Trois synopsis inventés

Salut les sériephiles,

Il y a un point du Bingo Séries qui consiste à inventer une série, et je me suis dit que c’était parfaitement l’occasion de revenir à ce format d’article où j’écris quelques synopsis. Cela avait beaucoup plus quand c’était sur le covid, alors pourquoi pas ? J’ai tenté d’imaginer quelques séries par rapport aux genres que je regarde ou que j’ai envie de voir pour l’été. Voilà donc ce que ça donnerait – et on est loin des nouveautés fades annoncées pour septembre, j’espère.

Voir aussi : Les faux synopsis – le confinement

Teen-show – Hunting

Synopsis : Le jour, ils sont lycéens. La nuit, ces trois élèves traquent d’autres lycéens possédés par des démons afin de leur trancher la gorge et les exorciser. Leur but ? Empêcher l’apocalypse qui se produirait si les démons parvenaient à tous s’échapper sans qu’ils ne les repèrent à temps.

Je triche, j’ai déjà commencé à écrire ça une fois, il y a plus de dix ans, mais je suis en gros manque de teen-shows surnaturels vraiment efficace ! Bref, ce serait une sorte de Buffy, mais revue à la sauce 2022, avec un peu plus de sang et d’horreur, peut-être. Il y aurait 22 épisodes par saison, et ce serait une série un peu confidentielle à la The Magicians, mais avec en vrai beaucoup de qualité, inévitablement. Et on en aurait facilement pour trois ou quatre saisons et un spin-off.

Science-fiction –Time Trippers

Synopsis : Dans un futur proche, une percée technologique révolutionnaire propose aux plus riches de se payer un voyage dans le temps, vers le futur. Le retour n’est évidemment pas possible. La série suivrait le parcours de plusieurs personnages confrontés au doute : rester dans un présent où la vie n’est pas belle ou tenter l’avenir sans savoir ce qui les y attend exactement.

Le pilot suivrait la vie de quatre personnages sans vraiment nous préciser les liens entre eux ou les choix déjà faits. Ainsi, on découvrirait en fin d’épisode que l’un des quatre personnages a déjà fait un premier voyage vers le futur, tandis qu’un autre a bel et bien réussi à faire le trajet inverse. Mais dans quel but ?

Une bonne série où les théories iraient dans tous les sens et où l’on se prendrait la tête sur les changements de timelines et les paradoxes ? C’est ce qu’il me faut pour l’été.

Horreur – Locked Up

Synopsis : La série suit le quotidien de prisonniers hantés par les crimes de leur passé autant que par les fantômes d’anciens prisonniers – et eux, les murs de la prison ne les retiennent pas.

Une petite série qui serait sanglante, sexuelle, un vrai carton et vouée à rester à l’écran pour une saison ou deux, pas beaucoup plus, car le concept s’essoufflerait bien vite. Chaque épisode de la mini-saison se concentrerait sur la manière dont le personnage principal, vaguement médium sans avoir jamais exploité son don, est hanté par son passé autant que par les autres criminels, vivants ou morts. Et si possible, toujours avec une bonne grosse part de doute, avec du suspense, avec des meurtres dans sa famille à l’extérieur de la prison alors que lui ne peut en sortir, tout ça tout ça.

Et voilà pour mon point de Bingo Séries, yay !

How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?

Salut les sériephiles,

Vous le savez probablement si vous avez suivi le blog, j’étais hyper impatient de découvrir le reboot/revival d’How I met your father quand il a été annoncé. C’est un projet qui avait été évoqué dès la fin de la série principale, mais le spin-off avait besoin d’être peaufiné – et surtout il fallait laisser passer un peu de temps pour ne pas être trop rapidement comparé à la série-mère.

