Charmed (2018) – S03E09

Épisode 9 – No Hablo Brujeria – 16/20
Trois intrigues différentes abritent cet épisode et elles ne sont pas toutes d’un super niveau qualitatif. En revanche, elles avancent toutes dans une direction que j’aime bien, permettant à la fin de cet épisode d’être vraiment chouette à regarder et de promettre de bonnes choses pour la suite. Autrement dit, c’était une transition agréable à regarder. Enfin, quand ils n’abusent pas des filtres, bien sûr.

Spoilers

Macy et Jordan se retrouvent embarqués bien malgré eux dans une aventure inattendue quand Josefina se pointe. Reste à savoir qui est Josefina.


Are we gonna be friends now?

Quoi de mieux qu’un peu de magie en ce lundi soir ? Je suis bien content de commencer ma soirée avec Charmed surtout que le résumé de l’épisode semble clairement proposer de revenir sur des intrigues que j’aime, comme la malédiction de Jordan. Avant ça, on reprend de manière plus classique avec Harry et Macy étudiant la tablette réunie au cours de l’épisode précédent. Comme toujours, ils se retrouvent une fois de plus dans une impasse, qui force Harry à recontacter Abigail.

Ils ont en effet besoin de la traduction d’un démon pour lire un langage ancien qu’ils ne peuvent pas comprendre d’eux-mêmes, et Macy n’a pas du tout envie d’être mêlée à tout ça. Il y a toujours une belle tension entre Abigail et Harry, cela dit. Bon, Abigail est capable d’aider Harry, mais pas comme il l’espérait : elle ne peut traduire la tablette, mais elle peut toutefois lui parler de quelqu’un qui peut peut-être lire le message : Fenrick the Vile.

Qu’est-ce que c’est que ce nom ? Le démon est réputé pour sa violence, mais ça n’arrête pas Abigail qui propose aussitôt à Harry de l’emmener auprès de ce démon, à la recherche de rédemption. Sa rédemption, elle peut l’obtenir sans trop de dommage grâce à cet épisode : Fenrick the Vile est en fait une sorte de père Fourras bien inoffensif. On sent qu’il a des pouvoirs, mais il paraît si gentil et bienveillant que Harry et Abi se font avoir comme des bleus quand il les attaque. J’en ai marre de ces personnages.

Sentant son esprit être envahi par Fenrick, Abigail s’énerve et reprend son horrible visage démoniaque pour s’attaquer au démon. Celui-ci reste serein et lui explique qu’elle ne peut le tuer si elle veut vraiment sa rédemption, avant de lui apprendre qu’elle doit maîtriser sa rage si elle veut maîtriser son côté démoniaque et être capable de s’en débarrasser. C’est comme cela qu’il fait : il a appris à devenir bon en étant moins rageux.

Abigail continue de trouver ça bien embêtant et peu crédible, alors elle se met à chercher désespérément ce qui peut expliquer un tel changement dans le comportement du démon. Elle trouve une amulette et est assez stupide pour la toucher malgré un avertissement d’Harry. Les deux personnages que l’on connaît se retrouvent subitement affectés par l’amulette.

Celle-ci la dépossède de toutes émotions ou sens du danger : ils ne fonctionnent plus que sur la logique, comme Fenrick. Lui, il est heureux de voir ça car ça l’arrange bien : en échange de la traduction, Fenrick demande tout simplement à Harry de tuer Abi – avec pour intention de devenir lui-même l’Overlord maléfique qu’elle est censée être.

Le pire, c’est qu’Abi voit une certaine forme de logique dans le raisonnement de Fenrick. Elle est prête à mourir car elle ne veut pas d’une vie sans la moindre émotion. Quant à Fenrick, il a beau promettre la paix en tant qu’Overlord, ce n’est pas bien crédible, et la logique suffit à le comprendre. Harry refuse donc de tuer Abigail, et ça embête bien Fenrick. Il se fait voler bêtement la traduction et abandonner par Abi et Harry qui apprennent qu’ils n’ont que quelques heures de pure logique pour eux avant de redevenir normaux.

Humph, cette amulette servira forcément une fois de plus plus tard dans la série, surtout que Fenrick est laissé en vie par Harry et Abigail qui décident de le laisser à l’abandon, car c’est bien pire. De retour à Seattle, Abi et Harry ont encore l’occasion d’échanger sur ce qu’il s’est passé, et Abi souligne que cette envie de suicide était probablement une résurgence de sa forme démoniaque. Même dénuée d’émotion, la forme maléfique reste donc dangereuse. Et Fenrick aussi.

Quant à la tension sexuelle entre eux ? Les acteurs continuent d’en jouer à merveille, c’était fou comme fin d’intrigue, ça ! Par contre, l’intrigue était vraiment détachée du reste de l’épisode, c’est un peu dommage.

Pour en revenir au grenier où Macy est censée continuer ses recherches, ben… En fait, elle ne les continue pas longtemps après le départ d’Harry puisque quelqu’un sonne à la porte. Et si Jordan prend la peine de sonner à la porte, il entre sans attendre que quelqu’un lui ouvre, ce qui est quand même assez magique. Il a rendez-vous avec Maggie, qui n’est pas là, contrairement à l’allergie des sœurs qui ne peuvent toujours pas approcher Jordan.

Cela énerve vraiment Macy de voir Jordan si peu prudent avec ce qu’il se passe, et elle va vite me saouler à être si à cran à chaque épisode. Bon, après, elle a des raisons de l’être quand une intru entre dans la maison en brisant un carreau et en l’attaquant avec un étrange sortilège. Jordan passe devant Macy et il arrive bizarrement à la protéger en tendant la main ? Cela n’a aucun sens, mais on ne sait pas très bien ce qu’il se déroule pour autant. Juste après ça, nous enchaînons avec Maggie et Mel entrant dans la maison, sans se douter le moins du monde de ce qui s’est déroulé par-là.

Elles arrivent là vingt minutes après les événements qu’on vient de nous montrer, et elles ne remarquent absolument pas qu’une vitre est brisée. Par contre, elles se rendent compte qu’il est étrange que Jordan ne soit pas là ou que des livres soient à terre. Et pour cause, la femme qui s’est attaquée à Jordan et Macy est toujours là, dans le grenier, à fouiller tous les livres de la maison.

Comme elle ne fait absolument pas le poids face à Mel et Maggie qui doivent s’être entrainées à maîtriser les pouvoirs et mouvements physiques improbables en trois saisons quand on voit cette scène. C’était marrant… surtout que la nana raconte soudainement être la cousine de Mel et Maggie. L’avantage, c’est que ça passe bien comme elle a la même coupe que Maggie – à elle, ça lui va bien. Et puis ensuite, on découvre que la cousine dont les filles n’ont jamais entendu parler est en fait un ancien cousin à elle ayant transitionné, ce qui a déclenché finalement les pouvoirs de sorcière qu’elle avait toujours eu. Soit.

Alors par contre, sans sous-titre, l’accent à couper au couteau de la cousine, c’est galère, je n’ai même pas compris son prénom. Qu’importe, elle annonce être là pour récupérer l’héritage familial, le Livre des Ombres volé par Marisol quand elle a abandonné sa famille. Oups ! C’est con, le grimoire en question est légèrement détruit.

