Channel Zero : Butcher’s Block – S03E01

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur le 1er épisode de la saison 3 de Channel Zero

01.jpgÉpisode 1 – Insidious Onset – 19/20
Let’s go up it.

La saison s’ouvre sur une discussion à propos de légendes urbaines, n’hésitant pas à s’engouffrer dans le méta en quelques secondes et avec une actrice qui ressemble drôlement à Thea d’Arrow (la série me manque, je n’ai rien regardé cette semaine), mais une Thea qui aurait très très mal tourné en revanche, avec trop de fast-food et de Vertigo (et un oubli d’aller chez le dentiste).

Il est surtout question de la ville, avec ses graffitis et son parc devenu forêt en plein milieu de la ville. La conversation se fait entre l’héroïne de la saison et un homme lui racontant la légende de la ville, avec des escaliers qu’il ne faut jamais monter. Il le fait à travers l’histoire de deux adolescents, Kara l’intrépide et Ben, son copain le froussard, qui sont tombés sur les escaliers dans la forêt. Le copain a donc eu la bonne idée de fuir, alors que Kara a voulu monter les escaliers, puis rencontrer un « enfant » caché dans la forêt.

C’est noté : ne jamais s’aventurer dans les parcs municipaux qu’on ne connaît pas. L’enfant en question ? C’est Ben qui tombe dessus. C’est un nain avec un marteau, et il n’est pas pacifique. Vous connaissez l’histoire des trois nains ? Ils vont à la mine. Le premier prend le marteau… pardon, je m’égare totalement avec cette blague que je vous recommande si vous ne la connaissez pas.

L’humour aide à faire passer le malaise et la peur, et clairement, ce nain, je ne le sens pas du tout pour les six semaines à venir. Mais vous allez voir dans la suite de cette critique qu’il n’y a pas grand-chose que je sens, froussard que je suis.

Dans le présent, nous suivons de nouveau l’héroïne de cette saison, Alice, qui sort du bar avec l’homme et continue sa conversation avec. On apprend ainsi qu’elle s’est installée en ville il y a une semaine, avec sa sœur, Zoe.

L’arrivée en ville est intrigante, avec un accueil offert par Diane, une cinglée du coin obsédée par les ciseaux, et Louise, la propriétaire maquillée comme un pot de peinture, ancienne reporter au frère disparu. Toutes les infos sont balancées à toute vitesse, et je sens qu’un tas d’informations sont des indices sur la suite de la saison, alors je suis déjà particulièrement intrigué et pris par l’histoire.

La mère d’Alice et Zoe les appelle ensuite pour souhaiter l’anniversaire d’Alice une semaine en retard et lui demander d’être libérée de l’hôpital psychiatrique où elle est enfermée. Elle répète qu’elle n’était pas elle-même et s’excuse, mais Alice lui en veut de quelque chose et ne veut pas lui parler. En revanche, elle veut parler à Louise, l’étrange propriétaire qui aime empailler des animaux toute la journée. Alice lui parle de sa sœur, sous médicaments et en désintox, mais Louise n’en a absolument rien à carrer de Zoe.

De retour à la conversation entre Alice et l’homme qui s’avère être son employeur (oui, moi aussi, je suis un peu perdu dans la chronologie de l’épisode), on découvre enfin le fameux quartier mal famé de la ville, le Butcher’s Block, au sein duquel se trouve l’usine Peach’s Meats dont il a déjà été plusieurs fois question (le grand-père de Ben y travaillait). C’était l’usine à viande qui a permis à la ville de se construire économiquement ; mais l’usine a fermé lorsque Joseph, son créateur et patron, a mystérieusement disparu.

Nous avons droit à la présentation de base du quartier : c’est une zone de ghetto dans laquelle il vaut mieux ne pas venir seul. Ou la nuit. Bien. Le boulot d’Alice ? Assistante sociale, grosso modo, ce qui n’était pas sans me rappeler le roman (ou la série) Casual Vacancy. Son premier cas la mène donc dans cet horrible quartier où elle rencontre une mère et sa fille, cette dernière allant lui être retirée à cause de morsures.

