Mrs Davis (S01)

Synopsis : Une religieuse s’engage dans une lutte impitoyable contre Mme Davis, une intelligence artificielle très populaire. Ma foi, ça ne s’invente pas.

Pour commencer, laissez-moi vous écrire que la vie est pleine de surprises. Non, la surprise ne sera pas tellement le contenu de cette introduction : j’ai une tonne de retard dans toutes mes séries et je choisis d’en commencer une nouvelle, ça, vous avez l’habitude ; ça doit faire deux ans que je l’écris en introduction de chaque article de saison 1 que je commence.

Cela dit, la surprise vient du fait que cette série tombe tout de même à pic pour deux raisons : en ce moment, il y a un Bingo Séries avec pour thème « Intelligence artificielle » et, ma foi, j’ai proposé sensiblement le même thème pour un épisode de podcast que l’on s’apprêtait à enregistrer au moment où j’ai écrit ces lignes – depuis, il a été tourné, c’est par ici que ça s’écoute. Promis, tout ça s’est fait sans que je ne connaisse la date de diffusion de la série et, à vrai dire, sans même que je ne songe à son existence.

Ceci étant dit, la série a tout pour me plaire a priori, à part ses quatre épisodes déjà diffusés trois jours après la date de lancement. Je déteste ce genre de diffusion, je me tue à le répéter, surtout quand il n’y a que huit épisodes dans la saison… Pourquoi faire ça ? Bon, si on met ça de côté, elle a la science-fiction pour elle, et j’adore les IA, elle a le côté religieux, alors que je manque d’Evil en ce moment, et elle a l’humour, apparemment. Ajoutons-y Damon Lindelof en co-créateur, et on s’approche vraiment d’une série que je ne peux pas manquer.

Ce n’est pas terminé : il y a aussi Betty Gilpin en actrice principale, et je l’adorais dans Glow donc je suis heureux de la retrouver. Il faut tout de même une ombre au tableau, l’autre co-créatrice de la série, Tara Hernandez, est surtout connue pour The Big Bang Theory et Young Sheldon, deux séries que je ne regarde pas mais dont je n’accroche pas tellement à l’humour. Espérons que la balance soit bonne tout de même.

Je me lance autrement dans la série sans rien en savoir de plus… mais c’est déjà beaucoup tout ça, non ?

Mrs Davis – S01E04 – Beautiful Things That Come With Madness – 17/20

Un brin moins what the fuckesque que l’épisode précédent, mais suffisamment quand même pour que je l’écrive plusieurs fois au cours de la critique, cet épisode quatre a réussi à me faire rire à plusieurs reprises tout en dévoilant toujours plus l’intrigue prévue pour cette saison. C’est hyper efficace, les gags s’enchaînent et le mystère…

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9-1-1 – S06E15

Épisode 15 – Death and Taxes – 16/20
Les sujets abordés dans cet épisode ne sont pas forcément évidents à traiter pour un scénariste… mais franchement, l’épisode s’en tire bien. On nous évite certains écueils redondants concernant le deuil et la mort, l’angle d’attaque est plutôt celui de la comédie pour les taxes, et l’ensemble finit par fonctionner bien comme divertissement. Simple et efficace, c’est un épisode que j’ai bien aimé.

Spoilers

Dans la vie, deux choses sont inévitables, et c’est sur celles-ci que se concentre cet épisode.


Is that why you ask so many innocent questions ?

Ah, super, cet épisode commence par nous montrer un homme qui est débordé parce que ses clients ont attendu le dernier moment pour faire leur déclaration d’impôts. C’est un joli moyen de me rappeler que je dois faire la mienne moi aussi, j’imagine. L’homme est en tout cas en train d’essayer de travailler lui aussi, mais ce n’est pas évident avec sa femme qui l’engueule de ne pas être capable de prendre le temps de venir voir ses parents.

En fait, l’homme est tellement préoccupé par sa conversation téléphonique qu’il ne capte même pas qu’il y a quelqu’un d’autre qui entre par effraction dans son bureau pour y foutre le feu. La scène était plus marrante qu’autre chose, même si je ne sais pas trop pourquoi ça m’a amusé de le voir rater à chaque fois la présence de cet intrus qui venait foutre le feu. Le pauvre intrus se fait finalement surprendre et sursaute, se foutant le feu par accident.

