9-1-1 Lone Star – S02E11

Épisode 11 – Slow Burn – 16/20
Je suis content de la petite intrigue secondaire de cet épisode qui vient donner une leçon à un personnage qui en avait bien besoin, alors que l’intrigue principale m’a laissé davantage perplexe. C’était intéressant et divertissant, mais je ne sais pas bien où ils vont avec ça, et je ne sais pas non plus si c’est une bonne idée d’y aller. On verra bien comment tout ça continue la semaine prochaine.

Spoilers

Owen est en arrêt suite à son opération chirurgicale, mais cela ne va pas l’éloigner du feu de l’action pour autant.


You care more about likes than people’s lives.

Le début d’épisode nous ramène un ranger, mais nous ne sommes pas dans Walker pour autant. Par contre, la première scène est très étrange : on y voit le ranger nous décrire un homme dangereux qui a coûté bien de l’argent aux contribuables et qu’il va falloir arrêter en faisant très attention. Et cet homme n’est pas TK comme je l’imaginais vu le look, c’est… Owen ? C’est clairement un exercice, ou un type qui lui fait porter le chapeau pour ses crimes.

Une semaine plus tôt, Owen sortait pourtant de son opération – et du coup, je me dis que la manière dont il est jeté au sol ne doit pas faire du bien une semaine plus tard, franchement. Tout va bien pour lui, il est sauvé malgré une tumeur plus grande que prévu. S’il s’en sort en bonne santé, il va toutefois devoir ne pas retourner au travail pour trois à quatre semaines, au mieux, car il doit prendre le temps de la convalescence. Forcément.

Cela ne plaît pas du tout à Owen qui, comme tous les héros de série américaine, est très pressé de retourner au travail. Je le comprends uniquement parce que son alternative est de faire un puzzle proposé par TK et d’avoir des visions avec la caserne alors que Judd ne sait pas où est la caméra. Ce ne doit pas être évident de rester à se reposer dans ces conditions.

Il laisse en tout cas la casquette de capitaine à Judd, et celui-ci n’est pas certain d’avoir les épaules assez larges pour ce rôle. Il a pourtant des épaules assez larges, faut pas déc. En tout cas, Judd n’hésite pas à se confier à Owen sur tout ce qu’il se passe au travail et sur les regrets qu’il a suite à une intervention pénible pour lui et son équipe.

Ils doivent en effet sauver un couple de jeunes – 26 ans soi-disant ? Ils paraissent plus jeunes, c’est fou ! – coincés dans leur voiture, suspendue à un pont. Cela nous rappelle quelque peu Judd et Grace il y a peu d’épisodes, mais bon, qu’importe : l’idée est que pour les sauver, il faut la jouer très risqué. Malgré ça, Marjan prend encore le temps de se vanter en tant que Firefox devant la caméra de smartphone d’un type sur place.

Dès cette scène, je ne l’ai pas senti, et j’ai eu raison. Paul parvient à sauver la femme qui est extraite de son pick-up à temps, mais Firefox échoue de très peu de temps à sauver l’homme. Le pick-up va donc s’écraser au sol et avec toutes l’essence qui s’est déversée avant, autant dire qu’il explose. C’est con. Pas étonnant que Judd se dise qu’il aurait pu mieux faire – alors que Nancy vient de mentir à la femme en la rassurant autant qu’elle peut par rapport à Firefox. Aha.

Pardon, je suis méchant. Judd ne vient pas voir Owen que pour s’apitoyer : il lui conseille de recontacter un de ses amis, qui a eu le covid et est aussi en arrêt et en dépression. Ce n’était pas passionnant à voir, mais il est assez évident que tout ça permet d’introduire la scène du début d’épisode, surtout quand il est révélé que son ami écoute les appels d’urgence d’Austin.

Cela inspire Owen qui passe ensuite son temps à écouter ça aussi alors qu’il repeint une pièce chez lui (ce n’est PAS du repos post-opératoire de rester des heures le bras en l’air à peindre, franchement), faire du jardinage (genre à aucun moment il ne prévoit le coup du terreau qui tombe) et faire son puzzle. Bien sûr.

Il prend aussi le temps de marcher en ville tout en téléphonant son fils qui lui demande de passer pour un dîner avec ses beaux-parents. Ah ben ça va être une ambiance sympa le dîner comme le beau-père est le ranger qui arrête Owen en début d’épisode. En plus, cette arrestation n’a aucun sens : Owen est arrêté comme suspect parce qu’il porte le même genre de sweat à capuche qu’un homme qui a effectivement foutu le feu à un entrepôt.

Et comme il écoute tous les appels d’urgence de la ville, il se rend dans l’entrepôt et sauve une vie, histoire de. Quand les pompiers arrivent sur place, Judd est surpris de voir Owen et Owen ne peut s’empêcher de donner quelques ordres. Judd le remet à sa place, ce qui marche très bien, et on enchaîne sur la scène suivante.

Au cours de celle-ci, Owen est interrogé et doit revenir sur ses déclarations peu crédibles : il dit quand même avoir vu un homme qui lui ressemble fortement et insiste pour dire que l’incendie était criminel quand rien d’autre ne le prouve. Il est très clair qu’il est suspecté par l’homme l’interrogeant, et les suspicions sont plutôt logiques. Owen correspond au profil du parfait criminel qu’il définit lui-même, surtout après avoir eu un moment de gloire à sauver la vie de son fils en résolvant l’enquête du son beau-père.

Cela inquiète particulièrement Judd de voir son capitaine comme ça. Il est clairement en train de s’enfoncer dans un tunnel là où tout le reste de la caserne semble aller mieux. C’est intéressant, surtout qu’il en parle à un dîner avec Grace, Vera et le mari de cette dernière. Eux sont tous optimistes, célébrant la prochaine réouverture du restaurant, et assurent qu’il ne pourra pas y avoir de problème avec Owen.

Humph. C’est naïf, tout ça, surtout qu’en parallèle, Owen fait de la merde à acheter de quoi provoquer de grands incendies et prouver qu’il a raison : il est persuadé d’avoir affaire à un pyromane qui s’arrange pour utiliser un accélérant à l’incendie sans que personne ne puisse s’en rendre compte. C’est du grand n’importe quoi. Heureusement qu’il s’en confie à Billy… mais celui-ci refuse de l’aider, pour ne pas perdre l’argent des soins médicaux dont il a besoin.