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La saison vire dans l’inconfortable à partir de ce moment-là, avec un « enfant » (le nain, donc) coincé dans un mur et léchant celui-ci. Alice, intriguée par l’ambiance étrange de la maison, se rend auprès d’Izzy, l’enfant qui sera confié aux services sociaux, et la questionne, mais ce n’est pas l’intérêt de la scène, qui veut juste nous montrer un grand trou dans le mur de la chambre d’Izzy et nous apprendre le nom du nain : Smart Mouth. Izzy a sa cape en main après l’avoir trouvée à son arbre favori du parc. Cela ne me dit rien qui vaille pour cette Izzy.

Cette dernière enferme Alice et Nathan (l’homme du début a un nom !) dans sa chambre où Alice était persuadée que quelque chose se trouvait dans le mur. Bien sûr, on entend alors sa mère hurler en-dehors de la pièce. Bon dieu, c’est très simple comme scène, mais particulièrement bien écrit car je n’avais aucune espèce d’idée de ce qui était en train de se passer et c’est le but.

Quand Nathan et Alice parviennent à sortir de la chambre, il n’y a plus personne dans la maison et la cigarette de la mère brûle sur le canapé.

La police choisit ce moment pour arriver, police plus particulièrement interprétée par Vancyk, un officier dont le père semble assez connu, au moins par Nathan. Admettons. Bon, la police ne les croit en tout cas pas du tout sur le soi-disant enlèvement d’Izzy et sa mère, étant sûr que la mère s’est juste enfuie avec sa fille avant l’arrivée des services sociaux chargés de récupérer cette dernière.

De son côté, Zoe fait des cauchemars de la période où elle se droguait – à moins qu’elle ne se drogue dans le présent à cause des cauchemars. Elle se promène ensuite l’air hagard dans le jardin de la maison où elle tombe sur Louise, acceptant de partager son joint avec elle. Zoe lui raconte alors sa maladie, qui donne le titre à l’épisode, mais ce n’est pas bien clair.

Le soir, les deux sœurs discutent de ce qu’il s’est passé pour Alice, persuadée qu’Izzy a très bien pu aller se cacher à son arbre favori, comme elle lui a raconté. Les deux sœurs ont donc la merveilleuse idée de se rendre à nouveau dans le Butcher’s block pour vérifier cette intuition. À peine arrivées, elles tombent sur Diane qui a récupéré des ciseaux et a pu se libérer des bandages qu’elle pensait avoir aux mains, se tailladant au passage les veines parce que c’est rigolo apparemment (non).

Quand elle commence à proposer aux filles de s’en prendre à elles, j’ai juste fait pause, suis allé me re-remplir ma tasse de thé, mettre une buche dans le feu et j’ai fait quelques snaps. Oui, tout ça m’avait mis mal à l’aise, je le reconnais. On notera que regarder une série d’horreur avec du feu qui brûle c’est génial pour être dans l’ambiance, mais ça ajoute des bruits inattendus aussi quand le bois se met à craquer.

Zoe est à deux doigts de perdre son œil, mais se coupe simplement la main. Avec la peur, elle part dans un certain délire où elle voit sa mère à la place de Diane et où elle se souvient du traumatisme de l’avoir retrouvée – probablement en pleine tentative de suicide, mais ce n’est pas clair. Ah et bien sûr pour échapper à Diane, les deux sœurs s’enferment dans la maison.

Toutes les pires idées du monde ces deux-là décidément. Et ça continue : Alice sort de la maison pour partir à la recherche d’Izzy, alors que l’orage gronde.

Alice se rend au parc à la recherche de la Lady Tree où se cache habituellement Izzy. Elle y trouve une cabane. Et elle ne voit pas immédiatement que ça bouge dans son dos. Elle rencontre donc un certain Joseph, qui lui dit avoir été propriétaire du parc. Oui, ben en même temps, il s’appelle Joseph, ALLO Alice, c’est le nom de Joseph Preach. L’acteur choisi est excellent, il est aussi rassurant que flippant, et il disparaît aussi vite qu’il n’est apparu.

Zoe, quant à elle, aperçoit le Smart Mouth dans la rue et pense que c’est Izzy, donc elle lui ouvre la porte. Oh putain, oh putain, mais faut pas faire ça à mon cœur quand il est quasiment deux heures du matin. Heureusement, Smart Mouth a disparu quand elle ouvre la porte. Ou pas. Il se cache, pour mieux se mettre à courir quand Zoe le voit. Et bien sûr, elle le suit. Oh putain. Il est tellement flippant quand il court.