La cousine refuse toutefois de croire que le livre est détruit, et elle leur fait alors un chantage bien embêtant : si elles veulent revoir Macy et Jordan, elles vont devoir reproduire le Livre des Ombres. Macy et Jordan ? Ils sont transportés dans le lycée de Jordan avec un nouveau filtre bien dégueulasse qui faisait vraiment mal aux yeux cette fois. Bon, le filtre s’explique pour qu’on ne se rende pas trop compte qu’ils recyclent les décors de l’université, j’imagine.

Dans les couloirs du lycée, Jordan retrouve des gens lycéens qu’il déteste, et qui semblent tous adultes bien qu’il les reconnaisse sans mal. C’était donc gênant à voir, mais intéressant : on en découvre plus sur le passé de Jordan, et c’est top. Trish, son crush de lycée, est une horrible nana s’amusant à l’exploiter et à lui soutirer tout son fric par exemple. En même temps, puisque ça fonctionne, elle aurait tort de s’en priver.

Jordan est toutefois loin d’être l’ado qu’il était, et il arrive sans trop de mal à la manipuler alors que Macy découvre que personne ne peut la voir et n’hésite pas à s’en énerver. Non, vraiment, elle m’énerve moi à s’énerver tout le temps. Manipuler Trish dans quel but allez-vous me demander ? Eh bien, elle a autour du cou une clé qui pourrait aider Macy et Jordan à sortir du sort dans lequel ils sont.

Oui, Macy a eu le temps d’étudier les mauvais sorts apparemment et de reconnaître que la sortie de celui-ci est possible en réunissant deux clés ; mais ils ont un temps limité pour ça, car le sort semble être en train de surchauffer méchamment. Par chance, Trish leur donne une clé et explique ensuite que la seconde est autour du cou d’un homme dans l’amphithéâtre. Trop simple.

Dans la réalité, Josefina (c’est donc ça son nom) explique donc le sort qu’elle a utilisé, et les sœurs négocient comme elles peuvent. Elles veulent libérer Macy et Jordan avant de lui montrer le semblant de Livre des Ombres qu’elles ont grâce à Mel, sauf que Josefina n’arrive pas à sortir les deux personnages du sac où elle les a enfermés pour revivre des moments difficiles du passé. Cherchant à comprendre ce qui peut bloquer le sort et faire qu’il dysfonctionne à ce point, Josefina explique que si quelqu’un est maudit à l’intérieur du sort, alors ce sort est déséquilibré et peut tuer les gens à l’intérieur de celui-ci. C’est con tout de même.

Dans le même genre, Josefina explique soudainement qu’elle a été virée par sa famille parce que personne n’était d’accord pour qu’elle devienne sorcière, puisque selon la famille, c’est la biologie uniquement qui peut permettre de devenir sorcière. Toujours d’après elle, le Livre des Ombres, même partiellement recréé par Mel, pourrait l’aider à obtenir des pouvoirs. Putain, ça n’a aucun sens cette mythologie qui s’écrit au fur et à mesure, mais on va avec hein.

Il n’empêche que le sac surchauffe et fond de plus en plus. C’est bizarrement Josefina qui se rend chercher de la glace et elle revient avec un énorme saladier, parce que tout le monde a ça qui traîne dans sa cuisine, j’imagine ? Même avec un frigo créant de la glace sur commande, comment Josefina va-t-elle si vite à faire l’aller-retour dans une maison qu’elle connaît pas ? En tout cas, ça permet à Mel et Maggie d’échanger sur la situation surprenante et sur leur mère qui cachait bien des secrets.

Dans le sort, Jordan et Macy passent une double porte qui les emmène dans le désert, en Afghanistan, où Jordan a d’autres mauvais souvenirs, de toute évidence. C’est l’avantage d’écrire des sorts sans en préciser les contours : les scénaristes peuvent en faire ce qu’ils veulent. Et on approfondit encore le personnage de Jordan avec la culpabilité de la mort de son traducteur en Afghanistan, lors de sa dernière mission.

Bien sûr, au sein du sort, Jordan essaie d’aider comme il peut son traducteur qui est sur le point de mourir, mais il ne parvient pas à sauver ce Mateen qui se fait tirer dessus par balle. Autrement, on nous explique qu’il fait de plus en plus chaud dans le sort – avec un sac dans lequel ils sont qui est en train de fondre tout de même – mais Macy garde son pull et Jordan sa veste. Logique.

Macy finit par repérer l’homme décrit par Trish, mais il se rend à travers une double porte qui les ramène au lycée. Oui, oui, on zappe aussi vite que ça la tension dramatique autour de Mateen. Macy s’énerve alors après Jordan, précisément parce qu’il est incapable de s’énerver et qu’il reste toujours calme. Elle s’arrange donc pour le rendre furieux, parce qu’elle veut absolument qu’il se rende compte qu’il porte un fardeau bien trop lourd pour lui avec cette malédiction qu’il ne maîtrise peut-être pas.

Ils sont toutefois interrompus dans cette scène nous construisant le personnage par un flashback nous montrant l’exécution de la sorcière à l’origine de la malédiction. Bien sûr, elle demande l’aide de Jordan, et bien sûr celui-ci lui vient en aide… mais sans pour autant tuer son ancêtre comme elle lui demande, parce que la violence engendre la violence et l’injustice. La sorcière est ravie de ce choix de Jordan, et elle lui murmure quelque chose qui est probablement le contresort. Eh, ça tombe bien, surtout que Jordan a aussi récupéré la deuxième clé au cou de son ancêtre.

Dans la réalité, et je dois dire directement que ça fonctionne bien, Josefina a peur de ne pas pouvoir être une sorcière et de rater à nouveau un sort. Ce n’est toutefois pas le cas, et Maggie est celle qui lui permet de le comprendre avant de la forcer à lancer un sort pour rafraîchir le sac et venir en aide à Mel qui utilise aussi son sort pour empêcher qu’il ne prenne feu.

Pourtant, nous ne voyons pas Jordan et Macy sortir du sort. Non, nous les retrouvons bien après, dans le jardin de la maison en train de se partager de la tequila. Et j’aime beaucoup ce duo. Je m’en suis rendu compte plus tôt dans l’épisode, mais les voir échanger comme ça, c’était très cool. Les voir amis, ça fonctionne à merveille !

Et pour bien nous donner le smile en cette fin d’épisode, on nous confirme que le sort est bien terminé pour Jordan : il est capable de faire un câlin à Macy ! C’est génial à voir, et ça le remet dans le game aussi pour Maggie. De son côté, Josefina se confond en excuses et s’apprête à rentrer dans sa famille… jusqu’à ce que Maggie l’en empêche. Elle a besoin de faire des progrès en espagnol pour la fac et Josefina a besoin de développer ses pouvoirs ; autrement dit, elles peuvent se rendre service l’une l’autre. Et puis, elles sont de la même famille.

Allez hop, un personnage de plus, donc. Je ne sais pas encore quoi penser d’elle. Je pense que je l’aime bien mais c’est une introduction particulière tout de même, et je ne sais pas encore s’il faut lui faire confiance. Et pendant ce temps, à l’étage, Harry avoue à Macy qu’il a enfin compris qu’il ne comprendrait jamais. Pourtant, les deux avancent à nouveau pour le cliffhanger de l’épisode, qui est exceptionnellement bon.

Ils récitent à voix haute le latin et le langage démoniaque écrit sur la tablette. C’est genre LE truc à ne pas faire, et ils s’en rendent compte un peu trop tard : la magie qu’il déclenche semble d’abord être une pluie battante à un rythme étrange… avant de s’avérer être une pluie de scorpions. Wow. Bon, c’est donc le chaos qui nous attend au prochain épisode – et peut-être une scène où Macy pourra enfin parler à cette cousine sortie de nulle part ?

