To The Lake – S01E01

Épisode 1 – 18/20
Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré ce premier épisode. Certes, c’est un tout petit peu long au début, mais l’ensemble est bien fluide ; la situation dérape vite et ça part en vrille de la meilleure des manières. Non, franchement, j’ai eu plus que ce que je cherchais avec cette série, c’est un très bon début.

> Saison 1


Spoilers

101-3

Oh, sélection Canneséries, rien que ça ! La série ne se fout pas de nous. Et comme on est en Russie, c’est parti pour une série avec un joli plan sur de la neige. J’ai déjà le vertige, ça commence bien. En vrai, ça commence bien, avec directement un malade qui tousse, crache du sang et nous dégomme la jolie neige blanche.

Tout ça n’est finalement que le cauchemar d’une femme qui est avec un type chelou qui aime quand elle crie. C’est déjà bizarre. Il faut que je me fasse au russe, mais l’homme finit par partir bien vite suite à un appel. Il ne la fera pas crier plus, la pauvre. C’est une introduction étonnante, on va dire.

On enchaine ensuite avec une famille au parc, une ex insupportable – Ira – qui engueule l’homme faisant jouer son fils dans un parc de manière un tantinet dangereuse. Elle engueule aussi sa mère, qui laisse faire ça. Pendant que les parents d’Anton s’engueulent, un homme fait un malaise au loin. Heureusement, la grand-mère est médecin et peut s’en charger comme elle peut. Allez, prend bien tous les microbes dans la gueule, hein.

Dans un centre de détox, on découvre assez rapidement une toxico qui aime la vodka – ah, la Russie ! – et bouche les toilettes. Est-ce que ça a du sens ? Elle est en train de sortir de détox grâce à son père qui récupère son passeport, et avant de partir, elle fout le feu au centre. Une vraie rebelle, donc. C’est compliqué de savoir exactement à quoi s’attendre avec elle, mais elle est comme sa mère, apparemment. Soit.

En route, le père manque de renverser une vielle dame un brin aveugle. Il est clair à présent qu’on va avoir une épidémie de zombies, mais bon, on le savait déjà en lançant la série. Les deux viennent voir Sergey, le père du début, qui est désormais avec son autre fils, Misha. Misha tombe aussitôt amoureux de la toxico, c’est le coup de foudre rien qu’à la voir. C’est apparemment même plus intéressant que les avions qu’il adorait jusque-là. Sergey et son fils sont invités chez eux, en tout cas, avec aussi Anya, sa nouvelle femme, celle qui aime crier.

Allez. On apprend à connaître les personnages, et c’est plutôt efficace. Bon, le père de la toxico s’appelle Lyonya et il a l’air sympa dans sa première scène, à inviter Sergey comme ça. Le problème ? Anya déteste Lyonya qui a un rire de merde et une démarche qu’elle n’apprécie pas. Accessoirement, il est aussi raciste et fait des blagues de merde sur Hitler. Le problème pour Laura face à cette scène de dîner ? « Depuis quand ils boivent du whisky ? » C’est vrai que les clichés sur la Russie ont la vie dure, tout de même. Pas de quoi s’inquiéter, la bouteille de vodka arrive bien vite. Polya aussi.

Polya, c’est la toxico – son nom complet, c’est Polina, mais ils ont tous trois noms dans la série, je prends les plus courts hein. Elle se pointe à table pour être une ado insupportable, mais pas autant que son père qui enchaîne les sujets gênants. Puis, dans tout ça, Misha regarde Polya avec beaucoup d’intérêt… et elle en profite pour lui faire du pied sous la table. Allez, c’était drôle.

En plus, ça donne l’impression que Misha se barre parce qu’il en a marre d’entendre Lyonya critiquer ses parents, avec le beau-père dépressif qui a couché avec sa psy. Psy qui  a elle-même un fils avec Asperger. Tout ça peut donner des personnages intéressants à suivre, ma foi. On s’attache assez vite avec eux.

Les ados sont sympathiques. On nous explique Asperger pendant que Misha utilise son drôle pour venir espionner Polya qui lui fait un strip tease à la vodka. La soirée tourne court rapidement : il casse son drone contre la fenêtre, les parents s’engueulent, et hop, on enchaîne sur un retour à la maison où Anya est vraiment énervée.

Les médias parlent alors de l’expansion d’un virus, histoire de la calmer. On est sur une belle liberté d’expression avec un expert qui contredit la journaliste minimisant autant que possible l’épidémie en cours : une toux sanguinolente, de la fièvre, des pupilles dilatées. Le covid, quoi. Tellement coiv d’ailleurs, que le lendemain, Ira porte un masque au travail.

