You’re the Worst – S05E05

Épisode 5 – A Very Good Boy – 14/20
Il est vraiment temps que ça se termine, parce que je trouve que la série en arrive à avoir du mal à rester fidèle à ses personnages dans cet épisode qui les voit agir de manière peu naturelle pour leurs caractères. Beaucoup de ficelles paraissent également beaucoup trop grosses et j’ai du mal à reconnaître la série que j’adorais. Certes, il y a de bons gags, mais il est loin le temps où j’étais mort de rire !

Saison 5


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Jimmy thinks he’s a bad boy.

Ah, qu’est-ce que c’est cool, pour une fois, de pouvoir regarder cet épisode non en étant totalement claqué dans le train, mais devant mo petit-déj histoire de valider un premier point du nouveau Bingo Séries avec un bon chocolat chaud. L’épisode change légèrement sa formule habituelle, pour nous proposer plutôt un vieux suspense avec Gretchen débarquant dans un hôtel avec une valise et la ferme intention d’y rester. Elle vole tout ce qui n’est pas de l’alcool, se débarrasse des clés et se couche, comme si elle était de retour en plein état dépressif.

Il est à peu près évident qu’on est dans le même futur qu’à la fin de l’épisode 4, mais ça ne me botte pas plus que ça pour le moment. Très vite, heureusement, on repart sur l’organisation du mariage et la structure habituelle : avant d’aller au travail, les personnages commencent par une longue matinée de préparatifs où on a l’occasion de les voir ensemble.

Cependant, cette semaine, ça ne marchait que moyennement, je trouve, avec très peu de gags. Il est toujours agréable toutefois d’avoir une série qui ne nous prend pas pour des quiches et nous rappelle qu’un grand mariage, ça se prépare plusieurs mois à l’avance. Le problème de cette organisation ? Eh bien, Gretchen remarque que Jimmy est désormais un véritable gars stable, avec un emploi et beaucoup de bonnes manières. Ce n’est plus un bad boy, et même Edgar se moque de cette idée que Jimmy pourrait être mauvais…

Elle pouvait difficilement faire pire que ça, elle nous laisse Jimmy dans un état misérable, parce qu’il veut absolument être aussi mauvais que possible. Bon, pourquoi pas, mais bon, je n’ai jamais vu Jimmy comme un gars stable non plus. Le reste de l’épisode sépare de nouveau le couple pour le suivre chacun dans sa journée, et c’est une structure qui continue de ne pas faire ses preuves cette saison. La série n’est jamais meilleure que quand ils sont ensemble, et c’est dommage de passer la dernière saison à les séparer comme ça. C’était déjà mon problème l’an dernier ; et je me demande si les premières saisons étaient aussi à ce point – mais j’ai l’impression qu’on avait plusieurs épisodes à deux, voire à quatre, pour remontrer le niveau.

Bref, Gretchen se rend au bureau pour mieux y découvrir un buffet auquel elle ne peut pas résister. Malheureusement, c’est un buffet pour une énorme réunion de travail, au cours de laquelle elle est supposée être là également pour présenter un nouveau client. C’est ce que tout le monde fait pendant qu’elle mange ; et elle se retrouve à devoir présenter quelqu’un elle aussi.

C’est sans surprise qu’elle se retrouve à parler de l’un des DJ qu’elle a découvert le matin-même alors qu’elle organisait le mariage. Si ce n’est pas véritablement quelqu’un qui a l’étoffe d’une star, c’est sa première idée et elle s’y tient tant bien que mal.

Il est difficile d’assumer le reste de la journée pour elle, puisque tout le bureau découvre sa trouvaille et se moque d’elle, alors que sa boss l’invite à prendre un verre le soir-même, ce qui sent bon la mauvaise nouvelle. Pourtant, sa boss est parfaite avec elle et réussit à la faire craquer en… la complimentant.  En fait, elle se reconnaît en Gretchen, parce qu’elle non plus n’était pas du tout une nana sérieuse à l’origine. Finalement, c’est donc Gretchen qui devient la fille sérieuse et bien loin de la bad girl qu’elle se pensait être, parce que sa boss lui explique qu’elle est bonne dans son travail (enfin, elle se retrouve tout de même à devoir produire le DJ pourri), alors que Jimmy… Jimmy… Imaginez un gros un soupir de ma part avant de passer à la ligne suivante.

Jimmy ? Il veut se prouver qu’il a encore l’étoffe du bad boy et ce n’est pas brillant à voir. D’abord, il vole un ordinateur, puis culpabilise et le retourne sans que personne ne s’en rende compte ; puis, il dit non à Gretchen qui le laisse se débrouiller avec la fleuriste du mariage, avant de devoir dire oui par culpabilité. Enfin, il envisage un meurtre, puis n’y arrive pas. Il n’arrive même plus à tuer une pauvre araignée, d’ailleurs. Soupir.

Je n’ai pas accroché à cette intrigue. Certes, l’acteur est toujours excellent, mais le problème, c’est qu’on nous change du tout au tout son personnage, juste pour le besoin de cet épisode. Même si, oui, il a évolué vers plus de sérieux, on ne l’a jamais vu aussi sérieux dans son travail ou son envie d’organiser un mariage. Et puis, ce n’est clairement pas le genre à culpabiliser de tuer une araignée et je ne crois pas que les quelques mots de Gretchen puissent avoir un impact aussi important sur sa capacité à être si bon naturellement en tentant d’être méchant.

Tout cela conduit toutefois Jimmy dans une rave avec sa fleuriste de mariage, qui est un peu une Gretchen en devenir dans sa manière de traiter son job par-dessus la jambe. Il est clairement trop vieux pour ça, mais il s’éclate malgré tout et surprend la fleuriste, qui lui demande comment il survit à un tel concert.

La vérité, c’est néanmoins qu’il n’y survit pas tout à fait. Il est hyper heureux d’avoir retrouvé une deuxième jeunesse ; est amoureux de Gretchen plus que jamais, mais… il laisse la fleuriste lui tailler une piste. J’aurais bien dit qu’il est pris par surprise, mais ce serait mentir ; il semble juste totalement déconnecté de ce qui lui arrive et ne proteste pas particulièrement. Ca, c’est de la résignation dis donc…

Je ne suis vraiment pas convaincu par cette intrigue, et tant pis si je me répète. Je trouve que même Gretchen, c’était plus crédible que ça. En parallèle, la série prend aussi le temps de développer la situation Lindsay/Edgar, puisqu’à force de cohabiter avec Becca et son mari, Lindsay se rend compte qu’elle est en manque d’amour. Elle s’en confie à Edgar après une partie de jambes en l’air interrompue (même si ça n’avait plus rien de fun) et les deux se décident alors à se rendre ensemble pour un dîner où des sentiments naîtront peut-être…

Lindsay/Edgar, un rencard ? Pire idée du monde, ils n’ont absolument rien à se dire. Elle se barre donc avec le pain… pendant qu’il se barre depuis les toilettes. Plutôt de voir qu’ils sont faits l’un pour l’autre quand ils se recroisent à l’extérieur du restaurant, ils se décident finalement à rester d’anciens sex-friends. Franchement, ça sent la construction de saison qui sépare les deux couples pour mieux les remettre ensemble à la fin, et bof.

