One Tree Hill (S03)

Avis : Une semaine tout juste après avoir terminé la (longue et pleine de mensonges) saison 2, je suis de retour devant One Tree Hill pour une saison qui sera forcément riches en rebondissements et évolutions en tout genre. Une confession avant de commencer : voir l’incendie en fin de saison dernière m’a rappelé les résumés que j’avais lu à l’époque dans les Séries Mag de ma sœur. Je balance les spoilers sur la saison dès l’intro : je sais donc d’avance que toute l’intrigue autour de Dan va me souler car l’incendie va revenir en permanence dans la saison.

L’autre truc qui me soule d’avance, c’est l’évolution du couple Brooke/Lucas : je sais très bien comment se termine la série à ce sujet-là et c’est chiant car, préférant un milliard de fois Brooke à Peyton, je ne comprends pas comment on peut faire un choix différent. Peut-être que cette saison m’aidera à voir, allez savoir. Oh, un autre point pour l’introduction : je suis parfaitement au courant qu’il y a un épisode de fusillade au cours de cette saison, car je l’ai regardé pas longtemps après avoir vu la fin de saison 6 de Grey’s Anatomy. Rien ne vaut un trauma moins grave pour en chasser un autre…

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison 3, donc. Merci de ne pas me spoiler les saisons suivantes dans les commentaires, je n’ai pas encore vu toute la série !

Bon allez, c’est parti, j’ai envie de savoir ce qu’il advient de Nathan et Haley !

Note moyenne de la saison : 15/20

 01.pngÉpisode 1 – Like you Like an Arsonist – 14/20
Welcome home mom, you haven’t missed a thing

La saison reprend très exactement là où la précédente nous avait laissé, ce qui est plutôt pratique : pas besoin de se prendre la tête trop longtemps sur les cliffhangers. C’est étonnant, mais ça permet de garder le suspens cinq minutes sur le sort de Dan, évidemment parfaitement vivant contre toute attente. Et bam, trois mois passent : sans surprise, Dan a oublié avoir vu son agresseur et son sauveur ; les filles ont toutes pris le temps de changer de coiffure et la structure en flashback est de retour. La mère de Peyton est donc bien morte, mais elle a une mère biologique, comme ça tombe bien pour une énième crise existentielle. Haley ne sait pas comment réparer son couple et Brooke déménage de la chambre de Lucas vers l’appartement de Nathan et Haley qu’elle loue désormais, prenant comme coloc cette dernière. Mouth a rompu avec Erica, ce qui fait un salaire de moins à payer pour la série, et Lucas a toujours des problèmes cardiaques que tout le monde ignore. Quant aux adultes, Karen est de retour seule, Keith aux abonnés absents et Dan/Deb décident enfin et à nouveau de divorcer. Bref, tout cela permet donc de lancer une nouvelle saison avec son lot de dynamiques différentes et d’évolutions. Il faudra voir ce que ça donne, mais pour l’instant, je ne suis pas tout à fait convaincu, même si la vengeance de Dan est supposée apporter un peu de rythme à l’ensemble et motive déjà plus que l’année précédente où c’était l’arrivée de Felix qui le permettait. Bon, je suis un peu déçu par l’évolution de Brooke cela dit.

02.pngÉpisode 2 – From the Edge of the Deep Green Sea – 13/20
You know Peyton one of this day you’re gonna grow up

Y en a un qui a de l’espoir ! Peyton est donc toujours en pleine crise existentielle par rapport à sa mère. On va dire qu’elle a au moins une bonne raison de l’être, pour une fois ; mais elle reste hyper chiante à casser l’ambiance. Nathan revient à Tree Hill sans vraiment se réconcilier pour autant avec Lucas ou Haley et Brooke, pour changer, organise une fête (qui donc n’est pas au top de l’ambiance grâce à Peyton). De son côté, Karen n’est pas revenue avec Andy parce qu’il voulait des enfants et songe maintenant à Keith. OK. Le pseudo-intérêt de l’épisode réside dans l’enquête de Dan qui interroge une bonne partie du casting pour savoir si oui ou non ils ont tenté de le tuer. Et comme le monde entier veut le tuer, c’est pas facile. Le problème, c’est que je me doute bien qu’il va ne pas résoudre l’équation si vite et c’est surtout du gap-filler qui lui permet de penser que Lucas est le méchant (alors qu’il est évident vu le montage du premier qu’il a simplement sauvé Dan des flammes). Et comme Nathan fait son relou et que Brooke est franchement gâchée par son côté fêtarde, je suis pas aidé.

03.pngÉpisode 3 – First Day on a Brand New Planet – 15/20
I saved your life but I should have let you die

C’est la reprise des cours pour le gang qui n’est après tout qu’un petit tas de terminales, faudrait voir à pas l’oublier malgré les affaires de cul, de mariage, de drogues et tout le bordel. Enfin bon, ça fait sacrément bizarre de les voir tous réagir comme des ados normaux dans cet épisode alors que toute la saison dernière cet aspect de la série semblait vraiment oublié. À l’inverse, il était cool de voir que le comportement de Brooke trouvait une pseudo explication du point de vue des scénaristes. Il fallait par ailleurs un peu de drama : Dan essaye de faire virer Whitey mais échoue misérablement, ce qui laisse enfin une victoire à Karen/le reste du casting sur ce Satan, comme le dit si bien le coach. Comme prévu, Lucas a simplement sauvé Dan, ce qui permet une jolie scène où le père tente de tuer le fils pour rien. De son côté, Nathan ajoute un ultimatum à sa relation avec Haley en la menaçant d’un divorce prenant effet un an plus tard. Mouth, lui, fait sa crise d’ado pendant que Brooke écrit constamment des lettres à Lucas, qu’elle ne lui envoie pas. Ah, les ados…

04.pngÉpisode 4 – An Attempt to Tip the Scales – 15/20
I’m running for mayor.

Excellent début d’épisode qui voit Lucas essayer tout un tas de costumes, le genre de truc qui n’arrivent que dans les séries, exactement comme Dan qui parvient à piéger le maire avec des prostituées et postdater son divorce avec Deb, qui se venge en dépensant tout son argent et en lui faisant vivre. L’intrigue sur la mère de Peyton se poursuit, nous offrant des scènes avec son père également. Chaque saison voit ses dramas secondaires et on le tient avec eux cette année, Peyton étant absolument relou comme à son habitude. La soirée costumée est une idée plutôt bien trouvée, surtout que les costumes sont absolument dingues et que je ne savais pas du tout que les Fall Out Boys étaient passés par là. Nathan fait revenir Chris pour aider Haley, mais il en profite déjà pour l’embrasser sans lui dire que c’est lui. C’est d’un classique ! La série s’avère assez prévisible dans cet épisode, mais au moins elle respecte tous les codes du soap, alors ça se regarde en bon guilty pleasure. L’intrigue avance aussi un peu du côté de Lucas, qui avoue enfin à Haley qu’il a besoin de médicaments pour son cœur.

05.pngÉpisode 5 – A Multitude of Casualties – 13/20
Don’t push me bitch!

Cas classique d’épisode qui commence par un bon fight et continue quelques jours avant une fois qu’on est bien appâté. Cas classique, mais je continue de ne pas trop aimer ce genre d’épisode de manière générale. Je reconnais à OTH qu’ils les gèrent plutôt pas mal (le meilleur restant leur premier, qui avait réuni tout le casting). Refusant de voir Dan devenir maire, Karen se présente dans un twist totalement prévisible, Nathan révèle à Haley qu’il souhaite la tester avec Chris, Peyton dramatise encore avec Ellie, Rachel – la nouvelle introduite subtilement dans l’épisode précédent – drague méchamment Lucas sous les yeux d’une Brooke jalouse et le fight final dégénère encore plus quand les filles s’y mettent aussi. En bref, c’était plutôt sympa, mais ça marche quand même moins qu’avant ce genre d’épisode une fois que tout est autant en place.

06.pngÉpisode 6 – Locked Hearts and Hand Grenades – 10/20
Break the rule and it’s social suicide

Sans grande surprise, Haley menace Lucas de le balancer au coach concernant son cœur. C’est jamais que la chose la plus mature et normale à faire après tout. Voilà, à part ça, je sauve de l’épisode la guerre entre Deb et Dan qui est marrante (mais tellement immature que peu crédible) et qui dure déjà depuis un moment. Elle se transforme logiquement en Deb/Karen contre Dan, ce qui promet d’autres blagues pour les épisodes suivants. Le reste était beaucoup trop gênant à regarder, car cet espèce de concours organisé par les cheerleaders est juste pas crédible pour un lycée (parce que tout ou presque se pase dans l’enceinte quand même) et idiot vu l’âge des acteurs. Franchement, c’était déjà assez horrible comme ça, mais ils en ont en plus rajouté une couche avec Mouth ridiculisé (jusqu’à ce que Peyton le choisisse par défaut). Donc oui, c’était juste aussi gênant que l’épisode de vente aux enchères en saison 1.

07.pngÉpisode 7 – Champagne for My Real Friends, Real Pain for My Sham Friends – 13/20
Paradise is gone, seems appropriate.

Bon, ils sont partis pour une saison gênante je crois avec une série de faux réveils étranges, puis des rencards imposés par un jeu stupide, qui pourrait être drôle si tout ça n’était pas aussi horriblement gênant, encore, surtout du côté de Peyton/Mouth, de Brooke/Chris ou de Lucas/Rachel… Comment ça, ça fait plus de la moitié du casting ? Les transitions entre les rencards sont à peu près bien trouvées, ça donne un bon rythme à l’épisode, mais c’est pas dingue à suivre non plus. Je me sens un peu perdu dans ce quart de saison, on sent qu’ils n’ont pas envie de faire bouger les choses outre-mesure tant qu’on arrive pas à des épisodes importants ou des fins d’épisodes. Qu’à cela ne tienne, au moins Peyton aura appris qu’elle n’est pas la seule à souffrir et avoir un drame familial (ce qui est probablement la pire des idées, parce que maintenant elle va se développer un nouveau trauma) et Brooke couche avec Chris… Crédible, crédible. Finalement, la meilleure partie de l’épisode (la plus drôle en tout cas) revient à Karen et Deb qui détruisent une des affiches de campagne de Dan. C’est dire.

08.pngÉpisode 8 – The Worst Day since Yesterday – 14/20
Your marriage sucks. Fix it.

Lucas a surpris Brooke en train de coucher avec Chris et c’est donc le départ d’une nouvelle crise de larmes pour elle, qui l’a un peu cherché cette fois. On notera la grande logique de la série des casiers par ordre alphabétique bien vite abandonnée ou les après-matchs sans sac (pour Lucas). Bon, donc, que retenir de cet épisode ? Pas grand-chose, Brooke est misérable, Chris est un connard, Nathan et Lucas ne sont toujours pas les meilleurs amis du monde, Karen et Dan continuent leur campagne… En fait, il n’y a quasi pas d’évolution entre la fin du 7 et le 8, et en plus, les Ravens perdent leur premier match de la saison. Tu parles d’une équipe, tu parles d’un épisode ! Heureusement que Mouth aide un peu à faire bouger les choses avec sa vidéo de Dan. Je me demandais bien à quoi ça pouvait servir qu’il soit là… Enfin bon, l’épisode reste plaisant à regarder, je le reconnais.

09.pngÉpisode 9 – How a Resurrection Really Feels – 17/20
Chris Keller’s work here is done.

Les filles se font arrêter pour vol, ce qui dure à peu près deux minutes parce qu’allez savoir comment elles ont du fric (et Lucas aussi) ; Nathan est forcé de faire un road-trip avec Chris et Dan se souvient soudainement qu’il a une vengeance sur le feu (oui, ce jeu de mot est volontaire, parfaitement). C’est de toute manière l’épisode où les scénaristes semblent se rappeler de beaucoup de pistes lâchées en cours de route : Haley comprend qu’elle a embrassé Chris à Halloween et celui-ci l’avoue à Nathan après une partie de poker qui tourne évidemment mal parce qu’il a triché, Brooke se trouve un futur avec les fringues qu’elle dessine, Andy réapparaît en tant que bouquet de fleurs donnés à Karen… Disons que ça fait facilement deux ou trois épisodes que tous ces sujets devraient avoir été abordés, mais bon. On apprend finalement que Deb est responsable de l’incendie, Chris se barre, Dan est maire et Nathan récupère les CDs des compos d’Haley ce qui leur permet de se réconcilier. Oh et j’oublie totalement de parler de Peyton, évidemment, puisqu’elle passe l’épisode à se donner la réplique après avoir perdu son putain de bracelet. Ouais, j’accroche toujours autant au personnage de Peyton… Tout ça ressemble fortement à une mi-saison, surtout quand Lucas et Brooke se réconcilient alléluia ! J’avais oublié à quel point même en lisant les résumés j’étais totalement pour ce couple, et c’est encore pire maintenant que je regarde !

10.pngÉpisode 10 – Brave New World – 15/20
You didn’t have the courage to leave him but you had the courage to kill him?

L’épisode commence par un excellent résumé de la saison, un peu long vu que j’enchaîne juste après le 9, mais vraiment bien foutu. Et donc, voilà, une scène de Brooke/Lucas est largement suffisante pour qu’il court aussitôt dans les bras de Peyton qui a besoin de lui pour aller voir sa maman (juste pour le laisser dans sa voiture aussitôt qu’ils arrivent sur place). C’est un peu la même chose pour Nathan et Haley, puisqu’à peine réconcilié avec sa femme, il se retrouve à l’hôtel avec sa mère qui lui avoue qu’elle ne reviendra pas à Tree Hill parce qu’elle a tenté de tuer son père. Et bonne journée quand même. Brooke réussit tellement bien dans son nouveau job qu’elle panique totalement et exploite absolument tout le monde, à l’exception de son petit-ami qui retrouve une amie sortie de nulle part. PS : excellente BO dans cet épisode qui a passé deux/trois chansons qui sont quelque part sur mon ancien ordi.

11.pngÉpisode 11 – Return of the Future – 14/20
S-U-C-K. What’s that spell? Ravens.

Keith est de retour et c’est Brooke qui paraît en être la plus heureuse (en tout cas, ce n’est pas moi, sa disparition n’a fait que prouver qu’il ne manquait pas tant que ça), même si Karen ressemble soudainement à une ado. Le coach empêche l’équipe de s’entraîner en leur faisant nettoyer un vieux gymnase, Haley et Nathan ont une énième dispute (mais pour une fois Nathan a probablement raison) et Peyton embarque sa mère dans la constitution d’un album caritatif. Il est par ailleurs intéressant de découvrir que Deb a empêché Keith de tuer Dan, puis lui a tout avoué. Cela permet de faire la lumière sur toute cette histoire (surtout que Karen ne le savait pas encore). C’est finalement une intrigue moins chiante à voir que ce que je m’en souvenais dans les résumés que j’avais lu. À l’inverse, l’intrigue Brooke/Rachel et la ligne de fringue avait l’air plus intéressante que ce qu’elle n’est réellement. L’épisode se termine sur l’arrestation de Keith au moment où il embrasse enfin Karen, sympa. Dan continue donc de faire chier son monde (et la série de créditer des gens qui ne sont pas là, comme Deb).

12.pngÉpisode 12 – I’ve Got Dreams to Remember – 13/20
In today’s episode Keith Scott discovers : you play with fire you’re gonna get burn

L’épisode débute par une nouvelle séquence de rêve d’Haley qui prépare son avenir, comme tous les autres ados, avec une conseillère d’orientation pendant que Keith se fait interroger par les flics. Cela fait une séquence plutôt sympa et un thème plutôt réussi pour l’épisode qui les voit tous commencer à s’interroger sur le futur ; un truc qui peuple vraiment la dernière année de lycée. Pour autant, le drama continue : Dan explique à Haley d’où vient l’argent qui la produit, Brooke découvre que Rachel n’est pas si sympa et voulait simplement la tenir éloignée du concours de cheerleaders, Nathan sèche un cours organisé par son père et ne peut donc pas jouer le match devant les officiels d’une grande université. C’est sympa et ça fonctionne plutôt bien tant en terme de rythme que de développement des personnages, même si j’aimerais que ça avance un peu plus vite.

13.pngÉpisode 13 – The Wind that Blew My Heart Away – 16/20
What else do you remember?

Une coupure d’électricité provoque tout un tas de remous à Tree Hill dans toutes les intrigues. Dan en profite pour s’infiltrer chez Keith qui, lui, en profite pour être avec Karen. Lucas et Brooke s’engueulent une fois de plus parce que cette dernière est soudainement irrationnelle et jalouse de sa meilleure amie, qui de son côté s’apprête à voir partir sa mère biologique. Nathan et Haley se rapprochent à nouveau comme lors de la première saison, c’est chou, et Mouth prend des cours de confiance auprès de Rachel. Grosso modo tous les couples se prouvent leur amour sous la pluie battante parce que c’est plus romantique d’être trempés quand même. Et après tout, c’était un très bon épisode qui développait bien chacune des relations et pas mal de personnages sans grands efforts. Ça donnerait presque envie de voir plus souvent ce genre de tempête. Dommage, ça se termine sur la mort d’Ellie et une Peyton à nouveau dévastée par ce drame qu’elle découvre bien sûr. OK, merveilleusement jouée même si je ne l’aime toujours pas pour autant (surtout qu’elle a bien sous-entendu qu’elle aimait encore Lucas). Enfin, Dan semble avancer en retrouvant un carnet soigneusement planqué par Keith… Plus d’infos là-dessus plus tard, j’imagine.

14.pngÉpisode 14 – All Tomorrow’s Party – 15/20
One last thing girls, have fun!

C’est l’heure du fameux grand week-end de Brooke qui ne se passe pas du tout comme prévu : son défilé est décalé d’une journée, ce qui pose problème pour son concours de cheerleaders. L’épisode se délocalise donc de Tree Hill comme à son habitude pour le tournoi de basket/cheerleading dans un hôtel qui réunit tout le monde. Voilà qui simplifie le travail des scénaristes pour justifier que les personnages passent tout leur temps ensemble. Brooke, de son côté, atterrit bien sûr dans une fête pas clean avec une top model supposée avoir 15 ans, Peyton est coincée avec Rachel qui manigance un autre plan machiavélique, Lucas et Nathan se retrouvent chez le pote d’été de ce dernier. C’est pas très passionnant, mais c’est un épisode plutôt pas mal construit qui réussit à mettre Lucas et Peyton dans le même lit et à les faire surprendre par Brooke. Pas incontournable, mais plutôt marrant en terme de twist, surtout pour la construction du personnage de Brooke. Je n’en pouvais plus de voir Peyton pleurer et c’était donc plutôt sympa de les voir finalement toutes se mettre à danser après le plus grand fail possible. Une conclusion très cool à un épisode banal, j’approuve !

15.pngÉpisode 15 – Just Watch the Fireworks – 16/20
Everyone at Tree Hill High is a liar

Ah c’est dur. C’est dur de savoir ce que va donner dans l’épisode suivant et de dire que c’est dommage que la révélation de la time-capsule soit si vite expédiée et pas plus dramatique. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode et cette intrigue, comme chaque fois avec ce type d’épisode où les personnages découvrent ce que les autres pensent d’eux (Community étant clairement les maîtres de l’art pour ce type d’épisode). Beaucoup, beaucoup de choses se déroulent dans cet épisode qui voit le fameux concert de charité organisé par Peyton et Ellie prendre place, après un boost apporté par les boobs de Brooke. La majorité des problèmes semble régler : Haley et Nathan ont enfin retrouvé un équilibre, Karen et Keith sont prêt à se marier et assument leurs fiançailles aux yeux de tous, même Lucas est en paix avec le reste du monde. Oui, mais… En creux, il y a toute une réflexion douloureuse sur le lycée, la popularité, la difficulté d’être un ado et, oui, c’est cliché… Sauf que ça titille des vérités gênantes. L’épisode date d’il y a plus de dix ans, mais dans le fond, le principe de ce qu’est un lycée n’a pas changé. Bref, je vais enchaîner avec le suivant que je me suis probablement auto-survendu à l’avoir autant aimé la première fois que je l’ai vu (car oui, je l’avais déjà vu après en avoir lu le résumé dans Séries Mag, faut suivre).

16.pngÉpisode 16 – With Tired Eyes, Tired Minds, Tired Souls, We Slept – 20/20
Can’t you see past that? It’s only 700 days.

C’est toujours aussi gênant après tout ce temps. Cet épisode est gênant, parce que c’est un excellent traumatisme qui réussit parfaitement son travail : il déstabilise tout l’équilibre de la série par ses plans d’un lycée désert et intervient au moment où l’attachement aux personnages est vraiment fort. Les deux derniers épisodes se sont conclus sur des moments vraiment joyeux, alors forcément, une telle angoisse, ça surprend. Certes, Lucas, Nathan et Keith sont totalement insupportables à jouer les héros. Certes, Peyton a une nouvelle occasion rêvée de gémir pendant tout un épisode, mais on ne peut même plus lui en vouloir. Certes, Jimmy est légèrement trop caricatural à être introduit dans l’épisode 15 et péter un câble si vite, sauf que bien sûr, c’est totalement voulu de la part des scénaristes et fait partie d’une esquisse très précise de la psychologie des tireurs. C’est précisément l’idée derrière la critique acerbe : ce n’est qu’un adolescent invisible qui un jour pète un câble. Ça et les journalistes tous charognards. Je ne m’étais pas survendu l’épisode : il est toujours aussi grandiose, même si je n’en aime pas vraiment les conséquences, même si je n’ai jamais accroché au personnage de Keith et ne suis pas si triste que ça – pour le coup, Brooke comprenant qu’elle ne connaît même pas les étudiants de sa classe est bien plus marquant. Bon, clairement le meilleur épisode de la série depuis le début et une très, très belle heure de télévision, écrite avec soin et parfaitement maîtrisée.

17.pngÉpisode 17 – Who Will Survive and What Will Be Left of Them – 16/20
Did I raise an idiot ?