Il y a une grosse épidémie en cours après tout. Elle trouve quelqu’un en train de tousser dans les toilettes, et c’est une fois que sa collègue est morte avec du sang coulant sur le visage qu’elle ouvre la porte. Cette fois, c’est la panique. Ira veut alors aller récupérer Anton à l’école, mais ce n’est pas si simple : les militaires sont arrivés à l’école et l’empêchent d’approcher.

Toute l’école est en quarantaine, même la maîtresse, parce qu’un cas a été détecté : Natasha, une écolière toute mignonne, se fait donc isoler par les médecins qui la recouvrent de neige avant de l’emmener au loin, devant son père et le reste des familles. Ira s’inquiète aussitôt pour son fils qui a eu la présence d’esprit de s’isoler dans les vestiaires, loin des autres.

Ira peut donc chercher à le récupérer, et une seule pierre suffit à casser les vitres de cette école. Au moins, elle va pouvoir récupérer son fils alors que l’armée nous boucle Moscou en un rien de temps. Pour retrouver son fils et son insupportable ex qui ne veut pas de lui, Sergey essaie de discuter les ordres, mais c’est vain. Les soldats ne laissent passer que les camions alimentaires dans Moscou.

En parallèle, Polya annonce à son père qui voulait fuir au plus vite avec sa femme enceinte que tous les aéroports du pays sont fermés. Une fois que c’est fait, elle parle un peu avec Misha sur Messenger, parce que pourquoi pas, c’est rigolo de lui faire peur à coup de youtubeur russe. Il m’a bien fait rire le youtubeur, franchement. En plus, il nous apprend le vocabulaire russe, en plus. Et puis, c’est fou comme tout ça paraît proche de nous désormais.

La série date de fin 2019, donc tout est drôlement ironique avec le recul d’un an. Malheureusement, le wifi est coupé au pire moment pour Misha, qui était sur le point de conclure avec Polya. On est à présent en pleine nuit, et Sergey et Anya sont réveillés par l’arrivée de Boris, le père de Sergey. OK. Il est apparemment un expert en situation de crise sanitaire, et il n’apporte pas de bonne nouvelle sur l’épidémie en cours.

Il leur conseille de fuir au plus vite, avec un départ dès l’aube. Boris est tout de même déçu de voir qu’Ira et Anton ne sont pas là… Il nous laisse Anya et Sergey en pleine angoisse nocturne face à l’épidémie. Ca aussi, ça rappelle des souvenirs. Finalement, elle parvient à s’endormir assez longtemps pour que Sergey se barre en expliquant à son père que s’il n’est pas de retour au matin, il doit s’assurer du départ d’Anya et Misha.

C’est crédible. Il réussit à entrer dans un camion alimentaire pour les rejoindre, et ça, c’est moins crédible. Par contre, quitter sa famille, ce n’était pas la meilleure des idées. En effet, chez les voisins tout tourne au cauchemar quand l’armée débarque pour réquisitionner la télévision. Lyonya se fait tuer sans demander son reste, sa femme est sur le point de se faire violer dans une scène hyper dérangeante et Polya intervient juste à temps avec une paire de ciseau pour empêcher le crime d’être commis.

Il y a une bonne scène de combat où les ciseaux transpercent la trachée du militaire violeur et Misha débarque un brin trop tard pour sauver sa belle en détresse. Tant mieux, je préfère ça comme ça. Quant à l’action, je ne m’attendais pas à autant si vite. Côté action, on note aussi que Boris sait se défendre et n’hésite pas à tuer un soldat. C’est suffisant pour que les militaires se barrent sans demander leur reste.

Anya se précipitent donc chez les voisins qu’elle déteste, pour qu’on découvre que finalement Lyonya est encore en vie. Zut, alors, il a juste été tabassé. Bon, cette affaire des militaires qui débarquent, c’est quand même un brin trop rapide, mais admettons. L’armée russe semble hyper violente, en plus, parce que le pauvre déserteur qui s’est barré loin de Boris se fait tirer sur la main à bout portant (pauvres doigts, j’ai mal pour lui). L’armée décide de se rendre au plus vite chez eux pour se venger, et retrouver l’homme abandonné chez Lyonya.