Le meilleur reste finalement l’intrigue la moins importante de l’épisode, qui voit Paul se branler sur une photo de Lindsay ; pour inséminer Becca. C’est ridicule, mais l’idée pour elle est évidemment de l’arnaquer pour avoir de l’argent. Elle lui fait croire qu’elle veut bien être enceinte de lui pour être grassement payé chaque mois alors qu’évidemment, elle ne tente pas du tout d’être enceinte. Quant à Paul qui est encore excité par Lindsay, j’imagine qu’on se dirige pour un retour de flamme pour ces deux-là et… non merci.

Saison 5

The Other Two – S01E02

Épisode 2 – Chase Goes to a Premiere – 14/20
C’était un épisode avec de bons gags, mais dans l’ensemble, j’ai eu du mal à entrer dedans et j’ai trouvé que le rythme n’était pas aussi bon que dans le pilot, allant presque trop vite pour nous laisser le temps de vraiment rire. Peut-être qu’il faut que j’accuse la fatigue, surtout que j’ai quand même envie de voir les prochains épisodes puisque certaines blagues étaient efficaces.

> Saison 1


Spoilers

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In this climate?

Je voulais voir la suite de The Haunting of the Hill House ce soir, mais j’ai fini de bosser qu’à plus de 21h, et le temps est ensuite passé beaucoup trop vite pour encore assumer un long épisode de soixante minutes. J’ai hésité à lancer The Orville aussi, mais la vérité, c’est que j’ai déjà envie de dormir. Au moins, avec cette série, ça devrait pas être prise de tête, et je pourrai me coucher tôt !

On reprend par Chase faisant un live insta depuis un tapis rouge d’avant-première, et c’est donc la suite directe du pilot de la série. Pendant que Chase passe un moment bien trop excellent face aux journalistes qui lui font dire tout et n’importe quoi (littéralement), Brooke et Cary débarquent en taxi à l’événement – avec un chauffeur pervers franchement étrange.

Ce n’est pas vraiment une arrivée de stars, et ils sont pris pour un couple en train de se marier, parce que Brooke a eu la drôle d’idée d’une robe blanche magnifique. Malgré ça, ils n’ont évidemment pas le droit de passer par le tapis rouge, ce qui est une catastrophe pour Brooke.

Elle fait tout ce qu’il faut pour avoir une photo sur le tapis, s’introduisant même dans une limousine pour faire comme si elle en sortait en même temps que des stars. Le gag est sympa, mais ça devient lourd quand elle est refusée alors qu’elle se fait passer pour une American Housewife et que Cary se fait passer pour Ellen De Generes… Ce qui fonctionne, alors que ça n’a aucun sens. J’imagine que l’idée est de se moquer du fait qu’il soit homosexuel, parce que c’est en train de devenir un running gag : il est fiché comme tel un peu partout. Est-ce qu’il faut en déduire que les homo se ressemblent ? Est-ce que j’extrapole une possible homophobie de leur humour ? Je ne sais pas, peut-être, mais ça a contribué à participer au fait que j’accrochais moins à l’épisode.

J’ai trouvé que l’épisode galérait un peu du côté de rythme aussi parce qu’il se concentre uniquement sur cet événement et y passe beaucoup de temps. D’un côté, c’était donc plus lent en terme d’action que ce qu’on avait eu dans le premier épisode ; de l’autre, c’était plus rapide dans les blagues proposées – mais presque trop rapide.

Cary et Brooke finissent par tomber sur leur petit frère, et il était temps, mais finalement, ce n’est pas ça qui constituera le cœur de l’épisode. Chase est trop célèbre pour passer du temps avec eux, et il passera la suite de l’épisode loin d’eux et loin de l’avant-première du film ; préférant prendre l’avion pour se rendre à un de ses concerts (bien qu’il n’ait qu’une chanson à son actif).

Le film en avant-première ? C’est une catastrophe et tout le monde s’y endort, quand d’autres le trouvent racistes. Moui ? Brooke en profite pour se faire photographier sur le tapis rouge, et c’était un gag qui me paraissait bien plus drôle que tout ce qu’on avait eu avant dans l’épisode. C’est sûrement son côté réaliste qui me fait marrer.

Cary ? Il se fait réveiller devant le film par un appel de son agent, parce que le casting sur le pet senti s’est bien passé, mais qu’il doit encore le faire de manière plus… hétéro. Il se retrouve à faire une nouvelle vidéo dans les toilettes, ce qui est un gag fonctionnant ; même si le voir devenir hétéro en prenant une voix plus grave, c’était un cliché étrange pour une série tournée en 2019. Franchement, soit je vois le mal partout, soit ils sont dans un abus qui finira par me déranger sur le long terme.

Sinon, son agent, quant à lui, est en fait chauffeur de taxi le jour et livreur la nuit. Ce n’est pas gagné du tout pour la carrière de Cary quoi, mais ça a l’avantage d’offrir des gags faciles pour la suite de la série.

Pendant ce temps, Brooke cherche désespérément un homme chez qui aller dormir, à défaut d’avoir une maison (ou un job, puisqu’elle s’est fait virer), mais elle reste bien trop sélective. Malgré tout, elle fait comme si tout allait bien et qu’elle trouvait la fête géniale – une attitude que j’ai déjà eu à pratiquer et qui fonctionne, c’est vrai. Faire semblant de s’amuser, c’est déjà un bon point de départ pour vraiment s’amuser.

Pourtant, ce n’est pas évident de s’amuser avec la jetset où Brooke découvre que les filles bossant ado, partent à la retraite à 20 ans et deviennent célèbres mondialement parlant à trente ans en ayant un impact sur le monde. C’est une sacrée philosophie de vie, et ça mène aux meilleurs gags de l’épisode, avec une Brooke s’entendant mieux avec les ados… jusqu’à ce qu’elle se sente ridiculement incompétente à leur côté. Franchement, si j’ai préféré Cary la semaine dernière, Brooke m’aura bien plus fait rire cette semaine.

Toujours à la fête, Cary découvre ensuite le succès de son frère auprès d’une femme adulte, et c’est juste inquiétant. Heureusement, il découvre ensuite au téléphone avec le manager de son frère qui s’est parti en avion que l’adulte en question à onze ans, parce que ses tutos maquillages sont géniaux au point de la vieillir à ce point.

Et évidemment elle tombe sur Brooke, qui se plaint de ne pas savoir où dormir, persuadée d’être en présence d’une autre adulte qui… l’invite à dormir chez elle pour une pyjama party. C’est l’occasion de bien trop de quiproquos, et ça fonctionne à merveille, surtout quand il est question de jouets à utiliser dans sa chambre. Brooke lui raconte quand même sa vie sexuelle, alors que la gamine a onze ans. Quand elle finit par l’apprendre par Cary, Brooke cherche juste un moyen de se barrer sans culpabiliser outre mesure de tout ce qu’elle a pu dire, c’est un peu gros. C’est un peu gros aussi qu’elle puisse arriver jusqu’à chez elle sans se rendre compte que c’est une enfant.

Pendant ce temps, Cary passe en tout cas toute la fête au téléphone, et c’est assez fou de faire ça en pleine fête avec de la musique à fond ; on sent bien qu’on est devant une série hein. Si Cary décide de profiter de la fête lorsqu’il apprend qu’il a obtenu le rôle avec lequel il espère (clairement en vain) lancer sa carrière, il se rend vite compte que ce n’est pas si fou de faire la fête tout seul. Il feint donc un autre coup de fil pour se vanter d’avoir eu un rôle, assez bruyamment. Il est entendu par un des serveurs, qui finit par le féliciter en fin de soirée quand il doit aller récupérer Brooke chez la gamine de onze ans.

