Vus cette semaine #43

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

 

Vendredi

Walker – S03E03 – Rubber Meets the Road – 10/20
C’est un cas typique de « be careful what you wish for » : j’ai regardé cet épisode parce que je n’avais pas le temps de rédiger une critique complète et que ça me paraissait facile de poser mon cerveau devant… mais je regrette franchement d’avoir posé mon cerveau à ce point. La série s’enferme grosso modo dans ce que je souhaitais voir arriver il y a deux épisodes, mais ce n’est pas brillant pour autant. Frustrant, surtout quand il n’y a pas vraiment d’intrigue en retour.

Dimanche

The Walking Dead – S11E20 – What’s Been Lost – 16/20
Je n’attendais pas grand-chose de l’épisode en le lançant, mais assez vite, je me suis dit que je n’allais pas aimer la direction qu’il allait prendre. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit : s’il manque inévitablement d’action en se concentrant une fois de plus sur de la politique et des développements psychologiques, il s’intéresse à un personnage que j’aime bien et l’envoie dans une nouvelle direction ; tout en nous montrant que les évolutions de certains peuvent avoir un impact utile – et heureusement quand ça fait sept ou huit saisons que ça stagne !

Heureusement que je suis en vacances !

> Vus en 2022 

 

Walker – S03E03

Épisode 3 – Rubber Meets the Road – 10/20
C’est un cas typique de « be careful what you wish for » : j’ai regardé cet épisode parce que je n’avais pas le temps de rédiger une critique complète et que ça me paraissait facile de poser mon cerveau devant… mais je regrette franchement d’avoir posé mon cerveau à ce point. La série s’enferme grosso modo dans ce que je souhaitais voir arriver il y a deux épisodes, mais ce n’est pas brillant pour autant. Frustrant, surtout quand il n’y a pas vraiment d’intrigue en retour.

Spoilers

Petit flashforward de deux mois pour voir tout le monde se remettre (ou pas) de l’enlèvement de Cordell et Liam par… par qui au juste ?

Vraiment, le premier truc que j’ai à dire sur ce début de saison c’est que je n’ai toujours pas compris qui avait enlevé Cordell, mais l’entendre dire à Liam que désormais, des arrestations ont lieu dans tout l’Etat, ça m’a laissé bouche bée. Quel est le putain de lien ? La seule partie qui me rassure, c’est de voir passer d’autres commentaires de gens regardant la série et étant à peu près aussi paumé que moi avec ce début de saison.

Si on met de côté l’intrigue fil rouge qui a donc été saccagée et est désormais mise de côté à nouveau, je me rends compte que la rivalité avec les Davidson finit par manquer à la série. Ils m’ont beaucoup pris la tête l’an dernier, mais là, ils sont juste mis de côté et évacué de manière tellement rapide que ça en devient grossier. Alors certes, on se garde encore l’ado qui sort avec Stella et le père relou, sauf que ce n’était vraiment pas les personnages que je voulais garder le plus. Dan semble toutefois sur le point de se barrer pour aller aider Denise à ouvrir son propre cabinet, laissant donc le ranch à son fils. Pardon, mais c’est un ado, sérieusement…

Allez, commençons à entrer dans le vif du sujet : Stella n’a plus envie d’aller à la fac. Elle a passé une demi-saison à nous prendre la tête avec son envie d’y aller et de prendre son indépendance, mais finalement, l’indépendance, ça ne lui dit plus. Sans mauvais jeu de mots avec le spin-off (si), c’est à se demander si l’actrice ne s’est pas fait cast out par Katherine McNamara à ce stade.

Bref, Stella parvient dans cet épisode à dire son père qu’elle préfère rester, et moi ça m’a fait grogner de désespoir. Déjà, en début d’épisode, le discours de Cordell pour le diplôme de sa fille, c’était schématique, mais là, c’est vraiment désespérant de voir les scénaristes s’embarquer dans cette voie où elle va rester à vie dans le ranch familial. On aurait pu s’en débarrasser sans que ça ne soit un problème… Maintenant, elle va juste tourner en rond pour devenir ranger à son tour, et au secours, quoi.