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E09

Épisode 9 – Zoey’s Extraordinary Mystery – 18/20
C’est un épisode difficile à noter tellement le mix d’émotions qu’il provoque volontairement est difficile à appréhender. En tout cas, c’est une fois de plus un super épisode qui a quelques passages prévisibles, mais qui surprend à de nombreuses reprises, notamment dans ses choix de chansons. Et pfiou, la série parvient encore à viser juste et nous toucher en plein cœur avec certaines intrigues, c’est dingue, juste dingue.
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Spoilers

Zoey se retrouve à mener l’enquête quand elle découvre que son pouvoir déraille sans qu’elle ne sache exactement pourquoi.

You’re not the only one redhair with powers.

Non. Non. NON. Voilà.

La série reprend aujourd’hui plusieurs semaines après l’anniversaire de Zoey et elle est désormais en couple depuis tout ce temps avec Simon. Tout va bien entre eux, malgré un début d’épisode qui suggérait peut-être le contraire. C’est à se demander si la pause n’était pas censée se faire à cet épisode ; mais en tout cas, ça me déprime, parce que je ne suis pas vraiment fan de ce couple. OK, ils sont à peu près mignons ensemble Zoey et Simon. Je ne peux pas dire le contraire… mais je ne suis quand même pas convaincu pour une relation à plus long terme entre eux.

En tout cas, il va falloir composer avec pour l’instant. Même si cela fait plusieurs semaines que son anniversaire est terminé, ce n’est que ce jour-là que Zoey va pouvoir recevoir son cadeau d’anniversaire de la part de Mo, une séance chez un médium qui va peut-être pouvoir faire entrer Zoey en contact avec son père. David trouve ça plutôt marrant et n’est pas très sérieux lorsque Zoey lui demande s’il a une question sur le sujet, alors que Maggie décide quant à elle de recommencer à avoir une vie sociale, en espérant faire passer à son mari le message qu’il lui manque énormément.

Emily, elle, n’est plus trop joyeuse et aimerait savoir quand elle retrouvera sa joie de vivre. Si Zoey le prend comme une blague, on voit bien que ce n’est pas le cas, et je n’ai pas trop compris pourquoi Zoey l’ignorait comme ça – surtout que la semaine dernière aussi, on voyait que tout n’était pas parfait malgré sa libido retrouvée.

On oublie bien vite le sujet, puisque la medium est terriblement marrante à regarder, avec un process étrange et ridicule. Elle se vexe bien évidemment de voir que Zoey ne croit pas spécialement à son pouvoir, mais il faut dire aussi que la médium ne met pas longtemps à lire dans la tête de Zoey que son père aimait… les films. Lol. Mo est clairement au spectacle, par contre, surtout que la médium affirme avoir une belle connexion à Zoey, avec aussi un problème électrique dans l’immeuble. Au choix. Tout cela ne convainc pas du tout Zoey

Zoey se rend alors à Maximo pour un rencard avec Simon, alors que Max, lui, est en train d’attendre Rose. S’il assure que tout va bien à Zoey, ce n’est clairement pas ce qu’il ressent parce qu’il se met à chanter une chanson particulièrement déprimante. Mince, je me sens comme Zoey car je ne connaissais pas du tout la chanson, mais bon dieu, qu’est-ce que Max sait chanter.

Zoey est particulièrement déprimée d’entendre ça, alors que Max chante un truc déprimant en ayant ensuite le smile à la fin de sa chanson… et je sens que son pouvoir est complètement détraqué, ce que la série n’hésite pas à nous montrer avec un générique qui met son temps à venir et un bon humour dans la réplique l’accompagnant. Comme toujours, Zoey se rend aussitôt auprès de Mo pour avoir des conseils. Et tout ce que trouve à dire Mo, c’est qu’il va falloir mener l’enquête pour vérifier si Max lui ment ou non.

Forcément, Zoey décide de suivre les conseils de Mo et d’aller retrouver Max pour savoir ce qu’il pense vraiment. Il n’a vraiment pas l’air déprimé, il est heureux en amour avec Rose et il est aussi de bons conseils pour Zoey… en ce qui concerne sa relation amoureuse avec Simon. C’est fou, franchement. Il lui conseille donc de ne pas parler de ses pouvoirs à Simon, parce que c’est ce qui a détruit leur relation amoureuse.

Je reste très sceptique face à ce conseil, mais Zoey l’écoute avant de se rendre au travail. Dans l’entreprise, on en est toujours à avoir un combat sur la taille du prochain produit et Tobin et Mack m’envoient tellement de rêve à se chamailler en permanence ! Si ça fait rire Zoey aussi de voir tout ça, elle est rapidement perturbée de découvrir que toute la boîte est déprimée à son tour. Très clairement, ces chansons déprimantes sont en rapport avec Mitch, non ?

Reste à voir s’il est triste d’être partis ou si nous avons droit aux chansons révélant l’état de Zoey. Il va falloir mener l’enquête, et c’est simplifié lorsque Zoey se rend chez sa mère et qu’elle se met à chanter un duo à elle toute seule. Elle est excellente cette actrice. Par contre, ça pose un problème à Zoey qui comprend que les chansons sont inversées : elle est en train de chanter le duo de Tobin et Mackenzie.

Et si les chansons sont simplement inversées, cela signifie aussi que je faisais totalement fausse route à rester concentré sur Mitch. Là-dessus, la série m’a mené un temps sur une fausse piste, et je trouve ça cool qu’elle se permette de le faire.

Pendant ce temps, Mo voit un rencard rapidement être avorté par un SMS de l’ex de Perry lui demandant où est la peluche de leur fils. C’est assez triste pour Mo qui est donc celui qui se retrouve avec une chanson super heureuse à chanter à Zoey, avec un air country et… un gros problème de boisson. Autrement dit, quelqu’un est censé avoir un tel problème, et ça ne semble pas pouvoir être Max. Pourtant, une chanson dépressive, ça passait pour Mo qui passe son épisode à entendre Perry lui dire qu’il va lui envoyer des SMS.

Zoey se retrouve paumée pour savoir qui est censé chanter quoi… et elle cherche l’origine de ses inversions de chanson. Elle demande donc conseil à Nova, la médium, qui trouve ça plutôt marrant comme situation. Elle est à fond dans le pouvoir de Zoey… jusqu’à ce qu’elle prenne super mal de voir notre héroïne l’accuser de lui mentir tout le temps et de ne pas avoir un pouvoir très pratique lorsque Nova déclare qu’elle a quelqu’un dont le prénom commence par « M » dans sa vie. M comme Mitch, donc, bien joué.

Mitch, Maggie, Mackenzie, Mo, Max… La liste est interminable dans cette série en vrai, et c’est assez drôle de se rendre compte comme ça. Malgré tout, Zoey est super aidée par ce conseil lorsque Mo se met à faire référence à Freaky Friday et qu’elle a des frissons. Elle sent que quelqu’un l’écoute et la met sur la bonne piste. Pour tout remettre dans l’ordre, Zoey a donc pour plan de forcer tout le monde à chanter des chansons révélant leurs émotions. Ce n’est pas si évident de déclencher son pouvoir, cependant, mais elle n’hésite pas à le faire en posant plein de questions sentimentales à Simon.

