Filthy Rich – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.

> Saison 1


Spoilers

And that’s why we don’t walk away for a million dollars

La série donne le ton dès le début et il est clair qu’il ne faut pas la prendre au sérieux, mais c’est déjà tellement drôle ! On y suit l’héroïne de la série qui sort d’une maison en flammes pour admirer le spectacle, contente d’elle. Ah, ça promet déjà tellement.

Quatre mois plus tôt – forcément, c’est une série qui nous la joue comme ça – nous retrouvons cette même femme en pleine prière, et elle est loin du démon que l’on vient juste d’apercevoir. Elle est dans ce qui ressemble à une loge de télé, son vieux mari lui offre une bague ultra luxueuse, évidemment, et ils ont une fille, Rosie, on ne peut plus cliché.

Sur un plateau de télé, on retrouve un chanteur en plein show même s’il ne sait pas chanter de manière exceptionnelle. Oh purée, j’adore déjà cette série, c’est tellement du grand n’importe quoi, ça va être aussi fun que prévu, je sens. Ce n’est pas à prendre au sérieux tout ça, en tout cas. En effet, il s’agit carrément d’un révérend et d’un chant religieux. Normal.

Il s’agit en fait d’une chaîne de télévision très catholique – et on note que l’héroïne a un joli collier crucifix pour le Bingo Séries, on ne sait jamais. Oh lala, ça part tellement en vrille. Quand elle arrive sur scène, après un signal de sa productrice, Margaret Monreaux, c’est son nom, a de jolies ailes d’ange et oh mon dieu tellement de maquillage qu’avec en plus son lifting… c’est plus lisse que ma propre joue.

Ailleurs, nous suivons la vie de Ginger, une ado loin de cette chaîne de télévision ultra catho, mais dont la mère se torture à regarder tout ça, au beau milieu d’un studio de caméras pour des sites porno. OK. On a des antagonistes, comme ça. Pendant que Ginger tente de convaincre sa mère d’arrêter de regarder tout ça, on ne peut que supposer qu’il s’agit de la fille du mari riche qu’on vient juste de voir à la télé.

Ouais, à la télévision, l’émission continue d’ailleurs. Eric, le fils, pose problème à parler pornographie, mais la mère n’hésite pas à relancer un peu de pub pour Sunny Club, son équivalent d’Amazon. OK. Bon, tout ça est déjà super drôle, mais ça va manquer d’intérêt si on continue trop longtemps comme ça.

Cela tombe bien, ce n’est pas le cas : on nous confirme qu’Eric et sa femme ne sont pas trop dans le cœur de la mère, Margaret, et hop, on enchaîne sur la mort du mari. Oui, il meurt dans un crash d’avion alors qu’il s’apprêtait à profiter de prostituées richement payées. C’est con. Et sans surprise, il a des enfants illégitimes à contacter juste après l’enterrement bien catho comme il fallait : un boxer dans le Queens, un beau-gosse plein de marijuana dans le Colorado et Ginger sont donc convoqués par le notaire, et c’est drôle comme il faut. Ah, un bon soap comme on les aime.

Cinq enfants en tout, donc, y compris la fille de Margaret qui n’était pas sa fille apparemment, vas-y Jérôme, galère à retenir tous les prénoms maintenant. La mère balance ça à Eric et Rose de la pire des manières possibles et ils le prennent relativement bien tout de même, contrairement à la mère qui a mis au moins deux scènes à s’en remettre. Hum. On se fout de nous un peu, mais l’optique prise est celle de l’humour, évidemment.

Margaret insiste particulièrement pour qu’Eric ne révèle ni au révérend, ni à sa femme, la vérité sur les enfants illégitimes. C’est tout de même carrément mal barré, surtout quand on voit les enfants… Ginger, quoi. C’est ma future préférée, c’est sûr. On la voit arriver à l’hôtel où elle est convoquée et partager son ascenseur avec Antonio et Jason. Ginger comprend vite ce qu’il se passe et se présente à ses frères, mais aussi son neveu, parce qu’Antonio est papa. Et parce qu’ils s’appellent Antonio et Jason, aussi, j’ai un peu oublié de le dire.