Cela nous laisse Owen dans sa merde alors qu’il est invité au dîner chez son fils. Plutôt que de s’y rendre directement, il fait un détour pour entrer par effraction dans un bâtiment et tester sa théorie. C’est n’importe quoi, surtout qu’il prend même des photos sur place. Tu m’étonnes qu’il soit suspecté ensuite. Il se prend pour un enquêteur, laisse ses empreintes partout, c’est n’importe quoi. Et bien sûr, il se fait assommer ensuite par le vrai pyromane, qui est probablement le type qui est chargé de mener l’enquête.

En parallèle, j’étais content de voir la nouvelle rencontre entre TK et ses beaux-parents, alors je suis frustré par la fin d’épisode qui nous laisse sur un cliffhanger. Je ne sais pas ce qu’ont les séries en ce moment à ne pas terminer les intrigues au cours d’un seul épisode quand elles l’ont toujours fait avant, mais ça va devenir frustrant à force ! On s’arrête donc là pour cette semaine et je reste sceptique face à cette intrigue. On veut nous faire avoir des doutes sur Owen, mais c’est peu probable qu’il soit coupable de quoique ce soit, et le coup de l’erreur judiciaire sur lui, bon, la flemme, en vrai. On verra bien.

Sinon, après son intervention ratée, Marjan réussit à se remettre assez bien de la mort de l’homme. Elle se rend en effet à une soirée jeu de société chez Tarlos (ouais, tout le monde va chez eux, ils ont des soirées remplies dans cet épisode), et c’est très sympathique de voir tous les personnages de la série passer du bon temps comme ça. Bon, Judd et Grace ne sont pas là, Vega non plus, Owen non plus, mais vous voyez l’idée.

J’aime que la série ne mente pas trop sur tout ça : non, tout le monde ne peut pas être amis, quoi. Et puis, c’est sympa d’avoir Nancy sur place pour une fois. En plus, elle n’est pas de trop pour soutenir Marjan quand elle découvre une vidéo de la femme sauvée par Paul en début d’épisode sur les réseaux sociaux. Et la femme, elle, est énervée de voir la vidéo dans laquelle Firefox prend le temps de se vanter avant le sauvetage.

Il fallait bien que ça lui arrive, Firefox, parce qu’elle est sacrément égocentrée dès qu’il y a une caméra. Et elle m’a soulé dans l’épisode précédent, même si je l’aime bien. Du coup, je suis partagé sur cette intrigue qui va forcément la rétablir ensuite alors que, bon, elle m’énerve avec ses réseaux sociaux. Je veux dire, qu’elle soit influenceuse et tout, c’est cool, mais elle a une manière de le faire qui n’est pas super professionnelle et je ne pense vraiment pas que ça pourrait passer en vrai.

En tout cas, la voilà donc qui apprend une leçon sur les blagues qu’elle peut faire avant d’aller en intervention. Les réseaux sociaux, ça part souvent en vrille. Bouleversée par tout ça, Marjan se confie donc à Paul sur la culpabilité qu’elle ressent même si elle sait qu’elle n’aurait pas pu faire mieux – et même si elle aurait échangé sa place avec l’homme mort si elle avait pu. Rien que ça.

Même si c’est une mauvaise idée et qu’elle le sait, elle se rend ensuite chez la femme pour s’excuser et tenter de lui faire comprendre son point de vue. Paul la suit dans cette mauvaise idée, pour éviter qu’elle ne soit seule si jamais tout ça devait déraper. C’est une bonne chose, inévitablement.

Grâce à lui et ce qu’il lit sur les réseaux sociaux, il découvre ainsi que la femme est probablement en train de faire une tentative de suicide, motivant Firefox à briser un carreau pour s’infiltrer dans la maison et venir en aide à celle qui s’est effectivement taillé les veines.

C’est l’occasion de découvrir que Grace a des collègues qui font bien son travail et indique à Marjan et Paul comment sauver la femme. Si celle-ci s’en sort en retournant vers l’hôpital, Marjan indique à l’ambulancier qui la reconnaît qu’elle ne veut surtout pas qu’Instagram soit au courant de ce sauvetage. Oui, elle est une héroïne. Oui, elle lui a sauvé la vie. M’enfin, la célébrité, ça va deux minutes, et ce n’était pas le but de sa visite.

Espérons qu’elle retienne la leçon pour un moment.

Saison 2

 

9-1-1 – S04E11

Épisode 11 – First Responders – 17/20
Un épisode très sympathique cette semaine, avec une écriture intéressante qui permet aux intrigues d’avancer de manière fluide, tout en se concentrant sur des personnages secondaires que l’on apprend à mieux connaître. C’est tant mieux, car ça me fait les apprécier davantage ! En plus, comme toujours avec cette série, certaines scènes sont suffisamment marquantes pour qu’on se souvienne longtemps de l’épisode.

Spoilers

Depuis sa voiture, Sue est témoin de quelque chose qui la choque et va provoquer bien des remous pour tous les héros de la série.


Don’t even think about it, Buck.

Quel étrange titre d’épisode que celui-ci ! Et quel étrange début, en plus. On y voit un homme que l’on ne connaît pas faire ses courses et oublier d’acheter des fleurs pour sa femme, qu’on connaît très bien, elle, pour le coup. Il s’agit de Sue, la chef du centre d’appels que l’on suit depuis quatre saisons déjà. Et après sa réplique de la semaine dernière comme quoi elle est la mère de tout le centre, les scénaristes frappent directement un grand coup : elle se fait renverser par un chauffard sur le parking, hurlant à quelqu’un de s’arrêter.

Elle est clairement témoin de quelque chose, mais nous ne savons pas quoi, et elle fait beaucoup de peine à voir ensuite quand elle essaie d’indiquer aux pompiers qu’elle a une urgence pour eux. Heureusement, la garde du supermarché qui regarde l’accident sans pouvoir rien faire annonce à Buck que ce n’est pas un hasard, tout ça : elle a été percutée volontairement.

Cela n’a pas beaucoup de sens pour Buck, Josh et Maddie qui cherchent à comprendre comment il est possible d’avoir voulu s’en prendre à elle. En tout cas, en son absence, c’est à Josh de prendre la direction du centre d’appels, et bonjour l’angoisse. Il culpabilise en plus de l’accident de sa boss, parce qu’il était au téléphone avec elle juste avant l’accident. C’est dur pour lui de savoir qu’il était là sans être là pour elle.