Il l’emmène dans le parc, au pied des escaliers. Zoe, droguée, est clairement tentée par l’idée de monter, mais le Smart Mouth est en train de déguster quelque chose au pied des marches. Elle doit se penser en train de délirer, parce qu’elle ose toucher celui qu’elle pense encore être Izzy.

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OK, c’était pas Izzy.

Nous avons donc déjà droit à un premier aperçu de ce nain qui est en fait un bébé cannibale et pas très en vie. Un bébé zombie toutefois assez malin, rapide et fort ? Encore un truc qui ne me dit rien qui vaille, oui. Smart Mouth récupère son marteau pour s’attaquer à Zoe, mais il est rappelé par un monstre sans peau tout à fait terrifiant lui aussi. Et ils disparaissent en haut des escaliers.

Le lendemain, Zoe retrouve une Alice soulagée de découvrir sa sœur en vie, mais elle décide de se barrer de la ville au plus vite. Dommage, j’accrochais plus à son personnage quand même. Elle nous apprend en plus qu’elle a une maladie héréditaire et qu’Alice a le même âge que Zoe et sa mère quand elles ont découvert qu’elles étaient malades.

Les deux sœurs se séparent énervées, Zoe décidant d’aller prendre le bus. Ce n’est pas la meilleure idée car elle y est seule. C’est parfait pour se faire enlever. Elle tombe sur Joey, un homme assez vieux ravi de la rencontrer… et de s’essuyer la bouche avec un mouchoir qui semble plein de sang. On s’arrête là pour cette semaine, mais alors le mystère m’a complétement happé.

J’ai énormément de mal avec l’actrice jouant Alice et personne que je n’aime vraiment dans le casting, ce qui est gênant par rapport à la saison 2, mais en revanche, l’épisode est tout bonnement excellent dans son écriture et son rythme. Je ne vais pas dormir tout de suite.

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L’annonce de la saison 8 de Suits

Salut les sériephiles,

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J’abandonne l’idée de la semaine Harry Potter, mais pas les articles que j’avais prévu pour autant ; je trouverai bien l’occasion de les caser – ne serait-ce que sur ma semaine de concours où je ne pourrai pas suivre l’actu. Et je ne la suis pas non plus aujourd’hui pour revenir à une news qui a bouleversé le monde des séries de l’an dernier : l’annonce d’une saison 8 à Suits.

Résultat de recherche d'images pour "suits rachel mike"En soi, c’est une excellente nouvelle et je ne dirais pas le contraire ; mais cette nouvelle a été annoncée en même temps que la confirmation de la rumeur persistante du départ de Patrick J. Adams, accompagnant celle de Meghan Markle. Autant dire que Suits sans ces deux-là, ça me laisse quand même carrément perplexe, surtout que la série a déjà perdu une partie de son casting durant la saison 6 (spoilers, donc) avec le départ d’un personnage-clé. Oui, je développe un peu cette phrase histoire de laisser le temps aux gens qui ne veulent pas être spoilé de s’en aller, donc voilà, partez et arrêtez de céder à la tentation. Du coup, Harvey, Donna et compagnie ont déjà dit au revoir à Jessica et même si celle-ci n’arrête pas de faire des allers retours dans la série, ce n’est pas fait pour durer.

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Ma réaction à chaque fois que je lis des news sur Suits en ce moment.

En effet, elle aura l’an prochain sa propre série, et l’épisode final de la saison 7 était censé être un « backdoor pilot », un épisode test pour voir ce que donnerait sa saison. Si on y ajoute les départs de Rachel et Mike, ça devrait être un épisode sacrément chargé.

Si ces départs m’ont laissé sceptique, les news ont continué de nous spoiler tout le futur de la série – non parce qu’on en est qu’à la mi-saison 7 qu’on connaît déjà limite le contenu de la huit, foutage de gueule bonjour ! – et ça a eu tendance à rassurer quelque peu. Pour compenser cet hémorragie, la série nous a concocté une belle surprise : elle a tout simplement embauché Katherine Heigl.

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Si celle-ci a certes pris un coup de vieux depuis ses heures de gloire dans Grey’s Anatomy, il n’empêche qu’elle reste une bonne actrice avec quelques fans capables de regonfler un peu les audiences… ou pas, comme sa dernière série a été un pur échec.