Celui-ci la trouve étonnante, et le voilà qui se met à chanter… What does the fox say? Zoey est paumée, et je l’admire de ne pas éclater de rire, à la fois en tant que personnage et en tant qu’actrice, parce que putain, qu’est-ce que c’était exceptionnel comme performance. Par contre, ça paume encore plus Zoey parce que si la choré était marrante à voir, ça n’a aucun sens d’avoir quelqu’un pour lui chanter ça.

Revenir vers Mo est alors sa solution logique, et Zoey est tellement concentrée sur son problème de chanson qu’elle ignore un second SMS d’Emily au cours de l’épisode. OK, il est très clair qu’elle la néglige trop pour que ce soit une coïncidence, mais en même temps, c’est fait avec nuance. Je pense tout de même que c’est vers Emily que se dirige l’épisode. En attendant, Mo révèle avoir fabriqué son propre Murder Board.

À force de réflexion, les deux amis comprennent l’inversion des chansons, et ça mène à un grand questionnement sur la personne qui pourrait être alcoolique. Zoey se met alors à soupçonner Rose ; puisqu’elle est celle qui a probablement un problème de boisson. Ben ça alors. Elle traîne donc Mo à un vernissage organisé par Rose – mais qui ramène ses ex au vernissage organisé par sa nouvelle copine ?

En tout cas, Rose refuse un verre de champagne gratuit, et on comprend vite vers quoi on se dirige. Cela ne manque pas : Rose se retrouve alors avec une excellente chanson lui permettant d’être sacrément énervée après le serveur. C’est si bizarre parce qu’elle est à fond dans la chanson… Mo en profite pour boire plein de champagne… avant de comprendre que ça signifie que Zoey est en train d’entendre sa chanson. La chanson en question n’avait rien d’exceptionnel, mais j’aime cette intrigue d’inversion des chansons qui nous pousse à en entendre un max.

Reste que Zoey voit Rose s’isoler et être un brin triste, ce qui lui fait prendre conscience qu’elle doit laisser tomber son rencard avec Simon pour passer du temps avec Rose, parce qu’il y a clairement un problème à régler du côté de Rose. Simon est loin d’être compréhensif vis-à-vis de Zoey refusant ce rencard, on sent qu’il est triste, alors qu’il l’invitait à un cours particulièrement peu fun.

En une conversation, Zoey reçoit donc le secret de Rose, qui n’a aucun mal à se confier à l’ex de son mec sur son ancien alcoolisme. Rose est de meilleur conseil que Max franchement, à conseiller à Zoey de dire ce qu’elle a sur le cœur et d’arrêter de cacher ses secrets à Simon.

Zoey prend conscience qu’il va falloir lui en parler, mais avant ça, Mo est heureux d’annoncer avoir percer un mystère : la peluche du fils de Perry est un renard. C’est donc Perry qui chante la chanson du renard selon Mo, ou alors c’est un de ses enfants. Au choix. Par chance, Zoey pourra les croiser au musée où ils se rendent le lendemain et où Zoey a un abonnement VIP. Si elle n’est pas des plus subtiles au musée, j’ai bien aimé l’intrigue, ça marchait bien.

Elle trouve les enfants de Perry plutôt cute quand elle les voit, et elle n’a pas fini de les trouver adorables. En effet, ce n’est finalement pas Perry qui se met à chanter la chanson de Simon, mais le fils de Perry. Et il est trop mignon ce gamin, l’acteur met tout ce qu’il a dans cette chanson d’amour. Oh, c’est un peu weird d’avoir un enfant qui chante une chanson d’amour à Zoey, mais ça marche tellement bien pour le personnage et l’humour de la série.

En tout cas, Zoey se décide à retourner auprès de Simon pour le rassurer, parce que la chanson, c’est quand même Simon craignant que Zoey le vire de sa vie. Elle comprend bien vite qu’il faut le rassurer et enfin en venir à ses secrets et à tout ce qu’elle lui cache encore. Zoey fait une petite liste de petits secrets et trucs qu’elle n’ose jamais avouer… Mais elle refuse surtout de lui dire la vérité sur son pouvoir, malgré une montée de tension efficace. Elle affirme donc avoir hacké un ex et être une ex-psychopathe étudiante, mais rien d’incroyablement fifou justifiant ses secrets permanents.

Face à tant d’aveux, Simon révèle que la vraie raison pour laquelle il voulait que Zoey vienne le voir la veille était pour lui offrir un petit tabouret à utiliser pour atteindre les vêtements dans son placard, quelque chose qui avait été bien amené dans l’épisode, un peu plus tôt. Si c’est incroyablement chou, ça laisse un grand problème : Zoey lui ment.

Bizarrement, l’épisode se termine après un passage par Maximo où Maggie vient passer un bon moment avec Mo et Zoey. Cette dernière en profite pour expliquer à sa mère qu’elle n’a pas à se cantonner à une vie sociale de façade qui ne lui plaît pas – parce qu’il y avait ça dans l’épisode – et à Mo qu’il ne faut pas être trop dur vis-à-vis de Perry. Max en profite aussi pour révéler à Zoey qu’il est au courant du secret de Rose et qu’il la remercie de l’avoir aidé à s’en confesser.

La chanson du début d’épisode se remet alors à se faire entendre car elle est jouée à Maximo, et malgré un problème électrique, Zoey comprend que ce n’est pas terminé : elle ne sait toujours pas qui est censé chanter la chanson déprimante. C’est pourtant évident. Pour mieux le comprendre, Zoey retourne voir Nova, qui tente de lui expliquer que, peut-être, elle s’appuie trop sur ses pouvoirs si son seul moyen de repérer quelqu’un de dépressif, c’est de compter sur une chanson.

Effectivement. Et malgré la dramatique intention derrière cette scène, la série ajoute tout de même de l’humour quand Zoey s’assoit sur un canapé. Qui fait ça ? Zoey reçoit un nouveau SMS d’Emily, et c’est finalement là qu’elle comprend ce qui ne va pas : c’est M, Emily, qui a besoin de son aide. À force d’avoir ignoré Emily, notamment en début d’épisode, Zoey a détraqué son pouvoir toute seule. Nova est plutôt de bons conseils finalement, à lui dire qu’il suffit d’ouvrir les yeux pour connaître les émotions des gens.

J’ai plutôt bien aimé cette conclusion simple comme bonjour, qui faisait plaisir après un épisode dense en inversion des chansons. Il n’empêche qu’Emily est dépressive comme jamais, et c’est elle qui avait la chanson du début d’épisode en regardant son bébé. C’est si triste. C’est aussi étonnant de voir qu’une chanson si joyeuse – celle que Max voulait chanter en début d’épisode – puisse être aussi déprimante quand on comprend le mal-être d’Emily et quand on voit Zoey compatir pour elle et s’en vouloir d’être passée à côté.

Zoey fait ce qu’elle peut pour lui venir aide, et le switch des chansons peut enfin s’arrêter pour en revenir à Emily chantant sa dépression de manière plus marquante que personne n’a jamais réussi à le faire dans cette série. Oh, le babyblues est une intrigue plutôt évidente pour la série avec Emily ayant repris le boulot, mais ça n’en reste pas moins super déprimant. La dernière scène était à couper le souffle, j’ai hâte de découvrir la suite maintenant.

 

Resident Alien – S01E08

Épisode 8 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.

Spoilers

Harry, Asta et D’Arcy se réveillent après une chute dans une crevasse au milieu de nulle part. Ils vont devoir trouver un moyen de s’en sortir vite, surtout qu’Harry est blessé.