En plus, il a une relation particulière avec Sue comme on le sait. Ce qu’on ne sait pas encore par contre, c’est qu’elle lui a sauvé la vie en 2006. En effet, alors qu’il commençait un nouveau job, Josh s’est retrouvé seul dans un immeuble possiblement en feu, au 32e étage. Personne n’a pensé à le prévenir de l’évacuation qu’il ne pouvait entendre et que l’on voit très peu en arrière-plan – il avait un casque, les gens ne le connaissent pas.

Et quand il appelle le 9-1-1, il tombe évidemment sur Sue, qui va lui venir en aide. Le problème, c’est qu’il n’est pas trop d’accord avec ses idées lorsqu’elle lui dit de monter vers le toit de l’immeuble. En même temps, le feu est juste en-dessous de lui. Il fait bien de descendre cependant, parce qu’il trouve une autre victime de l’incendie, une femme qui est inconsciente. Il peut lui sauver la vie grâce à Sue qui lui explique comment la prendre en charge.

Franchement, c’est un sacré héros ce Josh, parce qu’il a pris la femme sur son dos pendant cinq étages, histoire de s’éloigner des fumées. C’est une sacrée histoire, mais l’adrénaline fait faire des trucs de dingue après tout. Pour le coup, à sa place… Non, ben j’aurais suivi le conseil de Sue, franchement. Mais sinon… Mon dieu, je ne peux pas porter quelqu’un sur cinq étages, franchement !

Il s’en sort bien sûr en vie, la femme aussi, et Josh peut donc ensuite se rendre au centre d’appel pour remercier Sue de lui avoir sauvé la vie. Il est aussi en pleine crise existentielle et cherche à changer de job : il dactylographiait avant des conversations téléphoniques, finir dans un centre d’appel semble tout de même la chose logique à faire à présent. J’aime bien que la série prenne le temps de développer le personnage de Josh. Après tout, ce centre d’appel fait l’originalité de la série – on ne s’occupait jamais trop de ce genre d’endroits plus d’un épisode avant !

Dans le présent, Josh prend donc les commandes du centre d’appel et il s’en sort plutôt bien, avec l’aide de Maddie bien sûr. Cela ne l’empêche pas de gérer à fond ce qu’il fait, notamment lorsqu’il prend un appel compliqué : il s’agit d’une femme qui harcèle un homme devant chez lui. Quand Athena arrive sur place, elle découvre cependant que la femme a une bonne raison de le faire : elle soupçonne l’homme d’être responsable de la disparition de sa fille.

Comme trop souvent, c’est une situation qui n’est pas sans rappeler un épisode de Station 19 où une situation plus que similaire et bien plus marquante s’est déroulée. Ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup. J’imagine qu’en plus de s’échanger des acteurs, ils s’échangent des scénaristes, et il serait bon de communiquer mieux sur les situations répétitives entre les séries.

En même temps, je dis ça, mais ça ne doit pas me détourner du vrai message à faire passer : comme la jeune femme qui a disparu, Tracie, est noire, personne ne semble se soucier d’elle au commissariat. Cela énerve énormément Athena qui se met aussitôt sur le cas avec un détective qu’elle entraîne là-dedans. Inévitablement. Elle en parle à l’occasion d’un petit apéro avec Hen, parce que ça la remue énormément d’avoir cette affaire en cours alors même que, pendant ce temps, May cherche à prendre son indépendance. L’idée lui vient en début d’épisode et semble sortir de nulle part, puisque ça ne fait que quelques mois qu’elle a un job, mais bon, admettons.

De son côté, Buck retrouve son ex, la journaliste dont il est vraiment temps que je me souvienne du nom, pour lui parler de ce qui est arrivé à Sue. Il espère lui vendre un sujet autour de Sue, présente depuis 1984 à la création du centre d’appel. Sue est un sacré personnage après tout, alors il y a de quoi faire un reportage sur elle.

Cela intrigue la journaliste qui se rend donc sur le parking après avoir fait un sujet sur Sue, histoire de voir la vidéo de surveillance de l’accident de Sue. Elle découvre à son tour que ce n’est pas un accident, et quand elle se rend compte qu’il y a des poubelles juste à l’endroit où était la voiture avant de démarrer, elle propose à Buck d’aller fouiller pour savoir ce qu’il en est.

Pas de bol pour eux, Athena et le détective arrivent pile à ce moment-là, parce que leur enquête sur Tracie et sa disparition a bien avancé. Ils ont ainsi compris qu’après une soirée au poker – vendue par sa collègue – Tracie a été droguée par un homme qui l’a ensuite escortée en-dehors du casino. C’est là que Sue a pu voir l’homme jeter ses papiers d’identité dans les bennes à côté du supermarché. Athena remonte donc cette piste et ça permet d’avoir beaucoup d’informations d’un coup, grâce à Buck qui prend conscience que le « nine-one-one » murmurée par Sue était peut-être « nine-one-walt », comme une plaque d’immatriculation.

Bon, c’est gros, mais ça fonctionne et ça permet le lancement d’une alerte qui permet de retrouver rapidement la voiture, puis Tracie, droguée et abandonnée dans un containeur. Tout ça n’est pas terminé pour autant, loin de là : les pompiers doivent venir la secourir alors que les flics sont en train de quadriller le secteur pour retrouver le kidnappeur.

Se faisant, il s’éloigne un peu trop de l’endroit où est Tracie et, franchement, ils auraient dû s’en rendre compte bien plus vite que ça. La série nous montre un Josh débordé par le fait que personne ne lui donne sa localisation exacte, quand c’est la première information-clé à donner lors d’une urgence. Il galère donc, fait des maths dans sa tête et explose le budget effets spéciaux numériques de manière plus inhabituelle que d’habitude, mais il comprend heureusement que nos pompiers sont en danger.

Grâce à ça, il sauve in extremis la vie de Bobby et permet l’arrestation de l’homme. Pfiou. Tout ça ne nous dit pas pour autant comment va Sue : tout le monde s’inquiète pour elle dans l’épisode, même la journaliste qui ne la connaît pas ! Il faut dire qu’une fois à l’hôpital, elle doit subir une opération d’urgence… mais finalement elle s’en tire intacte.

Après tout ça, Athena pose ses conditions au déménagement de sa fille, lui balançant beaucoup trop d’ordres alors que Sue peut revenir au travail auprès de tous ses enfants, comme elle les appelle, avec simplement une canne. C’est beaucoup trop rapide, mais ça permet une jolie séquence émotions pour tout le monde quand on lui souhaite la bienvenue.

