The Outpost – S04E07

Épisode 7 – The Power of the Masters – 16/20
Les avancées dans l’intrigue permettent de revenir un peu en arrière dans l’histoire et la mythologie de la série, et je trouve que ça fonctionne bien d’avoir des réponses et quelques retrouvailles dans cet épisode. Si tout ça me laisse plutôt satisfait de l’épisode, il n’empêche que certains moments – et surtout certains personnages – me plongent rapidement dans une torpeur et un ennui dont je n’arrive ensuite à m’extraire que grâce à d’autres scènes qui me rappellent qu’il y a parfois des intrigues de qualité. Bref, c’est un entre-deux tendant vers le positif cet épisode.

Spoilers

Falista et Tobin découvrent que servir les dieux n’était vraiment pas une bonne idée. Pas faute de leur avoir dit quinze fois en deux épisodes, quoi.

In the Ancient language, the word Kinj roughly translate to a similar concept of the human believe of a soul.

J’oublie de le préciser depuis quelques jours, mais depuis que je suis en vacances, je regarde souvent mes épisodes en maillot de bain. Cela me valide un point du Bingo Séries, c’est quand même important de le rappeler.

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté, avec Falista et Tobin à genou devant les dieux. Et si j’espérais vraiment la survie de Falista, j’ai rapidement compris que ça n’allait pas être le cas quand elle tend la main vers les dieux pour leur donner son Kinj. Elle le fait au moment où la déesse communique à Talon et Zed l’arrivée du couple royal et son sacrifice, mais qu’elle le fait encore en leur faisant croire qu’ils y survivront.

Dès que la communication s’interrompt, par contre, Falista se fait étrangler et décomposer sous les yeux d’un Tobin étonnamment impuissant. J’étais pourtant sûr qu’il allait réussir à la téléporter avant qu’il ne lui arrive malheur. La voir mourir m’a rendu super triste et, pour être honnête, me fait espérer une résurrection de tous les humains s’étant sacrifiés pour leur kinj. Si je m’en fous pas mal de récupérer Un, Deux et Trois, ça me ferait plaisir d’avoir Gwyn de retour. Et Yavallah aussi, ça soulagerait Wren. Et Falista, qui perdrait en plus son titre de reine, bien fait pour toi.

Pas sûr que cela arrivera toutefois. Plutôt que de se téléporter suite à la mort de Falista, Tobin prend la décision de nous couper la main du dieu qui veut s’en prendre à lui, avant de se téléporter pour l’embrocher. C’était vraiment inattendu, car j’étais sûr qu’il fuirait au plus vite. Il voulait toutefois venger Falista… mais c’est en vain : il y a désormais la déesse au Kinj vert pour sauver le dieu et lui rendre la main.

Tout ce qu’il fait, c’est donc d’énerver davantage le dieu, avant de s’enfuir au moment où il allait se faire cramer. Pauvre Tobin. Il regrette clairement d’être de retour à la vie là, parce que perdre Falista, c’était beaucoup pour lui. Du côté des dieux, on apprend toutefois beaucoup d’informations en peu de temps : Janya est capable de soigner les autres, mais elle a aussi les souvenirs de Deux. C’est embêtant, car ça signifie qu’elle sait où se trouve la clé dont ils ont besoin pour relâcher leurs serviteurs.

Ah. Les gens coincés dans des cocons sous la maison de Talon sont donc des serviteurs des Dieux, nous sommes dans la merde s’ils se décident de tous les réveiller. Espérons que ça n’arrivera pas trop vite… Cela dit, ça en prend le chemin : ils savent où se rendre pour retrouver la clé et ils savent où est leur temple grâce aux souvenirs de Deux et, probablement, de Falista.

Pendant ce temps, Talon est quelque peu perturbée par la vision lui montrant Falista prête à tout pour donner son Kinj, mais elle reprend assez vite le dessus pour continuer de réconforter Luna. Oui, on est vraiment sur la reprise directe de l’épisode précédent. Cela permet en tout cas d’apprendre rapidement, grâce à un flashback fourni par les souvenirs de Luna une fois sur place, que Dred a déjà récupérer la clé recherchée par Talon comme par les dieux.

Elles ont donc trop de retard pour retrouver la clé, car il n’y a plus personne du Prime Order pour leur fournir des indications utiles… sauf que ! Sauf que Luna se souvient subitement de la présence de Naya sur place au moment où le massacre s’est déroulé. Oh, je suis si heureux d’un possible retour de Naya, j’étais triste de ne plus la voir.

On la retrouve bien vite, grâce notamment à un tour de passe-passe de Luna qui sait y faire pour avoir des informations sans les payer. Talon et Luna retrouvent ainsi Naya, et ça m’a vraiment fait plaisir de la revoir. Elle est toujours aussi fan de Talon et heureuse de la revoir, s’inquiète vite fait pour Janzo mais est perturbée de découvrir l’identité de Luna.

Elle n’aime pas trop les ennuis que lui apportent Luna et Talon en même temps. Naya a installé sa propre auberge désormais, et elle refuse de leur venir en aide quand il est question de les amener à une des cachettes de Dred pour retrouver la clé. Un peu de chantage affectif de Luna fait heureusement un bon effet sur Naya, et hop, voilà le trio en route vers la clé.

C’est plutôt cool, car ça redonne un bon rôle à Naya, qui peut enfin dire tout ce qu’elle sait de Dred. Cela énerve particulièrement Luna, parce que ça lui rappelle que Naya n’a rien fait pour aider sa sœur et pour la sauver. C’est intéressant de revenir si loin en arrière, parce que j’avais oublié l’existence du Dragman, franchement.

Et si Luna est énervée, elle comprend vite que sa colère est mal placée quand Naya lui explique que sa famille était menacée. Tout ça permet à Luna comme Naya d’avancer vers un état psychologique plus paisible avant d’arriver enfin au temple qui a tout pour être le cliffhanger de l’épisode.

Du côté de l’Outpost, Garret et Zed ont beau venir en paix, ils sont plutôt mal accueillis par les gardes fidèles de Tobin. Ils sont après tout deux fugitifs, puisque la dernière fois qu’ils étaient là, ils étaient des prisonniers. Forcément, quand Garret réclame le pouvoir en montrant qu’il a la bague de Tobin parce que le roi le lui a donnée, il paraît surtout être un traître ayant tué son roi bien-aimé. La scène est un peu longuette pour ce que c’est, par contre, parce que Garret finit par obtenir le pouvoir, cédé gracieusement par le commandant qui était roi par intérim.

