Grand Hotel (S01)

Synopsis : Le quotidien des employés et d’une famille gérant un Grand Hôtel (sans blague) à Miami Beach.

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Pour commencer, il faut noter que j’attends cette série depuis plus d’un an. Annoncée en grandes pompes par ABC en mai 2018, cette production d’Eva Longoria sent bon l’été, la crème solaire et les fortes chaleurs. Bref, elle sent bon ce 18 juin 2019 de canicule et je ne résiste pas plus longtemps que ça à l’envie de la découvrir, même si je comptais au départ me la garder pour un visionnage ce soir. Difficile de résister à la tentation de ce soap qui a tout du guilty pleasure, j’assume.

La série vient compléter encore un peu plus ma grille d’été qui ne cesse de s’agrandir ces derniers temps, avec beaucoup de saisons qui commencent enfin, après quasi un mois de vide sur les grands networks. C’est toujours pareil, la période entre la fin de saison et le début de l’été est toujours compliquée et faite de rattrapages. Maintenant, il est temps d’entrer dans le vif du sujet de cet été 2019.

Tout de suite, partons donc faire un tour au soleil avec mon avis sans spoiler – et en cliquant sur le titre, paf, vous aurez la critique complète !

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Le guilty pleasure de l’été est là et il tient déjà toutes ses promesses ! C’est un très bon soap avec une galerie de 150 personnages tous liés les uns aux autres. On se marre bien, il y a déjà pas mal de drama et un ou deux fils rouges pour nous tenir en haleine tout au long de cette première saison. Rien à redire, c’est un pilot efficace, même si ça n’invente pas l’eau chaude. De toute manière, on a plutôt besoin d’eau froide en été…
S01E02 – Smokeshow – 16/20
Ce second épisode est toujours un bon mélange équilibré entre humour et drama familiaux, avec un soap efficace, une enquête fil rouge intrigante et des personnages attachants malgré les stéréotypes qu’ils représentent. On s’amuse bien, pas de prise de tête, c’est l’été !
S01E03 – Curve Ball – 16/20
Comme tous les soaps, plus on avance, plus de nouveaux secrets et dramas se profilent à l’horizon. L’ensemble est toujours bien maîtrisé, chaque épisode avance de manière cohérente et manie assez bien l’équilibre cliché et scènes marrantes. Et à trois épisodes, on peut déjà le conclure : c’est une série qui fonctionne pour l’été, je l’espère déjà renouvelée pour une saison 2, du coup.
S01E04 – The Big Sickout – 16/20
C’est toujours efficace et certains twists ont réussi à me surprendre là où j’aurais dû les voir venir : la série réussit donc à faire en sorte que je pose mon cerveau quand je la regarde, histoire de la savourer. C’est exactement ce qu’elle est censée faire, alors c’est tant mieux. Je reste un peu frustré par la lenteur de certains développements, mais il y a tellement de personnages à gérer que ce n’est pas très surprenant.
S01E05 – You’ve Got Blackmail – 16/20
Non seulement la série est sympa et divertissante à suivre, mais en plus, elle parvient à me surprendre assez régulièrement avec des twists que je ne vois pas venir, moi qui habituellement les détecte assez bien, surtout dans ce genre de séries. Certes, je suis toujours fatigué quand je me mets devant, mais je pense que c’est plutôt un bon indicateur de la qualité de cette série.
S01E06 – Love Thy Neighbor – 16/20
Dans la lignée des précédents, cet épisode complique encore plus certaines histoires et relations alors que petit à petit toutes les intrigues finissent par s’entrecouper. Cela donc un bon micmac dont chaque rebondissement est cool à découvrir. Un peu moins surprenant, cet épisode parvient toutefois une fois de plus à manipuler ses spectateurs pour se garder quelques surprises.
S01E07 – Where the Sun Don’t Shine – 18/20
Le rythme s’accélère et les révélations continuent de pleuvoir dans ce qui ressemble fort, du côté du contenu et de la qualité des rebondissements, à une mi-saison. Je suis bien content d’avoir échappé aux spoilers et je vais éviter de reprendre du retard dans la série dans les semaines à venir : il se passe tellement de choses dans chaque épisode que les intrigues n’ont plus rien à voir maintenant avec ce qu’elles étaient à la fin de l’épisode 4. Pas le temps de s’ennuyer comme ça, et c’est tant mieux, c’est tout de même ce qu’on demande normalement à un soap !
S01E08 – Long Night’s Journey Into Day – 14/20
Même si les intrigues sont vraiment sympathiques, je pense que j’en attendais trop de cet épisode qui, du coup, a eu du mal à tout à fait me convaincre. Si l’humour est toujours au top, les rebondissements sont en revanche trop gros pour moi cette semaine !
S01E09 – Groom Service – 16/20
L’enquête fil rouge n’avance pas assez à mon goût cette semaine où c’est surtout la formule du soap qui prend le dessus, tout en préparant le terrain pour la fin de la saison qui approche. J’ai hâte d’y être, même si j’ai bien savouré cet épisode également, parce qu’il avait tout ce qu’il fallait pour ça, à commencer par de chouettes guests-stars !
S01E10 – Suite Little Lies – 15/20
Un épisode sympa dans la lignée des précédents, avec des avancées sur tous les tableaux. J’aime beaucoup la construction de la saison, car des éléments des épisodes précédents révèlent seulement aujourd’hui leur importance dans l’intrigue générale. Cela donne ainsi l’impression d’une saison solidement construite, et c’est toujours un plus. En revanche, l’intrigue plus légère de cette semaine n’était pas exceptionnelle, je trouve.
S01E11 – Art of Darkness – 15/20
C’était encore un bon épisode cette semaine, avec une bonne dose de mystère supplémentaire. Si l’on semble être chaque fois un peu plus dans le brouillard, il est évident qu’une telle avancée a pour but de nous mener aux réponses attendues. Il suffit de se laisser porter et franchement, c’est pour le moment un sans faute de la part de la série : on s’attache aux personnages et aux intrigues, c’est très chouette.
S01E12 – Dear Santiago – 18/20
Je pense qu’on tient là l’un des meilleurs épisodes de la saison où tout le monde a son rôle à jouer (ou presque) et où les pièces du puzzle s’emboîtent enfin. C’est à se demander ce qui a bien pu leur prendre tant de temps, car quelques personnages seulement détiennent les trois quarts des réponses depuis le départ. Cet épisode a déjà par bien des aspects l’allure d’une fin de saison… Je me demande comment ils vont réussir à surpasser tout ça !