What the hell are you?

Il était hors de question de terminer ma semaine sans avoir vu cet épisode, et tant pis si ça m’a fait me coucher à pas d’heure et que cet article n’a pu paraître que ce matin. En plus, le cliffhanger de l’épisode précédent était vraiment excellent… On reprend cette semaine sur celui-ci et ma foi, c’est toujours aussi bien pensé : Asta, D’Arcy et Harry sont donc dans une crevasse au milieu de nulle part dans un désert de glace.

Harry a la jambe coincée par le glacier et il craint le pire concernant ce qui permet de cacher son apparence d’alien aux yeux des autres. Pour l’instant,

Asta cherche forcément de savoir si elle a du réseau, mais bien sûr que non. La seule solution est probablement dans la clé du vaisseau d’Harry, mais les filles ne le savent pas. Elles espèrent pouvoir atteindre le jet ski, alors qu’Harry, lui, veut juste atteindre sa radio et appeler sa planète pour détruire la nôtre. La radio lui est toutefois inaccessible et, de toute manière, Harry et Asta tombent encore plus bas dans la crevasse lorsque suite à un mauvais mouvement, D’Arcy fait tomber le jet ski de la fragile plateforme où il était. Elle s’éclate la tronche au passage, en plus.

Et la radio d’Harry n’appréciant pas la chute, le vaisseau disparaît à nouveau et le signal disparaît, ce qui n’arrange pas du tout les militaires qui continuaient d’observer tout ça. Ils ont toutefois une piste : le Colorado.

Comme je l’espérais, dans la crevasse, Asta découvre rapidement qu’Harry est un extra-terrestre puisqu’une moitié de son visage est bleu – et qu’il n’arrive pas à lui cacher bien longtemps vu les conditions. Il a beau improviser qu’il est allergique aux abeilles des neiges, ça ne passe que moyennement pour Asta qui finit par découvrir la vérité. La seule réaction d’Asta ? Elle est nauséeuse. Ma foi, ça peut se comprendre. Harry veut rester discret, bien sûr, et elle semble le comprendre assez vite. Harry est également génial, à nous balancer qu’il y a donc aussi d’autres races extraterrestres expérimentant sur Terre, les reptiliens.

Il reste néanmoins une substance bleue, étrange pour Asta, tout autour d’eux dans la neige. Cette substance permet à Asta de comprendre soudainement que son ami extra-terrestre est blessé et en train de saigner. Cela fonctionne vraiment énormément bien de voir Asta s’inquiéter pour Harry et réussir par elle-même à comprendre que ce qu’il cherchait dans la glace, c’était une radio, parce que tous les aliens dans les films cherchent toujours à tuer l’espèce humaine ou à contacter leur planète.

Asta retrouve aussi l’humour excellent d’Harry lorsqu’il lui affirme qu’il n’aime pas manger les humains… mais pas qu’il ne les tue pas. Pour le sauver, Asta se retrouve à lui toucher le pénis, ce qui était bien drôle, avant de comprendre qu’elle peut cautériser la plaie avec un fusil de secours. Le hurlement d’Harry alors qu’elle cautérise la plaie à vif nous réveille enfin D’Arcy qui est dans un état pire que prévu : elle a une main brisée par la paroi, en plus du reste.

Persuadée d’avoir tuer ses amis, D’Arcy passe une bien mauvaise journée et tente de les contacter. Asta lui assure que tout va bien, même si elle a les mains pleines de sang d’alien. Charmant. Le truc, c’est qu’Harry est bien plus flippé qu’Asta par l’idée d’un groupe de sauvetage : il n’a pas envie de devenir l’attraction de la ville, ni que le reste de la ville veuille le tuer. Asta essaie désespérément de le rassurer, mais ce n’est pas gagné.

Par conséquent, elle change de sujet et essaie de comprendre un peu plus cet alien qui a eu l’idée bizarre de prendre l’identité d’Harry. L’extraterrestre lui ment bien mal en assurant ne pas avoir la moindre idée de ce qu’est devenu le médecin dont il aurait pris l’ADN grâce à ce qui traînait en ville. Asta croit pourtant tout ce qu’Harry lui raconte, sans sembler avoir un jugement bien à elle. Il faut dire qu’il lui dit une bonne partie de la vérité, aussi, notamment en ce qui concerne Isabelle qui n’est pas enceinte de lui ou qui n’est pas très prude en ce qui concerne la sexualité avec son mari. Comme toujours, la série parvient à manier l’humour dans les moments les plus inattendus et ce qui pourrait casser le charme de la série le renforce encore plus.

Bien sûr, Asta comprend également qu’Harry n’a pas menti sur la mort de son épouse, même si c’est un peu plus complexe que ça pour son espèce. S’il assure qu’il n’est pas triste de cette mort, les larmes qui coulent le long de ses joues disent évidemment le contraire. Harry est bien forcé de lui expliquer qu’il a commencé à développer des sentiments depuis qu’il est dans la peau d’un humain, et que ça lui fait bizarre de gérer tout ça. S’il en a quelques-uns, il n’a pas encore tout ce qu’il faut comme sentiments, ne comprenant toujours pas pourquoi Asta est si déprimée à l’idée d’avoir eu un seul enfant abandonné quand lui en a abandonné des centaines – quatre centaines, en fait.

L’espèce d’Harry est une espèce vraiment charmante, en tout cas, avec des abandons de bébé et des rejet de la peau d’un coup. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette intrigue et ce long dialogue entre Harry et Asta qui fonctionne à merveille. Je suis content de voir la série avancer dans cette direction honnêtement, surtout qu’Asta apprend à aimer cet extra-terrestre.

Côté production de la série, le maquillage est bon, en plus, parce qu’Asta s’éclate à l’essuyer sur son visage et il tient bien… contrairement au personnage qui continue de perdre ses forces. Et pour cause, il est blessé ailleurs qu’à la jambe. Asta n’est certes pas dégoûtée par le visage déformé d’Harry, mais quand elle voit son torse et ses mains supplémentaires, elle change soudain d’idée. Malgré tout, elle a pour intention de sauver Harry et elle est prête à s’improviser chirurgienne pour lui. Elle plonge directement la main dans son corps, et les scénaristes s’amusent à nous ajouter des dents dans le ventre de l’extraterrestre ou des petits bras qui s’agrippent à Asta.

En revanche, si Asta et Harry sont sûrs qu’ils vont s’en sortir grâce à D’Arcy… en fait, D’Arcy est incapable d’escalader la crevasse. Elle fait quelques vidéos pour elle-même, si elle s’en sort, ou pour les autres, si c’est son cadavre qui est retrouvé. La scène était beaucoup plus poignante que prévu, parce que malgré l’humour du scénario qui continue de percer dans ces vidéos, on sent la détresse du personnage. Et j’aime ce personnage.

Elle finit par retrouver sa motivation à vivre en se rappelant le jour où elle a failli perdre la jambe et où Asta l’a forcée à survivre en revenant de loin pour la voir. C’était sympathique là où ça aurait pu être longuet, précisément parce que c’est réglé en une scène, même si l’ascension de D’Arcy prendra quasiment tout l’épisode.

