Manifest – S04E05

Épisode 5 – Squawk – 16/20
S’il y a toujours des raccourcis douteux et des révélations qui ne tiennent pas forcément la route sur le mystère global de la série, je suis plutôt heureux de la tournure des événements dans cet épisode. Je trouve que l’on avance assez vite et bien dans l’intrigue et qu’une première partie de saison semble vraiment se résoudre. Pour autant, il reste des pistes pour le reste de cette mi-saison, alors c’est bien plus agréable à bingewatcher que l’épisode précédent.

Spoilers

Ben étant retenu en otage chez Adrian, tout le reste du casting part à sa recherche.

Stubborness must be a genetic trait.

On ne va pas se mentir, ça fait un peu peur de lire que cet épisode dure 46 minutes quand le précédent m’a paru si long. En même temps, j’ai prévu de vraiment avancer dans cette saison pour le #WESéries donc j’ai l’impression de ne pas avoir le choix, tout simplement. Je tente un second épisode et si c’est trop lourd, je passe à autre chose par contre.

L’épisode reprend deux heures après le cliffhanger de l’épisode précédent : Vance débarque chez les Stone pour les avertir de la quête solo de Ben. Bon, il est surtout là pour en retrouver la trace, en vain. Il peut toutefois compter sur les Stone pour vite se mettre au boulot afin de retrouver Ben. Malheureusement, si toute la famille s’y met, ça ne mène à rien : Ben a bien appris à couvrir ses traces grâce à Vance lui-même. Mais lol. Sinon, on note que Michaela n’est toujours pas habituée aux Appels et ne comprend pas que la guêpe qui tourne autour d’elle n’a rien à faire dans le grenier des Stone.

À la place, elle préfère traquer son frère en allant parler avec Eagan en prison, où il est encore, dans l’espoir de trouver une piste crédible. Pas de bol pour elle, Eagan n’a pas envie de lui parler (et les scénaristes n’ont pas envie de payer l’acteur).

Au petit matin, Jared se rend chez Adrien pour interroger Erika, la passagère qui a acheté beaucoup d’engrais. Elle a une bonne excuse et les murs de pierres de la maison d’Adrian empêchent les cris étouffés de Ben de se faire entendre de l’extérieur. Yep, Ben est prisonnier dans la maison, sans trop de surprise.

Si Adrian garde bonne figure devant Jared, il est inquiet de voir qu’Erika semble avoir son propre plan sans lui en parler. Toutefois, il n’est pas en position de lui faire beaucoup de reproches puisqu’il a lui-même enfermé Ben dans le sous-sol de sa maison. Je pensais franchement qu’Angelina aurait agi seule. Ce n’est donc apparemment pas le cas.

De retour chez lui, Jared explique à Drea que leur piste n’a mené à rien d’autre qu’un pot de miel. J’ai toujours du mal à comprendre comment ces deux-là en couple paraît être une bonne idée aux scénaristes, mais ça semble les amuser de les faire jouer sexuellement avec du miel. Ecoutez, je me désolidarise de cette série à ce stade.

L’avantage, c’est que Drea passe ainsi la journée chez elle et peut décrocher le téléphone quand Michaela l’appelle après avoir ENFIN suivi la piste des abeilles. Elle sait parfaitement où retrouver Ben s’il est question d’abeilles et de miel, hein. Aussitôt, Zeke, Michaela et Jared se rendent de nouveau chez Adrian, l’occasion pour Zeke de comprendre que Jared et Drea couchent ensemble – ce que Michaela savait déjà et dont elle se fout totalement, apparemment.

Pendant ce temps, Ben est donc enfermé dans un sous-sol où il est rejoint par… Eden ! C’est bon, nous avons enfin droit aux retrouvailles entre eux. Malheureusement, ça ne se passe pas comme Ben l’imaginait : Eden est menée à lui par une abeille en très mauvais effets spéciaux, mais elle est retrouvée ensuite par Angelina. Cette dernière est surprise de voir Ben, apparemment, ce qui ne l’empêche pas pour autant de se comporter en maman pour Eden. Devant lui.