Voir aussi : Performance de la semaine – Eva Longoria

S01E13 – A Perfect Storm – 18/20
C’est sans surprise qu’il y a des surprises dans ce dernier épisode de la saison qui apporte un ensemble de réponses plus ou moins satisfaisantes aux questions posées par la série. J’espère une saison 2 car il y a, comme prévu, largement de quoi la faire. C’est une série estivale que j’ai beaucoup aimé et que j’aimerais vraiment retrouver l’an prochain. Je croise les doigts !

Grand Hotel – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Le guilty pleasure de l’été est là et il tient déjà toutes ses promesses ! C’est un très bon soap avec une galerie de 150 personnages tous liés les uns aux autres. On se marre bien, il y a déjà pas mal de drama et un ou deux fils rouges pour nous tenir en haleine tout au long de cette première saison. Rien à redire, c’est un pilot efficace, même si ça n’invente pas l’eau chaude. De toute manière, on a plutôt besoin d’eau froide en été…

> Saison 1


Spoilers

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Now on a night like this, you can do one of two things : panic or drink.

Ah ben non, je proteste ! On a dit série d’été avec chaleur et soleil, pas première scène en plein ouragan, sérieux ! C’est pourtant ce qu’il se passe avec une évacuation de l’hôtel vers la salle de bal, en plein ouragan. On y assiste à une animation humoristique pour divertir les résidents de l’hôtel, de toute manière coincés dans cette salle quoiqu’il arrive.

Comme toute bonne nuit d’ouragan dans une série, la tempête n’est pas que météorologique, non. Elle est aussi le symbole d’un drama intense qui se déroule en coulisse avec la gérante de l’hôtel qui menace la chef cuisto, Skye Caribaldi, interprétée par Arielle Kebbel ! Parfait ! J’avais oublié qu’elle était là-dedans, mais de toute manière, elle n’y a pas un grand rôle : elle menace la gérante de révéler ce que son mari  Santiago a fait, puis se fait agresser dans une ruelle derrière l’hôtel, parce qu’elle était poursuivie par quelqu’un… mais qui ? Hop, on tient notre fil rouge, et c’est déjà pas mal et intrigant.

