouvailles, mais il est déjà l’heure des séparations, une fois de plus. Aaron part s’occuper d’Oceanside et doit donc dire adieu à Grace. Il est accompagné de Lydia (mais où était-elle tout ce temps ?), désormais en couple avec Elijah (ceci explique en partie cela), qui dit au revoir à Carol et de Jerry. La meilleure scène de retrouvailles est toutefois celle entre Judith et Daryl : Judith lui reproche d’envisager de quitter le Commonwealth sans rester aider tous les gens qui y sont comme il a pu le faire par le passé avec Hilltop et Alexandria.

Si cela énerve Daryl, c’est probablement parce qu’elle a raison. Elle n’est pas la seule à s’en rendre compte : Ezekiel aussi entend bien rester au Commonwealth pour les aider. Il en parle à Carol, qui n’a vraiment pas cette idée en tête mais qui l’accepte malgré tout. Elle n’a pas trop le choix, de toute manière, c’est un adulte qui fait bien ce qu’il veut. Ma vraie question réside plutôt sur d’autres personnages, cependant : je ne suis pas surpris par le choix d’Ezekiel, mais je me demande quel sera celui de Yumiko par exemple.

Assez rapidement, et contre toute attente, la question se pose aussi pour Annie et Negan : elle est enceinte et les avancées technologiques et médicales du Commonwealth sont plutôt une bonne nouvelle pour elle. Ah lala, Negan va devenir papa. Annie refuse de rester, même si c’est le mieux pour elle.

Je pensais aussi que Gabriel resterait au Commonwealth : il a tout de même une paroisse et une jolie Eglise. Pourtant, il envisage lui aussi de partir, mais ça se comprend aussi parce que Rosita souhaite partir, avec son enfant. Ah, en parlant d’enfant, les deux retrouvent rapidement Judith dans une des arrières-pièces de l’Eglise.

Eh oui, Judith avait fugué. Contre toute attente, cet épisode nous reparle de Rick. Cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Oh, je vous rassure, Andrew Lincoln n’est pas de retour (mais je ne serais pas surpris qu’il le soit d’ici la fin) : c’est juste que Daryl se demande ce que Rick ferait à sa place vis-à-vis de Judith. Il découvre en effet que la petite fille, qui n’est plus si petite que ça, a décidé de fuguer, probablement pour ne pas quitter le Commonwealth, et demande conseil parentalité à Carol.

C’est finalement grâce à Gabriel et Rosita qu’il peut retrouver Judith. Si j’ai aimé leur première conversation de l’épisode, la seconde est bien moins prenante : Judith refusant un flingue en souvenir du sabre de sa mère et parce qu’elle veut rester au Commonwealth, c’est logique ; Judith qui se laisse convaincre de partir par un Daryl qui n’a aucun argument de plus, c’est juste énervant.

Pendant ce temps, Pamela continue encore et toujours de vouloir arranger les affaires de son fils. Ce n’est pas gagné, parce qu’elle a un fils parfaitement idiot. Elle veut le voir devenir dirigeant du Commonwealth à son tour, sans même prendre conscience que son fils s’est drapé dans des privilèges et une position qui feront de lui le pire leader qui soi. Il refuse le moindre effort, et il le fait devant Max en plus. On sent bien que Pamela la pense plus fidèle que jamais, mais ce n’est pas le cas.

Nous la retrouvons donc à vouloir rendre visite à Hornsby, en compagnie d’Eugène. C’est lui qui finit par papoter avec ce grand méchant, tandis que Max est juste à côté de lui. Le but de cette conversation ? Obtenir des informations sur les Milton, Pamela et Sebastian, afin de les discréditer une fois pour toutes. Hornsby n’est pas si idiot que ça : il comprend assez vite le jeu d’Eugene, et surtout de Max. Il ne leur balance aucune info utile, si ce n’est quelques menaces.

Max doit donc retourner bosser pour Pamela, se retrouvant alors en tête à tête avec Sebastian, qui n’aime vraiment pas le discours que sa mère lui impose sur les Fondateurs du Commonwealth. Je ne l’envie pas, franchement, parce que Sebastian est vraiment un personnage horrible. Elle le manipule totalement, lui faisant prendre conscience qu’il n’y a pas mieux que la vérité pour diriger. Elle le fait donc dire tout le fond de sa pensée sur sa mère, la gestion du Commonwealth, la loterie truquée et le système qui veut que les riches restent riches et les pauvres ben… pauvres.

Et elle enregistre le tout. Tout le Commonwealth se réunit en effet ensuite sur la place du village pour un spectacle de catch avec une loterie et une sono. Bordel, mais on a vraiment perdu la série à ce stade… Un match de catch ? Si j’avais su qu’on aurait droit à ça un jour… ben, je ne l’aurais pas cru en fait.

Bon, tout ça, se termine par le discours de Sebastian, qui est mieux que prévu… mais qui est bel et bien saboté par Max, utilisant finalement l’enregistrement de ce qu’il pense vraiment du Commonwealth pour provoquer une émeute. Elle a juste oublié un détail au milieu de tout ça : Sebastian la déteste soudainement et fonce immédiatement sur elle, pour se venger.

Un autre détail qu’elle ne pouvait pas connaître pose problème pendant qu’elle est poursuivie par Sebastian : les agents secrets d’Hornsby ont décidé de tuer quelques nettoyeurs et éboueurs du Commonwealth, discrètement, sans leur percer le crâne pour autant. Autrement dit, au beau milieu de la fête et de ce début d’émeute, il y a soudainement des zombies.

Ce qui devait arriver arriva : des zombies au milieu d’une foule présente pour faire la fête ? C’est la catastrophe assurée. Daryl perd de vue Judith dans la panique, et Judith se retrouve nez à nez avec un zombie. Quelque chose me dit qu’elle regrette de ne pas avoir pris le flingue plus tôt. Heureusement, Daryl est là pour la protéger et il joue très bien le papa avec elle : il est capable de la protéger à distance, puis lui donne le flingue pour qu’elle l’aide à éliminer des zombies.

Mercer abandonne aussi la protection de Pamela, lui préférant les habitants du Commonwealth. Ah, bien fait, dans ta gueule la riche. Et, de manière générale, dans vos gueules les riches : Sebastian s’attaque une nouvelle fois à Max et la balance littéralement dans les bras d’un zombie. L’abus est total : Eugène, désarmé, repousse finalement la zombie.

Cette dernière tombe finalement sur Sebastien, et absolument personne ne lui vient en aide, faute d’aide et d’habitude. Max et Eugène s’éloignent bien sûr de la scène, laissant Sebastian se débrouiller avec le zombie qui cherche à le bouffer. Judith est finalement là pour éclater la tronche de la zombie, mais elle arrive trop tard : elle tue certes la zombie, mais Sebastian est déjà mordu à la gorge. Pfiou, c’était tendu comme scène, je ne m’attendais pas à ça. Ca me fait plaisir de voir Sebastian mourir, hein, mais comme ça, c’est vraiment violent pour lui ; alors que ses mots sur les riches qui restent riches continuent de résonner en plus !