Non parce que dans le fond, le vrai risque de cette saison 8 est qu’elle se casse les dents. Sans ces personnages phares, j’ai du mal à voir comment la série va réussir à se réinventer et rester intéressante. Résultat de recherche d'images pour "once upon a time"Je sais aussi que ça ne veut rien dire : Community ou Once Upon A Time ont parfaitement géré leurs transitions côté scénario sur leur saison 6 et 7 respectivement… mais pour mieux être annulées aussitôt ensuite.

Bref, pour moi, ça fait un moment que la série ramait dans les mêmes eaux et perdaient en intérêt, donc je vois dans ces départs l’occasion de relancer la série, mais je ne peux m’empêcher de me dire que c’est surtout très mauvais signe pour sa survie à long terme. Du coup, je crois que j’aurais encore préféré une jolie fin de série plutôt qu’une dernière saison en souffrance sans son couple-phare.

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MENTEUSE

Et puis, bon, on va encore dire que je ronchonne ce matin, mais soyons honnêtes : la base de Suits, c’est le duo Mike/Harvey. Je vois mal comment la série peut se relever de ce double départ, même avec Katherine Heigl (non, je n’ai pas lu les infos sur son rôle, je veux me garder des surprises !).

Black Lightning – S01E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Black Lightning.

03.jpgÉpisode 3 – LaWanda : The Book of Burial – 15/20
I don’t mind people believing in God. They just can’t believe they can take back the streets.

L’épisode reprend sur l’enterrement de LaWanda, forcément, le titre l’indiquait assez clairement. Bon, ça se termine par un pasteur qui s’énerve contre le gang des 100 et dont on sent tout de suite qu’il va mal finir. Déjà, il s’attire les foudres de la police, et s’attirer les foudres de la police, c’est s’attirer celle de Black Lightning.

Le problème, c’est que Jeremiah, le pasteur, est sûr que Black Lightning est revenu en réponse à ses prières. Cela lance Jeff dans une grande réflexion métaphysique sur le fait qu’il s’est possiblement planté en revenant. Il interroge Gambi sur le sujet, mais celui-ci préfère le voir s’entraîner à une sorte de Laser Quest simulant une attaque.

De son côté, Anissa ne se rend pas à l’enterrement pour s’entraîner et révéler son pouvoir. Elle n’y parvient pas immédiate, s’énervant contre une machine à laver, pour le principe. Si ça ne fonctionne pas tout de suite, elle finit par maîtriser sa respiration, et paf. Et pendant tout ce temps, elle se filme, ce qui est probablement la pire des idées. Il faudrait parfois que les personnages de séries prennent le temps de regarder des séries eux aussi, ça les aiderait.

Elle s’amuse à regarder sa vidéo n’importe où, y compris la bibliothèque où elle fait des recherches sur les mutations génétiques et rencontre Grace. Grace ? Une bibliothécaire sexy qui n’hésite pas une demi-seconde à draguer Anissa qui, en même temps, lui mate le cul en prétextant s’intéresser à un comic qui traîne par là.

Bien sûr, cela complique les choses avec sa vraie copine, surtout quand elle se déguise en Catwoman pour aller à une soirée avec Grace. Les photos instagram mènent à une rupture entre les deux et on ne retiendra donc jamais vraiment le nom de la première copine d’Anissa.

Pendant qu’Anissa s’amuse avec ses pouvoirs, Jennifer découvre que son copain est puceau et trouve ça cool car elle est vierge aussi. Une série CW, donc. De manière pas crédible du tout, Jennifer en parle ensuite à ses parents, pour leur dire qu’elle est prête à faire l’amour (admettons) et qu’elle le fera le dimanche après-midi suivant (ben voyons). Bon, ça donnait un bon humour, au moins.

En revanche, elle en veut à Anissa de ne pas avoir été là pour la soutenir dans ce moment. Du côté des parents, Lynn envisage de reprendre la garde de ses filles, parce qu’elle ne veut pas les voir vivre ce qu’elle a vécu quand elle s’inquiétait pour son mari de Black Lightning. Pourquoi pas.

Du côté de Jeff, on enchaîne sur une scène particulièrement gênante où il s’en prend psychologiquement au copain de sa fille, Khalil. C’était marrant malgré tout.

