Younger – S07E07

Épisode 7 – The Son Also Rises – 16/20
Je suis un peu déçu par cet épisode qui se concentre trop sur une relation qui ne m’intéresse pas et pas assez sur les personnages que j’ai envie de voir. Heureusement, l’humour de la série est toujours présent et sauve les meubles. Il les sauve même très, très bien, c’est toujours une certitude à chaque épisode : je sais que je vais rire. Cette série va me manquer.

Spoilers

Un ancien auteur d’Empirical meure et force Charles à se confronter à son passé.

Not all donuts have a hole.

Je sais que cette série est bien le dimanche, mais ça me frustre quand même de ne pas trouver le temps de la voir le jeudi où elle est diffusée. On commence cette semaine par l’intrigue secondaire de l’épisode (et un énorme fou rire de voir Liza faire la déménageuse avec des talons de dix centimètres) qui se concentre une fois de plus sur Maggie et sa vie qui va de mieux en mieux. Sa carrière, en tout cas : elle a sa propre exposition désormais, et son job de prof.

Tout va bien pour elle, donc, sauf que Kamila continue de lui envoyer des nudes de manière fréquente, nudes qu’elle montre aussitôt à Josh et Liza. C’est si étrange, les nudes, je ne me ferais jamais à tout ça, et Liza non plus apparemment, même si elle ne disait rien à ceux envoyés par Josh. Ah. Drôle de début, hein ? C’est encore pire ensuite : la femme de Kamila confie à Maggie beaucoup trop d’informations personnelles sur sa femme qui ne peut pas avoir d’orgasme avec elle et ses propres fantasmes de tuer la maîtresse de sa femme. Et sa femme avec. Allez. Fun time.

Bien sûr, Cass, la femme de Kamila, vient assister à un cours de Maggie où elle est forcée de la défendre quand ses étudiants révèlent que le titre d’une de ses œuvres était transphobe… avant de découvrir tous ensemble les nudes que Kamila continue d’envoyer à Maggie. Elle n’a pas l’air très douée avec la technologie pour laisser ses messages apparaître à l’écran, honnêtement.

Le problème, c’est que Cass reconnaît quand même sa salle de bain et les seins de sa femme, hein. Elle n’a pas de quoi virer Maggie pour autant, surtout qu’elle tente comme elle peut de se sauver avec une histoire peu crédible de sculpture du buste de Kamila. Cass se venge donc en assurant sur le net que Maggie est transphobe. Embêtant.

Kelsey passe une mauvaise nuit avant cet épisode, parce qu’elle partage toujours sa chambre avec Lauren. Alors là, je suis comme Liza : j’avais oublié ce détail, mais ça me plaît de voir la série s’en souvenir pour dire que Kelsey se cherche désormais un appartement à New-York. Elle fait bizarrement confiance à Lauren pour ça.

C’est une super mauvaise idée, parce qu’il est rapidement révélé que Lauren n’a pas du tout un bon plan pour qu’elle trouve son magnifique appartement : elle lui propose de faire de la télé-réalité, tout simplement. Ben oui, Kelsey se retrouve à participer à une émission où un agent lui présente des appartements pour lui en trouver un.

Du point de vue de Lauren, c’est tout bénef : c’est de la pub gratuite pour Empirical et elle aura un appartement peu cher. Je ne sais pas bien l’intérêt de nous montrer tout ça, mais peut-être que ça préparait le spin-off, tout simplement, ou un prochain épisode où Kelsey le regrettera… Non parce que le tournage semble bien se passer, mais ça pourrait vite se retourner contre elle je pense.

La série nous ramène Diana, enfin ! Elle est en visio avec Charles quand Liza se décide enfin à aller le voir pour lui parler boulot après l’avoir évité un moment. C’est très chouette de la revoir, même si Liza hurle sans raison et est beaucoup trop souriante pour l’occasion. Par contre sitôt l’appel terminé (Diana annonce rester plus longtemps en Italie parce qu’elle a plein de vacances à prendre de toute manière), le froid se réinstalle aussitôt entre Charles et Liza. Malgré tout, Charles commence à parler à Liza d’un ancien auteur de l’agence qui est mort récemment. Cela le retourne, parce qu’il est aussi une grande connaissance de lui – il voyait sa femme en secret quand il avait vingt ans et qu’elle était une super amante. Ben c’est super.