C’est d’autant plus pénible à imaginer qu’elle est un boulet incroyable quand il s’agit de récupérer sa voiture. Personne n’a donc remarqué que sa voiture avait disparu depuis deux mois, parce que oui, elle a décidé de cacher qu’on lui avait volé sa bagnole, préférant mentir dans l’espoir de la retrouver. Allez savoir pourquoi, au bout de deux mois, les ados ont subitement une piste sérieuse pour retrouver la voiture.

Franchement, j’avais préféré oublier la médiocrité de cette scène après le deuxième épisode, alors j’étais gêné de voir qu’il fallait y revenir dans ce troisième volet. Stella, August et le copain de la rousse dont je ne retiens toujours pas le nom (Colton) sont donc sur l’enquête et ils finissent par retrouver la nouvelle propriétaire de la voiture.

Son but ? Un petit pimp up de la voiture, puisqu’elle fait désormais des courses avec. Cela n’a aucun sens : on dirait que c’est une pro de la course et que ça fait un moment qu’elle est dans ce délire-là avec ses frères, mais à aucun moment elle n’aurait pu prévoir en commençant à l’arnaquer que Stella aurait eu une telle voiture. Pire, elle n’était pas intéressée du tout par la caisse au départ.

Pire, on nous montre une Stella être capable de voler la voiture en connectant deux trois câbles ensemble avec Colton, parce que c’est bien connu que c’est super simple. PIRE, Stella se fait arrêter en cours de route par la voleuse et elle ne se fait pas tabasser immédiatement ? PIRE : Stella parvient à convaincre que ouin, ouin, il faut lui rendre sa voiture parce que c’est le rêve de son papa de l’emmener en roadtrip avec ????? PUTAIN, mais elle est face à des voleurs qui savent que le père est ranger, A QUEL MOMENT cette crise d’ado geignarde te motive à rendre la voiture ?

Vraiment, c’est désolant de nullité comme intrigue, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de l’épisode désormais. Enfin, ça et Liam qui ironise sur le fait que le ranch est un lieu super sûr pour lui. Je reconnais que c’est à se demander pourquoi ils ont voulu le garder ? La mort d’Emily, Liam qui se prend une balle, Cordell qui se fait enlever ; les caméras l’an dernier… Eh, tirez un trait sur votre baraque, elle vous porte la poisse.

Ce pauvre Liam est désormais en gros choc post-traumatique après son enlèvement. Nous n’avons pas vu grand-chose de ce qui lui était arrivé, mais c’est sûr que c’est suffisant pour être bien affecté. Pas de Ben à l’horizon pour l’instant, ça aurait pourtant pu être intéressant de traiter l’état de Liam à travers sa relation amoureuse. Que nenni. On préfère montrer le contraste avec son frère.

Une fois n’est pas coutume, Cordell refuse de s’écouter ou de parler sentiments avec qui que ce soit. Il reprend donc une vie à peu près normale après deux mois de vacances, retournant au boulot et c’est tout. Tout le monde sait qu’il peut vriller à n’importe quel moment, tout le monde sait qu’il a été torturé, mais Cordell affirme que tout va bien alors tout va bien.

Même Cassie était plus lucide que ça à stresser de devoir de nouveau faire équipe avec Cordell. J’ai trouvé qu’elle était un vrai petit rayon de soleil dans cet épisode ; parce que bordel, moi non plus, je n’aurais pas envie d’avoir Cordell comme partenaire quand on voit tout ce qui lui arrive. Cela dit, Cassie n’ayant pas de bol avec ses partenaires, je ne suis pas sûr que j’aurais envie non plus d’être le partenaire de Cassie.

BREF, j’ai trouvé bien juste la scène où elle remet en cause Cordell et lui avoue qu’elle, elle ne va pas bien. Ce n’est pas suffisant pour que Cordell reconnaisse quoique ce soit, et pourtant, lui, il est toujours hanté par son passé et quelques flashbacks de l’armée. La saison va être longue, vraiment. Je me rends compte que l’épisode n’avait juste pas d’intrigue, une fois de plus…


Vus cette semaine #42

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

9-1-1 – S06E02 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.