Pendant ce temps, à Moscou, la situation se complique aussi pour Ira. Sa mère vient lui rendre une petite visite nocturne… mais c’est évidemment une zombie à présent. Enfin, zombie, nous n’en sommes pas encore là : juste une petite épidémie. En tout cas, Ira dégage sa mère et est soulagée quand elle voit Sergey arriver. Tellement soulagée d’ailleurs, qu’elle l’embrasse. Elle n’a pas encore fait le deuil de sa relation.

Ils ont un peu de mal à quitter Moscou, parce que leur passeur s’est fait piller et tuer, et parce que les contrôles militaires sont bien au point… mais ils parviennent tout de même à rejoindre le reste des héros de la série assez rapidement. C’est l’occasion de nous rendre Ira encore plus antipathique quand elle annonce à Anya qu’elle ne lui pardonnera jamais… Bon, antipathique, soyons honnêtes, il l’a larguée pour sa psy, je peux comprendre. Il n’empêche qu’elle nous perturbe Anya qui reste figée un peu trop longtemps.

Ainsi, en fin d’épisode, Misha annonce l’arrivée d’une voiture qu’il pense être de l’armée et Sergey et Anya se retrouvent à courir alors qu’une voiture de militaires leur fonce probablement dessus. Quant aux militaires, ils tirent à vue…

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To The Lake (S01)

Synopsis : Lorsqu’une épidémie mortelle éclate à Moscou, un petit groupe de personnes en bonne santé n’a d’autres choix que de fuir son confort pour se mettre à l’abri. L’objectif ? Un refuge sur un lac, à des dizaines de kilomètres de là.

101-2

Pour commencer, la série a été diffusée en novembre 2019 en Russie. Autrement dit, elle n’a rien à voir avec le Covid19. Pourtant, difficile de ne pas y penser, à la fois à la lecture du synopsis ou dans le visionnage des épisodes où les gestes barrières et cas contact finissent par avoir de l’importance… Autant se l’avouer tout de suite, cette série remet en perspective le formatage que l’on a reçu en 2020 et nous fait immédiatement prendre conscience de la résilience dont on fait preuve depuis quelques mois.

Ceci étant dit, si l’on a commencé cette série avec Laura, c’est parce qu’on se cherchait une saison courte à voir ensemble. J’avais l’impression qu’on allait nous parler de zombies… Mais même pas vraiment. La série se concentre uniquement sur la survie d’un groupe rapidement coupé du monde, alors qu’on sent bien que le monde part en vrille.

C’est très juste tout du long, nous avons tout enchaîné en une journée (coucou le Challenge Séries ?!) et on a adoré la série pour sa réalisation léchée et originale, son russe dépaysant (vodkaaaa) et son scénario plutôt original à ne pas sombrer vers un côté zombies trop facile ou à mettre en avant les personnages, attachants.

Bref, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas la regarder, surtout qu’elle est sur Netflix. Foncez !

PS : la série s’inspire d’un roman intégralement couvert par la saison 1 et a une fin ouverte. J’aimerais une saison 2 quand même, il y a le matériel pour… Vos visionnages sont importants !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – 18/20
Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré ce premier épisode. Certes, c’est un tout petit peu long au début, mais l’ensemble est bien fluide ; la situation dérape vite et ça part en vrille de la meilleure des manières. Non, franchement, j’ai eu plus que ce que je cherchais avec cette série, c’est un très bon début.
S01E02 – 17/20
C’est un deuxième épisode assez solide, je trouve, même s’il prend son temps sur la toute fin et si la violence est un brin trop rapide à pointer le bout de son nez. Mais bon, c’est une mini-série, alors je m’en contente et j’aime toujours beaucoup la manière dont tout est filmé et fluide. Une vraie bonne surprise, alors que je pensais avoir un second The Rain.
S01E03 – 15/20
L’épisode est bien lent, bien long et pas exceptionnel… J’étais déçu pendant une bonne partie de Celui-CI de voir la série s’empêtrer les pieds dans ce qui semblait être une perte de temps. Pourtant, sur la fin, on sent que l’intrigue prend un virage de fou. En espérant que ce soit follement bien maintenant qu’on est accroché à la série.
S01E04 – 17/20
C’est marrant parce que les premiers épisodes me paraissaient assez compacts et rapides, et plus on avance, plus je me dis que la série prend son temps. Cela ne lui aurait pas fait de mal de se limiter à une quarantaine de minutes par épisode. Par contre, il est très difficile de s’arrêter en cours de route, parce que la série est vraiment bien foutue, bien filmée et bien intéressante, tout de même.
S01E05 – 19/20
Cet épisode est hyper prenant, et hyper stressant, et hyper réussi, en fait. Certes, il y a un moment où j’ai un peu décroché de ce qu’il se passait par manque d’intérêt pour quelques personnages, mais dans l’ensemble, vraiment, je suis surpris par cet épisode. Et vous l’aurez compris, c’est une surprise très positive.
S01E06 – 16/20
Si les enjeux sont plus intéressants dans cet épisode, l’écriture prend son temps dans l’épisode et approfondit les personnages avec des flashbacks pas forcément utiles pour la compréhension globale de la série. En plus, à ce stade de la série, on est déjà attaché à eux, c’est bon, pas la peine d’en faire des caisses comme ça. C’est dommage !
S01E07 – 17/20
C’est un bon épisode qui trouve encore des choses à raconter alors qu’on sent qu’on approche de la fin de l’histoire. J’ai vraiment de la peine pour certains personnages et je trouve que ce qu’on rajoute pour retarder la fin n’est pas toujours hyper sympa pour eux. Les scénaristes aiment bien faire souffrir les personnages, c’est tout… mais je ne crois pas à tout ce qu’on essaie de me faire croire.
S01E08 – 17/20
Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !

The Walking Dead World Beyond – S01E04

Épisode 4 – The Wrong End of a Telescope – 15/20
J’ai préféré cet épisode qui prend le temps de développer vraiment ses personnages et d’apporter quelques réponses satisfaisantes aux mystères qui les entourent. Le vrai plus de cet épisode a été son ambiance assez anxiogène et les dangers qu’il a mis en scène, nous changeant un peu de ce que l’on voit d’habitude dans la franchise. Il y a toujours bien des aspects négatifs, en revanche, parce que je n’apprécie pas encore tous les personnages, malgré les efforts faits pour ça.

> Saison 1


Spoilers

I’ve never wished for another Iris.

Il s’apprête à pleuvoir et Felix est toujours motivé à faire demi-tour, mais nos adolescents continuent de vouloir marcher on ne sait où. Maintenant que tout le groupe est réuni, on ne sait pas trop vers quoi la série va se diriger, mais ce n’est pas grave : les personnages ne le savent non plus. Elton fait donc un point de la situation, histoire qu’on se souvienne où on en est des soupçons des personnages envers la République…

Felix est le seul à savoir où est Ohama, mais il ne leur dit pas qu’ils vont vers l’Est au lieu du Nord. Huck et Felix sont de bien mauvais gardiens, parce que tout ce qu’ils veulent pour le moment, c’est faire demi-tour et gagner du temps. Je comprends l’idée, mais il y aurait de vrais moyens de convaincre les ados de faire demi-tour plus rapidement que ça… Bon, ça casserait toute la série cependant. J’imagine qu’il feront bien demi-tour à un moment pour découvrir que tout le campus est assassiné. Le seul problème, c’est que ce sera un drame pour eux, mais nous, on en a rien à foutre : on n’y connaissait personne, il n’y a pas d’enjeux.

Ils tombent finalement sur une école abandonnée juste avant l’arrivée de la tempête. Cela tombe bien, et c’est rigolo, parce que les adolescents ne sont jamais entrés dans un lycée auparavant. Oh, l’orage qui gronde au loin en dit long sur ce qui nous attend… malheureusement, j’étais encore loin d’imaginer ce qui allait suivre.

La série reprend ses effets étranges pour nous montrer Iris en train de fantasmer sur la vie au lycée grâce à un ancien album photo. Hope n’est pas du genre à rêver, elle préfère s’attaquer aux trophées du lycée pour trouver des armes. Elton et Silas sont plus malins que ça : ils récupèrent de quoi conserver l’eau de pluie. Assez vite, Iris prend la décision de diviser tout le groupe et ça me laisse perplexe d’un point de vue stratégique. En revanche, pour l’épisode, c’est une excellente chose qui fonctionne à merveille.

Silas et Iris font donc équipe, parce que ça n’arrange pas les gardiens de leur parler. Et oui, les groupes se définissent de manière maligne : Felix veut parler à Elton, Huck à Hope. Cette pauvre Hope voulait pourtant juste un moment pour parler avec sa sœur, mais bon. J’aime bien les duos qui se forment, ça devrait permettre de bonnes choses. Bon, d’accord, je dis les duos, mais je n’en ai rien à faire de Silas et Iris, parce que réunir les deux personnages que je déteste le plus, ce n’est pas gage de qualité.