Margaret les accueille, en présence de Rosie et Eric, avec toute l’hypocrisie de riche dont elle est capable. Parfait. Ginger en profite pour bien s’amuser de la réaction d’Eric qui a découvert que sa sœur biologique était à la tête d’un studio de vidéos porno (ou juste érotique ?). Merveilleux. Ginger a aussi une sœur, d’ailleurs, Rachel, qui fait partie des actrices de ce studio. Pfiou.

Rosie, elle, se retrouve à être dragué par un de ses non-frères. Ah, c’est parfait, ça manquait d’un peu de romance tout ça. Vous savez de quoi ça manque aussi ? D’argent ! Un million de dollars est donc la somme proposée par Margaret aux trois bâtards en échange de leur silence et de leur renoncement aux parts de l’entreprise qu’Eugene, le mari, leur a filé. Ben oui, il est sympa le vieux, il leur propose des parts de l’entreprise sans avoir prévenu avant sa femme.

Ginger refuse évidemment, parce qu’elle sait bien que l’entreprise familiale vaut un peu plus que ça. Margaret comprend le refus, mais insiste sur le silence des trois bâtards (désolé, c’est le terme adéquat). Oh, elle est énervée, c’est évident, mais elle sauve les apparences autant que possible avec un sourire aussi hypocrite qu’imaginable. J’adore ce genre de séries avec des twists comme ça.

Le révérend est évidemment au courant, parce que Becky, la femme d’Eric, est au courant. Purée, et Becky ressemble à Becky du Cœur a ses raisons en plus, je n’ai pas fini de rire avec cette série ! En-dehors de la réunion, Ginger est contactée par un journaliste, quand bien même les journalistes sont interdits dans l’hôtel. Ca ne va pas être un secret bien gardé tout ça. Ginger a bien du mal à convaincre son frère, Antonio, de ne pas récupérer le million qu’on lui offre. Elle n’a pas l’intention de renoncer à son pouvoir nouvellement goûté. Elle a l’habitude d’en avoir, Antonio non. Evidemment.

Jason ? Il n’est pas avec eux pour parler de ce qu’ils pourraient faire. Il est alors révélé que Jason, le beau gosse drogué, ment : il n’est pas le fils d’Eugene, mais il connaît apparemment son fils… à l’hôpital, probablement dans le coma. D’accord, il a donc pris la place et l’identité de son frère ? Mais c’est merveilleux, ça ! Il s’arrange pour récupérer son ADN et le filer ensuite aux Monreaux, parce qu’il est évident que Margaret a eu la bonne idée d’essayer de récupérer leur ADN en leur servant un gâteau. On ne sait jamais, ahah.

En parallèle, pour faire taire des rumeurs qui pourraient naître, Margaret reprend son travail à l’antenne, mais on sent qu’elle galère à le faire… Tu m’étonnes. Elle en parle à son audience, parce que cela fait un mois qu’elle est en deuil. Soi-disant. Elle a l’habitude de sauver les apparences et ça se voit, mais c’est aussi plutôt drôle et, soyons honnêtes, Kim Cattrall est une actrice qui est toujours drôle à regarder.

Il y a de l’argent en jeu, et on va finir par le savoir. Je ne suis pas sûr que la série possède assez d’argent pour suivre le train de vie des Monreaux sur du long terme : Margaret consulte en effet son notaire (et meilleur ami ?) à dos de cheval, parce que pourquoi pas. Elle organise ensuite un gala où elle est bien embêtée de voir débarquer… Ginger.

C’est un gala entre femmes, alors forcément, elle s’impose dans la famille, et ça plaît énormément à Rosie. Cela me plaît bien moi aussi, mais son look extravagant énerve Margaret qui se venge bien rapidement en l’invitant à parler devant des enfants pour dire ce qu’elle fait comme travail, puisqu’elle en est si fière. Bim. Bien sûr, Ginger est confrontée à sa vie et c’est galère pour elle d’en parler à des adolescentes.