Le vrai roi ? Il est perdu dans ses souvenirs et sa tristesse suite à la mort de Falista, mais le désir de revanche revient bien vite quand il aperçoit les dieux. On le voit se téléporter, alors j’imagine qu’il viendra bien vite rendre une visite à ses sujets. En attendant, Janzo est heureux de savoir que Garret est roi. Il regarde Wren s’occuper de l’homme inconscient depuis sa sortie de cocon et est surpris de découvrir qu’elle l’a menotté.

Quelques tatouages d’épées sous son oreille lui font peur, car elle craint avoir affaire à un meurtrier. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que le couple parle trop en la présence de son serviteur des dieux, à défaut de savoir qu’il est leur serviteur. Il les espionne et en apprend beaucoup trop. Il faut dire que Wren et Janzo avancent vraiment dans leur recherche sur les Kinj.

Ils sont ainsi en mesure d’expliquer tout ce qu’il se passe : le mot Kinj désignait dans un ancien langage le mot âme, et il semble donc que Zed possède en lui l’âme d’un dieu endormi, ce qui explique aussi le pouvoir qu’il possède. C’est parfaitement inattendu, tout ça, quand on repense à la saison 1, mais ça me plaît bien. Avec ces informations, ils arrivent en plus à remonter la piste du plan des dieux.

Une fois qu’il est question des dieux, Wren et Janzo décident de montrer à Garret – qu’ils considèrent comme le nouveau roi, persuadés que Tobin est mort en donnant son Kinj – et Zed leur prisonnier… mais dans une longue tradition de l’Outpost, le prisonnier a réussi à s’échapper pour faire part à la future femme de Munt. Heureusement que ce dernier est là pour tenter de jouer les héros…

Il est le seul présent pour tenter d’arrêter l’homme, sans grand succès. Quand Garret et Zed, ils ont beaucoup plus de pouvoir : Zed utilise son Kinj et l’homme se met enfin à parler, surpris de découvrir que Zed a le pouvoir de son maître. Effectivement. L’homme est aussitôt placé en prison, où Garret est à deux doigts de le torturer pour obtenir des informations. Janzo est assez malin pour repérer que ça ne fonctionne pas, et que ça ne risque pas de fonctionner, en plus.

Il souhaite plutôt se faire un allié de l’homme et il tente une approche douce bien plus convaincante. Janzo donne donc à manger à l’homme avant de lui faire un peu de chantage : en échange des réponses qu’il pourra lui donner, Janzo pourra l’amener dans la cave où se trouvent les autres cocons.

C’est un chantage efficace pour faire parler 313. Oui, oui, c’est son nom : les épées derrière son oreille sont un nombre, mais ce sont aussi une manière de le nommer. Janzo comprend bien vite qu’il est en présence d’un esclave à la vie bien terrible, puisqu’il entendait la voix de son dieu en permanence dans sa tête. Autrement dit, il n’a jamais eu la moindre volonté autre que de servir son Dieu. Outch.

Pourtant, la volonté, il découvre bien vite ce que c’est, 313 ! En effet, il découvre que tous les autres soldats sont encore dans des cocons et il regrette aussitôt avoir été libéré trop vite. Il accuse logiquement Janzo et Wren de l’avoir sorti de là trop vite, avant de tenter de se rebrancher au système. En vain. Il fait presque de la peine à voir, franchement.

Au moins, il permet à Janzo et Wren d’avancer énormément dans les recherches sur les Kinj et sur « Navia », la voix qu’il entend dans sa tête. Par contre, Garret ne le sent pas exactement comme ça quand il se rend compte que 313 n’est plus derrière ses barreaux. Il est tellement insupportable Garret dès qu’il a le pouvoir, c’est dingue. Il veut la jouer safe, ce qui est bien logique, mais il pourrait au moins écouter les arguments de Janzo, sérieusement. Il finit par le faire, mais franchement, ce fut pénible à voir.

Pendant ce temps, Zed essaie aussi de se réconcilier avec Nedra, probablement parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune chance avec Talon et qu’il veut voir prospérer les Blackbloods, hein. Nedra lui en veut toutefois d’avoir laissé mourir tout le monde dans le Plan of Ashes, faute de revenir assez vite. Même s’il réussit à la faire sourire de leurs souvenirs communs, il se prend quand même un bon vent de sa part, et ça fait rire Garret.

Ce dernier peut donc se venger de la réplique désagréable de Zed la semaine dernière, et c’est plutôt chouette de voir ça. En plus, ça nous montre aussi qu’une amitié est toujours impossible entre ces deux-là, même s’ils sont amis malgré tout. Après, quand Zed souligne que Garret est humain et que Talon est une des dernières Blackbloods, bien sûr que Garret le revoit comme le connard qu’il se donne tant de mal à être. C’en est du coup vraiment surprenant qu’une fois dans le temple avec Zed, Wren, Janzo et 313, Garret finissent par se laisser convaincre par Zed que ce peut être une bonne idée de continuer l’interrogatoire de 313 hors d’une prison.

Du côté du temple, pour finir, Naya donne à Luna et Talon toutes les informations dont elle se souvient pour l’ouvrir et accéder peut-être à la clé. Difficile de ne pas trouver la scène stressante : on savait déjà qu’il risquait d’y avoir des Dieux s’en rapprochant. Avant ça, il fallait toutefois faire face à deux gardes censés protéger le temple. Ils sont plus stupides que des pieds, sérieusement, se contentant de foncer sur Naya sans regarder plus bas où Talon et Luna les menacent d’un arc chacune.

Evidemment, les deux gardes meurent, mais un troisième manque de tuer Luna et Talon. De justesse, Naya débarque et les sauve, culpabilisant aussitôt d’ôter la vie à quelqu’un qu’elle ne connaît pas. C’est super triste pour ces gardes, mais super chouette pour le personnage de Naya, qui finit par expliquer qu’elle a tué Dred parce qu’il le méritait, donc que ça n’avait rien à voir avec ce meurtre aléatoire qu’elle vient de commettre. Evidemment, Luna est ravie d’apprendre que Naya est celle qui a tué Dred, et elle se sent redevable.

