A Monster Calls (#30)

Salut les cinéphiles,

Oui, finalement, je reparle à nouveau d’un film aujourd’hui, parce que j’ai terminé hier soir un film que j’ai beaucoup aimé, encore. Ce n’est pas exactement un coup de cœur car il a trop de longueurs à mon goût, même si les longueurs se justifient toutes dans les dernières scènes, mais j’en ai beaucoup aimé le message, assez original pour un film (partiellement) américain. Le partiellement a son importance, je cherchais à voir un bon film espagnol à l’origine – mais justement, un film d’origine partiellement hispanique avec Sigourney Weaver, ça a attiré mon attention.

Pin en Tattoos and body artLes connaisseurs et les plus cinéphiles sauront déjà que je parle de A Monster calls. Ceux qui ont lu le titre de l’article aussi. En espagnol, le film à un titre encore plus juste : Un Monstruo Viene a Verme. En français en revanche, on perd tout le délire du monstre pour éviter d’être dans la catégorie film d’horreur, et ça s’appelle Quelques minutes après minuit. Quand on voit le film, ça a du sens, mais franchement, dans le genre trahison de l’intention originale, ça se place là. Et en parlant d’intention originale, il faut noter que tout ça est inspiré d’un roman… Que je n’ai pas lu. Peut-être un jour, cela dit, ça m’intrigue.

Bon, l’histoire du film, peut-être ? Il est question de Conor, un petit garçon dont la mère est malade – même si on ne sait jamais exactement la maladie qu’elle affronte. Pour fuir les difficultés de sa vie, Conor fait appel bien malgré lui à un monstre, un arbre gigantesque, qui vient l’aider… en lui racontant des histoires.

A Monster Calls [Quelques minutes après minuit] en VOD. Film de J.A. BAYONA  - en Streaming et à Télécharger.Très clairement, la meilleure partie du film, ce sont ces histoires racontées par l’arbre. Elles sont magnifiques, tout simplement : si le film est en live-action, les histoires sont des passages animés, et les animations sont belles. Les histoires racontées sont aussi très intéressantes, parce qu’elles sont à la fois des contes très classiques, mais aussi très surprenants : l’arbre a une manière de les raconter qui nous fait voir que tout n’est pas toujours aussi simple que ce qu’un enfant voudrait. Et c’est là tout l’intérêt du film, à vrai dire.

Nous suivons Conor dans sa vie de tous les jours (et ce n’est pas forcément passionnant à première vue d’ailleurs), mais l’arbre parvient toujours à faire des parallèles très intéressants entre ses histoires et ce qu’il se passe dans la vie de Conor. Inévitablement, tout cela finit par apporter des leçons de vie importantes à Connor, mais aussi à la personne qui regarde le film et se retrouve piégé à attendre les histoires de minuit sept, encore et encore.

Quelques minutes après minuit : bande annonce du film, séances, streaming,  sortie, avisC’est un film que je trouve vraiment intéressant pour le message qu’il porte sur le deuil, la maladie, la manière de faire face à la perte d’un proche. Nous suivons les conséquences psychologiques sur le fils de la mère malade, et c’est assez violent quand l’on prend conscience que tout est lié, que des ramifications sont à faire entre chaque branche du film. Par contre, le film nous laisse nous débrouiller pour cela : jamais pris par la main, nous sommes confrontés scène après scène à des vérités qu’il faut être capable d’entendre et déduire de nous-mêmes.

C’est très étonnant, donc, et c’est ce qui m’a donné envie d’écrire un article dessus, parce qu’il est rare, quand je finis un film, que je revienne dessus aussitôt pour revoir certaines scènes. Et pourtant, j’ai revu chacune des quatre histoires du film pour bien comprendre la progression logique proposée et le message du film. Attention, je spoile ce message juste après, parce qu’il est important à mes yeux – si vous n’avez pas vu le film, regardez-le avant de lire le dernier paragraphe !

Le message du film est donc que la vérité est parfois bien plus douloureuse que les histoires qu’on se raconte, mais qu’il est nécessaire de se raconter des histoires à cause de la vérité. C’est d’une simplicité désarmante quand on voit la complexité narrative du film, mais tout le but du film est de nous faire arriver à cette conclusion en même temps que son personnage principal. Juan Antonio Bayona - AlloCinéNous voilà donc à la place de l’enfant, forcés d’écouter ce monstre, de s’attacher à lui tout en le détestant et en le craignant. Belle métaphore de la vie et de la mort, donc.

