Fear the Walking Dead – S06E12

Épisode 12 – In Dreams – 16/20
J’y ai vraiment mis de la mauvaise foi au début et ça se sent dans la critique, mais encore une fois, la série parvient à me faire tomber dans son piège cette semaine. Je n’aime pas spécialement la construction de cet épisode, mais le message que ça fait passer et les intentions des scénaristes sont parfaitement clairs et efficaces pour mener à une fin d’épisode que je n’oublierai pas.

Spoilers

Grace se réveille, apparemment amnésique, au milieu d’une jolie forêt rose.

She was in labor when we left.

Bon, j’ai parié dans mon article du jour sur un article de qualité très inférieure après une excellente reprise et je dois dire que la première scène de l’épisode ne me rassure pas tellement avec un filtre et des arbres roses absolument partout autour d’une Grace endormie. Evidemment.

Elle manque de se faire tuer par un zombie, mais est sauvée in extremis par une jeune femme qui dit se nommer Athena, comme la déesse grecque. On note rapidement que Grace n’est plus enceinte, même si elle continue de marcher comme une femme enceinte et que la série est partie dans un délire de filtre et d’abus de rose un peu partout, exactement comme sur mon blog en ce moment, hein.

Bien sûr, il est évident que Grace n’est pas vraiment en danger dans cet épisode : elle est simplement en train de rêver, comme le révèle le titre de l’épisode qui n’est pas qu’une simple référence à une chanson, cassant tout ce que nous sommes en train de regarder. Bon, en revanche, vraiment, il est évident que ma prophétie auto-réalisatrice va bien se concrétiser : cet épisode va être chiant à regarder.

Grace est débile à ne pas comprendre qu’elle est la mère d’Athena, quand c’est évident très rapidement que c’est le cas : la petite lui dit qu’elle vit depuis seize ans à la communauté établie par Morgan quelques mois plus tôt. Nous voilà donc seize ans plus tard, et la série en profite pour nous établir un très joli futur pour tous les personnages.

Alicia est donc retournée au stade brûlé par sa mère pour créer sa propre communauté avec Luciana et Wes, Al est partie à la recherche d’Isabelle sans donner la moindre nouvelle, et les autres sont encore là. Dwight a deux enfants de sa Sherry (jeu de mots ô combien original), Daniel et Victor sont devenus amis et il n’y a que Morgan qui paraît ridicule avec sa barbe de père Noël.

Tout ça est bien gentil, mais le docteur Dorie, aka June, ne voit pas de concussion quand elle examine Grace, alors c’est très étrange comme épisode. Finalement, il est rapidement révélé qu’il y a quelque chose à deviner sur le présent au milieu de tout ça, parce qu’on a quelques flashs de l’hôpital où Grace était censée se rendre – à moins que ce soit autre chose ?

Cela sent vraiment mauvais, en tout cas, car il y a des zombies dans le tas, et rapidement, on en arrive à une voiture « The end is the beginning » dont Morgan se souvient. Il n’en faut pas plus pour que la voiture explose et qu’on comprenne qu’elle a probablement subi un traumatisme, ou une explosion, ou allons savoir.

Grace est en train de rêver de toute manière, et elle se retrouve prise dans une sorte de boucle temporelle pas exceptionnelle où Athena tue toujours le même zombie en essayant d’attirer sa mère vers le mur. Celle-ci comprend alors qu’elle est inconsciente après un attentat à la voiture piégée – et bien sûr, la série ne met pas longtemps à nous révéler que c’est le cas. Dans notre présent, Morgan essaie de réveiller Grace, parce qu’ils sont entourés par les zombies et parce qu’il faut bien qu’elle accouche. C’est plus simple si elle est réveillée tout de même.

Evidemment. L’épisode est long à nous montrer Grace comprendre tout ce qui arrive, mais je dois dire que j’ai fini par accrocher à tout ce qui arrivait. C’est chiant d’avoir tout un épisode se centrant uniquement sur ce personnage, évidemment, surtout dans un rêve, mais ça marche bien parce que la grossesse de Grace a été un point de suspense très important de tout ce début de saison.