Oui, Karen, tu as élevé un idiot et c’est toi qui le dit. Pardon, mais la culpabilité de Lucas m’a un peu saoulé et rappelé la manière dont Peyton se morfond habituellement. Pendant ce temps, Brooke fait tout ce qu’elle peut pour que ça se passe mieux pour Lucas avec une fête improvisée au lycée, Haley et Nathan vivent leur vie d’amoureux, Peyton est étonnamment cool avec tout ça ce qui se comprend vu qu’elle est draguée par un des Fall Out Boy, Karen s’en prend à son fils et Micro se console dans les baisers de Rachel qui lui révèle que tout est de sa faute car elle a diffusé la capsule temporelle. La structure de l’épisode est ce qui le rend meilleur que beaucoup d’autres, en s’intéressant aux cinq étapes du deuil traversées par Lucas. C’est un peu rapide en quarante minutes, mais ça fonctionne plutôt bien et il reste d’autres révélations pour rythmer l’épisode. C’est en revanche beaucoup moins bon du côté de Dan qui maintenant se met à culpabiliser en voyant son frère enfant à tous les coins de rue. Après les flashbacks de l’incendie, c’est donc les flashbacks de Keith qui vont le hanter et nous faire chier ? Je vous jure j’ai tellement levé les yeux au ciel à chaque putain de fois. Dommage, car autrement l’épisode s’en tire très bien. Cette capsule temporelle relève vraiment le niveau de la série, il n’y a pas à dire et Brooke continue de s’imposer comme LE personnage de la série, qui se retrouve maintenant à vivre chez Peyton. Ce sera plus pratique pour les plans à trois avec Lucas…

18.pngÉpisode 18 – When It Isn’t Like It Should Be – 15/20
Make no mistake : I’m here for everybody but you

Il est temps de relâcher un peu les vannes dramatiques et de se concentrer désormais sur le fun : l’ensemble du casting se rend dans une cabane dans les bois appartenant aux parents de Rachel. C’est d’une logique absolue. L’épisode est plus soft que les derniers et est surtout plutôt sympa car, comme le souligne Mouth, il permet de montrer la guérison de chacun. Pour autant, les pistes dramatiques sont encore là : Karen est sept pieds sous terre, mais prévoit probablement une revanche sur Dan ; Rachel ne s’attend pas à la vengeance de Brooke (quelque chose me dit qu’elle a son journal intime ou la preuve qu’elle est responsable de la fuite de la capsule, sans le savoir encore)… Bref, il y a encore de quoi faire. Plus ridicule est l’histoire de Peyton avec des Pete des Fall Out Boy (c’est littéralement son nom dans la série chaque fois qu’il est question de lui, au cas où on oublierait), qui me laisse totalement de marbre tellement ça fait midinette amoureuse du bad boy. Un classique pour Peyton, même pas surprenant. J’aime toujours autant la relation Brooke/Lucas et celle, plus chaotique, de Nathan et Haley. La sous-intrigue sur la bague d’Haley permettait de bons gags et, malgré quelques lourdeurs, fonctionnait plutôt bien côté mignonitude. La série reste sur une bonne voie en ce qui me concerne.

19.pngÉpisode 19 – I Slept With Someone in Fall Out Boy and All I Got Was This Stupid Song Written About Me – 15/20
I can’t play tonight

Lucas redevient l’ado insupportable durant cet épisode, cachant son problème cardiaque et n’encaissant toujours pas le décès de son oncle. Brooke se venge de Rachel et n’a qu’une photo de son passé d’obèse, j’espérais tellement plus de cette intrigue, c’est décevant (mais bien fait pour elle). L’oncle de Nathan et Lucas est de retour et je ne sais toujours pas bien à quoi il sert à part coucher avec Rachel. En parallèle, Karen se morfond toujours malgré l’aide de Deb et Whitey, ce qui se comprend, mais qui est très mal joué je trouve. Peyton continue d’être particulièrement soulante avec son Pete from Fall Out Boy (on finit vraiment par le savoir). Haley et Nathan stagnent un peu dans leur histoire de remariage, mais prennent la décision de ne plus coucher. Un classique. Lucas avoue enfin à tout le monde qu’il a un problème cardiaque. C’est une bonne chose de se servir de ça pour faire avancer l’intrigue Karen, une vraie bonne trouvaille. Le retour de Jake sort d’absolument nulle part, mais j’accroche tout autant alors qu’en parallèle Mouth se fait donc déjà tromper par Rachel, ce qui est juste n’importe quoi.

20-2.pngÉpisode 20 – Everyday is a Sunday Evening – 13/20
God, I love this game

Lucas ne joue plus au basket, ce qui est une jolie redéfinition pour la série. Dan pète à nouveau un câble alors que Peyton apprend à vivre avec un Jake qui chante grave bien et est enfin capable de s’entendre avec Nikki. De son côté, Mouth a le cœur brisé, ce qui le réconcilie avec Brooke et lui permet de découvrir l’identité de l’amant de Rachel, comme c’est brillant. Cela dit Mouth est un gentil et ne dit rien, mais l’oncle Cooper découvre bien sûr la vérité au match de son neveu. Rien de bien fascinant (bon si, les décolletés de Rachel, OK), simplement un soap drama qui se déroule à son rythme plutôt lent. Un épisode si banal est un peu étrange après les événements traversés par Tree Hill, mais l’intrigue autour de Dan avance évidemment : Nathan et Deb le forcent désormais à rester à distance d’eux. Nathan, d’ailleurs, qui réussit à mettre le point final du match, comme si de rien n’était, sans pression, sans regarder, normal pendant que Peyton demande Jake en mariage. Grosse crédibilité cet épisode, quoi. Heureusement que Lucas n’est pas là, ça améliore un peu le tout avec un relou de moins (mais pour une fois, j’aurais bien aimé qu’il soit là car son intrigue est intéressante).

21.pngÉpisode 21 – Over the Hills and Far Away – 15/20
She made me something that is so… Brooke

Cet avant-dernière épisode de la saison se concentre un peu moins sur le drama pour insister un peu plus sur le fun. Avant tout de chose, ça reste One Tree Hill, c’est donc Peyton qui fout en l’air l’ambiance de l’épisode, comme c’est original, en disant « Je t’aime Lucas » pendant son sommeil, ce qui, bizarrement, ne plaît pas plus que ça à Jake. Et c’est ainsi que leur projet de mariage tombe à l’eau, mais franchement, je m’en fiche un peu. Pendant ce temps, Brooke s’avère être la meilleure amie du monde pour Haley. Elle lui dessine une robe immonde et, bien que vexée que cela ne plaise pas à Haley, elle continue de lui préparer le meilleur des spectacles pour un dîner-surprise génial. Sans vraie grande surprise, Peyton parvient à tout ruiner à nouveau. Non mais vraiment, y a des personnages comme ça… je comprendrais jamais pourquoi ils sont écrits. Peyton en fait partie et elle entraîne toujours Lucas avec elle, puis Brooke en lui annonçant la nature de ses sentiments pour Lucas. Brooke qui parvient malgré tout à fournir la robe parfaite à Haley, normal.

22.pngÉpisode 22 – Show Must Go On – 18/20
Do you love him?

« Oh non » furent mes premiers mots devant l’épisode : j’avais oublié l’accident de voiture dont j’ai pourtant tant entendu parler dans les résumés que j’ai pu lire. Nathan est hanté par un cauchemar qui ne peut qu’inquiéter rien que parce que la série utilise « Chasing Cars » et que putain j’ai vu Grey’s Anatomy moi. Ces quelques notes suffisent à me jeter en dépression alors même que c’est censé être un épisode joyeux. C’est un très bon final qui vient conclure différentes intrigues : Dan apprend que Deb est responsable de l’incendie et qu’il a tué son frère pour rien ; Nathan et Haley se marient enfin ; Brooke gifle Peyton (ALLELUIA) avant même d’apprendre de la bouche d’un Lucas stupide qu’elle a encore embrassé son mec, Mouth regrette Rachel qui regrette Coop, Karen est enceinte. Beaucoup de montages musicaux pour une fin excellente et riches en drama, forcément. Les scénaristes profitent de chaque occasion qu’ils ont créé avec beaucoup de vices, surtout concernant les grossesses de Karen et… allez savoir, Brooke, Haley, Rachel ? Et comme personne n’attache sa ceinture dans cette série, il fallait bien un accident…

00

EN BREF – C’était largement mieux cette saison, malgré une inégalité certaine entre les épisodes. Il y a ceux qui sont lents et n’avancent à rien, puis d’un coup ceux qui bouleversent toute la dynamique de la série. Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux après trois ans et enfoncent toutes les portes ouvertes que le drama leur laisse. Et je dois dire que ça fonctionne plutôt pas mal. Si la saison 2 m’a laissé une forte impression d’ennui et de qualité très faible, cette saison 3 me donne au contraire l’image d’une saison qui se dévore assez vite avec des épisodes forts, comme la fusillade ou ce final bien plus marquant qu’un petit incendie de rien du tout. Je ne me souvenais pas du tout de cette grossesse en suspension, c’est assez bien joué je trouve et ça donne envie d’aller découvrir la saison 4, bien plus en tout cas que ce petit accident de voiture.

22-3.png

Supergirl (S02)

Coup de Pub : Vous ne le savez peut-être pas, mais Chyler Leigh (Alex Danvers) chante parfois avec son mari. Celui-ci est à la tête d’un groupe qui s’appelle East of Eli (c’est un lien vers Youtube, oui) et ils ont eu la bonne idée de faire un concert en France le 4 juin 2017. Vous pouvez retrouver plus d’infos sur cette page Facebook et dans mon article.

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison 2 de Supergirl, rédigé après le visionnage de chacun des épisodes.

Avis : Encore une série que j’aurais pu larguer pour gagner du temps… mais je suis trop fan des actrices au casting pour le faire. Je suis donc de retour devant cette saison 2 malgré un final de saison 1 très mauvais avec des incohérences énormes (Alex conduisant un vaisseau extraterrestre, vraiment ?). J’en avais occulté la moitié des événements, mais mon amie Pauline a eu la bonne idée de le voir ce WE alors je lui ai demandé un résumé (il faut comprendre : je l’ai fortement incitée à le regarder et me raconter ce qu’il se passait).

La fin de saison voyait donc un vaisseau de Krypton se crasher à National City… Côté coulisse, la série déménage de CBS à CW, où elle a bien plus sa place. C’était depuis le départ une série qui n’avait rien à faire sur CBS, donc ce n’est pas plus mal, mais ça suppose un revirement encore plus ado j’imagine. De toute manière, la série a tout du guilty pleasure manichéen et enfantin depuis le début. Et bien sûr, il était dur de passer à côté de l’imposante promo fait cet été concernant l’arrivée de Superman, trop lourdement présent tout au long de la première année. C’est ridicule d’insister autant, je ne vois pas bien l’intérêt de l’incorporer à la série, mais il va falloir s’y faire, car la CW a aussi prévu un méga cross-over plus tard dans la saison (et c’est génial car je n’ai jamais vu Arrow ou Flash, je suis donc ravi).

Voilà, je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à dire en intro, passons à la critique des épisodes.

Saison 2 Saison 3Saison 4

Note moyenne : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Adventures of Supergirl – 17/20
Everyone this is my cousin, Superm… I guess, you already know.

Oh mon dieu, un nouveau résumé, il ne manquait plus que ça ! Ils ont osé le changer, mais il commence déjà à me saouler.

Pas le temps de souffler, on est replongé directement dans le final de la saison 2 où un vaisseau de Krypton débarquait en ville. C’est plutôt une bonne chose de recommencer au milieu d’une intrigue, car il ne faut pas longtemps pour que la série retrouve ses marques, malgré un nouveau DEO lourdement présenté (on n’est plus à ça prêt niveau lourdeur dans cette série, ça n’a jamais fait dans la dentelle).

Très vite, Clark Kent débarque donc dans le show. Les effets spéciaux restent à la hauteur et le changement de chaîne ne se fait que peu ressentir. L’introduction de Superman est aussi inutile que prévue, surtout qu’il amène inévitablement avec lui l’ombre de Loïs Lane ou celle de Lex Luthor, qui est du coup introduit dans l’univers. On le sait bien qu’ils sont là, mais leur présence hors écran est du coup trop imposante, comme pour Superman en saison 1.

La série nous introduit du coup la sœur de Lex, parce que bon, il faut quelqu’un dont le nom cause à tout le monde… Bref, c’est un retour à la hauteur de mes attentes faibles vis-à-vis de la série, qui propose de nouvelles intrigues à suivre sur le long terme (Kara reporter, l’insertion de Superman dans l’univers, la nouvelle assistante de Cat…).

Cet épisode surfe également (et malheureusement/évidemment) sur la mode des attentats assez rapidement, mais c’est le principe même des superhéros que de donner de l’espoir face aux dangers de leur époque. C’était un bon épisode de Supergirl, ce qui inclut forcément ses incohérences et lourdeurs, comme la vision rayon X des cousins qui ne semble pas marcher à travers leurs lunettes, logique.

Les relations entre personnages restent l’énorme point fort de la série, avec bien sûr les répliques de Cat. Allez, j’arrête de lutter, c’est drôle à voir et l’épisode était un bon moment qui, à plusieurs reprises, m’a même fait relever le nez vers l’écran, comme lors de ce combat d’Alex (dommage qu’elle se fasse ensuite avoir comme une bleue).

Enfin, il me faut mentionner mon fou rire final de retrouver ENCORE Brenda Strong dans une nouvelle série. Décidément, 2016 marque l’année de son grand retour en tant que méchante, après The 100 et Fear the Walking Dead.

02 copie.pngÉpisode 2 – The Last Children Of Krypton – 15/20
Can you see me? Can you hear me? This is not over. I will find you.

L’épisode nous offre une intro qui nous montre à quel point la CW leur donne un budget par rapport à CBS : Superman et Supergirl enchaînent les effets spéciaux dans des cas vite traités nous montrant à quel point National City est désormais un lieu sûr. Pas de bol, ça ne durera pas : Brenda Strong est là pour y veiller.

Cet épisode nous introduit donc un nouveau méchant capable d’envoyer des rayons de kryptonite qui met Clarke K.O le temps de donner un peu d’action à Kara. Pas d’inquiétude, la série a beau s’appeler Supergirl, c’est quand même Superman qui la sauve de cette première mauvaise rencontre.

Kara rencontre son nouveau supérieur, à l’opposé de Cat en terme de caractère, ce qui est plutôt cool. En revanche, bien moins cool est l’annonce du départ de Cat, qui est l’une des vraies raisons pour lesquelles je suis encore là ou l’introduction de la forteresse de solitude de Clarke qui n’a rien à faire là. J’aime beaucoup la manière rafraîchissante dont l’acteur le joue, mais franchement, je ne comprends pas le besoin des scénaristes de nous foutre toute la mythologie de Superman cette saison, avec un nouveau tour à Metropolis.

Son départ en fin d’épisode est donc une bonne chose et les scènes de SMS (déjà de retour) ont un peu plus d’impact que l’an dernier. Il y a donc quand même un peu de positif.

Pour conclure l’épisode, Winn invente un bouclier anti kryptonite qui permet aux super de prendre de l’avance, puis d’être mis en difficulté et d’être sauvés par John/Alex. L’écriture est assez classique, avec une réconciliation des personnages et un Jimmy Olsen promu au poste de Cat (qui va vraiment manquer à la série, je ne comprends pas).

Comme l’an dernier, la série reprend l’habitude de finir sur un cliffhanger, ce que je trouve plutôt cool et qui donne envie d’y revenir, même si la qualité n’est pas toujours là. En l’occurrence, cet épisode était toutefois plutôt bon pour la deuxième semaine consécutive.

03.pngÉpisode 3 – Welcome to Earth – 17/20
You guys are fun.

Le cliffhanger de la semaine dernière est vite évacuée par cet épisode, avec un Kryptonien qui s’enfuit et l’arrivée de la présidente des États-Unis.

À nouveau, Supergirl prend subitement une dimension nouvelle et beaucoup plus importante : l’an dernier, nous en étions à la découverte de cette super-héroïne, aujourd’hui, nous en sommes déjà à une dimension nationale et il ne faudra pas longtemps avant que la série soit obligée de s’engouffrer dans l’international/le galactique. C’est un peu dommage d’aller si vite, surtout que seul le changement de saison vient justifier cette évolution.

Au-delà de ça, l’épisode s’intéresse à la carrière de reporter de son héroïne qui patine évidemment puisqu’elle est pleine de bons sentiments.

Le plus marrant vient peut-être du personnage d’Alex qui se retrouve dans un bar alien très homoérotique. Décidément, le passage sur CW n’arrête pas de se faire ressentir : après l’agrandissement du DEO et de la rédaction, c’est donc le personnage d’Alex qui change radicalement. L’an dernier, nous avons quand même eu droit à un nombre incalculable de fois où elle draguait un millionnaire qui a désormais disparu (remplacé par une Luthor en terme de rôle). J’aime beaucoup cette nouvelle direction qui correspond un peu plus à ce que j’imaginais pour ce personnage.

Cat a disparu et manque un peu dans cet épisode, mais elle est largement remplacée par Maggie, une nouvelle agent travaillant conre le DEO (sans le savoir), par la présidente, par la nouvelle Luthor… Oh, ce n’est même plus féministe à ce stade, c’est la domination des femmes. Peu importe, il y a des évolutions d’intrigues qui sont très très cool, à commencer  par cette présidente alien ou par ce flirt entre Maggie et Alex, qui est pour le moment la relation amoureuse la plus crédible de la série (pas beaucoup de concurrence vu la saison 1 en même temps, je ne vois pas d’alchimie entre Jimmy et Supergirl).

Une fois de plus le cliffhanger est plutôt bien fichu (et introduit pour la troisième fois de l’épisode un personnage féminin badass). Ce début de saison est pour l’instant génial et bien meilleur que ce que j’en attendais, c’est un grand plaisir de retrouver chaque semaine les personnages.

C’est toujours cheesy et prévisible par moment, mais je ne regrette pas d’avoir persisté l’an dernier quand je trouvais ça vraiment nul ! J’aime beaucoup aussi l’alchimie entre Kara et Mon-El ou l’introduction de ce bar qui m’a un peu trop fait pensé aux dernières saisons de Buffy.

J’accroche vraiment à cette saison qui dépasse peu à peu le cadre du simple guilty pleasure.

04.pngÉpisode 4 – Survivors – 15/20
There is no shame in surviving

Il faut bien avouer que j’étais impatient de voir cet épisode après un début de saison si réussi et après avoir vu que la guest de la semaine était Dichen Lachman (Dollhouse, The 100, Agents of S.H.I.E.L.D, etc, etc.) Je ne pouvais pas vraiment passer à côté et j’ai donc entamé ma journée par cet épisode, et tant pis pour tout mon retard dans les articles de ces derniers jours.

De manière générale, je continue d’apprécier les ajouts au casting, même si Cat me manque : Mon-El est très cool, mais pas autant que Maggie. Ce double nouveau love interest (Supergirl/Mon-El ; Alex/Maggie) fonctionne tellement que les autres personnages semblent disparaître totalement (James et l’ensemble de la rédaction sont totalement dérisoires, ce premier étant d’ailleurs absent de l’épisode).

Mon-El s’adapte donc peu à peu à sa nouvelle vie sur terre, prenant le temps de se bourrer la gueule pour Halloween avec un Winn totalement différent de ce que l’on connaissait de lui. C’est une évolution sympa et cette bromance permet assez vite d’intégrer le personnage autrement que par la drague.

Côté drague, justement, Maggie et Alex s’en donnent à cœur joie avec 150 coups de téléphone au cours de l’épisode et beaucoup, beaucoup de moments où il est très clair qu’il y a plus que de l’amitié entre elles… Jusqu’à ce que Maggie sorte une petite-amie de nulle part limite au beau milieu de la scène d’intervention. Normal. Il faut bien retarder un peu cette intrigue…

Enfin, M’Gann est déjà développée et est bien moins cool que prévue quand elle balance Hank à Roulette (Dichen Lachman, donc) pour ses combats illégaux. Roulette était un guest sympa, mais j’imagine qu’on la reverra dans d’autres épisodes (et c’est tant mieux) car elle n’a pas eu l’occasion de faire grand-chose cette semaine. M’Gann, quant à elle, permet à la série (et Supergirl) de nous sortir une nouvelle morale un peu lourde et un cliffhanger problématique. Enfin, Lena Luthor  réapparaît pour peu de choses, mais semble bien trop sympa avec Kara pour être une vraie gentille.

La série s’éparpille donc avec tant de nouveaux personnages et en explorant de nouvelles perspectives au détriment de celles de la saison 1, mais cela lui fait beaucoup de bien en terme de rythme et d’intérêts. Le cahier des charges reste le même que l’an dernier et le divertissement pour pré-ado continue de prendre le dessus par moment (morale lourdingue et naïveté insupportable de Kara), mais il sait heureusement se faire discret à d’autres moments.

Le changement de chaîne se fait vraiment ressentir, c’est dingue comme le convenu de CBS se fait démolir par CW !

05.pngÉpisode 5 – Crossfire – 14/20
What is it with this town and heroes?

L’épisode démarre avec une Kara aux petits-soins pour Mon-El qui se voit attribuer une nouvelle identité, celle de Mike, qui évidemment est embauché comme stagiaire à CatCo. C’est censé être humoristique, mais ça passe moyen tellement c’est naïf. Enfin, je dis ça, mais j’ai tenu toute la saison 1 en critiquant sur ce point, ça fait partie de la série, c’est tout. Et puis, on sort de la naïveté quand Mike se tape la secrétaire de James.

L’intrigue de la semaine est assez claire : des malfaiteurs ont réussi à mettre la main sur des armes anti-aliens (merci Brenda Strong) et bouhou, c’est mal ! En plus, cela permet de relancer le débat autour de l’acceptation de la présence des aliens qui semble être assez clairement le fil rouge de la saison et est évidemment lié à Lena.

C’est aussi l’occasion pour James de se taper une petite crise existentielle de sidekick voulant devenir héros, aidé du coup, évidemment, par Winn. Il fallait bien leur trouver un rôle.

De leur côté, Alex et Maggie continuent leur flirt. Cela tombe bien : cette dernière s’est fait larguer, ça simplifie le travail ; sauf qu’Alex n’assume pas vraiment être totalement sous le charme de Maggie. C’est fait un peu lourdement, mais venant de cette série, ça ne pouvait être autrement et leur dernière interaction est vraiment bien écrite. Ce coming-out d’Alex est interprété à la perfection par Chyler Leigh (forcément, cette actrice est parfaite de toute manière) qui trouve enfin un rôle lui permettant de dévoiler tout son talent (depuis Grey’s, c’était un peu l’errance pour elle et même dans Grey’s, ce n’était pas toujours ça).

L’intrigue est plutôt sympa en elle-même, surtout que Lena Luthor est elle aussi assez clairement non-hétéro et qu’elle rencontre Alex chez Kara.