Le lendemain matin, Brooke se réveille donc chez son frère (ça aurait été plus simple de l’inviter directement) et son coloc sexy, pour découvrir que Cary lui a photoshoppé sa photo tapis rouge pour faire comme si elle était officielle. Le gag de fin est sympa, puisqu’elle l’envoie à de vieilles connaissances qui ont réussi leur vie et n’en ont pas grand-chose à faire… contrairement à Brooke qui est fière de sa gloire inventée.

Bref, cet épisode a enchaîné les petits gags ; qui étaient parfois excellents, et parfois pas du tout efficaces. Je ne sais pas trop quoi en penser, je suis tiraillé. Moi qui espérais un petit épisode tout simple avant et pas prise de tête, c’est finalement raté !

> Saison 1

Vus cette semaine #05

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Charmed – S01E11 – Witch Perfect – 20/20
Eh, franchement, pour un épisode qui n’a rien de particulier en théorie (ni mi-saison, ni fin de saison), je trouve que ces 41 minutes méritent largement un 20/20. Il y avait du fun, du drama, des répliques top et des rebondissements. S’ils continuent comme ça, je vais même préférer cette version à l’originale, c’est un comble ! Vraiment, c’était un excellent épisode et j’ai hâte de voir la suite… dans trois semaines. Vivement mes vacances, quoi, elles coïncident avec la reprise de la série.
Supergirl – S04E11 – Blood Memory – 16/20
Je suis mitigé : j’ai adoré l’intrigue de cet épisode et les différents rebondissements proposés… mais j’ai détesté l’exécution. L’écriture n’était pas fluide du tout et beaucoup de choses sont précipitées, pour ne pas dire bâclées. Finalement, cela donne un bon épisode qui aurait pu être excellent – c’est juste dommage d’avoir tout fait tenir en quarante minutes quand il y avait de quoi en faire au moins quatre-vingts.

Mardi

Manifest – S01E13 – Cleared for Approach – 15/20
Si la série continue de trainer en longueur dans son intrigue, de nouvelles pistes et éléments sont donnés histoire de se lancer dans les théories. Malheureusement, je ne me sens plus assez investi pour me lancer là-dedans et je me contente d’attendre passivement la suite ; surtout que certaines intrigues laissaient vraiment à désirer dans cet épisode. Bon, après, il y a toujours une bonne part de suspense qui persiste, je le reconnais.

Jeudi

The Magicians – S04E02 – Lost, Found, Fucked – 18/20
Oulala, la quête de la saison 3 étant passée de mode, cette saison 4 repart dans ce que The Magicians sait faire de mieux : le grand n’importe quoi. Cette fois, cependant, je suis totalement accroché à l’univers et j’en connais enfin assez pour suivre tout ce qu’il se passe, même si ça part dans tous les sens. Cela donne en plus l’impression d’avoir vu trois épisodes en un tant il se passe de choses. J’adore cette série, franchement – comment ça, vous le saviez déjà ?
You’re the Worst – S05E04 – What money ? – 16/20
Bien aidé par une situation de base originale et marrante, cet épisode remonte un peu en niveau, en rendant de nouveau ses personnages supportables. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble des directions prises par l’épisode, mais ça se tient du côté de l’humour, alors je peux encore leur pardonner, je pense.

Vendredi

HTGAWM – S05E11 – Be the Martyr – 17/20
La construction complexe de la série ne l’empêche même plus de perdre du temps avec une intrigue procédurale, super. C’est admirable de voir qu’ils arrivent à caser tant d’intrigues et d’avancées dans les multiples affaires en cours en seulement 40 minutes. Admirable, oui, rien que ça : il faut bien reconnaître que c’est réussi, non ?
Grey’s Anatomy – S15E11 – The Winner Takes It All – 16/20
Je ne m’attendais pas à un épisode comme ça – encore un qui ne traite que certains aspects des intrigues en cours. C’est moins fun que le reste de cette saison, mais c’est toujours efficace, parce que la série sait gérer tous les types d’épisodes à présent. On est forcément affecté par ce qui arrive à nos médecins préférés, quoiqu’il arrive, alors il suffit de s’asseoir et de savourer.

#WESéries : Channel Zero

S04E01 – Ashes On My Pillow – 20/20
Cette saison démarre tellement bien. C’est la deuxième fois que je vois l’épisode, et j’ai eu des frissons quand même, en sachant exactement ce qu’il m’attendait. Le mystère est prenant, les partis pris de production intrigant et le scénario… juste totalement créateur d’une nouvelle angoisse et peur chez moi. C’est rare. C’est efficace. J’adore.
S04E02 – Where Do You Sleep Last Night ? – 20/20
Bien, cette saison est donc partie pour battre tous les records de moyenne du blog avec seulement six épisodes et déjà deux à 20. J’assume parfaitement cela dit, je suis à fond dans l’intrigue, au point de ne pas voir l’épisode passer. Tout est flippant et c’est un premier tiers de saison déjà très réussi. Certes, ça fait un brin moins peur maintenant que l’on devine de quoi il retourne… mais en même temps, ça réussit encore à me surprendre par quelques choix et quelques plans de caméra vraiment bien fichus.
S04E03 – Love Hurts – 18/20
La perfection n’existe pas, et cette saison le prouve avec un troisième épisode un brin en-dessous, puisque sa crédibilité est un peu attaquée par des facilités de scénario. J’ai beaucoup aimé la trame générale cependant, qui continue dans la lignée directe des épisodes précédents et apporte déjà un semblant de réponse. Cela me rappelle beaucoup la saison 2 ; et c’est tant mieux.
S04E04 – Bizarre Love Triangle – 18/20
La série part sur des pistes que je n’avais pas vu venir, et si elle perd des points, c’est surtout parce que je suis frustré. Je trouve en effet qu’elle va trop vite à évacuer certains aspects qui auraient pu occuper bien plus de temps – voire bien plus d’épisodes. C’est dommage. S’il y a du stress dans cet épisode, il y a ainsi eu une déception en cours de route ; j’ai l’impression qu’on passe de ce qui aurait pu tenir toute une possible saison 1 à une intrigue de saison 2. En quatre épisodes, c’est lourd à digérer (mais pas autant que le « repas » aperçu à la fin de cet épisode, je dois dire).
S04E05 – You Belong To Me – 18/20
L’épisode était long à mettre en place et j’ai cru que j’allais devoir encore baisser la note, mais il se rattrape extrêmement bien dans sa deuxième partie. Je trouve qu’il prend le temps d’explorer un peu tous les aspects du concept de la saison, tout en n’oubliant pas d’intégrer de l’humour (j’ai même ri, vraiment ri, pour la première fois de la saison) et du suspense. Bref, ça se regarde tout seul et c’est beaucoup trop cool quand c’est comme ça.
S04E06 – Two of Us – 19/20
Pff, on est vraiment obligé d’annuler cette série ? Elle est quand même exceptionnelle, je suis au bout de savoir qu’il n’y aura pas de saison 5, parce que cette saison 4 se termine superbement bien. L’épisode répond aux questions et se dirige assez naturellement vers des choses auxquelles je m’attendais, mais qui restent bien écrites. C’est toujours frustrant d’arriver aux épisodes de conclusion de cette série, parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression qu’on pourrait en faire bien plus – tout en me disant que, quand même, l’intrigue est bien conclue. C’est encore le cas avec cette saison 4, et vraiment, regardez-la !

