NCIS S19E12 (express)

Épisode 12 – Fight or Flight – 13/20
Si j’aime le personnage au coeur de cette intrigue, il n’y avait quand même pas grand-chose pour me plaire dans le format de l’épisode et pour son intrigue. C’est convenu, nécessaire, un peu trop en retard et réussi malgré tout.

Spoilers

Nick fait-il des combats clandestins pour passer ses nerfs ? Le suspense est à son comble.

Quel dommage, ce début d’épisode ! On essaie de nous faire croire que Nick va perdre un combat de boxe dont on sait très bien qu’il sortira vainqueur de toute manière, et on tente au passage de nous faire envisager que non, ce n’est pas parce qu’il est sous couverture qu’il se retrouve à combattre dans ce qui ressemble fort à un ring clandestin.

Vraiment, quelle surprise de découvrir que finalement, il n’en était rien et il était bien sous couverture… On s’y attendait d’autant moins que ce n’est pas du touuuuuut ce que NCIS Hawai’i a proposé comme structure d’épisode il y a une semaine. Et franchement la comparaison n’est pas à l’avantage de la série-mère, en plus, parce que je crois que je préfère Lucy à Nick, désolé Nick. 

Concrètement, l’idée de revenir sur le personnage de Nick pour nous montrer tout son mal-être après le départ de Bishop et l’abandon de Gibbs est une vraie bonne idée. Cela se fait tardivement dans la saison, mais un peu comme Kasie et son flingue, ça avait été suffisamment suggéré précédemment pour donner l’impression d’une vraie évolution. C’est en revanche tout ce qu’il y a à retenir de l’épisode, et j’en retiens que c’est fait vraiment « à l’américaine », avec une exagération peu flatteuse pour le personnage de Nick.

Genre, qu’il soit en déprime, pose des lapins à ses collègues et veuille se battre, j’entends. Qu’il soit prêt à se laisser frapper et envisager de mourir sur un ring clandestin sous couverture, ça n’a juste aucun sens. Evidemment que tous les personnages s’inquiètent pour lui et sont là pour lui ? Evidemment que ça n’a pas de sens de se transformer en punching ball ? C’était d’une lourdeur. La seule vraie réussite dans cette intrigue était finalement la présence de Jimmy.

Son discours à la fin était très beau et permettait de remettre les choses dans leur contexte, tout en offrant une perspective sur le deuil de ce personnage qui en a bavé aussi et en nous rétablissant la situation pour que le prochain épisode se déroule sans qu’il ne reste la moindre conséquence de ce que l’on venait juste de voir. C’est un peu dommage, tout de même. Dans quel monde est-ce qu’on laisse Nick rentrer chez lui avec un flingue et enquêter pour le NCIS après ce qu’il vient de se passer sur le ring ?

Dans celui des séries américaines, assurément. Et c’est tout ce qu’il y avait à retenir de l’épisode, avec peut-être la relation Parker/Vance qui continue de se développer. Le but est encore d’en faire un nouveau Gibbs qui s’entend tout aussi bien avec son patron sans trop chercher à créer de nouvelles dynamiques pour la série. C’est dommage. On perd aussi les blagues sur l’application alors que ça aurait pu être sympa…

En ce qui me concerne, je continue en revanche de shipper Jimmy et Jessica. Je me demande s’ils oseront aller sur ce terrain-là. Ce serait super sympa de changer un peu la formule pour une fois… surtout que ça manque clairement d’un will they/won’t they depuis ce début de saison, et ne manque à personne. Ou en tout cas pas à moi.

Voilà donc pour cet épisode : je me rends compte que je n’ai plus aucune idée de l’enquête en elle-même, parce que j’ai trouvé que c’était lourd. On nous introduit tout de même un agent qui ne sert qu’à compléter la couverture de Nick et McGee puisque Knight ne pouvait pas le faire. Cette dernière semble avoir vite oublié qu’elle n’était pas de la team A il n’y a pas si longtemps d’ailleurs, et à vrai dire, j’aurais aimé voir nos agents confrontés au fait qu’ils n’étaient plus la meilleure équipe depuis le départ de Gibbs… mais bon, les scénaristes ne peuvent pas se permettre ça.

Je ne sais pas ce que ça donne niveau audience, mais je trouve que la série est trop dans sa routine ces derniers temps, ça reste convenu par rapport à la saison 17, et mieux que la 18, mais ça, ce n’est pas compliqué !