Voilà donc qu’elle est en plein travail et inconsciente dans une écurie entourée de zombies et où Riley, le méchant de l’épisode précédent, ne met pas longtemps à débarquer aussi. Morgan communique avec June par radio avant leur arrivée, et ce n’était peut-être pas très malin de le faire. Il se retrouve forcé de déplacer Grace dans une brouette pour échapper à quelques balles tirées par Riley et ses hommes.

Cette partie de l’épisode fonctionnait étrangement bien, alors que dans son rêve, Grace entend en partie ce qui arrive dans la réalité. Elle peut notamment le faire grâce au lecteur et aux écouteurs de sa fille, qui est encore plus conne qu’elle à ne pas savoir ou comprendre que c’est sa mère. Franchement, ce n’est pas bien compliqué à comprendre, non ?

Bon, il faut toutefois que l’épisode avance, alors quand Morgan retire les écouteurs de Grace, Grace n’entend plus trop la réalité dans son rêve. Elle se présente toutefois à sa fille et s’arrange pour qu’elle la conduise à une intersection où elle pourra à nouveau appeler Morgan et peut-être lui parler. Soit. Le chemin à faire est long et semé d’embûches.

Elle parvient toutefois à le faire, tuant un Riley imaginaire au passage avant de monter sur un cheval blanc arrivant comme par magie quand elle en a besoin. C’est pratique les rêves. Cela permet aussi de rendre plus intéressant les monologues habituels des personnages : Grace raconte à Athena son passé et l’identité de son père, Matthew, de manière plus cool que ce qu’on a d’habitude.

Dans ce rêve, Grace finit par arriver dans les mêmes écuries que celles où elle est censée être dans le présent, et on a toujours ces jolies feuilles roses oniriques. Je trouve ça cool car l’esthétique de l’épisode est vraiment sublime. Par contre, ça sent mauvais pour Grace – on sent la mort qui se pointe encore pour elle. Je veux dire, on a vu sa tombe dans ce futur et, après tout, elle a aussi eu droit à sa dose de radiation avant qu’on ne la rencontre.

L’avantage de cet épisode est alors d’avoir une vraie scène émotionnelle entre elle et Athena, qui aurait été moins facile à écrire si elle avait dû interagir avec un bébé. Cela passe bien, avant d’en arriver à une scène d’action peu utile dans un monde rêvé contre un Riley zombifié. Je me dis juste, face à cette scène, qu’Athena me manquera quand elle ne sera plus dans la série.

Dans la réalité, on en arrive aussi à une confrontation entre Morgan et Riley. Le but de ce dernier est de récupérer la clé que possède Morgan. Allons bon. Je ne vois pas pourquoi Morgan s’obstine tant que ça pour une clé qui n’ouvre rien de concret à ses yeux. C’est le symbole de la paix aux yeux de Morgan, m’enfin, quand même.

Morgan parvient à planter Riley, laisser inconscient ou mort ses hommes, et tout semble bien finir pendant un instant… mais Grace s’écroule morte dans son rêve alors qu’elle arrête de respirer dans la réalité. Dans le rêve, c’est un vieux Morgan qui réapparaît et sauve Athena, avant d’emmener Grace vers une jolie porte blanche. Dans la réalité, Morgan fait ce qu’il peut pour que Grace survive… mais son massage cardiaque ne marche du tout.

Oh. L’épisode est bien triste sur ce coup-là, mais ce n’est pas évident de survivre à un accouchement en pleine apocalypse zombie. Grace y arrive pourtant, se réveillant brutalement et sans la moindre crédibilité dans la réalité lorsqu’elle passe les portes blanches des écuries, l’amenant vers la réalité. C’est à une Grace totalement désillusionnée que Morgan peut ainsi parler.

Mourante, toujours, et en plein travail, toujours, elle explique à Morgan qu’elle aura une petite fille, Athena, et que le futur sera beau, comme dans son rêve. Moui. Elle se réveille assez pour avoir le temps de parler et d’enregistrer une cassette pour son gosse, mais aussi de se faire jeter dans du foin par Morgan qui cherche à la protéger d’une nouvelle attaque de Riley.

Celui-ci débarque en voiture dans l’écurie et manque de les percuter, mais ils s’en sortent en vie tous les deux. Morgan est tout de même forcé de lui donner la fameuse clé qu’il convoitait tant que ça et Grace comprend soudainement qu’Athena (pff encore un A majuscule dans la série, c’est abusé après Alicia et Althea) lui a indiqué, dans son rêve, que la clé était une manière d’avoir la paix. Elle supplie Morgan de donner la clé et d’avoir la foi, parce qu’elle sait que tout ira bien.