Liza est déjà au courant de tout ça, parce que c’est dans le manuscrit écrit par Charles de toute manière. Oh, il a fictionnalisé tout ça, mais il révèle tout à Liza. Il souhaite se rendre à l’enterrement tout de même et demande à Liza et Kelsey de l’accompagner. Cette dernière se rue sans respect sur le bar et sur les opportunités professionnelles, alors que Charles est pris au piège de la femme de Ian Clark, l’auteur. Celle-ci lui demande de rencontrer Topher, leur fils, pour qu’il parle du travail de son père.

En effet, Topher n’aura pas d’héritage autre que les livres de son père avant ses trente ans, alors il aimerait bien que les livres de son père soient réédités. Pas de bol pour lui, Liza trouve que cela vieillit bien trop mal pour être republié, avec des personnages féminins insipides et peu réalistes. Voilà qui est fait – l’intrigue est par contre franchement peu intéressante.

Disons que les scénaristes sont en train de forcer pour nous remettre Charles et Liza ensemble, ou pour qu’on les shippe à nouveau, mais c’est un grand non pour moi. Cela ne fonctionnait plus tellement en fin de saison l’an dernier et ça ne fonctionne toujours pas là, quand Charles pense découvrir qu’il a un fils caché avec Topher, plus grand que le reste de sa famille.

Judith, l’ex de Charles, affirme toutefois que Topher est bien le fils de son ex-mari, qui a carrément demander un test de paternité à chacun de ses enfants parce qu’il savait bien que sa femme le trompait régulièrement. Liza est là pour Charles à chacune des étapes de cette intrigue, y compris quand il se sent honteux vis-à-vis de ses filles ou quand il apprend qu’il n’est pas le père. Elle se montre ainsi une bonne amie pour lui, alors que Quinn n’est pas dans l’équation… mais je n’ai plus envie de les voir finir ensemble et le sous-développement de Josh est franchement dommage. Il devait être occupé avec le tournage de Walking Dead World Beyond ?

Charmed (2018) – S03E11

Épisode 11 – Witchful Thinking – 17/20
C’est un très bon épisode qui nous met bien à la place des personnages. Il est en revanche énervant de voir les sœurs ne pas comprendre certaines évidences qui ne sont pas encore révélées, mais suffisamment suggérées pour que l’on sache bien vers quoi se dirigera la saison ensuite. Tant mieux, j’aime bien avoir un petit coup d’avance sur les événements.

Spoilers

Les Perfecti offrent aux filles la possibilité de guérir enfin de leur allergie.


Everything is perfect without the allergy. 

Eh, j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai plus vu d’épisode de cette série ! Une semaine sans épisode, puis un changement de case horaire, c’est abusé. Enfin, nous y revoilà, et on reprend en Turquie où les sœurs Vera sont dans les Caves Anatolia en Turquie où elles doivent porter un masque si elles veulent rester en vie, parce qu’y respirer pourrait les tuer.

Yep. Elles doivent venir y chercher une relique – qui s’avère être un œuf. Ce sont les Perfecti qui expliquent tout ça aux sœurs dans un flashback permettant d’essayer un nouveau filtre horrible – qui leur permettra peut-être de guérir de l’allergie. Cela dit, l’allergie n’est pas censée être quelque chose que l’on peut soigner, puisqu’elle s’attaque à ceux s’en prenant à la prison. C’est plutôt logique.

Bref, les sœurs se rendent en Turquie et craignent aussitôt le pire : j’ai adoré voir Maggie imaginer le pire pour le moment où elles retireraient l’œuf de son socle. Il est censé être protégé par une créature mortelle, mais il n’en reste qu’un squelette. Par principe, les filles décident de le remplacer par un masque à gaz, histoire de s’assurer que rien de mal ne puisse leur arriver. Comme dans les films.

L’œuf se met aussitôt luire et fait le bonheur des filles qui se rapprochent de la guérison, alors qu’elles n’ont aucun mal à échapper à la poussière qui essaie de les tuer – entre les masques à gaz et les capacités d’apnée de Macy, on est bon. Reste encore à cuisiner l’œuf comme il faut, alors entre deux, Maggie voit une psy pour gérer un peu mieux ses crises d’angoisse.