Voir aussi : Le très bon casting d’How I met your father

Attention, spoilers saison 1

Le temps a passé, clairement, et le casting annoncé pour ce reboot était vraiment chouette, jusque dans ses guest-stars (Paget Brewster, Leighton Meester)… mais finalement, je n’ai pas accroché plus que ça à cause de plusieurs défauts. Pour autant, la série est renouvelée pour une vingtaine d’épisodes à venir en saison 2. Cela promet d’être long si elle ne se reprend pas sur quelques défauts, par contre ! Voici selon moi ce qu’il faut travailler d’urgence pour que la série se reprenne encore en saison 2.

Voir aussi : Les critiques des épisodes de la saison 1

  1. L’humour

Le premier truc à retravailler d’urgence est l’humour de la série, parce qu’il semble tout droit sorti des années 2000, au point que c’est parfois super cringe. Les héros essaient de nous faire croire qu’ils sont en 2022 et que tout est moderne, qu’ils maîtrisent les applications de rencontre ou qu’ils utilisent vraiment les réseaux sociaux… mais la série peine à trouver vraiment son rythme. Les blagues sont forcées, souvent à côté de la plaque, rapidement prévisibles et jamais vraiment drôles. Les acteurs ne semblent pas convaincus eux-mêmes par moment et très franchement, ça en devient gênant.

  1. Prendre son indépendance

C’est peut-être plutôt un problème de mon côté que du leur ? Il est difficile de ne pas comparer le spin-off à la série-mère puisqu’il a le même nom et un générique similaire, mais déformé de manière peu agréable à écouter. Les lieux sont sensiblement différents, mais les références à la série-mère sont constantes. Cela pourrait être une bonne chose, et ça l’a été quand Sophie a croisé Robin, mais dans l’ensemble, ça semble toujours être des tentatives vaines pour faire un appel du coude en mode beauf « eh, eh, t’as vu, je connais la série d’origine » ; « eh, eh, regarde, je suis drôle » ; « eh, eh, tu reconnais le McLaren’s ? ». Que la série prenne davantage son indépendance ! Elle le fait déjà en évitant de tomber dans l’écueil de la multiplicité des rencontres et conquêtes pour Sophie – puisqu’elle doit avoir croisé son futur mari dès le premier épisode – mais bon, il y a moyen de faire encore mieux.

  1. Clarifier son intrigue

Cette fois, c’est définitivement moi, mais je n’ai pas du tout compris l’affaire du divorce du Captain qui explique pourquoi Ian revient en fin de saison. Effectivement, il était parti sur un bateau donc ceci explique cela, mais l’attente est montée en épingle sur deux épisodes pour vraiment peu de choses. Au-delà de ça, la narration de la série-mère était une véritable prouesse d’écriture mêlant agréablement les chronologies ou les intrigues… Cette première saison en est très loin. On a du mal à croire que le gamin ne reconnaisse pas son père dans la description que fait Sophie, en plus, puisqu’elle lui dit en fin d’épisode 1 « j’ai rencontré ton père ce soir-là »… Genre, il n’a jamais entendu la moindre version raccourcie de la rencontre de ses parents ? Il ne sait pas si son père avait l’habitude de partir sur des bateaux à l’autre bout du monde ou non ? Bref, le niveau de narration n’est jamais tout à fait égalé, mais on s’en est approché sur l’avant-dernier épisode de la saison. Cela me laisse donc de l’espoir pour la suite : il faut peut-être que les scénaristes apprennent à mieux connaître les personnages pour y arriver.

  1. Proposer de vrais délires

S’ils arrivent à clarifier le propos et à être drôles pour de vrai, les scénaristes pourront réussir peut-être à proposer enfin de vrais délires. Le problème pour l’instant est qu’ils n’arrivent pas à instaurer de running-gags vraiment efficaces. On sent bien qu’ils essaient parfois, mais quand ça ne fonctionne déjà pas à l’échelle d’un épisode, c’est compliqué de le faire à l’échelle d’une saison. How I met your mother avait fait un sacré bond en qualité lors de la saison 2, notamment sur ce sujet-là. Espérons que ça puisse se vérifier avec ce spin-off.