C’est tout de même un pari risqué pour Margaret, mais j’aime bien ce côté un peu bitchy et cette relation qui s’instaure entre elles. Qu’elle ose dire à Ginger qu’elle n’est que dix minutes de plaisir dans la vie d’Eugene, c’est en revanche une mauvaise idée, parce que je sens bien que ce n’est pas le cas. Margaret s’apprête à regretter bien des choses, je sens. En effet, son fils lui reproche ensuite de ne pas tenir compte du testament d’Eugene et de ne pas le laisser prendre le relai en tant que PDG de leur entreprise, comme son père le voulait.

Il n’est pas au bout de ses peines – et sa femme non plus – parce que bien sûr, Margaret a pris la décision d’être elle-même le PDG de la société. Et tant pis si ça termine pour Margaret en une baffe à son fils – normal. La baffe a lieu au début d’un week-end se déroulant dans la maison de chasse familiale où les trois bâtards sont également invités.

La réplique de Ginger, « So she can shoot us », m’a bien fait rire, de même que le drogué qui considère qu’il ne vaut pas plus que deux millions de dollars. C’est naze, c’est du soap tout ce qu’il y a de plus classique, mais c’est drôle. Quant à l’arrivée des trois dans la maison, c’est marrant aussi, avec Antonio qui débarque avec son fils, Ginger qui se méfie de la gentillesse apparente et fausse de Margaret et Jason à il ne faut pas longtemps pour qu’il ose embrasser Rosie, évidemment.

Perturbée, celle-ci se barre, mais ça fait la base d’une future intrigue bien fun. On enchaîne sur un repas de famille tendu où Margaret propose non plus un million, non plus deux millions, mais bien 1% des parts de la société familiale dont elle est PDG.

Bien sûr, Ginger préfère réclamer 5%, faut pas lui faire à elle. Bitch. Elle n’hésite pas à montrer au passage qu’elle a bien appris sa leçon et les textes Bibliques, sortant toutes les occurrences l’intéressant du chiffre 5 dans la Bible. Elle a même fait le calcul pour venir en aide à Rose, en lui montrant que sa nouvelle fortune pourrait lui permettre de monter sa propre ligne de vêtements, comme elle le souhaite.

Ginger marque un grand coup et scelle définitivement une amitié avec Rose, là. Elle est ensuite contactée par le notaire qui décide de lui laisser une lettre écrite par Eugene, parce que oui, Eugene savait qu’il avait des enfants illégitimes et suivait toute leur vie, de loin. Evidemment. Il lui a écrit, avant de mourir, qu’il l’a toujours aimé et qu’il est fier de qui elle est. Mouais. Ce pourrait tout aussi bien être une manipulation de Margaret, ça. On verra bien.

Après tout ça, on repart sur Sunshine Network où on découvre qu’Eric a une bien meilleure voix que le révérend. S’il chante bien, on a le problème tout de même qu’il est prêt à dévoiler toute la vérité pendant son segment dans l’émission de sa mère, au calme comme on dit. Le révérend est dans le coup, évidemment, et même si Margaret essaie de tout interrompre, c’est en vain, parce que le révérend est en fait un ennemi plus ou moins déclaré de Margaret.

Eric décide toutefois de s’en aller sans dire la vérité, voyant le mal qu’il pourrait faire à sa mère. C’est meugnon. De son côté, Ginger s’habitue beaucoup trop à sa vie de palace, au point de négliger sa famille. Elle confie donc à sa sœur qu’elle commence à aimer sa nouvelle famille, grâce à la lettre de son père.

Ginger comprend exactement à ce moment-là qu’elle est en train d’être manipulée par Margaret. C’était tellement évident, pourtant ! Elle s’en rend compte parce qu’Eugene était gaucher et que la lettre est écrite par un droitier. Ah bon ? Je ne sais pas comment on fait pour savoir ça, mais elle le sait. Enervée, Ginger recontacte Luke, le journaliste. Evidemment. Antonio essaie de la stopper, en vain, et finit par attendrir Margaret avec son fils… et lui révéler que Ginger a décidé de parler à la presse. Il fait bien de faire ça, parce que Margaret peut ainsi saboter la conférence de presse de Ginger en montant sur scène avant elle.