Sinon, j’ai découvert après coup que le réalisateur de ce film était Juan Antonio Bayona. Il faut que je me fasse une raison : j’adore l’ensemble de son œuvre, je crois. On lui doit également un de mes films préférés, The Impossible, un de mes coups de cœur de l’an dernier, Le Secret des Marrowbone, mais aussi un volet de Jurassic World (un de mes préférés, le cinquième, avec le volcan) ou le classique indétrônable qu’est L’Orphelinat. Sacrée carrière, le type !

High School Musical: The Musical: The Series – S02E04

Épisode 4 – The Storm – 14/20
J’adore Olivia Rodrigo et la chanson de l’épisode, mais bon, une seule chanson dans un épisode de série musicale, ce n’est pas assez. En plus, j’ai trouvé que les scénaristes tournaient trop autour de pot tout au long de l’épisode, sans parvenir à atteindre la qualité habituelle dans les relations proposées. Cela inaugure de bonnes choses pour la suite, mais ça servait trop de transition, là.

Spoilers

Nini s’apprête à repartir à YAC, son école, mais une tempête de neige s’apprête à frapper la ville.

The roads are clear and sheep are in heat.

Je sais bien que j’ai écrit que j’allais regarder cette saison 2 plutôt le samedi et que je n’ai pas du tout vu les séries prévues sur ce début de semaine… mais j’ai quarante minutes devant moi et uniquement des épisodes durant une heure au planning. Je n’avais pas fait gaffe à ça, mais vraiment, quelle plaie les séries dont les épisodes durent plus de quarante minutes ! Au moins, cet épisode n’en dure que trente-quatre, j’ai donc pile le temps de le voir.

Passionnant, n’est-ce pas ? Un peu comme cette première scène de l’épisode où Nini et Ricky continuent de vivre leur relation à distance. C’est dingue, il n’y a décidément aucune scène entre eux dans cette saison ? Si je ne vais pas être celui qui se plaint de voir Ricky torse nu, je trouve ça dommage de se passer de l’alchimie entre les acteurs – mais sont-ils encore en bons termes ?

Carlos a du mal à se faire à Gina : elle comptait être son égal en tant que co-chorégraphe, et par égale, elle imaginait être plus importante que lui. À l’inverse, bien sûr, Carlos voulait qu’elle soit son assistante. C’est problématique, mais ça ne nous fait pas perdre de vue le fait que les chorégraphes préparent un spectacle – et un numéro pour Be our guest.

Les deux co-chorégraphes se battent aussitôt devant tout le monde pour proposer la meilleure chorégraphie… Et Miss Jenn est débordée par ce qu’il se passe. Un peu comme Gina lorsque Ricky lui reparle de son SMS sur la boîte de chocolats. C’était parfait, mais pas autant que l’arrivée impromptue de Nini. Elle vient réclamer un dernier câlin de tout le monde et un baiser de Ricky. Ah bah ENFIN.

Ils n’ont qu’une scène ensemble, et ça commence à manquer à l’équilibre de la série sérieusement d’avoir des scènes entre eux. Alors que la neige donnerait une excuse parfaite aux scénaristes pour les faire passer l’épisode ensemble, la série préfère faire le choix de voir Nini emmenée par Miss Jenn à l’arrêt de bus le plus proche pour que les répétitions théâtrales ne s’arrêtent pas.

Pire encore, c’est ensuite avec EJ que Nini partage une scène. Je ne veux pas revoir ce couple ensemble, n’allez pas nous faire des scènes comme ça entre eux. Elle est pourtant celle à qui il confie ne pas avoir été accepté dans la fac de son choix. Je croyais que c’était déjà réglé ? Je n’ai pas tout suivi alors.

En tout cas, Nini est rapidement coincée dans la voiture d’une Miss Jenn hystérique quand elle se rend compte qu’elle est en panne. Sous la neige. Il faut dire qu’il y a une énorme tempête qui frappe Salt Lake pile ce jour-là, et c’est con pour Nini. Ben oui, si elle ne rentre pas à temps dans son école, elle risque d’être renvoyée, rien que ça.