#WESéries : American Horror Story Apocalypse

S08E04 – Could This Be… Satan ? – 17/20
Il est dur de reprendre cette saison en cours de route, surtout avec cet épisode qui, franchement, part dans absolument tous les sens. C’est un classique de cette série, mais ce n’est vraiment pas la partie que j’en préfère, puisqu’à multiplier les flashbacks et les backstories, on ne fait que se perdre dans une intrigue qui pourrait pourtant être simple (mais justement, peut-être qu’elle était trop simple). Cependant, la deuxième moitié de l’épisode a su regagner mon intérêt et les liens fabriqués entre les différentes saisons, aussi artificiels soient-ils, ont réussi à récupérer tout mon intérêt. C’est difficile à noter !
S08E05 – Boy Wonder – 18/20
Forcément, cette saison reprend tout ce que j’aimais dans les saisons précédentes pour faire avancer son intrigue, alors j’adore la voir se dérouler. Elle ne perd des points que parce qu’elle reprend aussi les défauts habituels de la série, avec pas mal de raccourcis et d’ellipses qui sont vraiment dommages. Oh, et puis, j’aurais aimé qu’on commence par ces épisodes aussi, parce que niveau construction de saison, c’est quand même du grand n’importe quoi.
S08E06 – Return to Murder House – 20/20
Un autre titre possible pour l’épisode aurait été « fan-service », mais il faut bien reconnaître que c’est extrêmement efficace. J’ai adoré revenir faire un tour du côté de la saison 1 et de sa maison hantée, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes en ont profité pour répondre à des choses laissées beaucoup trop ouvertes il y a sept ans. C’est simpliste, c’est un brin abusé, mais le fan de la saison 1 en moi s’est laissé convaincre par ces rebondissements.
S08E07 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !
S08E08 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.
S08E09 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.
S08E10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

#WESéries : The Haunting of Hill House

S01E01 – Steven Sees a Ghost – 16/20
C’est long. L’épisode était intéressant, il y avait quelques passages destinés à nous inquiéter, mais ce que j’en retiens le plus, ce sont les longueurs pas toujours utiles. L’ensemble se tient bien, il y aura probablement de bonnes surprises en cours de route, mais ce n’est pas encore à la hauteur de sa réputation, surtout que je trouve certains éléments assez prévisibles. Le mystère est toutefois prenant, il faut bien le dire, et je devrais donc la regarder en entier… mais peut-être pas dès aujourd’hui.
S01E02 – Open Casket – 16/20
Ce second épisode nous permet de comprendre un peu mieux la structure de la série, qui s’attarde donc sur un personnage à chaque fois. C’est tout ce qu’il fait, parce que l’intrigue reste assez mystérieuse. Côté horreur, je m’attendais à pire. Finalement, j’ai l’impression que ce n’est jamais qu’au niveau de certains épisodes de Supernatural. C’est dérangeant dans l’ensemble, il y a des scènes qui sont repoussantes, mais rien qui ne devrait m’empêcher de dormir.
S01E03 – Touch – 18/20
Pff, et voilà, je sens bien que je vais être super prévisible sur ce coup-là, mais j’ai un nouveau personnage préféré ! L’intrigue m’a beaucoup plus intéressé dans cet épisode et des pièces du puzzle commence à vraiment se mettre en place, ce qui fait que je regrette de ne pas avoir le temps de finir cette saison ce soir, finalement. C’est malin.
S01E04 – The Twin Thing – 17/20
Ah ben voilà un autre personnage préféré, ma foi. La série prend un peu de distance avec les deux épisodes précédents, mais ce n’est pas plus mal puisque ça fournit enfin un début d’explication que j’attendais depuis quatre épisodes (tout en gardant beaucoup de choses de côté pour la suite – clairement, il faudra au moins une saison 2 pour répondre à tout). C’était pas mal du tout, et y avait même un petit moment angoissant. Une très bonne série, donc, même si je la trouve facile à comprendre malgré tout, alors qu’elle se donne des airs faussement compliqué à ne pas tout expliciter.
S01E05 – The Bent-Neck Lady – 19/20
C’est beaucoup trop long pour envisager le 20/20, parce que l’épisode durait 1h10 et je ne m’y attendais pas. En revanche, je reconnais que cette fois la série est à la hauteur de sa réputation, avec un épisode qui prend le temps d’accumuler les petits détails insignifiants qui finiront par se révéler drôlement importants. J’aime beaucoup la structure de cet épisode qui fait preuve d’une grande fluidité : l’écrire de la saison est impeccablement maîtrisée et franchement, un milliard de questions se posent désormais.
S01E06 – Two Storms – 20/20
Glauque et triste, cet épisode est une pure prouesse, tant dans l’écriture que les performances d’acteurs, tant dans les idées que dans la réalisation. Franchement, c’est excellement monté, mais au-delà du montage, on voit bien un soin tout particulier accordé aux détails. Je ne regrette vraiment pas d’avoir décidé de la regarder, et je ne regrette que de devoir m’arrêter et de ne pas pouvoir la finir tout de suite !

Challenge Séries 2019

Techniquement, j’hésite à switcher la saison 2 de Secret City avec celle de The Haunting of Hill House, parce que je ne trouve nulle part la première… ça ferait une sacrée avancée, du coup.

> Vus en 2019

The Haunting of Hill House – S01E04-06

Épisode 4 – The Twin Thing – 17/20
Ah ben voilà un autre personnage préféré, ma foi. La série prend un peu de distance avec les deux épisodes précédents, mais ce n’est pas plus mal puisque ça fournit enfin un début d’explication que j’attendais depuis quatre épisodes (tout en gardant beaucoup de choses de côté pour la suite – clairement, il faudra au moins une saison 2 pour répondre à tout). C’était pas mal du tout, et y avait même un petit moment angoissant. Une très bonne série, donc, même si je la trouve facile à comprendre malgré tout, alors qu’elle se donne des airs faussement compliqué à ne pas tout expliciter.

Saison 1


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It’s normal for kids to have imaginary friends and nightmares.

Ah, enfin ! Un épisode sur Luke et Abigail, c’est ce que j’attends depuis le premier épisode ! Malheureusement, c’est loin d’être aussi passionnant que ce que j’aurais espéré, parce que ça commence par un long discours, il y a quatre-vingt dix jours (c’est précis). Et ce n’est même pas Luke qui parle, c’est quelqu’un dans son groupe de thérapie, et comme pour Steven dans le premier épisode, ça traîne en longueur.

La série semble aimer ce genre de plans où l’on parle pendant de longues minutes, avec des petits zooms arrière puis avant. Le problème, c’est que je me concentre alors sur un million de petites tâches annexes plutôt que sur l’épisode. Au moins, le temps que Gordon, aveugle, nous explique pourquoi il était là, j’ai eu le temps de faire mon sac.

Luke refuse de partager quoique ce soit après Gordon, mais trois mois plus tard, il obtient son badge des 90 jours et il en est tout heureux. Il a aussi clairement sympathisé avec Joey, une fille plutôt sexy, et ça ne ressemble pas à une amitié très saine pour le programme. C’est fou tout ce que j’en connais de ce programme, et je sais ainsi que le 90e jour est synonyme d’écriture de lettres pour demander pardon à ceux qu’il a blessé.