Elle révèle elle-même que son mari a fait trois enfants hors mariage, et qu’elle le pardonne, comme Dieu pardonne, comme le révérend pardonne. Ben voyons. C’est fun comme il faut, ce rebondissement. Jason s’enfuit évidemment quand son nom est donné, puisque ce n’est pas le sien, alors qu’Antonio est plutôt content, lui.

Ginger n’a d’autres choix que de se reconnaître en échec pour l’instant… mais bon, ça va, sa mère et sa sœur débarquent à ce moment bien choisi. Ginger finit dans les bras de sa mère et ça promet de très bons affrontements. Je m’attendais à un meilleur cliffhanger, cela dit, et je l’ai eu. Contrairement à bien des séries, il n’y a finalement pas de mort dans ce premier épisode. Eugene est encore en vie, en Louisiane. J’adore, tout simplement.

> Saison 1

Vus cette semaine #38

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Jeudi

The 100 – S07E14 – A Sort of Homecoming – 15/20
Quand le cliché du personnage insupportable devient le personnage que j’apprécie le plus, c’est qu’il y a un problème. Il y a tant de problèmes avec cette saison… Pourtant, j’ai bien aimé l’épisode dans son ensemble. J’ai beaucoup de mal avec son début qui n’est pas spécialement crédible, mais il faut se diriger vers la fin malgré tout. Les acteurs sauvent les meubles, vraiment, mais à ce stade les scénaristes sont partis en vacances et ont confié l’écriture de la saison à une intelligence artificielle. Et pas celle de Becca, malheureusement.

Vendredi

Ratched – S01E01 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.

Rattrapage

Strike: Lethal White – S04E03 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?
Strike: Lethal White – S04E04 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…
Trinkets – S02E05 – Works in Progress – 17/20
Bien qu’une partie de l’intrigue de l’épisode soit trop détachée du reste de ce qu’il se passe dans la série, j’ai beaucoup aimé l’épisode. Il n’y a pas à dire, c’est une série qui fonctionne très bien et je continue d’être déçu de savoir qu’il n’y aura pas de saison 3 : les personnages sont attachants et réalistes, malgré des situations qui ne le sont pas toujours. C’est rare de trouver un bon équilibre comme ça dans une série.
Trinkets – S02E06 – Ocean’s 11th Grade – 19/20
On n’est pas tout au fait au niveau du film référencé par le titre de l’épisode, mais il faut bien reconnaître que l’épisode marque des points avec son intrigue et son suspense assez bien géré. Les personnages évoluent tous, l’humour est là et la maîtrise des intrigues qui se croisent fonctionne tout à fait. J’aime comment ils trouvent le moyen de réunir les trois héroïnes à chaque fois !
Trinkets – S02E07 – Same Time Last Year – 18/20
Un épisode de Thanksgiving en plein mois de septembre ? Eh bien, pourquoi pas, c’était efficace, je trouve, et j’ai aimé les développements que ça apportait. Par rapport à la saison 1, je serais bien incapable de dire exactement ce que cherche à faire cette saison, mais j’adore tous les personnages alors je la regarde et je kiffe, c’est tout.
Trinkets – S02E08 – Black Friday – 18/20
C’est une série vraiment solide, qui sait comment ménager ses effets de surprise et les faire intervenir aux bons moments. De toute manière, même quand elle s’avère prévisible, la série parvient également à gérer son rythme et être très cool à regarder. Un vrai plaisir, tout simplement, et ça me fait passer un bon dimanche après-midi, comme ça !
Trinkets – S02E09 – Aren’t You Gonna Say Something? – 17/20
Aaaaaaah. La série approche de sa fin et je suis juste frustré de me dire qu’il y a encore de nombreuses pistes qui pourraient être explorées en saison 3. Et en saison 4. Au moins. C’est bien dommage que la conclusion soit si proche et ça me gâche une partie du plaisir, car certaines intrigues semblent être accélérées juste pour avoir le temps d’être terminées au prochain épisode.
Trinkets – S02E10 – We Belong – 20/20
La série parvient à retomber sur ses pattes pour l’ensemble des intrigues et offre une conclusion fluide, à l’image de la série. Tant mieux, j’aurais détesté être déçu de la fin. Je suis évidemment déçu que ce soit la fin, parce qu’il y avait le matériel pour plus d’épisodes, mais je suis content que ça se termine avec ce sentiment que la série a raconté ce qu’elle voulait de l’histoire de ses trois héroïnes. Et c’est pour ça que je surnote cette conclusion, parfaitement.