Quelle bâtarde, c’est fou. Elle éloigne aussi vite que possible Eden de son père et la ramène à l’étage, pour lui laver le cerveau autant que possible. Que c’est flippant. Angelina est alors surprise par Erika, qui lui explique qu’elle sait qui elle est et qu’elle n’en a rien à faire de la savoir là. C’est malin. Plus malin encore ? Erika a placé des bombes dans chaque pièce de la maison, pour tout faire péter si les flics devaient s’en prendre en eux. Vivre dans une maison avec des bombes dans chaque pièce ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Belle idée.

Au sous-sol, Ben prend le temps de parler avec Donovan, un de ses geôliers. Il s’agit d’un des passagers du 828, et il prend le temps de l’écouter. C’est une bonne chose : il peut lui parler d’Eden et Angelina, qui ne sont pas censées être là. Même si Adrian a affirmé que Ben était fou, Donovan ne peut s’empêcher de confronter Adrian.

Celui-ci n’a finalement pas le choix de reconnaître qu’Angelina est bien chez lui, mais qu’il a pour projet de se débarrasser d’elle parce qu’il est plus important pour lui de garder la confiance des passagers que d’Angelina. Mauvais choix mon coco : Angelina entend tout, s’enferme dans un flashback où sa mère la vire de chez elle parce qu’elle ne veut pas aider une criminelle, puis revient dans le présent où elle partage un Appel avec Eden. Clairement, on comprend assez vite qu’elle espère pouvoir tout faire péter, avec les passagers à l’intérieur.

Elle finit par intervenir directement dans la dispute qui a éclaté dans la maison entre Adrian et Erika d’un côté, les autres passagers de l’autre. Pas de bol pour elle, elle s’expose beaucoup trop : à l’extérieur de la maison, Michaela et Zeke s’aperçoivent qu’elle est là.

Une fois Donovan parti du sous-sol, Ben parvient à détacher ses liens, mais pas à quitter le sous-sol. Il réussit à se blesser en voulant s’échapper, c’est tout. Il laisse ainsi un message sur la vitre, rapidement repéré par Michaela : plutôt que d’écrire un message de base du genre « help » ou « Ben Stone prisonnier », Ben s’amuse à laisser les places dans l’avion des passagers qu’il a croisés. C’est super, ça, dis donc.

Cela ne mène à rien cependant. Il en arrive tout de même à entendre Eden par la ventilation, et à faire ce qu’il faut pour la retrouver. S’il savait qu’en parallèle, Angelina en était à menacer tous les hôtes d’Adrian de les faire sauter en utilisant une des bombes, aha. Il aurait peut-être moins confiance en lui.

Pour éviter qu’Angelina fasse de la merde, Adrian lui parle d’Eden. Ce n’est pas complètement con, mais un autre flashback nous révèle qu’Angelina était à ça de se suicider avec Eden dans les bras peu de temps après avoir appris qu’elle avait tué Grace. Ce n’était pas son plan de base.

Autrement, l’épisode nous ramène Saanvi, super. Elle ne me manquait pas plus que ça. Sa nouvelle piste ? Espérer que la fréquence de la boîte noire soit un accès direct à la conscience divine. Sa piste ne fonctionne pas du tout, par contre : elle passe des IRM qui la mènent à une impasse. Cal et Olive, aussi dans une impasse, débarquent ensuite au laboratoire dans l’espoir de trouver leur père – ou au moins d’aider pour l’enquête.

C’est l’occasion pour Saanvi de voir que la cicatrice de Cal semble s’être encore plus aggravée, tandis qu’Olive raconte tout ce qu’ils ont trouvé dans l’épisode précédent. J’ai bien ri de voir Cal être surpris que tout le monde soit capable de comprendre le latin quand littéralement les deux mots en latin sont transparents en anglais. Il accepte finalement de passer un IRM quand Saanvi capte qu’elle n’a peut-être pas utiliser la machine sur la bonne personne.