  1. Virer Kim Catrall

Désolé. J’aime beaucoup l’actrice, mais vraiment, l’ensemble de ses scènes étaient gênantes dans cette saison 1. Déjà, elle ne ressemble pas spécialement à Hilary Duff et rien n’est fait pour qu’on nous donne l’impression de suivre le même personnage. Ensuite, elle est un espèce de cliché de la bourgeoise alcoolique. Enfin, cet appel sur écran géant à son fils là… Mais quelle idée ? Elle n’arrive pas à être drôle, elle ne croit pas du tout en ce qu’elle raconte et elle est plus perturbante qu’autre chose dans le récit. Je comprends l’idée de ne pas nous montrer l’enfant – parce que sa couleur de peau indiquerait trop de choses dans une série plus diversifiée que la série-mère – mais une voix off suffirait LARGEMENT. Ne la virez pas, arrêtez de nous la montrer.

Voilà, ce sont cinq petites propositions de rien du tout, mais ça améliorerait grandement la qualité de la série si tout ça était pris en compte. J’ai décidé d’y croire, et pour une raison très simple : quand How I met your mother était diffusée sur network, je suis quasi certain que les producteurs regardaient ce que les audiences pensaient de l’épisode. Cela explique le retour de certains éléments, notamment Robin chanteuse, plus tard dans la série… et ces retours sont essentiels pour comprendre ce qui va ou non.

Par exemple, ces deux-là sauvent beaucoup de choses pour l’instant !

Les critiques ont été hyper rudes sur la saison 1. Si les producteurs et scénaristes sont malins, ils vont donc revoir leur copie pour tenter d’améliorer un peu les choses. Pour moi, How I met your father peut donc tout à fait réussir sa saison 2… Par contre, le travail à accomplir est immense. Espérons qu’ils en aient conscience !

Cinq séries à regarder cet été

Salut les sériephiles,

J’ai plein d’articles en retard à publier, mais je passe celui-ci en priorité parce que bon, tout le monde respecte le TFSA en ce moment.

C’est un grand jour aujourd’hui : le TFSA est de retour ! La semaine dernière, on en célébrait les dix ans en relançant sans prévenir sa créatrice de toujours, Tequi, de notre initiative. Celle-ci a tellement aimé retrouver la liste des habitués, qui s’est même agrandie pour l’occasion, qu’elle a trouvé que c’était une bonne idée de rempiler une nouvelle fois. Cette fois, ses TFSA seront sur Twitter.

J’avoue que j’ai hésité à faire pareil, mais j’aime vraiment trop les faire sur le blog pour m’en passer. C’est donc reparti pour une nouvelle fournée de TFSA chaque vendredi – mais cette fois-ci, il s’agira d’article « 500 mots sur », parce que je n’ai pas le temps de faire le doublon comme avant, en vrai. Oui, bon, les vacances arrivent heureusement. En attendant, on peut les planifier sur les nouvelles séries d’été qui arrivent et donnent envie de les regarder. Je ne sais pas si je vais les regarder, parce que j’ai déjà beaucoup à rattraper, mais bon, voilà ce que ça donne. Notons que j’ai décidé de mettre de côté Loot (déjà diffusée, en plus !) et Uncoupled car j’ai déjà parlé d’elles la semaine dernière. Il faut bien faire du tri comme on peut !

5. Maggie (6/07)

Son présent est une cata ambulante, mais Maggie peut voir le futur des autres grâce à ses dons. Jusqu’au jour où elle se découvre mariée et avec des enfants en lisant le futur d’un homme qu’elle ne connaît pas.

La série commence la semaine prochaine et je ne suis vraiment pas convaincu de la regarder, mais ça a l’air d’être une série sans cesse à la lisière de la comédie, et ça passe bien pour l’été. Quand il était convenu que la série serait diffusé en cours d’année (au moins dans ma tête), je ne pensais vraiment pas la voir… mais là, pour l’été, pourquoi pas ? Et puis, il y a des acteurs que j’aime beaucoup dans la bande-annonce, à commencer par l’héroïne que j’avais apprécié dans Red Band Society et le personnage masculin principal, vu dans L’expérience Belko, et jusque dans les tous petits rôles (Colleen de Life in pieces serait enfin de retour à l’écran).