Un mois plus tard, le soleil est revenu sur Miami Beach, Santiago et sa femme attendent l’arrivée de leur fille, pas revenue depuis un moment car elle fait évidemment de grandes excuses. Elle s’inquiétait pour l’hôtel, mais son père la rassure… avant une grande annonce. Elle a aussi un frère, Javier, avec une jambe de moins, occupé à coucher avec une cliente de l’hôtel et à ne pas être ravi de savoir qu’elle reste une semaine. Notons bien sûr que la fille de Santiago, Alicia, n’est pas la fille de son actuelle femme, ex-meilleure amie de sa mère, et qu’elle a aussi une belle-sœur, Carolina, qui se marie le week-end suivant. Magique.

Pendant ce temps, Dany est embauché rapidement par la manager qui a besoin de nouveaux serveurs pour l’organisation du mariage. Il se plaint de la froideur de la manager à un autre serveur… qui s’avère être le fils de la manager. Ah les soaps ! Le fils a l’air plutôt cool et marrant, ce sera clairement un personnage qui est là pour nous faire rire.

Quant à Dany, il est bien sûr immédiatement sous le charme d’Alicia quand il l’aperçoit parmi le reste de sa famille et de ses belles-sœurs. On lui a pourtant expliqué que la seule règle est de ne pas coucher avec les invités de l’hôtel, ni avec la famille. De toute manière, Alicia a d’autres chats à fouetter : elle apprend que le futur mari de Carolina, fille de JJ qu’elle déteste, a racheté l’hôtel, rien que ça.

Tant de personnages, tant de relations familiales, c’est le bordel comme dans tous les bons soaps et c’est déjà addictif tant c’est n’importe quoi. On enchaîne vite avec de la bonne musique récente qui nous accompagne alors que Dany renverse son plateau par accident sur une super-star résidant à l’hôtel et que Carolina voulait embaucher pour son mariage. De toute manière, rien de grave : le VIP est sous le charme de la sœur jumelle de Carolina, Yoli (bon, si j’ai bien tout entendu, parce que je regarde ça sans sous-titres, j’avoue).

Celle-ci peut donc l’inviter le soir-même à la soirée de cocktail de sa sœur, alors que Javier se révèle un peu plus complexe qu’il n’y paraissait (forcément) : sa jambe en moins est un trauma, dont il se sert pour draguer les clientes (je ne crois pas tellement à son histoire de guerre). À cette soirée, Alicia se plaint à son père de la revente de l’hôtel, puis se tape un petit plongeon dans la piscine fermée, parce que pourquoi pas. Elle y fait la planche et inquiète Dany qui plonge pour la sauver… et finit par lui parler. Elle imagine bien sûr que c’est un membre de l’hôtel, pas un employé, et elle adooooore son torse. C’est bête.

Il lui donne toutefois une idée et elle décide de se rendre dans la chambre du VIP… pour mieux découvrir que Caroline a couché avec – parce qu’elle était jalouse qu’il lui préfère sa sœur jumelle. Sympa cette manière de marquer son territoire. Cela donne directement une bonne arme à Alicia, surtout la veille du mariage de Carolina et Byron.

Le lendemain, elle en parle donc à Javier qui lui conseille de gâcher le mariage, mais elle veut d’abord en parler avec Carolina. Celle-ci galère à la convaincre, mais JJ s’en charge en offrant à Alicia un collier que sa mère adorait. Ch’est meugnon… jusqu’à ce qu’Alicia comprenne qu’elle est manipulée. On en arrive donc au parfait mariage qu’elle n’hésite pas à gâcher.

Ouep, Byron est mis au courant de ce que Carolina a fait de la veille de son mariage. Il annule donc le mariage et la vente de l’hôtel, ce qui provoque une baston générale dans laquelle Dany parvient à sauver son poste. Oui, son poste était en danger : il a menti sur son CV et posait problème dès son premier jour. Dany sera donc surveillé par la manager. Le vrai problème de ce mariage annulé n’est ni tout ça, ni la relation gâchée entre les jumelles, mais le fait que l’hôtel devait être vendu car Santiago est couvert de dettes. Le mariage était un arrangement pour se débarrasser des dettes, l’air de rien. Sympa.