Et ça fonctionne : il est à peine dans la machine qu’il reçoit un Appel lui indiquant (apparemment) où est Ben. J’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi c’est possible, mais il ne faut pas trop se poser de question avec cette série. Dans le même genre, Olive veut partir avec son frère aussi vite que possible, mais Vance s’interpose car il ne veut pas que les enfants Stone y aillent… et hop, Vance part finalement avec Cal, parce que c’est son Appel, alors qu’Olive reste derrière. Non, cela n’a rien de logique. En tout cas, ça lui permet de se rendre compte, avec Saanvi et en regardant les IRM de son frère, que les Appels ne sont peut-être que des souvenirs de la conscience divine, finalement. Bien sûr, c’est logique.

Cal décide en tout cas de débarquer chez Adrian et de ne pas s’arrêter en chemin, même quand il apprend qu’Angelina menace de tout faire sauter avec une bombe. Angelina a du mal à le croire, mais elle reconnaît finalement son Moïse. Cal lui demande de parler en privé, parce qu’il a tout à fait confiance en elle. Moui, bien sûr.

Cela fonctionne contre toute attente, alors que Michaela et Zeke parviennent à libérer Ben qui a réussi à se faire emprisonné à nouveau – par Erika, cette fois, qui n’hésite pas à tirer sur Donovan d’ailleurs, parce que pourquoi pas. C’est complètement alambiqué cette histoire, tout de même. En tout cas, Michaela s’occupe ensuite de faire sortir tous les passagers pris en otage par Angelina, Cal occupe Angelina et Ben… retrouve enfin Eden.

Bien sûr, Eden appelle sa mère à la rescousse alors ça prend un peu plus de temps que prévu cette affaire. Cal affirme à son père qu’il peut s’enfuir malgré le détonateur dans la main d’Angelina : il se souvient que ça finira bien. Et effectivement, quand Angelina appuie sur le détonateur, il ne se passe rien. Immédiatement, en tout cas. En vrai, Ben parvient à sortir avec Eden, mais la maison explose quand Adrian, Angelina et Cal sont encore à l’intérieur.

Cal sort pourtant assez vite des décombres, comme si de rien n’était, et c’en est presque fini de cet épisode. Il reste encore à se poser une sacrée question : Zeke va de plus en plus mal et tout le monde s’en fout. Il s’occupe de savoir comment vont tous les personnages depuis le début de la saison, mais personne ne se pose de questions sur son état à lui.

Il est pourtant évident qu’il ne va pas bien du tout, au point de mal s’occuper d’un de ses patients en début d’épisode. En fin d’épisode, il se retrouve à absorber à une bonne distance la rage d’Erika qui voulait tuer Michaela. C’est finalement Zeke qui la tue, avec le flingue de Jared. Et il ne fait pas les choses à moitié. Cela commence enfin à inquiéter un peu Michaela, mais elle ignore en grande partie le problème, préférant lui faire un câlin.

Et si l’on pourrait croire que tout est enfin réglé, il est assez évident que ce n’est pas encore le cas. La fin d’épisode nous laisse sur quelques cliffhangers. Adrian encore en vie retrouve Angelina allongée au milieu d’une route et la prend sous son aile. Bordel, mais elle a fait péter toute sa baraque, il n’y a pas eu un mort utile et il lui vient encore en aide ? C’est insupportable à la fin.

Sinon, il est à noter que Cal a le covid pendant tout l’épisode, et Zeke aussi. Seulement, Cal est à un stade si avancé qu’il finit par cracher du sang en fin d’épisode. Pas de bol pour lui, son père et sa jumelle n’en ont rien à foutre, trop heureux qu’ils sont d’avoir enfin remis la main sur Eden.

 

Manifest – S04E04

Épisode 4 – Go Around – 12/20
L’épisode n’est pas mauvais en soi et j’aime bien la partie enquête d’une des sous-intrigues, parce qu’on nous laisse découvrir les choses au fur et à mesure sans prise de tête, mais je l’ai trouvé extrêmement long. Peut-être que c’est juste parce que j’avais faim, mais vraiment, ces 45 minutes furent interminables.