En bas, Asta et Harry continuent en tout cas leur discussion en parlant analyse de film, radio alien à retrouver et vrai prénom d’Harry qui est impossible à répéter sans faire d’erreur, pour le dire gentiment. Asta effectue ses recherches en vain, toutefois, et elle finit par poser des questions à Harry sur sa planète qu’il décrit comme merveilleuse. Harry révèle alors à Asta que son espèce, celle des humains, fait franchement de la merde… et ça la remotive à trouver la radio, car elle sent qu’Harry n’a pas forcément que des intentions positives et pacifiques. Il faut dire qu’il lui a dit avant que les humains coopéraient un temps avec les aliens avant que l’harmonie entre les espèces soit ruinée… rien de bien rassurant pour une Asta qui a vu suffisamment de films pour se méfier.

Pendant ce temps en ville, tout va aussi bien que d’habitude, avec un maire qui est bien incapable de gérer sa ville puisqu’il ne sait pas dire non à qui que ce soit. Il prend des conseils du shérif pour cela, cependant, alors je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée. Et je ne suis pas sûr que ce soit une scène géniale, non plus. Il y avait un bon humour, OK, mais ça nous casse l’épisode, tout de même. Je préfère l’intensité de l’intrigue dans la crevasse.

Après, l’humour de la député Liv (ah c’est donc ça son nom ?) qui revient chercher ses affaires et fait passer ses messages à travers Ben, j’avoue, ça m’a fait éclater de rire. Dans le diner de la ville, cependant, nous avons de nouveaux arrivants qui nous ramènent bien du suspense : le soldat de l’armée et son escorte agent très spéciale sont arrivés, en effet, et ils se mettent à la recherche d’Harry.

Ils sentent bien qu’ils ne trouveront jamais l’alien, ce qui fait que le militaire est prêt à appeler du renfort, oubliant que la mission est supposée être secrète. L’agent est ainsi prête à le tuer sans la moindre hésitation… mais il est sauvé in extremis par l’une des affiches de Max recherchant un extraterrestre et ramenée par le vent.

C’est merveilleux. Le vent ? C’est qu’une tempête s’apprête à éclater en ville. Malgré celle-ci, Ben emmène sa femme au restaurant où il impose ses choix pour la commande, avec bien des difficultés, tout ça à cause du shérif. Ce dernier essaie de ridiculiser le père d’Asta qui signale sa disparition, mais en jouant la carte militaire, le père finit par convaincre le shérif de lui faire confiance. Pour en revenir au restaurant, Ben découvre que manger des escargots, c’est compliqué, alors que nous découvrons que Liv vit sa meilleure vie. Ben essaie ainsi de l’imiter dans un baiser à Kate, mais ça ne marche pas exactement comme ça : il saigne de la lèvre, alors ça part en vrille.

Bon, Kate réussit finalement à rassurer Ben sur l’état de leur couple, et moi, je n’ai pas tout à fait accroché à cette scène. Enfin, c’était de la bonne comédie et construction de personnages, mais pour l’instant, je voulais surtout passer mon temps du côté d’Harry et Asta ; pas tellement en perdre avec eux. Heureusement, quand il aperçoit le shérif parler au rencard de Liv (accessoirement collègue de D’Arcy), Ben se lève et vient voir ce qu’il se passe.

Les choses se mettent assez vite en place pour lancer des recherches, mais la pauvre Liv est laissée sans la moindre chance de pouvoir participer à ses recherches… alors que la femme de Sam est surprise en plein rencard avec un amant. Voilà qui change tout à l’intrigue servant de fil rouge à ce début de saison. Enfin, Kate passe aussi aux toilettes et rencontre l’agent qui s’arrange pour obtenir plus d’information sur elle, son mari et surtout sur Max. « Sarah », comme elle décide de se faire appeler, est ravie de cette nouvelle amitié avec la femme du maire, mais c’est surtout parce qu’elle a hâte de rencontrer Max et d’en apprendre plus sur l’alien.

Malgré la tempête et sa blessure à la main, D’Arcy finit par réussir à grimper au sommet de la crevasse et balancer ce qu’il faut pour remonter Harry et Asta. Contre toute attente, elle est donc capable de remonter Harry à elle toute seule, à la force de ses bras – et Asta a la bonne idée de couvrir le visage d’Harry d’une cagoule. OK pour la cagoule, mais D’Arcy qui a encore assez de forces pour remonter Harry, j’ai du mal à y croire tout de même. En plus, elle avait un jet ski à tenter d’allumer pour le remonter bien vite, non ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, les scénaristes ne s’encombrent pas de ce détail (qui n’en est pas un). Asta est elle aussi remontée par D’Arcy, et elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher la véritable nature d’Harry à D’Arcy. Celle-ci les emmène aux urgences, mais Asta a un autre plan : elle demande de l’aide à son père, le seul en qui elle peut avoir confiance sur le sujet. Elle abandonne donc D’Arcy aux urgences, et j’ai trouvé ça bien dommage pour leur amitié qui va forcément en prendre un coup.

Une fois au diner où Harry perd un tas de sang dans des endroits improbables, le père d’Asta a la meilleure réaction face à l’alien désormais dans sa vraie forme et totalement dénudée, à savoir un bon « oh hell no ». S’il pense d’abord qu’il s’agit de Ben quand il apprend qu’il s’agit d’une personne qu’il connaît, le père est surpris de découvrir que c’est en fait Harry. Quant au fait que sa fille lui ramène un extra-terrestre, il semble s’en remettre vachement vite alors que c’est quand même super surprenant comme fin de soirée, surtout que la soirée a été forte en émotions pour lui.

Asta est déprimée, en tout cas, parce qu’elle sent qu’Harry est en train de mourir. Le père a bien peur de l’alien, mais il décide de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à sa fille qui a confiance en l’extra-terrestre. C’est suffisant pour lui – et ça ne devrait pas, parce qu’Harry n’est pas exactement un pacifiste. En attendant, le père se débarrasse donc du shérif et accepte de les aider à sauver Harry. Oui, Asta veut bien aider Harry, mais elle ne peut rien faire pour lui tant qu’elle ne dit pas exactement ce qu’il se passe.

Pour sauver Harry, il faut ainsi couper la jambe d’Harry au hachoir, et c’était bien drôle à voir comme extrémité. Asta en est incapable, mais elle peut au moins rassurer Harry en lui donnant sa radio – ce que la voix off nous rappelle être une très mauvaise idée pour l’espèce humaine. Malgré son état, Harry pense encore à détruire notre espèce qui lui vient pourtant en aide. Il va vite changer d’avis, je crois. De toute manière, la radio est probablement cassée. Et puis, il y a une saison 2, on ne terminera donc pas sur la destruction de l’humanité dans deux épisodes.

Voilà en tout que le père coupe la jambe sans trop d’hésitation, et ça fait un cliffhanger bien trop improbable et excellent, franchement. Bon, maintenant, j’ai très envie de voir la suite, et il est très probable que je ne résiste pas au visionnage de deux épisodes la semaine prochaine. On verra bien.

This is us – S05E12

Épisode 12 – Both Things Can Be True – 16/20
Les développements proposés par cet épisode sont vraiment sympathique et redonne un peu de rythme à la série en s’intéressant davantage aux relations entre les personnages qu’aux personnages en eux-mêmes, comme cela a beaucoup été fait cette saison. Chaque intrigue avait son petit moment prenant et l’ensemble était ainsi assez chouette à suivre, surtout qu’elles abordent des thématiques que l’on ne voit pas forcément exploitées de cette manière ailleurs.