  1. Resident Evil (14/07)

Jade emménage à l’âge de 14 ans à New Raccoon City avec sa sœur, Billie. Ensemble, elles découvrent que leur père cache un secret capable de détruire le monde. Dix ans plus tard, le T-virus a infecté plus de six milliards d’humains et animaux.

C’est malheureusement une série Netflix qui sort tout prochainement, alors je sais que je vais avoir la flemme de la regarder quand tous les épisodes seront sortis d’un coup… mais il y a un mais : il s’agit de la franchise Resident Evil dont j’ai tout oublié depuis mon premier visionnage des films, hormis le fait que j’avais kiffé l’ambiance post-apocalyptique. Je trouve que c’est très bien pour l’été, et, en plus, j’ai bien envie de ça en ce moment. Je sais que c’est le genre d’ambiance que j’aime et qui colle bien avec l’été. Pourquoi pas, donc ?

  1. Tales of the Walking Dead (14/08)

Six épisodes, six histoires différentes, dans l’univers de The Walking Dead.

Un mois tout pile après la diffusion de la précédente, il y a cette autre série post-apocalyptique qui peut peut-être valoir le détour. Je sais déjà que ça va être inégal, mais en même temps, quand ils faisaient des épisodes comme ça autour de plusieurs histoires dans l’une ou l’autre des séries de la frachise, ça me plaisait en général. Par contre, j’ai déjà deux saisons et demi de la franchise à rattraper en juillet/août, donc à voir si je fais une overdose… ou non.

  1. She-Hulk : Attorney at Law (17/08)

Jennifer Walters est une trentenaire célibataire, avocate et… aussi verte qu’Hulk.

Encore une série Marvel ? Evidemment que je vais la regarder. Ajoutez à ça que Tatiana Maslany a été castée en tant qu’actrice principale (alléluia, elle est de retour) et qu’elle aura comme meilleure amie Ginger Gonzaga, et évidemment que je suis hyper impatient de la découvrir. En plus, Jameela Jamil est aussi au casting. Vraiment, la série a tout pour elle. En fait, je suis même plus impatient que je ne le pensais alors que l’ensemble des séries Marvel a tendance à me blaser de plus en plus ces derniers temps, le format de six épisodes n’étant pas le meilleur à mes yeux pour me plaire tout à fait. Il n’empêche que la série promet d’être sympathique pour se divertir sur la fin d’été (et la rentrée).

  1. Moon Haven (07/07)

La série se déroule dans cent ans. Bella Sway, une jeune pilote, s’y retrouve accusée d’un crime à Moon haven, une communauté utopique fondée sur la lune pour trouver des solutions à la fin de la civilisation sur Terre.

La série commencera la semaine prochaine avec un double épisode, et je suis déjà curieux de ce qu’elle pourra donner. Le synopsis attirait mon attention, Dominic Monhagan aussi. De là à en faire la première série de ma liste ? Franchement, si je suis honnête, je sais déjà que je ne vais pas aimer plus que ça la série, mais j’ai très envie de la regarder car la bande-annonce a réussi à me hyper. C’est bien simple, elle semble être la relève parfaite pour The 100 : c’est de la science-fiction avec une adolescente comme héroïne découvrant un nouveau monde ; c’est futuriste avec pile cent petites années dans le futur ; il y a une petite notion d’enquête au milieu d’un univers inconnu dans lequel survivre… Ce sont des éléments que j’aime habituellement.


Voilà pour mon été ! Je n’oublie pas non plus de citer I am Groot qui devrait être diffusé sur Disney + à partir du 10 août. J’aime le personnage de Groot, je suis curieux par contre de voir ce que peut donner tout un animé centré sur ce personnage qui a le petit défaut de ne s’exprimer qu’avec les trois mêmes mots. Ce n’est pas idéal pour écrire une série avec des répliques dynamiques et intéressantes.