Et hop, la série peut continuer comme si de rien n’était – comme d’habitude. Moi, j’en retiens que Bobby manque carrément de tact quand il annonce à May l’accident de sa boss, mais aussi que Buck et sa journaliste passent tout leur temps ensemble désormais. Ils finissent l’épisode autour d’une bouteille de champagne pour célébrer la justice et le sauvetage de Tracie et Sue.

> Saison 4

 

Debris – S01E10

Épisode 10 – I Am Icarus – 18/20
La série revient comme convenu avec un épisode très prenant qui est la suite directe du précédent. Si l’impact n’est pas aussi grandiose que ce que l’univers des possibles nous laissait imaginer, je trouve tout de même que cette histoire est vraiment cool pour montrer à quel point les débris peuvent proposer une histoire grandiose. Et puis, la série ne s’encombre pas avec des fausses pistes ou des angles morts : ça tient la route, et c’est à mes yeux le plus important.

Spoilers

Bryan tente coûte que coûte de retrouver sa réalité, quitte à risquer le sort de l’univers au passage.


Georges Jones is the only one who can save the world.

Comment voulez-vous que je commence ma journée par autre chose que cet épisode ? Il a pourtant fallu que je me fasse à l’idée parce que je n’ai pas trouvé immédiatement l’épisode. Par contre, à la seconde où j’ai pu mettre ma main dessus, j’ai voulu savoir la suite de ce cliffhanger traumatisant de l’épisode de la semaine dernière… vu il y a seulement deux jours, heureusement.

On reprend exactement sur la même intrigue et exactement là où nous en étions dans l’épisode précédent. Bryan vient donc voir Shelby qu’il avait menotté et le libère, avant de lui expliquer les règles qu’il vient d’apprendre de son coup de fil à Finola. Bryan reconnaît ne pas savoir ce qu’il veut – ou en tout cas, ne pas être honnête. Ils ont peu de temps pour sauter dans l’eau, mais Bryan prend encore le temps de retirer sa veste. C’est très con, parce que ça lui prend suffisamment de temps pour se faire tirer dessus par sa partenaire et mourir peu à peu sous l’eau.

Heureusement, donc, il parvient à sauter et finir sous l’eau, ce qui est suffisant pour qu’il remonte à nouveau le temps. Malheureusement pour lui, il se retrouve coincé avec exactement la même partenaire.

La surprise vient alors du fait qu’il tombe sur Kathleen, la sœur de Shelby. C’est un bon twist et c’est logique : Shelby et Kathleen aussi ont été séparés alors qu’ils sautaient en même temps. Bien sûr, Kathleen est comme Shelby, particulièrement déprimée d’avoir perdu son frère, mais elle reprend espoir quand elle comprend que Bryan connaît son frère. Ben oui, Bryan se présente comme il peut et lui fait un résumé de l’épisode précédent, ce qui peut aussi aider les audiences peu attentives à capter ce qui est en train de se passer, parce qu’on n’attend pas un double épisode dans une série procédurale normalement.

Kathleen lui montre alors que les dommages sur l’univers qu’il craint sont déjà en train de se faire : son salon est en train de se transformer en une fusion de plusieurs réalités. Ils peuvent les voir, mais ils ne peuvent pas être vus… Peut-être que la solution serait de plonger dans ces réalités, tout simplement ? Ils n’en semblent pas capables, c’est dommage. Bryan est obnubilé par Finola, par contre, c’est étrange et ça va un peu trop vite cette obsession étant donné leur relation pour le moment. Il comprend en tout cas qu’il faut retrouver au plus vite sa partenaire avant la destruction de l’univers.

Bon, en revanche, il a toujours une partenaire dans cette réalité et elle est grave chiante. Il sait même qu’elle n’hésitera pas à lui tirer dessus, alors Bryan essaie de rassurer Grace de manière bien plus calme que la fois précédente. Pour cela, il lui explique que le débris est au fond de l’océan et qu’il a besoin de temps pour tout régler en contactant Georges Jones.

Le problème, c’est que Grace lui rappelle qu’il a tué Georges Jones deux jours plus tôt. La sœur comprend que tout ça est vain et décide donc de plonger pour remonter à nouveau le temps, même si elle n’a pas l’habitude de le faire. Cette fois, Bryan semble apprendre de ses erreurs et ne retire pas sa veste… mais il est encore en train de nager derrière Kathleen, qui avait une longueur d’avance sur lui, quand elle repart en arrière.

Par conséquent, quand la boucle recommence, Bryan n’est plus dedans. Nous retrouvons à la place Finola dans la voiture, avec un nouveau partenaire, Gibson. C’est une excellente chose ça, parce qu’elle tombera probablement sur la sœur qui lui dira tout ce qu’elle peut. Par contre, pourra-t-elle la croire ? Ce n’est pas gagné. L’avantage, c’est que Finola semble en désaccord avec son partenaire – le même relou que celui que Bryan se coltinait plus tôt. L’autre avantage, c’est donc que Kathleen a une longueur d’avance aussi sur Finola : ainsi, elle n’hésite pas à lui donner le nom de son père pour gagner sa confiance et du temps.

Elle annonce de manière quelque peu dramatique que le monde peut être sauvé par Georges Jones, et uniquement lui. La sœur explique tout ce qu’elle peut en un minimum de temps. Franchement, elle est convaincante quand elle affirme à Finola qu’elle doit absolument appeler son père, parce que l’univers continuera d’être détruit autrement… mais nous, on sait qu’elle ment en partie à Finola, exactement comme son frère jumeau dans l’épisode précédent.

Finola est pourtant bien forcée de la croire. Ce qui est intéressant avec cette réalité, c’est que Georges est un scientifique respecté dans un grand laboratoire gouvernemental… Cela change tout et l’existence de ce multivers et de brèches possibles avec les débris signifient qu’on pourra probablement avoir des alter-égos plus tard dans la série. Le problème est en tout cas que Georges repart en arrière, avec moins d’informations que dans les versions précédentes puisque Finola ne sait pas tout.

Une constante, toutefois : Georges refuse qu’elle saute à nouveau dans l’eau, évidemment. C’est plutôt logique, parce qu’il repart avec toujours les mêmes informations, il doit en arriver à la même conclusion. En revanche, cette fois, il travaille avec Maddox qui connaît Bryan. Seulement voilà, dans cette réalité, il n’a pas sauvé la vie de Bryan, qui est devenu un criminel. L’univers des possibilités est immense là pour nous expliquer ce qu’a fait Bryan…

Dans la maison où Finola se trouve toujours, les brèches vers un autre univers continuent de s’ouvrir. Bryan et Shelby peuvent donc voir Finola et Kathleen, mais Bryan comprend que ce n’est pas la bonne Finola à son regard. Il tente de lui écrire un message, mais bien sûr, la brèche se referme avant qu’ils ne puissent communiquer efficacement. Pourquoi avoir mis tant de temps à écrire Bryan ? C’est frustrant.