En parallèle, une autre employée de l’hôtel, Ingrid ?, s’avère enceinte, même si on ne sait pas de qui et que ça doit embêter le fils de la manager qui semblait être en train de la draguer. Fallait bien une intrigue de plus. Elle est donc enceinte de Mateo, dont je n’ai pas encore bien compris le rôle dans l’hôtel – avocat ou simple chef de service… peu importe, de toute manière. Il est un vrai adulte à propos de la grossesse de sa copine avec qui il n’a pas le droit de coucher : il lui propose donc de payer pour l’avortement. Pas vraiment ce qu’elle espérait, forcément.

Quand elle entend dans la chambre du boss que Javier ne se souvient jamais de ses conquêtes, elle décide donc d’en profiter et d’aller ensuite lui annoncer qu’elle est enceinte de lui. Ben oui, bien sûr. Quant à Mateo, il en sait plus que ce qu’on pensait sur la disparition de Skye, qui interroge beaucoup aussi Alicia. Et c’est tant mieux, parce que c’est l’intrigue de la saison. Ben oui, d’ailleurs, en partant de l’hôtel, Dany révèle à quelqu’un au téléphone, qu’il est là pour se venger de ce qui est arrivé à sa sœur… Skye, évidemment. Ah putain, les soaps, c’est terrible, ça faisait un moment que je n’en avais plus regardé, et ça me manquait !

> Saison 1

Euphoria (S01)

Synopsis : Adaptée d’une série israélienne, la série suit la vie d’un groupe de lycéens un peu trash : drogue, sexe, crise d’identité et réseaux sociaux sont au rendez-vous (-18, s’abstenir).

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir dit tout ce que j’avais à dire sur cette série dans le TFSA de vendredi dernier à propos des séries à voir cet été. Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner et je suis donc au rendez-vous dès ce soir, premier jour de la diffusion, pour regarder cet épisode qui dure une heure, rien que ça. Il faut donc que ce soit passionnant, sinon je risque de m’endormir ; parce que je me suis levé tôt et recommence cette folie (non) demain.

Cela dit, vu le nombre de scandales qui ont éclaté autour de la série avant même sa diffusion, je me dis qu’elle devrait avoir de quoi me maintenir éveillé en théorie… mais donc aussi de quoi me perdre, surtout après la vision finalement assez chouette du lycée dans Trinkets !

Sur ce, je vous laisse avec la critique sans spoiler de l’épisode 1 – bon, OK, c’est plutôt un bref avis – ci-dessous. Si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de l’épisode et vous aurez un résumé détaillé, avec mes opinions de temps à autres.

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.
S01E02 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravagés, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).
S01E03 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…
S01E04 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.
S01E05 – ’03 Bonnie and Clyde – 18/20
La série continue sur sa lancée et est de moins en moins évidente à regarder parce que l’on s’attache à tous les personnages, même à ceux à qui on préférerait ne pas s’accrocher. Cela donne un épisode qui oscille entre toutes les émotions, et c’est un rollercoaster à regarder. Plus dure sera la chute après tout ça !
S01E06 – The Next Episode – 17/20
C’est un sacré puzzle, cet épisode, mais ça fonctionne extrêmement bien comme toujours. Je ne suis pas fan du personnage mis en avant cette semaine, mais le reste de l’intrigue fil rouge est développé de manière intéressante. La série met mal à l’aise, elle fascine, elle intrigue et elle fait bien son boulot finalement. Certes, c’est prévisible, mais ça ne me dérange pas plus que ça dans cette série.
S01E07 – The Trials and Tribulations of Trying to Pee While Depressed – 16/20
Plus on avance dans la série, plus les épisodes sont chargés psychologiquement pour les personnages, et pas uniquement pour le personnage sur lequel se concentre son épisode. La série est toujours passionnante à suivre, car chacun est bien traité individuellement je trouve, mais il n’empêche que cette semaine, ça prend un peu trop son temps à mon goût. Bref, on nous prépare la fin de saison la semaine prochaine (déjà) et c’est frustrant.
S01E08 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

Bon, ben, pas RDV en saison 2 : celle-ci a été décalée, le tournage étant rendu impossible par la pandémie de coronavirus de mars 2020. En conséquence, la série est revenue avec deux épisodes spéciaux, rattachés à la saison 1 par OCS (et probablement par HBO), malgré une bonne année et demi d’écart avec l’épisode précédent. Je suis le mouvement, mais je vais les considérer hors saison dans la moyenne.