Ms Marvel – S01E04

Épisode 4 – Seeing Red – 15/20
Le rythme est toujours effréné pour la série qui ne parvient décidément pas à décider ce qu’elle veut être. Exit la série ados, voilà un épisode mi-documentaire, mi-film d’action qui n’a plus grand-chose à voir avec le début de la série. C’est loin d’être mauvais et c’est plutôt sympathique à regarder, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on commence un épisode – et même d’une scène à l’autre d’ailleurs. Un patchwork, donc, encore et toujours, avec des scènes qui s’enchaînent sans qu’on ne sache toujours pourquoi et des moments qui ne parviennent pas à être dramatiques comme ils devraient l’être car ils sont trop précipités.

Spoilers

Kamala et sa mère arrivent au Pakistan, et tant pis pour les autres intrigues en cours ?

How are you so casual about this ?

Je crois qu’il faut que je me fasse une raison : j’avais moins envie de voir cet épisode que le précédent. Je ne suis pas aussi  à fond que ce que je le souhaitais, mais bon, l’essentiel est quand même d’avoir envie de revenir pour regarder la suite de l’histoire, je pense. Par contre, vraiment, faut qu’ils arrêtent de me péter le générique de Marvel Studios, je veux mon petit chill de début d’épisode, moi !

Le début d’épisode surprend en nous emmenant directement dans un avion où se trouve Kamala et sa famille. Elle n’est pas à côté de sa mère, mais à côté d’un type qui doit bien vite regretter de lui adresser la parole. Il comprend vite qu’il est en pleine dispute familiale à être entre elles : Kamala est punie par sa mère après avoir ruiné le mariage de son frère, mais elle est tout de même emmenée au Pakistan par sa mère parce que c’est la grand-mère qui le demande.

C’est une bonne chose pour Kamala car ça permet de lever temporairement sa punition. Cette fois, la série l’explique mieux que pour la fugue du premier épisode, tout de même. Et alors qu’on nous dit que la grand-mère est super fatiguée et vieille, Sana fait finalement partie du comité d’accueil. Kamala y rencontre deux cousins et retrouve donc sa grand-mère, qui en bonne grand-mère est heureuse de retrouver sa petite-fille mais critique vite la peau de sa fille. Sympa.

La série nous propose alors un petit tour en voiture pour découvrir la culture pakistanaise bien rapidement, avant qu’on ne  comprenne que le petit tour est probablement bien long. En effet, la grand-mère, la mère et la fille arrivent en pleine journée dans la maison familiale. Rapidement, Kamala se trompe de chambre et découvre l’atelier de dessin et peinture de Sana. C’est une sacrée artiste.

Au milieu des œuvres d’art, Sana conserve quelques photos de son passé et recréé comme elle peut ses souvenirs. C’est bien gentil tout ça, mais Kamala veut juste des réponses. Pourquoi ne pas les avoir eues au téléphone ? Mystère. En tout cas, on les a désormais : Sana sait très bien le pouvoir du bracelet et s’en est servie elle-même pour rejoindre le dernier train lors de la Partition des Indes. Elle a envoyé le bracelet à Kamala parce qu’elle sait qu’elle est un djinn et parce que ce bracelet lui a sauvé la vie.

Le problème, c’est que maintenant, il y a eu cette vision d’un train qui est le même que lors de la Partition. Cela pose plus de questions que ça n’apporte de réponses, mais ça ne semble pas gêner la grand-mère. Kamala l’est un peu plus, mais elle réussit tout de même à dormir et à visiter un peu le pays de ses origines. Cela apporte quelques scènes marrantes où elle rencontre sa tante, mange bien trop épicé, découvre que le jean n’était pas le meilleur habit à porter et part en virée avec ses cousins.

Comme dans chaque épisode, on a donc quelques petites scènes pour nous faire un apport culturel sympathique. Après tout, je suis celui qui se plaignait il y a quelques mois de ne plus avoir de séries prenant la peine de m’apprendre vraiment des choses et de me faire réfléchir, non ? Le problème, c’est que tout ça nous provoque un décalage où l’on n’arrive pas vraiment à savoir le genre de la série qu’on est en train de regarder.