Pas d’inquiétude cependant, l’employé des impôts vient en aide à cet intrus et appelle la caserne 126 à temps. L’homme survit donc, et il va clairement le regretter. Il est gravement brûlé, a perdu une jambe dans l’opération si j’ai bien compris et va se retrouver en prison, probablement. Cela fait beaucoup… Cependant, ça n’empêche pas la victime de l’épisode de se remettre bien vite au travail, parce qu’il n’y a que deux choses inévitables dans nos vies (d’après Chimney et Buck) : la mort et les impôts. Ben super. Au moins, le titre de l’épisode est déjà donné comme ça.

La deuxième intervention de l’épisode ne se fait pas attendre non plus : on suit ainsi Athena mener une arrestation dans un quartier résidentiel tout tranquille. Elle vient aider à l’arrestation d’un homme qui a détourné les fonds de son association venant en aide aux SDF. Elle le retrouve aux toilettes, mais ne s’en inquiète pas plus que ça.

Elle aurait mieux fait de se demander ce qu’il y trafiquait. Pour moi, il a bouffé des preuves pour être sûr de s’en sortir avec une peine de prison moins lourde que prévue. On ne le saura pas immédiatement toutefois, parce qu’une fois dans la voiture avec Athena, l’homme perd connaissance. C’est pour ce genre de situation qu’il y a toujours deux flics dans les voitures de police, non ?

Athena est seule 100% du temps cela dit et ils n’ont jamais pris la peine de développer davantage le personnage. Ainsi, c’est elle qui se retrouve à devoir faire un massage cardiaque à l’homme pendant que Maddie lui envoie les pompiers. De manière surprenante, il ne s’agit pas de la caserne 126 pour une fois… Cela laisse Athena drôlement seule sur place et pour la suite. Elle cherche désespérément à comprendre ce qu’il s’est passé, culpabilisant de la mort de l’homme.

Bien sûr, l’enquête est en sa faveur : elle n’a absolument rien fait de mal et l’homme respirait encore quand il a été confié aux pompiers… Il n’empêche que cela la travaille. Elle en parle ainsi à Bobby, puis se rend à la morgue de l’hôpital pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé. On nous révèle qu’elle est pote avec la légiste, pourquoi pas, qui prend son repas au milieu des cadavres, ça tombe bien.

Athena obtient l’autorisation de regarder de manière officieuse le cadavre, au cas où ça puisse l’apaiser. A partir de là, c’est sans surprise que le corps n’est pas le bon. La manière officieuse devient forcément officielle, et l’enquête reprend pour retrouver l’homme qui n’est pas si mort que ça. Il me semble bien que l’acteur avait une tête un peu trop connue pour qu’on ne le revoit pas dans l’épisode.

J’aurais aimé qu’on nous sorte qu’il avait eu l’aide des pompiers inconnus pour que son bracelet d’épisode soit échangé avec celui d’un autre patient de l’hôpital, mais non, c’est finalement la flic qui a mal pu le surveiller, parce qu’un accident de bus a surchargé les urgences. Ils auraient pu nous faire une intrigue avec un accident de bus pour les pompiers, tant qu’ils y étaient.

Ce n’est pas le cas. À la place, ils nous proposent une enquête où l’homme a juste questionné Athena pour savoir quand retourner dans sa maison chercher l’argent. Grâce à ça, Athena sait précisément quand le retrouver et l’arrêter. Malheureusement, l’homme s’effondre à nouveau une fois au commissariat. Cette fois, il y restera, malgré les efforts d’Athena, puis de Ravi et Hen pour le ranimer. Grosso modo, la suspicion est qu’il meurt des suites de son overdose intentionnellement provoquée pour paraître mort deux jours plus tôt. Bon. Cela laisse un goût de trop peu, cette intrigue.

Nous reprenons ensuite le développement d’Eddie et Christopher dans cet épisode. Comme il est question de la mort, on nous sert une scène au cimetière pour qu’ils puissent voir la mère de Christopher. Je trouve ça bien que la série prenne le temps de faire ce genre de scènes : trop souvent, les personnages de séries meurent et sont totalement oubliés par la suite. Parfois, ils sont mentionnés… Mais aller les voir au cimetière ? Même Charmed ne l’a presque jamais fait (il y a bien l’épisode des furies, mais c’est un peu maigre) alors que bon, tout de même, ça aurait été justifié.

Autrement, j’ai bien ri de retrouver Chimney avec un tas de glaces dans cet épisode, parce qu’il y avait eu une promo dessus. Je ne l’imaginais pas forcément être du genre à dévaliser un supermarché pour cause de promo, mais c’était amusant de voir ça dans une série, pour une fois. Disons que ça ressemble à la vie pendant l’inflation galopante qu’on se mange en ce moment.