Vendredi

Station 19 – S06E03 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.
Grey’s Anatomy – S19E03 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Dimanche

Historias de Upa Next – S01E06 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.
The Walking Dead – S11E19 – Variant – 14/20
J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que la série ne foire pas son dernier arc, mais elle ne fait rien pour m’aider, avec une intrigue qui manque sérieusement de logique et qui laisse apparaître en creux des failles scénaristiques importantes, au profit d’un développement pseudo-psychologique beaucoup trop bavard des personnages. C’est dommage, surtout que j’accroche encore à certains autres aspects de la série et que les cliffhangers restent bons !

Et le pire, c’est que la semaine en cours s’annonce encore plus pauvre en épisodes !

> Vus en 2022 

 

Grey’s Anatomy – S19E03

Épisode 3 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Spoilers

Il est temps pour la série de prendre en compte les stupidités de la Cour Suprême.


Sex is fun and I need you to look like it.

J’ai vraiment hâte de voir cet épisode, mais pour les mauvaises raisons : on me l’a spoilé sur Twitter, une fois de plus. Ce n’est pas faute de faire attention, mais apparemment c’est trop compliqué de mettre un hashtag – ou d’avoir l’idée de le mettre EN DEBUT de tweet pour que l’on ne puisse avoir le choix de ne pas lire Kate Walsh avant le reste ? BREF.

Trop de spoilers pour gâcher la surprise, mais pas pour gâcher tout l’épisode, espérons. Personne ne m’avait parlé des petits mouvements de hanche de Lucas qui ouvrent ces quarante minutes. Le début d’épisode fait en effet le choix de nous montrer l’arrivée au travail des chirurgiens, en commençant par deux internes, une fois n’est pas coutume. C’est la nouvelle tradition de cette saison, apparemment.

Pourtant, on nous ramène aussi Amelia de cette manière. Elle n’utilise pas d’écouteurs quand elle a des conversations en visio sur son lieu de travail, et c’est bizarre. Après, ça permettait une scène assez prévisible où Kai débarque la voir par surprise… mais où Amélia refuse de l’embrasser parce qu’elle est au travail ? Excusez-moi ? Quelle hypocrisie cette scène, franchement !

Meredith, elle, arrive au travail avec Zola, qui sèche de nouveau les cours à cause d’une autre crise de panique. A la place, elle espère pouvoir assister à une procédure médicale – préférant ça à la Révolution Française. Super. Meredith refuse, tout en étant surprise de voir Miranda débarquer elle aussi à l’hôpital. Elle apprend rapidement, par Nick, que Miranda et Jo ont décidé de mettre en place un projet avec les internes et qu’il n’a pas su dire non à Miranda.

A part ça, le fait que le programme soit fermé pour ce genre de raison, ça semble bien trop vite oublié. Rien n’a changé à l’hôpital, honnêtement. Sinon, en voix off, Meredith nous parle de l’historique autour de ce qu’était l’hystérie en 1800 et du traitement mis en place pour le traiter – la masturbation, concrètement. Ca m’a fait rire qu’au moment où elle nous indique que les médecins ne masturbent plus les patientes, on se retrouve avec un gros plan sur Levi. J’ai l’esprit mal tourné, ce n’est sûrement qu’une coïncidence.

Levi n’est toujours pas passionnant cette saison, par contre, ça ne lui réussit pas d’être chef des internes. Je veux dire, il leur interdit désormais de poser des questions avant 8h ? Je peux comprendre l’idée, mais s’il les prépare à 7h50, c’est peut-être lui le problème ? C’était un peu n’importe quoi, mais ça apporte un bon humour quand ça permet à tous les internes de rencontrer Bailey sur la pire question possible de Mika : qui est Bailey ?

Bon, il devrait y avoir pire. Le projet de Miranda et Jo ? Eh, elles font appel à Addison, ou l’inverse d’ailleurs, je ne sais pas trop, pour que les internes puissent prendre le temps de faire de la prévention vidéo sur l’éducation sexuelle. Cela semble carrément nécessaire à ce stade. C’est toujours un plaisir de retrouver Addison ou de la voir rencontrer (enfin !) Jo, de manière officielle. Je n’arrive pas à croire que ça ne soit jamais arrivé tant les deux paraissent iconiques pour la série, mais bon, c’est le privilège des séries qui durent dix-neuf saisons, ça, j’imagine.