Cela ne semble plus être une série pour ado quand Kamala est soudain perdue dans un pays qu’elle ne connaît pas et se fait avoir comme la touriste qu’elle est. Elle finit par réussir à trouver la gare qu’elle voulait voir malgré tout pour enquêter sur son passé et sur sa vision. Bizarrement, elle y est retrouvée par un type qui n’hésite pas à l’attaquer.

Celui-ci a certes le visage caché, mais il ne tarde pas à révéler qu’il l’a suivie depuis un moment parce qu’il a senti la Noor en elle. J’aime bien le concept, j’aime à nouveau la scène d’action qui en découle, mais le combat entre eux semble plus être une manière de se montrer l’un l’autre tout ce qu’ils savent faire. Et puis, comme tout le monde dans l’épisode, j’ai du mal avec le look de Kamala aussi. Elle porte ainsi son masque tout du long, alors que clairement le type sait qui elle est.

Au moins dans les grandes lignes, en tout cas. Il sait qu’elle est un djinn, mais il est surpris de voir qu’elle ne fait pas partie des clandestins. Il s’agit là d’un mot-clé qui décide Kamala à lui faire aveuglément confiance pour échapper aux gardes de la gare. Soit. J’ai du mal avec Kamala qui suit toujours le monde et révèle son identité secrète à tout le monde, quand même – sauf à sa meilleure amie qui ne répond plus à ses textos depuis qu’elle sait qui elle est, c’est évident.

En tout cas, le nouveau de la série emmène Kamala à travers un marché de la ville jusque dans un restaurant qui paraît miteux mais révèle finalement une cachette plus grande que le bâtiment lui-même. Kamala découvre ainsi les Red Daggers, qui ont pour mission de protéger les citoyens des Djinns. Soit. Ceci lui est expliqué par Waleed, qui connaît l’histoire familiale de Kamala et particulièrement celle d’Aisha.

Il n’hésite pas à lui raconter tout ce qu’il sait, y compris à lui montrer que les deux mondes coexistent : celui des Djinns est une des dimensions cachées avec laquelle nous communiquons. Le plus jeune (le fils de Waleed ?) explique également à Kamala que ses pouvoirs viennent de l’énergie de l’autre monde. Le problème, c’est que la Noor qui vient du bracelet pourrait aussi, à terme, détruire notre monde à force de coexister.

Il est ainsi important que Kamala protège le bracelet quoiqu’il arrive – et elle découvre au passage que l’inscription sur le bracelet lui dit que ce qu’elle cherche la cherche aussi. Bien ? Est-ce la vérité alors ? Mystère. Ce que l’on sait en tout cas, c’est que Kamala ne rejoint pas ses cousins ensuite mais retourne auprès de sa grand-mère.

Elle ne lui raconte pas tout ce qu’elle a découvert, bien au contraire. En même temps, je ne sais pas bien comment elle le raconterait : elle a trouvé des gardiens anti-djinn qui la laissent vivre et sont limite associés à elle alors qu’elle en est une ? C’est bizarre tout de même.

La conversation avec Sana n’apporte pas grand-chose, alors Kamala décide finalement de sortir pour une soirée au coin du feu avec Kimo, le type qu’elle vient juste de se rencontrer et avec qui elle se battait à la gare quelques heures plus tôt. Ecoutez, je ne sais pas ce qu’il se passe avec cette série, mais vraiment le rythme ne va pas. Faites nous 22 épisodes, franchement. Là, Kamala se retrouve à passer une excellente soirée – mais ça sort de nulle part (ou presque).

En parallèle, la mère est sûre que Kamala est avec les cousins, alors elle ne s’inquiète pas pour sa fille. Elle préfère faire le ménage chez sa mère en l’engueulant de ne pas tenir assez bien sa maison, avant de lui faire un massage. Le vrai plan de la mère de Kamala est surtout de proposer à sa mère de venir vivre avec elle aux États-Unis… mais celle-ci n’en a pas envie, parce qu’elle est trop en désaccord avec sa fille sur plein de choses, à commencer par les histoires et théories qu’elle raconte depuis toujours.