Cela fonctionne beaucoup mieux quand il s’agit d’Huck et d’Hope. Les deux fouillent le lycée et Hope s’éclatent avec tout ce qu’il y a dans les casiers. On s’amuse bien, finalement, parce qu’il y a de quoi se déguiser dans le lycée. C’est très ridicule, mais puisque c’est le but, ça m’a convaincu… Malheureusement, on passe de cette scène où Huck essaie de faire parler Hope pour la faire changer d’avis à un flashback de Hope parlant avec son père et… pfiou, ce fut long.

Hope en adolescente ? Cela lui fait une tête énorme, c’est bizarre – en fait, c’est juste que l’actrice est tellement maigre que sans sa veste de cuir et son énorme sac, on se rend compte qu’elle n’a que la peau sur les os. On apprend qu’elle est un petit génie dans son genre, à être capable de créer des bombes puantes à retardement. Le plus intéressant ? On découvre qu’Iris et Hope sont adoptées, et que les parents ont choisi d’adopter les deux filles ensemble parce qu’elles partageaient le même berceau. La relation avec le père ? Elle est sympathique, avec un père qui fait une jolie déclaration d’amour à sa fille.

Un deuxième flashback nous montre ensuite le jour où il a pris la décision de fuir le Campus pour aller aider leurs alliés mystérieux. Hope fait tout ce qu’elle peut pour le retenir, lui expliquant même qu’elle fera de son mieux désormais pour être une bonne fille bien rangée… En retour, il lui explique qu’il a des choses importantes à lui dire, mais que ce sera pour son retour de la République civique. Il est sympathique son papa, mais il est sacrément con tout de même d’espérer un retour comme ça. Bref, il explique à Hope qu’il a créé un appareil pour communiquer avec elle, et voilà.

Dans le présent, Hope et Huck continuent de fouiller lycée jusqu’à tomber sur… un loup. Oh. J’aime l’idée de cette menace et je trouve ça vraiment bien que la série prenne le temps d’envisager des menaces que l’on ne voit pas assez dans les autres séries de la franchise (le nid de guêpes était cool lui aussi). Dans la série-mère, on nous dit que les animaux ont eu du mal à survivre aux zombies, mais ça ne peut suffire à expliquer une disparition totale.

En tout cas, Hope et Huck se retrouvent coincées par le loup. Elles comprennent assez vite que le loup ne leur veut pas vraiment de mal : il monte simplement la garde devant une porte, comme s’il protégeait ses petits. Grâce à cette intuition, les filles comprennent qu’elles peuvent passer devant lui sans souci… mais ça reste gênant de savoir qu’il y a des loups dans le lycée. Elles ne préviennent pas les autres pour autant.

Huck en profite pour faire une petite leçon à Hope, histoire de lui faire comprendre que la situation peut parfois la dépasser. Pour autant, Hope ne veut pas faire demi-tour, parce qu’elle veut désormais savoir ce que lui cachait son père. Tout ça les mène finalement à une réserve de nourriture gardée par un zombie unijambiste facile à tuer.

Pendant ce temps, Felix fait donc équipe avec Elton, et son but est très clairement de le faire changer d’avis… même si nous n’en sommes pas encore là de la discussion entre eux. Pour des gens chargés de récupérer de l’eau, ils bavardent beaucoup en se baladant dans le lycée du côté du laboratoire de SVT de celui-ci.

Admettons : ils y trouvent des bouteilles en plastique sous une table, et même de l’iode. C’est fou, ça, à croire que le lycée est un bon endroit pour survivre en cas d’apocalypse zombie. C’est toujours ça de pris. Leur petite conversation est finalement interrompue quand ils tombent sur des traces de sang au sol… Moi, je suis content, ça me valide le point goutte de sang du Bingo Séries, et pas qu’un peu. Felix, lui, est moins ravi, parce que les traces de sang sont fraiches.

Ils ne le voient pas, trop préoccupés par le sort de Silas et Iris qui ne répondent pas à la radio, mais un zombie est effectivement à proximité d’eux… avant d’être trainé dans une pièce, loin d’eux. Hmm. Louche. Ils préfèrent – enfin Felix – suivre les traces de sang, alors qu’Elton a clairement les meilleures idées.

Ils finissent par trouver un zombie… enfermé dans un casier. C’est le moment d’apprendre qu’Elton est claustrophobe. Ben ? D’où ? Il ne manquait plus que ça. Enfant, il était apparemment enfermé. Felix se sert de cette faiblesse d’Elton pour lui faire comprendre qu’il n’est pas prêt du tout pour affronter le monde qu’il veut absolument découvrir. Histoire d’être convaincant, il lui montre son tatouage et partage quelques larmes, mais j’ai… toujours du mal à accrocher à son personnage. C’est con, j’aime vraiment l’acteur pourtant.