Sa fille lui a dit, par conséquent, Riley ne peut que perdre. Eh, c’est bien, elle est convaincue par ce qu’elle dit. Elle peut ensuite accoucher en musique dans une scène jolie comme tout, nous réduisant les douleurs de l’accouchement. J’aurais aimé rire un coup en apprenant qu’elle accouchait d’un petit garçon, mais la vérité, c’est que les scénaristes sont bien plus tordus que ça. Ils lui font accoucher d’une petite fille morte-née.

Et on ne peut que se retrouver en plein deuil d’un personnage qui avait l’air très cool. Pauvre Grace. Elle a une vie terrible, quand même, entre Matthew, les radiations et cet accouchement super triste. Elle arrive malgré tout à rire de tout ça, parce que ce n’était qu’un rêve… Oui, d’accord, mais bon. Cette fin d’épisode sera marquante, parce qu’il n’y a pas pire que cette situation pour une maman. Je veux dire, cette grossesse a duré plus de neuf mois pour nous, en plus, alors on a vraiment eu l’occasion de la sentir.

On s’est imaginé un bébé, on s’est imaginé un joli futur… et on n’aura rien de ça. La série a toutefois juste raté un truc, qui nous aurait tous détruit encore plus : le bébé ne s’est pas zombifié tout de suite. M’enfin, à part ça… Quelle horreur cette fin d’épisode. Il n’y a pas de mots face à la mort d’un bébé, de toute manière.

 

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E12

Épisode 12 – Zoey’s Extraordinary Session – 15/20
C’est terrible d’être déçu de l’avant-dernier épisode de cette saison alors que je crains de plus en plus une annulation de la série, non ? Pourtant, j’attendais mieux de cet épisode qui réussit moins que d’habitude à nous emmener sur le terrain de l’émotion et est une parenthèse inattendue dans les intrigues en cours. Ce n’est pas ce que j’en attendais, et ce n’est pas vraiment mieux que ce que j’en attendais…

Spoilers

Zoey raconte à son psy sa première expérience du deuil – le jour où elle a cru devoir y faire face et a pris conscience de la fragilité de la vie.

Remember when I said no details was too much. This is too much.

Oula, le début d’épisode m’a possiblement fait crier avec le retour de Mitch qui débarque de manière totalement inattendue. On revient en effet au premier jour de Zoey au travail, avec un costume particulièrement voyant, hein, un David sans Emily et un Mitch bien en vie pour aider Zoey à s’intégrer à SPRQ Point. C’est mignon comme tout, mais ce n’est que le début d’un épisode qui fait tout dans la mignonnerie.

Bien évidemment, comme il s’agit du premier jour de Zoey au travail, c’est l’occasion pour nous de la voir rencontrer Leif – avec un chignon ! – et Max – qui se moque d’un autre type en costume, sans remarquer que Zoey aussi est en costard. C’est quelque chose tout de même.

C’est quand même fou, parce que Zoey gère à fond ce costume alors que c’est loin d’être simple, franchement. Le problème de cet épisode se pose très rapidement, par contre : Zoey est en pleine session chez son psy, elle s’enferme dans ses souvenirs et ce flashback ne permet pas vraiment d’avoir les chansons que l’on attend d’une série musicale.

Les scénaristes se décident donc pour un entre-deux : Zoey n’a pas de pouvoir, mais ça n’empêche pas certains numéros musicaux d’avoir lieu quand même à SPRQ Point avec le futur boss de Zoey qui accueille les pré-employés avec une chanson plutôt fun… mais pas aussi exceptionnelle que les chansons habituelles de la série. En plus, cette affaire de pré-employés, ce n’était pas dingue.

Voilà donc ce qu’il en est : Zoey était sûre d’avoir son job, mais ce n’est pas le cas, elle doit encore se débrouiller pour avoir le poste en éliminant la compétition dans… ben, dans une compétition, justement. Et une qui se joue en duo tant qu’à faire, avec Zoey forcée de se retrouver avec Max, bien malgré elle.