Quant au cliffhanger, ce serait mentir de dire que ça m’a surpris, j’ai carrément fini la réplique avec Lena tellement c’était évident. Cela permettra malgré tout, je pense, de bons moments dans les épisodes à venir.

06.pngÉpisode 6 – Changing – 16/20
Who is this mysterious guardian?

Le bar présenté comme illégal quelques épisodes plus tôt est devenu le lieu cool de la série où traîne Mon-El et Kara, en tenue de tous les jours à boire des verres mortels pour les humains. Jolies couvertures. Kara est donc bourrée, ce qui est une nouvelle étape dans la CWisation (c’est un mot dans le dico, promis) et la perte de l’audience enfantine. J’espère que cela leur permettra d’oublier la naïveté de la série.

Quoiqu’il en soit, l’intrigue de la semaine nous recycle des acteurs beaucoup trop vus ailleurs pour une histoire de parasites qui n’est pas des plus originales. Cela permettait de changer un peu les perspectives héroïques, libérant de l’espace pour Mon-El qui sort ainsi de sa crise d’ado et pour James, qui lui poursuit sa crise existentielle et devient un super-héros pas si super, le gardien.

Il y avait juste ce qu’il fallait pour rester divertissant et l’intrigue marchait bien, avec une résolution aussi simple qu’évidente.

Le plus réussi dans cet épisode est une fois de plus le coming-out d’Alex qui ressemble trait pour trait à celui d’une amie, au point que ça en devient flippant. Je n’avais jamais vu cela traité comme ça à la télévision et c’est plutôt rafraichissant d’avoir quelque chose de vrai. En plus, Alex qui ne parvient pas à parler, ça ressemblait beaucoup à Lexie en fin de saison 8 de Grey’s et je suis plus que fan de cette performance. C’était parfaitement traité, jusque dans la raison pour laquelle Maggie refuse de se mettre en couple. En plus, c’est tellement rare de voir un râteau à la télé, surtout pour les couples homosexuels.

J’attends maintenant de la voir flirter avec Lena et que cela rende Maggie jalouse, tant qu’à faire. Les cliffhangers étaient en revanche moins convaincants, que ce soit autour de nos derniers enfants de mars ou de Mon-El.

07.pngÉpisode 7 – The Darkest Place – 17/20
Well, I wasn’t always that mature

L’épisode démarre une fois de plus dans le bar qui est clairement devenu le lieu où traîner pour tout le casting. C’est toujours plus crédible que de traîner au boulot comme l’an dernier.

Le gros débat de ce début d’épisode est donc de savoir si le Guardian est quelqu’un de gentil ou pas, et bien sûr s’il l’est, ses adversaires ne le sont pas et se font passer pour lui. C’est une intrigue qui fonctionne plutôt bien, surtout lorsque Winn se met à flipper de devoir aller en prison. Il est juste dommage que la construction de ce superhéros se soit fait trop rapidement pour être pleinement crédible, mais j’accroche totalement aux dynamiques que ça construit entre Winn et Alex. Et puis, un secret dans une série, c’est toujours synonyme de rebondissements à venir.

La transfusion de John nous le présente comme un personnage totalement paumé avec des hallucinations et dès le départ de l’épisode, il est clair que ça va mal finir pour lui puisqu’il attaque Kara. Il s’agit en fait d’une fausse piste rapidement écartée au profit d’un cyborg.

Quant à John, il découvre qu’il ne peut s’en prendre qu’à sa bienfaitrice, dans une intrigue secondaire pas franchement passionnante où on apprend qu’il est transformé peu en peu en White Martian. Mouais.

De son côté, Mon-El est toujours sous les griffes de maman Luthor. Kara est détournée de ses objectifs pour venir le sauver et se retrouve à son tour prisonnière. Elle abandonne alors ses pouvoirs pour protéger Mon-El et devient rat de laboratoire. Il est plutôt cool d’être face à un épisode qui ne glorifie pas Kara : la série a désormais tellement de superhéros qu’elle peut se permettre de passer un épisode sans Supergirl en tant que super-héroïne.

Elle est finalement sauvée par son père adoptif sorti de nulle part qu’elle a la gentillesse de ne pas appeler papa histoire de nous paumer un peu en tant que spectateurs pas attentifs n’ayant pas retenu que son père adoptif s’appelle Jeremiah (je doute être le seul à avoir fait une recherche Google pour être certain que ce soit bien lui).

Kara retourne alors à sa vie sans s’inquiéter outre mesure de l’échantillon de son sang qu’elle a laissé derrière elle : évidemment, ça permet de proposer un nouveau cliffhanger sympathique.

Côté love, ça se dessine lentement entre Kara et Mon-El, mais ça ne devrait pas traîner trop pour autant.

Enfin, il faut en revenir une fois de plus à Alex/Maggie, dont les retrouvailles sont gênantes car justement pleine de gêne. Cela fonctionne toujours plutôt bien comme intrigue, la gestion du râteau qu’Alex se prend étant pleinement crédible.

Une fois de plus, la série mène de front plusieurs intrigues qui avancent toutes à un rythme soutenu avec début/développement/conclusion en un épisode, sans négliger pour autant un fil rouge.C’est une dynamique d’écriture qui fonctionne parfaitement et qui est devenue un peu trop rare à la télévision de nos jours.

Capture d'écran 2016-11-29 13.23.15.pngÉpisode 8 – Medusa (1) – 14/20
They’re dead, all the aliens are dead

C’est parti pour le premier épisode d’un long crossover de quatre épisodes entre quatre séries que je ne regarde pas. Supergirl a la bonne idée de passer en premier, du coup, j’espère que seule une intrigue sera concernée et que je n’aurais pas à tout voir, car j’aimerais éviter de me spoiler sur le reste. On verra assez vite.

Tout commence par un traditionnel épisode de Thanksgiving sur la révélation de secrets étouffant un peu tout le monde… Et évidemment, c’est au moment le moins opportun que l’intrigue générale attaque, tandis qu’Alex a déjà empêché tout le monde de révéler ses secrets. Bien joué.

L’intrigue de la semaine (et pour le coup de toute la semaine) s’immisce donc sympathiquement dans la série, avant que notre bar illégal favori soit la cible d’un attentat anti-alien grâce au virus Medusa, créé par le père de notre super-héroïne. C’est malin d’être aussi con, les kryptoniens ne sont pas mieux que les humains, un truc que j’avais déjà compris gamin mais qui se confirme d’année en année.

Et cette histoire de virus est sympa en parallèle de ce qui arrive avec le futur White Martians. Cette saison est assez claire au moins, méfiez-vous de ce que peut transmettre le sang !

J’ai aimé l’évolution du personnage de Lena Luthor cette semaine, il est intéressant de la voir osciller entre bien et mal de manière bien plus convaincante, en une scène, que Smallville n’a jamais réussi à le faire avec Lex Luthor. Pas un instant, je ne l’ai cru méchante dans cet épisode, il m’a paru évident qu’elle jouait un rôle pour faire tomber sa mère dès le départ… C’était parfaitement joué par l’actrice, mais je n’ai pas eu un seul doute tellement ce n’était pas crédible comme évolution pour le personnage.

L’an dernier, pourquoi pas (je n’ai pas oublié la catastrophe Shioban), mais pas cette année.

Cependant, mon gros kiff cette semaine reste évidemment sur Alex se bourrant la gueule, bien mieux joué que Kara. Le coming out auprès de sa mère tombe un peu à plat après de très bons épisodes, parce que sa mère qui lui dit qu’elle n’est pas bonne à garder un secret après leur Thanksgiving en saison 1, c’est un peu ridicule (Alex lui avait révélé qu’elle travaillait pour le DEO et c’était la surprise générale). Au-delà de ce détail, c’est néanmoins une très belle scène, mais ça n’empêche que j’ai trouvé ça un peu évacué au beau milieu de l’épisode, histoire de s’en débarrasser.

Cela dit, il n’y avait possiblement pas grand-chose de plus à en dire et sa première scène avec Maggie (il n’y a pas de médecin au DEO ? Pas d’hôpital à National City ?) est magistralement rédigée.

L’autre intrigue romantique est clairement bien menée elle aussi, malgré la naïveté perpétuelle et insupportable de Kara, j’ai trouvé le premier baiser avec Mon-El bien amené et la soi-disant amnésie bien reloue.

Pour moi, cet épisode est moins intéressant que la moyenne de la saison, car il se concentrait trop sur une seule intrigue (réunissant certes tout le monde) plutôt que sur la multitude comme d’habitude. C’est dommage, il y avait pourtant de quoi présenter la série à tout le monde et je trouve qu’ils se sont enfermés dans leur défaut, avec des simplicités scénaristiques énormes : Lena qui reste plantée là quand elle se fait attaquer, Maggie blessée qui suffit à divertir Kara du grand méchant ET LUI TOURNER LE DOS pour qu’il s’enfuit ?, Maggie qui change d’avis parce qu’elle a failli mourir en se prenant un coup dans L’EPAULE ou encore la guérison rapide de tout le monde…

Cette fin de mi-saison est vraiment rushée et, certes, j’aime les conclusions apportées, mais il est dommage de voir ces intrigues un peu bâclées pour laisser deux/trois minutes à l’intrigue du crossover… que je ne regarderai pas, car il n’aura a priori aucun impact sur la série Supergirl.

Capture d'écran 2017-01-24 11.24.31.png
Épisode 9 – Supergirl Lives – 15/20
And everything coming out of my mouth is very cliché

Reprise mouvementée pour Supergirl avec une première scène d’action pleine d’effets spéciaux et d’action. Ce n’était pas forcément utile, mais ça remet tout de suite dans l’ambiance super-héros un peu niaise.

Surtout, ça lance une première intrigue autour de Winn qui est enfin un peu approfondi cette semaine. Dommage, ça ne passe que partiellement. J’ai adoré que l’épisode se concentre un peu sur lui, mais il y avait pour moi de trop grosses erreurs dans son développement. À commencer que ni Alex, ni Kara (!) ne s’inquiète pour lui quand il leur dit qu’il a été agressé. Genre, normal, on passe tout de suite à autre chose ? Mon dieu, je change d’amis illico à la place de Winn moi (soyez prévenus) !

Cela dit, la conclusion qui le voit être un peu plus débrouillard et fort que d’habitude est vraiment cool, rendant le personnage plus sûr de lui – et il en a besoin puisqu’il est entouré de super-héros de tous les côtés ! Disons que je suis mitigé, car c’était un développement nécessaire, mais mal amené.

La vraie intrigue de la semaine concerne cependant Supergirl & Mon-El, encore et toujours. Leur flirt porte l’épisode à bout de bras, mais aussi niais que ce soit, ça fait plaisir à voir en mode guilty pleasure, on va dire. Je ne peux pas en affirmer autant de la manière dont les scénaristes traitent le travail de Kara. C’était pour le coup un peu mieux géré en saison 1, mais la série a pris une telle dimension différente sur cette seconde saison, qu’il est difficile de tout concilier.

Toute l’intrigue d’esclaves humains à laquelle Kara (& Mon-El, un peu contre son gré) veulent mettre un terme m’a paru un peu pompée sur un mauvais épisode d’Angel, du coup, j’ai eu du mal à m’y faire.

Heureusement, cela permettait le retour de l’excellente Roulette. Le personnage est pas mal inutile, mais comme j’adore Dichen Lachman (qu’elle est badass, regardez ci-dessus), je ne crache pas dessus !

En parlant d’actrice que j’adore, comment oublier l’excellente performance de Chyler Leigh encore cette semaine ? Inutile de vous dire que c’est ce qui a amené des points à l’épisode si vous avez déjà suivi cet article (sinon, bienvenue, je shippe Alex & Maggie). J’ai trouvé hilarant de voir le personnage d’Alex être encore plus niaise que sa sœur une fois en couple, ça passe très bien, surtout que c’est supposé être sa première relation. Une fois Kara en danger, Alex se sabote toute seule en nageant en plein code 307*.

Et là, là, on touche à ce que j’ai adoré dans cet épisode : les références geeks multiples toutes bien utilisées, de Stargate (le portail) à Star Trek (red shirt), en passant par le trope du malheur qui doit forcément arriver à la lesbienne heureuse. Alex semble l’avoir intériorisé et c’est tellement dans l’ADN du personnage que la scène était super bien fichue. Les scénaristes jouent aussi du cliché quand un alien menace de tuer Alex… Bref, tout ce qui touche de près ou de loin à Alex, de son réveil niais à la réconciliation avec Maggie, est plutôt très réussi.

L’écriture est simpliste, comme toujours avec Supergirl, mais ça fonctionne très précisément pour cela. Et puis la réplique où Alex dit qu’elle veut être heureuse, désolé mais moi ça remue mon traumatisme Lexie de Grey’s, alors j’accroche.

Pour conclure sur un truc qui n’a rien à voir, j’ai aimé la recharge d’énergie solaire pour Kara, ça apporte un outil bien pratique pour la suite de la série qui peut continuer ainsi à voir large… ce qu’elle n’hésite pas à faire avec son cliffhanger !

* Le code 307, c’est un très mauvais cliché télévisuel qui voit les personnages lesbiens se faire tuer juste après avoir enfin assumer leur homosexualité/leur couple (et plus généralement, après avoir consommé l’amour ; un trope qui existe aussi chez les hétéros depuis le drame romantique… mais qui est bien moins généralisé. N’importe qui suivant plusieurs séries en 2016 a probablement été confronté à un code 307 tellement ils en ont abusé absolument partout).

10.pngÉpisode 10 – We Can Be Heroes – 14/20
You’ve done enough superheroing today.

Tout le monde veut devenir un (cat) super-héros dans cette série et le début de l’épisode nous le rappelle en nous montrant en parallèle l’entraînement de Mon-El et les actions de plus en plus chiantes du Guardian.

Non, franchement, James, je ne peux vraiment pas. Il tente bien d’avouer les choses à Kara, mais il est juste trop relou pour ça et bien sûr, c’est en cours d’épisode que Supergirl l’apprend par elle-même. Du coup, ça lui donne la possibilité de rendre cette intrigue encore plus relou (improbable, mais pourtant !) en faisant la morale à James. Franchement, ce n’était pas nécessaire et je ne vois pas trop en quoi ses arguments sont censés être bons. Je regrette bien que ce ne soit pas James qui se soit cassé en début de saison, car plus on avance, plus son intrigue pourrit la saison.

Cependant, Kara s’en tire bien pour faire tout ça toute seule, reprochant même à Mon-El de ne pas l’écouter parce que madame a toujours raison. Bref, du pur Kara (digne également de Superman, pour le coup) et tout ce que je déteste toujours dans les DC où les héros sont gentils et ont toujours raison et sont seuls à avoir raison et ouin leur vie est trop dure car les autres sont méchants avec eux et personne ne les écoute alors qu’ils ont toujours raison. Et évidemment, les événements leur donnent raison, alors que juste, ils ont tort.

Bref, des superhéros trop parfaits et, il n’y a pas à dire, c’est chiant, surtout quand ils ont tort mais que les scénar’ leur donnent raison. Je savais dans quoi je m’embarquais avec Supergirl, mais ça me rappelle les sombres heures de Smallville où il est dur de ne pas être irrité par le héros.

Bon, bref, vous comprendrez bien que je ne suis pas vraiment satisfait de la tournure des événements par rapport à la révélation du Guardian, mais au moins l’évolution de Winn continue de me plaire beaucoup. Ce qui est déjà pas mal.

Cet épisode prend aussi le temps de jouer avec ses spectateurs : il y a ainsi un double retour, avec M’gann, qui part en vrille toute seule dans sa cellule au point d’être à deux doigts de mourir sans que personne ne sache pourquoi, et Livewire, qui trouve le moyen de s’enfuir alors qu’on l’avait tous oubliée au fin fond de la saison 1 (soyons honnêtes). Allez comprendre, je pensais qu’ils avaient tiré un trait sur la saison 1, mais non.

Comme je n’avais vu aucune promo, j’étais surpris de ce retour de Livewire, et c’était une surprise positive. C’est en effet un retour réussi, avec d’excellentes scènes d’action et une intrigue qui la voit devenir prisonnière et être utilisée contre son gré. C’est tout bête, mais ça fonctionne à merveille, en développant aussi sa relation avec Kara et le personnage qui finit dans la nature.

J’ai adoré cette partie de l’épisode, aux effets spéciaux réussis et promettant une bonne suite de saison (en plus, c’est à se demander si elles ne flirtent pas les deux ennemies, j’y reviens en fin de critique). Je tiens à signaler le très beau tacle anti-Trump également, avec une « nasty woman » qui pulvérise un méchant et un girl power réaffirmé plus que jamais par Livewire. Il était temps, après un début de saison très orienté sur les pouvoirs du casting masculin, d’en revenir à la base de la série. Cat manque plus que jamais là-dessus, mais heureusement, les scénaristes ont su rusé pour cet épisode. La position anti-Trump n’a rien de surprenant, et je veux bien qu’ils poursuivent ce genre de tacles très rigolos.

J’espère donc que les scénaristes ne tarderont pas trop à la faire réintervenir, mais en même temps (et c’est l’influence Supernatural qui doit me faire ça), je ne suis pas contre attendre deux ou trois épisodes avant si c’est pour que ce soit aussi réussi quand ce sera le cas.

Je ne peux pas en dire autant pour M’gann : son intrigue ralentit le rythme de l’épisode et provoque quelques incohérences (genre Supergirl et Alex qui restent avec John à ne rien faire alors que tant de méchants sont dans la nature). Quant à son cliffhanger, je n’en avais juste rien à faire. Oups.

Malgré tout ça, la relation Maggie/Alex continue d’être exploitée en arrière-plan dans deux petites scènes et c’est très positif, car le côté flirt et jeu continue malgré la relation naissante entre elles. Trop de séries zappent ces moments dans la création des couples, alors j’approuve à 100% que mon ship de la saison soit (bien) développé et installé comme tel dans le scénario !

Je suis bien plus sceptique face au traitement de Mon-El/Kara, qui finissent réconciliés, mais pas en couple malgré une très belle déclaration d’amour (enfin, CW style, hein) de la part de monsieur. Étrange fin donc, mais il est peut-être trop tôt pour en faire des caisses, allez savoir.

Cela soulève malgré tout un tas de question sur Kara, qui flirtent à droite à gauche avec la moitié du casting masculin depuis le début de la série et féminin depuis le début de la saison, sans jamais se poser vraiment. Il y a matière à proposer quelque chose de novateur en terme de réflexion sur la sexualité, que ce soit de la bisexualité, de l’asexualité, ou que sais-je encore. Et s’il y a une chaîne pour se le permettre, c’est bien la CW, qui s’affiche ouvertement pro LGBT. De là à toucher au personnage de Supergirl ? A priori peu problable, mais wait & see.

Tout ceci fait que je suis mitigé face à l’épisode : il est plein de bonnes intentions et de bonnes idées, mais il ramène sur le devant de la scène tout un tas de défauts propres à l’univers. Meh.

11.pngÉpisode 11 – The Martian Chronicles – 14/20
That’s what we do, we protect people

Bon et bien c’est encore un épisode un peu long cette semaine, on sent qu’on est en mi-saison et cela nous offre un bottle episode plutôt cool, même s’il se concentre surtout sur M’gann, dont je n’ai pas grand-chose à faire.

L’épisode débute au bar, ce qui n’est pas très original, pour cette saison 2. Plus originale est la réaction de Kara qui affirme qu’elle n’est pas attirée par Mon-El. Le pire, c’est qu’elle paraît sincère et que son discours n’est pas loin du coming-out (« it’s the way you are » ?).

En tout cas, il y a de quoi remplir quelques fanfics pour les gens étranges shippant Kara & Alex (oui, il paraît que ça existe) car l’épisode explore aussi leur relation (de sœurs, je rappelle, hein) avec un bas cette semaine : Alex lâche sa soeur adoptive pour être avec sa copine. Comme en même temps, elle semble aussi avoir lâcher l’idée de secourir son père (merci Pauline de me l’avoir rappelé ce week-end) pour être avec sa copine, ça devrait surprendre personne. Et puis Maggie l’emmène voir les Barenaked Ladies (ce groupe est absolument partout, c’est fou), c’est dur de faire la compétition avec ça non ?

Il faut croire que si, car Alex culpabilise comme d’habitude et plutôt que de téléphoner à Kara, elle change de t-shirt et se rend au DEO. Bien lui en prend : elle se retrouve au sein d’une quarantaine imposée lorsqu’un White Martian infiltre les locaux. Cela permet le retour du personnel oublié du DEO (sérieusement, y en a qui ressortent de nulle part, notamment Vasquez, mais c’est cool de voir qu’elle existe toujours) et une petite psychose pour savoir qui est le White Martian.

L’épisode s’en tire plutôt pas mal en proposant Winn, même si ça se sentait un peu (mais j’avoue, je soupçonnais les figurants), puis Alex (je sentais bien que c’était trop simple). Deux White Martians pour le prix d’un, ça permet, une fois de plus, de jolis combats bien menés du début à la fin.

Tout cela permet d’aboutir au départ de M’gann (sérieusement, tout le monde vient de se battre pour que tu restes et tu te barres sans même embrasser John ?) et à une réconciliation Kara/Alex. J’ai trouvé un peu sous-exploité le personnage de Maggie cette semaine, et c’est dommage, car chacune de ses scènes sont généralement réussies. Du coup, c’est étrange de ne pas jouer sur le stress d’Alex de la retrouver après lui avoir poser un lapin (et en plus, elle a raté son concert putain).

Pas de cliffhanger cette semaine, si ce n’est la situation sentimentale de Kara, puisque celle-ci faisait simplement en sorte de se fermer à l’amour et que ça a duré un peu trop longtemps pour Mon-El.

Je suis donc bien parti trop loin dans l’analyse du personnage (et tant mieux ?) et elle est aussi insipide que son cousin avec de grandes phrases bidons (cf la citation ci-dessus) et une tendance innée à se compliquer la vie.

Un peu moins bon que d’habitude, cet épisode me rappelle un peu  la saison 1 avec un rythme routinier et très peu d’avancée dans l’intrigue. Oh, et aussi, on en parle de Kara qui dit qu’elle a un job à assumer entre deux ? Non parce que Cat’Co semble juste être devenu une bien mauvaise couverture contrairement à l’an dernier.

Bref, un épisode qui se tient, qui divertit, mais ne fait pas plus.

Screenshot_2017-02-14-11-15-07.pngÉpisode 12 – Luthors – 16/20
Then find something to prove her innocent!

J’aime vraiment beaucoup cette saison, il n’y a pas à dire.