Une fois que c’est fait, Felix et Elton tombent sur une salle de classe bien étrange, avec un zombie coincé dans des débris, mais pas coincé de manière naturelle. Silas et Iris ? Ils font leur vie dans le gymnase du lycée où ils ne savent pas ce que signifie Sadie Hawkins (c’est une soirée où les filles invitent les garçons, voyons) et où ils peuvent flirter en paix autour de pinceaux qu’Iris veut embarquer même si ce n’est pas très utile. Silas les lui prend, parce qu’il veut marquer des points auprès d’elle, avant de se rendre compte qu’ils sont enfermés dans le gymnase, sans radio. Notons aussi que ce sont les premiers de l’épisode à tomber sur un zombie, de l’autre côté d’une autre porte du gymnase.

Les voilà donc coincés dans un gymnase où ils trouvent tout de même un soda en canette. Silas est assez fier de sa trouvaille sous un gradin (mouais), parfaite pour draguer Iris, encore. Il est tout de même problématique à lui souligner qu’elle est en train de fantasmer sur un lycée assez similaire à son campus, tout de même.

Je n’accroche vraiment pas à ces personnages, c’est fou. J’aime toutefois la manière dont cet épisode prend enfin le temps de développer tout le monde dans cet épisode. Après, faire d’Iris et Silas des « artistes », je suis moyennement convaincu… et les faire écouter le morceau préféré de la grand-mère de Silas… Pitié, sortez-moi de cette scène et des rêves d’Iris ! En plus, ça finit par un bal de promo improvisé autour d’une danse pour Iris et Silas, quoi.

J’aime bien l’idée, j’aime beaucoup la mise en scène avec les effets spéciaux, mais… je n’aime pas les personnages, et ça casse tout. Elton a l’air moins ravi de ce qu’il voit quand il les retrouve, mais bon, il s’y fait vite et avertit Felix. Felix et Elton prennent ainsi la décision de contourner la porte coincée et d’aider les adolescents avec le zombie coincé de l’autre côté.

Ils mettent toutefois trop longtemps à rejoindre l’intérieur du gymnase. Tellement longtemps, en fait, qu’un bruit dérangeant dans les canalisations les fait bouger plus vide. Ils n’ont aucun mal à échapper à un premier « vidé », mais malheureusement pour eux, il y a plein de zombies de l’autre côté de la porte.

Ils les évitent encore et encore, jusqu’à tomber dans une pièce qui mène comme par hasard… sur le garde-manger où sont Huck et Hope. Cela tombe bien. La porte refuse toutefois de s’ouvrir elle aussi, juste assez longtemps pour que Felix et Elton débarquent aussi aux côtés d’Hope et Huck. C’est n’importe quoi, mais pas autant qu’Iris qui n’ose toujours pas tuer les zombies. Silas ? On en apprend un peu plus sur son passé grâce à des flashbacks nous faisant comprendre qu’il a de la rage en lui.

Il a apparemment tué son beau-père violent si l’on en croit les bribes d’informations qu’on a. En tout cas, il est toujours plein de rage et n’hésite pas à s’acharner à la main sur un zombie. C’est problématique, surtout qu’il finit par blesser Elton, par accident, en le repoussant au sol. La conséquence est qu’Elton envisage plus sérieusement que jamais de faire demi-tour, désormais. Bon, il ne le dit pas et ça m’embête, ça m’aurait fait un point de Bingo Séries.

En attendant, on termine sur Iris et Silas, avec celui-ci nous informant qu’il a possiblement tué son père, finalement. Iris n’en a rien à carrer, parce qu’elle est en total fantasme sur ce type plein de sang de zombies sur le visage (euuh, y a pas des risques d’infection là ?) qui lui a sauvé la vie deux fois. Il reprend ainsi confiance en lui et le groupe peut se remettre en route après une photo de groupe prise par Elton. Soit.

Je pensais que l’épisode se terminait ainsi, mais what ? Une scène post-générique a soudain surgit. On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé dans le lycée, mais on découvre que du côté de la CRM – Civil Republic Military – les choses ne sont toujours pas glorieuses du tout. On suit ainsi une scientifique en pleine expérimentation sur des zombies, des zombies qui sont des sujet-test qu’elle n’hésite pas non plus à appeler par leur nom… de scientifique. Oups. Un certain Dr Samuel Abbott passe donc sous son observation attentive au milieu de dizaines de zombies. Est-ce là le sort réservé au père des filles ?