Chimney et Maddie ne sont pas rattrapés par la mort (heureusement), mais par la partie « taxes » de l’épisode : Maddie est angoissée de recevoir un courrier de l’IRS, parce qu’il n’y a aucune raison positive à recevoir un courrier de leur part. Chimney minimise autant qu’il peut pour la rassurer, jusqu’à ce qu’il trouve à son tour un courrier à son nom. Maddie et Chimney se mettent à stresser comme pas possible, ne comprenant pas ce qu’ils ont pu rater pour attirer l’attention du centre des finances.

J’ai trouvé que ça fonctionnait bien de les voir en couple comme ça et, à nouveau, je trouve qu’on ne voit pas assez les personnages se prendre la tête sur les impôts dans les séries. Je vais retenir ce surnom pour Chimney en tout cas : Papa Jail. Bon, de toute manière, ils ne peuvent pas faire grand-chose de plus que stresser. Chimney évoque donc ce qui lui arrive à la caserne et reçoit l’avis de tout le monde. Je suis content de voir que Ravi est toujours là, en tout cas. Je me demande pourquoi ils avaient dégagé l’acteur, franchement. Quant aux conseils que reçoit Chimney, ce n’est pas dingue : on lui dit qu’on ne peut pas échapper aux impôts et que tout le monde déteste ça de toute manière. Certes.

Finalement, la vraie raison est que tous les deux se sont déclarés à la tête de leur foyer et de la charge de leur fille. C’était plutôt amusant à voir, en vrai. J’ai beaucoup aimé voir Chimney stresser et se demander ce que tous les gens dans la salle d’attente faisaient là. Ce serait bien mon genre d’attendre comme ça, moi.

La conclusion de l’épisode sur cette intrigue est vraiment marrante, en tout cas : Chimney fait appel à l’homme du début d’épisode pour qu’il jette un œil à leur compte, parce qu’on leur dit de les refaire pour éviter la prison. Sa solution pour éviter les problèmes et faire des économies ? Chimney et Maddie devraient vraiment se marier. C’était surtout hilarant dans la manière d’être mis en scène.

Ce n’était toutefois pas exactement la conclusion : je pensais vraiment qu’on traiterait les conséquences dans un prochain épisode, mais non. On voit Maddie commencer à se poser plein de questions et en parler à Josh, se demandant s’ils doivent vraiment se marier. De son côté, Chimney semble vraiment le considérer : on le voit ainsi consulter le prix des bagues de fiançailles…

La troisième intervention de l’épisode est impressionnante et vraiment inattendue : on y suit un enterrement qui est interrompu par… une voiture qui détruit le mur de la chapelle en pleine cérémonie, on ne voit pas ça tous les jours. C’est une idée digne de la série, et bien sûr, ça fait plein de victimes. Le conducteur de la voiture, déjà, est un vieil homme qui ne comprend pas comment il est arrivé là. La femme qui parlait, ensuite, s’est tordue la cheville pour éviter la voiture. Et enfin, la femme dont c’était l’enterrement.

Ben oui, elle n’était pas morte : c’est un enterrement d’entraînement, en gros. C’est organisé par une doula de fin de vie, dont le job est d’aider les gens à accepter la mort. Ce genre d’enterrement avec la personne encore en vie est donc un moyen d’accepter au mieux ce qui arrivera inévitablement. Pour l’instant, ce qui est inévitable, c’est que Buck tombe totalement sous le charme de la doula. Et c’est réciproque, parce qu’un beau pompier qui s’est fait frapper par la foudre qui s’intéresse à toi comme ça, apparemment, ça ne peut qu’être attirant, n’est-ce pas ?

Tout ça m’a fait rire, mais pas autant que la manière d’embarquer la femme qui était au centre de l’attention pour cet enterrement… ou que le rencard entre Buck et la Doula. Ouais, on y a droit évidemment, mais finalement, ce qui semble attirer le plus la Doula, c’est l’expérience de mort de Buck. Il lui raconte tout son coma.

C’est vrai que ça fait un bon sujet de conversation avec cette Natalia. Buck finit par raconter son rencard à Eddie, en assurant qu’elle est différente des autres. Bon, ça règle la question de revoir Lucy (ou Taylor d’ailleurs ?) prochainement, j’imagine. Il raconte tout ça à Eddie alors qu’ils sont sur la tombe de la femme au faux enterrement, qui a fini par mourir à l’hôpital. Au moins, elle a eu l’occasion de revoir sa famille et ses amis avant.