Une fois à l’intérieur du temple, Luna est capable de trouver la clé bien rapidement, même si elle manque aussi de peu de se faire tuer par elle. Cela m’a fait rire, parce qu’elle l’a trouve en entendant des « murmures » qui ressemblaient plus aux bruits des zombies de The Walking Dead. Ainsi donc, Luna semble avoir des pouvoirs de Dragman elle aussi, et elle est liée à la clé. Déjà en début d’épisode, ses souvenirs lui revenaient avec ce même fond sonore…

Ce n’est pas un hasard, évidemment. La clé retrouvée, l’épisode peut se terminer par un cliffhanger très prévisible : Luna, Talon et Naya sortent du temple pour mieux se retrouver nez à nez avec les quatre dieux voulant récupérer cette clé. Si Talon n’ouvre pas un portail pour s’en sortir la semaine prochaine, je pète un câble. Je risque fort de le péter, d’ailleurs, car avec Tobin dans la nature, il y a fort à parier que ce soit lui qui sauve Talon et Luna.

Non, je ne donne pas cher de Naya. Je l’adore, mais je sens que les scénaristes vont s’en débarrasser avant même qu’elle n’apprenne que sa famille est sur le point de s’agrandir. Sinon, je me rends compte que la mort de Falista passe vachement inaperçue pour le moment, et ça me fait bizarre. J’ai déjà oublié que j’étais dégoûté, parce qu’elle n’a eu que deux scènes de Tobin la pleurant avant d’être oubliée de tous…

Riverdale – S05E13

Épisode 13 – Reservoir Dogs – 09/20
C’est fascinant comme la moitié de l’épisode semble ne pas savoir quoi raconter alors que l’autre moitié vise juste à trouver un moyen de faire saliver les audiences masculines. Toutes les intrigues lancées suite au bond dans le temps semblent être totalement oubliées au profit de développements incohérents et illogiques. Et encore, avec une diffusion à la semaine, j’oublie probablement plein de choses !

Spoilers

Finalement, Archie n’est pas en paix suite à ses années au front. Betty, elle, oublie le Tueur au sac poubelle pour se concentrer sur la recherche de Polly.


I think I might need help too.

Allez Jérôme, ne prends pas trop de retard dans ton visionnage de cette série… et ne déprime pas à l’annonce d’une réécriture forcément ratée d’un film que tu n’as pas aimé et oublié aussitôt après l’avoir vu. Eh, ça va bien se passer… Mais c’est mal barré, je le sais. Je veux dire, l’épisode commence par un flashback nous montrant Archie sur le front, au moment où il retrouve Jackson, blessé aux jambes. Enfin, blessé… il a perdu ses jambes, quoi.

Dans le présent, Archie se réveille parce qu’Eric est justement en train de faire de la merde. En plein PTSD, il ne reconnaît pas son sergent et n’hésite pas à l’attaquer. L’oncle d’Archie le sauve de justesse. Tss. Il se démène ensuite pour essayer de traiter le PTSD de son neveu et surtout d’Eric, terminant tout simplement par leur acheter un chien. OK. C’est si facile de traiter les chocs post-traumatiques, dis donc !

Moi, ça me fait plaisir, car j’obtiens ainsi un point de Bingo, en bonus, avec la présence d’un chien. Quand en plus Archie parle d’un chien nommé Bingo, c’était vraiment marrant ! Le flashback l’était moins, puisqu’on apprend que Bingo est mort dans un no man’s land quand Eric a perdu ses jambes et a empêché Archie d’aller le sauver. Il est égoïste cet Eric à préféré sa vie à celle d’un chien…

Apparemment, il a un problème avec les chiens de toute manière. En effet, dans le présent, il découvre que le chien a disparu dans la nuit et ça fait paniquer Eric, quand le chien était simplement dans un placard. Le lendemain, il le promène pour mieux se faire mordre quand il a besoin de la calmer. L’oncle révèle alors que le chien est un ancien chien de combat. Mais ? Mais ? C’est un chien tout mignon et pas du tout hyperactif, j’ai du mal à le croire, hein. De toute manière, on s’en fout de ce que je crois ou non.

L’essentiel, c’est que ça énerve Archie de savoir que quelqu’un maltraite des chiens. Il décide donc de mettre un terme aux combats de chiens qui se déroulent à proximité de Riverdale. Un appel à Fangs plus tard, il obtient assez d’informations pour aller tabasser l’organisateur des combats de chiens, et si vous êtes comme moi, vous vous demandez bien à quoi sert cette intrigue. Impossible de trouver la moindre réponse.

Finalement, on découvre grâce à Eric que Bingo n’a jamais été un chien : il était un autre homme sous les ordres d’Archie. Archie l’a donc laissé crever ? Charmant. La vie est toute pourrie à ses yeux, mais il peut compter sur son oncle pour lui montrer que tout peut bien se terminer. La salle de gym/caserne de pompiers devient grâce à l’oncle un refuge pour chiens abandonnés où les citoyens de Riverdale (qui n’est plus une ville, rappelons-le) peuvent venir adopter un chien habitué à faire des combats de chien. Tout va bien. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la chanson concluant cet épisode…

Bon, c’est reparti pour un épisode qui part dans tous les sens, comme toujours. Betty et Tabitha bossent désormais ensemble, comme on l’avait appris il y a deux épisodes. Tabitha reste donc en arrière, mais garde le contact radio avec Betty pour savoir comment se passe sa mission sous couverture, à laquelle elle est retournée.

Et ça se passe mal : Betty se fait prendre et arrêter pour racolage par un autre agent du FBI. Oh, elle parvient à s’en sortir en expliquant qu’elle est du FBI aussi, mais ce n’est pas exactement le cas. J’avais déjà oublié : Betty ayant démissionné, elle se retrouve bien conne quand son ex débarque et lui souligne qu’elle est en train de faire quelque chose de totalement illégal. Pour changer.

Betty est forcée de rendre son arme et son badge, et ça la force aussi à mettre au point un nouveau plan pour avancer dans son enquête : lancer sa propre version de Coyote Ugly avec Tabitha et l’aide de Fangs. J’adore ce film, alors j’approuve. Après, Fangs obtient une sacrée promotion dans la série grâce à l’absence de Toni, toujours enceinte et alitée dans le scénario. C’est en fait d’elle dont Betty et Tabitha ont besoin, mais bon, l’actrice n’étant pas vraiment disponible, c’est à Fangs d’en parler officiellement à Toni de ce plan pourri.