Cette semaine, on retrouve la famille Luthor et, comme le nom de l’épisode l’indique, on passe beaucoup de temps avec eux, au point même de voir Lex. Bon, en flashback, mais Lex quand même. C’était plutôt bien joué de la part des scénaristes de passer un peu de temps avec les Luthor, car les différentes scènes qui leur sont consacrées dans cet épisode fonctionnent à merveille – à part les flashbacks, plutôt inutiles.

Lena s’affirme comme l’un de mes personnages préférés à la télévision cette saison, avec une profondeur qui laisse songeur, volontairement. La voir découvrir qu’elle n’est pas la fille biologique de Lilian était une bonne chose dans cet épisode qui explore plus en avant la relation mère/fille. Bon, moi, j’aurais pas réagi comme ça à une telle nouvelle, mais admettons.

La relation entre les deux personnages est intéressante et j’ai aimé la volonté des scénaristes de nous mettre le doute concernant Lilian. Son long discours comme quoi elle était une gentille mal comprise est plutôt efficace, même si inutile, car on sait bien qu’elle est profondément mauvaise – elle vient juste de s’enfuir de son propre procès.

D’ailleurs, avec autant de pouvoirs, Supergirl avait largement le moyen de la retenir, puis de sauver les gens de la grue (ou tout simplement d’emmener la Luthor avec elle dans les airs), mais bon admettons. Cela permet surtout de questionner la sincérité de Lena tout au long de l’épisode : elle nous est présentée comme parfaitement innocente, mais seule (l’insupportable) Kara continue de la croire. Lena est surtout enlevée une fois de plus par sa mère qui cherche à se servir de son ADN, une intrigue un peu farfelue mais qui fonctionne jusqu’au sauvetage de Supergirl (ah lol, Melissa Benoist ne peut pas porter l’actrice incarnant Lena cela dit, ça casse un peu le mythe de voir ce montage hésitant sur la manière de faire comprendre les choses).

Il n’y a absolument aucun suspens sur la survie de Kara d’ailleurs et l’explosion nous est grave survendue. Soit. Toute cette intrigue se termine sur une scène entre Kara et Lena que j’ai vraiment du mal à ne pas shipper. Qu’on me dise que Lena est lesbienne et qu’elle virera méchante une fois frustrée du rejet de Rateaugirl, ça ira plus vite et ce sera plus crédible que ce pseudo-suspens sur le jeu d’échec.

En parlant de coming-out à faire, le début de cet épisode voit Maggie & Alex continuer leur relation en l’affichant au grand jour (enfin à la grande nuit) dans ce fameux bar illégal ouvrant tous les épisodes de la saison. Cet épisode prend le temps d’approfondir très rapidement le personnage de Maggie, présentée comme une flic un peu bornée, sûre d’elle et respectant la loi à la lettre malgré Kara tentant de la raisonner (il y avait un potentiel intéressant à les voir en désaccord, mais finalement, non).

Toutefois, c’est surtout James que les scénaristes cherchent à développer et il y en a bien besoin. Le Gardien prouve une fois de plus son inutilité face aux grands méchants dans cet épisode et continue de se clasher de manière ridicule avec Kara (c’est d’autant plus ridicule que la série prend le parti de Kara quand il est évident qu’elle a tort et que n’importe quel journaliste ferait sa une sur Lena, hein… mon dieu qu’elle est insupportable avec so « I told you so » en fin d’épisode !).

Leur scène finale où ils disent redevenir amis fonctionne et j’espère que ça en restera là, car ça devient lourd, presqu’autant que la relation entre Kara et Mon-El. On arrive enfin au baiser en fin d’épisode, mais bien sûr cela ne se fait pas vraiment grâce au brillant cliffhanger qui m’a laissé à peu près dans le même état que Kara.

Bref, j’ai adoré l’intrigue Luthor qui occupe une bonne partie de l’épisode et était moins convaincu par le reste, mais l’épisode est solide et se tient, ce n’était pas toujours le cas l’an dernier. En plus, Winn et Alex m’ont fait mourir de rire à jouer au billard en début d’épisode.

12.pngÉpisode 13 – Mr & Mrs Mxyzptlk – 16/20
You can’t just put me in a wedding dress

L’un des trucs que je trouve le plus détestable dans l’univers DC, c’est quand même ces innombrables noms volontairement imprononçables (genre, le titre de cet épisode) ou stupides (je ne me suis pas encore remis de M’gan). J’imagine que je devrais m’y faire, mais non, ça me stresse à chaque fois. Qu’importe.

La scène d’introduction paraît sacrément longue car le rythme y est juste dingue, avec un tas d’informations balancées et beaucoup de blagues d’un coup. Il y a clairement un petit problème dans la diffusion, puisqu’il s’agit d’un épisode de St Valentin qui aurait donc dû être diffusé la semaine dernière. Je comprends mieux les bugs des gens un peu partout sur Internet, mais peu importe, bis.

Du coup, la romance est au cœur de l’épisode, avec Kara entre Mon-El et Mxyzptlk (putain, merci le type qui a inventé les copier/collers), Alex qui aimerait fêter la St Valentin que Maggie déteste et Winn qui traîne seul au bar (pourquoi ?) et tombe amoureux de Lyra, une alien qui semble tout droit sortie de Buffy avec son maquillage de vampire.

Kara est une fois de plus le point relou dans cet épisode, déchirée entre ses deux prétendants. Et en même temps, il y a un bon humour, Mxyzptlk apportant de bons moments drôles dans l’épisode. J’ai adoré aussi la dispute avec Mon-El, même si je ne comprends pas bien qui est censé savoir son identité Kara/Supergirl au DEO… Tout le monde ?

Quoiqu’il en soit, cela mène à un nouveau combat bien marrant entre Mon-El et Mxyzptlk, dont l’issue est évidente. Pour régler cette intrigue, un petit long détour à la forteresse de solitude de Clark permet à Kara de se débarrasser de Mxyzptlk en utilisant ses propres règles et en détruisant la statue de son oncle. Je suis sûr que Clarke appréciera.

Du côté d’Alex et Maggie, c’était hyper intéressant car on en apprend un peu plus sur Maggie, enfin, même si ce sont des informations totalement aléatoires et inutiles au premier abord. Le développement autour de son coming-out et de la St Valentin en apporte néanmoins beaucoup et vient expliquer un peu le caractère du personnage tels qu’ils l’utilisent. C’est plutôt bien vu, avec un passé crédible et une dispute enfin vue à l’écran. Quand même, elles passent de toute évidence leur temps à se disputer et se réconcilier à chaque épisode, mais dans celui-ci où Kara nous fait la morale sur ce qu’est l’amour, les scénaristes ne pouvaient se passer de développer leur relation.

S’ils avaient juste pu passer un peu moins de temps sur Kara et plus sur les autres, ça aurait été appréciable malgré tout. Surtout que même la scène Maggie/Kara semblait un peu bizarre, avec une Kara qui se mêle de ce qui ne la regarde pas et une Maggie qui la laisse faire. Mouais.

Les scènes Kara/Alex, en revanche, rien à dire, c’est réussi et la St Valentin version Alex, c’était marrant !

Enfin, Winn tombe instantanément amoureux d’une alien beaucoup trop forte pour son propre bien, surtout qu’elle est très agressive sexuellement. Dans n’importe quelle série, surtout fantastique, cela signifie que c’est la merde pour lui, mais il semble ne pas le savoir, l’imbécile. La suite au prochain épisode ? Il ne faudrait pas critiquer l’amour un jour de St Valentin.

Pour terminer cette critique, j’ai envie de me moquer de James que l’on n’a évidemment pas vu parce que c’est la St Valentin et qu’il s’est fait virer du rôle de love interest il y a bien longtemps. Oh, et aussi, très bonne utilisation de la figurante blonde au DEO, elle m’a fait rire à ses deux apparitions, alors même qu’on n’a pas vraiment vu sa tête !

14.pngÉpisode 14 – Homecoming – 12/20
Hey everybody! Eeer quick thing Kara & I are dating. Yes, it’s awesome, yes, we are very happy. Your jealousy is appropriate. You can carry on now, thank you (so much)

Et c’est reparti pour un épisode de Superguuuurl qui, d’après le résumé, se rappelle enfin que le père d’Alex est en vie. Bon, il était temps.

L’intro démarre lentement, contrairement à la journée de Supergirl, avec le développement du couple Kara/Mon-El. Ce n’est pas hyper passionnant et l’humour y est un peu lourd, comme toujours avec Mon-El. Je leur reconnais quelques trouvailles à l’arrivée au DEO, notamment tout ce qui concerne les ressources humaines.

On entre ensuite enfin dans la mission de la semaine : des idiots (figurants tellement inutiles qu’on ne saura pas ce qu’ils deviennent) tirent sur Supergirl avec des fusils tout ce qu’il y a de plus classique et un convoi tellement peu sécurisé qu’il crie le piège à 100 km est arrêté par l’héroïne et John. Seulement, Kara ne s’en rend pas trop compte, aveuglée qu’elle est par les retrouvailles avec son père adoptif, prisonnier du convoi.

D’un coup, tout le monde semble avoir été toujours hyper inquiet de la disparition de Jeremiah, mais franchement, après les quelques derniers épisodes, c’est dur de rentrer dans leur jeu et dur de croire à toutes ses retrouvailles, même si elles sont bien jouées (surtout par Chyler Leigh, encore et toujours). Team Mon-El en ce qui me concerne, tout est beaucoup trop parfait pour être crédible, le piège est visible à des kilomètres à la ronde !

Alors certes, l’alien a un caractère de merde et est un gros connard avec sa copine, mais il a raison, donc c’est chiant de voir Miss Morale le contredire. Et c’est encore plus chiant de savoir qu’il a raison alors qu’il se comporte comme de la merde avec elle, mais bon, c’est la magie de la télévision, du patriarcat, tout ça tout ça. Il y a toute une partie du fandom qui doit hurler à la mort du féminisme à l’heure qu’il est, et sans me lancer dans de telles extrémités, c’est vrai que cette saison 2 me laisse un peu perplexe sur le sujet. Cat manque pour rétablir la balance, je ne peux m’empêcher d’imaginer tous les commentaires qu’elle ferait de Mon-El.

Je m’égare énormément là, donc j’en reviens à l’épisode qui continue avec l’organisation d’un bon gros dîner de famille. Cela n’aide pas à me rassurer sur Jeremiah, ça sent gros l’arnaque et le chantage que fait le père à Mon-El confirme qu’il a des choses à cacher (oh ça va être intéressant la suite de cette saison pour Kara), tout en soulignant que Jeremiah est bien en train de bosser pour l’ennemi).

Winn est surtout réduit à un rôle de comique cette semaine. C’est marrant, ça fonctionne, mais son intrigue romantique est majoritairement laissée de côté. Il a bien deux scènes avec sa nouvelle copine, mais il y apparaît totalement niais et aveuglé d’amour, je continue donc d’attendre la baleine sous gravillon, surtout que je n’aime vraiment pas cette nana. Il avait meilleur goût en saison 1, même si sa copine a mal tourné. Qu’à cela ne tienne, on renforce sa bromance avec Mon-El, ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu fonctionner ensemble et c’est cool de les retrouver.

Autour de Jeremiah, les tensions ne font que continuer à grimper, sans me passionner, jusqu’à une dispute Kara/Alex. Franchement, le personnage d’Alex est insupportable quand il est comme ça, mais force est de reconnaître que c’est très en accord avec le développement du personnage depuis deux saisons. Il faut donc prendre sur soi et attendre le moment où ça lui reviendra dans la gueule.

Sans surprise, ça arrive au moment le plus critique : Jeremiah s’avère avoir changé de camp, quel choc !, et être une espèce de cyborg bossant pour l’ennemi afin de récupérer les données du DEO sur les aliens (attention jeu de mots de la semaine digne de moi : he handled it avec sa main handicapée, qu’il montre bien à l’écran pour qu’on comprenne bien que c’est un jeu de mots, wouhou).

Winn a heureusement eu la bonne idée d’avoir équipé Jeremiah d’un traqueur sans lui dire, donc ils le retrouvent bien vite et cela ne sert à rien d’autre que nous prouver que Kara est meilleure que n’importe quelle équipe de la RATP et qu’Alex est incapable d’avoir la présence d’esprit de tirer dans la jambe de son père (ou mieux, dans son bras robotique) pour le retenir (ce que vous entendez n’est pas le vent qui souffle dehors, mais mon soupir le plus exaspéré).

Bon, pourquoi pas, après tout il est toujours censé avoir un traqueur sur lui… mais ça, ce sont les scénaristes qui n’ont pas la présence d’esprit d’y penser (finalement, j’avais un soupir encore plus exaspéré en réserve).

La fin voit Alex fondre en larme dans les bras de Maggie (et c’est tout ce qu’on aura comme conséquence de son sale caractère, du moins cette semaine) et Kara se réconcilier avec Mon-El. Mouais.

C’était un épisode assez moyen qui remet sur le devant de la scène des choses que les scénaristes ont volontairement laissé de côté tellement longtemps qu’on a du mal à accrocher aux enjeux. Comme en plus c’était très prévisible (pour pas dire grossier), c’était sûrement l’un des moins bons épisodes de la saison, alors qu’ils délivraient pourtant de bonnes choses, notamment dans les performances et évolutions des relations.

Je reste intrigué par le marché qu’a pu passer Jeremiah avec la mère Luthor, qui une fois de plus s’en tire comme si de rien n’était. Pour résumer, l’épisode était plein de bonnes intentions et de bonnes idées, mais l’écriture n’était vraiment pas à la hauteur, me rappelant les moins bons moments de la saison 1. Il aurait peut-être gagné à être l’intrigue périphérique d’un arc, histoire que le moment de la trahison soit un peu plus attendu mais plus surprenant dans le moment choisi pour l’exécuter.

Espérons que les scénaristes oublient bien vite tout cela, comme ils en ont l’habitude

Capture d'écran 2017-03-07 18.48.58.pngÉpisode 15 – Exodus – 15/20
Wish I had what you two have…

Alors avant toutes choses : oui, cet épisode avait pas mal de défauts internes et je l’ai un peu surnoté. Seulement, pour une fois que Kara n’est pas au centre de l’intrigue, mais devient presque un personnage secondaire (moi, exagérer ? à peine !)… Et pour une fois qu’ils ont compris que ça n’allait pas avec Cat’co, aussi, surtout. Bref, pour une fois qu’il y a ce que j’attends depuis quinze épisodes, je ne pouvais pas mettre une trop mauvaise note. Et puis, cet épisode commence sur Magic in the air que j’ai encore en tête quand même, ça vaut bien quelques points de plus. Non ? Bon, non, c’est vrai que ça, ce n’est pas une raison.

Alors, je vais commencer par Kara/Supergirl cette semaine, parce qu’il y a moins à dire que d’habitude ! Youpi ! Les scénaristes nous font un petit détour par Cat’co, pour mieux lui dire au revoir, au moins pour l’instant. Une fois de plus, Kara est en désaccord avec son chef qui est un énorme con et probablement un très mauvais journaliste pour ne pas publier son interview de Supergirl.

Non, parce que son principe de la double source est excellente, mais quand une personnalité publique te balance un truc aussi énorme, tu le publies en disant que l’info n’est pas vérifiée et vient d’elle. Même pas vérifié son témoignage est suffisant pour limiter les dégâts, c’est juste une interview, donc c’est juste la seule chose à faire. Bref, pour une fois Kara a raison… et les scénaristes lui donnent tort. Allez comprendre.

Je pense surtout qu’ils ont vu l’opportunité de faire virer Kara d’un boulot qui ne correspond plus du tout à la série qu’ils écrivent. La voir tenir son blog pourrait être largement suffisant. Ou alors ramenez nous Cat quoi…

Largement suffisant, donc, un peu comme le rôle de Mon-El en tant que soutien moral. C’était très bien en ce qui le concerne cette semaine, ni trop, ni pas assez, juste assez relou pour coller au personnage, mais pas assez à l’écran pour que ce soit un problème. Apprendraient-ils de leurs erreurs ? Probablement pas, parce qu’il y a encore son secret de la semaine dernière à explorer dans quelques épisodes.

D’ailleurs, cela fait quelques épisodes déjà que Lyra, la nouvelle copine de Winn, est là. Cette semaine, ils réussissent à lui trouver une utilité qui, en plus, fait avancer le fil rouge : Cadmus enlève tous les aliens du coin et le DEO est impuissant. Mon-El propose d’avertir le bar et la scène suivante commence au bar où tout le monde s’éclate comme d’habitude.

Vous la voyez la nouvelle baleine sous gravillon ? (recoucou Pauline, je sais que tu me lis et j’aime ton expression). Moi, en tout cas, je la voyais et c’est sans surprise que j’ai vu les hommes de Cadmus débarquer et réussir à enlever Lyra qui en est déjà à rencontrer les potes de Winn, ici James, qui devait en avoir marre d’être au chômage technique cette semaine. Les scénaristes n’ont tellement plus d’intrigues à lui donner, c’est triste. Et le départ de Kara de Cat’co n’aidera probablement pas.

Peu importe, la scène de l’enlèvement est plutôt excellente : pour une fois, pas de Supergirl à l’horizon, et tout le monde s’en sort plutôt pas mal. Même le Gardien se trouve une utilité pour aider Maggie et Alex qui sont totalement trop géniales. Je veux dire Maggie qui retient Winn comme s’il pesait dix kilos, c’était excellent à voir. Mais Lyra s’est fait enlever.

Cela pourrait être l’occasion d’un gros développement de Winn, mais ce n’est pas le choix des scénaristes. Tant pis.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je fais un petit détour par Lena Luthor qui ne sert pas à grand-chose cette semaine, à part donner un peu plus de temps d’écran à Kara. Leur intrigue n’est pas très utile, mais je continue de penser que ça flirt gentiment et que Lena tombera de haut en rencontrant Mon-El. Bientôt, j’espère ! Et de moins haut que son bureau, aussi, parce que c’est un peu tout ce qu’elle a fait cette semaine.

Le vif du sujet, donc, c’est Alex cette semaine. Alex, qui tabasse un témoin pour le fun, Alex, qui ruine encore un rencard avec Maggie à parler de sa famille, Alex, qui se fait mettre à pied en prouvant que son père peut la manipuler hyper simplement (ça sentait le gros piège, je suis content que ce soit le cas, mais que ce soit un piège de J’onn, je l’aurais mal vécu si Alex se faisait encore rouler dans la farine), Alex qui reçoit un énième sermon de Kara (qui décidément a raison dans cet épisode !) pendant que Maggie fait plante verte derrière elle, Alex qui… décide de prendre les choses en main avec sa copine ?

Oh, excellent. Absolument pas crédible, mais excellent.

Le couple se lance sur la piste de Cadmus et fait en trente secondes ce que le DEO est incapable de faire, à savoir avoir un énorme coup de bol et tomber sur l’alien, Brian, qui est le prochain à se faire enlever. Deux choses sur Brian : d’où elles l’appellent par son prénom ? Et quand est-ce qu’on va le revoir ? C’est un figurant totalement périphérique en soi, mais il a un fort potentiel comique évident, qui me rappelle un peu Clément de Buffy, pour les connaisseurs. Y a moyen de le revoir ? Non ?

Bon, peu importe, Alex a ce qu’elle voulait et elle plante donc Maggie sur place (hein ?) pour aller retrouver son papa. Alors quand même, c’est pas hyper crédible, Maggie qui accepte de rester sur la touche vu ce qu’on connaît de son caractère. Pourquoi pas, on va dire, mais ça commence à faire beaucoup de choses pas très crédibles dans la même scène. Je sais que le principe même de l’existence de Supergirl n’est pas crédible, mais ils pourraient essayer d’être cohérents, au moins.

Qu’importe, pendant que Kara publie son article de blog (qui a un succès immédiat, parce que c’est bien connu, un article, deux tweets et t’es hyper populaire avec ta théorie du complot – y a qu’à voir le succès national de ce blog sur lequel vous êtes, peut-être plus par erreur ou hasard que parce que j’ai eu un succès immédiat avec cet article), Alex se rend donc chez Cadmus, planque des bombes dans toute la base (hein ? Quoi ? Quand ?) et se fait finalement capturer par son papa quand on pense qu’elle arrive. Donc elle se fait capturer par choix ? Pas très clair, pas très cohérent… et je leur pardonne vu la note, je suis d’un faible !

En tout cas, son chantage à la bombe est efficace, j’ai aimé la voir être déçue de son père (alléluia tu ouvres les yeux !) tout en faisant en sorte de lui faire prendre la bonne décision. Et puis, c’est très classe d’avoir tout fait péter, et j’adore Chyler Leigh alors je ne suis pas objectif et puis c’est tout (c’est pas de ma faute, elle a encore joué de ses mains avec Jeremiah/J’onn, la vilaine… Tout ce qui me rappelle Lexie me fait craquer, c’est comme ça, cherchez pas).

Et alors que tout explose, Alex a cette fois encore la pire des idées possibles ! Monter dans le vaisseau, libérer Lyra (qui retrouvera Winn, mais je n’accroche toujours pas à leur couple, désolé), la charger de libérer tout le monde et s’occuper d’aller désactiver le lancement automatique du vaisseau de l’intérieur.

Hein ? D’où tu sais faire ça et depuis quand c’est possible ? Ah tu sais pas et ce n’est pas possible ? Parfait.

Il faut donc Kara pour finalement la sauver, mais peu importe, c’était un excellent épisode dans l’ensemble pour Alex, la faisant un peu évoluer par rapport à son père et nous rappelant qu’il n’y a pas besoin d’être une alien pour être une Supergirl. Facile, mais efficace, malgré des trous béants dans le scénario.

Sur ce, j’ai un concours à aller réviser, parce que je pense pas que parler de Cadmus à la place de Camus demain soit la meilleure des idées. Après, sur un malentendu, allez savoir…

Edit : On me signale très justement dans l’oreillette que j’ai oublié de parler de Teri Hatcher, oups. Alors 1) je n’ai pas vu l’épisode en HD (faute de connexion suffisante, bienvenue à Paris ?) donc je n’ai pas réussi à mettre un nom sur le visage familier (j’ai honte, si vous saviez !) et 2) encore un cliffhanger supplémentaire comme s’il y avait besoin quand on ne sait toujours pas ce qu’est devenu la présidente des USA ! À la semaine prochaine !
Edit 2 : Ah ben, non, y a pas d’épisode la semaine prochaine.