C’est très drôle en effet parce que la série fait de Max et Zoey des ennemis forcés de bosser ensemble dans cet épisode. On nous apprend aussi que Tobin était là avant tout le monde et qu’il est celui qui a fait en sorte de ramener Leif sur place. Le seul problème pour Leif, c’est qu’il pensait comme Zoey avoir un job, alors qu’en fait, il était simplement pré-employé. Cela le fait regretter d’avoir quitté son ancien job. Quant à moi, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’il manquait vraiment Joan dans cet épisode.

Quel intérêt de faire ce genre d’épisode sans elle ? La compétition est toutefois très drôle, avec des jouets à monter, puis des boîtes à ouvrir en utilisant la suite de Fibonacci et en chantant du Ed Sheeran très fort. Forcément, il fallait que l’épreuve implique une chanson que Zoey ne connaît pas, parce qu’elle n’y connaît rien en musique, ce n’est pas nouveau. Pas de souci, Max s’éclate alors à chanter bien fort Thinking out loud, dont les paroles contiennent un indice pour ouvrir un cadenas avec leur repas à l’intérieur.

Bien sûr, Leif s’amuse lui aussi à chanter pour trouver l’indice qu’il leur manque. C’est un duo qui fonctionne très bien entre eux, même s’ils sont censés être l’un contre l’autre. De toute manière, Leif est en train de bosser avec Amber, qui n’est pas bien maligne alors ça permet à Zoey d’être la première à ouvrir la deuxième boîte. C’est chouette comme tout.

En revanche, il y a un problème qui se profile en parallèle de tout ça durant tout l’épisode : Maggie fait une crise cardiaque, rien que ça. L’épisode commence avec la certitude que le couple est en train de vivre les meilleurs moments de sa vie, au top de leur succès professionnel… Puisque le psy demande à Zoey de lui décrire la première fois qu’elle a senti la possibilité de la perte et du deuil dans sa vie, on s’attendait tous ensuite à voir Mitch apprendre sa maladie, une scène que nous n’avons jamais eu auparavant.

Pourtant, c’est donc la crise cardiaque de Maggie qui va bouleverser Zoey ce jour-là, parce qu’elle envisage pour la première fois la perte de sa mère. Ou de son job de rêve, d’ailleurs. Par chance, Max apprend à la connaître au cours des deux premières épreuves et il passe de la moquerie de la voir avoir des parents qui lui préparent son repas comme en maternelle à une vraie sympathie pour elle. Quand Zoey apprend que sa mère est sur le point d’avoir une chirurgie, Max insiste donc pour qu’elle se rende à l’hôpital avec son père pour s’occuper d’elle.

C’est excellent, parce que c’est tout à fait le genre de Max de faire ce genre de chose. C’est un peu abusé, en revanche, quand Zoey tombe alors sur Mo comme chauffeur uber pour l’emmener à l’hôpital. De la voiture où Mo s’époumone, Zoey a toutefois une excellente idée grâce à ce qui arrive à sa mère : intégrer à une machine à café la possibilité de servir du café chaque fois qu’il y en a besoin selon ce que dit le rythme cardiaque de son propriétaire – et le propriétaire est évidemment leur futur boss.

L’idée marche bien sur lui, forcément, et permet à Zoey de décrocher son job. C’est Max lui-même qui vient lui apprendre la nouvelle, révélant au passage qu’Amber et lui n’ont pas eu leur job, en revanche. Oui, Max se rend à son tour à l’hôpital juste pour lui donner la bonne nouvelle et lui apprendre que lui est plus malchanceux qu’elle, ce qui est tout de même un joli sacrifice de sa part.

La fin d’épisode nous révèle un sacrifice bien plus énorme encore : il a refusé le job qu’il avait bien, parce qu’il a considéré que Zoey le méritait plus que lui. C’est absolument dingue de faire ça pour une inconnue, mais comme l’inconnue est Zoey, ce n’est pas si surprenant. En tout cas, les scénaristes sont très clairs sur ce coup-là : Zoey et Max redeviennent endgame, et c’est tant mieux. J’adore Rose, j’adore Simon, mais si la série doit s’achever avec l’épisode de la semaine prochaine, j’ai envie que ce soit sur le couple Zoey et Max, alors j’étais content d’entendre le psy dire que ça ressemblait bien à une histoire d’amour tout ça.