Et c’est marrant comme tout à voir : selon elles, ce plan pourra stopper les horreurs qui se déroulent sur l’autoroute, alors qu’il est juste question de faire un Coyote Ugly avec Alice – bordel, mais qu’est-ce qu’elle fout là ? – Veronica ou Cheryl, dans le but de faire de la reconnaissance de routiers, avec des caméras. Je ne comprends toujours pas l’idée, Toni dirige les routiers, non ?

De son côté, Cheryl continue de jouer les chaperons rouges et aperçoit Kevin dans les bois. Encore en plein cruising ? Evidemment, oui. Cheryl se décide donc à redresser le chemin de cette brebis égarée : elle le force à confirmer qu’il cherchait encore un homme avec qui coucher, mais elle le fait avec intention de l’attirer à un de ses sermons.

Oui, nous y sommes, c’est officiel, Cheryl prépare des sermons pour la secte de sa mère, et elle recrute Kevin pour celle-ci. Facile, il a déjà été dans une secte, après tout. Cela dit, l’Eglise Blossom où l’on chante sans raison et de manière bien peu juste, c’est too much, et il est d’accord avec nous. Kevin se barre donc dès le début de la cérémonie…

Cheryl n’abandonne pas pour autant le combat et insiste une fois de plus auprès de Kevin pour qu’il reprenne sa vie en main. Elle n’aime pas voir son âme s’égarer en plan cul inutile, alors elle lui demande de parler à nouveau avec Fangs pour régler les choses. C’est mignon comme idée, sauf que Fangs a déjà tourné la page de son fiancé apparemment : il passe désormais son temps avec Moose ?

Je n’ai pas reconnu Moose, du tout, mais admettons. Kevin s’en confie évidemment à Cheryl, et celle-ci l’emmène alors à la soirée Coyote Ugly pour lui changer les idées – je ne vois que ça.

Enfin, maintenant qu’il ne travaille plus pour Hiram, Reggie se précipite dans les bras de Veronica pour retrouver du boulot. Il a tout compris, lui. Et Veronica aussi : loin de ses cours d’économie, elle se décide à contacter des clients potentiels pour sa boutique de bijoux qu’on a déjà tous oublié. Malheureusement pour elle, ce n’est pas si simple d’avoir des investisseurs quand on n’a pas vingt assistants à ses ordres comme elle avait à New-York.

Elle a toujours Reggie, heureusement. Elle ne lui fait pas tellement confiance, comme il n’a ni expérience ni connaissance de la politique, mais bon, elle lui accorde sa chance. En souvenir du bon vieux temps ? De toute manière, que fait-il là ? Il conclue une vente avec un investisseur de Veronica, dans le temps imparti par celle-ci. Magique. Je ne sais absolument pas à quoi sert cette intrigue, en revanche ? Reggie et Veronica passent plein de coups de fil pour se faire de l’argent, puis Reggie veut amener ses propres pistes et contacts dans le business.

Des pistes et des contacts donnés par Reggie ? Evidemment, il est question des investisseurs de SoDale. C’est particulièrement machiavélique et problématique pour Hiram, alors ça plaît à Veronica, forcément. Elle parvient même à convaincre un investisseur en lui offrant un œuf de Fabergé, encore. Soit. Et pour fêter ça ? Un bruit de bouteille de champagne qui s’ouvre quand Hiram massacre son téléphone de rage de perdre un investisseur alors même que les verres sont déjà servis au début de la scène en question.

De plus, pour fêter ça, Veronica enfile bien sûr son meilleur mini-short en cuir et se rend elle aussi chanter et danser sur un comptoir de bar. Sérieusement, les scénaristes ne font plus aucun effort sur ce coup-là, le but est juste de déshabiller les actrices et de les rendre aussi sexy que possible, le temps d’une chanson pas si exceptionnelle. Qui irait s’en plaindre ? Tabitha est définitivement intégrée au casting en tout cas, et tout le monde s’en fout de Jug (il ne me manque pas), et tout le monde s’en fout de tout d’ailleurs.

Betty profite une fois de plus de l’occasion pour se faire passer pour un agent du FBI, embarquant avec elle Reggie et Kevin dans son crime. Ce qu’ils foutent là au juste ? Mystère. C’est toutefois une mauvaise piste qui ne mène nulle part…

La soirée semble ainsi être un échec, malgré 57 routiers dont l’identité est récupérée par Betty. Alors qu’elle s’apprêtait à passer une bonne nuit à faire des recherches sur eux, elle est finalement approchée par un 58e routier qui est bien louche. Il y a même du sang sur la poignée de sa porte… Betty décide ainsi d’envoyer un SMS à Tabitha pour qu’elle la suive alors qu’elle monte dans le camion – quand bien même elle avait souligné l’importance de ne suivre aucun routier ce soir-là.

Ce n’est pas grave, Betty est assez badass pour venir à bout de ce routier de l’extrême. C’est du moins ce qu’elle pense, après un rapide coup de portière et de pied. Elle décide en toute logique de TOURNER LE DOS au tueur en séries qu’elle pense être sur le point d’arrêter et SURPRISE, il n’est plus là quand elle a fini d’appeler Tabitha pour lui dire que c’était bien leur suspect.

C’était ridicule comme tout, et ce n’était que le début d’une scène bien merdique : le tueur sort ainsi une tronçonneuse de son camion et l’utilise pour tuer Betty – ou en tout cas pour essayer. Ce n’est pas un franc succès pour lui, et ça me fait de la peine, parce que franchement, Betty était facile à avoir à plusieurs occasions dans la scène. Elle se tord même la cheville avant de réussir à assommer le tueur de la manière la moins crédible possible. Comme toujours. Et pour ne rien arranger, les bruitages sont à mourir de rire, avec des coups faisant des bruits encore moins crédibles que dans Buffy, connue aussi pour son kitsch en la matière.

Plutôt que de livrer le tueur (potentiel, toujours), Betty décide de le garder pour l’interroger et retrouver Polly. Ah oui, c’est vrai, c’était ça le but d’origine : retrouver Polly. Je l’avais oubliée, elle. Comme j’oublie Jughead, aussi.

Du côté des autres intrigues, et toujours sans la moindre logique, on reprend l’évolution de Kevin. Après l’avoir vu avec un stylo rouge dans l’épisode, il est assez logique d’apprendre qu’il est nommé professeur de l’année. Mais ? J’en peux plus, l’année est totalement en cours ? Cela n’a pas le moindre sens, comme toujours.