Challenge Séries 2020

La semaine prochaine, c’est bien aussi, non ?

> Vus en 2020 

Ratched (S01)

Synopsis : L’infirmière Mildred Ratched se rend à l’hôpital psychiatrique de Lucia pour y obtenir un job, alors que l’hôpital s’apprête à recevoir un nouveau patient, qui a commis plusieurs meurtres.

Saison 1Pour commencer, j’ai peut-être dit dans un TFSA tout récent que American Horror Story ne me manquait pas tant que ça, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier un peu de Ryan Murphy de temps à autre. Avec cette série au casting largement déjà vu dans ses précédents projets, à commencer par Sarah Paulson, j’ai l’impression de m’engager en terrain connu – une impression qui a perduré pendant tout le premier épisode.

La série est jolie à suivre, elle est intéressante du point de vue du Bingo Séries et elle a l’avantage d’être une des rares productions à sortir en septembre 2020. Bien joué Netflix, donc. Allez, voyons plus précisément ce que ça donne avec la critique des épisodes les uns après les autres. Il n’y en a que huit et, même si huit heures c’est long, je compte bien tous les voir à un moment ou un autre. C’est dans mes cordes, normalement.

S01E01 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.

Trinkets – S02E10

Épisode 10 – We Belong – 20/20
La série parvient à retomber sur ses pattes pour l’ensemble des intrigues et offre une conclusion fluide, à l’image de la série. Tant mieux, j’aurais détesté être déçu de la fin. Je suis évidemment déçu que ce soit la fin, parce qu’il y avait le matériel pour plus d’épisodes, mais je suis content que ça se termine avec ce sentiment que la série a raconté ce qu’elle voulait de l’histoire de ses trois héroïnes. Et c’est pour ça que je surnote cette conclusion, parfaitement.

> Saison 2


Spoilers

There is something really freeing about running out of fucks to give.

Pour ce dernier épisode, la série prend la formule classique de commencer par une scène qui se passe deux jours plus tard, avec les héroïnes ayant pris une relation radicale apparemment. Restera à savoir laquelle, mais c’est probablement lié au cliffhanger de l’épisode précédent. D’ailleurs, on y revient assez vite, avec Moe qui n’assume pas tout à fait de voir que Chase est celui qui est reconnu coupable de son crime à elle.

En même temps, c’est plutôt logique : elle a utilisé son ordinateur. C’est malin, mais l’heure à laquelle ça a été fait pourrait suffire à l’accuser elle… Bon, ce n’est apparemment pas à l’ordre du jour pour l’instant et la prof refuse d’écouter Moe. Brady est celui qui débarque alors pour narguer Moe et lui rappeler qu’il ne faut rien dire. Mouais.

Moe rejoint Tab et Elodie en cours de sport (alléluia, j’ai cru que je n’allais pas réussir à marquer le point 3 du Bingo Séries avec la série, alors que sérieux… un perso en cours dans une série au lycée, ça devrait être la base !) afin de leur parler et de mettre au point un plan, mais elles n’y arrivent pas du tout. Forcément. Moe risquerait de se faire exclure du lycée si la vérité venait à se savoir, car ce serait son second avertissement.

Dans les vestiaires, Tab aperçoit alors des bleus sur les bras de Kayla, faisant de Brady un personnage à abattre au plus vite, à ce stade. Oh, Kayla a beau dire qu’elle est tombée contre un mur, Tab lui fait comprendre qu’elle aussi est souvent tombée contre ce même mur. Yep, image parlante. Elodie, elle, tombe sur Jillian, qui lui révèle qu’elle a fait son coming-out à ses parents. Ce qui lui fait prendre conscience qu’elle est prête ? Le fait qu’elle soit jalouse de Sabine, tout simplement. C’était sympathique comme développement.