J’ai trouvé ça sympathique comme idée, mais je me demande où ça mènera en tout cas. En attendant, les filles font un petit sortilège et guérissent sans problème leur allergie. C’est beaucoup trop rapide et simple comme situation : je n’y crois pas une seconde. J’ai cru qu’elles allaient rester allergiques à Harry, mais ce n’est pas le cas non plus… C’est étrange.

Tout semble être de nouveau au mieux pour les filles, en fait. On a droit à une scène qui est une réécriture de la première de cette saison (enfin, de l’épisode qui aurait dû lancer la saison) : elles se réveillent et passent la matinée ensemble, parce que maintenant, elles peuvent se toucher sans problème. Cette phrase est étrange hors contexte, mais faites comme si.

Tout va trop bien alors il faut quelques complications tout de même, et elles viennent sous la forme de Josefina continuant de vouloir écrire à elle toute seule le Livre des Ombres, tout en cherchant à avoir des pouvoirs. Mel s’occupe d’elle comme elle peut, tout en allant aussi au travail où on lui donne un poste de manière quasi-permanente, parce qu’elle est vraiment géniale avec son discours de protestation. Euuuké. Il y a heureusement d’autres professeurs dans la fac qui ont plus de bon sens et comprennent qu’elle n’est peut-être pas si exceptionnelle – les amies de Mel se retournent contre elle, parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’avoir ce job.

Maggie, elle, passe un oral à la fac où elle parvient comme elle peut à convaincre son prof de lui donner sa bourse – ce qui ne l’empêche pas de craindre le pire pour la suite de sa journée. Et elle a raison : alors qu’elle appelle Jordan pour lui annoncer sa bonne nouvelle et lui dire qu’il est un super ami (bim, ça c’est fait), elle découvre qu’Antonio va mourir après un accident de voiture. Il n’en faut pas plus pour que ce soit louche, mais on en aura plus, ne vous inquiétez pas.

Pendant ce temps, Harry et Macy savourent de pouvoir enfin se faire des câlins et s’embrasser. C’était très choupi à voir, et ça m’a fait rire parce que bien sûr, comme dans plein de séries américaines, ils décident d’aller à Paris pour fêter ça. Ils vont être déçus, les pauvres !

Bon, Macy semble être ravie tout de même, alors qu’on est comme d’habitude sur les mêmes clichés parisiens peu crédibles. Par contre, il devient vite évident qu’il y a un sort à l’œuvre pour les endormir, nos sœurs, parce que Macy et Harry se retrouvent avec un sur-classement dans leur hôtel – sans raison. Et comme elles laissent les Perfecti faire tout le travail à leur place, ils sont mes suspects idéaux.

Bien sûr, tout ça leur fait prendre conscience aussi qu’ils ne vieilliront pas ensemble quand ils croisent un couple ensemble depuis quarante ans et se termine un peu mal : l’homme de ce couple fait une crise cardiaque.

Ils écourtent donc leur séjour et rentre à Seattle où ils comprennent avec Maggie et Mel que tous les vœux qu’ils avaient s’exaucent subitement. Ce n’est pas tout à fait normal. Elles décident de replacer l’œuf avant que tout ne parte encore plus en vrille, parce qu’elles culpabilisent des conséquences des vœux qui furent faits. Le seul problème, c’est que c’est déjà parti plus en vrille : Josefina a réussi à obtenir son pouvoir. Elle devient une vraie Poison Ivy capable de contrôler les plantes.

En toute logique, elle n’est pas prête à s’en séparer et s’en prend aux sœurs un bref moment – juste le temps que Mel refuse d’utiliser ses pouvoirs magiques pour lui faire comprendre qu’elles ont l’une et l’autre un pouvoir après tout. Mel parvient ainsi à empêcher Josefina de s’attaquer vraiment à elle par le pouvoir des mots. C’est le plus fort de tous, non ?

En parallèle, j’en oublie presque Abi et ses tendances suicidaires, encore. Chaque fois qu’elle prend l’apparence d’un démon, elle se fait donc du mal, mais désormais, elle en arrive aussi à vouloir s’en prendre aux sœurs. Il ne pouvait pas en être autrement, après tout. Quand elle reprend forme humaine, Abigail se rend aussitôt auprès de Jordan pour qu’il l’aide à brider ses pouvoirs.