En tout cas, être un bon prof dans un lycée de merde, ça déprime Kevin. Il peut heureusement compter sur Cheryl pour lui venir en aide, encore. Il lui annonce qu’il a l’impression de rater sa vie parce qu’il n’est pas une superstar à New-York, alors en toute logique, elle propose à Kevin de venir chanter du Jesus Christ Superstar dans son Eglise, au grand désespoir de Penelope. Tout ira bien, nous chantent-ils. Ce n’est pas gagné du tout.

La série part encore en vrille sans qu’on ne sache bien pourquoi, mais au moins Kevin trouve la paix intérieure, cette fois. Il confie même à Fangs qu’il n’en a rien à faire de le savoir avec Moose. LOL. Une autre scène nous montre Reggie et Veronica continuer de bosser encore (mais dans quel but ? Pourquoi ne font-ils pas cours, sérieux ?) alors qu’Archie… est obsédé par la mort de Bingo. Il fait de plus en plus de cauchemars, probablement pas aidé par son nouveau chien nommé Bingo, et ressent ainsi le besoin de demander de l’aide pour gérer ce problème médical…

Eh, ce n’est pas comme si ça faisait dix épisodes qu’il allait parfaitement bien suite à son passage dans l’armée. À quoi bon viser de la cohérence et de la logique sur plusieurs épisodes ? D’ailleurs, les aliens ont disparu eux aussi. Et tout le monde s’en fout !

Compteur d’Archie à poil : Mais il ne retire plus jamais son t-shirt, même pour dormir ??

In the Dark – S03E08

Épisode 8 – Power Trip – 16/20
L’héroïne de cette série a toujours été problématique par moments, mais cet épisode souligne à de nombreuses reprises toute la toxicité dont elle est capable sans même s’en rendre compte. J’en arrive à préférer les personnages secondaires aux personnages principaux, et j’espère qu’ils parviendront à rétablir l’équilibre par la suite. C’était autrement un excellent épisode se concentrant sur les personnages plus que l’intrigue, quitte à ce qu’on perde du temps et une occasion d’avancer.

Spoilers

Murphy veut tout savoir de la vie de Jennifer Walker pour retrouver Jess… mais ce n’est pas simple au beau milieu d’une tempête de neige coupant électricité et réseau téléphonique.

Without your respect, I’d advise you not to advise me.

Impossible de passer à côté de cet épisode, même en vacances, même s’il est question de voir la neige tomber sur des chants de Noël alors que je suis encore en train de bronzer sous le soleil matinal. C’est comme ça, que voulez-vous ?

Par contre, j’ai eu du mal à voir grand-chose à ce que je regardais : la tempête de neige en pleine nuit provoque rapidement en début d’épisode une panne de courant – et de wifi, et de réseau téléphonique. C’est con, parce que Murphy venait juste de motiver tout le monde à faire davantage de recherches sur Jennifer Walker. Cette dernière a disparu dix ans plus tôt, ce qui est loin d’être suffisant pour aider nos héros à faire le lien avec ce qui est en train d’arriver à Jess.

Et quand je dis « nos héros », il faut noter que Tray a décidé de rester aux côtés de Murphy pour cet épisode, ce que je trouve vraiment chouette. Je n’étais pas convaincu de les voir coucher ensemble – et je ne le suis toujours pas – mais c’est mignon de le voir autant investi. Après, il a quand même réussi à oublier le flingue dans l’épisode précédent, ce qui énerve Felix quand il veut récupérer le flingue de sa sœur, un cadeau de leur mère.

Ce n’est rien par rapport à Murphy qui s’énerve quand Lesley lui conseille de ne pas sortir sous la tempête de neige et que ça provoque un tas de remous entre tous les personnages. Murphy prend donc la décision de se barrer malgré tout, parce qu’elle ne supporte pas de rester à rien faire sur place… et ça finit en dispute de couple entre elle et Max, devant Lesley qui en prend plein la gueule devant tout le monde.

Finalement, Murphy explique à Max qu’il l’étouffait beaucoup trop quand ils étaient en couple, et qu’il continue de le faire à revenir dans sa vie à chaque fois, tout ça pour la faire souffrir. Elle l’a fait souffrir et il fait à présent pareil avec Lesley selon lui. Pourtant, moi, je commence à vraiment adorer Lesley, franchement. Pour encore en ajouter à ce qui la rend géniale, elle révèle à Max qu’elle a aussi du mal avec son ex – quand Murphy, Felix et Tray se sont barrés pour aller vers la voiture, Murphy ne voulant pas rester inactive.

L’ex de Lesley ? Une femme, bien sûr, et ça excite Max. Tss. J’ai beaucoup aimé la scène, qui est on ne peut plus réaliste dans la réaction et les échanges des deux personnages. Malgré tout, ils arrivent à sympathiser assez pour une réconciliation sans embrouille, avec un Max qui assure qu’il veut être avec elle.

Bien sûr que dès que Lesley et Max commencent à coucher ensemble, les autres reviennent : la voiture est coincée sous la neige, alors ils sont obligés de dormir sur place. Felix est totalement naze sur ce coup-là, à expliquer à Murphy que sa sœur est pan, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur les mecs, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur Max. Heureusement que Tray est là, putain, parce que Felix est imblairable, quand il est comme ça.

Le pauvre prend quand même cher juste après quand Murphy lui explique qu’elle veut rester parler avec Tray plutôt que de le suivre dans une des deux chambres d’invités. C’est si triste pour Felix – il est obligé de laisser la femme de ses rêves avec un de ses amants. Murphy en profite pour s’excuser à son tour de ce à quoi Tray a dû assister entre elle et Max, mais ce n’est pas comme s’il en avait grand-chose à faire.

Dès que Murphy s’isole, elle retrouve bien sûr Jess, intéressée par la sœur de Felix « sorta gay ». Arf. Elle change vite de sujet, heureusement, félicitant sa meilleure amie sur les progrès qu’elle fait à ne pas coucher avec Tray alors qu’elle en a l’occasion. Ces scènes sont un peu chiantes – ou en tout cas très frustrantes. Cela casse le réalisme de la série d’avoir Murphy qui parle comme ça à Jess, comme si elle était vraiment là, parce que personne ne fait jamais ça.