Il en discute avec Joey qui est sobre depuis neuf mois, mais ils sont interrompus par le couvre-feu. Forc2 d’aller se coucher, il est malheureusement réveillé à 3h03 par le fantôme de Nell qui lui dit de s’en aller. Il ne le fait pas, mais le lendemain au réveil, il trouve un message de Joey lui demandant de ne pas le suivre.

Et il n’aime pas beaucoup la perspective de devoir rester en détox sans elle. C’est triste, mais il n’y a aucun suspense : on sait déjà qu’il va s’enfuir par la fenêtre. Il le fait donc pour avoir des nouvelles et c’est tout ; en théorie. Il l’appelle et tombe sur une boîte vocale où il lui affirme qu’il doit encore retrouver un ami avant de retourner au centre. Pourtant, il reste posé sur un banc à ne rien faire ensuite. J’ai pas tout suivi.

De là, il finit par apercevoir Joey en train de récupérer de la drogue. Il l’empêche de faire une grosse connerie, mais malheureusement, ils ont abandonné leurs places en partant ; et leur assistante sociale (ou quelque soit le nom de ce taf) ne peut plus les accepter. C’est violent quand même, mais en s’enfuyant, ils ont signalé qu’ils n’étaient pas assez stables pour le programme, même s’il est parti avec une bonne raison.

Les deux se retrouvent donc à la rue et Luke décide d’aller chez son frère, où il tombe sur Leigh, son ex-femme qui est chargée de lui annoncer la séparation. La pauvre. Elle doit donc à présent gérer ce frère qui cache Joey et qui aimerait avoir un abri pour la nuit, ou de l’argent, des choses qu’elle ne peut lui donner. D’être là, Luke se rappelle donc un dîner de famille qui date de deux mois auparavant où il avait ramené Joey chez son frère pour un dîner. C’est beau.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour me faire adorer Joey, qui a une jolie philosophie de vie par rapport à son addiction. J’ai aimé aussi voir Steven n’avoir aucune confiance en son frère et ignorer ses propres problèmes de mariage ; puisqu’il élude la question des enfants qui leur manquent. En tout cas, j’ai beaucoup de mal avec le personnage de Steve qui n’arrête pas de rabaisser son frère, encore et encore.

Pas étonnant que deux mois plus tard, il décide de cambrioler son frère.

C’est juste pas de bol qu’il tombe sur son frère en repartant. Et s’il a froid, c’est probablement parce que Nell est morte, mais c’est vrai que ça le fait paraître complétement drogué. La série m’a eu lors du premier épisode, parce que je le pensais vraiment pété.

Joey ? Elle profite totalement de lui : elle voit bien qu’il ne va pas bien, mais elle l’embrasse et lui vole très clairement l’argent qu’il a dans sa poche pour avoir de quoi se droguer. Quelle tristesse. Il y croyait, lui, mais elle l’a bien eu. Moi pas. Le voilà donc à la rue et sans argent, et sans personne vers qui se tourner. Putain, Joey, je t’aimais bien, t’abuses !

Le lendemain, il se fait tabasser et je ne sais pas trop pourquoi, en fait. Ce n’est pas comme s’il avait beaucoup d’argent à donner à se agresseurs. Bon, il perd chaussures et manteau quand même ; et c’est donc ça qu’il avait à leur donner. En plus, il n’arrête pas d’apercevoir un homme avec un chapeau melon et une canne, lui tournant le dos à chaque fois et le suivant très clairement. C’est horrible et ça le fait virer complétement dingue, et il reste à savoir s’il est dingue ou non.

En flashback, on recommence avec Luke jouant tout seul avec des soldats entourant le dessin du monstre qu’il a vu dans l’épisode précédent. Il s’en plaint à son père, mais celui-ci refuse de le croire et fait même en sorte de le forcer à grandir en lui offrant un chapeau pour « grand garçon ». En tout cas, l’épisode me confirme rapidement que Nell et Luke sont bien jumeaux, ce que j’avais supposé face au premier épisode sans avoir la confirmation.

Forcément, les enfants sont jumeaux, donc ils jouent ensemble, en se servant du téléphone à l’ancienne trouvé il y a deux épisodes. Oh, oui ils jouent tous les deux, mais une vieille dame se mêle à leur jeu subitement, appelant une certaine « Clara » (si j’ai bien suivi, c’est Mrs Dudley, Clara). Et Luke voit bien le reflet de la vieille dame dans le téléphone.

La nuit suivante, il entend un drôle de bruit dans le couloir, celui d’une canne, et il va voir ce que ça peut bien être. Il s’avère qu’il s’agit d’un homme flottant plutôt que marchant, mais se servant malgré tout d’une canne. Luke se planque sous son lit et fait bien, puisque ce monsieur a pour but de retrouver son chapeau, qui est justement sur son chevet. Le monstre le récupère donc sans problème et quitte la chambre… sauf que Luke finit par faire du bruit.

C’est fort dommage car le monstre se retourne donc et se penche pour voir qui est sous le lit. Voilà donc pourquoi adulte, il est condamné à voir ce monsieur le suivre partout où il va. Comme quoi, ce qui se passe quand on est enfant, ça peut créer des traumatismes à vie. Nelly aussi a quelques traumatismes bien ancrés, puisqu’elle continue de voir le même fantôme chaque nuit. Luke lui explique donc qu’elle doit toucher sept boutons, représentant les membres de leur famille, en comptant à voix haute, pour ne plus avoir peur.

Ceci nous explique ce que fait Luke dans le présent, à faire les cent pas en comptant jusqu’à sept. Cela lui permet de fuir le monstre un certain temps, mais il finit par arrêter de le faire ; laissant le monstre le rattraper. Ce dernier s’avère en fait être… le fantôme de sa mère, lui demandant de rentrer à la maison. Oh. C’est donc pour ça que Nelly s’est rendue dans la maison ?

Pour terminer l’épisode sur une bonne dépression, il reste donc à avoir Luke apprenant la mort de Nelly grâce à Steven qui le retrouve avec Paige, l’assistante sociale, donc. C’est on ne peut plus violent tout ça ; mais ça a vraiment bien marché sur moi. L’idée du monstre qui le suit en permanence, c’était également bien vu, je trouve, ça file une certaine angoisse, alors que ce n’est rien du tout. Bien joué de leur part.


Épisode 5 – The Bent-Neck Lady – 19/20
C’est beaucoup trop long pour envisager le 20/20, parce que l’épisode durait 1h10 et je ne m’y attendais pas. En revanche, je reconnais que cette fois la série est à la hauteur de sa réputation, avec un épisode qui prend le temps d’accumuler les petits détails insignifiants qui finiront par se révéler drôlement importants. J’aime beaucoup la structure de cet épisode qui fait preuve d’une grande fluidité : l’écrire de la saison est impeccablement maîtrisée et franchement, un milliard de questions se posent désormais.

Saison 1


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It’s just a carcass in the wood.

C’est reparti pour la première nuit dans la maison pour Nelly, et ça se passe mal avec l’arrivée de sa femme au cou tordu. C’est un chouilla angoissant comme manière de filmer, et je me retrouve quand même à me poser une question existentielle : si la mère sait qu’elle est elle-même spéciale, pourquoi est-ce qu’elle ne se pose pas plus de questions que ça quand sa fille lui dit voir des fantômes ? Elle trouve ça étrange/impossible qu’un fantôme surveille sa fille, mais pas que son autre fille devine la vraie valeur ou le vrai emplacement des objets ?