Spoilers

Michaela reçoit un Appel le jour de l’anniversaire de mort d’Evie, Cal fait sa crise d’ado, Ben veut libérer Eagan pour retrouver Eden.

We’re gonna do this our way : Twin power.

Je n’ai pas trouvé mieux que le #WESéries pour me remettre à cette saison 4 de Manifest… C’est ambitieux de commencer son année 2023 par une série qu’on trouve médiocre, mais le but est évidemment de parvenir à me mettre à jour au plus vite afin de pouvoir me relancer dans d’autres séries ensuite. Et puis, cette saison 4 ne commençait pas trop mal, en vrai.

L’épisode 4 commence en tout cas de manière surprenante par un jogging de Michaela – et elle ne trouve rien de mieux pour faire son sport que d’aller dans un cimetière (c’est logique, cela dit : ça fait quatre – ou neuf – ans qu’Evie est morte) où elle se fait finalement attaquer par un oiseau qui lui balance des éclairs dans la tronche. Sympa son Appel. Est-ce que c’est un animal imaginaire ? Est-ce que j’ai mon premier point de Bingo Séries ? Je crois. Un aigle qui envoie des éclairs, ça me paraît plus qu’imaginaire.

De retour chez son frère, Michaela découvre un Ben totalement obstiné à vouloir faire appel à Eagan pour s’en sortir. Elle est sûr qu’il fait de la merde, mais elle a d’autres chats à fouetter – ou plutôt d’autres aigles. La voilà donc qui se lancent dans des recherches mythologiques sur les oiseaux capables de balancer des éclairs.

De son côté, Drea continue de jouer au bon petit soldat du gouvernement : elle se rend à la recherche d’un passager du vol 828 qui a sauté ses rendez-vous obligatoires pour se faire recenser. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit envoyée le récupérer, mais il est sur un territoire souverain l’empêchant d’agir vraiment. Quand elle en parle à Michaela, soi-disant au détour d’un appel amical, elle la débloque dans ses recherches : le logo de cette nation n’est autre qu’un aigle balançant des éclairs.

Michaela se rend directement sur place pour venir en aide à Kyle, le passager en question. Guidée par son aigle, elle n’a aucun mal à gagner la confiance des alliées de Kyle. Pourtant, elle n’inspire pas confiance Michaela avec ses bugs toutes les trente secondes parce qu’elle a un Appel avec ce qu’elle appelle désormais ThunderBird (ça sonne mieux qu’oiseau-tonnerre ?).

Quand elle rencontre finalement Kyle, elle gagne sa confiance en reprenant les mots de Cal : IT’S ALL CONNECTED. C’est justement ce que disait la mère amérindienne de Kyle… et celle-ci est en train de mourir dans un hôpital où il ne peut se rendre sans risquer d’être arrêté. Hop, Michaela joue aussitôt les mères Teresa et cherche un moyen d’aider Kyle, persuadée que c’est la chose à faire suite à son Appel.

Le problème, c’est qu’en retournant en ville, elle a un autre Appel qui la ramène en flashback à… la mort d’Evie. Cela la traumatise suffisamment pour qu’elle fasse aussitôt demi-tour et arrive à convaincre Kyle de la suivre à l’hôpital : il ne sait pas combien de temps il aura avec sa mère avant qu’elle ne meure.

Elle réussit à nous l’infiltrer dans l’hôpital grâce à l’aide de Zeke qui joue de sa carte de psy pour ça… Mais attendez, pardon, un hôpital, c’est un lieu public non ? Genre s’ils sont capables de trouver la chambre de la mère de Kyle par eux-mêmes, à quoi bon faire semblant de venir consulter un patient en tant que pseudo-psy là ?

Bon, cependant, la présence de Zeke se justifie pour aider Kyle à commencer son travail de deuil. Sa mère est déjà semi-inconsciente quand il arrive, mais Zeke peut débloquer ses émotions grâce à ses pouvoirs. La nouvelle mission de ce trio est donc de ramener la mère de Kyle sur ses terres, ce qu’ils parviennent à faire assez vite, en compromettant une nouvelle fois le boulot de Drea. Cela ne pouvait que se faire vite car l’épisode commençait à traîner en longueur quand même. En échange de toute l’aide reçue par Michaela, Kyle décide de lui laisser une écharpe qui l’a aidé et qu’elle ramène chez elle. Bien.