Et en plus, il ne savait pas que Max avait sacrifié son job pour elle – avant de l’obtenir un mois plus tard, tout de même. Quant au souvenir de Zoey, il se termine sur Maggie qui finit en bonne santé, mais droguée à la codeine pour parler à sa famille. Cela permet un chouette duo entre elle et Mitch, même si l’intégration des chansons était quelque peu forcée cette fois dans l’épisode.

On pourrait en dire autant de l’intrigue entre David et Emily, mais j’ai adoré. Tout au long de l’épisode, nous suivons David avec sa copine de l’époque, Kristen. Elle est parfaitement insupportable et immature, vraiment l’opposé de tout ce qu’est Emily et étrangement désagréable avec David comme avec sa famille. Du coup, c’est chouette de la voir être laissée de côté au moment de retrouver Maggie. David n’aurait jamais fait ça d’Emily, l’isoler comme ça…

Emily ? On découvre ainsi qu’elle était étudiante d’un cours où il servait de larbin payé au prof – ces postes insupportables des facs américaines. Ils ont flirté un temps, avant de décider qu’il n’était pas très éthique de sortir ensemble en plein cours d’éthique. Ils se retrouvent par hasard à l’hôpital et l’alchimie entre eux est immédiatement palpable. Ils sont si mignons tous les deux !

Un peu comme Zoey et Max qui se croisent en fin d’épisode, à une semaine du déménagement de Max… La fin de saison va être très forte en émotions, je sens, j’espère qu’on nous laissera sur ces deux-là en couple si la série doit se terminer comme je le crains de plus en plus.

 

Walker – S01E10 (express)

Épisode 10 – Encore – 13/20
L’épisode est plutôt classique pour une série procédurale, mais il prend également le temps de développer certaines intrigues et personnages secondaires, ce qui lui permet d’être tout de suite plus intéressant que le précédent. J’aime bien ce que certains personnages sont en train de devenir, ça pourra peut-être garder mon attention pour la saison 2. Enfin, il faut déjà terminer cette saison, je sais.

Spoilers

Stella cherche à retrouver la trace de Trevor alors que le restaurant est bientôt prêt pour une réouverture attendue.

Je dois dire qu’il y a un vrai gros problème avec cet épisode : j’ai trouvé que la partie la plus intéressante était celle… de Stella ! C’est dire à quel point ça craignait ! Elle se rend au ranch pour essayer de retrouver Trevor, et elle se trouve ainsi confrontée à son beau-père. J’ai trouvé ça intéressant pour plusieurs raisons : l’ado est un peu plus supportable maintenant qu’elle mène des enquêtes seule et le prisonnier est clairement un bon manipulateur.

Ce n’est pas très compliqué de manipuler Stella par contre, parce qu’elle est même surprise qu’il connaisse son identité alors que bon, c’était évident. Et ce n’est pas très compliqué non plus de retrouver Trevor vu la rapidité avec laquelle elle met la main dessus, alors son père perd tout son côté menaçant à se servir de Stella pour réussir à l’atteindre aussi. Je pense que ces deux-là peuvent tout de même former un couple intéressant pour la suite, mais j’ai peur que les scénaristes ne parviennent jamais à en faire quelque chose de vraiment intéressant. 

Ainsi, en fin d’épisode, Stella continue de ne rien dire du tout à son père, et je trouve ça très stupide, même si elle a été menacé pour qu’elle ne dise rien. 

Autrement, on reprend l’intrigue du restaurant avec cet épisode : Cordell et ses enfants font tout pour assurer une réouverture en fin d’épisode. Pourtant, le restaurant est rapidement laissé aux mains d’August – insupportable – et du copain de Micki… qui n’a d’ailleurs pas une main très en forme. J’aime bien l’idée d’un développement de ce personnage, parce que son couple avec Micki est chouette.

On apprend donc qu’il pourra bientôt reprendre le boulot, mais il a encore les conséquences de son accident de l’épisode de la tornade. C’est rare d’avoir ce genre de série qui développe une intrigue comme ça pour un personnage secondaire. J’espère que ça continuera comme ça, parce que ça le rend intéressant !