Toujours est-il que l’intrigue de cet épisode vient directement toucher une corde très sensible et révoltante : la Cour Suprême a eu la merveilleuse idée de rendre de nouveau illégal l’avortement dans de nombreux États, rendant la prévention plus que jamais nécessaire pour sauver des vies – au sens propre si les avortements illégaux tuent des gamines comme au sens figurée pour les gamines qui se retrouveraient à s’occuper d’enfants bien avant l’âge où elles sont supposées avoir envie d’être mères.

Dans le même état d’esprit, Addison parle de patientes venant la voir, dès 18 ans, pour se faire ligaturer les trompes et être sûre de ne pas tomber enceinte avant d’avoir terminé leurs études. Pardon ? La réflexion de Jo sur le sujet est tellement vraie – elle n’a pas voulu d’enfant avant ses trente ans – mais l’information d’Addison, qui j’en suis sûr s’appuie sur un fait avéré, me fait juste carrément flipper. C’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais songé, mais je les comprends, les étudiantes terrifiées ou toutes celles qui ne veulent pas être mères.

Du coup, c’était un peu dérangeant de voir les internes chercher à se défiler face à ce genre de problématique. Tu peux bien laisser tomber une journée ton bistouri pour ça, surtout si tu es payé. Je comprends toutefois Lucas qui se barre quand Addison vient le voir et lui parler de manière super sympa. Avec sa robe à décolleté toujours aussi iconique, Addison lance bien malgré elle de nouvelles rumeurs sur Lucas, j’en suis sûr, puisqu’elle lui parle devant Simone.

Lucas demande donc à travailler aux urgences avec Teddy et Owen (il doit vraiment être désespéré) quand Benson, lui, n’a pas le droit de s’échapper. Lucas doit regretter son choix malgré tout, car il se retrouve à devoir s’occuper d’aider une vieille femme à retrouver sa petite-fille en train d’accoucher. Nous reconnaissons immédiatement la grand-mère de Simone, mais Lucas met un peu plus de temps à découvrir la vérité. C’est violent toutefois : il finit par faire le lien en lisant le dossier médical de Denise Griffith sur sa tablette.

Humph. Ils sont vachement à jour dans les archives pour avoir une version numérique accessible si rapidement, depuis tablette, d’un dossier datant de 1995. Et bordel, Simone est née en 1995 ? Ce personnage est plus jeune que moi. C’est logique, mais ça me fait bizarre devant Grey’s. On note aussi qu’elle est née un 19 octobre, l’épisode étant diffusé le 20 ; on sait déjà pourquoi la grand-mère est là.

Cela n’empêche pas Simone d’être surprise de croiser sa grand-mère avec Lucas. Et cela n’empêche pas la grand-mère d’être complètement confuse quand elle retrouve Simone et qu’elle demande à voir Denise – qui est morte en accouchant. La situation est un peu horrible à voir, mais heureusement, Meredith passe dans le coin et sait reconnaître les symptômes. Elle intervient aussitôt pour s’occuper de la grand-mère et rassurer ses internes. Ah, Meredith.

Elle est une super mentor à ce stade. Elle se débrouille en effet pour trouver Simone ensuite, lui raconter son propre calvaire avec sa mère et se montrer plus humaine que le reste de l’hôpital ne le fut avec elle. Elle lui conseille même d’entrer dans les délires de sa grand-mère pour que ça fonctionne mieux entre elles. C’est difficile à faire, mais ne pas aller contrer toutes les idées d’une personne qui perd la mémoire est en effet un bon moyen d’apaiser les difficultés de cette personne.

C’est une bonne intrigue et je suis content que ça soit vite mis en place. En plus, j’aime aussi le fait que Lucas découvre le secret de Simone, et inversement. De manière prévisible, Simone apprend en effet l’identité de l’autre interne en faisant quelques recherches sur lui pour comprendre son interaction avec Addison. J’ai aimé voir ces deux-là se rapprocher, tout comme j’ai trouvé efficace d’avoir Lucas qui s’occupe de la grand-mère de Simone. Ca le rend plus humain. Et comme toujours avec cette série, c’est un rapprochement à surveiller car il cache sûrement plus que ça… mais j’avoue, une part de moi est dégoûté que ça ne termine pas en couple Lucas/Levi. Si vous trouvez l’idée bizarre, regardez The Thing About Harry et on en reparlera ?