Enfin, le grand méchant de la saison, qui s’appelle donc Tobias, a pour alliée/patronne, Lady Eve. Celle-ci pourrait pourtant passer pour une grande gentille très souriante, mais bon, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Tobias a ensuite pour but de récupérer le contrôle des rues, une intrigue pas franchement passionnante, mais qui fait flipper quand toute la paroisse décide de marcher dans les rues pour réclamer la liberté. On sait très bien que ça finira mal.

Black Lighting arrive à temps pour arrêter un premier tireur et sauver tout le monde. C’est en tout cas ce que ces imbéciles pensent : ils se mettent donc à chanter… Jusqu’à ce que la nana qui accompagne toujours Tobias sorte un joli pistolet qui permet de tirer, en un seul coup, sur le révérend (zut je pensais qu’il était pasteur) et sur le copain de Jennifer. Bim.

On reste en suspense sur son sort un bon moment, juste assez pour voir Gambi détruire les vidéos montrant Tobias (oh oh ?) et Lynn parler avec Anissa lui informant qu’elle a rompu avec Chenoa (j’ai son nom !) pour lui cacher que ce qui l’inquiète vraiment, ce sont ses super-pouvoirs. Finalement, on apprend que Khalil s’est fait toucher à la colonne vertébrale et risque de ne plus jamais marcher. Voilà qui est inattendu comme développement. Un peu inutile aussi, je dois dire.

Oh et la mort de Lala ? Tout le monde s’en contrefiche finalement, personne ne la mentionne. C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…

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Scandal – S07E10

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du dixième épisode de la dernière saison de Scandal.

10.jpgÉpisode 10 – The People v. Olivia Pope – 13/20
I’m not admitting I was wrong.

J’entame cet épisode en marchant à reculons, rien qu’avec son titre qui ne dit rien qui vaille, mais j’ai ri presque juste après avoir fait play : Olivia et Fitz ? Non merci. Ils font leur petite vie de couple comme si Olivia n’avait pas tué Quinn (bon, OK, elle ne l’a pas tué). Le bonheur est dans le Vermont, mais c’est de courte durée.

Liv tombe en effet directement sur Huck… mais aussi David, Abby et Marcus. C’est pire qu’une intervention, parce que c’est en fait un procès, où elle n’a pas de téléphone ni de possibilité de se barrer. Et pour la première fois, Olivia finit à court de réponse. Alléluia. Il faut reconnaître en même temps qu’elle était en train de les accuser de leur maux passés un à un.

Bon, la réponse logique d’Olivia est d’aller s’enfermer dans sa chambre, à travers la porte de laquelle tout le monde va tenter de lui parler dans ce qui s’annonçait dès le départ comme un très long épisode. On commence le défilé par Abby, enfin convaincu de la culpabilité de Liv grâce à la clé USB (un enregistrement audio de la conversation Olivia/Quinn) et on la continue avec David lui faisant la liste des méfaits qu’elle a commis. Et oui, c’est aussi long que la série.

La série nous épargne heureusement la scène de Marcus, qui préfère aller boire une bière avec l’ex président des États-Unis, normal. Celui-ci lui raconte son goût du silence pendant son adultère, c’est mignon comme tout – ou pas.

De son côté, Huck déprime une bonne partie de l’épisode et aimerait retrouver l’ancienne Olivia, quitte à passer la journée assis par terre dans le salon. Il finit par apporter de la nourriture à Olivia, ce qui permet la première vraie confrontation de l’épisode. Elle espère bien le faire changer d’avis et obtenir son aide pour s’enfuir, parce qu’après tout, il est son premier gladiateur, mais Huck n’est pas assez idiot pour se laisser manipuler comme ça. Il refuse d’aider Olivia et l’envoie balader. ALLELUIA.

C’est ensuite au tour de Fitz de parler à Olivia à travers la porte et tenter de lui faire comprendre qu’elle a tort. Elle refuse de le voir, cependant et s’emmure dans son silence. Finalement, ce n’était pas plus mal quand elle parlait.

La nuit passe et au matin Olivia refuse toujours de reconnaître qu’elle avait tort, mais accepte de démissionner et de laisser Jake démanteler le B613. Si tout le monde la croit… ce n’est pas mon cas. Purée, je suis du genre à ne pas aimer avoir tort, mais alors elle, elle en tient une couche et elle n’est pas aidée par son entourage qui d’un coup se met à reconnaître qu’elle fait la bonne chose. Pff. Allez, j’y reviens en fin d’épisode, parce qu’il se passe d’autres choses à côté.