Jess a en plus beaucoup plus conscience de certaines choses que Murphy : elle lui explique donc qu’elle a perdu son téléphone, et ça fait péter un câble à Murphy. Elle hurle aussitôt aux autres qu’elle a besoin d’aide, ce qui fait qu’ils se précipitent, Felix en premier. C’est pourtant à Tray que Murphy prend la main quand il arrive et qu’il assure qu’il va rester l’aider.

Max est toutefois trop frustré pour que ça se passe comme ça, alors tout le monde reste réveillé pour chercher dans toute la maison l’endroit où peut se trouver le fameux téléphone. L’électricité et le réseau n’étant pas encore revenus, c’est un enfer… mais ça permet aux scénaristes de donner une dynamique à l’épisode.

Felix se retrouve ainsi avec Murphy à chercher son téléphone dans la cuisine. Plutôt que de chercher, il préfère toutefois lui parler de sa relation à Lesley, avant d’essayer d’aborder le triangle amoureux Max/Murphy/Tray. S’il n’y avait qu’un triangle ! Elle refuse toutefois de le reconnaître, et les recherches du portable peuvent continuer, dans le mixeur.

J’ai tellement ri face à cette scène, mais ce n’était que le début, parce que Lesley est tellement blasée que c’est encore plus drôle. Elle a les meilleures répliques de la saison, et elle est aussi blessée de voir que Max n’en a pas encore fini avec Murphy. Il est à chercher son téléphone en plein milieu de la nuit, tout de même, et bien sûr que c’est problématique pour un jeune couple en train de se former.

Les scénaristes vont vite en besogne, par contre, parce que Max et Lesley se comportent vraiment comme un couple qui se connaît depuis longtemps là, alors qu’ils ont passé quoi – deux jours ensemble ? Trois ? Pfiou, si c’est déjà si compliqué, rompez les gars, ça ira plus vite. En même temps, je veux bien que Lesley reste très longtemps dans la série. Elle me fait rire, notamment parce qu’elle semble vouloir faire l’amour toutes les deux scènes, et que c’est à mourir de rire quand Felix l’entend en train de coucher avec Max.

Il finit donc par laisser Murphy seule, ce qui fait qu’elle se précipite à nouveau dans les bras de Tray, probablement pour faire souffrir Max plus que pour se faire plaisir. Et putain, c’est chiant pour Felix aussi. Tray est heureusement assez malin pour se rendre compte de ce qu’elle est en train de faire, et il passe son tour, n’étant pas trop motivé à l’idée d’être utilisé comme sextoy. Tu m’étonnes. Tant pis pour Murphy qui ne peut pas rendre Max jaloux finalement.

Les scénaristes font du bon boulot avec le développement de Murphy dans cet épisode, par contre, parce que sa Jess imaginaire la confronte aussitôt sur ce qu’elle est en train de faire. Elle compense comme elle peut, mais c’est clairement toxique son comportement vis-à-vis du sexe. Et le pire, c’est que Felix revient encore vers elle pour l’aider. Jess lui propose aussitôt de coucher avec Felix, puisque de toute manière, elle a envie de coucher avec quelqu’un.

Si Murphy n’a pas envie de ça parce que c’est Felix, elle se laisse finalement convaincre qu’elle a besoin de sexe pour aller mieux, et que Felix est une bonne option. C’est horrible parce que Felix a envie de tellement plus qu’être un pansement sexuel pour Murphy. Aah. J’espère qu’ils vont gérer ça correctement par la suite, parce que c’est de la torture pour Felix – de la torture agréable, hein, surtout qu’il se laisse faire, mais de la torture.

Quelque part, j’étais presque heureux de son éjaculation précoce, parce qu’au moins, il n’a pas été trop utilisé par Murphy, au moins. Les scénaristes s’amusent beaucoup de cette situation, par contre, et peut-être même trop quand Jess se fout ensuite de la gueule de Felix. Le pauvre, quoi. Oui, j’en suis à m’apitoyer sur son sort malgré sa remarque LGBTphobe de début d’épisode, j’en ai marre de ces scénaristes, ils savent trop comment nous manipuler.

Et comment m’énerver : Murphy va prendre sa douche, et Tray décide de l’y rejoindre quasiment aussitôt, changeant d’avis quand il l’entend sous la douche. Pff. Bon, je préfère son couple avec Tray pour un milliard de raisons (et principalement parce que Felix mérite mieux), mais vraiment le personnage de Murphy est une connasse incroyable.

Elle prend donc son plaisir sous la douche avec Tray, mais Felix n’en a pas conscience. Il débarque donc, derrière la porte, pour s’excuser de ce qu’il s’est passé, mais aussi pour lui confesser ses sentiments. En cours de route, il se rend toutefois compte que Tray est dans la douche ave celle et… pauvre Felix. Il se barre aussitôt vers la cave où il découvre ce que je pensais être des journaux capables de les aider à trouver Jennifer Walker, mais que lui voit comme son héritage.

C’est fou. Il est aussitôt sûr que Lesley lui a volé son héritage et il montre la confronter, alors même qu’elle était elle-même en pleine confrontation avec Murphy. Qu’est-ce que j’aime Lesley : heureusement qu’elle est là pour souligner à quel point Murphy est une connasse à garder toute la maison éveillée pour son téléphone – ou pour retrouver Felix en l’occurrence. Bien sûr, Murphy casse un vase au passage, mais le vrai gros sujet ici est la crise que traverse Felix.

Il apprend ainsi que son père a légué à Lesley les journaux de ses archives, quand bien même il était celui qui les adorait, quand bien même il espérait que son père le choisisse. Mais personne ne le choisit jamais – pas même Murphy. Oh, Felix. Il déchire quelques journaux et j’espère vraiment qu’il verra le lendemain qu’il y a des informations sur Jennifer Walker dedans à un moment ou un autre.

En attendant, Murphy retrouve son portable dans la poche de Tray, qui pensait que c’était le sien. Bien évidemment, il n’y a pas d’appel sur le téléphone et tout ça fait rire Tray et Murphy plus qu’autre chose. Ils forment un couple vraiment sympathique – mais Murphy n’est pas conne non plus, elle sait qu’elle a besoin d’aller voir Felix, au moins pour s’excuser de la scène de la salle de bain.

Sans trop de surprise, il ne veut pas en parler du tout, préférant raconter l’histoire de son père, obsédé par des journaux, tout en cherchant dans ceux-ci des infos sur Jennifer Walker. Ah ben quand même. Felix a un passé marrant, mais il a quand même de quoi être vexé de découvrir que son père a préféré donner les journaux à Lesley, sa préférée, plutôt qu’à lui quand il était sûr que la lecture des journaux était leur truc à eux.