S01E09 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?
S01E10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

Saison 1 | Saison 2

Euphoria – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.

> Saison 1


Spoilers

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And then, the night got weird.

Oh la, je voulais être réveillé, c’est réussi dès les premières images avec un début d’épisode qu’il sera difficile d’oublié. On assiste donc à la naissance de Rue, le personnage principal, quelques jours seulement après le 11 septembre. C’est un excellent début avec une voix off très convaincante : Zendaya nous raconte l’enfance de son personnage et c’est brillamment drôle malgré une enfance loin d’être drôle.

Elle a des troubles de l’attention et est sur le spectre autistique, ce qui perturbe ses parents. Sa mère essaie de lui trouver des artistes auxquels se comparer, ce qui n’est pas brillant, et la série s’inscrit clairement dans notre monde, avec plein de références parlantes pour tout le monde. Rue grandit bien vite, s’isolant du reste du monde et ayant clairement des tendances à la dépression – et aussi une petite sœur. Pardon, tout se mélange, parce que le début d’épisode allait super vite. Je m’attendais à une série lente, moi.

Dans tout ça, elle n’a pas trop de choix pour se sentir en vie : elle se défonce. Bon, allez, je savais ce qui m’attendait en me lançant dans cette série. On a plus l’impression d’être dans un clip que devant une saison, mais ce début est extrêmement prenant : ça va vite, on est guidé par la voix de Zendaya et l’on englouti plein d’informations d’un coup. Je tiens à noter, pour m’en rappeler, que je suis content d’avoir vu cet épisode dans le noir – parce que les images sont magnifiques.

On la retrouve rapidement à la sortie d’une détox, à retrouver sa petite sœur et apercevoir une nouvelle en ville, mais elle nous explique qu’elle n’a pas envie de rester sobre pour autant. Cinq jours plus tard, elle se retrouve donc à acheter de la drogue à un enfant et faire un bad trip où elle fantasme sur la nouvelle. Tu m’étonnes que les puritains pètent un câble ! Après ça, Rue croise Nate, qu’elle n’aime pas beaucoup, acheter de la drogue.

Et encore juste après ça, Nate tombe sur la nouvelle, qu’il fait tomber. La nouvelle s’appelle Jules et finit sur son lit à chercher des rencards en ligne – beaucoup de photos de mecs nus, et finalement peu de dick pics – pour finalement trouver un « sexy daddy » qui lui plait et refuser d’aller à une soirée où sa pote l’avait invitée. À la place, elle se prépare donc pour son rencard, à coup de botox dans les fesses (edit : on me dit qu’il s’agit plutôt d’hormone vu le perso, mais comme ça reste non annoncé dans la série, we’ll see).

Le seul problème, c’est qu’on a les avertissements un peu angoissant de Rue en fond sonore qui nous indique que Jules fait le mauvais choix de soirée. Je pense que c’est un parti pris plutôt intéressant pour la série : la voix-off prend une vraie distance avec tout ce que l’on voit et elle est nécessaire pour apporter la morale à tirer de ce… traumatisme permanent qu’est la série.

Le traumatisme est d’autant plus réel qu’elle se rend en rencard avec… Eric Dane. Et il a encore pris un coup de vieux depuis la dernière fois que je l’ai vu dans une série. Il est aussi beaucoup plus nu – bon, lui ou sa doublure – puisqu’on le voit enfiler son préservatif, de manière floue, certes. La scène de sexe qui suit est dérangeante comme tout, puisque Jules en disparaît totalement, alors même que la caméra se centre sur elle.

Bref, elle est un défouloir qui s’oublie et est oublié par son « sexy daddy », qui est bien marié avec des enants, comme elle le voit sur son portable. Elle sort finalement du motel glauque et envoie un message à sa meilleure amie, trop occupée ailleurs.

En parallèle, on continue bien sûr de suivre Rue : elle a repris la drogue, mais elle a tout de même sa mère pour s’occuper d’elle comme elle peut. Elle veut la forcer à faire un test d’urine, pour vérifier si elle se drogue ou non. Pas de bol, Rue sait comment sortir de sa chambre sans se faire prendre et elle en profite pour aller chez son amie d’enfance, Leslie, qui accepte de pisser dans un pot pour elle. Et du coup, de retour chez elle, Rue parvient à endormir la méfiance de sa mère.