Malgré ce qu’elle vient de voir, Finola refuse que Kathleen saute à nouveau. Le problème, c’est qu’elle culpabilise énormément, parce qu’elle est celle qui a demandé à Shelby de sauter encore et encore. On tourne en boucle avec Kathleen qui se précipite pour sauter à nouveau, quitte à détruire l’univers encore un peu plus. Elle veut retrouver son frère coûte que coûte après tout. Finola n’ose pas sauter immédiatement pour autant.

Lorsque la boucle se reforme, nous suivons donc cette fois Kathleen que l’on connaît assez pour ça. Elle est particulièrement déprimée et passe la journée à regarder le reflet de son frère dans une brèche. Shelby tend enfin la main vers sa sœur. C’est plutôt logique, mais Bryan l’arrête… on ne peut donc pas passer d’un univers à l’autre simplement avec cette brèche. Je me demande quand même ce qu’il se passerait si on envoyait un objet d’un univers à l’autre. Ce serait probablement mauvais signe – l’univers se fracasserait encore plus vite, j’imagine.

Bien sûr, tout ça nous renvoie à une nouvelle équipe se pointant chez Kathleen. Il est question cette fois de voir Finola et Grace en duo, et j’aurais beaucoup aimé suivre cette série, car les deux personnages sont plutôt intéressants comme duo. Le problème, c’est que cette fois, la dégradation lourde de l’univers est visible dès l’extérieur de la maison : le compte à rebours avant l’arrivée d’une équipe d’intervention qui empêcherait Kathleen de sauter est donc beaucoup plus tard.

Cela dit, Kathleen est quant à elle beaucoup plus prête à expliquer à Finola ce qu’il se passe. Le discours est bon et fait un résumé bien plus précis de l’épisode que la première fois, permettant en plus à Finola de parler directement à Bryan. Elle ne le connaît toujours pas, mais elle semble faire confiance à cette gamine qui a énormément d’informations sur elle et qui lui montre Bryan à travers une brèche. Celui-ci explique que dans une version que nous n’avons pas vue, Georges Jones lui a parlé de « Déviation bilatérale ».

Il aimerait donc que Finola le contacte, mais elle écrit qu’il est mort bien sûr, et met trois plombes à écrire quatre lettres sur son bout de papier. Ne pouvait-elle pas simplement le mimer ? C’est un détail, je sais, mais on les sait pressés par le temps. Dans le même genre, Shelby et Kathleen sont de belles plantes vertes sur ce coup-là, alors que bon, ils pourraient en profiter pour écrire eux aussi. Qu’importe.

Il y a un petit quelque chose qui me dérange tout de même, c’est que l’on ne sait pas quel Bryan est en train de faire équipe avec Shelby. Celui que l’on suit depuis le début de la série est censé être resté en arrière… On sait bien qu’il y a plusieurs univers où cela se déroule en même temps, mais c’est une minuscule incohérence à résoudre par nous-mêmes, c’est étonnant avec cette série.

Pour la résolution : Shelby et Bryan ont été séparés en début d’épisode lorsque Bryan est tombé pour la première fois sur Kathleen. On peut donc imaginer qu’il a convaincu ensuite un autre Bryan de le suivre. Une question se pose encore : arrivent-ils dans un univers parallèle qui existe ou sont-ils les créateurs de cet univers, bien malgré eux ?

Qu’importe, il faut que j’en revienne à ce superbe épisode. Kathleen essaie alors de convaincre Finola de sauter avec elle. Contre toute attente, Finola accepte cette proposition à l’encontre des lois de la physique et de la logique. Elle regarde Shelby plonger, hésite et… la suit finalement. Bien, encore un personnage qui remonte le temps, ça ne va pas du tout poser un problème par la suite, ça.

Et si les quatre sautaient en même temps, ne pourraient-ils pas finir à nouveau tous ensemble ? Ce n’est pas gagné, tout de même, mais ce serait logique – on sait que Shelby n’a jamais sauté en même temps que son frère, a priori. La boucle recommence pour Finola qui se retrouve à découvrir que son père est en vie dans cet univers… mais elle ne capte pas tout de suite ce que ça veut dire en ce qui concerne le monde et l’univers à sauver.

Finola peut finalement retrouver Kathleen dans sa maison et comme elles se rappellent l’une de l’autre, tout ça va plus vite. Bien sûr, Finola prend la décision d’appeler son père, et elle reste sans voix quand elle l’entend. La pauvre. Elle vient d’une réalité où son père est mort depuis un moment, je ne suis pas sûr qu’elle soit si pressée de quitter celle-ci et de parler de « Déviation bilatérale » avec lui. Malheureusement, l’hélicoptère arrive alors Finola en arrive bien vite à demander à son père quels sont les derniers mots qu’il lui dirait s’il devait ne plus jamais la revoir. Il n’est pas bien original avec un « I love you » bien prévisible. En tout cas, Finola en arrive à la même idée que moi : Kathleen et Shelby doivent sauter en même temps.

Le saut doit se faire exactement au même moment des deux côtés pour permettre de restaurer l’ordre d’origine. Finola prend encore le temps de réfléchir à tout ça : ils doivent synchroniser les montres pour deux minutes et sauter, eux, mais aussi Bryan et Finola qui sont des électrons libres perturbateurs. L’avantage, c’est que même si Finola n’a jamais fait équipe avec lui, Bryan la connaît assez pour comprendre ce qu’elle veut avec des regards. C’était chou.

Ils ont deux minutes pour sauter, mais Finola hésite encore à sauter, parce que son père est en vie dans cette réalité… Elle n’a pas envie de l’oublier. Ils ont intérêt à se dépêcher, mais tous sont super lents à se diriger vers le débris qui pourrait tous les sauver. Finalement, le saut se fait enfin pour tout le monde, et il se synchronise suffisamment. Qu’est-ce que cet épisode est cool ! Les quatre sont donc au fond de l’eau et n’ont plus qu’à attendre que le débris s’active enfin.