Pendant ce temps, côté vidéo d’éducation sexuelle, c’est la catastrophe. Les internes se retrouvent à devoir lire des scripts devant caméra et devant toute une classe d’adolescents qui est juste heureuse de pouvoir sécher les cours à mon avis. C’est un peu trop cliché de les voir s’endormir et être sur les portables comme ils le sont – la vérité, c’est qu’ils feraient un bruit de malade s’ils s’ennuyaient comme ça tout en se connaissant et en étant de la même classe, mais bon.

L’essentiel est ailleurs : Jo était sûre que les internes sauraient rendre intéressant son projet, mais bon, elle leur fait lire des faits vraiment inintéressants. Cependant, la journée n’est pas perdue pour autant : Addison croise une adolescente inquiète de son retard de règles quand une autre fait un malaise. La pauvre assure être vierge et regrette de savoir que sa mère balance à tout le monde l’existence de ses règles douloureuses… mais un petit scan montre un problème médical bien plus important, une torsion ovarienne, qui va forcer Addison à l’opérer car Carina est déjà en pleine hystérectomie.

Je trouve ça franchement dommage que Carina ne soit pas présente pour cet épisode, ce serait un peu la base tout de même, même si son intrigue où elle galère à tomber enceinte ressemble à celle qu’a pu être Addison. Bref, l’essentiel, c’est qu’elle choisit le bon jour pour son malaise : Addison et Miranda sont ravies de redemander l’autorisation d’opérer dans l’hôpital.

L’opération ne se déroule pas au mieux, mais ça permet à Jo d’apprendre de nouvelles choses, parce que, eh, bosser avec Addison Montgomery, ce n’est pas tous les jours non plus. Finalement, tout est bien qui finit bien et les nouvelles sont bonnes pour la maman de la gamine qui se fait opérer. La mère culpabilise tout de même et Miranda lui souligne à quel point le manque d’éducation sur le sujet est banal et explique qu’elle soit passée à côté du problème. Cela fait toujours du bien à entendre.

En parallèle, les internes continuent de se démerder comme ils peuvent pour gérer les lycéens. Simone se barre aussitôt qu’elle est bipée, heureuse de pouvoir s’échapper – tout ça pour tomber sur sa grand-mère – et l’épisode en profite pour nous révéler que Mika est bisexuelle, ne couchant presque qu’avec des femmes. Ma foi, c’est un coming-out comme un autre, et tout le monde s’en foutrait si ça ne l’empêchait pas d’expliquer comment mettre un préservatif sur une banane.

Jules finit par proposer une approche différente et s’éloigne rapidement des scripts soporifiques de Jo. Cela marche beaucoup mieux, il y a un bon humour dans la manière d’expliquer la sexualité et de montrer comment mettre un préservatif sur une banane – Benson m’a fait rire à expliquer qu’il n’avait jamais eu à le mettre sur quelque chose d’aussi petit qu’une banane, tout en m’intriguant à vouloir fuir le sujet à chaque fois ; mais la plus drôle était encore Mika et sa distribution de préservatifs.

J’ai beaucoup moins apprécié la partie où Jules cherche comme elle peut une solution pour expliquer ce qu’est le consentement à des adolescents. C’était marrant de la voir s’adresser à Link pour ça, même si ça tourne au harcèlement à force ; moins de voir Winston l’envoyer bouler sans vraie bonne raison. Le seul couple qui accepte de parler de consentement devant des gamins ?

Owen et Teddy, bien sûr. Qu’est-ce que je les déteste ! Cependant, ça m’a fait rire de voir Owen être si à la ramasse et leur échange en vidéo fonctionnait bien. Je me suis aussi éclaté à constater qu’il y avait toujours le même figurant en train d’écouter les échanges entre les internes ; il m’a fait mourir de rire à chaque fois. Ce n’est pas du bon travail de figurant, j’imagine, mais ça colle bien d’avoir un ado qui écoute aux portes – surtout quand il n’y a pas de porte.

Cette intrigue finit donc par me faire apprécier Owen et Teddy, qui terminent l’épisode en couchant ensemble et en apprenant à mettre en pratique les zones les plus érogènes. Je trouve ça dingue, quand même, qu’un adulte de l’âge d’Owen puisse passer tant de temps à côté de la plaque – mais après tout, je me dis que c’est peut-être une question de génération et d’éducation tout ça.