De manière assez logique, Nelly se rend chez le médecin (enfin, un « sleep technologist ») une fois adulte parce qu’elle s’est rendue compte que sa femme au cou tordu qui la surveille pendant qu’elle dort, ça ressemble fort à une paralysie du sommeil. Effectivement, pour avoir eu le droit d’en faire deux ou trois dans ma vie, c’est bien vu de la part des scénaristes. Franchement, ça n’a pas intérêt à me redéclencher la moindre crise cette série, hein, parce que c’estv raiment pas agréable d’en faire !

Allez, quoiqu’il en soit, Arthur, le « sleep technologist » est son futur mari, et leurs rencards commencent dès cette première consultation.

Elle est belle l’éthique médicale ! Ils vivent le parfait amour au point qu’Arthur la demande en mariage en plein milieu d’un nouvel an. C’est assez atroce comme demande, franchement, et j’aurais aimé qu’on apprenne à le connaître autrement avant d’en arriver là. Par exemple, en le voyant aider sa femme à surmonter sa paralysie du sommeil AVANT cette demande pourrie.

C’est vrai que ça doit aider d’avoir quelqu’un qui s’y connaît pendant une crise. Bon, bref, tout ça mène au mairage où ils font un couple sympa et où Theo arrive à se servir de son smartphone AVEC ses gants. Elle est le centre d’intérêt pour Nell et Steven qui se moquent du temps de réaction de Shirley à comprendre qu’elle est lesbienne. C’est un peu abusé vu qu’ils viennent juste de s’en rendre compte, mais bon.

La joie de Nell est de courte durée, puisqu’elle parle ensuite de Luke avant d’apercevoir sa mère derrière son père. Ouep, sauf que sa mère est morte, hein. Huit mois plus tard, elle recommence à faire une crise, mais cette fois, Artur n’est pas capable d’atteindre la lumière à temps : il se retrouve le cou tordu et meurt sur le coup, alors que Nell le voit s’effondrer tout en voyant la femme au cou tordu. L’angoisse. Tu m’étonnes qu’elle se suicide après tout ça, la pauvre.

Officiellement, Arthur meurt d’un anévrisme avant qu’on ne puis s’attacher à lui ; mais Nelly était évidemment amoureuse. Quand elle en parle à son psy, elle dit évidemment que c’est la femme au cou tordu qui l’a tué. Elle ne s’attend pas non plus à ce qu’il la croit hein, parce qu’elle a l’habitude de n’avoir personne pour la croire, comme tout le monde dans cette série. Plus tard, elle récupère son frère sous la pluie pour l’amener en cure – c’est elle qui l’a déposé avant la série, ça on le savait déjà. Ce qu’on ne savait pas ? Luke lui a demandé de lui acheter de l’héroïne une dernière fois avant d’y aller. Il est convaincant quand il s’y met, mais c’est horrible pour la culpabilité qu’elle se prend en pleine tronche. Elle le fait malgré tout, c’est fou, et elle reste sagement dans la voiture pendant qu’il se drogue. Bonjour la violence psychologique.

Pour ne rien arranger, elle aperçoit la femme au cou tordu au milieu de la route… Et n’en parle pas à son psy pendant un bon mois. Elle refuse de l’évoquer, mais il n’est pas dupe. Comme elle ne peut pas expliquer ce qu’elle a fait ou vu à son psy, elle en parle à Theodora, parce qu’elle a bsoin de son aide.

Elle veut en effet que sa sœur touche tout plein de choses dans la chambre conjugale pour savoir si Arthur est encore là avec elle ; et elle est tellement en demande, qu’elle finit par forcer Theo à toucher le sol.

Sans trop de surprise, ça finit mal entre les deux sœurs qui s’engueulent assez violemment, Nell en profitant aussi pour agresser Theo sur l’argent qu’elle accepte de leur frère en le cachant à Shirley. Ainsi donc Nell se met Theo à dos, puis elle s’arrange pour avoir Steve à dos en se rendant à une de ses lectures publiques pour l’engueuler et lui demander pourquoi il décide de se faire de l’argent sur le dos de sa famille. Magnifique. Pour la première fois depuis le début de la série, je me retrouve à vraiment apprécier Nell, alors que je déteste de plus en plus Steve.

Par contre, je commence à comprendre pourquoi personne n’a décroché le téléphone quand elle les appelait dans le premier épisode. Par contre, je ressens tellement de peine pour elle quand son psy lui conseille de retourner dans la maison de son enfance pour voir que ce n’est qu’une maison et enfin confronter son passé. On sait que ce n’est pas qu’une maison, et on sait que confronter son passé n’est pas une bonne idée. En même temps, ça paraît logique quand il le dit, quoi.

Elle se décide donc à le faire, passant pour cela la nuit dans un motel qui est le même que celui où son père l’a emmenée quand elle était enfant et qu’ils ont fui la maison avec ses frères et sœurs. Dans le motel, les enfants ont fait ce qu’ils pouvaient pour se rassurer, écoutant les deux plus petits parler d’une soirée thé entre Abigail, leur mère et eux. Ouep, sauf que Nelly insiste pour dire que ce n’est pas sa mère.

Quant à leur père, il est parti chercher leur mère. Il revient couvert de sang (il dit que c’est de la peinture), et est forcé de dire à Nell, encore réveillée, qu’elle ne reverra pas sa mère. Il ne le fait pas pourtant, mais attend les flics qu’il a appelé, pour mieux être emmené au commissariat et répondre à leurs questions.

Dans le présent, Nell fait une autre crise de paralysie du sommeil au cours de laquelle elle voit Luke au plafond plutôt que la femme au cou tordu. Flippant, franchement. Elle entend aussi quelqu’un qui essaye de rentrer dans la chambre, ce qui est un classique des paralysies du sommeil. Le lendemain, elle se réveille au beau milieu de l’après-midi et tente d’appeler Steven, puis Shirley. On en revient donc au premier épisode de la série, où Nell est inquiète pour son Luke ; et maintenant on sait ce qui l’inquiète.

Plus surprenant, alors qu’elle s’achète une bouteille d’eau, la femme au cou tordu tombe d’un coup du plafond. Elle a donc le cou tordu pour avoir été pendue, et c’est marrant, il a été question de pendaison sur le ton de la blague la veille. Nell est terrifiée et retourne dans sa chambre, où elle phase jusqu’au milieu de la nuit. C’est à ce moment-là qu’elle décide d’aller dans la maison de son enfance et d’appeler son père… mais elle voit alors les lumières de la maison s’allumer, et celle du porche clignoter deux fois, détail du deuxième épisode qui veut dire qu’il faut rentrer et que ce n’est plus l’heure de jouer.

Oh lala, c’est que ça commence à être sacrément bien construit tout ça. Quand elle entre dans la maison, elle se retrouve perdue dans une hallucination assez folle. Avant cela, notons que quand elle était enfant, Nell a trouvé un tasse de thé avec des étoiles dessus (et dans le présent, elle a un mug tout pareil), et Mrs Dudley lui a expliqué qu’elle appartenait probablement à Jacqueline Hill. Alors qu’elle voulait absolument jouer au thé (cette série est bien écrite, c’est un truc du deuxième épisode ça encore), sa mère débarque pour l’engueuler parce qu’elle a écrit son nom sur un mur.