Resident Alien est de retour : le récap de la saison 1

Resident Alien (S01)

Synopsis : Après s’être posé en catastrophe sur Terre, un alien doit prendre l’identité d’un homme pour passer incognito. Il se retrouve malgré tout bien rapidement lié à l’enquête sur la mort mystérieuse du docteur d’une ville du Colorado.…

Salut les sériephiles,

Il y a un compteur sur le blog depuis un peu plus d’une dizaine de jours alors ce n’est une surprise pour personne : aujourd’hui, Resident Alien revient pour sa deuxième saison. Et j’ai beaucoup trop hâte de la regarder !

Voir aussi : Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Critique Resident Alien : Alan Tudyk prend ses quartiers sur Terre (et sur Syfy)

Comme d’habitude, je n’affirme pas que je vais me tenir à jour et la voir dès ce soir en rentrant du travail, mais je voulais quand même proposer le résumé de la saison 1 dans les temps pour ceux qui seraient plus ponctuels que moi. En attendant que Syfy France diffuse à son tour le début de cette saison 2, voilà en tout cas un bref rappel d’où la saison 1 s’arrêtait.

Voir aussi : Toutes les critiques de la saison 1

Resident Alien Saison 2 - AlloCinéL’humanité était sauvée !

La dernière scène de la saison nous révélait, et c’est le plus important, qu’Harry réussissait bien à quitter la terre, en grande partie grâce à l’aide d’Asta.

Bien qu’ayant découvert la véritable identité de l’alien, elle a tout fait pour lui venir en aide et est restée une amie/flirt fidèle, c’est plutôt cool. Elle regardait donc son vaisseau s’envoler vers de nouvelles aventures loin, très loin, de se douter qu’à l’intérieur de celui-ci se trouvait également… Max !

Le gamin s’était caché dans le vaisseau pour éviter quelques coups de feu en direction majoritairement d’Harry, cet extra-terrestre qui voulait détruire la planète mais s’est laissé convaincre par Asta de ne tuer personne, parce que c’était chouette d’avoir des amis.

Harry n’a pas fini de regretter d’avoir laissé l’humanité en vie après ça

Vraiment, je vous jure qu’il va en vouloir à Asta, ce n’est pas possible autrement. Cela faisait une fin efficace : avec Max dans le vaisseau, on sait qu’Harry n’aura pas d’autres choix que de revenir sur Terre, non ? Je n’ai rien vu concernant cette saison 2, aucune image et pas même la lecture du moindre comics, j’ai donc hâte de pouvoir la commencer pour savoir ce qu’il en sera.

Des pistes pour la saison 2

J’imagine que Ben et Kate, les parents de Max, vont être morts d’inquiétude. Cela devrait ré-éloigner Ben de D’Arcy, et ça vaut mieux. D'arcy Bloom | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirD’Arcy, la meilleure amie barmaid d’Asta, avait eu une belle évolution en cours de saison 1, mais la fin ne lui rendait pas trop service : elle finissait en effet la saison quelque peu trahie par Asta. Cette dernière ne lui révèle pas le secret d’Harry, bien sûr, mais elle laisse aussi l’impression à D’Arcy qu’elle a aidé Harry à transporter un cadavre. Bon, le cadavre en question, c’était Harry, mais D’Arcy ne risque pas de le savoir.

Elle ne sait pas grand-chose, finalement, même si elle joue la tante cool avec Jay, la fille biologique d’Asta, toujours brouillée avec elle.

J’ai hâte que Darcy en apprenne plus, parce que l’actrice est une mine d’or côté comédie !

Après, D’Arcy n’est pas celle qui en sait le moins : le pire reste le shérif qui se laisse balader depuis le début de la série, alors même qu’il a une Liv hyper efficace comme coéquipière. Je suis curieux de voir comment avancera l’enquête sur le pied retrouvé ou comment l’agence gouvernementale va encore se mêler de tout ça, avec la coéquipière de Richard cherchant toujours à le tuer.

max the resident gif | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirVoilà pour un tour rapide des intrigues entamées en saison 1. Il y a plein d’autres petites pistes possibles, mais soyons honnêtes, je me rends compte que si j’ai adoré la saison 1 et que j’attends impatiemment la deuxième, j’ai quand même oublié un tas de choses de l’ambiance et des twists de la série. Je ne l’avais pourtant pas vue en binge-watching. Je sais donc qu’elle fait une série hebdomadaire sympathique, et je l’ajoute à ma longue liste interminable de séries à voir en cours de semaine.

février 2021 – Just One More Episode

Et je vais encore m’étonner d’être en retard après… Bonne journée à tous, et surtout, bon épisode !