Cela me paraît un énorme risque de passer au lycée quitte à être en retard juste pour voir ses potes du coup… Mais bon, ça donne des scènes plutôt intéressantes avec Miss Jnen pour le coup, ça change. Nini peut en effet se confier à elle sur ses doutes concernant YAC et sa place là-bas : elle n’y est pas si heureuse et, pourtant, tout le monde veut que Nini soit heureuse. Sous la neige, les deux en arrivent à parler de Frozen, parce que Miss Jenn a toujours des histoires à raconter… C’est ainsi qu’on découvre qu’elle est devenue prof de théâtre parce qu’elle avait planté son audition d’Elsa, quand même.

La neige provoque quelques soucis pour tout le reste du casting : coupure d’électricité, routes fermées, tempête de neige. On se croirait vraiment en pleine tempête de La Belle et la bête. En tout cas, Gina décide de prendre le contrôle des survivants du lycée, parce que c’est comme ça qu’ils se voient apparemment puisqu’ils sont les derniers au lycée. Je veux dire, Kourtney porte carrément Sebastien sur ses épaules pour capter du réseau !

En parlant de réseau, Ricky hésite à envoyer un SMS à Nini pour lui dire de rentrer auprès de lui plutôt que de retourner dans son école. C’est trop mignon, mais quand Big Red demande à Gina ce qu’elle en pense, c’est juste carrément gênant. Ashlyn essaie bien de comprendre ce qu’il se passe quand elle trouve Gina, mais celle-ci l’envoie bouler. On se retrouve ainsi avec Ricky et Gina qui insistent à faire des blagues sur la boîte de chocolats de St Valentin, et c’est… gênant. Un brin creepy, même.

On peut en dire autant de Big Red qui veut que les autres le mangent si jamais ils arrivent à court de provisions (Ashlyn n’a pas l’air d’accord)… Ouais, ils s’enferment tous dans le théâtre en attendant la fin de la tempête et ils se font chier, puisqu’ils ne peuvent pas répéter : ils n’ont plus de chorégraphes. Gina et Carlos en sont à venir aux mains dans un couloir après tout.

Non, j’exagère, ils préfèrent s’engueuler avec des mots ces deux-là, avant de se confier l’un à l’autre sur les raisons les rendant si dingues et prêts à tout pour avoir le dernier mot dans ce combat de coq du meilleur chorégraphe. La scène est plutôt touchante et ne leur permet pas de finir meilleurs amis pour autant. Ainsi, Carlos explique vraiment en détail son stress de monter sur scène et décevoir, là où Gina évite le cœur de son problème : Ricky. J’ai de la peine pour elle, mais je veux quand même qu’il finisse avec Nini. Je veux aussi qu’elle arrête d’envoyer bouler cette pauvre Ashlyn qui est bien sympa avec elle pourtant…

Contre toute attente, c’est le coach qui s’occupe finalement d’EJ et de sa crise d’identité de l’épisode. Il a lu son essai refusé par la fac, et il est soudainement plein de bons conseils pour lui, parce que lui aussi a raté l’intégration dans l’école de ses rêves. Super exemple ! En tout cas, ça remotive EJ qui rejoint les autres dans le théâtre quand ils récupèrent des pizzas livrées par Howie malgré la tempête de neige – tempête de neige qui s’arrête aussi vite qu’elle est arrivée, avec des routes aussitôt dégagée apparemment.

Ainsi, Ricky peut même arriver à la gare routière à temps pour voir Nini et… ne pas lui dire de rester. Aaah. Ils veulent vraiment qu’on hurle à notre télé. Ils sont tellement beaux ces deux-là, on veut voir les personnages être heureux et ce n’est pas ce qu’on obtient avec Nini qui se retrouve une dernière fois pour voir que Ricky n’est pas (plus ?) là. Pff.

Il est alors enfin temps d’avoir une chanson dans cet épisode, et c’est Nini qui s’y colle. Ah lala. J’ai entendu tellement d’Olivia Rodrigo cette année qu’on sent bien que cet épisode n’exploite pas toutes ses capacités vocales… mais ça n’empêche que la chanson est géniale quand même. Cela nous permet de mieux comprendre le personnage alors qu’elle prend la décision de faire demi-tour – à la fois au sens propre et figuré. Nini décide donc de retourner au lycée pour voir Miss Jenn et lui annoncer qu’elle veut rester, finalement.