Supergirl Season 2 Episode 16_0001810265.jpgÉpisode 16 – Star-Crossed (1) – 16/20
« She’s arme fataled me. »

Je vous l’avais bien dit que Lyra cachait quelque chose ! Et heureusement, parce que ça permettait d’apporter quelque chose que j’aime bien à cet épisode. Je vais commencer par là concernant ce nouveau crossover avec Flash, précisément parce que ça n’a rien à voir avec le crossover.

Lyra se joue donc de Winn depuis le début de manière à ce qu’il l’aide à voler un tableau, sans même le savoir et en se faisant plutôt plaisir (heureusement pour lui, c’est quand même loin du regard des caméras). C’était prévisible (le plus imprévisible, c’est que la Nuit étoilée de Van Gogh devient subitement un Picasso dans une réplique en cours de route), mais c’était aussi une bonne intrigue, pour plusieurs raisons. Déjà, parce que ça fait quelques épisodes que c’est mal amené, alors ça fait plaisir de s’en débarrasser.

Ensuite, parce que pour la première fois (je crois ?), on a le droit à un développement du personnage de Maggie indépendamment d’Alex. C’est elle qui arrête Winn, elle qui l’interroge, elle qui est juste géniale tout au long de l’épisode. Certes, elle cède aux demandes d’Alex de libérer Winn (crédible…), mais elle fait entendre aussi sa voix et se montre bien plus drôle que d’habitude. Maggie est mon gros coup de cœur de cet épisode.

Alex et James débarquent donc à temps pour sortir Winn de son pétrin et l’aider à retrouver Lyra, rapidement et efficacement. La confrontation entre les deux n’est pas des plus convaincantes, principalement parce que j’ai trouvé le jeu de Winn pas vraiment à la hauteur. En plus de tout, on ne sait pas bien pourquoi Alex met autant de temps à arriver pour l’aider.

On apprend ensuite qu’il s’agit d’une « simple » intrigue sur l’immigration. Forcément. C’est un thème à la mode dans les informations du monde entier et Supergirl se fait plaisir cette saison avec les thèmes à la mode. Cependant, ça fait quand même un nombre incalculable d’intrigues et nombre d’entre elles sont laissées de côté pendant des épisodes et des épisodes (plus de nouvelles de la présidente ? du père d’Alex ? de Lena ? etc.) ; pendant que Kara et Mon-El occupent toute la place tout le temps. L’équilibre de la saison s’en ressent un peu, avec des inégalités dommageables. Disons qu’à vouloir toucher à tout, ils finissent par être superficiels à pas mal d’égards.

Cette semaine ne déroge pas à la règle : cette intrigue se boucle un peu trop vite et facilement, avec un frère de Lyra qui a à peine la parole, un tableau dont on ne sait pas franchement ce qu’il est devenu, un alien qui se moque du gardien parce qu’un humain ne peut l’arrêter mais s’arrête quand le DEO (donc des humains) débarque (Alex, encore en retard) et un Winn qui pardonne Lyra en deux secondes, par manque de temps. Bref, les facilités de Supergirl, encore et toujours, et le personnage de Lyra qui dit qu’elle va se casser, elle aussi. OK.

Cependant, pas de temps effectivement : il faut mettre en place le crossover de la semaine et, par conséquent, s’occuper une fois de plus du cas Mon-El. Et si ça se sent dans quelques-unes de mes critiques précédentes, j’atteins un ras-le-bol vis-à-vis de ce personnage dont j’ai de plus en plus envie de parler. Du coup, je ne vais pas me gêner aujourd’hui.

Avant cela, un topo rapide de la situation : après une introduction rapide qui fait un clin d’œil au côté musical qu’est censé avoir ce crossover, la Terre entière (ou au moins National City) apprend que Mon-El dont elle n’a jamais entendu parler est voulue par des aliens. Sans surprise, il s’agit donc de ses parents, et sans surprise, personne ne s’en préoccupe plus que ça dans la ville. Rien du côté de Cat Co, forcément.

Côté DEO, on s’inquiète, mais Kara s’en charge. Elle part à l’attaque du vaisseau et épuise ainsi le budget de l’épisode en matière d’effets spéciaux avant d’apprendre la vérité sur son chéri : il est le prince de sa planète d’origine. Pire que tout, ses beaux-parents sont pro-Trump et veulent « Make Daxam Great Again ». Bim, les scénaristes nous indiquent subtilement que Susan Mayer et son nouveau mec ne sont pas des gentils, même si elle est fan des Indestrucibles (Kryptonian in cape!).

Soit. Kara digère mal le mensonge de son Mon-El et on ne sait plus trop pourquoi : à chaque épisode il la manipule, l’ignore, agit à l’inverse de ce qu’elle lui demande de faire, la bafoue, se moque d’elle, lui ment… Mais là, c’est trop. En voilà une qui ne veut pas devenir princesse Disney apparemment. Je l’ai dit déjà, mais le féminisme de la série a pris de violents coups cette année. Son porte-parole préféré (Cat) a pris les voiles et Mon-El est arrivé. Mon-El, c’est grosso modo l’anti-féminise de base, le bon gros mâle un peu béta qui est sûr d’avoir raison sur tout et qui agit comme tel. Alors, bien sûr, il a eu ses débuts sympas, même drôles, quand je pensais naïvement que les scénaristes allaient nous fournir un arc d’évolution intéressant.

Le problème auquel on arrive aujourd’hui, c’est que le personnage est installé, plus ou moins repenti de ses erreurs passées, mais toujours aussi insupportable. Chaque semaine, il rabaisse Kara d’une manière ou d’une autre, et tout le monde lui pardonne, justifie ses actes ou le défend. Cet épisode en est un défilé particulièrement honteux, avec Alex puis Winn qui défendent Mon-El auprès d’une Kara soulée à raison d’être aussi méprisée de celui qui est supposé l’aimer. Déjà, les débuts de cette relation étaient étranges avec le râteau qu’elle lui a foutu avant qu’Alex ne la fasse changer d’avis, mais plus ça va, plus ça dérape.

Alors oui, j’aime beaucoup le personnage de Mon-El qui amène un bon humour à la série et une intrigue intéressante, qui pourrait aussi être un intérêt amoureux fonctionnel pour Kara si les scénaristes arrêtaient de lui laisser une impunité énervante et énervant plus d’un fan. Dit autrement : plus on avance, plus c’est du gâchis.

Pour en revenir à l’intrigue, les parents de Mon-El veulent donc le ramener pour diriger le peuple de Daxam, alors même que les flashbacks nous révèlent qu’il est encore plus horrible que prévu. Afin d’arriver à leur fin, maman Mon-El (ex Susan Delfino, ex Loïs Lane) essaye de convaincre Kara que son fils ne sera jamais un héros. J’en profite pour noter que cette fois c’est sûr : tout le DEO connaît l’identité de Supergirl, hein. Tu parles d’un secret.

Bref, cette intrigue atteint sa conclusion quand Kara doit prendre sa décision par rapport à Mon-El. Ce dernier revient une fois de plus la queue entre les jambes (oh, cette expression est aussi imagée que juste, désolé) pour se faire pardonner avec une belle et grande déclaration d’amour qui constitue sa « vérité ». Et oui, c’est vrai qu’il aime Kara, mais en fait, ce n’est pas elle qu’il aime, c’est l’image qu’il se fait d’elle. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

Alors, je croyais savoir où ça allait, surtout après les scènes d’Alex et Winn. Mais en fait, non ! Kara décide enfin de larguer ce type incapable de grandir et de reconnaître ses torts, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Mon-El se rebelle alors contre ses parents, et je tiens à saluer la très bonne performance de Teri Hatcher.

Comme cet épisode est censé être un énième cliffhanger, il faut alors mettre en place les choses. Je note qu’on nous a vendu un musical dès cet épisode, mais en fait non, il n’y a que les quelques dernières minutes qui s’en préoccupent rapidement et sans une note de musique. Darren Criss débarque au DEO, nous fait un petit jeu de regard étrange et paf, Kara s’effondre pour se réveiller en tenue de chanteuse et prête à chanter. Bêtement, avec tout le bruit qu’ils ont fait autour de cet épisode musical, je pensais que ce serait la semaine prochaine. Mais non, en fait c’était dès le lendemain (donc aujourd’hui) dans The Flash. Du coup, ben…

flash.pngThe Flash, 3×17 – Duet (2) – 12/20
My sister says I put the Kara in karaoke.

…Me voilà forcé de regarder un épisode de la saison 3 de Flash et ça m’énerve un peu, car j’aimerais voir un jour la série (dans un futur probablement lointain) et je me sens forcé de me spoiler. Et ça n’y va pas légèrement dans le résumé avec une demande en mariage de Barry qui se sépare finalement de sa fiancée dont je n’avais jusque-là jamais entendu parler.

Sans y aller par quatre chemin parce que la note suffit à le comprendre : je suis hyper déçu par ce crossover qu’on nous a vendu comme un épisode musical qui possède bien peu de chansons et qui est blindé de défauts. On nous a aussi vendu une sorte de Glee 2.0 avec des superhéros, mais on en est loin, à part peut-être en ce qui concerne les romances.

Bref, l’introduction est encore un peu plus lourde que dans Supergirl (où Mon-El et Kara arrêtent de regarder Game of Thrones pour en arriver aux comédies musicales) avec des extraits de Singin’ in the rain, qui confirment que j’adore vraiment Barry. Supergirl arrive inconsciente, ammenée par Mon-El et John. Bim, il n’en faut pas plus pour me saouler : la rédemption de Mon-El à venir est évidente, et c’est blasant.

La note est basse, mais elle s’explique aussi parce que je suis paumé dans Flash, au point de découvrir les personnages (oh il y a un bébé Flash), auquel il est difficile d’accrocher. Ils sont caricaturaux et peu développés par l’injection du casting de Supergirl. Forcément, avec autant d’arrivées d’un coup, tout le monde souffre un peu.

Assez rapidement, Darren Criss débarque à son tour et s’en prend à Barry qu’il envoie à son tour dans le coma. Il y retrouve Kara et ils se découvrent le même amour des comédies musicales, auxquelles les scénaristes font constamment référence avec beaucoup de brio. Les explications sont hâtives : Darren (je crois qu’il n’a pas de nom de perso ?) leur explique qu’ils doivent suivre le scénario de comédie musicale dans lequel ils sont, qu’ils peuvent mourir là où ils sont (peu importe où c’est) et que ce sont eux qui fabriquent ce monde, ce qui explique la présence d’une partie du casting (Winn !) avec eux, dans le rôle de personnages nouveaux et caricaturaux.

Alors, si vous n’avez pas trop mal à la tête déjà, vous verrez comme moi que ça n’explique pas l’absence d’Alex (en plus, la voix qu’elle a mériterait largement une scène chantée) ou d’une grosse partie du cast de Flash.

En-dehors du rêve (?) musical, ce n’est pas beaucoup mieux : le casting de Flash est sous-exploité et on sent la difficulté des scénaristes à filer des répliques à tout le monde. Il y a quelques passages sympathiques, comme la révélation de John en tant que martien, et d’autres qui ne sont pas réfléchis : pourquoi Mon-El ne part pas après Blaine/Darren Criss/l’anonyme ? Pourquoi Blaine se donne-t-il tant de mal juste pour… voler une banque ? Mystère.

Dans le musical, Kara et Barry font équipe pour retrouver la fiancé de Barry et c’est tellement lourdement amené qu’on comprend tout de suite qu’elle est avec Mon-El. Cela ne rate pas : les deux personnages qu’ils incarnent sont les Roméo et Juliette de ce monde, et ça agace la jalousie de nos super-héros. Si on ajoute que même Barry prend la défense de Mon-El, il est dur d’approuver ce qui se met en place. Sans aucune difficulté, Barry et Kara parviennent à convaincre leurs ex devenus amants de se déclarer à leur famille.

Cela se fait, se passe a priori bien mais en fait non. Kara et Barry s’entraîne alors pour chanter sur scène, « I’m your superfriend » étant de loin la meilleure chanson de cet épisode, la seule que j’ai envie de réécouter et dont les paroles m’ont fait sourire avec de bons jeux de mots. La manière dont les deux héros sont paumés tout l’épisode et un peu en décalage est une vraie réussite qui sauve l’épisode d’une note en-dessous la moyenne.

Le fou rire que j’ai eu lorsqu’ils se sont fait fusiller comme des merdes et sans raison a aidé aussi. On voit alors débarquer Mon-El et l’ex-fiancée de Flash dans le rêve musical avec une explication absolument pas claire. Un baiser suffit à tout rétablir, forcément. C’était prévisible et ça pourrait être pardonnable si c’était un peu mieux fichu : on voit à peu près à quel moment Kara décide de pardonner Mon-El (en défendant le personnage qu’il représente face à son père), mais pas du tout pour Barry.

Et on en arrive alors au pire de l’épisode : la conclusion super-pourrie d’un épisode qui frôle le super-nul. Darren s’enfuit sans souci et sans expliquer vraiment qui il est ou pourquoi il a voulu donner une leçon bien niaise à Barry et Kara. OK. Franchement, c’était dans la lignée des lourdeurs énormes de cet épisode (le nombre de fois qu’ils se plantent de prénoms, purée) et des facilités que j’ai l’habitude de voir dans Supergirl.

Franchement, la machine à potins s’est emballée et a survendu l’épisode avant même qu’il soit écrit. Dans l’écriture d’ailleurs, on sent un manque de temps énorme qui fait l’impasse sur les explications de fond du musical. Pas d’explication, peu de chanson et une écriture éléphantesque des relations amoureuses de Supergirl et de Flash. On nous a pondu des séparations précipitées et des réconciliations bâclées. Certes, la toute fin et la redemande en mariage sont très sympathiques, mais c’est un peu tard pour sauver le Titanic, quoi.

Du coup, ça sauve les meubles avec des références, des dialogues sympas, des costumes ou décors somptueux et des chansons qui s’écoutent, faute de mieux.

17.pngÉpisode 17 – Distant Sun – 15/20
You have kindness in your heart.

Bon, c’est un autre bon épisode de Supergirl aujourd’hui, mais je suis de plus en plus ennuyé par quelques-uns de ces défauts. Et plus précisément par un, que j’ai déjà évoqué longuement la semaine dernière et qui s’appelle Mon-El.

Cette semaine, Mon-El se rattrape en préparant le petit-déjeuner au lit, passionnant. Heureusement, on ne s’attarde pas trop là-dessus et on passe à un extra-terrestre en carton-pâte digne d’un épisode des années 90 de Power Rangers. Oups. Ce méchant sorti de nulle part ne sort pas tout à fait de nulle part mais répond en fait à un contrat sur la tête de Supergirl.

L’idée des tueurs à gage extraterrestres est intéressante en soi, mais assez mal exploitée avec seulement deux attaques et un simple épisode pour en faire le tour. J’aurais aimé que ça dure un peu plus longtemps, mais bon, cette saison 2 multiplie les intrigues, donc il faut bien en conclure certaines. Supergirl vit bien qu’on souhaite attenter à sa vie, mais le DEO beaucoup moins : c’est un peu chaud pour la survie de la planète, c’est clair.

Du coup, on demande à Supergirl de rester tranquillement chez elle, ce qui ne l’arrange pas du tout. Elle refuse, jusqu’à ce que Mon-El fasse tout un tas d’effort pour bien se mettre à son niveau intellectuel et qu’elle accepte. Ugh. C’est un joli exemple de Mansplaining et de tout ce qui ne va pas avec Mon-El, qui semble vraiment la prendre pour une débile à choisir autant ses mots avec prudence.

C’est totalement une relation toxique, mais bon.

D’autant plus toxique que Mon-El soupçonne ses parents d’être responsable du contrat mis sur la tête de sa bienaimée. Il les confronte donc dans son bar favori, parce que c’est bien connu, tu emmènes tes parents dans ton bar préféré quand tu as envie de les accuser de tentative de meurtre. Enfin, cela dit, c’était l’occasion d’une scène sympa avec l’explication sur le métier de Mon-El qui tente désespérément d’améliorer sa condition de barman. Dans des scènes comme ça, j’aime beaucoup le personnage. Le truc qui ne va vraiment pas, c’est sa relation avec Supergirl, et la manière qu’ont tous les personnages de valider cette relation comme la plus belle chose qui puisse arriver à Kara (que ce soit Alex dans ses réactions, Winn ou John qui demande carrément à Mon-El de surveiller Supergirl pour la protéger, hein). Plus la saison avance et plus je perçois l’ensemble des problèmes apportés par Mon-El dans une série qui se voulait féministe et oppresse de plus en plus son héroïne dans une relation amoureuse prétendument idyllique.

Bref, les parents de Mon-El se disent parfaitement innocents et du coup il rentre bredouille chez Kara où il la retrouve à jouer à des jeux de société avec James et Winn (qui était pourtant censé travailler plus à la place d’Alex, occupée de son côté, mais j’y reviens ensuite). De cette scène calme surgit la meilleure scène de l’épisode, à savoir un combat entre Kara et Mon-El. J’ai adoré le tueur télépathe, c’était une bonne sous-intrigue et puis, c’est Winn qui l’arrête alors j’approuve. En revanche, du côté de ce qui ne va pas, ce nouvel extraterrestre sait que Kara est Supergirl, Kara elle-même combat dans la rue sans sa tenue de Supergirl, etc, etc. Comme d’hab.

Si j’étais de mauvaise foi (et je le suis il paraît), j’insisterais aussi sur le manque de crédibilité de Kara qui se fait presque laminer par Mon-El alors que l’on sait (on l’a vu en début de saison) qu’elle est censée être plus forte que lui. Bon, c’était pour l’intérêt dramatique, un peu comme ces longs plans gênants de John et du télépathe ensuite. Sans surprise, le tueur révèle que ce sont bien les parents de Mon-El qui ont mis Supergirl en danger de mort.

Kara étant Kara, elle espère raisonner sa belle-mère dans la forteresse de solitude. Pas de bol, c’est bien Susan Mayer la grande méchante de l’histoire, et je dois dire que je suis hyper satisfait du rôle qui est donné à Teri Hatcher. Cela lui va comme un gant de jouer la méchante, pourtant, c’est un rôle qu’elle n’a jamais vraiment eu dans sa carrière. On sent bien la carapace dure construite autour de la faiblesse maternelle, c’est un jeu d’actrice tout en nuance et très réussi. Les scènes de combat ne sont même pas ridicules, alors qu’elles auraient pu l’être. Tout mon amour pour Teri Hatcher se confirme.

Mon-El fait alors le choix de se sacrifier et de repartir pour sa planète natale quand il voit sa maman péter les plombs et planter sa compagne à la Kryptonite. Bon, on se doute bien tout de suite que c’est très beau pour être vrai.

Et en effet, c’est une Supergirl stressée et morte d’inquiétude qui arrive au DEO en quête de renfort. Deux choses à en dire : Melissa Benoist est brillante également quand on lui donne l’occasion de jouer autre chose que de longs discours cucul-la-praline sur la gentillesse dans le cœur des méchants et « ahahaha » les scénaristes se sont subitement souvenus qu’ils avaient introduit une présidente des USA extra-terrestre. Elle ne sert pas à grand-chose cette semaine, à part à être une empêcheuse de tourner en rond. Le cliffhanger la concernant reste intact : c’est une extraterrestre. C’est bien, vous nous l’aviez déjà dit il y a quinze épisodes les gars, mais au moins, à l’époque, vous l’aviez fait interagir vraiment avec le casting, vous ne vous étiez pas contenté d’une conférence vidéo toute pourrie.

Bon, bref, comme prévu, tout est bien qui finit bien : l’équipe va récupérer Mon-El sur le vaisseau ennemi, avec une ruse qui consiste une fois de plus à faire en sorte que John prenne la place de Supergirl et que Winn soit le meilleur des héros. Sa relation avec Mon-El est d’ailleurs plutôt cool encore une fois, preuve qu’il n’y a vraiment qu’avec Supergirl que ça déraille. Pour régler la situation chaotique, Mon-El choisit logiquement de péter une vitre, ce qui pourrait tuer tout le monde normalement (et surtout Winn qui vient juste de le libérer, après avoir apparemment deviné qu’il était emprisonné dans tel endroit du vaisseau ! Pire que Stargate SG1 leur histoire).

Le papa de Mon-El révèle la gentillesse de son cœur et laisse son fils s’en aller, ce qui lui vaut de se faire planter un couteau dans ce même cœur par sa femme en cliffhanger. Je suis tellement heureux que Teri Hatcher joue cette méchante, je vous jure, je ne m’attendais pas à un tel rôle pour elle et je trouve que ça lui va à merveille. C’est juste parfait (et c’est un meilleur cliff que la présidente).

Voilà pour l’intrigue principale, légèrement éclipsée par moment avec une intrigue secondaire sur Alex et Maggie. Autant je déteste la relation Kara/Mon-El, autant la relation Maggie/Alex continue d’être traitée avec énormément de justesse.

Cette semaine, la série nous propose le grand classique de l’ex de retour en ville, ce qui pue à des kilomètres, surtout quand Maggie semble bien souriante de tomber sur elle. Alex tente de se montrer aussi compréhensive que possible, c’est-à-dire qu’elle est une fois de plus hyper invasive. Elle l’invite d’abord à dîner et Emily, c’est le nom de l’ex, leur pose un lapin magistral. Parfait, mais Alex étant Alex, elle retourne à la charge pour apprendre qu’en fait, c’est Maggie la méchante de l’histoire, c’est elle qui a trompé Emily après cinq ans de relation.

Damn ! Nous retrouvons donc Alex en train de boire chez elle, comme toujours. Toute cette alcoolémie ne l’empêche pourtant pas de fournir une magistrale psychoanalyse du personnage de Maggie qui ne fait plus confiance en personne, et surtout pas en ses proches. C’était une très belle scène qui nous rattrape toutes les conneries que fait Mon-El avec une vérité extrêmement bien mise en scène et assez douloureuse tant elle est criante de vérité.

Évidemment, ce n’est pas trop l’intérêt principal de l’épisode, alors tout ça est vite éclipsé par un appel de Kara, mais tout de même, c’était une chouette scène. En plus, pour une fois on a même droit à une conclusion, où Maggie se réconcilie avec Emily sous l’œil bienveillant d’Alex. C’est mignon.