How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.

Ces films français actuellement en salle

Salut les cinéphiles,

La semaine dernière, j’ai mis de côté le brouillon de cet article parce que l’actualité était triste, mais il est peut-être temps pour moi de rentabiliser mon abonnement cinéma et de vous parler des films encore en salle que j’ai vus récemment au cinéma. Bon, il y a uniquement des films français, ça change beaucoup de ce que je regarde d’habitude, mais il se trouve que je suis à proximité d’un cinéma qui ne passe beaucoup de cinéma en VO. Bref, pour rentabiliser à fond, il me faut de la VF, et comme je n’aime pas la VF, il me faut des films français. Ceci étant dit, on a des bons films français en ce début 2022. La preuve !

En attendant Bojangles

Entre eux, c’est toujours la fête, toujours des histoires imaginaires, magiques, vertigineuses. Ils mènent leur vie en dansant sur Mr Bojangles. C’est un couple atypique et terriblement attachant.

undefinedJ’ai entamé mes visionnages cinéma de l’année par ce film, et je ne l’ai pas regretté. La promo abusive sur les quais des gares de banlieue parisienne a été efficace : à force de voir Virginie Efira que j’adore et Romain Duris tous les matins à plusieurs reprises, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter ce film.

Je n’en savais rien du tout avant d’aller à la séance et je n’ai jamais lu le livre, donc j’étais incertain de ce que ça allait donner. Quand je vois les synopsis officiels, je me dis que personne n’en sait jamais rien, cela dit ; et j’ai dû improviser le synopsis ci-dessus.

Pendant un bon moment, j’ai même cru que je n’allais pas aimer le film parce que j’ai eu du mal à entrer dans le film : je ne comprenais pas trop le jeu des acteurs qui me semblait mécanique.

En fait, tout était calculé par rapport à la métrique et la poésie du texte, très particulière, mais aussi particulièrement savoureuse pour un littéraire.

Une fois embarqué par le film et par sa musique envoutante et entêtante de Mister Bojangles par contre, c’était dur d’en décrocher et j’ai écouté la BO du film un bon nombre de fois tout de même. Romain Duris est toujours un excellent acteur, tout le casting est excellent, mais Virgine Efira est particulièrement exceptionnelle ici. Je crois que c’est vraiment son meilleur rôle !

Le film est particulièrement bouleversant et je ne peux que trop le conseiller. La principale critique que j’ai pu lire dessus est qu’il n’ose pas assez nous faire voyager avec ces personnages, mais je trouve au contraire que le parti pris est incroyable parce qu’il permet justement de mettre en avant les acteurs et leur imagination sans jamais succomber à la facilité des effets spéciaux.

En fait, ce film est un coup de cœur je crois, principalement parce qu’il était une bonne surprise et qu’il a su m’embarquer. Alors, évidemment, j’aurais beaucoup à redire de la fin et on peut en parler en commentaire si vous l’avez vu, mais je ne vais pas spoiler ici.

Adieu Monsieur Haffmann

Les Allemands envahissent Paris. Monsieur Haffmann met à l’abri sa famille et reste une journée de plus pour confier sa bijouterie à son vendeur… Il va rester alors coincé dans un Paris occupé par les nazis.

Adieu Monsieur Haffmann - film 2020 - AlloCinéEh, je m’en doutais, mais j’ai eu beaucoup de mal avec ce film. C’est une jolie reconstitution historique et un film étouffant par son ambiance de huis-clos qui n’en est pas un du tout… mais l’ensemble est largement sauvé par Sara Giraudeau qui est une excellente actrice et brille dans son rôle d’épouse en souffrance.

Là aussi, j’ai eu beaucoup de mal avec la fin du film, et cela s’explique surtout parce que, malheureusement, il laissait un nombre incroyable de pistes ouvertes. Je déteste les films qui me font m’intéresser à des personnages pendant deux heures pour laisser sur une fin ouverte. Alors bien sûr, ce n’est pas si ouvert que ça… mais le sort des personnages principaux n’est pas scellé quand commence le générique de fin – une période se termine, soit, m’enfin, je veux en savoir tellement plus sur eux.