Franchement, cette actrice a de l’alchimie avec tout le monde. Il fallait la voir se faire soigner et bander ses blessures par Jordan, c’était mignon comme tout… Jusqu’à ce que ça dérape, avec un étrange logo apparaissant dans le cou d’Abigail. Elle disparaît alors pour finir dans la fameuse prison, alors que Jordan est effrayé par une étrange créature dans l’appartement – ou plutôt par les Perfecti si vous voulez mon avis.

Nous ne les voyons pas et nous ne savons pas immédiatement ce qui arrive à Jordan, mais c’est obligatoirement ça. D’ailleurs, Jordan aussi est finalement en cellule. En attendant d’avoir plus d’informations, en tout cas, les sœurs leur font confiance et leur partage leur intention d’inverser ce qu’elles ont fait. Elles replacent donc l’œuf et perdent aussitôt leurs vœux : Antonio se remet rapidement, les collègues de Mel sont promues à sa place et elles sont à nouveaux allergiques aux êtres magiques. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry envisage de redevenir mortel (wait what ?). Une bonne nouvelle émerge toutefois de tout ça : Josefina a toujours son pouvoir de maîtrise des plantes.

Malheureusement, cela signifie aussi qu’elle décide de retourner au Puerto Rico. Dommage. Dommage aussi de voir l’œuf être enseveli définitivement dans sa caverne turque… Ah, j’oubliais, les sœurs récupèrent aussi le Livre des Ombres, un peu augmenté par Josefina… Par contre, je ne comprends pas du tout la surprise de Mel en ouvrant la première page de celui-ci… C’est exactement le même que dans l’épisode précédent, avec quelques pages de plus, quoi ?

Grey’s Anatomy – S17E14

Épisode 14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.

Spoilers

Cet épisode révèle où Jackson est parti à la fin de l’avant-dernier épisode, tout en nous montrant son retour à Seattle.



Yeah, but what if it doesn’t work?

Bon, je suis partiellement spoilé sur cet épisode, mais ça ne m’empêchera pas de le regarder et le savourer, avec quarante minutes consacrées à un personnage que j’aime beaucoup : celui de Jackson Avery. On le retrouve en début d’épisode en train de conduire sous la pluie, et quelques flashbacks nous ramènent rapidement à la réalité du personnage – il a une ex qu’on adore, April, et un père qu’on connaît à peu près autant que lui, c’est-à-dire quasiment pas du tout.

Il lui rend visite, conte toute attente, parce qu’il est à la recherche de réponses de la part de son père. Soit. J’aime bien la manière très détachée dont son père lui parle et lui explique comment faire un sandwich, histoire qu’il l’aide dans son boulot en pleine pandémie, alors qu’il s’arrange pour distribuer de la nourriture à ceux qui en ont besoin.

Le truc, c’est que Jackson est toujours embêté par ce que lui a dit sa mère quand elle a assuré qu’il ressemblait beaucoup à son père lors de leur dispute. Il veut ainsi savoir pourquoi elle a pu dire un truc pareil, et il ne trouve pas meilleure manière de le savoir que d’interroger directement son père. J’aime bien cette manière de faire de la part des scénaristes, même si on ne va se mentir, ce n’est pas ma partie préférée de l’épisode de voir Jackson sympathiser avec son père autour d’une machine à découper la viande.

C’est tout de même intéressant parce que ça lui permet de mieux connaître son père… et inversement : c’est donc lui qui formule en premier le vrai malaise ressenti par Avery après l’épisode d’il y a trois semaines – Jackson est prêt à tout laisser derrière lui. Tss. C’est ce qu’il pense, mais ce n’est pas exactement ce que Jackson a en tête. En même temps, la vie de son père ne fait pas tellement rêver. Enfin, si, d’ailleurs, je pense qu’il y a des tas de gens qui aimeraient une vie comme celle-ci, mais pas moi. Et pas Jackson.

Il souhaite en tout cas comprendre pourquoi son père est parti quand il était jeune, parce que cela a eu un impact beaucoup plus important sur sa vie que ce qu’il veut bien admettre. Effectivement, c’est le cas : bien sûr qu’il fuit toujours sa vie, mais seulement après s’être assuré d’être resté plus longtemps que prévu. Et comme il s’énerve, c’est sans surprise que Jackson se blesse et force son père à s’occuper de lui.