On comprend entre les lignes qu’il s’agit d’histoires sur les djinns, mais ce n’est pas explicité, parce que rien ne l’est jamais tout à fait. Kamala rentre ensuite pour passer un bon moment avec sa mère, continuant de découvrir la nourriture pakistanaise. C’est un peu cliché qu’elle découvre tant de choses alors qu’elle a toute une famille pakistanaise tout de même. Non ?

Le lendemain, elle retourne voir Waleed et Kimo pour s’entraîner et mieux découvrir ses pouvoirs. Déjà plus tôt, dans la bataille, elle a découvert qu’elle pouvait éviter les coups de couteau grâce à ses pouvoirs. Et alors que l’entraînement se passe bien et qu’elle obtient un peu plus de quoi faire son costume, tout part en vrille de manière improbable. En effet, pendant ce temps, aux Etats-Unis, et ça paraît complètement déconnecté du reste a priori, les Clandestins parviennent à s’enfuir de la prison où ils étaient. Najma décide toutefois de laisser son fils derrière elle, parce qu’il est un traître. OK ? On n’a pas eu le temps de tous les connaître assez pour que la trahison soit horrible à voir, en vrai.

L’important est toutefois que les Clandestins se rendent hyper rapidement au Pakistan sans même être arrêtés par les autorités alors qu’ils doivent théoriquement être recherchés. Ne posons pas trop de questions : retenons qu’ils interrompent une chouette scène entre Kamala, Kimo et Waleed. Et ils ont toujours aussi envie de tuer tout le monde, apparemment ?

Franchement, ils auraient mieux fait de continuer à manipuler gentiment Kamala avant d’en arriver là. Et le petit-copain de Kamala aurait pu la prévenir peut-être ? Bon, d’accord, c’est pas son copain. Mais vous avez l’idée. Je raconte tout ça et j’en oublie la critique de la scène d’action qui suit, avec une course poursuite dans une ville pakistanaise. C’est plutôt une bonne scène où Kamala peut utiliser ses pouvoirs pour semer quelques Clandestins à ses trousses.

On s’amuse bien dans l’ensemble, mais la scène nous fait perdre Waleed de vue, et ce n’est pas une bonne chose. Entre temps, Kamala a le temps d’utiliser ses pouvoirs pour provoquer un accident de camion ou pour en voler un. Oui, oui, finalement, elle apprend à conduire à peu près comme il faut. Elle sauve in extremis Kimo des clandestins, mais est sauvée elle-même par Waleed. Comme il fait le choix de la sauver, et de sauver Kimo, Waleed tourne brièvement le dos à Najma.

L’essentiel était de sauver le bracelet après tout. C’est con pour Waleed qui meurt assez vite (du moins on le suppose) sous les yeux de Kimo et Kamala. Ils n’ont pas le temps de s’en remettre qu’il faut à nouveau fuir : ils se retrouvent dans un cul-de-sac et le combat contre les clandestins reprend.

Tout ça est vraiment bien mené par la série et ce genre de scènes d’action font qu’on oublie presque que la série a tant de mal à nous expliquer ce qu’il se passe. Le rythme est bon dans ce genre de scène et alors que Kimo tue l’un des clandestins, Najma tente de reprendre le bracelet comme elle peut.

Ce faisant, elle donne un coup de couteau dedans que Kamala n’a pas le temps d’éviter. Elle passe alors un travers un portail qui la ramène… en pleine partition des Indes. Je ne peux pas dire que ce soit inattendu, mais ce n’est vraiment pas la série que j’imaginais pour Miss Marvel. En tout cas, elle est maintenant bien dans la merde à se retrouver au milieu d’un épisode historique lors duquel elle n’était pas censée être née… À moins qu’elle ne soit là pour être les étoiles qui sauveront sa grand-mère.