J’en oublie presque d’expliquer ce que je pense de ce film. Concrètement, c’est une vraie bonne surprise, mais une surprise qui dérange aussi : le film nous rappelle bien ce qu’est l’occupation et les choix horribles qu’elle imposait à certaines personnes. En pleine période électorale, elle tend un miroir dérangeant par moments, je trouve, parce que l’on voit bien que l’occupation s’est imposée aux parisiens qui restaient tous dans la certitude que rien de bien négatif ne pouvait leur arriver. Cela donne parfois envie de crier aux personnages de se bouger, c’est terrible.

Autrement, j’ai accroché aux trois personnages principaux, et je ne m’y attendais pas du tout.

Pour le coup, je ne suis pas fan des acteurs de ce film, mais j’ai trouvé qu’ils arrivaient à être juste dans ces rôles plutôt historiques. L’histoire proposée ici est belle, avec un bon message sur l’altruisme et la nécessité de ne pas oublier que l’autre est humain. Et j’en profite donc pour changer de film, parce qu’au fond, c’est aussi le thème du film suivant.

Presque

Par la force des choses, deux hommes se retrouvent à prendre la route de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard.

Presque - film 2020 - AlloCinéLa bande-annonce tournait en boucle depuis la mi-décembre dans les cinémas, et j’avoue que j’étais curieux de ce film qui semblait très bien, mais dont les répliques me dérangeaient parfois. Finalement, c’est un joli voyage que proposent les scénaristes, avec une ode à la tolérance, évidemment. En effet, Igor, l’un des deux personnages principaux est handicapé, mais ça n’empêche pas du tout une jolie amitié de se lier.

Le film est très inspirant, en tout cas. Les sujets traités sont loin d’être faciles et sont même plutôt lourds, mais ça fonctionne à merveille : le synospsis parle de deux hommes. L’un est croque-mort, l’autre handicapé. La vie les fait se rencontrer au détour d’un accident… et ça donne un très bon film, abordant à demi-mots des sujets trop souvent tabou.

Le deuil, le décès, l’acceptation de la mort, mais aussi du handicap, le regard de l’autre, la question du désir… Il n’y a pas vraiment de tabou dans le film.

Pourtant, à aucun moment ne domine cette impression d’aborder un sujet tabou. Oh, il y a bien une scène qui se démarque et est un peu abusée côté nudité, mais j’en comprends l’utilité et le message, alors je ne vais pas en tenir rigueur au film – puis, je ne vais pas jouer au prude alors que je regarde Euphoria, c’est juste que je ne l’attendais pas dans ce film vu le style.

Côté casting, c’est une vraie réussite : Alexandre Jollien sait rendre son personnage attachant et le commentaire qui est fait sur le handicap fonctionne dans l’ensemble. La scène avec les policiers est en trop par contre, alors qu’elle était efficace dans la bande-annonce. Dans le film, je la trouve… gênante, en trop. Tant pis. En ce qui me concerne, la plus grosse révélation fut Bernard Campan qui est génial dans le film.

J’ai adoré le personnage de Louis, ce qui aide bien, parce que je trouve son travail fascinant tout de même – comme beaucoup – et parce que je me dis quand même que c’est profondément humain comme métier. Ce ne devrait plus être un tabou (et ça finit par l’être avec une coupe surprenante en fin de film). Tout semble glisser sur le personnage, c’est vrai, et l’acteur le joue bien.

Bien sûr, c’était aussi un véritable plaisir de retrouver Tiphaine Daviot dans ce film. Il faudrait vraiment que je prenne le temps de regarder Marianne parce que j’aime beaucoup cette actrice que j’avais eu l’occasion de croiser au Comic Con pour l’avant-première de Dark Stories. L’occasion de vous dire qu’elle est aussi sympathique et bienveillante qu’elle en a l’air à l’écran, et que son rôle semble presque sur-mesure par moments.

Bref, un bon moment, très divertissant. Ce ne sera sûrement pas mon film de l’année, là aussi, je n’aurais pas dit non à une scène de plus pour conclure sur le personnage de Cathy, mais c’était top. Et la dernière scène est magnifique, mais je n’en dirais pas plus !