> Saison 1

Dix pour Cent – S04E02

Épisode 2 – Franck – 18/20
C’est tout de suite beaucoup mieux avec cet épisode qui s’en tire très bien grâce à ses talents à qui l’on confie de très bonnes intrigues. En plus, les personnages continuent d’évoluer les uns avec les autres, et l’ensemble prend ainsi une tournure beaucoup plus intéressante. Comme quoi, il suffit parfois de peu pour faire la différence.

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Spoilers

Bergues ? C’est sur quelle ligne ?

Franck Dubosc ? Oh, je pourrais m’en passer, je ne suis pas fan de cet acteur… mais en même temps, j’ai vite accroché à l’intrigue qui le voit en galère dans un film au beau milieu d’une cité. J’étais d’autant plus content que j’aime l’actrice choisie pour interpréter la réalisatrice du film, hyper juste dans ce nouveau rôle. On se marre bien, quoi… sauf quand on est Franck Dubosc.

Le tournage se passe super mal pour lui, car il se sent largué au milieu des jeunes avec lesquels il travaille. Il souhaite donc mettre un terme au tournage de ce film, mais aussi à sa collaboration avec ASK. Gabriel reste un peu sur le tournage pour voir comment ça se passe et force est de constater qu’il a du mal à s’entendre avec Dylan, l’acteur face à qui il joue et qui est demandé par Télérama pour une couverture. L’acteur tout juste promu aux César à plein de choses à gérer, mais clairement, le film avec Franck, il s’en fiche pas mal.

Pour le remotiver, Gabriel essaie donc de faire inviter Franck pour une couverture de Télérama. Le seul problème, c’est que Franck le prend mal, parce qu’il voulait juste se barrer de son projet. Gabriel s’énerve alors contre Franck, parce qu’il ne prend pas bien du tout le fait que l’acteur ne l’écoute pas. Sans trop de surprise, c’est exactement ce qu’il fallait faire pour que l’acteur souhaite rester. Gabriel est heureux de booker Franck comme acteur ; mais c’est sans compter sur Audrey Fleurot qui les quitte.

Du côté d’ASK, on apprend que Sofia a réussi son casting avec Luchini. C’est chouette pour elle. Le truc, c’est qu’à la réception, Sofia est remplacée par un certain Antoine, on verra si on apprendra à le connaître avec le temps. Le but de l’épisode est de garder quoiqu’il arrive les talents de Mathias. Andrea gère tout heureusement, parce que les talents qu’elle vise sont tous d’accord pour rester avec elle. Tous ? Pas tellement, surtout avec Mathias qui continue de foutre des bâtons dans les roues d’Andrea.

Il parasite donc son rendez-vous avec Nathalie Baye, et ça donne de bonnes choses pour la série… même si Nathalie Baye refuse finalement de bosser avec Andrea, préférant aller à Star Média, elle aussi. Pauvre Andrea. Mathias, lui, marque un bon coup et fait comprendre à sa fille comme à Andrea que ses talents continuent de passer par lui pour faire de bons choix de carrière.

Perdre Nathalie Baye et son fengshui pour remettre en forme les juristes d’ASK (qui sont insupportables de stress et de coups de téléphone), c’est un coup dur, mais Andrea obtient un bon tuyau d’Arlette pour se remettre sur pied. Avant d’en arriver là, Arlette avoue à Andrea que François Cluzet ne bosse plus pour eux, alors que Dany Boon lui aussi les ghoste légèrement. Malgré son dépit constant, elle donne de bons conseils à tout le monde, et particulièrement à Hervé. Celui-ci essuie bien des refus d’une directrice de casting trouvant ses talents trop lisses… ce qui fait qu’il décide de retrouver une fausse espagnole croisée dans le métro sur la ligne 5.

Oh, c’était visible dès le départ qu’elle était (mauvaise) actrice sur ce coup-là, mais Hervé a un coup de cœur et décide d’en faire un casting sauvage. Bien sûr, elle fait sa diva dès le départ et elle est douée pour faire péter un câble à Hervé, mais j’ai trouvé qu’ils étaient excellents tous les deux. En plus, le conseil de lui faire faire un truc courageux dans sa vie est excellent. Tout cela redonne quelques couleurs à ASK, mais pas autant qu’Arlette qui file donc à Andrea un très bon tuyau pour récupérer Dany Boon… en allant parler à son institutrice de CE2. J’ai tellement ri, mais j’ai bien aimé.