En effet, alors que Charlie tente de tuer Papa Pope, Quinn débarque et l’en empêche, parce que papa Rowan est gentil et il offre des peluches dinosaures à Robin (non, je déconne, cette partie-là, c’est de la théorie – mais on doit en être pas loin). Charlie est heureux de voir Quinn en vie pour dix secondes à peu près, avant d’en vouloir logiquement à celle qui est toujours sa fiancée.

Finalement, il a le droit de rencontrer Robin et d’assister à la scène la plus débile de toute la série, surpassant celle des dinosaures de la semaine dernière : Quinn et Rowan chantant du Britney Spears pour calmer Robin. Et si ça durait deux secondes, ce serait marrant, mais non, ça dure tout un couplet et un refrain, et cette fois, ce n’est pas moi qui déconne. Non mais vraiment. J’ai d’abord ri, mais si le ridicule ne les tue pas, ça finit par tuer et la crédibilité de la série/des acteurs, et l’humour de la situation.

Après tout ça, Charlie souhaite récupérer Quinn, sa fille et se barrer. Seulement, personne ne l’entend de cette oreille, à commencer par papa Pope, mais aussi Quinn qui sait très bien que la justice qu’elle veut ne pourra se faire du jour au lendemain. Elle demande donc à Charlie de se barrer pour que tout le monde continue de la penser morte.

Et sans la moindre trace de logique, Charlie s’exécute, mais pas avant d’avoir droit à un ridicule cours de paternité offert par… Papa Pope, bien sûr. Pauvre Robin elle est mal barrée dans la vie.

Enfin, dans la dernière intrigue de l’épisode, Cyrus se rend auprès de Mellie pour lui apprendre qu’Olivia Pope est responsable de la mort de Rashad et Quinn. Joie. C’est très jouissif à voir car Mellie récupère enfin du pouvoir, y compris et à commencer par du pouvoir sur Jake. Alléluia. Comme elle lui rappelle qu’il n’est que le chien d’Olivia, il se rend menacer Cyrus de mort… ce dernier lui apprend qu’il n’est qu’un bébé pas très terrifiant. Décidément, c’est un épisode qui veut me faire rire.

Mellie n’a même pas envie de s’en prendre à Olivia : elle veut juste comprendre ses raisons. Cyrus analyse assez justement que Mellie a peur de faire son job sans Olivia. Pourtant, ça fait quatre épisodes que ça dure. Enfin bref.

De son côté, Jake se metà partir à la recherche d’Olivia, ce qui n’est pas si simple. Il s’infiltre dans l’appartement d’Olivia absolument pas gardé… pour découvrir qu’elle n’y est pas. Contrairement à Mellie, qui veut enfin des réponses sur la mort de Rashad et les obtient. Elle ne pouvait pas « garder les jambes fermées », donc il devait mourir. Bien. J’ai l’impression que toutes les avancées féministes du précédent épisode de Grey’s Anatomy viennent d’être détruites en une réplique de Jake, qui a su bien choisir ses mots, clairement.

Bon, Mellie s’en défend parfaitement bien… le lendemain. En tout cas, très clairement, ses retrouvailles avec Olivia vont être rigolotes. Sans trop de surprise, Jake retrouve Olivia dans son appartement et couche avec, à l’heure où Olivia devait démissionner. Bien sûr, elle ne démissionne pas et ils sont tous déprimés de s’être laissés avoir comme des bleus.

Je veux dire, c’était tellement évident. Ils sont tous tellement mauvais, je leur laisse pas mon pays moi (bon OK, je ne dirige pas un pays). Si Olivia est persuadée de garder un ami en Jake, elle commence dès le lendemain par lui donner un ordre, celui de faire peur à Mellie. C’est complétement con et il la trahit presque aussitôt en passant une alliance avec Mellie. Il prend donc la place d’Olivia à la Maison Blanche alors que tout le monde comprend que Liv ne peut être arrêtée.

L’épisode se termine sur la promesse d’une confrontation entre Olivia énervée et une Mellie à la tête de bouledogue. Et ce n’est pas un compliment pour elle qui joue mieux que ça d’habitude – là, on dirait une parodie.

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