La conversation entre Eddie et Buck est toutefois vraiment intéressante : on y découvre que Buck est revenu différent de son accident. Avoir frôlé la mort lui a donné envie de profiter bien plus de la vie. C’est une drôle de chose à évoquer devant la tombe de quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment, mais admettons.

Cela permet aussi à Eddie, en fin d’épisode, de changer de discours. Pendant l’épisode, il a assuré à sa mère qu’ils avaient le temps pour trouver un créneau afin de se voir… mais après tout cet épisode, il décide de profiter de l’instant présent et appelle sa mère pour être sûr de pouvoir la voir rapidement. Pfiou. Ca m’a rassuré : avec le placement de la scène en toute fin d’épisode, j’ai vraiment pensé qu’elle allait mourir, la pauvre. Tout les avertissements habituels des séries pour ça étaient là.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E14

Épisode 14 – Performance Anxiety – 16/20
L’épisode part dans absolument tous les sens, mais j’ai aimé qu’il propose grâce à ça du développement pour quasiment tous les personnages de la série. Chacun a son petit moment de gloire dans l’épisode, ce qui n’est pas toujours le cas, et la structure de l’épisode est vraiment sympathique. Alors bien sûr, il y a eu des intrigues qui ne m’intéressaient pas, mais c’est inévitable avec autant de personnages et d’interventions.

Spoilers

Crise d’angoisse et stress de ne pas être à la hauteur sont au rendez-vous.

 


You killed a baby. Again.

Le temps passe si vite que j’ai une semaine de retard, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à mes habitudes avec cette série. J’ai l’habitude de les voir par trois les épisodes, et là, je n’en ai que deux. L’assurance de passer une bonne journée, non ?

Pas forcément quand l’épisode commence par se concentrer sur Eddie. Bon, j’exagère, ça va un peu mieux cette année avec lui… Mais il reste le personnage que j’aime le moins dans la série. Pour cet épisode, Eddie est appelé par sa tante pour s’occuper d’un problème de plomberie. Du moins, en théorie. En pratique, elle lui organise un rencard en sa présence et en présence de la tante de sa nouvelle prétendante.

Ah, l’angoisse quand la famille s’en mêle. En vrai, tout part d’une bonne intention, évidemment, mais en 2023, c’est dingue de se dire que des tas de famille continuent de faire ça. J’ai l’impression que ça fait trente ans que je vois des séries proposer l’intrigue avec des personnages qui détestent cette méthode mais finissent par accepter d’aller en rencard parce que leur famille l’impose. Cet épisode fait de même avec Eddie.

Il a beau s’en plaindre à ses collègues à la caserne, il décide d’accepter de s’y rendre. Inévitablement. Et le rencard se passe à merveille, comme toujours : il stresse de devoir être à la hauteur de ce que les tantes attendent… Mais en fait, son rencard aussi n’est pas ravie de l’idée de sa tante, qui est habituée d’essayer de la caser avec la ville entière. Elle propose donc à Eddie de se mettre d’accord sur les mensonges qu’ils raconteront pour expliquer qu’ils ne se revoient pas malgré un rencard qui les met en valeur l’un et l’autre auprès des tantes.

Le truc, c’est que comme toujours dans ces cas-là, Eddie se rend compte que la femme lui plaît, en fait. C’était trop prévisible pour être amusant – ou alors, c’est parce que je déteste Eddie que l’intrigue m’a blasé. Il est possible qu’avec un autre personnage, ça serait mieux passé… mais j’en doute. En plus, le voir se morfondre de ne pas avoir eu de chance pour se présenter sous son meilleur jour à elle car elle s’est cassée immédiatement, ça l’énerve.

Ce n’est qu’en toute fin d’épisode qu’on y revient vraiment cependant. Eddie raconte les mensonges prévus à sa tante qui est étonnamment compréhensive et lui rappelle qu’on n’est jamais prêt à tomber amoureux de toute manière. Au passage, il découvre que sa tante a été mariée pendant deux ans avant son mari actuel. Bref, ça fait prendre conscience à Eddie qu’il n’a pas envie que la vie se déroule sans lui. Allons bon, il avance.

La première intervention de l’épisode n’était pas dingue, je trouve, parce qu’on y passe bien peu de temps. Il y a aussi que l’accident est largement mérité pour la victime : elle engueule son employée, ancienne collègue, de perdre trop de temps avec les sécurités des machines. Bien sûr, elle finit elle-même dans un accident avec la machine en question… Et encore, un accident… on dirait bien qu’elle fait exprès de foutre son bras dans la machine au moment où elle fonctionne. Sérieusement, quoi, elle SAIT que la machine est en marche, dans quel monde serait-elle assez rapide pour récupérer ce qu’elle a fait tomber dedans ?