On en revient alors à Bryan et Finola travaillant ensemble. Je suis frustré par la fin d’épisode, parce que Bryan semblait se souvenir d’absolument tout au départ… mais finalement non. C’est bien plus logique comme ça : il ne comprend pas ce que dit Shelby en fin d’épisode et c’est normal puisque Shelby et Kathleen sont revenus au point de départ.

Pourtant, le point de départ n’est pas celui dans lequel semblaient être Finola et Bryan, qui sont arrivés dans un monde où il avait un petit frère – donc dans un autre univers déjà. Il est important de se souvenir de tout, je pense, parce que ce double épisode était génial : je veux un impact pour la suite ! J’aurais aimé que les scénaristes trouvent quelque chose pour que les personnages se souviennent – ou juste qu’ils se le racontent, avec une petite fusion des univers dans la tête des personnages étant passés de l’un à l’autre.

De son côté, Maddox découvre que sa femme a rendez-vous sans lui dans leur restaurant préféré une fois la réalité restaurée. C’est intrigant d’en revenir à cette intrigue, mais le but est de nous montrer que cette fois, il n’ira pas la voir et trouvera simplement les papiers du divorce en rentrant chez lui. Aha… bien fait ?

La fin d’épisode nous propose enfin un cliffhanger en repartant sur le prisonnier d’Influx qui s’amuse avec son gardien de prison en lui prenant le poignet. Cela ne peut être vain et on découvre rapidement qu’en fait, il peut voir ce que fait l’homme fait ensuite : il connaît ainsi le code qui lui permettra probablement de s’évader à un moment ou un autre. Cela nous explique aussi pourquoi il avait en tête la chanson écoutée par Finola il y a quelques épisodes… En touchant les gens suffisamment longtemps, il semble pouvoir accéder à eux – reste à comprendre de quelle manière (au sens : la vue ? l’ouïe ? les pensées ?).

The Rookie – S03E12

Épisode 12 – Brave Heart – 18/20
Il n’y a pas à dire, c’était un bon lundi pour les séries ! Enfin, un bon dimanche soir aux USA. Bref, cet épisode est très bon, parce qu’il ramène plein de situations et personnages que l’on connaît déjà pour les développer de manière efficace, sans pour autant être forcément un épisode de série policière. On se prend au jeu et au suspense sur au moins deux des trois intrigues, et c’est suffisant pour avoir une bonne dose d’adrénaline en plus du divertissement.

Spoilers

Henry est emmené en urgences à l’hôpital, où Nyla se rend compte qu’une connaissance d’Angela traîne.


Do the open heart surgery

Oula ! Comment avais-je oublié qu’Henry s’était effondré dans la cuisine de son père à la fin de l’épisode précédent ? Deux semaines et voilà, on oublie tout. Le début d’épisode nous remet dans l’ambiance avec John qui emmène son fils à l’hôpital et nous rappelle qu’il a un lourd passé médical avec plusieurs opérations du cœur en tant que bébé.

Je sais qu’on le savait, même si je ne m’en souvenais pas du tout. De toute manière, on pourrait probablement remplir une bibliothèque avec les petits détails que j’oublie à force de voir trop d’épisodes de séries. En tout cas, Henry subit toute une batterie d’examens pour déterminer ce qui lui arrive, forçant Nolan à attendre gentiment en salle d’attente – sans que Grace ne pointe le bout de son nez. Vraiment, ils ont zappé le personnage du jour au lendemain, c’est fou.

Nyla s’inquiète bien sûr pour son bleu et vient lui rendre visite avec Tim, qui est sûr de rester coincé pour la journée à l’hôpital puisqu’ils ont leur uniforme. Il n’a pas tort, même si Nyla affirme le contraire. Gray rend lui aussi visite à Nolan, qui s’inquiète aussitôt d’être en arrêt alors qu’il n’est pas censé y avoir droit en tant que bleu. Heureusement, Gray sait que la famille est importante et laisse couler cette situation.

Je ne suis pas sûr que tous les flics feraient ça. Pour en revenir à Henry, on découvre enfin l’identité de sa mère – l’ex-femme de Nolan est interprétée par Emily Deschanel. Evidemment qu’ils prennent une actrice beaucoup trop connue du petit écran pour ce rôle ! Je trouve ça vraiment chouette cette série qui nous ramène plein de visages connus en permanence. Bon, j’avais dit qu’on en revenait à Henry et il se retrouve ainsi à pouvoir faire deux opérations.

Il doit choisir entre une opération avec peu de risque, mais la certitude de revenir à l’hôpital pour une autre opération à un moment, ou alors une opération beaucoup plus lourde, la forçant à quitter son job tout récent et à jouer avec sa vie – l’opération vient avec un risque de 20% de ne pas s’en sortir. Euh. Moi, mon choix serait vite fait pour le coup. Le médecin est très direct, mais je l’aime beaucoup et elle mériterait de rejoindre une série médicale tellement sa manière de ne pas faire de chichi est efficace.

C’est rare les chirurgiens bien écrit – elle est juste là pour jouer la chirurgienne, rien de plus, ça doit aider. La mère et la fiancée veulent évidemment qu’ils ne prennent pas ce risque de 20%, et je les comprends tout à fait. Je ne parie jamais rien, autant revenir régulièrement à l’hôpital malgré les factures, hein. Chaque jour gagné est précieux, il me semble.

Pas de bol, Henry a très envie de ne plus remettre les pieds à l’hôpital dans sa vie – spoiler, mec, c’est impossible – alors il veut prendre le risque de cette opération qui pourrait pourtant le tuer, même s’il sent bien que ça ne plaît pas à sa famille. Il a à peine le temps de leur dire ça qu’il s’évanouit à nouveau, forçant la famille à faire un choix alors qu’il est en plein arrêt cardiaque. Quelle horreur, franchement, voir quelqu’un qu’on aime comme ça, sur le point de mourir.

Et contre toute attente, Nolan prend la décision de faire ce qu’Henry veut, malgré les risques : son ex-femme accepte, bien sûr, mais elle était partante pour imposer sa décision à l’origine, surtout que la fiancée de son fils ne disait rien. En même temps, c’est la douche froide pour elle qui n’était pas au courant de ce pourquoi elle s’engageait avec lui.

Nolan prend ensuite le temps de parler un instant avec sa femme et c’est fou de voir ces deux gros acteurs du petit écran ensemble. En plus, leur alchimie en tant qu’ex fonctionne plutôt pas mal. Sa femme lui reproche pour une fois son optimisme. C’est clairement la première fois qu’elle le fait, mais pas la première fois qu’elle le pense.