Ben oui, toute sa famille est là – et Ricky aussi. D’ailleurs, lui aussi il prend finalement la décision de prévenir Nini qu’il souhaite rester avec elle, et qu’il souhaite surtout qu’elle reste avec lui pour toujours. L’épisode se termine ainsi sur la promesse inavouée de retrouvailles entre ces deux-là, et c’est très frustrant comme cliffhanger. Très frustrant aussi de n’avoir qu’une seule chanson dans l’épisode. Aaah.

Diecisiete (#29)

Salut les cinéphiles,

En ce mercredi, il est plus que temps pour moi de venir vous parler d’un film – parce que ça y est, je n’arrive plus à poster dès 9h apparemment. À dix-sept ans - film 2019 - AlloCinéPlus sérieusement, je voulais continuer cette semaine de faire le tour des autres films vus en 2021, mais il s’avère que j’ai finalement trouvé plus important à évoquer avec vous : un nouveau coup de cœur ciné. Et il a eu lieu sur Netflix par un hasard quasi-total.

J’ai vu cette semaine le film Diecisiete réalisé par Daniel Sanchez Arévalo, et j’ai adoré. Sorti en 2019, ce film raconte l’histoire d’Hector, un jeune qui se retrouve dans un centre de détention pour mineurs après une multitude de crimes qu’il a commis pour de bonnes raisons – en tout cas à ses yeux, puisqu’il voulait venir en aide à sa grand-mère malade. Le twist est ainsi qu’Hector voit le monde à sa manière et selon sa propre logique, au désespoir de son grand-frère.

Je n’ai pas envie d’en dire plus, même si le synopsis officiel en raconte encore davantage pour nous convaincre de le voir. Seventeen (2019) - IMDbJ’espère que le reste de l’article suffira à vous convaincre, sans avoir à lire toute l’histoire avant de la découvrir dans le film. Impossible tout de même de ne pas évoquer au moins la présence de chiens au casting de ce film, donc si vous aimez les chiens, vous serez probablement très touchés par ce film. Si vous ne les aimez pas, vous serez touchés aussi, parce qu’il n’y a pas que ça. Par contre, vous n’avez pas de cœur si vous n’êtes pas attendris par cette histoire de chien(s).

J’en dis déjà trop ! Ce film a été un coup de cœur parfaitement inattendu, et pas seulement parce que j’adore entendre parler espagnol – bien sûr que je l’ai vu en VO. Je le trouve très mal nommé – en VF, ça donne « À 17 ans » – alors qu’il aurait été hyper facile de le titre Tarapara. Seventeen' Netflix Review: Stream It or Skip It?Ce n’est pas du spoil, c’est simplement un mot qui est utilisé dans le film et qui, en gros, signifie à la fois « le chemin » en Hindi et « dire quelque chose en un minimum de mots »… C’est tout à fait ce que fait le film : nous suivons le chemin et le voyage du personnage principal, Hector, alors même que le film délivre bien des messages sans jamais les exprimer avec des mots.

Netflix Rolls on Daniel Sanchez Arevalo's 'Seventeen' - VarietyHistoire de famille, d’amitié, de liens à son chien, d’acceptation de la différence surtout, d’argent rapidement, Seventeen est un film dans lequel je suis bien vite entré par la porte de l’humour, mais qui traite finalement de nombreux sujets sous un angle un peu différent de ce qu’on voit d’habitude.

Assurément, le chemin est sympathique et l’histoire racontée ici est une belle ode à la vie – un peu à la Little Miss Sunshine, peut-être, parce qu’il est important de s’accepter aussi, d’accepter les différences, de vivre avec la différence. C’est un film très particulier à présenter, parce qu’il m’a vraiment plu, mais je ne saurais vous dire exactement pourquoi. Il manque d’un personnage féminin développé, c’est sûr, ou de représentation, aussi, mais… les personnages sont assez attachants, je me suis retrouvé embarqué avec eux.

Cette histoire était prenante et entraînante, je ne me suis jamais ennuyé car il n’y a pas vraiment de temps morts dans l’histoire d’Hector et son frère. Je ne peux que vous conseiller de voir ce film, il est doux, original, dépaysant, sympathique et réussi. Tarapara.