On suit ensuite Elodie en réunion pas si anonyme avec Tab et Moe, et elle confie son ras-le-bol d’avoir honte de voler, et de continuer à le faire en secret. Quand elle rentre chez elle, elle demande donc à son père de l’amener au centre commercial où elle rend à tous les commerçants les objets qu’elle a volés. Il le fait sans trop s’énerver, bizarrement, et ça mène à une scène vraiment sympathique entre fille et père.

Je comprends le choix des scénaristes de se concentrer sur le reste, mais ça reste dommage qu’on ne puisse pas avoir plus sur cette intrigue, et sur Spencer qui aura juste eu un « tu ne dois pas faire ça » de la part de sa sœur.

La série me nargue apparemment avec ensuite Noah et Moe en cours, ensemble. Elle me nargue à la fois pour le Bingo et pour cette relation de couple foutue en l’air. Moe essaie donc de parler à son ex, pour lui confier ses regrets et son envie de revenir en arrière pour recommencer. Il refuse, lui brise le cœur et émiette un peu le mien au passage aussi.

Oh, la série n’est pas trop méchante non plus, puisque tout finit bien pour Elodie qui réussit à convaincre Jillian de réfléchir à recommencer leur relation àelles. C’est déjà ça. Quant à Tab, elle réussit à faire comprendre à Brady qu’elle ne veut toujours pas de lui en l’envoyant balader, parce que oui, il a encore assez confiance en lui pour espérer la récupérer. Franchement !

Heureusement qu’on sait que les filles ont un plan qui le fera tomber lui aussi. On les a vues avoir une insomnie et mettre au point un plan mystérieux. La nuit suivante, elles vont au lycée et y pénètrent illégalement (ça aurait dû être mon bonus pour le thème Buffy du Bingo zut) afin d’y afficher… une exposition photo des bleus infligés par Brady à Tabitha.

Elles avouent avoir volé le test, mais à cause d’une histoire bien plus large. Le lendemain, les élèves rejettent tous Brady, les profs voient ça et… vont en cours quand ça sonne ? Les élèves aussi ? Toute la scène est très sympathique, je ne dis pas, mais jamais ça n’arriverait comme ça, hein, surtout que Brady reste tout seul finalement. OK, il n’a que ce qu’il mérite, mais tout de même.

Les trois filles se déclarent voleuses, mais pas menteuses, et plutôt que de venir au lycée constater les conséquences de leur aveu, elles décident d’aller… à la plage ! Elles y versent les cendres de la mère d’Elodie, qui voit la mer pour la première fois, et s’éclatent sur la plage. La fin de la série est alors très, très chouette. Les filles ont en effet un chouette futur proche devant elles : Noah pardonne à Moe et recommence à sortir avec, Tab se trouve comme elle le souhaitait et organise des expositions de ses photos, et Elodie peut assumer son couple avec Jillian, fière de sa vérité. La série nous case même, pour le fun, un couple très crédible formé par Rachelle et Chase. J’ai bien ri et j’ai aimé cette fin !

Elles me manquent tellement déjà !

> Saison 2

EN BREF – Cette saison 2 confirme mon coup de cœur et parvient à être tout à fait géniale de bout en bout, alors même que l’histoire qui est racontée ici semble être moins réfléchie, moins compacte, moins co-dépendante d’un épisode à l’autre. En fait, la série prouve qu’elle aurait eu sa place pour une diffusion à la semaine sur plusieurs années… mais bon.

J’ai aimé l’écriture de la série, de ses trois héroïnes différentes et je me découvre encore capable d’aimer les séries pour adolescents. Je ne l’aurais pas cru, j’avais l’impression de ne plus y accrocher du tout. Le format aide bien avec celle-ci, l’histoire aussi. Les héroïnes, encore plus. Voilà deux saisons parfaitement réussies, vers lesquelles je sais que je me retournerais un jour pour un rewatch express !

> Saison 2