Bref, elle est rapidement sauvée et nous n’en reparlons plus pour le reste de l’épisode. La seconde intervention était plus intéressante, je trouve, parce qu’il s’agissait d’une intervention uniquement au téléphone. J’adore Maddie et ça me fait plaisir de tomber sur ce genre de scènes où tout se déroule au téléphone et où on nous montre à quel point décrocher le téléphone dans un centre d’appels peut être incroyablement stressant. Bon, bien sûr, la vérité, c’est que 95% des appels doivent plutôt se terminer en « voici le numéro d’un médecin » pour traiter une grippe ou une gastro, certainement pas en appel aux enjeux aussi importants que ce à quoi fait face Maddie un épisode sur trois.

Il n’empêche que la question de vie ou de mort du jour n’en était pas une, justement : Maddie doit simplement rassurer un adolescent qui fait une crise d’angoisse avant une audition. Bon, la série s’est transformée en Glee sans crier gare quand l’ado s’est mis à chanter avec Maddie, mais au-delà de ça, l’idée était sympathique. Ce n’était pas sans rappeler Grace dans 9-1-1 Lone Star qui a aussi dû chanter pendant un appel, mais wow, Jennifer Love Hewitt a une très jolie voix.

La chanson est sympathique en plus et elle lui reste en tête pour la fin d’épisode où elle chante aussi avec Chimney pour leur fille. Mignon tout plein.

J’ai eu énormément de mal à regarder la troisième intervention. Le bodybuilding est un truc qui me dégoûte plus qu’il ne me fascine, et je ne saurais pas expliquer pourquoi. En plus, je m’attendais au pire avec l’accident à venir et la série a bien pris tout son temps à nous mettre en scène ce qui allait nécessiter l’intervention des pompiers.

Finalement, c’est à peu près ce que j’en attendais : un muscle finit par éclater et révéler que le père de l’homme qui gagne la compétition de bodybuilding était en fait un tricheur… alors que jusque-là, il était vu comme une légende. Le fils est dépité de voir que son père trichait, la foule aussi et ça complique un peu l’intervention. Heureusement, super-Athéna est là pour calmer tout le monde en les menaçant de les arrêter au micro. Jamais vu une foule se taire aussi vite… vraiment la série me vend toujours du rêve quand il est question de nous montrer l’autorité naturelle d’Athena. Si ça pouvait être si simple !

Bref, tout est bien qui finit bien dans cette intrigue, si ce n’est que le fils ne retrouve jamais ses habits, le pauvre. Le fils refuse finalement le trophée, parce que de toute manière, il le voulait pour son père et désormais, bof. Mouais. Il l’a gagné quand même et s’était foutu une pression de dingue, alors il aurait dû le garder.

Au cours de l’épisode, Bobby organise aussi des entretiens individuels en tant que capitaine. Je pensais que ça aurait plus d’importance que ça n’en a finalement dans l’épisode. Eddie passe le sien à se morfondre sur son premier rencard expéditif, alors apparemment le boulot n’a pas tant d’importance que ça dans cette caserne.

Ils sont tous beaucoup trop potes pour respecter encore une quelconque hiérarchie, j’imagine. C’est bizarre, je la trouve plus respectée et efficace dans Station 19, sans comprendre pourquoi. Inutile de dire que dans 9-1-1 Lone Star, la différence d’âge suffit à créer un bon rapport de hiérarchie… mais dans cette série, ce n’est pas ça.

Chimney y va tout confiant, mais ça ne se passe pas aussi bien que ce qu’il souhaitait. Comme son leadership n’est pas exceptionnel, Bobby décide de renvoyer son pompier à l’académie pour le remotiver. C’est du grand n’importe quoi quand on connaît leur amitié… mais c’est probablement ce que n’importe quel chef ferait.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’académie, Chimney retrouve Ravi. Le bleu des saisons précédentes dont j’avais oublié l’existence est de retour dans la série, c’est une bonne chose. Bon, le but de Bobby en renvoyant Chimney à l’académie est assez clair, contrairement à ce que dit Chimney à Ravi : il souhaite voir Chimney prendre de l’assurance en leadership.