C’est surprenant de s’éloigner d’ASK, mais la série se concentre aussi sur la reconversion de Mathias et de Noémie. Les deux se mettent à bosser ensemble donc, Noémie étant chargée de développement désormais. Il reste tout de même un problème : Mathias veut continuer de se cacher vis-à-vis de leur relation. C’est assez gênant, déjà que Noémie est sa « petite assistante »… Elle se retrouve à devoir faire du boulot d’assistante pour d’autres et n’est pas ravie d’avoir Mathias qui l’appelle « chérie » au bureau, au moment d’une séance potin avec une collègue.

La pauvre est complètement ignorée de ses collègues, alors que Mathias est tiraillé entre son passé et son présent. En effet, Star Media veut récupérer Danny Boon… mais ce n’est pas dans les plans de notre producteur de trahir complètement ASK. En plus, la pauvre Andrea s’est tapé tout un repas et une tarte au sucre chez l’institutrice, alors bon. En plus, elle en a raté son rencard avec Colette. La pauvre.

Le problème, c’est que Mathias fait de même pour refiler son ancien talent à Elise de Star Media. Elle n’est pas beaucoup plus avancée dans sa vie qu’Andrea, elle. Elle est dépitée de voir qu’elle manipule tout le monde dans sa vie et elle a une bonne raison pour ça : elle n’est pas nommée à la direction de Star Media…

Pour en revenir à Franck Dubosc, j’ai tout simplement adoré son intrigue. C’est tout le problème des guests et de cette série : on ne sait jamais à l’avance si c’est top ou non, et l’artiste invité, ça ne veut rien dire. Ainsi, je n’aime pas beaucoup Franck Dubosc, mais le voir en pleine crise de confiance vis-à-vis de son boulot était intéressant, d’autant plus que ça mène à un conflit de générations qui est assez facile à résoudre, mais pas non plus résolu hors écran comme pour Gainsbourg et son ami d’enfance.

Ici, j’ai adoré la scène de la baffe de Dubosc à Dylan, j’ai aimé que le tout soit encore et toujours la faute de Gabriel, et j’ai adoré voir que ça se terminait par une réconciliation entre Franck et Dylan autour d’une simple faiblesse de comédien – le besoin de travailler sa diction pour Dylan, une faille facile à trouver honnêtement. La gueguerre entre les deux comédiens et la réconciliation comme ça, grâce à une trouvaille d’Hervé et un cliché sur la drogue, c’est hyper cliché… mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, surtout avec cette série ! L’un comme l’autre a ses failles, et ils s’en rendent compte ce qui leur permet de mettre leurs différends de côté et de se réconcilier.

Ils deviennent assez amis pour envisager une interview croisée et une couverture de Télérama ensemble… avant de se la faire voler par Tony Parker. Normal ! On sent que la série a gagné en gallon encore cette année, avec beaucoup plus de guests que d’habitude. Je me faisais déjà la réflexion en saison 3, mais là, il y a du beau monde. Netflix doit aider avec sa distribution mondiale.

L’épisode se termine sur la pendaison de crémaillère de Sofia et Camille avec plein de perruques ramenées par la nouvelle copine de Gabriel. Cela ne plaît pas tellement à Sofia… qui passe tout de même la soirée avec lui. Il y a clairement encore une bonne romance entre eux et de la tension à résoudre… mais bon, c’est très frustrant, parce qu’il est toujours aussi boulet que d’habitude. Ainsi, il se laisse embarquer par sa nouvelle copine au moment même où Sofia était partie leur chercher des verres. Il ne lui dit même pas au revoir, sérieux, ça n’a aucun sens.

Et puisque Noémie elle-même est présente à cette soirée, il y a tout de même une grande absente dans cette soirée : Andrea. Elle est même ghostée par Gabriel, mais elle peut passer sa soirée avec Elise de Star Media. Celle-ci lui fait une proposition qui risque d’être bien importante pour la semaine prochaine… le seul problème, c’est que ça fait qu’Andrea néglige une fois de plus Colette. Celle-ci lui annonce donc sans pression qu’elle a revu Eva, son ex, et qu’elle a couché avec.

Si Camille Cottin est toujours exceptionnelle dans son rôle, toute la situation est super triste avec un bébé au milieu de ce couple qui se déchire encore… Colette prend même la décision de quitter l’appartement durant la nuit. Aïe. Mais communiquez, bordel !

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