En parallèle, l’épisode insiste sur la crise d’adolescence de Cal qui est encore un enfant à l’intérieur. Olive se confie la mission divine de l’aider, encouragée par Zeke. C’est super chiant : Olive est supposée être un de mes personnages préférés, hein, mais bon, elle n’est pas aidée par les flashbacks. On y voit un Cal frustré de devoir prétendre qu’il n’existe pas – histoire de comprendre sa crise du jour – et une Olive en plein deuil de sa mère, mais forcée de jouer les adultes avec son jumeau. Quand Zeke vient voir comment elle va, elle s’effondre donc (et désolé, mais je trouve leur relation super cheloue). Quand il lui prend la main (pour se présenter et repartir à zéro avec elle, mais je ne sais pas comment il en est arrivé là), il réussit à lui absorber sa douleur, découvrant ainsi son don avec plus de précision. C’est que ça tombe bien : il en a eu besoin dans le présent avec la mère de Kyle.

Dans le présent, Olive parvient à convaincre Cal de reprendre de l’énergie en reprenant sa méthode des recherches sur la date d’expiration pour enquêter sur la cicatrice avec laquelle il doit désormais vivre. J’ai plutôt aimé cette partie de l’épisode : on nous reprend toute la partie mystère et intrigue de l’épisode, et c’est quand même beaucoup plus efficace que les délires de Michaela avec son oiseau-tonnerre et sa brume partout. On nous rappelle au passage que l’expiration est pour le 2 juin 2024.

C’était sympathique et on se doute bien quand on voit Michaela débarquer dans le salon avec sa nouvelle écharpe que l’on va pouvoir avancer un peu plus dans le mystère global grâce à cet épisode. Avant ça, il faut toutefois supporter un développement psychologique de Michaela pas si dingue, avec sa culpabilité concernant Evie, encore et toujours. Heureusement que Zeke est là pour elle.

En attendant, dans le salon, Olive déplie l’écharpe et y trouve une étoile qui la ramène à la carte de tarot obtenu il y a un moment dans la série. Grâce à celle-ci, ils parviennent avec Cal à avancer vraiment vite : ils trouvent un bouton sur la boussole qui permet de détacher le fond de celle-ci. Ils y trouvent gravé les mots « Divine conscience », mais en latin, pour faire genre que c’est difficile. De là, Cal voit tous les objets glanés au cours des quatre saisons se mettent à briller ; et il en déduit que pendant tout ce temps, ils étaient tous « dans la divine conscience ». Il est tout content de lui, mais soyons honnêtes : ça ne veut rien dire. 

Et en fait, dans tout ça, Ben et Eagan ? Ce dernier insiste pour dire qu’il a des infos concernant Eden. Et il en a, grâce à ses Appels : il a tout ce qu’il faut pour convaincre Ben qu’il a des informations et qu’il faut l’aider à organiser sa sortie de prison. Il n’en faut pas beaucoup pour que Ben soit hyper relou à nouveau, en allant gueuler sur un officier de police qui ne l’aidera certainement pas.

On note que la barbe de Ben me paraît encore plus fournie que dans les épisodes précédents – et ça ne lui va toujours pas comme look, même si la barbe est mieux taillée. Bref. Confronté à une impasse administrative, Ben a la réaction la plus logique possible : il se rend auprès de Vance pour faire libérer Eagan. C’est rigolo.

Il n’a pas parlé à Vance depuis un an, mais il revient le voir juste pour obtenir un service de sa part. S’il ne l’obtient pas parce que Vance est incapable de pouvoir l’aider, il découvre en revanche que Saanvi travaille désormais (ou encore ?) pour Vance. Soit.