Cela tombe bien, il y a plein de recrues qui attendent son aide, et notamment Novak, un jeune futur pompier très prometteur. Il est le seul à réussir le premier exercice proposé par Chimney, qui consiste à sauver un bébé des flammes. Cependant, Chimney repère aussi que Novak a possiblement le vertige. Il décide donc de le tester ainsi, et l’exercice se déroule mal. Novak se fige en plein milieu du mur d’escalade, la recrue qui est à ses côtés essaie de jouer les héros et finit par s’éclater au sol (j’ai mal pour son épaule) et Chimney est obligé de l’aider à descendre.

Les rêves de Novak vole en éclats… mais ce n’est pas si grave : Chimney le repère capable de gérer très bien la pression et de supporter qu’on lui crie dans l’oreille. Il lui donne donc le contact de Maddie pour en faire une nouvelle recrue du centre d’appels. Je réitère ce que j’avais déjà dit en début de saison : j’aime bien l’idée de suivre un nouveau personnage au centre d’appels, c’est vraiment la partie que je préfère dans la série. Plus il y en a, plus on a de chances d’avoir des scènes, alors ça me va ! On verra si Novak deviendra un personnage récurrent… mais j’en doute.

En effet, Chimney essaie de comprendre aussi pourquoi Ravi reste instructeur à l’académie quand il pourrait être pompier ailleurs, et c’est clairement le but de l’épisode. À mes yeux, instructeur, c’est un bon job, non ? Apparemment, c’est mal vu dans la série.

On découvre donc que Ravi s’y planque pour ne pas avoir à faire face à des interventions difficiles. Il a dû sauver les personnes d’une voiture suite à un accident : un père et ses deux enfants. Malheureusement, il n’a pu sauver que le père et un des enfants, quand le deuxième enfant est mort. Ce qui le hante, ce n’est pas le petit qui est mort, mais… le père qui voulait tuer ses enfants et qu’il a sauvé.

Effectivement, c’est violent… Mais de là à gâcher toute sa carrière ? Nope. Chimney nous ramène Ravi à la caserne. J’espère qu’on le verra plus souvent, à nouveau. Ceci dit, j’espère encore le retour de Lucy qui a disparu du jour au lendemain, hein. Je ne sais pas, une cheville cassée, ça ne justifie pas de disparaître si longtemps. En plus, j’aimais vraiment beaucoup le personnage, peut-être aussi parce que j’adore l’actrice.

Il faut encore que je revienne aux entretiens à la caserne. Celui de Buck se passe plutôt bien, même s’il est forcé de convaincre son capitaine d’arrêter d’être trop sympathique avec lui et de le laisser s’en tirer de tout suite à son accident. Il le regrette vite quand ça se retourne contre lui, avec Bobby lui demandant de lui renvoyer l’ascenseur et de lui faire son évaluation.

Oui, c’est l’obsession de Bobby, allez comprendre pourquoi. L’épisode garde toutefois Hen en dernier entretien, et tout s’y passe bien. Hen finit par en parler avec Athena, n’appréciant pas de voir que Bobby a tout fait pour la mettre en confiance et parler d’honnêteté, juste pour qu’elle soit obligée de lui faire des commentaires. Elle noie toutefois le poisson face à Bobby, puis finit par se confier à Athena sur un tout autre sujet : le père de son fils qui lui fait peur maintenant qu’il est de retour dans sa vie. Je ne m’attendais pas à ce que cette intrigue soit traitée dans l’épisode, franchement, et ça a plutôt bien marché.

C’était logique de toute manière : on est sur tout un épisode qui nous montre le stress de devoir faire face à une performance. La sienne est d’accueillir le père de son gamin chez elle, et la conclusion fonctionnait plutôt bien, de même que la conclusion de l’épisode était chouette. On y voit Chimney tenter de donner son avis à son capitaine, mais être interrompu par l’alarme de la caserne.

Son avis ? Il aimerait que Bobby arrête de tout transformer en devinettes et en jeu… mais Bobby trouve ça trop fun pour arrêter, apparemment.

> Saison 6

 

Grey’s Anatomy – S19E16

Épisode 16 – Gunpowder and Leads – 17/20
Quelques retrouvailles émouvantes, des dynamiques encourageantes pour certains, des intrigues qui fonctionnent, mais l’atmosphère finit par devenir pesante… Bon, c’est entièrement volontaire au moins. J’ai presque hâte d’être à la fin de saison – et à la saison prochaine – pour voir ce que ça donnera par la suite maintenant, car on commence à avoir fait le tour de ce qu’il y avait à dire cette saison. Non ?

Spoilers

Addison revient une fois de plus et elle sauve ses amies, l’hôpital et l’épisode.


Kill ‘em with kindness, Miranda. I just wish that I could kill them with the truth.