Theo débarque à ce moment-là, alors que Nell refuse de reconnaître qu’elle a fait quoique ce soit. Theo la croit, surtout quand elle touche le mur ; et quand elle découvre que le message complet sur le mur est : «  Come home Nell ». Ah amusant, c’est exactement ce qu’a dit la mère à Luke dans l’épisode précédent ça…

Mais pour cet épisode-ci, Nell adulte se retrouve donc dans sa maison d’enfance à halluciner que les lumières sont allumées et que toute sa famille y vit encore. La série ne se moque pas de nous et ne nous cache pas que c’est une hallucination, puisqu’on la voit régulièrement avancer dans la maison déserte.

Bon, et l’hallucination ? Eh bien, elle la conduit auprès de sa mère, qui est en train d’écrire « Welcome Home Nell » sur le mur, à la craie. Comme dans n’importe quel cauchemar, elle insiste pour dire que ce n’est pas elle, et la jeune Theo continue de la croire. C’est de la folie pure et je manque d’explications pour cette hallucination ; presque pour la première fois de la série.

Sa mère lui propose ensuite d’aller se changer, ce qu’elle fait, puis débarque pour lui dire qu’il faut qu’elles se dépêchent, car elles sont attendues au rez-de-chaussée, surtout Nell. Ben oui, sa famille est effectivement là à attendre sagement qu’elle débarque.

Cette fois, tout le reste de sa famille est adulte et l’attend, et ça comprend bizarrement l’ex-femme de son frère. Tout le monde est heureux de la voir, lui pardonne tout, Luke est sobre et Arthur… lui demande une danse, parce qu’il est en vie dans cette hallucination. Oh lala, c’est le paradis cette maison. Dommage que ce ne soit qu’une folie de Nell.

Ainsi, Arthur disparaît lorsqu’il l’embrasse et Nell se retrouve face à face avec Abigail. La mère revient alors pour lui annoncer qu’elles vont prendre le thé avec Abigail et Luke, et Nell les suit et je vois très bien vers quoi la série se dirige, puisque Nell monte l’escalier en haut duquel se trouve comme par hasard une corde pour se pendre. Et là où c’est brillant, c’est que Nell enfile la corde en pensant enfiler le médaillon de sa mère, introduit plus tôt dans l’épisode et à plusieurs reprises.

Chaque petit détail compte, et finalement, Nell comprend trop tard ce qui l’attend. Elle supplie sa mère de l’aider, mais celle-ci se contente de l’embrasser une dernière fois. Ce baiser de la mort fait tomber Nell qui, donc, se pend… et devient la femme au cou tordu. Alors, c’était évident, donc je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas vu venir, mais je ne l’ai pas vu venir.

Très rapidement, Nell descend en Enfer : elle voit littéralement sa vie défiler devant ses yeux, et plus précisément toutes les fois où elle avait vu cette femme au cou tordu. Il lui faut un peu de temps pour comprendre ce qui lui arrive, ce qui explique qu’elle ne parle que sur les dernières images qu’elle voit : celle où elle était enfant. Elle comprend ce qui lui arrive… mais c’est trop tard. WHAT. THE. FUCK. Tellement de questions encore ! Et tellement bien écrit cet épisode !


Épisode 6 – Two Storms – 20/20
Glauque et triste, cet épisode est une pure prouesse, tant dans l’écriture que les performances d’acteurs, tant dans les idées que dans la réalisation. Franchement, c’est excellement monté, mais au-delà du montage, on voit bien un soin tout particulier accordé aux détails. Je ne regrette vraiment pas d’avoir décidé de la regarder, et je ne regrette que de devoir m’arrêter et de ne pas pouvoir la finir tout de suite !

Saison 1


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I was there all along and no one could see me.

 L’épisode reprend sur le cadavre de Nell, arrangé comme elles peuvent par Theo et Shirley. La première enchaîne les verres d’alcool et la deuxième s’inquiète de la réaction de Luke, qu’elle pense évidement complétement high. Ce n’est pourtant pas le cas, le pauvre. Notons qu’il pleut des cordes et qu’un orage s’abat sur la maison funéraire, parce que ça participe clairement à l’ambiance de l’épisode.

Shirley et Theo s’inquiètent finalement de voir Steven arriver sans son père et sans sa femme. Les familles dans les pires des situations, à poser plein de questions. Et… et ? Attendez, mais c’est un plan séquence ? Sérieusement ? Sur ce genre de scène, vraiment ? Aaaah. Meilleur huis clos possible, certes. Sacrées performances de l’ensemble des acteurs, aussi, puisque Kevin est aussi inutile que possible dans ce genre de situation, à proposer bouffe et iced-tea à Luke.

Les relations sont tendues entre tous, et ça ressemble à une vraie famille franchement. Steven et Luke s’approchent finalement du corps de leur sœur, ce qui permet à Steven de retourner boire un verre et de nous prouver qu’ils ne sont pas tout à fait une famille normale. Alors que les sœurs s’occupent de réconforter Luke, Steven se retourne et voit un fantôme (sa mère ?) se rapprocher peu à peu de lui. Merveilleux.

Il décide de rejoindre son frère et ses sœurs, qui le questionnent donc sur ce qu’il sait de la mort de Nell, alors que Shirley leur explique le rapport d’autopsie. Ouep, Luke apprend donc que sa sœur avait le cou brisé, et on est toujours dans le même plan séquence, et personne ne semble capter, à part lui, ce que ce cou brisé signifie pour sa sœur qui a passé sa vie être obsédée par une femme au cou tordu. C’est de la folie, cet épisode. Le père finit par arriver, et c’est Kevin qui est chargé d’ouvrir la porte. Cela permet d’échapper un instant aux enfants, qui sont remplacés par les acteurs enfants le temps d’un instant. Toujours dans le même plan, donc. Bon. On est déjà parti sur un 20/20 dans cet épisode, qui enchaîne les excellentes idées, avec ensuite le père qui s’approche du cercueil de sa fille, devenue la petite fille que l’on connaît depuis le début de saison.

Quand la caméra se retourne, toute la famille est donc là… Et Nell-cou-tordu aussi. L’angoisse. Il demande à aller aux toilettes, et cela permet donc de changer de plan alors qu’il arrive sans vraie explication (la magie des studios) au milieu de la maison hantée.

Changement de plan, oui, mais c’est pour recommencer un autre plan séquence. Ce genre d’épisode, je vous jure, c’est un pur délice à voir, mais c’est une galère à critiquer. L’idée est donc de suivre une nuit d’orage dans le passé également. Un lustre s’éclate au sol, ce qui finit par réveiller tout le monde. Le tournage est forcément limité à ce plateau, qui, s’il a beau être gigantesque, limite forcément les choses : ainsi lorsqu’une vitre est brisée par la grêle, personne ne peut aller voir ce qu’il se passe.

Par chance, c’était dans la chambre de Shirley, qui était la seule à ne pas être déjà dans le hall. Elle débarque à son tour, et son père et son frère vont voir ce qu’il se passe dans sa chambre ; alors qu’elle est assignée par la mère pour aller faire du cacao. La panique est assez bien jouée par tous les enfants, et le mouvement constant de la caméra qui suit tout le monde est remarquable. Alors que Nell commence enfin à être rassurée, le courant se coupe subitement, et j’ai l’impression d’être chez moi puisque j’ai eu une coupure cet après-midi.