C’est l’occasion pour lui de lui faire remarquer qu’ils ne se ressemblent pas tellement puisque Jackson est venu le voir pour envisager avec lui sa manière de voir la suite. Il remet en question ses choix avant de les prendre, là où son père les a regrettés pendant des années. Voilà qui est clair, au moins. Et ça remet les idées en place à Jackson qui va voir sa mère pour lui annoncer sa décision. Le pire, c’est que Catherine est heureuse pour son fils qui prend une décision de merde !

On en revient ensuite à la nuit d’orage où Jackson conduit jusqu’à une maison qui s’avère être celle d’April, dont le retour dans la série a fuité partout il y a plus d’un mois. Zéro surprise là, donc. L’épisode est monté de manière étrange de manière à intercaler les scènes de Jackson et son père avec celle où il est avec April, mais bon, pour le bien de la critique, j’ai préféré tout distinguer. C’est plus simple à écrire comme ça.

En tout cas, April n’a absolument pas changé depuis son départ – quelques scènes suffisent à me rappeler que j’adorais son personnage, même si elle a subi un petit massacre à un moment de la part des scénaristes. April est hyper inquiète de voir Jackson parce que ce n’est pas censé être la nuit où Jackson s’occupe d’Harriet, mais il n’est pas là pour ça.

S’il n’est pas là pour ça, c’est pourtant ce qu’il va faire, parce que leur fille est malade, que Matthew n’est pas là (dommage, ça aurait pu être sympa de revoir ce personnage) et que l’orage n’arrête pas de couper le courant. Jackson s’impose alors chez elle pour s’occuper d’Harriet, brûler quelques nonnes (oui, oui, on est chez April après tout) et finir par lui expliquer qu’il est là parce qu’il a envie de reprendre la fondation de sa mère. Rien que ça.

Ta mère est encore en vie, Jackson. J’adore retrouver April, en tout cas ; j’aimerais qu’elle soit toujours dans la série, et elle aussi probablement. Je veux dire, on lui fait parler de Meredith comme si rien n’était alors que Jackson regrette de ne pas être venue la voir plus tôt dans cette belle maison. C’est un personnage toujours aussi stressé et drôle, et elle connaît tellement Jackson que ces personnages fonctionnent encore ensemble à merveille.

Reste encore à Jackson la tache d’expliquer pourquoi il est venu dire en personne à April qu’il souhaitait diriger la fondation Fox. Il le fait en allumant quelques centaines de bougies dans la maison (d’un pompier, rappelons-le ; ça n’aurait pas fait de mal de l’avoir dans Station 19 le pauvre) : il va devoir déménager à Boston pour gérer la fondation. Sans Harriet ?

Si, si, avec. Et du coup, il veut qu’April et Matthew viennent avec lui. Ben oui, bien sûr, sans prévenir et tout ? Et en exposant encore tout son argent en assurant qu’il emploiera à la fois April et Matthew à la fondation, aux postes qu’ils voudront bien occuper. Ben oui, bien sûr, elle va laisser sa vie derrière elle pour lui, c’est tout à fait logique comme demande ça. D’ailleurs, April le souligne quand elle lui fait remarquer qu’il n’est pas le seul à mal vivre sa quarantaine.

J’ai adoré cet épisode, il faut bien le dire. Ces deux personnages fonctionnent en roue libre, on sent que le scénario est super fluide et je suis à peu près sûr qu’il a dû s’écrire tout seul. Cela a même dû être compliqué de choisir quoi garder et quoi retirer, parce que c’est à peu près évident qu’il y a énormément d’autres choses qui auraient pu être dites dans cet épisode.

Les personnages ont beaucoup de reproche à se faire en attendant que l’orage se passe et que la fièvre de leur fille tombe, et ça permet d’apporter une belle conclusion à leur relation – la conclusion que nous n’avions jamais eue, en fait. C’est tout de même frustrant, parce que je n’ai pas envie que ça s’arrête comme ça pour Jackson. Et puis, merde, peut-on penser trois secondes à Jo ? Elle se remet à peine du départ d’Alex qu’elle va perdre son sex-friend comme ça ? Limite, je préférerais qu’on nous dise que Jackson est mort à ce stade.