Bon, Vance est incapable de l’aider car il n’a plus les contacts pour ça MAIS la scène suivante les voit tous les deux à la prison avec un formulaire pour une libération d’Eagan. C’est n’importe quoi ? Ben découvre au passage, devant Eagan, que Vance est divorcé à cause de ce qu’il s’est passé en fin de saison 3. C’était si ridicule de voir Ben et Vance s’engueuler devant Eagan !

Celui-ci parvient quand même à négocier sa libération en échange d’un bout de papier qui se consume dans les mains de Ben dès qu’il le touche, parce que c’est rigolo de faire un peu de drama avec un Appel, j’imagine. Ben et Vance se séparent en tout cas, et Ben en profite pour utiliser un nouveau téléphone avec une puce prépayée, laissant Vance le traquer dans la mauvaise direction. C’est si chiant de voir Ben se la jouer cavalier solo.

Une autre sous intrigue nous montre aussi Drea utiliser sa position au bureau de surveillance du 828 pour obtenir des informations et les refiler à son mec – Jared. Ce dernier continue d’aider les passagers en faisant de l’ingérence dans des enquêtes en cours ; et là, il est question d’engrais collectés pour fabriquer une bombe d’après le marchand.

Le problème, c’est que Jared n’est pas aussi discret que ce qu’il pense quand il fait ses enquêtes en parallèle de sa journée de boulot. Cela dérange fortement son nouveau partenaire, Diaz, qui en a marre d’être pris pour un idiot. Pourtant, il est dans Manifest, alors ce n’est probablement pas terminé. En attendant, Jared et Drea mènent l’enquête et remontent la piste de cet engrais jusqu’à une passagère qu’ils relient facilement à Adrian.

Les voilà qui trouvent la maison d’Adrian – et donc Eden. Ils ne le savent pas encore, et Ben non plus. Pourtant Ben est bien devant la bonne maison. Quand il entre à l’intérieur, en revanche, il se fait assommer. La suite au prochain épisode.

 

Walker – S03E08

Épisode 8 – Cry Uncle – 14/20
Pas si mal pour une reprise, ma foi. L’épisode repousse complètement le fil rouge pour se concentrer sur tout le drama familial et propose des résolutions parfois simplistes, mais peut-on vraiment attendre autre chose de leur part ? Probablement pas. Bref, j’ai eu ce pourquoi j’étais venu finalement : des personnages écrits avec flemmardise, un statu quo qui se réinstalle toujours et des intrigues étirées sur une vingtaine d’épisodes.

Spoilers

Abby survit-elle à son malaise ?

La réponse est évidemment que oui ! C’est même presque frustrant, parce que tout le début de l’épisode était à hurler (de rire) quand August et Cordell retrouvent Abby dans la neige. Sincèrement, quelqu’un a oublié de prévenir les scénaristes que nous n’étions plus en 1980 ? Pas un Walker ne pense à appeler le 9-1-1. Alors bien sûr, je suis en parallèle en train de me rattraper mon retard dans la franchise 9-1-1 et ça joue sur ma réaction, mais les voir tous courir dans tous les sens et ne rien faire pour venir en aide correctement à la grand-mère, c’était bien frustrant.

Bref, finalement son malaise n’était qu’une idée pour nous inquiéter pendant la pause : elle survit bien évidemment et tout va pour le mieux avant la fin de l’épisode. Certes, elle va passer son épisode à devoir gérer son mari inquiet pour elle et franchement insupportable à vouloir quoiqu’il arrive la fliquer sur ce qu’elle mange et fait, mais elle paraît en meilleure santé dans cet épisode que dans le début de saison où elle était super absente ? Bizarre comme choix d’intrigue.

Et puis le mari qui est insupportable là alors qu’il a passé trois plombes à cacher sa maladie ? Ah vraiment, il était énervant. Cela dit, l’écriture de l’épisode était assez maligne pour souligner le problème et proposer une écriture de personnages crédible, ça me faisait plaisir.