On laisse forcément le fil rouge de côté cette semaine, histoire de nous faire croire que l’intrigue autour d’Emily est vraiment résolue. Tout le monde sait que ce n’est pas le cas et que Geri est forcément coupable de quelque chose, mais bon, on continue de faire comme si. À la place, on suit donc Cordell et Micki dans une nouvelle intrigue toute classique qui ne me marquera pas du tout. Je sais que je l’ai déjà oubliée, c’est ce genre d’intrigue procédurale qu’on oublie avant même qu’elle ne commence.

Oh, le personnage de Minnie Jayne est marrant, je ne dis pas… mais ça ne suffit pas exactement à me passionner, surtout qu’ils n’ont même pas payer le coupable en tant qu’acteur : il n’est que figurant puisqu’il ne parle même pas.

Autrement, ça y est, Liam, le frère de Cordell commence à déclarer qu’il veut faire sa campagne politique. Super, j’ai hâte de voir ça dis donc… Ah, non, effectivement. La campagne commence quand même par un petit pique-nique tout naze, tout de même. 

Le cliffhanger de l’épisode ? Geri reprend contact avec Cordell pour lui dire qu’Hoyt revient le lendemain alors que Stella et Trevor s’enfuient ensemble, en couple. Franchement, cet échange de regard interminable, ça sentait l’accident de voiture… mais même pas !


NCIS S18E13 (express)

Épisode 13 – Misconduct – 15/20
C’est mieux cette semaine pour cet épisode qui réussit enfin à gérer les conséquences d’un acte stupide il y a quelques épisodes. Grâce à ça, l’enquête est d’un coup bien plus fluide et la construction des personnages est beaucoup plus intéressante pour du long terme.

Spoilers

Le procès d’un homme arrêté par Gibbs est sur le point de commencer. L’enquête de la semaine se centre sur un marine tué par une voiture.

La série a toujours su écrire ses personnages, mais elle se perd parfois sur certains épisodes. C’était le cas dans le précédent, qui était hyper classique, ce n’est plus le cas dans celui-ci : cette fois, l’équipe continue de s’ajuster au départ de Gibbs, mais elle le fait avec plus de finesse d’écriture, je trouve. Bishop est celle qui reçoit le coup de fil leur confiant l’enquête, par exemple, et ça nous laisse McGee tout perturbé pour une partie de l’épisode, à essayer de remplacer Gibbs.

Le truc, c’est que Gibbs manque énormément à Bishop, au point qu’elle l’appelle en plein milieu de l’enquête pour savoir comment agir. Et à la fin, c’est encore Gibbs qui est celui permettant l’arrestation des criminels. C’est gros pour un agent qui est censé être mis de côté, mais ça marche bien, surtout parce que ça permet une bonne fluidité de l’action de l’épisode. On commence en effet par deux intrigues séparées : le meurtre du marine écrasé en vélo, le procès auquel Gibbs va assister.

Finalement, tout est lié : le mauvais marine est laissé pour mort, avant que le bon ne soit tué sous ordre de Parker, l’homme déjà arrêté par Gibbs il y a quelques saisons et qui cherche maintenant à être libéré en tant qu’innocent. Il y arrive finalement, en partie grâce au meurtre qu’il commandite, en partie grâce à la suspension de Gibbs qui ne parvient pas à convaincre le jury qu’il soit un bon agent. Euh ? Donc, l’argument de l’avocat consiste à dire que Gibbs est capable de mentir, mais il est clairement en train de dire la vérité à la barre puisqu’il avoue ne pas avoir de remords ?

Ce n’est pas bien logique. La justice américaine me laisse franchement perplexe parfois. En tout cas, Parker finit par être arrêté pour le même crime, alors qu’il me semblait que ce n’était pas possible aux États-Unis d’être jugé deux fois pour la même chose. Ou alors, c’est juste pour le meurtre commandité ? C’est déjà pas mal, vous me direz. 

Dans l’ensemble, nous étions donc sur un épisode qui fonctionnait bien, avec deux intrigues qui se croisent et des personnages qui ont tous leur moment – à part peut-être Palmer. J’ai aimé voir Kasie avoir son rôle à jouer dans l’intrigue, d’ailleurs, ça marchait bien sa culpabilité d’avoir raté une partie de son job à l’époque en n’expliquant pas à Gibbs qu’il fallait allumer son micro. De bonnes idées, des scènes marrantes (Bishop en grande romantique) et des twists dans le scénario – même si j’ai vu venir la coupable de l’épisode à des kilomètres, son histoire était trop parfaite.