La série n’a aucun tabou et y va fort dès son pilot, peut-être même un peu trop fort. Je veux dire, on a quand même l’héroïne qui nous explique en toute tranquillité comment passer un test anti-drogue sans se faire prendre si on s’est drogué. Bien sûr, l’héroïne ne va pas vraiment chez Leslie, hein, mais en soirée – la même soirée que celle où était invitée Jules. Elle tombe sur les « amies » de Jules au passage, et elle se drogue à nouveau ; alors qu’elle vient juste de se souvenir de son overdose où sa petite sœur l’a retrouvée… et elle semblait culpabiliser.

Tout ça fait qu’elle s’imagine ensuite marcher au plafond. Oula. La réalisation est sacrément belle et impeccable pour le coup. Pendant ce temps, Nate organise une soirée entre mecs chez son pote Chris, qui est le seul à ne pas être torse nu avec ses petits frères jumeaux. Comme toute soirée entre mecs d’après Rue, ça finit par regarder des photos de nudes, mais pas de n’importe qui, non. Des photos de Cassie, la petite sœur toute gentille de Leslie qu’on était loin d’imaginer si dévergondée. Oui, mais c’est parce qu’elle n’est pas dévergondée du point de vue de Rue, qui nous explique que les nudes sont juste la nouvelle manière de chercher l’amour en 2019. Et c’est pour ça que je suis célibataire !

J’aimerais être en train d’exagérer, mais non. La série nous enchaîne ensuite avec le rencard entre Cassie et Chris, qui finit très vite en scène de cul, à la limite du viol. Nate lui ayant montré des vidéos pornos avec, soi-disant Cassie, il se montre en effet trop violent avec elle. Rue en profite pour une petite morale sur le porno et les scènes de violence, avant de nous montrer que ça se termine bien pour le couple qui couche à peu près normalement – mais ça, on ne nous le montre pas du coup.

La soirée peut donc continuer après tout ça : je n’ai pas encore tous les noms, mais on a clairement l’ex de Nate qui décide d’aller coucher au beau milieu de la piscine avec le premier gars qui lui plaît, juste pour faire chier Nate ; et la pote de Jules qui, pour la première fois de sa vie, décide de se lâcher un peu, parce qu’on n’est plus dans les années 80 et qu’elle ne peut, selon Jules, restée vierge. Quand je vous disais plus haut qu’elle était occupée ailleurs, c’était donc à ça qu’elle était occupée.

Le problème, c’est que Jules se retrouve seule dans la cuisine avec un Nate énervé, qui n’hésite pas à péter des bouteilles pour montrer qu’il est énervé par son ex. Il finit par s’en prendre à Jules, parce qu’il ne la connaît pas et parce que personne ne la connaît. Pour se défendre, elle attrape donc un couteau et n’hésite pas à se taillader le bras devant tout le monde.

Et c’est comme ça que tout le monde connaît la nouvelle, y compris Rue, qui est fascinée et décide d’aller à sa rencontre… pour mieux finir chez elle quand elle se déshabille et s’allonge dans son lit. En parallèle, la seule amie de Jules perd sa virginité et finit sa nuit à scroller Insta alors que Nate rentre défoncé chez lui… pour que l’on découvre que son père est le « sexy daddy » de Jules. Je m’y attendais un peu, c’était le père de Nate ou le père de celle qui venait de perdre sa virginité, au choix. Le choix est fait du coup, et ça finira probablement mal, ce que la voix-off nous suggère en permanence.

Vraiment, la voix off est la plus grosse réussite de la série, avec son esthétique, parce qu’elle permet une prise de distance intéressante. Ce recul fait du bien pour ne pas trop rester au premier degré de lecture de la série – le trash – mais pour entrer dans le second, qui est une sorte de commentaire pseudo-sociologique sur la jeunesse de la génération post-2001. Reste à voir si ça se développera de manière intelligente ou si ce sera juste un prétexte pour toujours plus de cul et trash…

> Saison 1

Capture d’écran de l’épisode — HBO / A24.

Des années plus tard, je vous confirme que ce fut développé de manière intelligente – et que j’ai bien plus accroché que je ne le pensais à la série !