Spoilers

Il est temps pour Kevin et Madison d’organiser le mariage, alors que Kate commence son nouveau job et que Beth voit sa fille Tess grandir.

So I hope that you will adapt quicker Bethany.

La série est revenue mercredi et je ne m’en suis pas rendu compte ! Bref, il était temps que je me mette à cet épisode, et je ne publie la critique que ce matin parce qu’il n’était pas une heure raisonnable pour que je publie quand je l’ai terminé.

On reprend dans le passé une nouvelle fois avec Jack préparant toute la maison pour sa demande en mariage à Rebecca. Il obtient l’aide de Miguel pour cela, mais pas l’accord de son beau-père qui refuse de lui répondre. La décoration est superbe, pleine de petits détails sur leur premier rencard, et Jack fait encore une demande de dingue avec tout plein de détails dans le texte aussi.

C’est merveilleux, mais il s’entraîne d’abord à faire sa demande avec Miguel, et il utilise carrément la même bague que celle qu’il est censé utiliser avec Rebecca et il l’enfile au doigt de son meilleur ami. Pff. C’était prévisible à fond : la bague reste coincée. Ils n’ont plus qu’à utiliser du beurre pour débloquer la bague… mais ils sont interrompus par le père de Rebecca qui débarque à ce moment-là.

Il n’a jamais pris le temps et la peine de rappeler Jack, alors il débarque directement chez sa fille pour dire à Jack qu’il est prêt à le « tolérer ». Alors que le beau-père s’apprête à partir, Miguel se rebelle et refuse que « tolérer » soit le mot employé pour qualifier Jack se mariant à Rebecca. Et il a raison. J’ai mes problèmes avec le personnage de Jack, ils sont nombreux, mais s’il y a bien un truc qu’on ne peut pas lui retirer, c’est son amour pour Rebecca.

Miguel est un excellent meilleur ami dans cette scène. Il confronte donc le beau-père avec plein d’aplomb, et c’est une excellente scène qui lui permet ensuite de faire un peu plus que tolérer Jack. La bague peut ainsi être retirée, et Jack peut demander à Miguel d’être son témoin, mais sans jamais utiliser le mot pour autant.

Bon, on est sur un épisode qui est à fond sur les fiançailles, donc forcément, dans le présent, Madison et Kevin organisent leur mariage, et c’est beaucoup à digérer pour Madison parce que leur mariage se retrouve en couverture d’un magazine people et parce que, ben, c’est un mariage de folie qui s’apprête à être organisé.

Ils ont même une wedding planner. Nick est toujours chez eux, et il débarque en pleine réunion avec la wedding planner pour donner son avis en permanence sur tout ce qu’il va se passer, parce qu’il n’a pas l’habitude d’être invité aux mariages. En fait, il n’en a fait qu’un dans sa vie, et il n’était pas invité. L’intrigue promet, mais on voit surtout que ça va mener à un conflit entre Nick et Miguel. Ben oui, Miguel est sur le point de débarquer lui aussi, pour parler de l’organisation de la réception.

Et ça ne plaît pas à Nick qui se retrouve à s’en mêler, juste parce qu’il déteste Miguel, ce que Kevin ne perçoit pas immédiatement. La confrontation entre les deux est plutôt bonne, avec des remarques un peu assassines de Nick qui finissent par irriter Miguel. Plus encore que quand Kevin l’avait fait, Nick met donc les pieds dans le plat avec Miguel et lui avoue qu’il n’aime pas du tout l’idée de savoir que son frère l’a remplacé pour un type qui n’hésite pas à le remplacer auprès de sa femme.

Miguel n’a jamais eu autant de caractère que dans cette scène : autant avec les enfants de Rebecca, il a pris des pincettes ; autant avec Nick il est cash et dit très clairement ce qu’il pense de la situation. Et c’est tant mieux. Durant la soirée, Nick rappelle tout de même Miguel pour s’excuser, comprenant qu’il a été trop loin et que Miguel respecte encore Jack dans cette situation, pensant chaque jour à Jack et ne pouvant jamais s’expliquer avec lui. Les deux réussissent en plus à sympathiser, surtout que Miguel considère important de préciser à Nick que Jack n’a jamais voulu utiliser le mot « témoin de mariage » (bon, « best man » en anglais) pour Miguel, précisément parce que c’était le rôle de Nick. Il est si parfait ce Jack qui n’a jamais totalement remplacé son frère. Pff, m’énerve lui.

Un autre problème qui se pose avec le mariage de Kevin, c’est justement qu’il lui faut demander à son frère d’être témoin. Le truc, c’est que Kevin ne sait pas comment faire, car il y a encore des tensions et des non-dits avec Randall. Il va même jusqu’à envisager le mail… Et comme Randall n’a pas été appelé, il se retrouve à parler du mariage de son frère avec Beth qui lit les magazines people. Cela m’a bien fait rire, et ça me fait surtout plaisir de revoir Meghan Markle dans une série – même si ce n’est toujours pas l’actrice que je voudrais qu’elle soit, puisqu’elle n’est qu’une photo dans un magazine.

C’était marrant et sympa, et bien en vogue de l’actualité franchement. Loin de cette actualité brulante, Randall passe un bon moment de l’épisode à assister à une réunion de groupe d’adultes étant tous des enfants adoptés. Les scénaristes prolongent assez bien une histoire de Randall qui fonctionne bien, mais qui reste un peu trop indépendante de tout le reste. Je trouve la série plus efficace quand elle se concentre sur des dynamiques, et là, on était plus sur l’évolution de Randall face à son passé et les difficultés que c’est d’être des enfants adoptés. Et ça me paraissait bien écrit, mais je n’en suis pas un, alors je n’en sais rien.

De son côté, Beth est hyper stressée de rencontrer Alex que Tess a voulu inviter chez elle, craignant de se planter de pronom en lui parlant. Bon. On ne va pas se mentir, moi aussi ; je ne connais pas de non-binaire et j’apprécie que la série prenne le temps de nous éduquer sur ce sujet, mais le problème, c’est qu’en français, ça ne marche pas exactement pareil. Alex veut le « they » des non-binaires… que je ne sais pas comment traduire ici ; j’ai vu parfois l’emploi de « on », mais humph, ça ne me convainc pas à fond car j’en ai vu des critiques aussi… SOS. Et SOS aussi sur les accords de certains mots – notamment adjectifs – parce que nous n’avons pas un neutre aussi fort que le neutre anglais.

Toute cette intrigue tourne assez mal pour Beth, un personnage que j’adore et à qui on rajoute un défaut touchant dans ses efforts de comprendre Tess qui sont mal vécus par ses filles. Au pluriel, oui. Déjà est surprise de découvrir que sa sœur peut s’enfermer avec Alex dans sa chambre quand elle est forcée de garder la porte ouverte avec Malik.

La mère de Beth lui fait bien remarquer qu’elle a peut-être oublié de parler des règles avec sa fille, et maintenant, Beth se retrouve à hésiter sur la marche à suivre. Ce stress était plutôt bien joué par l’actrice et bien pensé par les scénaristes, et il finit par un moment douloureux à regarder. Beth débarque dans la chambre de sa fille – même si elle dit avoir frappé, elle y débarque ; ça ne sert à rien de frapper si tu n’attends pas une réponse – au moment où Alex et Tess sont en train de s’embrasser.

Forcément, Beth demande au couple de descendre s’installer dans le canapé pour réviser, puisque c’est ce qui était prévu en lieu et place de cette séance baiser passionné. Malheureusement, Tess a le malheur de dire que sa mère est une « psycho » à Alex, et ça change la donne.