Je poursuis ma soirée à Seattle, parce que… ben parce que, en fait, c’est toujours ce que je fais après un épisode de Station 19, non ? En plus, bizarrement, c’est un crossover. Oui, là où la semaine dernière on avait ce qu’il faut pour faire un crossover intéressant avec Jack, les scénaristes choisissent de nous ramener une fois de plus Ben dans cet épisode. Après l’incendie dans lequel il a du laisser malgré lui un homme mourir (alors qu’il avait promis de le soigner), le voilà qui débarque à l’hôpital pour veiller au chevet de celui qu’il a pu sauver.

C’est encore un matin compliqué pour les internes. Ils sont clairement en retard et épuisés, comme toujours, mais ça ne les empêche pas de faire semblant d’être en pleine forme (pour Mika) ou de s’occuper du mariage de Simone (pour Lucas qui a les pires cravates du monde). De son côté, Kwan propose à Jules de venir checker avec lui un bar qui vient d’ouvrir à côté de chez lui. Elle le rembarre toutefois, parce que ça ressemble trop à un rencard selon elle et qu’elle n’a pas envie de passer du temps avec lui. Prends toi ça dans les dents, Kwan, elle n’aime pas les relations amoureuses, tu devrais le savoir, tout de même.

J’ai de la peine pour lui, un peu, mais bon, j’adore le personnage de Jules pour ça. Elle n’aime pas l’amour et c’est bien de voir ce genre de personnage de temps en temps. Espérons qu’elle reste longtemps dans ce mood, pour coller à la réalité de ce genre de caractère. La pauvre n’est toutefois pas servie dans l’épisode, avec un patient qui est fou amoureux. En effet, Levi s’occupe de Matt un patient qui a pris un coup de sabre. Il fait du LARP – du jeu de rôle donc – et j’aurais aimé voir le combat pour marquer un point de Bingo qui commence à me paraître compliqué vu les séries que j’ai en stock.

Bref, j’ai perdu de vue mon objectif de paragraphe en cours de route : le patient s’est battu pour déclarer son amour à sa princesse, ce qui énerve bien Jules, mais qui fait rire Lucas. J’aime bien ce duo d’internes, on a peu eu l’occasion de les voir interagir, mais ils sont radicalement opposés. Et quand il s’agit de s’occuper d’un patient comme ça, ça fonctionne toujours très bien d’avoir des points de vue opposés. La série peut se permettre plein d’humour autour de ce joueur de LARP qui veut quitter l’hôpital au plus vite pour aller confesser son amour à une princesse dont il ne connaît même pas le vrai prénom.

Le patient est un peu attachant, on ne va pas se mentir, et ça rend frustrant ce qu’il se passe ensuite : il fait un arrêt cardiaque en présence de Lucas et Jules, parce qu’il n’arrive plus à respirer. Putain, pour un combat à la fausse épée, c’est con quand même. Comme il ne parvient plus à respirer, Lucas finit par être obligé d’intervenir sur lui-même sur la gorge du patient.

On a l’habitude de ce genre d’intrigues, mais cette fois, c’est vite évacué, avec juste Levi engueulant Lucas et Jules d’avoir fait la bonne chose. Le patient est finalement sauvé, la princesse Astrid débarque à l’hôpital dans l’espoir d’avoir de ses nouvelles et la romance plane à nouveau dans l’hôpital. Tellement, en fait, que Lucas comprend qu’il ne pourra pas être le témoin de Simone à son mariage. Il demande à Jules de prendre sa place, ce qu’elle finit par accepter, en lui laissant toutes les pires tâches médicales possibles.

Cela dit, ça ne lui soignera probablement pas le cœur en fin d’hôpital quand elle verra Kwan se barrer avec une infirmière plutôt qu’avec elle. On sent bien qu’il y aura à creuser ce personnage par la suite : elle avoue notamment à Lucas, au cours de l’épisode, qu’elle a fini dans ce programme au rabais parce qu’elle avait foiré un examen par amour d’un type qui avait finalement choisi sa meilleure amie plutôt qu’elle.

Ailleurs dans l’hôpital, Mika se retrouve à bosser avec Richard. C’est l’occasion de nouvelles scènes réussies pour Mika, qui enchaîne ses deux boulots. On la voit essayer de regagner de l’énergie comme elle peut pendant tout l’épisode, tout en continuant d’être un vrai larbin : Richard et Owen l’envoient chercher Amelia chez elle, alors qu’elle était en train de déprimer. Oui, oui, on l’envoie harceler sa supérieure sur son jour de congé… C’est un magnifique hôpital.