What if…? – S01E02

Épisode 2 – What if… T’Challa was Star-Lord ? – 18/20
Je m’attendais à être déçu par cet épisode, je ne sais pas trop pourquoi – peut-être parce qu’il se concentrait sur des personnages que je pensais moins connaître ou aimer que Peggy. Ce n’est finalement pas le cas du tout : au contraire même, je trouve que cet épisode est très percutant, à la fois dans son humour et ses scènes d’action. Le concept fonctionne super bien encore cette semaine et je me suis surpris à être sacrément investi dans les relations, ramifications et pistes explorées par les scénaristes.

Spoilers

Sur un étrange malentendu, les Ravageurs n’enlèvent pas Peter Quill, mais trouvent T’Challa au Wakanda.

When you’re out of luck, always go duck

J’ai beau avoir de l’imagination, j’ai du mal avec ce titre d’épisode : je ne vois pas trop comment tout cela serait possible, même si je me doute bien que ça aura un lien avec les Ravageurs, puisque j’ai vu les épisodes des Légendes des Studios Marvel. D’ailleurs, malgré ça, j’ai l’impression que ça fait bien plus d’une semaine que je n’ai plus entendu le générique de ce studio !

Ce n’est pourtant pas le cas, mais qu’importe : ce qui compte, c’est que ça me fait toujours aussi plaisir d’avoir une nouvelle fois ma dose. Ouais, drogué aux production Marvel, et alors ? J’espère juste que nous n’aurons pas le même problème de rythme trop rapide sur chaque épisode, parce qu’autant Captain America, je maîtrisais encore à peu près le film, autant T’Challa et Star-Lord, je n’aurais pas toutes les références en tête.

Après le générique, nous retrouvons à nouveau le rôle du Watcher en voix-off, histoire de nous raconter la ramification différente que nous analyserons cette semaine. En parlant de voix, j’ai trouvé très étonnante la voix de T’Challa, puisque je ne savais pas que Chadwick Boseman avait eu le temps de prêter sa voix à son personnage avant de mourir. Avec Chris Evans, ils avaient trouvé une voix assez similaire, je trouve, alors je m’attendais à ça pour T’Challa. L’entendre là… Eh, ça rend triste et ça donne envie de revoir Black Panther. Peut-être qu’au deuxième visionnage, sans la hype me l’ayant trop survendu, j’accrocherais mieux ?

Allez, qu’importe, je suis là pour voir un dessin-animé sur T’Challa en Star-Lord. C’est bien drôle à voir, parce qu’on retrouve l’humour de Star-Lord, mais avec T’Challa, et ça fonctionne bien quand il se « bat » contre un de ses fans, pourtant chargé de l’arrêter alors qu’il est en train de voler la Pierre du Pouvoir sur Morag. Contrairement au premier épisode, l’épisode ne se donne pas la peine de nous raconter exactement les origines du changement : autant on a su que Peggy avait fait un choix qui changeait tout, autant avec T’Challa, nous sommes lancés in media res alors qu’il est en train de commettre un vol.

Ce n’est pas exceptionnel du côté de l’histoire et il est effectivement rapidement question des Ravageurs et de Yondu. Difficile d’avoir Star-Lord sans lui, puisqu’il s’agit de son père adoptif au cœur des films Les Gardiens de la Galaxie. Ensemble, ils forment une très bonne équipe et semblent travailler main dans la main avec les mêmes objectifs. Voilà qui nous change et qui permet à ce Star-Lord d’être très efficace quand il vole la Pierre… mais pas pour Thanos ! 

Avant de dévoiler ceci, il est plutôt temps pour un flashback loin dans le passé et loin dans la galaxie : retour sur Terre, en 1988, où Yondu confie la tâche à ses hommes de main d’aller enlever la progéniture d’Ego. Malheureusement, ce qui change tout, donc, c’est qu’il demande à ses hommes de le faire et que ces derniers sont débiles au point de confondre deux gamins différents : ils enlèvent donc T’Challa, sûrs d’eux, parce qu’ils détectent qu’il ne vient pas de ce monde… Forcément, au Wakanda, il y a pas mal de radiations venant de l’espace…

C’est doublement gros cette affaire, parce que ça voudrait dire que le Wakanda envoie un signal au reste de l’Univers ? Comment a-t-il pu rester si longtemps caché alors ? Et pourquoi T’Challa accepte-t-il si simplement de partir à la découverte de l’Univers en oubliant son père derrière lui ? On vient juste de le voir avec, franchement.