Au moins, Murphy peut souligner qu’elle déteste Lesley, arrogante et nulle, avec les pires défauts de Felix sans la moindre de ses qualités. Et pourtant, Murphy, désolé, mais Lesley est bien plus géniale que toi sur ce coup-là. Bon, ça fait plaisir d’avoir un épisode qui se termine bien pour Murphy et Felix, mais tout de même, quoi.

Le lendemain matin, ils trouvent des informations sur la disparition de Jennifer Walker : son oncle, suspecté, est la dernière personne à l’avoir vu. De son côté, Tray essaie de retrouver son portable… perdu bien évidemment dans l’épisode précédent, juste à côté d’un cadavre. Merveilleux tout ce qu’ils laissent derrière eux… Lesley et Tray sont donc reliés à tout le trafic et aux meurtres aux yeux de la police, quand la police trouvera les corps. Ca… craint.

What if…? – S01E03

Épisode 3 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Spoilers

Le projet Avengers n’est pas encore lancé par Fury qu’il connaît déjà sa première attaque : quelqu’un ou quelque chose semble traquer un à un tous les candidats…

I’m not the only Avenger left.

Voilà un titre d’épisode auquel je ne m’attendais pas du tout, mais qui a eu le mérite de me hyper dès que je l’ai lu. Je trouve ça super original comme idée, j’aime déjà beaucoup ! Je me suis donc posé en terrasse en attendant que le soleil chauffe un coup pour pouvoir me baigner, et hop, j’ai commencé ce dernier mercredi de vacances avec cet épisode et le Watcher nous rappelant le concept de la série dans ce générique toujours aussi sympathique après trois épisodes.

Lundi – Nick Fury est de retour dans le MCU avec cet épisode qui a une construction plus originale que d’habitude. Nous le retrouvons au début d’Avengers, grosso modo, ou plutôt juste avant le premier volet. Il essaie ainsi de convaincre Natasha que Tony est un choix intéressant pour son équipe d’Avengers.

Malheureusement, il lui demande aussi d’injecter un produit dans le coup d’Iron Man, pour le guérir de sa maladie. C’est loin d’être un succès : l’antidote se révèle être un poison qui tue Tony. Décidément, ils aiment jouer avec nos nerfs et nos sentiments chez Marvel. Pourquoi nous le retuer si vite ! C’est difficile à voir, mais ça lance l’épisode avec le Watcher expliquant que notre univers a vu la naissance des Avengers en une semaine (ah, ces quelques notes de musique, j’adore !)… mais dans une autre branche, ça ne s’est pas déroulé exactement comme ça.

Mardi – COULSON ! Tellement heureux de réentendre la voix de Clark Gregg dans mes écouteurs ! Il contacte Fury, et sa simple présence était déjà une excellente chose – mais ça m’a fait perdre de vue une partie de l’intrigue. L’excitation retombée, nous découvrions Fury en train d’accompagner Natasha vers un fourgon blindée. Retenue prisonnière pour le meurtre de Tony Stark par le S.H.I.E.L.D, Natasha se défend comme elle peut auprès de son boss.

Celui-ci n’a pas vraiment besoin d’entendre sa défense pour savoir qu’elle dit vrai, par contre : il sait déjà qu’elle est innocente de ce dont elle est accusée. Il l’aide ainsi à s’enfuir, et la scène où elle se retrouve dans le fourgon à faire la conversation était vraiment super bien écrite. Je dis ça uniquement parce que ça nous renvoie gentiment aux films et à l’humour assez classique des Marvel depuis que Whedon est passé par là. Bref, j’adore, tout simplement.

Ailleurs, Fury et Clint surveillent le marteau de Thor, sans avoir jamais entendu parler de Thor. Ils sont perturbés par l’existence de ce marteau ressemblant en tous points à Excalibur, puisque personne ne semble capable de le soulever. Personne ? C’est sans compter sur Thor lui-même.

Oui, il fait son apparition à son tour dans cet épisode qui a ainsi tout du film Avengers. Difficile de ne pas adorer ce qui se déroule sous nos yeux à partir de ce moment-là, avec Coulson faisant une description géniale du demi-dieu. J’adore Coulson, son utilisation ici est réussie et apporte pas mal d’humour, à la fois grâce aux réactions de Fury et de Barton. Ce dernier a toutefois pour instruction de ne surtout pas tirer sur Thor avant qu’il ne touche le marteau, pour voir ce qu’il se passerait s’il tentait de le soulever.

Malheureusement, un coup de tonnerre plus tard et la flèche de Barton finit dans les pectoraux de Thor. Il ne s’attendait certainement pas à ça notre demi-dieu… Et Barton non plus, parce qu’il ne se rate jamais. Son professionnalisme est remis en cause par le S.H.I.E.L.D qui le place en détention provisoire… pour mieux le voir mourir sous leur surveillance.

Notre pauvre Coulson est complètement débordé par les événements, mais ça avait une vraie vibe Agents of S.H.I.E.L.D de le retrouver comme ça, si léger. Tony, Thor et Hawkeye, cela fait en tout cas trois personnes très intéressantes pour le S.H.I.E.L.D qui viennent de mourir – surtout que Thor s’avère être un extra-terrestre à l’odeur de lavande quand il se décompose, ça fait beaucoup pour un inconnu. J’ai eu un peu de mal avec l’obsession de Coulson pour Thor, car c’était vraiment trop accentué par rapport à d’habitude, mais l’humour prenait autrement plutôt bien.

Mercredi – Natasha se rend auprès du docteur Ross pour obtenir des informations, non sur Hulk, mais sur la mort de Tony. Elle est sûre que Tony s’est fait tuer, et elle veut savoir exactement comment. La biologiste ne peut pas trop l’aider, toutefois : l’antidote n’est pas sorti de la seringue, celle-ci a simplement lancé un projectile dans le corps de Tony, le tuant sur le coup. C’est plus qu’intrigant tout ça.

Alors que Natasha est congédiée par Ross, elle reçoit un coup de fil de Fury qui la tient au courant de ce qu’il se passe. La scène est super triste, parce que l’on voit bien que Natasha est peinée du décès de Clint… par contre, les dessins ont du mal à rendre la pause dramatique aussi bien que ne l’aurait fait Scarlett, franchement. J’ai eu du mal avec les moments de pause, même si l’écriture restait très sympathique.