Côté génération, je ne suis vraiment pas convaincu par la mise en pratique des conseils des internes pour les vidéos. Si ça marchait bien de les voir s’ouvrir et quitter les scripts, si c’était cool de voir Bailey et Jo reconnaître qu’elles avaient tort… ça l’était moins de voir le résultat final des vidéos en musique. Ca m’a fait rire de voir le casting danser – j’aime toujours quand le casting de cette série danse – mais la vidéo sur l’ordinateur de Miranda ? Pas dingue.

Miranda profite en tout cas de ce projet pour revenir à l’hôpital, et ça c’est chouette comme tout. Même si elle ne le fait pas en tant que cheffe. Elle le refuse catégoriquement : elle veut bien redevenir prof pour les internes, elle veut bien ouvrir une clinique pour les adolescentes et les cas problématiques, mais pas être cheffe. Bien, plus qu’à retrouver un nouveau chef désormais. En tout cas, Miranda fait bien : il y a beaucoup trop de problèmes quand on est chef, et les internes qui se mettent à coucher ensemble, ça va clairement finir par être un problème. Je veux dire : Benson et Jules couchent en fin d’épisode, juste pour une fois, sans sentiment.

Heureusement que Benson était coincé tout l’épisode – mais j’avoue, ils se font du rentre dedans tout l’épisode aussi. On verra bien à quoi ça mènera, mais il me fait rire le Benson à demander pourquoi tout le monde est marié avec tout le monde dans cet hôpital et ne pas se tenir plus de trois épisodes avant de commencer à coucher avec tout le monde. Enfin, avec Jules, en tout cas.

Reste à parler du cas de l’adolescente ayant du retard dans ses règles : Addison la confie finalement à Levi quand elle doit aller opérer. C’est Levi qui est forcé de lui expliquer qu’elle est enceinte et peut avorter si elle ne souhaite pas le garder ; puisqu’avant dix semaines, il suffit de prendre une pilule qui provoque « de grosses règles ». Mouais. J’ai déjà attendu ce mensonge ; et on m’a dit que c’était mensonge, parce que c’était plus douloureux que ça. J’imagine que chaque cas est différent, après.

C’était tout de même un peu bouleversant de voir cette ado faire face seule à cette décision. C’est bien de montrer que c’est possible, mais j’aurais aimé la voir avoir au moins une personne avec elle – pas forcément un parent, mais genre, un(e) ami(e) de confiance, par exemple.

Autrement, Zola est donc de retour à l’hôpital après une crise d’angoisse et il va de soi qu’elle ne reste pas dans le bureau de sa mère toute la journée, comme elle le devrait. Non, elle tente de trouver une opération à laquelle assister et tombe sur Nick, qui la prend sous son aile pour mieux remarquer extrêmement rapidement, avec Kai, qu’il a affaire à une véritable génie. Zola est en effet capable de reconstituer des puzzles censés être impossibles à faire pour son âge – des puzzles de logique qui dépassent même certains adultes, ou Nick.

On se croirait dans Alias, je sais, mais j’aime voir ça, et j’aime voir les tantes débarquer pour constater le phénomène avec stupeur. Attendez, ça fait trois ou quatre saisons qu’on nous dit que Zola est géniale, faut pas abuser, on le savait tous ! Meredith réagit d’ailleurs un peu comme ça, tout en étant énervée de voir sa fille être examinée par tout l’hôpital à peu près, sans son accord.

C’est de la fierté mal placée, mais en fin d’épisode, elle reconnaît que c’est bien pratique tout de même d’avoir pu avancer dans un diagnostic pouvant expliquer ses crises d’angoisse : elle est trop intelligente et a besoin de challenge différents, exactement comme Maggie à l’époque. J’ai aimé voir Maggie culpabiliser d’avoir raté ça – parce que je n’aime pas Maggie après tout, j’ai aimé voir Amelia lui donner des conseils, mais ça ne me fait pas oublier que nous n’avons pas eu de scène Amelia/Addison cette semaine.

Bon, Amelia était occupée avec Kai, on va dire. Meredith l’est aussi avec Nick et de toute manière toute la fin d’épisode est juste un grand bal de gens qui s’embrassent et couchent ensemble. Grey’s Anatomy quoi.