Vingt ans plus tard, il ne souhaite pas retourner au Wakanda : lorsque Yondu aurait voulu le retourner, tout aurait été détruit, sans T’Challa pour les protéger. Soit. Vingt ans plus tard, il est surtout drôle de constater à quel point l’enlèvement de T’Challa aurait été un bénéfice pour toute la galaxie – bon, pas pour le Wakanda, OK. En effet, on découvre assez vite que Yondu et lui sont désormais potes avec… Thanos.

C’est un peu étrange de se retrouver avec un Thanos super sympa comme ça, charrié par tout le monde (y compris le fan de Star-Lord désormais bossant avec lui) sur ses envies de génocides. Quelques arguments de T’Challa ont suffi à le convaincre qu’il avait un plan de merde – ou en tout cas, un plan pas aussi efficace que celui de Star-Lord. C’est gros, mais comme Thanos continue de penser que son plan aurait pu fonctionner même si c’était un génocide, on le retrouve semblable à lui-même malgré les différences.

En parlant de différences, Drax a une super vie où sa planète n’est pas détruite (forcément) et Nebula est radicalement différente dans cet univers. Blonde et étrange love interest de T’Challa (je crois ?), elle est désormais celle qui lui propose des plans très cools pour sauver le monde. Ou les mondes, plus précisément. Elle a en effet un plan pour éradiquer la faim dans la galaxie, rien que ça.

Par contre, ça implique de s’en prendre à Tivan, aka le Collectionneur, qui dans cet univers est celui qui prend la place de Thanos en tant que grand méchant. Cela effraie Yondu (il est d’un bleu hyper raté dans les dessins, non ?) qui refuse un temps de mener le casse du siècle pour voler les ressources du Collecteur… Jusqu’à ce que Star-Lord le convainque du contraire. Je trouve ça triste : ça veut donc dire que le lien qu’il a avec Peter Quill n’a rien d’unique ou spécial ; il avait juste l’envie d’avoir un fils quoi.

Je sens que ça va me poser problème avec cette série et avec les différentes ramifications : certaines relations devraient rester inimitables. Là, T’Challa a une meilleure place que Peter, il parvient même à convaincre Yondu d’aller à l’encontre de ses instincts.

Bref, il est un capitaine des Ravageurs plus que ne l’est le capitaine des Ravageurs. Et ça nous permet d’en arriver bien vite au casse du siècle, chez le Collectionneur. Grâce à une diversion de Thanos et un plan finement mis au point par Nebula, voilà T’Challa qui peut s’infiltrer dans sa collection à la recherche des Braises de la Genèse – capables de terraformer n’importe quelle planète, c’est pratique. Toujours les bons noms chez Marvel, franchement. Au passage, les scénaristes profitent de l’opportunité d’être dans un dessin-animé pour nous ramener le canard Marvel – Howard – sans que ça ne coûte une fortune en effets spéciaux ‘il était là dans Endgame lors de la bataille cela dit, c’était un easter egg).

Il est assez anecdotique dans l’épisode, en revanche, et sa soif le fait vite disparaître de l’écran. À la place, nous suivons plutôt T’Challa découvrir un vaisseau du Wakanda dans la collection du grand-méchant. Et à l’intérieur de ce vaisseau, un hologramme de son père lui apprend non seulement que le Wakanda n’a probablement pas été détruit, mais en plus que son père est toujours en vie en train de le chercher. AH. C’est bien plus logique ainsi, et je me sens bête d’avoir gobé bêtement l’histoire que racontait T’Challa et qui n’était que celle proposée par Yondu finalement. Reste à savoir ce qu’est devenu Peter Quill dans cette réalité – et pourquoi Yondu a laissé tomber son job !

En attendant, nous découvrons que Nebula n’est pas si différente de celle qui servait fidèlement Thanos dans la Timeline Sacrée : elle livre ainsi T’Challa au Collectionneur pour rembourser une dette. Bien sûr que T’Challa intéresse Tivan s’il est recherché par le Wakanda. J’imagine que le fric à en tirer peut être intéressant… Pourtant, Tivan ne voit finalement pas d’intérêt en lui : il ordonne donc de le disséquer, et voilà.