Inutile de se leurrer, c’était malgré tout un autre épisode sur la relation Mon-El/Kara où Mon-El dit admirer Supergirl, mais fait tout pour la changer en permanence, et où Kara se dit grave fan de son mec. Mon dieu, quoi. Cela dit, si je critique beaucoup Mon-El, je dois souligner que Kara est loin d’être un ange également, parce qu’elle lui spoile sans problème Roméo & Juliet. Sérieusement, c’est un motif de rupture et je suis sûr que Winn serait d’accord avec moi quand on voit son sourire lorsqu’il apprend que Mon-El a enfin vu les Star Wars et qu’il va pouvoir en parler avec lui !

Beaucoup de défauts donc, mais quelques bons moments, une intrigue Maggie/Alex qui sauve l’épisode et une Teri Hatcher en grande forme que je suis impatient de retrouver, le plus vite possible j’espère.

18-2
Épisode 18  – Ace Reporter – 13/20 
It’s very creepy journalism.

Supergirl revient enfin après une longue absence… Et elle est aussi motivée que moi apparemment. Le truc, c’est que ma motivation est partie en cours de route, alors qu’elle, tous ses problèmes commençaient. L’épisode est loin d’être mauvais, mais le truc, c’est qu’après un mois de pause, j’aurais aimé revoir tous les personnages. Ce n’est pas le cas, le DEO est absent cette semaine, on ne sait pas trop pourquoi, du coup, nous n’avons qu’une seule scène avec John et Alex. Bon, et vous savez comment je suis fan du couple Alex/Maggie. Forcément, ça me pose problème cette absence.

Cependant, l’épisode n’avait pas trop de temps à leur accorder cette semaine car les scénaristes se sont soudainement souvenus de l’existence de James. Le gardien a ainsi sa propre sous-intrigue cette semaine, même si, une fois n’est pas coutume, celle-ci passe surtout par Winn.

Ce dernier est toujours en couple avec Lyra et cet épisode développe leur relation maintenant que le passé de méchante de celle-ci a été balayé. C’est plutôt bien fait, avec sa volonté d’aider le gardien qui cause quelques soucis quand elle s’en prend à un enfant qui a volé de l’alcool. Mouais.

Franchement, ce n’était pas une super intrigue. En plus, on nous dit que Supergirl n’a rien à faire et, effectivement, le Gardien se retrouve sur des affaires bien nazes. Si je suis 100% honnête sur cette intrigue, j’ai eu l’impression qu’on nous lançait un très mauvais spin-off dans cet épisode, sur le travial de ces trois-là. Franchement, je vois la possibilité de développer une toute nouvelle série autour d’eux, moins bien que Supergirl, mais intéressante quand même.

James ne servant plus à rien dans la série, Winn n’existant plus que pour Lyra (son amitié avec Kara a un peu disparu, son job à Catco a disparu et il a repris le taf du perso de Briana Venskus au DEO, elle peut toujours revenir) et Lyra n’étant pas spécialement importante dans l’univers de la série, je trouverais ça presque plus intéressant de les voir évoluer dans une série à part, comme Angel a pu le faire dans le Buffyverse.

Bref, cette intrigue était déconnectée du reste de la série à ce point, et je ne vois pas bien l’intérêt de nous former ce trio pour la suite. Pourtant, j’adore Winn, mais là franchement, ce n’est pas ça que j’adore dans le personnage.

Bon et donc du côté de Kara, on apprend qu’il n’y a pas de problème à National City cette semaine (bien sûr) et qu’elle occupe sa période sans emploi à faire la cuisine dans son appartement déjà trop grand pour qu’elle puisse en payer le loyer quand elle bossait. Par chance pour elle, Lena débarque et la traîne à une convention scientifique tenue par son ex copain.

Pardon ? Depuis quand Lena a une vie amoureuse ? C’est une Luthor, ça devrait être interdit… Cela dit, force est de constater qu’elle a la même alchimie avec son ex qu’avec Kara, alors c’est crédible quand même, même si cette semaine encore,ça y allait fort avec Kara.

Pas de chance, de manière tout à fait prévisible, son ex est parti en vrille avec Biomax, une nanotechnologie censée pouvoir guérir les humains de leurs blessures. En fait, ce n’est pas franchement le cas et toute l’intrigue de cette semaine sent bon le complot technologique et le journalisme maltraité. Au moins, Mon-El (un autre personnage qui ne sert pas à grand-chose cette semaine) reconnaît que c’est du « creepy journalism », ça me rassure. L’avantage de la faible présence de Mon-El, c’est que je n’ai pas trop de critique à lui faire. Il se comportait même normalement avec sa chérie, c’est dire !

Du côté méchant de la semaine, nous avons donc la nanotechnologie et un ex qui s’est fait doubler par son assistante. C’est plutôt bien écrit, faut bien le reconnaître, mais c’est franchement une intrigue à la semaine qui n’apporte rien à la série (hormis un développement supplémentaire dans la vie de merde de Lena). Et puis, faut m’expliquer comment de la nanotechnologie empêche la superforce de Kara de fonctionner aussi. Et pourquoi elle n’était pas en liaison avec le DEO sur cette affaire ? Habituellement, alien ou pas, ils sont là pour l’aider quoi.

En fait, c’est même plus dérangeant que ça. Toute l’intrigue Biomax sert d’excuse pour faire réembaucher Kara à Catco. Alors… non, en fait. C’était une excellente chose de l’avoir fait virer de ce boulot dont il ne savait plus quoi faire. Je ne vois pas l’intérêt de la refoutre une fois de plus à Catco, alors que ça ne fonctionnait pas. La série a beaucoup trop de choses sur le feu, c’était bien d’en avoir conclu une avant que ça ne finisse comme un plat de Kara.

Et pourtant, Kara vient s’excuser auprès de son patron. Je sais bien que je suis le premier à dire que j’en ai marre de la voir avoir toujours raison même quand elle a tort et que je devrais être heureux que les scénaristes lui fassent avoir tort… sauf que, précisément, dans cette intrigue, elle avait raison d’ouvrir son blog et son boss avait mal fait son job. Du coup, c’est totalement contre-productif de nous faire croire qu’elle avait tort, alors que non.

Ajoutez à tout ça que Lena a une robe rouge qui vous pète les yeux (qui est donc un red shirt*, je n’aime pas ça), puis un cliffhanger où la mère de Mon-El débarque pour collaborer avec elle et vous comprendrez que cet épisode me laisse un immense sentiment de « meh ».

C’est une reprise un peu ratée qui ne traite pas les intrigues en cours et sous-exploite une moitié du casting. J’en attends plus de Supergirl cette année car cette saison a introduit la masse de bons éléments. Le problème, c’est que cet épisode traitait tout ce qui n’allait pas sans réussir à le faire aller bien. Heureusement, il restait quelques bonnes répliques.

* un red shirt, c’est lorsqu’un personnage porte un vêtement rouge à l’écran et ça signifie souvent qu’il ne va pas tarder à de mourir. Et oui, c’est de mauvais augure depuis Star Trek, où l’équipage (souvent voué à mourir d’une manière ou d’une autre) portait toujours un haut rouge.

19Épisode 19 – Alex – 19/20
You’re a badass, Danvers.

Bon, après l’absence la semaine dernière de Floriana Lima, après l’unique scène de Chyler Leigh et avec un titre pareil, je dois bien avouer que j’avais un tas d’attentes vis-à-vis de cet épisode. Et vu la note, vous comprenez assez facilement qu’elles sont toutes atteintes.

J’ai adoré cet épisode qui se concentrait non pas sur la relation Alex/Maggie, mais sur celle entre Kara et Maggie. C’est une excellente idée, car il a toujours été que Superman ne s’entendait pas plus que ça avec les flics. Du coup, j’ai beaucoup aimé les prémices de cet épisode qui nous montrent un dîner de couples qui part en vrille avec une engueulade Maggie/Kara autour d’un cas où Supergirl a ruiné des heures de travail de Maggie.

Il y avait de bonnes trouvailles dans la dispute et surtout une phrase très juste de Maggie qui dit avoir problème avec Supergirl, pas Kara. Pour une fois qu’il est assez clair que Supergirl fait aussi de la merde par rapport au vrai monde dans lequel elle vit, c’est jouissif. C’est très exactement ce que je dis dans plusieurs critiques depuis le début de la saison. L’autre point positif de cette scène (et de cet épisode), c’est que Mon-El est moins dérangeant qu’avant maintenant qu’il est réduit au stade de petit-ami qui se la ferme. Ce n’est pas toujours pas une excellente écriture du personnage, mais c’est toujours mieux que ce qu’on nous servait avant, alors je prends.

De manière assez prévisible (à cause du titre, à cause de la mise en scène, parce qu’elle se retrouve entre les deux femmes de sa vie), Alex se fait enlever. Le lendemain, Maggie prévient Kara que quelque chose cloche et Kara reçoit aussitôt un appel avec rançon.

L’enquête n’est clairement pas le plus passionnant dans cet épisode, même si elle est plutôt bien amenée avec un retour en saison 1 et les débuts des pouvoirs de Kara. J’aime beaucoup l’idée du pote d’école qui devine par lui-même que Kara est Supergirl et fait en sorte de libérer son père. C’est on ne peut plus simple, comme ça il n’y a pas à perdre trop de temps dans la mise en place, et en même temps, ça monte les enjeux émotionnels assez vite.

Bon, je n’ai jamais senti Alex en danger dans cet épisode, même dans les derniers instants du compte à rebours. Je vois mal la série se séparer d’elle pour l’instant, surtout comme ça. C’est une série trop gentillette, trop ado, pour oser le faire. Du fond de sa cellule, Alex parvient même à rester clairement badass, comme le dit d’ailleurs Maggie quand elle arrive à lui parler en tête à tête. Badass, oui, mais pas super-héroïne non plus, donc elle est coincée pour de vrai, c’est une bonne chose. Ils ont trouvé un bon équilibre entre sa débrouillardise et son impuissance, donc c’était plutôt cool… Surtout que la pauvre passe son épisode à parler toute seule (et à jouer de ses mains face caméra dès qu’il est question de sentiments, y a des choses qui ne changent pas).

Cependant, j’espérais vraiment que Maggie serait celle qui trouverait la solution et l’épisode m’a un peu déçu de ce point de vue-là. Supergirl fait de la merde pendant tout le long de l’enquête, fonçant tête baissée comme toujours, mais c’est finalement elle qui réussit à raisonner le père de notre méchant du jour (lui-même un méchant probablement déjà vu en saison 1 ; je déteste cet acteur).

C’est dommage car, comme toujours, la série donne raison à son héroïne parfaite, alors qu’elle ne le mérite pas. La solution qu’elle trouve est tout à fait celle que Maggie voulait appliquer depuis le début et, même si Kara le précise à la fin, c’est dommage de nous montrer Maggie en prise à ses sentiments plutôt qu’ayant la tête froide. En même temps, c’est une inversion des rôles sympathiques qui permet de résoudre le conflit Maggie/Kara.

Je trouve cette relation entre les belle-sœurs très savoureuses. Du côté du ship, Maggie et Alex finissent l’épisode sur un « je t’aime » respectif, forcément. Il était bien amené, prévisible mais parfaitement joué, rien à redire là-dessus. J’ai aussi aimé avoir un aperçu de la relation amicale Alex/Winn, même si j’aurais aimé une scène de plus entre eux, et puis une où il est avec Maggie tant qu’à faire. Ce n’est bien sûr pas le cas puisque nous avons eu beaucoup de Winn la semaine dernière.

À ce propos, James est une fois de plus absent de cet épisode, de même que Lyra, et j’en ai juste rien à faire. Ces critiques sont totalement subjectives puisque je me plaignais des absences d’une partie du casting la semaine dernière, mais j’ignore totalement celles de cette semaine. C’est comme ça.

Enfin, une sous-intrigue un peu rushée cette semaine voit Lena parler avec Rhea, la mère de Mon-El. Alors, il faut bien reconnaître que c’est très bien amené au début, avec un dîner où les deux deviennent amies mais où une gaffe permet à Lena de comprendre à qui elle a affaire. Elle rejette donc la proposition qui est de construire un portail sur Terre, portail qui, clairement, ne nous amènera que de la merde.

Perdue, Lena appelle finalement Kara à la rescousse et, en toute logique vu tout ce qu’il se passe, Kara la rejette. Du coup, et c’est là que c’est trop rushé pour être bien écrit, Lena décide de faire confiance à l’extra-terrestre et de construire le portail… Mais pas sans appeler Kara quand Rhea est encore dans son bureau.

Euh, ça pouvait difficilement être plus mal écrit comme scène, avec une situation parfaitement improbable qui ne sert qu’à amener un cliffhanger. Bref, on s’approche de la fin de saison, mais il y a encore tellement de pièces sur l’échiquier, je ne sais pas comment ils vont réussir à tout aborder en trois épisodes !

Sinon, je serais curieux de savoir le titre du Ted Talk de Lena Luthor, quand même.

20.pngÉpisode 20 – City of Lost Children – 16/20
Would a hero kill his own mother?

Bon, après l’épisode de la semaine dernière, j’en attendais encore un peu trop de la série cette semaine. Sans être exceptionnel, c’était pourtant un bon divertissement malgré tout. Cet épisode commence de nouveau sur une agression et le Guardian qui fait son job sous la pluie. C’est une bonne indication pour le reste de l’épisode qui se concentre sur James et sa petite crise d’adolescent au beau milieu de sa trentaine. Et oui, il se tape une crise identitaire car le monde adore Superman, Supergirl mais pas le Guardian. Tu m’étonnes en même temps.

Cet épisode suit beaucoup James, mais pour une fois, c’est intéressant. Enfin un peu plus que lors de ses autres épisodes, quoi. Il mène l’enquête tout seul, avec le désir de prouver qu’il vaut quelque chose. L’enquête ? Et oui, cette semaine, il est témoin d’une attaque d’extra-terrestre. Il réussit à retrouver le fils de cette terroriste et l’emmène au DEO.

Il s’y sent de nouveau inutile puisque John lui fait sentir qu’il ne sert à rien. Pourtant, Marcus, le fils, n’est pas de cet avis. En effet, il a établi une connexion avec lui et John décide de le laisser à la garde de James. De cette manière, le petit commence à parler, avant de péter le même câble que sa mère au beau milieu de Cat Co qui en prend un sacré coup. C’est rigolo comme intrigue, surtout lorsque l’on voit Kara se changer en Supergirl au beau milieu de la rédaction… Crédible, crédible.

Grâce à cela, Supergirl et James comprennent que les extra-terrestres ne contrôlent pas leurs pouvoirs. Ils ramènent Marcus au DEO, un peu impuissant. Tout cela était très bien mené. Je n’aime pas le personnage de James, donc sa crise identitaire m’a plus fait lever les yeux au ciel/rire qu’autre chose, mais ça fonctionne très bien dans cet épisode.

En parallèle de cette intrigue pluvieuse, Kara et Lena déjeunent ensemble au soleil. Lena y parle de Rhea sans que Kara ne puisse savoir qu’il s’agit d’elle. Un peu plus tard, Lena dîne avec Rhea (oui, elle passe le début d’épisode à bouffer) qui semble presque la draguer tant elle en fait trop pour jouer de son affection. Cette intrigue est un peu trop précipitée sur la fin de saison, mais on sent que les scénaristes font en sorte de créer une mère de substitution pour Lena. Du coup, il est peu probable qu’on revoit la mère Luthor cette année alors qu’elle paraissait longtemps être le « big bad » de cette saison.

Le monde étant bien fait (ou alors, les scénaristes étant malins), Mon-El passe par là quand sa mère sort du restaurant et il l’aperçoit. Cela nous fait croire un temps qu’il va remonter sa piste à temps, mais après avoir demandé de l’aide à Winn, il comprend que sa mère est définitivement partie. Oh, quel naïf !

Pendant ce temps, Rhea et Lena construisent une porte des étoiles (désolé, mais ils auraient pu essayer de lui trouver au moins une autre forme, là c’est vraiment pompé sur Stargate). Avec les infos qu’elle a eu de la part de Lena en début d’épisode, Kara comprend que le travail de Miss Luthor est ce qui provoque les pétages de câble de Marcus et sa mère. En effet, c’est à chaque fois que Lena et Rhea tentent l’ouverture de leur porte des étoiles que les aliens pètent un câble. C’est un moyen simple de relier les deux intrigues, mais c’est très efficace au niveau des enjeux.

Rhea se révèle à Supergirl et au reste du DEO comme la grande méchante qui planifie tout. Une fois de plus, l’intrigue tourne autour du choix de Mon-El, mais c’est quand même plutôt bien construit et prend une portée universelle sur l’ensemble de la séire.

Winn, qui a un beau rôle également cette semaine, trouve un moyen de stopper les crises de Marcus et sa mère. Ils partent donc avec James à la recherche de la mère de Marcus, histoire de la calmer en cas de nouvelle crise. Pour en rajouter une couche, on découvre alors qu’ils sont une dizaine d’extra-terrestres et que la machine de Winn n’est pas suffisante. Paf, c’est l’occasion rêvée pour que James joue au héros et résolve sa crise identitaire en sauvant Marcus, qui a son tour sauve sa mère et le reste des aliens. Tout ceci était une fausse piste qui permettait de nous éloigner du cœur du problème de cet épisode…

… À savoir, Rhea, qui réussit à ouvrir sa porte des étoiles sans que Lena, qui commençait à se douter de l’anguille sous roche, ne puisse faire quoique ce soit. En quelques minutes, elle met KO John, occupe Supergirl avec le portail et réussit à convaincre son fils de ne pas le tuer. Quel boulet ce Mon-El. En même temps, la tuer n’aurait pas changer grand-chose au cliffhanger… mais il aurait été roi, donc ça aurait pu être une invasion pacifique.

Ah oui, parce que le plan ultime de Rhea, c’est d’envahir la Terre, comme prévu. Bon, au moins, ils craignent les balles, nous ne sommes pas entièrement perdus, amis terriens. L’invasion se fait sans trop de problème, avec une centaine de vaisseaux prenant place au-dessus de National City. Bien, je pense qu’on peut dire que la fin de saison est à présent lancée !

J’aime bien cette intrigue qui devrait remuer vraiment beaucoup de choses la semaine prochaine, mais il y a encore tellement de sous-histoires à régler que je ne sais pas comment ils vont réussir à tout mener de front. Il est probable qu’une bonne partie des intrigues soient oubliées et gardées de côté pour la saison 3. Nous verrons bien, mais j’espère qu’ils ne feront pas ça avec Maggie, parce qu’elle a un peu manqué cette semaine (même si c’est vrai que ça aurait été compliqué de lui trouver quelque chose à faire, je reconnais).

21.pngÉpisode 21 – Resist – 20/20
I’m so glad that when things looked their worst people thought to run straight to a bar

On entame cette semaine la fin de saison en deux parties, mais nous n’aurons qu’un épisode aujourd’hui et le suivant dans sept jours. C’est frustrant, mais en même temps, comme il est génialissime (vous avez vu cette note ?!), difficile d’en vouloir à la CW de se garder les audiences sur deux semaines.

Kara ne s’est pas occupée de sauver Lena la semaine dernière, et c’était une erreur car Rhea l’a récupérée avec elle pour lui montrer que le monde ne vaut pas la peine d’être sauvé et qu’elle ferait mieux d’épouser Mon-El.

La série se lance dans une invasion et ce n’est pas facile à jouer, la série ayant de fortes allures de Power Rangers par moment. La première scène est dingue côté actions et effets spéciaux, Alex et Maggie étant de loin les plus badass même si elles sont séparées. Alex effectue son petit saut dans les airs pour fuir le DEO envahi et Supergirl la sauve de justesse, se barrant sans aider Winn. Vraiment ?

Celui-ci s’en sort sans problème et, sans surprise, tout le monde se retrouve au bar, bien en vie pour l’instant. C’est un excellent choix, même s’il est peu probable que ce bar ne soit pas envahi ou sécurisé par son propriétaire, quel qu’il soit. Maman Luthor débarque à son tour dans le bar, pour se vanter d’avoir eu raison depuis le départ et leur proposer de l’aide, principalement pour sauver Lena.

Alex, puis Kara, refusent cette aide, notamment parce que leur père est toujours aux abonnés absents. Pas le temps de souffler, la série s’embarque aussitôt sur une autre storyline ouverte et jamais terminée, celle de la présidente. Celle-ci fonce sur la menace, donnant aux scénaristes l’occasion de réaffirmer leur pensée anti-Trump. La présidente communique avec Rhea et est interrompue par… Cat Grant ! Oh je suis tellement heureux. Le retour de celle-ci n’a aucune once de crédibilité (parce que franchement, je vois mal comment elle peut avoir le niveau d’entrer dans l’Air Force One) mais il est brillantissime, avec tout ce qu’il faut de féminisme et de répliques géniales à mourir de rire.

Finalement, tout est assez vite expliquée : Cat est une des grandes amies de fac de la présidente. Pourquoi pas, après tout… Supergirl découvre lors d’un sauvetage express que la présidente est une extra-terrestre. Du coup, je trouve que la révélation aurait été surprenante dans cet épisode que bien plus tôt, mais bon.

Arrivées au bar, Cat et Olivia (la présidente) déchirent toujours autant. Bon, le problème, c’est que l’extraterrestre ordonne à Alex, nouvelle directrice du DEO pendant que John est dans le coma, de détruire le vaisseau.

Le problème, c’est qu’à bord de celui-ci se trouve Mon-El, le copain de Supergirl, et Lena, sa meilleure amie. Ces deux-là ne sont d’ailleurs pas au meilleur de leur forme, forcés de se marier par Rhea qui est déjà en train de concevoir leur héritier (les joies d’être extra-terrestre). Cela permet à Lena de porter à nouveau une robe rouge, ce qui est toujours aussi immonde.

Sur les conseils de Cat, Supergirl comprend qu’il faut finalement travailler avec Lilian, ce qui permet aussi de faire travailler le sosie de John… et donc l’acteur, même si le personnage est toujours dans son coma. Comme je n’aime pas John, ça ne m’a pas dérangé plus que ça, surtout que l’épisode fonctionne. Finalement, toutes les intrigues laissées en plan réussissent plutôt bien à se rejoindre (il reste quelques personnages en l’air). Parmi les abonnés absents, il faut souligner aussi que pendant tout ce temps, le Guardian et Maggie font équipe dans les rues de National City, hors écran. Quant à la copine de Winn, elle n’est même pas mentionnée, ce qui n’est pas une grosse perte.