Je veux dire… Je suis content que les scénaristes cherchent une manière de le garder en vie, mais je n’approuve pas cette manière de le faire. Et l’électricité revient alors au moment où April était à ça de comprendre son ex-mari. Moi, en revanche, j’ai beaucoup de mal à le comprendre. Elle finit pourtant par le faire et admettre que pour l’aider à changer la fondation et faire du bien pour le monde médical, il faut absolument qu’elle change toute sa vie, sans y réfléchir plus que ça, et sans même à parler à Matthew, parce qu’il la suivra, ils le savent.

Euh… Ok. J’ai aimé les moments où Jackson évoque Matthew, même si je trouve April un brin bitchy avec son mari tout de même. J’ai aimé aussi ces moments où ils s’analysent l’un l’autre et où Jackson fait prendre conscience à April qu’il n’a jamais été contre elle et contre ses choix de vie – à part la Jordanie bien sûr. Pourtant April a raison : que se passera-t-il quand il changera d’avis ou regrettera de devenir ce PDG de fondation là ?

Le lendemain matin, elle pense pourtant qu’il est capable de tenir ce rôle et change complètement de discours. En fait, elle est même prête à partir pour Boston, parce que c’est clairement quelque chose dont elle avait besoin aussi. Et c’est là qu’April révèle ce que je craignais de voir arriver : elle et Matthew ne sont plus ensemble. Lui est auprès de sa sœur qui a eu un cancer, et il reste à Philadelphie avec elle-même si elle va mieux.

Ce ne peut pas être une surprise totale cette rupture, mais après toutes ces saisons, c’est frustrant. L’écriture de leur histoire d’amour était tordue après tout, alors ça ne devrait pas être une surprise, mais j’aimais la savoir heureuse en amour, quand même, après tout ce qui était arrivé. Puis, cette affaire de Dieu qui les réunit après tout ce temps, ça marchait bien sur le papier. Et finalement, voilà qu’elle est à nouveau célibataire, mais qu’elle n’ose pas le dire, soi-disant parce que la pandémie est en cours.

Jackson souligne aussi qu’elle était trop fière pour l’avouer, et ça marche à merveille. Faites-nous un spin-off sur Boston et ces personnages. Par contre, vraiment, ça fait recyclage cette intrigue : nous ne sommes pas loin de ce qu’ils ont fait avec Alex… Jackson va donc fuir Seattle avec son ex. Certes, ils ne sont pas ensemble-ensemble, mais bon, c’est tout comme. Au moins, c’est fidèle au personnage de le voir tout faire pour avoir Harriet avec lui, mais qu’il tourne le dos à la chirurgie, je n’y crois pas tellement.

Cela aurait pu être amené sur davantage d’épisodes, surtout… J’espère sincèrement qu’il sera encore là au prochain épisode. Et puis, là, la série approche possiblement de sa fin, alors c’est frustrant. Comment renouveler une série qui perd encore un de ses personnages préférés des fans avec une conclusion très claire ? On se dirige vers des happy ends pour tout le monde, en plus… Je ne sais pas, plus les semaines passent, plus j’ai l’impression que ça peut être une dernière saison, et ça ne me plaît pas car je veux que la série continue.

J’espère quand même qu’on gardera Avery pour les derniers épisodes de cette saison, parce que je trouve ça vraiment naze de le faire partir comme ça, sans un au revoir aux autres, sans attendre de revoir Meredith. Et puis, Catherine qui déprime en fin d’épisode, tout en étant fière là, c’est quoi cette fin ?

Station 19 – S04E13


Épisode 13 – I Guess I’m Floating – 15/20
Alors là, c’est surprenant, mais je crois que la meilleure partie de l’épisode résidait dans ses flashbacks qui étaient moins bavards que l’intrigue principale, tournant quelque peu en rond. Cela sauve l’épisode au lieu de le plomber comme le font généralement les flashbacks et ça méritait d’être souligné ici. Autrement, les scénaristes arrivent à me faire accrocher un peu plus à un personnage que je n’aimais pas jusque-là, j’espère que ça continuera.

Spoilers

Ben et Dean vont avoir une occasion improbable de se parler cœur à cœur.


– He’s gone
– And so is the boat.