Il ne faut pas s’attendre pour autant à une écriture brillante, hein, mais de ce côté-là, c’était plutôt crédible. Vous sentez venir la suite de la critique normalement : ce n’était pas le cas pour d’autres choses dans l’épisode. Ainsi, Abby décide d’envoyer Cordell, Stella et August chercher son frère et, bizarrement, le trio accepte sans poser la moindre question. Stella, qui était hyper énervée contre son père, est de nouveau écrite comme sa fille chérie : le câlin en début d’épisode, les scènes dans la voiture où elle fait tout ce qu’il dit sans broncher, les remerciements de Cordell… C’est bon, tout un pan de l’intrigue qui réussissait à rendre Stella un peu intéressante est clairement jeté à la poubelle.

À côté de ça, on veut nous faire croire qu’un ado est capable d’oublier son chargeur de portable alors qu’il s’apprête à aller passer une nuit loin de chez lui ; et que le portable n’est pas chargé quand il monte en voiture. L’idée est à nouveau de nous plonger en 1980, j’imagine ? Et pourquoi Stella et August sont-ils sur la banquette arrière tous les deux alors qu’ils ne peuvent pas se piffrer ?

Cela n’a aucun sens, ne cherchez pas à répondre. Et si vous le faites, prenez en compte le fait qu’en fin d’épisode, Stella monte à l’avant et pas à l’arrière, alors qu’elle est réconciliée avec August et veut partager ses écouteurs avec lui. C’était vraiment juste pour le drama de nous rappeler qu’ils étaient des enfants que Cordell pouvait déposer sur le bord de la route, parce que c’est bien connu que c’est une bonne idée de laisser des ados marcher au bord de l’autoroute hein.

Insupportable, parfois, les séries comme ça. Le frère d’Abby est également un cliché sur patte qui change d’avis juste pour le bienfait de l’intrigue, sans qu’on nous explique vraiment pourquoi. August ? Il passe de détestable à… ben à rien, justement. Il redevient un peu égal à ce qu’il était avant sa crise d’adolescence. Malgré une Abby qui frôle la mort, August ne se remet pas tellement en question, il n’est remis à sa place par à peu près personne et la seule qui le faisait se retrouve à compatir parce que bouhou sa maman lui manque.

Degré zéro de l’écriture et du développement de personnage sur ce versant de l’écriture, donc, avec un retour à un statu quo malvenu. Disons que je me demande pourquoi développer tout ça si c’est pour en revenir là. Cela dit, j’ai bien aimé la dernière scène avec Bonham qui vire Cordell de chez lui. Il est effectivement plus que temps qu’il arrête de vivre chez ses parents, parce qu’il se repose en permanence sur eux et se fait manipuler par eux sans même s’en rendre compte.

C’est peut-être un gros problème d’ailleurs : Cordell n’a vraiment pas inventé l’eau chaude et se laisse manipuler et balader par tout le monde depuis la saison 2. J’avoue, j’ai oublié la saison 1, je ne sais plus s’il a toujours été comme ça, mais il est vraiment un personnage principal soporifique qui finit par être relayé à un poste de figurant. Il ne s’occupe pas vraiment de la convalescence d’Abby, pas de la crise d’ado d’August, pas de Stella… Franchement, il est juste chauffeur de taxi à ce stade. Espérons que le voir emménager dans son propre appartement changera un peu la donne.

En attendant, il faudra le voir ramer pour récupérer la confiance de James. Ce dernier était super énervant durant l’épisode : il en veut clairement à Cassie et Cordell, mais il ne dit rien et c’est finalement Trey qui se prend tout dans la gueule en fin d’épisode, alors que Trey n’a fait que son travail correctement tout du long.

L’enquête policière de l’épisode était sympathique parce qu’elle m’a apporté un point du Bingo Séries (c’est un jeu vidéo, non ?) et parce que c’est censé être la base de la série de parler d’enquête, mais elle était aussi bâclée, ce qui est dommage. Son seul but semblait être de nous confirmer que James était énervé après Cass, donc j’ai hâte que ce fil rouge soit remis en avant. Je veux comprendre pourquoi Cordell a été enlevé, bordel, et je suis sûr que ça passe par le dénouement de tout ce mystère.