Fury lui annonce en effet que quelqu’un semble s’en prendre au projet Avengers, avant de lui souligner qu’il ne reste plus que Bruce et elle sur la liste. Cela tombe bien : elle est justement dans le labo où Bruce se cache bien même. Hop, il n’en faut pas plus pour que ces deux-là se retrouvent, désolé Dr. Ross. Natasha n’est toutefois pas rassurée d’être aussi exposée à un potentiel meurtrier, et elle le souligne à Bruce.

Sous les yeux d’un Watcher décidément partout, Coulson se rend quant à lui dans une base sécurisée du S.H.I.E.L.D où se trouvent les corps de Clint et surtout Thor, quand il se rend compte que la gravité semble avoir quelques problèmes. Et pour cause : Loki et tout un tas de soldats d’Asgard débarquent pour venger la mort de Thor. Oh bordel, Loki est dans cet épisode aussi ?

Ils y vont fort, et ils y vont fort dans l’humour qui n’est pas sans rappeler les films, encore une fois, quand le speech d’introduction de Loki est interrompu par Fury forcé de prendre un des multiples appels de Natasha. Elle est confrontée en effet au Général Ross et ses hommes, et elle espérait avoir de l’aide de Fury. Vu sa situation, elle ne peut pas trop compter sur lui, malheureusement. Livrée à elle-même, Natasha s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce que quelqu’un décide de nous tirer sur Bruce Banner.

S’il n’est pas tué d’un coup, Bruce se retrouve à se changer en Hulk, ce qui ne plaît pas à l’armée. On essaie aussitôt de le fusiller, alors que Natasha se met à l’abri comme elle peut. Elle en profite aussi pour mettre sous sa protection la pauvre fille du général qui voulait empêcher son père de tuer son mec. C’était peine perdue : Hulk se met à grossir, grossir et explose. Ant-man ? C’est vraiment la seule idée qui me vient à l’esprit, à force.

En parallèle, dans la base du S.H.I.E.L.D, tout part en vrille quand Loki s’énerve face à l’insolence de Fury – qui n’en a pas grand-chose à faire de Thor, clairement. Loki s’amuse donc à utiliser le Tesseract sur des agents débordés, jusqu’à ce que Maria Hill (oh !) parvienne à convaincre Fury de demander à Loki un cessez-le-feu. Et bizarrement, ça fonctionne : Loki lui laisse une journée pour trouver le meurtrier de son frère et lui remettre.

Eh, il ne reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Natasha avance bien de son côté : elle fait quelques recherches grâce au mot de passe de Coulson (il m’a fait tellement rire à kiffer Steve, encore) et découvre que tout est connecté à Hope. Le jeu de mot avec espoir fait que Fury ne comprend pas immédiatement ce qu’elle compte dire par là, mais elle ne peut pas vraiment expliquer : elle est attaquée par quelque chose qui parvient à la mettre hors course.

Fury est donc aux yeux de Coulson le dernier Avenger de la liste, mais Nick envisage très clairement de faire appel à Captain Marvel. Oh bordel, j’étais tellement convaincu par l’idée ! Je veux dire, tout l’épisode nous rappelle à quel point elle manque dans cette première phase des films, parce qu’elle aurait dû pouvoir faire partie de l’équipe originale.

Jeudi – Malheureusement, au moment de l’appeler, Fury comprend le message de Natasha, et il se rend sur la tombe d’Hope Van Dyne, pour y retrouver son père, Hank. Bon, ce n’était donc pas Antman le responsable de tout ce qu’il se passait, mais je n’étais vraiment pas loin du compte avec Hank. C’est donc bien lui qui provoquait tous les remous depuis le début de l’épisode, pour venger sa fille, tuée par le S.H.I.E.L.D à ses yeux.

Fury parvient toutefois à résister à toutes les attaques d’Hank. C’est très étrange, hein, et on comprend bien vite que ce n’est pas vraiment Fury qui se bat contre Hank. Cela dit, ça fonctionne merveilleusement bien comme scène d’action jusqu’à la révélation finale : Fury a fait équipe avec Loki, tout simplement.

Le dieu de la malice balance quelques illusions hyper efficaces sur notre méchant, rapidement mis KO. Par contre, tout ça donne à Loki l’idée d’une alliance avec la Terre. Par contre, ce qu’il appelle alliance, c’est évidemment une génialissime manière de conquérir notre monde en quelques instants. Il faut dire qu’il n’y a plus aucun Avenger pour arrêter la menace Loki.

Vendredi – Aucun Avenger ? Alors que Loki annonce au monde entier qu’il est désormais l’unique maître de la Terre, Fury rappelle une dernière fois à Coulson que les Avengers ne sont qu’un concept : ils représentent un espoir et tout est loin d’être terminé pour Fury. Certains sont morts, d’accord, mais il en reste d’autres pour incarner cet espoir et faire en sorte que l’humnité se relève. 

Fury retourne donc en Antarctique où se trouve Steve Rogers, mais il ne le fait pas seul : il a bel et bien appelé Captain Marvel, qui est là à son tour pour aider à sauver le monde. Quel plaisir cette fin qui relance l’espoir pour la survie de l’humanité face à l’invasion de Loki…

Cela fonctionnait merveilleusement bien, une fois de plus… Même si ça manquait de précision sur ce qui provoquait le Nexus event, cette déviation de la timeline sacrée ! Bref, sur le moment, l’épisode m’a vraiment hypé et j’étais à fond dedans. Avec un recul de cinq minutes, je cherche maintenant à comprendre où ça voulait aller avec cet épisode, ce que ça cherchait à démontrer exactement…

Le premier épisode était clair dans ses intentions – réécrire un film, plus de féminisme, un clin d’oeil sympa. Le deuxième nous montrait jusqu’où la série pouvait aller et ce qu’un petit changement pouvait provoquer à l’échelle de l’univers – démontrant l’effet papillon. Là, cet épisode s’amuse à réinventer tout le passage à la phase 2 en nous montrant une histoire bien plus dramatique… mais sans préciser le changement d’origine, sans montrer vraiment ce que c’est censé représenter. Un peu dommage, je trouve, mais pas au point de bouder complètement le plaisir du visionnage.

Sur ce, j’ai une baignade à faire, bonnes vacances, hein.