La belle journée estivale commence déjà à tirer à sa fin avec l’arrivée de nuages noirs. Avant que ça ne vire à l’orage, je prends donc le temps de regarder cet épisode, même si j’en ai vu des retours mitigés ces deux derniers jours. Sans être spoilé pour autant, heureusement. Bon, cela dit, il n’y a peut-être pas grand-chose à spoiler…

L’épisode commence par Ben et Miranda au lit, et c’est tellement totalement gratuit et inutile pour l’épisode que je n’ai pas bien compris l’idée. En plus, on y revient un certain nombre de fois dans l’épisode, avec un flashback qui nous permet de découvrir que Ben a une grosseur inattendue à l’entre-jambe. Et cette fois, il n’est pas question de sexe, ce qui inquiète aussitôt Miranda. Elle ne se reposera jamais, la pauvre.

Son instinct est toutefois le bon : Ben et elle se rendent loin du Grey Sloan Hospital pour voir un médecin qu’ils ne connaissent pas et il leur annonce que la masse qui est là est vraiment mauvais signe pour lui. En fait, il pense qu’il s’agit d’un cancer qui risque d’aller vite et il propose carrément l’ablation du testicule. Bim.

En-dehors de ce diagnostic rapide, j’ai trouvé l’intrigue vraiment bien pensée, parce qu’il est intéressant d’avoir Ben avec des réactions normales, du genre ne pas vouloir être amené auprès de gens qu’il connaît pour se faire examiner le sexe ou être quelque peu bredouille quand il s’agit de parler de sa dernière éjaculation.

Il hésite ensuite à raconter à ses enfants ce diagnostic médical, surtout qu’il n’est pas prêt pour la chirurgie à laquelle il doit pourtant se préparer. Miranda envisage alors de contacter Catherine Fox pour un deuxième avis et elle n’est pas bien psychologue sur ce coup-là. Cela dit, ça se comprend bien quand elle résume l’année de merde qu’elle est en train de passer, sans même avoir à citer explicitement le covid. Je n’ai pas trop aimé cette manière d’en revenir à elle, mais c’est apparemment ce dont Ben avait besoin.

Quelques temps plus tard, Ben se rend alors sur un ferry pour célébrer les pompiers noirs de la ville, et le calendrier n’est pas idéal après George Floyd, puisque le chef continue de dire qu’ils ont besoin de la police dans un discours politiquement correct qui énerve Miller. Tu m’étonnes qu’il s’énerve. Sans trop de surprise, il se décide alors à aller confronter le chef, un peu à part sur le ferry, de nuit, parce que la nuit tombe vite apparemment. Je ne comprends pas trop ce script et cet après-midi qui vire à la soirée, mais soit.

Le chef a alors clairement un malaise cardiaque… et il tombe par-dessus bord. Soit. Miller a la réflexion la plus conne du monde à ce moment précis, à savoir qu’il saute à sa suite. Alors. Je ne sais pas, tu es pompier, tu devrais savoir que le minimum, c’est de donner une vraie alerte ou juste de prendre une des putains de bouées qui est juste à côté de toi.

Heureusement, Ben les entend et est un peu plus malin concernant la bouée. Il ne l’est pas beaucoup plus en donnant l’alerte, ne cherchant pas à confirmer que quelqu’un l’entende. Au minimum, tu appelles SUR TON PORTABLE les collègues qui sont là. Ou le 911 ? Et tu fais ça AVANT de sauter au milieu de nulle part dans de l’eau glacée.

Et puis, bien sûr, le chef continue évidemment son arrêt cardiaque au beau milieu de l’eau, et ce n’est pas bien rassurant. Il finit par faire un arrêt cardiaque et malgré la présence de deux pompiers à ses côtés, il ne peut être sauvé. Triste. Cela nous laisse les pompiers perdus dans l’océan, parce que le ferry est parti sans eux. Et comme il fait nuit, le tournage a dû être éprouvant pour les acteurs, franchement.

Ben a encore espoir d’avoir son portable sur lui – ce qui n’est pas le cas puisqu’il a été assez malin pour retirer sa veste – alors que Miller en arrive à jeter son portable dans l’eau quand il voit qu’il ne fonctionne pas. D’accord, mais c’est complètement con. Je veux dire, le portable, c’est une chose, il ne le pourra pas le récupérer… mais la carte SIM ?? L’éventuelle carte SD ? Il y a toujours des choses à sauver sur un portable inondé.