C’est bien le seul point commun, parce que sinon, mon appart est loin d’être aussi grand et aussi hanté que cette maison. Heureusement pour moi d’ailleurs. Surtout que Nell aperçoit alors la femme au cou tordu (oh purée), hurle et entend sa mère lui dire qu’elle aussi voit parfois des gens, qui ne veulent pas les blesser. Moui, certes. La famille se réunit autour de lampes torche, et c’est plutôt chouette à voir, même si on devine assez vite vers quoi ça se dirige quand Nell et Theo reste à part à se tenir la main. Theo sent la main de sa sœur tout du long, mais celle-ci disparaît bien sûr.

Toute la famille part donc à sa recherche, et c’est l’occasion d’un nouveau plan séquence en pleine nuit d’orage, à l’étage cette fois. Tout commence plutôt bien avec les parents qui partent à la recherche de leur fille. Le problème, c’est que la maison est immense, et qu’ils se séparent, et que Liv ne voit pas la vieille dame dans le lit. En revanche, elle voit un petit garçon, style année 20, en fauteuil roulant. Et ça démarre un plan complétement fou où Liv disparaît et son mari se met à la chercher dans la barraque.

Elle se comporte en bon fantôme, emmenant son mari d’un bout à l’autre de la baraque qui est immense. Ils sont très bons et ils ont loué un décor magnifique, franchement. En plus, ils ne lésinent pas sur les moyens de rendre possible le plan séquence, avec carrément une grue (ou quelque chose de similaire) pour passer d’un étage à l’autre (cette fois, ils ne sont donc plus en studio, j’imagine). Bref, le père est forcé de voir que la maison est sacrément tordue, parce qu’il a des hallucinations assez violentes lui aussi, avec des fenêtres qui explosent.

Olivia ne réapparaît qu’après tout ça, sans raison, là où elle aurait dû être dès le départ. C’est intéressant, parce que c’est exactement ce qui va se passer pour Nell quelques minutes plus tard. Une chose est sûre, si le cou tordu, c’était Nell depuis le début, on n’a pas toutes les explications encore et des éléments nous manquent sur les origines de la maison pour comprendre qui sont les fantômes de la vieille dame et du petit garçon en fauteuil. Et Abigail. Pfiou, la prise de tête ne fait donc que commencer ?

On en revient donc dans le présent où toute la famille est toujours proche du cadavre de Nell. Le placement des acteurs est vraiment sympa, avec ce qu’il faut pour qu’on voit tout le monde sur le même plan, mais Theo assez éloignée du reste. Le but est de créer du mouvement, et ça fonctionne : un nouveau plan séquence nous montre ainsi les déplacements de toute la famille. C’est évidemment calculé, mais c’est tellement jouissif à regarder.

Côté histoire, en revanche, ça s’empâte un peu, avec un partage des souvenirs qui n’est pas des plus intéressants. On en revient aussi à la rage ressentie par Shirley de savoir que sa mère et sa sœur se sont suicidées. C’est crédible comme tout et ça n’arrête plus d’osciller entre souvenirs tendres de vacances chez la tante Janet qu’on a toujours pas vu en six épisodes alors qu’elle s’est beaucoup occupée des enfants et incompréhension totale du geste de Nell.

Steven est en plus toujours énervé après son père et chacun apporte aux autres toutes les informations sur la vie de Nell et notamment sur ses derniers jours sur cette Terre. Certes, c’est répétitif, mais on obtient les réactions de tout le monde, ce qui est intéressant, et on apprend que c’est Mrs Dudley qui a trouvé le corps de Nell, et a vomi sur place.

Cela dit, ça vire à l’engueulade entre tout le monde quand le père révèle que Nell lui a parlé de la femme au cou tordu. On oublie assez vite le côté série d’horreur grâce à ces sujets d’engueulades familiales qui sont finalement terre à terre, avec Steve reprochant à son père d’avoir encouragé la folie de sa sœur – et de sa mère avant – et surtout, surtout, des histoires d’argent qui finissent par pointer le bout de leur nez quand la dispute glisse sans raison vers Theodora.

Celle-ci révèle donc qu’elle a pris l’argent de son frère, ce qui met Shirley dans une colère noire et pousse son mari, Kevin, à lui avouer qu’eux aussi ont pris l’argent. La trahison est violente pour Shirley qui vient de mettre sa sœur à la porte en l’apprenant, et on voit tout de suite qu’elle a envie de faire pareil avec son mari. Elle déclare donc que cette soirée pourrie est terminée, et retourne auprès du corps de sa sœur – probablement pour fermer le cercueil.

Oui, mais non : des boutons sont apparus sur le visage de Nell, des boutons de chemise, sur ses yeux, à la mode grecque. C’est sacrément bien foutu cet épisode, et le fait que ce soit en plan séquence aide vraiment à instaurer l’ambiance flippante voulue car des petits détails comme ça changent ou se déroulent dans notre dos, provoquant très exactement ce que la série veut. Ca, et le fait que je sois dans le noir, et le fait que l’électricité se coupe aussi, avec le père qui voit Nell, le cou tordu, et qui comprend qu’elle est la femme qu’elle a vu toute sa vie, c’est franchement ce qu’il faut pour quelques frissons.

C’est génial, parce que Luke confronte ensuite son père, et celui-ci a compris également que la femme au cou tordu qui terrifiait Nell toute sa vie n’était autre qu’elle-même (reste encore à comprendre comment ça a tué Arthur ?). Je vois mal comment quatre épisodes supplémentaires peuvent suffire à tout nous révéler, surtout que nous n’avons toujours pas mis les pieds dans la pièce rouge. Et sinon, Steven surprend la conversation entre Luke et son père, et ça repart encore plus en vrille entre l’aîné et le paternel. Ah, les disputes de famille ! Il faut dire aussi que Steven cherche à demander à son père plus d’informations et à péter un câble lorsqu’il obtient ce qu’il veut – après, je comprends que ce ne soit pas des infos qu’il veuille entendre, puisque son père affirme que c’est la maison qui a tué Nell. Reste à comprendre pourquoi.

Quand Steven dit que le mauvais parent est mort, le cercueil se renverse, sans la moindre raison. Franchement, ça suffit à tous les calmer et changer toute l’ambaince de la scène. Les lumières se rallument et Luke, Hughes (le père), Steven et Shirley redressent donc le cercueil. Cette petite péripétie force aussi Shirley à aller chercher plus de maquillage et le père en profite pour se barrer. On sent bien qu’on s’approche de la fin d’épisode, et voir Shirley isolée n’aide vraiment pas à bien le vivre.

Elle finit par entrer dans une pièce où elle surprend… Theo et Kevin ? Sont-ils en train de s’embrasser ? C’est vraiment chelou, mais je crois que la pauvre n’est plus à ça près.

Dans le passé, on découvre que Nell n’a jamais disparu. Elle était là depuis le départ, mais personne ne la voyait, alors qu’elle criait. Projection astrale ? Humph, c’est louche, il y a sûrement encore beaucoup à faire. Elle est froide en plus, d’après ses parents. Ouep, mais c’est la fin d’épisode. Et dans le genre déprimant, ça se place là, avec Nell qui raconte que personne ne pouvait la voir, et l’épisode qui passe ensuite au présent où personne ne peut voir le fantôme au cou tordu qu’elle est devenue. Glauque et triste.

Saison 1