Le plan est assez cool : Alex prépare la destruction du vaisseau, avec Maggie, pendant que Supergirl et ses nouveaux alliés envahissent le vaisseau pour sauver Lena et Mon-El. Le plan de sauvetage ne peut fonctionner que si Cat réussi à faire diversion. Toujours aussi drôle, elle parvient à reporter le mariage de Lena et Mon-El en un discours de résistance parfaitement maîtrisé. Puis-je souligner que j’ai adoré une fois de plus Winn dans cet épisode également ? Il avait d’excellentes répliques et interactions, surtout avec Alex et Cat où lorsqu’il était question de James et « Kiera ».

Le plan de sauvetage est facilité par Lena et Mon-El qui font équipe pour résister à leur tour, grâce au beau discours de Cat. Bien sûr, il est aussi compliqué par Lilian qui abandonne derrière elle Mon-El et Supergirl. Lena pète alors un câble assez justifié contre sa mère.

Bien sûr, Winn a géré une fois de plus et laissé une télécommande de secours à Kara. Alors qu’Alex prépare le canon capable de détruire le vaisseau, Kara décide malgré tout de rester à bord pour tenter de convaincre Rhea de se rendre. Euh hein ? Putain, la morale à deux balles des héros DC sérieux, faut arrêter à un moment.

À Cat’Co, Cat, qui a annoncé son retour, me paraît plus que jamais en danger. L’actrice n’a pas quitté la série par plaisir mais parce qu’elle ne voulait pas déménager et je ne pense pas que la saison 3 change grand-chose à cela. La tuer permet donc de trouver une victime (nécessaire pour l’histoire à ce stade de la saison et de la série) que les fans vont pleurer, sans perturber franchement l’équilibre de la série. Par chance, le Guardian arrive pour la sauver juste à temps. Les scénaristes en profitent pour une dernière bonne blague dans cet épisode, puisque Cat reconnaît James grâce à ses yeux, alors qu’elle est toujours incapable de reconnaître Supergirl…

Alex se retrouve forcée de tirer alors qu’elle sait sa sœur à l’intérieur du vaisseau. Elle hésite une demi-seconde de trop et le canon, qui était la solution miracle, est détruit. À bord du vaisseau, Rhea affirme une nouvelle fois à Kara sa supériorité, juste avant que Supergirl ne se fasse attaquer par… Superman. Wow, ça c’est du cliffhanger, je n’avais rien lu du casting (même si j’avais su pour le retour de Calistha Flockhart, malheureusement), donc la surprise était totale.

Il y avait quelques scènes un peu plus longues, comme par exemple ce long discours de Cat pour redonner confiance à Supergirl, mais c’était un excellent épisode, malgré quelques répétitions de personnages tombant dans le vide et sauvés in extremis. En plus, revoir Cat Grant dans la série montre bien à quel point le personnage manquait à cette saison, tout son humour et ses conseils fonctionnent toujours autant et je suis fan, tout simplement fan.

Il faut aussi parler, d’ailleurs, de ces effets spéciaux qui sont vraiment bien meilleurs que lors de la saison 1. Je me souviens m’être fait la réflexion dès le premier épisode de la saison, mais ça ne fait que s’améliorer avec le temps, comme la qualité d’écriture de la série.

Franchement, cet épisode était tout simplement parfait, démontrant tout ce que la série sait faire de mieux et ralliant tout ce qui était laissé en plan depuis des épisodes et des épisodes pour en proposer un très solide et réussi. Franchement, ça mériterait presque d’être le dernier de la saison : les cliffhangers sont efficaces et donnent envie de revenir. Seulement, la série est plutôt du genre à boucler les arcs commencés et proposer seulement des pistes pour la saison suivante. Il faudra donc revenir la semaine prochaine pour voir ce que nous réservent les scénaristes, mais cette saison a déjà tout bon de toute façon.

Capture d'écran 2017-05-23 13.21.16.pngÉpisode 22 – Nevertheless, She Persisted – 19/20
Do you think Supergirl is ready for this?

Toujours pas de « When I was a child » dans cet épisode, mais un bon gros résumé de la saison qui nous ramène carrément Mgann. J’ai aussitôt compris qu’ils allaient vraiment relier toutes les intrigues de la saison, c’est fou. Il sera dur de proposer quelque chose d’aussi bon l’an prochain.

 Pourtant, je n’y mets que 19, parce que l’écriture du scénario cette semaine était un peu en-dessous, avec moins de répliques percutantes (mais moins de Cat aussi) et des moments un peu téléphonés, mais je vais y revenir. En revanche, grosse, grosse qualité des effets spéciaux. Je ne sais pas où ils ont trouvé le budget, mais l’invasion est parfaitement réussie visuellement.

Superman attaque donc Supergirl et, sans grande surprise, cela est dû à de la Kryptonite, argentée cette fois. J’ai toujours du mal avec la manière dont la Kryptonite explique toujours tout dans l’univers de Superman, mais la série n’en a jamais trop abusé en deux ans, alors ça passe. Cela passe d’autant mieux que le combat entre Superman et Supergirl est certes super long, mais aussi super bien foutu. Franchement.

Je dois avouer que j’ai senti une petite pointe de stress quand Alex et Maggie découvrent le combat et restent plantées là, à l’arrière-plan, mais autrement le combat était parfaitement jouissif, digne d’un jeu vidéo, en mieux peut-être. C’est une jolie manière de commencer le final et c’est surtout nécessaire pour nous expliquer que Supergirl est plus forte que Superman.

En effet, sans ça, leur délire Dakkam Ur serait moins bien passé. Dans la forteresse de solitude, les kryptoniens (et Alex qui ne doit rien comprendre à ce qu’elle « lit ») découvrent en effet un moyen de stopper Rhea : un combat entre deux champions pour régler le sort du conflit. Cela faisait fort longtemps que je n’avais pas eu droit à une intrigue comme ça dans une série de la CW dis donc (et un an depuis que j’y avais eu droit avec Brenda Strong, d’ailleurs). Cependant, ça se développe bien différemment que dans The 100 ici, heureusement.

Cependant, Supergirl ne se contente pas de ce plan : elle possède aussi un plan B, apporté sur un plateau d’argent par Lilian et Lena. Cette dernière culpabilisait en début d’épisode et s’est laissée manipuler par sa mère pour modifier une invention de Lex chargée de tuer tous les Kryptoniens. Cette fois, il est question de tuer tous ceux venant de Daxam, y compris Mon-El.

Bien sûr, Supergirl fait tout pour éviter ça, avec un joli combat (encore !) contre Rhea. Teri Hatcher se démène et prend bien du plaisir dans le rôle de Rhea, ça se sent (malgré une doublure parfois un peu trop visible) dans son jeu d’actrice et c’est tant mieux. Bien sûr, Rhea étant ce qu’elle est, elle piège Supergirl et organise la destruction de la ville pendant ce combat, avant d’avouer que l’issue du combat ne changera rien.

Supergirl est donc obligée d’utiliser l’arme qui tuera Mon-El, mais se débarrasse ainsi de Rhea qui meure et se décompose sous ses yeux comme des vaisseaux ennemis qui se barrent (un tout petit trop vite pour être crédibles). Les adieux avec Mon-El sont bien tristes bien qu’anticipés tout au long de l’épisode (déjà, la scène du rêve de Kara n’annonçait rien de bon). N’ayant jamais aimé cette relation, je ne peux pas dire que je suis particulièrement triste de cette rupture forcée, même si les scènes de conséquences qui suivent sont magnifiquement interprétés.

Mon-El finit donc dans un portail, mais je ne suis pas sûr qu’on entende pas parler de lui en saison 3 pour autant…

Le reste du casting peine un peu à trouver sa place cette semaine au milieu de ces aventures de superhéros. Winn tire son épingle du jeu en étant ce génialissime Winn de toujours : il est heureux de retrouver Superman et J’onn, heureux d’aider Lena, heureux de vivre, en fait, au beau milieu de la destruction de sa ville. Il apporte une bonne touche d’humour, nécessaire à l’épisode.

Alex est mise en avant également comme le cerveau derrière toute la série, à deux reprises : dans sa relation avec J’onn et dans celle avec Supergirl. Concernant celle avec J’onn, on la voit très inquiète pour lui, mais même une fois qu’il est réveillé, c’est encore à elle de prendre la direction du DEO. Maggie lui sert alors de faire-valoir, dans une scène qui paraissait bien téléphonée tellement elle n’était pas crédible (ce « don’t worry I have your back » était charmant de sa part, mais faisait vraiment forcé dans le scénario histoire de lui donner un rôle). J’espère qu’ils trouveront un peu plus de consistance pour le personnage de Maggie l’an prochain, il y a de quoi faire quand même, vu son boulot et son passé !

Dans sa relation avec Supergirl, Alex paraît plus au centre de l’attention que jamais quand Kara comprend que Mon-El est condamné. Son premier réflexe est de se tourner vers sa sœur pour lui demander de l’aide. SuperAlex ne peut rien faire de plus, mais son dialogue avec Kara est assez révélateur de la dynamique entre les sœurs et pour la série. Alex sera toujours la grande sœur ayant les réponses, celle sur qui Kara s’appuie, mais aussi celle sur qui J’onn s’appuie, et Winn, et James, et le reste du monde. Bref, cet épisode nous le montrait mieux encore que le 19 pourtant centrée sur elle, et c’est tant mieux.

Lena et Lilian ont donc leur moment de gloire en modifiant la machine de Lex avec l’aide de Winn. Bien sûr, Lilian nous rappelle qu’elle est méchante malgré tout, mais c’est Lena qui la stoppe avec une ruse bien jouée. Autrement dit, Lena est encore une fois présentée comme LA gentille de la famille Luthor. J’ai de moins en moins envie que ça change, maintenant qu’elles sont meilleures amies avec Kara. J’aurais d’ailleurs aimé une scène où on les voit ensemble pour parler du départ de Mon-El.

Seulement, c’est à Cat que revient ce rôle et force est de constater que les scénaristes n’ont pas perdu la main. Le personnage de Cat est encore une fois celui qui a les meilleures répliques et apporte beaucoup d’humour à la série, que ce soit dans sa drague de Clark Kent, son non visionnage de Star Wars qui choque même Kara ou ses références méta à Rob Lowe avec qui elle aurait pu se marier (c’est un énorme clin d’œil à Brothers & Sisters). Elle ne sert pas à grand-chose durant tout cet épisode, jusqu’à ce qu’elle console Kara de la meilleure des manières… et termine par un « Go get ‘em Supergirl » que Kara n’entend pas mais qui signifie qu’elle sait pour son identité secrète. ALLELUIA.

Il faut que je le mentionne, mais James n’a servi absolument à rien dans cet épisode, comme dans la moitié de la saison. Je m’attendais vraiment à ce qu’il meure, mais les scénaristes n’ont pas osé. Il faudra voir par la suite.

Bon, il me reste à parler de J’onn et M’gann ! Je ne les aime toujours pas particulièrement, mais leurs scènes sont mignonnes et suggèrent que le lien télépathique entre eux est vraiment plus fort que la distance. M’gann est en pleine campagne politique sur Mars en compagnie des White Martians gentils qui regrettent ce qu’ils ont fait au peuple de J’onn. C’est un peu gros, mais ça permet d’apporter un peu de renfort dans les rues de National City qui en a plus que besoin.

En effet, pendant que Rhea et Supergirl se battent, la ville est quasiment détruite, alors tous les superhéros du coin la protègent : J’onn voit ainsi le retour de M’gann le sauver in extremis après avoir conseillé à la population de se mettre à l’abri (la ville étant en plein siège, ça paraît compliqué), Mon-El se bat pour une planète qui va devoir le chasser et Superman se rend utile comme il peut. Avant cela, il avait réconforté Kara, dont les états d’âme me sont tellement passés au-dessus que je me suis contenté de remarquer pour la première fois que ses bottes paraissaient inconfortables ou qu’elle avait développé toute une technique pour s’asseoir malgré la cape. Ouais, j’en suis là. C’est dire à quel point l’écriture a moins maintenu mon attention que la semaine dernière.

Superman permet aussi d’entamer le bal des conclusions de la saison, lorsqu’il affirme à Supergirl qu’il est plus fort qu’elle. La boucle est ainsi bouclée avec les premiers épisodes de la saison où c’est lui qui la sauvait et où il paraissait plus fort qu’elle. Cette fois, Supergirl est plus forte que Superman, que ce soit sur le plan physique (le combat du début d’épisode) ou moral (parce qu’elle sacrifie Mon-El quand il n’aurait pas pu sacrifier Loïs). Simple, mais efficace, cela affirme bien la supériorité de Supergirl.

Comme toujours, et je ne dois vraiment pas être objectif, je trouve que c’est pourtant Alex qui apporte le meilleur soutien à Kara en lui rappelant le courage qu’elle lui a apporté quand elle s’était prise un vent de Maggie dans l’épisode 6. Alex se dit fière de sa sœur et ça marche particulièrement.

Supergirl s’envole alors et Alex… demande Maggie en mariage. Bien. Ce n’est pas du tout précipité et irrationnel comme décision. Un bon baiser aurait suffi à conclure leur intrigue, sérieusement. Là, on a la non-réponse de Maggie (un sourire) comme cliffhanger, mais franchement, j’ai trouvé ça dommage. Si c’est un « oui », c’est beaucoup trop rapide pour être crédible, si c’est un « non », ça va créer du drama inutilement entre elles. On verra bien.

J’onn reste un peu M’gann, Winn est supposément avec Lyra (qu’on ne voit pas, mais est-ce vraiment une grosse perte ?) et Supergirl déprime que tous ses amis soient en couple. Coucou James.

Enfin, Lilian parvient à tirer la couverture médiatique sur elle et se présente comme l’héroïne ayant sauvé la planète avec sa machine et la série se conclut sur un putain de cliffhanger voyant un nouveau bébé kryptonien, tout de noir vêtu, s’envoler 30 ans plus tôt vers la Terre, où il doit grandir pour mieux y régner. Oups. On verra l’an prochain.

Capture d'écran 2017-05-23 13.18.14

EN BREF – J’ai l’impression d’avoir déjà rédigé ce bilan 150 fois au cours de l’année, mais cette saison 2 de Supergirl aura su me surprendre positivement à bien des égards. La série est passée de divertissement médiocre à excellent divertissement, au moins pour moi. Mieux que ça, elle est un vrai cas d’école désormais, prouvant, s’il le fallait encore, l’influence que peut avoir une chaîne de diffusion sur la qualité globale d’une série et ses intrigues.

Dès le premier épisode, un véritable vent de changement soufflait sur cette saison : l’arrivée de Superman après un an de messages ridicules, les nouveaux locaux pour le DEO, l’amélioration flagrante des effets spéciaux… et puis, Mon-El, et puis le coming-out d’Alex, et puis 150 intrigues lancées en même temps, au point de se perdre un peu (le père d’Alex ou la présidente ont quand même été introduits très tôt, puis oubliés). Le départ de Cat Grant, qui aurait pu (et dû !) couler la série quand on sait son importance en saison 1, a su être géré par l’arrivée de nouveaux personnages (Lena !). Oh, il y a bien quelques défauts (James, l’intrigue à CatCo) et épisodes un peu en-dessous, c’est sûr, mais de manière globale, Supergirl est devenue une bonne série, qui a su se réinventer autour de ses défauts pour proposer, toujours dans le même univers, quelque chose de bien plus attractif que sa saison 1 qui n’osait (ne pouvait ?) pas aller dans des directions pourtant évidentes.

L’arrivée sur la CW a multiplié les ships réussis et les intrigues secondaires, parfois en en faisant un peu trop, mais le plus souvent avec beaucoup de justesse. Cette saison 2 a su me faire changer totalement d’avis sur la série, au point d’éclipser totalement la saison 1 (et certains de ses personnages disparus en cours de route, hum) et de devenir l’une des séries que j’attendais le plus impatiemment ! Et ça, je ne l’avais pas vu venir.

Saison 2 Saison 3Saison 4

Semaine 40 : du 2 au 9 octobre

Bonsoir tout le monde !

Semaine très chargée du côté du blog, je n’ai pas vraiment chômé. Oui, j’ai enfin pris le temps de commencer la dernière production Netflix et d’en faire un article, mais j’en reparle plus bas (même si en revanche, toujours pas de Stranger Things ou de The Get Down pour moi… mais un jour, un jour). Comme d’habitude, commençons par…

00Les inédits de la semaine

Je n’ai toujours pas pris le temps de rattraper Atlanta et Better Things. Promis, il ne s’agit pas d’abandon, mais je les reprendrais dans un moment, quand il y aura moins de choses à voir chaque jour. ABC semble compatir : pas d’Agents of S.H.I.E.L.D, pas de This is us et pas de Quantico demain. J’ai du mal à comprendre tout à fait la diffusion, j’avoue que je ne cherche pas spécialement non plus les raisons du pourquoi. TVshow time est tellement pratique dans ces cas-là !

Côté nouveauté, il faut noter les débuts de Westworld et Conviction ; côté départ, j’ai dit au revoir à Fear the Walking Dead lors de leur double épisode final. C’était grosso modo une semaine un peu molle je trouve : maintenant que les saisons sont reparties, les épisodes se font plus tranquilles et moins dramatiques.

Tant pis, ça reste passionnant dans la majorité des cas :

Fear the Walking Dead (2×14), 18/20
Fear the Walking Dead (2×15), 17/20
The Last Man On Earth (3×02), 14/20
Westworld (1×01), 18/20
Quantico (2×02), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 11/20
Conviction (1×01), 15/20
You’re the Worst (3×05), 18/20
Blindspot (2×04), 13/20
Younger (3×02), 14/20
American Horror Story (6×04), 13/20
The Good Place (1×05), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 13/20
How To Get Away With Murder (3×03), 14/20
Notorious (1×03), 12/20
Superstore (2×03), 15/20

Travis.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Pour une fois, je choisis de me concentrer sur un acteur que je déteste, mais qui mérite largement de recevoir mon attention après sa performance dans l’épisode 14 de Fear the Walking Dead : j’ai nommé bien sûr Cliff Curtis, alias Travis, le gentil prof découvert en saison 1 et totalement insupportable depuis.

L’acteur a une longue carrière de films plus ou moins réussis à son actif et quelques rôles secondaires dans des séries, mais grosso modo, je l’ai vu pour la première fois dans cette série et avec ce rôle.

Travis donc, c’est un peu le personnage insupportable par essence (spoiler saison 1) : il n’y a rien à en sauver. Quand on nous le présente, il est en couple avec Madison, mais il a encore un crush pour son ex (bon, je le comprends quand on compare les deux personnages féminins…) avec qui il élève (ou pas) leur fils. OK, on passe aux spoilers saisons 2. Le personnage est forcé d’évoluer lorsqu’il se retrouve père célibataire (façon de parler, il y a toujours Madison). Problème : son fils est le stéréotype du petit con. C’est donc plutôt soulagé que j’ai appris (attention, là, spoiler sur l’épisode final, je peux plus rien pour vous) que Chris était mort.

Le problème, c’est que bien sûr, sa mort ne pouvait pas rester non-vengée. Travis pète un boulon total lorsqu’il apprend que son fils s’est fait froidement assassiné. Pour la première fois en deux ans, l’acteur semble se réveiller, en même temps que le personnage donc, et ça fait du bien de voir un très bon jeu de sa part : la rage et le désespoir sont lisibles sur son visage, de même que la fatigue extrême dans l’épisode 15.

Cette scène de pétage de câble est de très loin l’une des meilleures de la série, l’une des plus violentes aussi. Psychologiquement autant que physiquement, le personnage ne va pas pouvoir s’en remettre si vite et il donne un exemple qu’Alicia suit immédiatement. C’est excellent de les voir sombrer du côté des « méchants », ça m’a plus convaincu que quand The Walking Dead l’a fait, et Cliff Curtis avait la carrure pour ce rôle… Il est juste dommage que les scénaristes ne lui aient pas donné de quoi jouer ça auparavant, même si au moins, ça nous a préservé le choc !

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne. Cette semaine, il y a de quoi faire avec mon visionnage de Luke Cage, dont l’ensemble de la soundtrack est excellente pour mettre dans l’ambiance de la série. Bref, sélection musicale !

Fear the Walking Dead (2×15) – Goodnight, Mirel Wagner

Pas du tout le type de musique que j’écoute habituellement et très franchement pas quelque chose que je me suis empressé d’aller télécharger aussitôt après l’épisode… mais c’est quand même un moment très marquant de la série qui se déroule sur cette petite musique toute douce. En effet, le montage final sous la forme d’un cliffhanger pas sympathique nous propose l’intégralité de cette chanson qui nous souhaite une bonne nuit de quelques mois avant de retrouver nos héros qui sont dans de sales draps (surtout Nick et Luciana, OK). Efficace. Les autres chansons de Mirel Wagner sont dans le même style, ça fait une jolie playlist pour s’endormir.

How To Get Away With Murder (3×03) – Better, Soto Voce

Plus perchée mais déjà bien plus dans mon style, cette chanson aurait pu passer inaperçue au milieu d’un épisode d’HTGAWM. Pourtant, elle a rapidement accroché mon oreille pendant que Connor repoussait les avances d’un gros lourd qui, en plus, critique Oliver. Il est où le respect ? Il s’en passe des choses sur cette chanson, mais ça ne m’a pas divertit assez pour ne pas me dire qu’il fallait que je cherche ce que c’était ! Un peu trop longue sur ces débuts, cette chanson n’en reste pas moins très cool.

Luke Cage (1×01) – Dap Walk, Ernie and the Top Notes, Inc.

Tadaa, l’ambiance de Luke Cage ne peut être mieux résumée que par cette chanson excellente qui a toutes les bonnes vibes bien comme il faut pour donner envie de bouger devant son écran. Dès le pilot, elle met la barre bien haute en ce qui concerne la soundtrack et, heureusement, c’est un exemple du brio des pistes choisis pour la série, pas une exception !

Luke Cage (1×11) – Son of a Preacher Man, Dusty Springsfield

C’est difficile de n’en choisir que quelques-unes, mais celle-ci j’ai tout de suite que j’allais la réécouter après la série. Elle a tout, le côté jazzy, le rythme, le refrain entêtant… et elle est liée en plus à un très bon épisode de prise d’otages, forcément marquant. Que demander de plus ?

Luke Cage (1×13) – 100 Days, 100 Nights, Sharon Jones & The Dap Kings

Et voilà, la série nous fait terminer avec cette excellente chanson en tête. Montage final parfaitement réussi, avec ce qu’il faut de suspens et d’amertume pour savoir qu’on reviendra dès la sortie de la saison 2. Je suis très content de cette fin en demi-teinte, qui a l’avantage de ne pas donner envie de dévorer la suite immédiatement. Je vis très bien l’attente entre maintenant et les prochains épisodes, même si je suis pressé de découvrir un peu plus l’univers que l’on retrouvera dans Iron Fist.