NCIS Hawai’i – S02E05

Épisode 5 – Sudden Death – 13/20
J’ai repris la franchise il y a trois ans et je crois que je commence à me lasser à nouveau. L’épisode n’était vraiment pas mauvais, mais c’était juste du procédural à fond la caisse. Les personnages sont sympathiques et font la différence, c’est sûr, sauf qu’il faut encore que les personnages que j’aime soient mis en avant dans les intrigues. Ce n’était pas le cas dans cet épisode.

Spoilers

Une jeune recrue militaire se fait tuer après son match de baseball.

Je n’ai pas réussi à accrocher à l’intrigue policière de l’épisode, ce qui est vraiment dérangeant. Cela fait deux épisodes de suite que je trouve qu’on a des enquêtes vraiment trop prévisibles. Bien sûr, c’était cool de voir un gang sans foi ni loi qui ne respecte pas le NCIS et Jane qui sait comment les dresser avec quelques donuts, seulement, ça tournait en rond ensuite. On est coincé dans les affaires d’Hawai’i là, ça termine en fusillade générale alors que ça aurait pu être évité, et puis il y a des histoires de familles particulièrement chiantes.

C’est typiquement le genre d’épisode qui me blase, quoi. En plus, franchement, combien d’acteurs pour combien d’actrice ? Le ratio est incroyablement désastreux pour une production de 2022, il faut bien le dire. Terminer sur un haka ? Aussi longuement, en plus ? Non, vraiment, ils avaient décidé de ne mettre que des choses que je n’aime pas dans cet épisode. Ai-je déjà écrit que je n’aimais pas le sort et que je trouvais ça ridicule ? Et tout le monde qui applaudit ce haka à la fin là ? Ah non, c’est trop pour moi, vraiment. Je sais, c’est moi le problème, pas les scénaristes. En soi, c’est plutôt chouette toutes ces idées.

Bon, cela dit, tout n’est pas négatif dans l’épisode heureusement : j’ai bien aimé certains de ses aspects, notamment le fait que ça développe un peu plus le personnage de Kai pour une fois. Il aurait été cool d’avoir un développement qui soit plus positif par contre. Il reprend contact avec son meilleur ami d’enfance, EJ, parce qu’il bosse pour les mauvaises personnes et parce qu’il fait de la merde – et pas seulement dans sa manière de s’habiller qui donne l’impression qu’il est en vacances pendant tout l’épisode.

Bref, le seul aspect perso qui était génial en fin de compte était une fois de plus la relation entre Lucy et Whistler. C’est plus fort que moi : j’adore ces deux personnages et j’aime beaucoup leur couple. Malheureusement, même ça, ce n’était pas à la hauteur de ce que j’en attendais. On apprend en début d’épisode que Lucy envisage de déménager. Cela sort totalement de nulle part, mais elle affirme que ça fait deux semaines qu’elle cherche un appartement. Sans que sa copine ne soit au courant ? Alors qu’elle passe toutes ses soirées chez elle ? C’est ridicule.

En plus, elle prend mal que Kate ne lui propose pas de rester chez elle, définitivement, par amour… Ben ? Je ne sais pas, est-ce que tu l’as rencontrée ? Bien sûr qu’elle meure d’envie d’avoir Lucy chez elle, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a envie de lui dire comme ça. Expliquer que c’est une décision rationnelle et responsable financièrement, c’était 100% du Whistler. Avoir Lucy être chiante pour ça, ça n’avait vraiment aucun sens.

Cela m’a fait apprécier que l’épisode se concentre tellement sur l’enquête et le gang (qui termine mal en prison, d’ailleurs, je suis sûr qu’on le reverra l’ami d’enfance de Kai, il est si louche !), parce que finalement, ça a forcé les scénaristes à bâcler à fond la fin de cette intrigue. Je crois qu’ils se sont aussi rendus compte par eux-mêmes que ça ne tenait pas parce que les explications entre Lucy et Kate ne se font qu’en quelques phrases : il n’y a de toute manière rien de plus à en dire.

Retenons juste que Lucy n’a plus d’appartement (et qu’on nous fait croire qu’elle n’a qu’un sac à dos pour transporter toutes ses affaires… BEN VOYONS).