Bon, en tout cas, nos héros sont dans l’embarras sans portable à dériver comme ça. J’aurais aimé voir ce qu’il se passait sur le ferry, mais les scénaristes se sont contentés de rester sur ce trio, avec le chef mort qui continue de flotter avec eux parce que Dean refuse de le laisser couler, même si cela serait la bonne chose à faire pour survivre facilement dans cette eau glacée. En plus, j’imagine que c’est du coup un mannequin, mais c’est galère pour les acteurs quoi.

Ces personnages font la causette malgré tout, racontant tout ce qui leur arrive comme si de rien n’était. Oh, Dean a quand même peur de se faire bouffer par un requin (not gonna happen) et finit par raconter à Ben qu’il a envie de dire à Vic qu’il est amoureux d’elle. Sérieusement ! J’étais content de savoir cette intrigue laissée derrière nous, pourquoi y revenir ?

Le pire, c’est que malgré cette situation stressante, la meilleure partie de l’épisode reste… les flashbacks. Ceux sur Ben sont hyper prenants (et il raconte ainsi à Dean qu’il a un cancer, entre deux conversations sur George Floyd). De son côté, Dean a aussi droit à des flashbacks, comme Ben. J’étais par contre loin de me douter de ce qu’ils allaient lui pondre comme intrigue : alors qu’on repartait encore sur le procès à venir avec un rendez-vous entre lui et l’avocate, on s’est subitement retrouvé avec les parents de JJ à sa porte.

Rien que ça. C’était plus qu’étonnant, mais ça fonctionne très bien de voir pourquoi elle était si allumée à cause d’eux finalement. Ben oui, les beaux-parents sont atroces et ont carrément appeler ses parents au lieu de l’appeler lui. Tu m’étonnes que JJ les fuit comme ça ! Les parents de Miller débarquent donc aussi chez leur fils.

C’est horrible comme manière de procéder, mais ils sont malgré tout très touchants de vouloir être dans la vie de Prue maintenant qu’ils sont conscients d’avoir une petite-fille. Oui, oui, JJ leur a balancé qu’ils étaient grands-parents, avant de retourner dépenser l’argent de ses parents en Inde. Oui, JJ a une vie toujours aussi passionnante, même si elle ne donne plus aucune nouvelle à Dean

L’argent de ses parents ? Ils possèdent la moitié de Seattle, en fait, ils sont richissimes. Bien sûr, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais sur trois générations, avec celle du milieu chassée des USA par le racisme ambiant. Cela leur permet d’expliquer à Miller et ses parents que la famille compte plus que tout et qu’ils ont bien envie d’être de la famille eux aussi. D’ailleurs, ils achètent des cadeaux à tout le monde, histoire de se faire accepter plus facilement.

Ce n’est toutefois pas gagné. Pour en revenir au présent et à nos personnages perdus en mer, ils aperçoivent enfin un bateau qui pourrait leur venir en aide… mais tout ce qu’ils gagnent, ce sont des remous les forçant à laisser le chef dériver – AVEC la bouée de sauvetage qu’ils auraient pu garder pour eux. L’hypothermie finit par faire son boulot aussi pour les inquiéter encore plus, avec Dean qui ne sent plus ses jambes. Forcément, ils en reviennent à parler de Prue et Joey. La première a un avenir plus qu’incertain si Dean meure, alors il demande à Ben de s’en occuper. Le second est loin de ses années en tant que SDF, puisqu’on le voit carrément s’intéresser de très près à la médecine maintenant qu’il est recueilli par Miranda et qu’il a plein d’exemples de médecins noirs.

C’était cool, ça, j’ai aimé voir les scénaristes nous paver un futur pour lui. Par contre, j’ai moins aimé voir les deux personnages s’évanouir dans l’eau glacée. Ben se réveille alors sur une plage, et on nous fait un mini-suspense sur Dean, mais il est en vie aussi, alors tout va bien. Sur la côte, il y a des garde-côtes pour les retrouver et pour nous amener au passage avec eux Miranda et Vic. C’est cette dernière qui s’est occupée de Prue toute la nuit et elle répond à Miller qu’elle l’aime aussi quand il lui avoue ses sentiments – mais bon, le sien à elle est totalement amical, je pense. Par contre, personne ne leur demande rien pour le chef et il y a un type qui fait son jogging tranquillement, ça n’a aucun sens comme toute fin d’épisode.