Beth congédie Alex pour faire la morale à sa fille, et même si Alex assure que la situation ne change rien à sa relation à Tess, Tess finit en larmes, et elle reproche à sa mère le regard qu’elle lui aurait jeté en entrant dans la chambre, alors qu’elle embrassait Alex. Aïe. Le problème, c’est surtout qu’elle a raison et que Beth le sait, et nous aussi. L’actrice a suffisamment marqué le choc en ouvrant la porte pour que ce soit clair pour nous aussi.

Beth redescend donc l’escalier et se confie à sa mère, qui reste une experte en éducation à ses yeux. Il faut dire que la grand-mère est géniale pendant tout l’épisode à être beaucoup plus souple et ouverte d’esprit que tous les autres personnages de la série. Et elle n’hésite pas à lui souligner que Beth n’a pas juste besoin de laisser tomber ce qu’elle espérait pour Tess. Il faut à présent s’adapter et changer l’image qu’elle avait prévu pour sa fille afin qu’elle colle à la réalité. Beth est une excellente mère, elle est ouverte d’esprit… mais elle ne se fait pas à la destruction de certains de ses rêves.

Et c’est bien d’avoir une série qui en parle comme ça, et avec un personnage comme Beth, parce que c’est un reflet d’une réalité douloureuse, mais qui existe. Sa propre mère a vingt ans de non-adaptation à rattraper, et voilà une Beth qui se mange un sermon maternel dur à digérer… et parfaitement déprimant. Cette scène ! Cette scène était exceptionnelle, les deux actrices jouent ça tellement bien. Une fois ce sermon digéré et accepté, Beth se décide à retourner parler à Tess, pour lui expliquer comme elle peut qu’elle est parfaite comme elle, et Alex aussi.

Beth trouve les mots, même si j’ai trouvé que ça manquait vraiment de quelque chose pour rassurer Tess. C’est peut-être trop tôt pour Beth finalement. Convainquant sa fille de lui parler et de dire ce qu’elle a sur le cœur, Beth se retrouve désarçonnée quand Tess lui balance qu’elle est triste de la réaction de sa mère, parce qu’elle la voit essayer alors qu’elle n’essaie rien du tout avec Annie, ou même avec Déjà.

Elle a surtout peur de ne plus jamais être aussi proche qu’avant de sa mère, et même si Beth essaie de lui expliquer qu’elles sont toujours aussi proches, le « ok mom » qui suit est lourd de sens. Outch. C’est une très belle intrigue, franchement, ça remue bien des choses dans les relations entre les personnages et ça redéfinit vraiment les personnages de Beth et Tess. En plus, c’est vraiment bien écrit. J’ai hâte d’en voir plus sur cette intrigue !

Bien sûr, le magazine annonçant le mariage de Kevin et Madison est aussi récupéré par Toby, d’une manière ou d’une autre. On sent bien que celui-ci n’est toujours pas à l’aise avec son beau-frère, mais bon. La série ne se concentre pas encore là-dessus, mais plutôt sur Kate qui est stressée de commencer un nouveau job, même si ce job semble être fait pour elle. Elle se retrouve toutefois avec un collègue hyper désagréable, qu’elle connaissait en tant que prof de Jack, mais pas en tant qu’être humain. J’adore cet acteur, mais pff, il a toujours un rôle de connard, j’adore.

Le collègue lui explique donc bien qu’il n’en a rien à foutre de ses enfants et de ses états d’âme, parce qu’il veut juste qu’elle soit présente pour les élèves. Il faut dire que Kate se débrouille en une journée pour arriver en retard, puis pour pleurer parce qu’elle a reçu une photo de ses enfants en bonne santé en train de jouer avec leur père. On a connu des reprises de boulot plus efficace. Kate a toujours montré ses émotions et c’est un atout du personnage, c’est même l’énergie qui a fait qu’elle était embauchée pour ce job… mais ça ne plaît pas à son collègue.

Il va toutefois falloir qu’il se fasse à Kate et à ses jurons inadaptés aux enfants, parce qu’elle est excellente avec eux. Oui, son énergie, c’est beaucoup à gérer, mais c’est aussi ce qui fonctionne pour débloquer certains enfants et les rendre bien meilleurs chanteurs. C’était une intrigue sympathique, mais pas ma préférée.

Ce que j’ai préféré dans cet épisode ? Ecoutez, contre toute attente, une scène que je n’ai pas vu venir du tout m’a plu autant que celles de Beth ! Toby garde ses enfants, Madison garde ses enfants, évidemment qu’ils se retrouvent dans un parc ensemble. J’ai trouvé ça génial, surtout que ça leur permet de se confier sur leur vie un brin misérable du moment – qui est loin d’être vraiment misérable. Eh, le problème, c’est que Madison n’aime pas le lieu prévu pour son mariage et Toby n’aime pas passer dix heures à s’occuper de ses enfants. Ni l’un ni l’autre n’osent en parler à leur conjoint.

C’est Madison qui finit par se lancer la première et parler à Kevin, pour lui dire qu’elle a un autre endroit en tête pour le mariage. Kevin l’aime suffisamment pour changer aussitôt d’endroit où se marier, sans problème. De toute manière, il a un autre problème, Kevin : il n’arrive pas à appeler son frère, ni à lui envoyer de mail pour lui demander d’être son témoin.

Hors écran, il en parle avec Madison qui le pousse à se bouger le soir-même et à demander d’avoir une conversation avec Randall. Ce dernier reçoit l’appel en rentrant chez lui de sa thérapie sur les douloureuses relations entre adoptés et familles adoptives. Si Randall accepte immédiatement d’être le témoin de son frère, Kevin lui avoue alors qu’il a eu du mal à lui téléphoner. Il savait qu’il accepterait, mais il reste encore un malaise entre eux, et il ne veut pas de ce malaise à son mariage. Kevin décide donc de demander à son frère de venir le voir, après les vaccins, parce qu’aux États-Unis, on se vaccine bien plus vite qu’en France, de toute évidence. Et donc, ça y est, on va enfin avoir une scène entre les deux frères – et peut-être même un épisode – pour revenir sur les problèmes qu’ils ont eu en grandissant. J’ai hâte. Randall aussi, je crois. Randall le joue drôlement bien, franchement. Tous les acteurs déchirent dans cet épisode.

En revanche, du côté de Toby, la vérité sur sa situation – sa dépression qui couve même – a plus de mal à sortir auprès de Kate. C’est une perspective qui m’effraie un peu pour la suite, je ne la sens pas trop. L’épisode se termine alors sur une scène super frustrante et étonnante. Le magazine annonçant le mariage de Kevin est acheté par Zoe, Cass et Sophie. Ses ex, donc. Les trois femmes lisent l’article et sentent bien des choses les unes les autres. Si Sophie et Cass ont un certain smile, on sent un doute pour Sophie (dégage tout de suite, je ne veux pas te revoir avec Kevin, on a fait le tour) et des regrets pour Zoe qui m’ont fait tellement de peine. J’adore Madison, mais j’adorais aussi Zoe. Puis faire revenir les actrices juste pour une scène, aaah !

D’un côté, j’ai envie de revoir Zoe et Sophie dans la série ; de l’autre, je ne veux pas que ça pose de problème au couple Madison/Kevin. C’est un couple bien trop mignon et fonctionnel pour qu’on vienne y foutre la merde.