Luke Cage – Opening Credits

Je ne pouvais pas terminer sans le générique. Si je l’ai trouvé fade au premier abord, j’ai appris à l’apprécier au fil des treize épisodes et il reste drôlement en tête. Du coup, je l’apprécie vraiment beaucoup maintenant. Je me dis qu’il est sacrément bien trouvé car il colle à merveille au personnage de Luke… que je trouvais sacrément fade au premier abord !

01Les autres actus du blog

Alors je l’ai longuement dit plus haut du coup, j’ai donc publié en début de soirée un article sur la première saison de Luke Cage. J’ai une bonne semaine de retard dans le visionnage de cette série, mais ça va, je m’en suis tiré sans spoiler et j’ai pu apprécier à juste titre un retour dans l’univers Netflix/Marvel. J’en parle plus longuement dans l’article concerné, je vous laisse aller découvrir ça !

Plus tôt cette semaine, j’ai aussi diffusé un article sur la seconde saison de One Tree Hill. Mardi, je publierai donc mon avis sur la trois (pas de faux espoirs concernant la quatre la semaine suivante en revanche, je n’ai pas encore commencé à la voir, alors c’est peu probable).

Mercredi, j’ai publié un rapide bilan de la rentrée des séries, n’hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil si ce n’est pas déjà fait. C’était l’un des articles les plus consultés de la semaine, juste devant celui sur Westworld et derrière mon résumé de mon mois de septembre concernant le challenge séries.

Et pour la semaine à venir, je parlerai bien sûr du retour de Supergirl et je ferai un rapide retour analytique sur l’unique saison de Containment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Luke Cage (S01)

Avis : Est-ce vraiment utile de présenter Luke Cage ? Dernière coproduction Netflix/Marvel, la saison 1 est apparue sur le service de streaming le 30 septembre. Bien sûr, je n’avais pas trop le temps de la commencer (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs), mais je m’y suis mis dès que ça m’a paru envisageable de le faire vis-à-vis de mon emploi du temps.

Saison 1 | Saison 2

Alors, je me jette dedans avec une grosse peur d’être déçu quand même. J’ai généralement du mal avec les productions Netflix dont je trouve les épisodes trop longs, trop sexuels et souvent pas assez rythmés. Bien que j’adore l’ensemble du casting, j’ai peur que ce ne soit pas bien suffisant, surtout que le personnage de Luke Cage n’est pas vraiment mon préféré. Malgré tout, j’ai envie d’y croire, surtout que je pensais pareil vis-à-vis de Jessica Jones qui fut finalement une belle découverte. Je peux en dire autant pour Daredevil saison 2 (mais ça, je peux dire merci à Elodie Young) ou à la saison 4 d’Orange Is The New Black. Bref, Netflix m’a plutôt positivement surpris cette année et j’ai tendance à ne plus écouter autant la petite voix dans ma tête qui me dit que je risque de m’ennuyer. Pour autant, j’ai prévu des choses à faire à côté de chaque épisode, j’avoue, car je connais désormais l’univers Netflix/Marvel et leur réalisation léchée qui fait perdre un peu de temps quand même.

Inutile de préciser qu’il y a des spoilers dans la suite de l’article où je donne mon avis sur chaque épisode !

Saison 1 | Saison 2

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Moment of Truth – 14/20
Stay home. Stay black.

L’introduction de cet épisode est sacrément longue et ennuyeuse, après un générique moins exceptionnel que ce que j’imaginais*. Elle permet certes de présenter un peu la vie quotidienne du héros, mais j’ai trouvé dommage que ça traîne autant. Netflix, quoi. Le premier point positif que j’ai repéré, c’est l’excellente soundtrack. J’espère que ça va durer, mais pour l’instant ça permet d’accrocher à l’univers et de capter un peu mon attention, je suis bon public que voulez-vous. Comme prévu, c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting, déjà vu dans tellement de séries auparavant. L’intrigue politico-policière me laisse pour le moment de marbre, mais je suis tout de même intrigué par l’ensemble. Je trouve intéressant de ne pas rester focalisé sur Luke et de voir un peu le point de vue des « méchants », ce qui pourtant me déplaisait totalement dans la première saison de Daredevil. Ici pourtant, c’est presque le plus intéressant. L’épisode se déroule sans parvenir à vraiment m’accrocher, mais sans que je ne décroche pour autant. Pour l’instant, c’est un entre-deux des autres séries de l’univers d’Hell’s kitchen (je sais, on est à Harlem, mais bon), dont je demande à voir le potentiel à long terme maintenant que les 50 premières minutes nous ont mené à voir en contexte la bande-annonce. Luke apparaît comme un justicier en fin d’épisode, donnant enfin une perspective à la série. Je me doute néanmoins que le côté procedural va vite s’effacer pour privilégier la trame de fond, à l’exception d’un ou deux épisodes plus moyens en cours de saison. La structure Netflix habituelle, donc, avec une réalisation toujours aussi impeccable.

* concernant ce générique, j’ai évidemment changé d’avis en cours de route et suis maintenant à fond quand je l’entends.

02.pngÉpisode 2 – Code of the Streets – 15/20
Pop’s dead. A casualty of war. You know, shit happens.

Je ne suis pas bien fan de la structure qui propose la dernière scène au début d’un épisode, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres articles. Pas d’exception cette fois, je ne vois vraiment pas l’intérêt. Quoiqu’il en soit, cet épisode développe un peu plus le personnage de la flic (Misty), la seule actrice que je ne me souviens pas avoir déjà vu ailleurs. C’est une excellente chose que son personnage soit développé, car elle est très intéressante d’un point de vue narratif, avec une construction plutôt réussie de mon point de vue. J’ai du mal à en dire autant de Luke qui n’est qu’une boule de nerfs contenus sur le point d’exploser un peu en permanence. Pour un héros titre, c’est dommage, car pour le moment, c’est surtout l’un des personnages les moins intéressants de la série : je le trouvais même plus intéressant lors de ces passages dans Jessica Jones. J’ai aussi décroché sur le flashback concernant Pop, une intrigue qui ne m’a pas trop intéressée, je reconnais, avant qu’elle ne soit liée à celle de Misty. Le début d’épisode est donc un peu moins bon, surtout parce que l’action met trop longtemps à arriver. Évidemment, après la fusillade, c’est tout de suite mieux : l’origin story est désormais très claire. Niveau réalisation, les plans sont excellents, avec de nombreux travellings assez prenants : autant l’écriture est parfois un peu faible, autant la réalisation scotche à l’écran. Bref, la fin de ce second épisode est déjà bien plus prenante que ce que la série a proposé auparavant, ça fait plaisir.

03.pngÉpisode 3 – Who’s Gonna Take the Weight – 12/20
I ain’t see shit – catchphrase of the day.

Bon, la meilleure scène de l’épisode (et de la série) était une scène que j’avais déjà vu en tant que bande-annonce sur Twitter. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’auto-spoiler comme ça, parce que du coup, ça a beau être une scène de baston brillante, ça m’a pas fasciné pareil de la voir en contexte. En plus, la structure était à nouveau en flashback et l’enquête menée par Misty ne m’a pas passionnée outre mesure, puisqu’il s’agit pour elle de découvrir que Luke Cage est derrière la vendetta héroïque en cours. À certains égards, ça m’a rappelé la saison 1 de Person of Interest que je ne porte pas dans mon cœur. C’était long pour pas grand-chose je trouve… Heureusement la soundtrack s’est avérée une nouvelle fois particulière géniale et bien trouvée, ça aide à s’y retrouver au milieu de toute cette violence souvent gratuite. Du coup, j’ai de nouveau décroché par moments, ce qui m’a permis d’être un peu surpris par la trahison du partenaire de Misty, de mèche avec Cottonmouth/Cornell Stroke. C’était pourtant a priori très prévisible. Quant au cliffhanger, il a eu le mérite de me laisser sur les fesses, mais ça sent bon le réchauffé de Jessica Jones où le bar de cher Luke avait lui aussi le droit d’exploser avec Luke dedans. Franchement, ils auraient pu varier un peu.

04.pngÉpisode 4 – Step in the Arena – 14/20
No one can cage a man if he truly wants to be free

Un épisode flashback était-il vraiment utile ? Quelqu’un pour m’expliquer pourquoi il est inconscient alors que dans Jessica Jones, il n’avait aucun problème à sortir du bar après l’explosion (certes moins violente) ? Bon, il a fallu s’y faire néanmoins et supporter les allers-retours chronologiques entre les deux périodes, d’un côté avec le temps de Luke en prison à draguer la psy de groupe et de l’autre avec l’enquête sur l’explosion, qui avance assez vite. Il était finalement plutôt sympa de découvrir la vraie origin story de Luke Cage de son nom à l’explication de sa super-force, donc on va dire que l’utilité existe. J’aurais préféré qu’on commence la série avec la partie flashback de cet épisode, car ça aurait moins donné l’effet de pause dans l’intrigue générale. Cette pause possède malgré tout ses qualités propres qui lui permettent d’obtenir une meilleure note, malgré quelques défauts et une scène qui ressemblait un poil trop à la manière dont Wolverine a obtenu ses propres « pouvoirs ».

05.pngÉpisode 5 – Just to Get a Rep – 13/20
You want to go to war, I’ll take you to war

Yes, une intro très réussie pour cet épisode qui fait réapparaître Claire Temple de manière badass dans l’univers connecté des séries Marvel/Netflix. Je suis bien heureux que celle-ci soit présente si tôt dans la série et j’espère qu’elle est là pour un bon moment, même si son intro manque un peu de clarté. Il est cool de la voir trouver sa voie, ou du moins la comprendre. Luke Cage confronte un peu Stoke, mais ça s’avère drôlement faiblard par rapport à mes attentes. J’imagine que c’est encore trop tôt dans la saison pour un conflit vraiment épique. L’introduction des balles Judas semble néanmoins un bon moyen de réintroduire du suspens dans cette saison faiblarde du point de vue du fil rouge. Pour l’instant, en effet, la saison comporte des épisodes qui se suivent, mais ils sont encore un peu trop discontinus pour être pleinement prenants. Pourtant, cette fois, l’enterrement de Pop était l’apogée de l’épisode (un chouilla surjoué pour moi), ce qui est évidemment un lien assez clair entre les épisodes. Je ne sais pas, il manque quelque chose quand même.

06.pngÉpisode 6 – Suckas Need Bodyguards – 16/20
You find a weakness and you squeeze.

Que j’aime ces clins d’œil d’une série à l’autre, que j’aime retrouver la voix de Trish en début d’épisode ! En plus, ça me déculpabilise de tous les liens que je fais entre chaque série à chaque fois que je regarde. Autrement, cet épisode accentue encore un peu plus la méchanceté de ses méchants. Scarfe se fait ainsi tirer dessus par Cornell alors que Claire retrouve un Luke qui ne se souvient pas d’elle. Cette scène de retrouvailles est absolument géniale et relance enfin un peu les choses, d’autant que Claire trouve tout de suite son utilité auprès de Luke. De son côté, Misty est forcée de chercher son ancien partenaire mystérieusement disparu, et pour cause puisqu’il se vide de son sang chez le barbier. Autrement dit, les choses se recoupent enfin dans cet épisode et c’est agréable à suivre, d’autant que ça se prolonge avec fusillades, course-poursuites, interview destructrice de Mariah en direct et arrestations impromptues. Très clairement, la mise en place aura été assez longue, mais ça valait le coup : l’épisode se termine ainsi sur le décès de Scarfe juste après la découverte par Misty des pouvoirs de Luke et sur l’arrestation de Cornell Stoke. Il suffit donc d’une demi-saison pour boucler cette première intrigue et réunir Luke et Claire dans un duo qui promet de grandes choses pour la suite. Ce n’est pas un cliffhanger à proprement parler, ça change pour un épisode 6 d’une saison Netflix et c’est bien joué de la part des scénaristes !

07.pngÉpisode 7 – Manifest – 16/20
Look what Luke Cage did to your cousin

Aussitôt arrêté, aussitôt libéré, Cornell Stoke possède désormais une arme redoutable pour lutter contre Luke. L’épisode laisse de côté le développement de Luke pour se concentrer un peu plus sur Mariah et Cornell, autant dans leur présent que passé. Bon, je vois l’intérêt en terme de construction narrative, mais ça ressemble surtout à une nouvelle pause dans l’intrigue générale qui retarde inévitablement ce que l’on attend. C’est marrant, à la semaine, ça me dérangerait probablement moins, mais à tout voir d’un coup, ces épisodes sont un peu chiants. Évidemment, tout cet ennui culmine par le premier meurtre de Stroke en flashback et le meurtre de Stroke par Mariah dans le présent (yep, jeu de mots de fou, je sais). Je reconnais que je ne m’attendais pas à la mort de ce personnage emblématique si tôt dans la série, ils m’ont eu. Du côté de Luke, c’est la crise de foi et de confiance en soi, assez classique. Heureusement, Claire est là pour le remotiver et Misty pour flirter/enquêter. En bref, on a affaire à un épisode très lent qui se termine de manière explosive et un cliffhanger de fou où Luke s’écroule, en sang. Finalement, mon cliffhanger de mi-saison était là !

08.pngÉpisode 8 – Blowin’ Up The Spot – 18/20
Nigga, I am your brother.

Une simple balle Judas n’est apparemment pas assez pour Luke, il faut en plus que Wallace, le nouveau méchant venu du passé, s’attaque à son ambulance. C’est tout bonnement brillant et je me suis même inquiété pour Claire, j’avoue. Il faut donc l’opérer, mais ce n’est pas si simple d’opérer un incassable. De son côté, Misty mène l’enquête sur la mort de Stroke, ne croyant pas une seconde à la culpabilité de Luke, et Mariah est une garce manipulatrice très forte qui réussit elle à le faire accuser. Cet épisode mérite enfin toute mon attention de sériephile, avec un rythme très bon et des rebondissements bien fichus. Voir Luke affaibli rend tout de suite beaucoup plus intéressant la série, je me rends compte que le manque d’attachement envers le personnage vient aussi de son invincibilité. Il était très intéressant de voir Luke en fâcheuse posture donc, mais aussi Claire le défendre bec et ongles ou Misty s’énerver face à son impuissance dans l’enquête. Excellent épisode avec excellent cliffhanger, tout cela m’a rappelé les meilleurs moments de Jessica Jones.

09Épisode 9 – DWYCK – 14/20
What’s up Doc? I always wanted to say that.

Cette fois, je peux dire que Luke Cage m’a rendu accro, j’ai enchaîné sans hésiter sur un nouvel épisode qui dure un peu plus d’une heure. C’est trop long Netflix, faut pas faire ça. D’un côté, je trouve appréciable de me dire que les scénaristes n’ont pas à s’inquiéter de la longueur exacte des épisodes et des scènes à couper, de l’autre, je suis tellement formaté aux épisodes de 42 minutes que dès qu’une série fait plus, je trouve le temps long à un moment ou un autre. Toujours, et ça depuis Fringe/Dollhouse qui étaient les premières à tenter le truc sur les chaînes de grands networks. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cela dit, mais pour être honnête, la pression retombe, le suspens aussi? et avec eux, l’action. C’est donc un épisode bien moins passionnant qui nous montre Luke se faire tuer à petit feu par la balle Judas et découvrir qu’il a un ADN trop cool qui lui a permis de devenir super fort. OK. Les méchants d’Harlem, eux, sont tous réunis pour un petit meeting qui vire au massacre général et Luke se fait soigner par son savant fou préféré qui le laisse aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. C’est beau de faire confiance aux mauvaises personnes !

10.pngÉpisode 10 – Take it Personal – 15/20
Who needs trust when you have power?

Sans grande surprise, Claire passe les cinq premières minutes de l’épisode à sauver la vie de Luke comme si c’était un truc super simple qu’elle faisait chaque jour. Pourquoi pas. L’épisode s’intéresse une fois de plus à un côté beaucoup plus politique : Wallace décide de s’en prendre à la réputation de Luke en commettant un meurtre policier au beau milieu de la rue. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police s’énerve, ce qui nous fait tomber l’air de rien dans le débat du #BlackLivesMatter. Il était difficile de passer à côté avec une série pareille et un casting comprenant une minorité de blancs, ce qui est encore bien trop rare, d’autant plus que Mariah a le rôle politique parfait pour en venir à aborder ce sujet-là. Misty a donc les mains bien pleines et pendant ce temps, Luke découvre que sa jolie psy était en fait au courant des expérimentations qu’il subissait, ce qui lui permet du coup de se rapprocher de Claire. La tension entre eux est sympa. Le cliffhanger l’est tout autant, même si ça part trop vite en fusillade générale alors qu’on assistait à un meeting politique soit disant bon chic bon genre. Les conséquences politiques sur la carrière de Mariah vont être assez cool, je pense.

11.pngÉpisode 11 – Now You’re Mine – 17/20
Your family is jacked up!

Quelqu’un m’explique pourquoi il s’acharne à tirer sur Luke ? Non ? Bon, OK. L’épisode reprend là où le précédent nous avait laissé, avec Luke protégeant Misty comme il peut. Côté flic, ça ressemble fortement à une prise d’otage et c’est intéressant de voir comment les médias couvrent l’affaire, ce qui heureusement ne prend pas trop de place dans l’épisode. La tension est bonne dans ces cinquante minutes qui continue de refermer le piège autour de Luke qui apparaît forcément de plus en plus comme un fugitif. L’épisode divise Luke et Claire, ce qui est une bonne chose car cela permet à cette dernière de se lancer dans un plan de sauvetage de son héros (et accessoirement de Misty). Mariah, quant à elle, disparaît bien vite de tout ce merdier, ce qui est probablement la chose la plus crédible à faire avec son personnage. L’épisode est franchement intéressant à suivre, car les différentes intrigues et dynamiques se mêlent les unes aux autres. Bref, cinquante minutes que l’on ne voit pas passer, c’est appréciable, surtout quand elles filent le sentiment d’une fin de saison alors qu’il reste encore deux épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Soliloquy of Chaos – 15/20
My trigger finger is just fine

Je m’attendais à un début très différent qui prendrait un peu de distance chronologique avec les événements des épisodes précédents, mais même pas. Luke s’enfuit sans trop de suspens et poursuit l’épisode en cavale. Il est assez clair qu’il reste à l’innocenter pour les épisodes suivantes. Bon, c’est malheureusement assez long à mettre en place, même si on sent bien qu’il s’agit d’une transition vers l’épisode final. Le vrai intérêt de l’épisode n’est pas vraiment la cavale de Luke, ni dans l’aide improbable qu’il reçoit de la population, mais bien dans le personnage de Shades qui est arrêté après que Claire et Misty ont montré ce qu’elles avaient dans le ventre à l’épisode précédent. Shades manipule donc tout le monde et retrouve assez vite des lunettes de soleil. C’est la seconde fois en peu d’épisodes qu’on nous fait le coup du méchant arrêté et libéré, je lui souhaite un meilleur sort. Le développement de Mariah est plutôt appréciable aussi, justement parce qu’elle est elle-même appréciable autant qu’elle est détestable. Les différentes intrigues finissent par se percuter dans la boutique de Pop et entament dans les dernières minutes l’intrigue de l’épisode final.

13.pngÉpisode 13 – You Know My Steez – 16/20
I was innocent before, I’m innocent now. I’ve got work to do!

Je sais bien que je suis un fan de la première heure de LOST, mais j’en ai vraiment marre des flashbacks à tout va dans les séries, et particulièrement dans cet épisode final qui commence par une scène dont je peine à voir vraiment l’utilité. La suite est un joli combat à main nu entre les deux frères qui s’étend sur un sacré paquet de temps, avec une foule pour les acclamer. Drôle de match de boxe entre les deux frères qui, en plus, se fait en parallèle d’un flashback. Métaphore lourde et tellement pas utile pour faire passer le message de la série : j’ai trouvé cette scène conclusive trop pleine de clichés, c’est un peu dommage. Il est ensuite temps de régler tous les problèmes concernant l’innocence que Luke doit récupérer. C’est sûr qu’il s’est fait moins discret que notre petit Daredevil, ce n’est donc pas bien étonnant. Il se laisse même aller à son petit discours moralisateur sur Harlem, ce qui est clairement un écho aux pages des comics et au début de la série. Le meilleur de cet épisode vient définitivement de Mariah, avec une performance d’actrice absolument brillante. Je trouve bien cool la manière dont tout se règle : Mariah et Shades gagnent clairement ce combat de manière totalement abjecte alors que Luke est rattrapé par son passé. Le montage final est une vraie réussite qui contraste un peu ce début d’épisode trop caricatural pour moi.

00

EN BREF – Une écriture inégale largement compensée par un casting impeccable, une réalisation réfléchie et une soundtrack de qualité, le dernier poulain des écuries Netflix/Marvel ne révolutionne pas le genre, mais confirme la qualité globale des séries de l’univers lancé par Daredevil. La construction se fait toujours à coups de flashbacks et d’épisodes visant à combler un peu une saison qui ne respecterait autrement pas sa commande de 13 épisodes, mais c’est un fait qui ne m’énerve même plus outre mesure, car je le sais en arrivant (évidemment, ça m’irrite quand même, je ne suis pas patient). Dès le deuxième épisode, je m’étais fait une idée assez précise de cette première saison qui recopie à la lettre le schéma de Daredevil et Jessica Jones. Au moins, désormais, on sait à quoi s’attendre quand on plonge dans l’univers de ces shows, même si en l’occurrence, ça s’est en plus amélioré peu à peu, avec de très bons épisodes en cours de route. Ces deux derniers points aident assez vite à surmonter les défauts pour se concentrer avant tout sur les qualités de construction qui n’apparaissent qu’à long terme. L’ambiance est la même dans les grandes lignes entre chaque saison et ça donne donc l’impression d’avoir 39 épisodes d’une même série. Si on ajoute à cette trilogie les 13 épisodes à venir d’Iron Fist, on obtient de quoi faire un épisode par semaine toute l’année, et c’en est presque dommage que Netflix ne choisisse pas ce mode de diffusion ! En tout cas, je serais présent pour Iron Fist, Defenders, Punisher ou une saison 2 de Luke Cage, l’ensemble des univers se recoupant juste assez pour que ce soit marrant  de constater leur propre autonomie. Et puis, grosso modo, la qualité y est quand même.

Saison 1 | Saison 2