Pendant ce temps, Nebula profite de la situation pour voler les Braises de la Genèse et libérer tout le reste de l’équipe. Il est l’heure de nous révéler que comme dans les meilleurs films de casse de banque, tout ce qui a déraillé était parfaitement prévu : Nebula avait averti T’Challa qu’il était ce qui intéressait le Collectionneur, mais ça ne l’empêchait de vouloir récupérer les Braises. Elle lance donc un plan d’évasion aussitôt, et c’est plutôt intéressant, parce que ça permet de nous montrer que Thanos est capable de se sacrifier pour sa fille. La voilà la preuve qu’il avait véritablement un cœur et qu’il aimait ses filles – même s’il nous a sacrifié Gamora pour un génocide, wesh.

Ici, Nebula l’entend crier à la mort et ne peut s’y résoudre : elle retourne en arrière pour sauver son père, quitte à donner à manger quelques graines de Genèse à un méchant. Pouf, on se retrouve d’un coup face au Haricot magique qui s’en prend à tous les méchants. Tadaaa, Nebula et Thanos peuvent s’échapper et… C’était génial à suivre ! Je n’étais pourtant pas convaincu au départ, mais ouais, cette histoire et cette relation est vraiment top.

En parallèle, Star-Lord se débrouille pour s’échapper, bizarrement grâce à un discours sur l’esclavage qui parvient à convaincre une de ses geôlières, Carina, et, bien sûr, grâce à ses griffes. On ne supprime pas un tel super-héros comme ça. Tout en s’échappant, il est toutefois cogné par le Collectionneur, et ça pose un problème : il ne fait pas le poids face à Tivan. Si je disais qu’apparemment, ça avait fait du bien à la Terre de voir Thanos être arrêté, je n’en suis plus si sûr : Tivan a le bouclier de Captain America dans sa collection, mais aussi bien d’autres objets des films que nous connaissons, du genre, accessoirement, Mjolnor, le marteau de Thor. COMMENT ? Pas d’Avengers dans cette réalité…

Face à Tivan et tous ses objets magiques, T’Challa/Star-Lord ne fait pas le poids… Mais par chance, les Ravageurs ne sont jamais seuls si l’on en croit sa catchphrase. Il est ainsi révélé que Yondu a fait demi-tour pour venir s’occuper de son fils adoptif et s’assurer de sa survie, même s’ils étaient désormais en froid puisque T’Challa avait découvert la vérité sur le Wakanda.

Cela mène à un combat efficace, avec un Collectionneur qui finit emprisonner quand toute sa collection d’êtres humains et extraterrestres est finalement libérée par Carina. Oh, je n’aurais pas aimé être à sa place. T’Challa, en revanche, prend le temps de se réconcilier avec Yondu, ce qui nous mène à un chouette happy end. Non, il ne termine pas dans les bras de Nebula qui continue de l’appeler Cha-cha, mais Yondu accepte de le ramener au Wakanda.

Là-bas, Thanos essaie encore de vendre son génocide comme une bonne idée, au grand désespoir de Nebula, alors que T’Challa peut enfin retrouver sa vraie famille. Le roi du Wakanda est encore en vie, mais quand il cherche à comprendre comment son fils s’est retrouvé dans un vaisseau spatial, T’Challa affirme que Yondu n’y est pour rien : il l’aurait simplement trouvé. Le raccourci ne fonctionne pas vraiment si on le creuse, mais tout le monde semble s’en contenter, ce qui est un joli happy end.

Finalement, l’épisode prend aussi le temps de nous dire ce qui est arrivé à Peter, et j’ai adoré cette fin : on y voit Peter être un simple employé de diner américain. Retrouvé par son père, il n’a pas conscience que la fin du monde approche lorsqu’il refuse de servir ce client. Story for another time, c’est pile ce qu’il fallait pour conclure cet épisode comme il faut, même si je doute d’avoir un jour la suite… À moins que la saison 2 ne reparte de chacun des épisodes de la saison 1 ? Cela pourrait être fun. Par contre, ça ne nous dit toujours pas pourquoi Yondu n’a pas poursuivi son job vingt ans plus tôt.

Oh, la touche émotion de la dédicace à Chadwick Boseman fonctionne aussi, évidemment. La saison va passer trop vite à ce rythme-là, par contre !