Sarah envisage le pire, à chaque opération de son fils il envisage le meilleur, et on comprend mieux pourquoi ils sont séparés, au moins. C’est terrible en tout cas, et ça nous permet de nous rappeler que Nathan Fillion est aussi un excellent acteur dramatique. Malgré tout, Sarah est celle qui finit par rassurer la fiancée de son fils quand elle veut entendre qu’il ira bien, parce qu’elle sent que son ex-mari ne peut le faire.

Joli couple qui reste soudé malgré le divorce, ça, l’amour d’un enfant, ça fait beaucoup ! Finalement, nous apprenons en fin d’épisode qu’Henry est sorti d’affaire et que tout va bien. C’est gros, mais ça permettait d’occuper l’épisode avec une intrigue un peu loin de ce qu’ils font d’habitude.

De son côté, Tim est débordé par l’organisation par l’organisation du mariage d’Angela et demande conseil à Nyla avant de sortir de l’hôpital. Ils n’en sortent toutefois pas puisque Nyla se rend compte que des hommes cachent des armes sous leurs vestes, et aussitôt elle veut savoir qui ils sont. Il n’en faut pas plus pour comprendre que l’épisode va nous ramener La Fiera dans l’équation.

En effet, c’est pour elle que ces hommes armés travaillent. La Fiera, c’est un cas pour Angela, et ça tombe bien, parce qu’elle est à l’hôpital aussi, sur un jour off. Angela et Wes commencent à envisager la venue du bébé, même si Angela ne veut pas savoir le sexe de son futur enfant et refuse également de choisir le prénom avant son arrivée. Elle est sacrément superstitieuse, dis-donc.

Evidemment, elle reçoit un appel de Gray pour l’informer du retour de la Fiera aux États-Unis et se met aussitôt sur l’enquête. Elle a à peine disparu que le docteur l’appelle, ce qui est plutôt drôle à voir. Elle se rend aussitôt au huitième étage pour parler à La Fiera. Je trouve ça plutôt cool de les retrouver ensemble ces deux-là, surtout que La Fiera est un personnage intéressant pour la série.

La Fiera révèle qu’elle sait le nom de Wes et qu’elle est heureuse de voir Angela porter son bracelet… on voit d’où vient la superstition d’Angela d’un coup. Je ne la sens pas cette Fiera pour la suite, malgré sa relation sympa avec sa hermana. On sait vers quoi ça se dirige : une baronne de la drogue pote avec une flic, ça ne peut pas bien se terminer. Cela force toutefois à Wes à reporter de quelques minutes le rendez-vous d’Angela. En plus, pour ne rien arranger, Tim se rend compte que Mack est également à l’hôpital et qu’il parle à la Fiera sur une vidéo de caméra surveillance.

Mack, c’est son pote de l’épisode de la convention de flic. Une fois de plus, il est clairement drogué quand il révèle aux flics qu’il bosse comme garde du corps pour un certain Thomas Madrigal, un homme qui fait face à plusieurs accusations au même moment, mais qui est surtout connu des services de police comme un baron de la drogue. Aïe, ça fait deux barons dans le même hôpital américain, c’est mauvais signe.

Ils sont interrompus par le fils de Madrigal qui est très odieux avec le garde du corps de son père, mais peu importe. L’important, c’est que Nyla propose aussitôt de mettre en service son expérience de flic sous couverture. Elle est habituée et connaît bien les règles des écoutes, notamment la règle des deux minutes qu’elle a pour enregistrer une conversation censée être privée. Elle a de bons réflexes pour avoir un angle de vue intéressant et pour être capable d’écouter ce qu’il se passe dans la chambre d’hôpital.

Grosso modo, toutes les deux minutes, elle doit arrêter pendant trente secondes l’enregistrement tant que rien d’illégal n’est évoqué. Nyla a aussi le droit à une traductrice si elle ne comprend pas tout, et comme son espagnol serait rouillé, elle autorise Angela à écouter également ce qu’il se passe. Cela tombe bien, puisque quand elle se met à écouter, La Fiera se pointe dans la chambre de Madrigal. Elles ont quelques secondes restantes et on sent bien que ça va partir en vrille entre les deux barons. Tant qu’il n’y a rien d’illégal, elles n’ont pas le de rester à écouter… je m’attendais vraiment à ce que le deal soit fait pendant ces trente secondes.

Pas folle, La Fiera sait bien qu’Angela doit être en train de l’écouter, alors elle paie un homme de ménage pour qu’il passe l’aspirateur pile à ce moment. Le temps qu’Angela l’arrête, il ne reste que quelques secondes malheureusement pour écouter Madrigal et La Fiera échanger de simples formalités. Nos flics ont trente secondes de pause, ce qui est suffisant pour qu’elles parlent de leur vie privée. Angela parle donc son bébé très rapidement, alors que Nyla lui parle de ses rencards du moment. Elle oscille toujours entre ses amants, donc. Bien. On verra ce que ça donnera dans un prochain épisode, ce n’est clairement pas le but ici.

Quand les écoutes peuvent reprendre, La Fiera demande au lord de la drogue si son fils joue aux jeux vidéos, et on voit bien qu’il s’agit d’un nom de code. Et là, pour le coup, Angela n’a pas le droit d’écouter tout ça, mais bon, elle le fait même s’il n’y a pas un mot d’espagnol. Cependant, La Fiera est maligne, beaucoup trop : elle menace Wesley et c’est trop tard pour qu’Angela y fasse quoique ce soit. En effet, Wesley a baissé sa garde dans la salle d’attente de l’hôpital.

Il suit donc un homme qui se fait passer pour un détective l’emmenant auprès d’Angela, mais l’homme le conduit juste dans le parking sous-terrain de l’hôpital. C’est si abusé. Wesley récupère vite les bons réflexes quand il comprend ce qui est en train de se passer et n’hésite pas à menacer son kidnappeur, mais je ne suis pas certain que ce soit suffisant pour lui. Il y a clairement des objets de torture dans la camionnette, mais le but est finalement juste de faire flipper Angela en l’éloignant suffisamment longtemps.

Quand il remonte dans l’hôpital, Angela est évidemment soulagée de le retrouver et inévitablement, Wesley demande à Angela de laisser tomber La Fiera pour le moment, au moins jusqu’à la naissance du bébé… seulement, ce n’est pas le genre de sa femme de laisser tomber, malgré la grossesse. Elle est très énervée par La Fiera et elle n’hésite pas à aller lui dire en face dans une confrontation franchement… peu crédible. Et ça nous est confirmé : Angela fait semblant de s’énerver pour que La Fiera pense sa stratégie efficace.

En vérité, les filles ont arrêté d’écouter, oui, mais Gray s’est mis sur le coup. Il leur affirme qu’il a eu ce qu’il voulait dans l’enregistrement, avec un arrangement entre La Fiera et Madriga. Angela prend alors le temps de retourner voir La Fiera qui, officiellement, était là pour s’occuper de son fils Diego et de son opération du genou.

La situation part en vrille tellement vite ! Je ne m’y attendais pas du tout : un van s’arrête derrière Diego, et il ne s’agit pas des hommes de La Fiera comme je m’y attendais. Du coup, elle aurait pu réagir plus vite, elle, franchement. De ce van noir sort un homme avec un flingue qui nous tue sur le coup Diego de plusieurs balles. C’est tellement improbable.

En plus, Angela, enceinte toujours !, est là, juste derrière Diego. J’ai eu peur pour elle, ça sentait vraiment super mauvais. Finalement, elle peut se mettre à couvert en protégeant à nouveau La Fiera, mais c’est de toute manière trop tard pour sauver Diego. C’est horrible. Nyla et Tim débarquent bien sûr en renfort et Tim se débarrasse de l’un des tireurs sans trop de problème.

Nyla se charge du deuxième et la situation de tension est vite oubliée, sans conséquence apparente pour la santé d’Angela ou du bébé. C’est dingue, ça, et peu crédible, mais tant mieux. En tout cas, Gray est vraiment ravi de son jour off… et Angela aussi, j’imagine ? Quand elle revient sur la scène du crime de son fils, La Fiera est froide et déjà résolue, demandant simplement quand elle pourra récupérer le corps de son fils. Et cette froideur n’est pas bon signe : elle a perdu son humanité en perdant son fils. Nyla et Gray craignent maintenant une guerre de cartels, et je pense qu’ils ont bien raison de la craindre, parce qu’on est dans une série après tout.

Wesley, lui, retrouve Angela en pleurs après son examen médical. Tout va bien pour elle, mais elle pleure la mort de Diego. Il faut dire que si elle ne les avait pas retardés, Diego aurait pu réussir à s’en tirer, non ? Enfin, ça ne sert à rien de refaire le monde. Cette intrigue était vraiment chouette.

De son côté, Tim essaie une fois de plus de convaincre Mack de décrocher de ses drogues, mais c’est en vain. Il a pourtant tous les bons arguments pour ça, alors Mack l’écoute… C’est intéressant cet épisode qui nous ramène plein de personnages secondaires. Mack et Tim se réconcilient a priori et parlent même de l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille d’Angela, sans pour autant donner une super idée à Tim.

En parallèle de tout ça, Lucy et West sont eux aussi à l’hôpital, ce qui tombe bien pour limiter le coût du tournage de l’épisode, dis donc. Ils y amènent une femme qui a eu la bonne idée de se faire remarquer en ville en tentant de prendre la fuite en les voyant. Blessée, elle doit se faire soigner et recoudre le bras.

Ils perdent de vue la femme par contre, ce que je trouve étonnant – je sais qu’il y a le secret médical et tout, mais ça irait vite tout de même pour elle de s’enfuir. D’ailleurs, une fois recousue et alors que Lucy parvient enfin à avoir au téléphone les membres de l’administration d’une école dans laquelle Tamara est censée s’inscrire, la suspecte s’enfuit, forçant Lucy à raccrocher. La pauvre.

West et Lucy la rattrapent d’autant plus vite que la suspecte s’évanouit en pleine rue. Ils la soupçonnent aussitôt d’avoir des drogues dans son estomac. Quand elle confirme cette information, ils sont obligés de rester coincé plus longtemps à l’hôpital, le temps que les médecins s’occupent d’elle. Bof. Tout ça est une intrigue beaucoup moins prenante que celle de La Fiera pour le coup, mais c’est parce que j’attendais le moment où tout se rejoindrait.

En fait, ce n’est pas ce qui était prévu, c’était juste une intrigue pour parler de l’évolution de Tamara. En effet, Lucy se rend compte que West espionne Tamara parce qu’il la soupçonne d’avoir volé une statue de Baby Yoda. Cela nous met les colocataires en froid, parce que West n’a pas confiance en la protégée de Lucy – et aussi parce qu’il est cinglé à mettre une caméra dans l’appartement pour vérifier ce qu’elle fait.

Il se trompe pourtant parce que c’est Lucy qui l’aurait cassé, cette statue. Ouais, j’ai mis le conditionnel dans mes notes. C’est confirmé en fin d’épisode, mais je ne savais pas s’il fallait croire Lucy, parce qu’elle est prête à beaucoup pour protéger Tamara, je pense. Et c’est tant mieux, parce qu’elle a raison de le faire. Avant d’en arriver à cette preuve, Lucy est forcée de raccrocher à nouveau son téléphone malgré l’attente puisque la suspecte est de nouveau en état de leur parler.

Ils s’arrangent donc pour lui demander de témoigner contre la personne qui lui a fourni la drogue, la prenant aussi en pitié et tentant de l’aider. Malheureusement, elle s’arrête en pleine réflexion bien rapidement : elle se met à convulser et est aussitôt emmenée en urgence au bloc opératoire. Décidément, cet épisode !

Dans l’attente de revoir cette suspecte qui finira en bon état, Lucy finit par découvrir que Tamara est acceptée dans son école. West veut aussitôt s’excuser auprès de Tamara, mais Lucy lui affirme que cela lui briserait le cœur. Elle a bien raison, surtout que Tamara est vraiment touchante en fin d’épisode : elle leur fait à manger et rachète un Baby Yoda à West. Oh, bien sûr, il a moins de valeur que l’original, mais le geste est vraiment touchant.

Bien sûr, West culpabilise et est vraiment sur le point de s’excuser, mais Lucy l’en empêche… Tout ça nous permet de découvrir que Tamara ne connaît pas Star Wars, et la pauvre, elle va passer de longues soirées ensuite, parce qu’elle pense qu’il n’y a qu’un film… Aha. West est ravi de revoir une troisième fois de The Mandalorian et de tout lui montrer. Je regrette presque de voir cet épisode aujourd’hui, un 3 mai, alors que demain, c’est le May the Fourth (be with you). J’imagine que ce n’est pas qu’un hasard du calendrier ?

Ce n’était pas la meilleure des intrigues côté flics, mais j’aime le développement des personnages et l’étrange famille que ces trois-là forment à présent.