Pourquoi Amelia est-elle si nécessaire ? Parce que le patient a une balle coincée dans le corps et qu’elle est la seule à pouvoir la retirer d’après Owen. Faut pas se rendre indispensable comme ça, apparemment.

Contre toute attente, Addison est de nouveau retour dans la série. Je pensais qu’après son dernier épisode, elle était partie pour un bon moment, mais quel plaisir de la retrouver une fois de plus. J’aimerais bien qu’on nous refasse une série sur elle, vraiment. En attendant, il faut se contenter de multiples scènes avec Bailey, histoire de voir leur amitié continuer de se développer.

Ainsi, Bailey était censée avoir un nouveau numéro, mais elle continue d’être harcelée sur son téléphone. C’est bien de pouvoir en parler à Addison, parce qu’elle a eu l’occasion de vivre cet enfer elle aussi. J’aime aussi que la série prenne le temps de nous montrer que malgré leur amitié, une distance s’était installée entre elles à un moment, au point de voir Addison découvrir la crise cardiaque de Bailey seulement aujourd’hui.

Oui, l’absence d’Addison lui a fait manquer plein de choses, mais même en étant de retour tous les deux épisodes, elle rate encore plein d’éléments. Ainsi, elle croise par hasard Amelia pour mieux découvrir que son amie – ex belle sœur, sœur, comme vous voulez – est au plus bas dans sa vie, une fois de plus. En fait, elle est loin d’être au plus bas quand on y réfléchit, mais elle ne va pas bien, à force d’être abandonnée par tout le monde. C’est sûr que toute sa vie vient de s’effondrer en un mois.

Cela nous ramène une Amelia que j’aime bien parce qu’elle me fait rire, mais que je déteste car ça signifie qu’elle va super mal : elle est horrible avec tout le monde. Bon, pas Addison, évidemment, mais elle est odieuse avec Owen (yay !) et Winston. Ce dernier ne mérite pas tellement de se prendre en pleine face la haine d’Amelia – je comprends pourquoi il est une cible facile pour elle, étant donné que c’était le mari de Maggie, mais bon, Maggie a pris sa décision seule.

J’ai bien aimé voir Winston venir confronter Maggie pour savoir ce qu’il en était, mais une fois de plus, Amelia fait ce qu’elle sait faire de mieux quand elle se sent abandonner : elle pousse ceux qui restent à l’abandonner à son tour, ou en tout cas à la détester. Elle n’hésite donc pas à être bien sadique et méchante avec Winston, lui reprochant de ne pas avoir su garder Maggie et de rester à vie dans son ombre. Elle passe totalement à côté de ce qu’il s’est passé, et venant de n’importe quel autre personnage, ça m’énerverait au point de la haïr…

Mais c’est Amelia, je ne peux pas la détester quand elle ne fait que réagir face aux blessures infligées. Après, quand elle s’en prend à Mika qui fait tomber un instrument du bloc et la dégage à la fois du bloc et de son service pour une petite erreur ? J’avoue, j’ai eu du mal. Malgré tout, j’ai surtout peur pour elle. Amelia mérite tellement d’aller mieux pourtant. Et on mérite tellement de passer plus de temps avec elle plutôt que de devoir supporter les plaintes de la femme du patient auprès de Simone. Pardon. Je deviens sans cœur quand on s’attaque à mes persos préférés, et cet épisode ne semble faire que ça.

Finalement, Amelia sort du bloc à temps pour que Simone, qui venait de revenir au bloc, puisse être valorisée bien comme il faut par Winston : il lui permet de faire son premier acte de chirurgienne, et de réparer l’erreur qui suit. Au passage, il lui refait donc sa journée et tout va bien pour elle. C’était chouette de voir Winston comme ça, et s’opposer aussi aux méthodes de Maggie. Cette dernière avait sa méthode qui ne lui convenait pas ; j’aime le personnage de Winston, et je l’aime encore plus quand il s’affirme comme ça. Une vraie réussite.

Le patient peut donc finalement être sauvé de la balle qu’il avait reçu plusieurs années auparavant et qui l’a fait se comporter de manière agressive en début d’épisode, avec des pertes de mémoire en plus. Tout est bien qui finit bien pour lui, mais pas pour Mika, qui se fait défoncer par Amelia quand elle vient tenter de s’excuser. Comme Addison passe par là au moment où ça arrive, elle décide de prendre les devants et d’interrompre Amelia, pour lui foutre une petite baffe imagée.

Bordel. J’aime Addison, j’aime Amelia, j’aime la relation entre ces deux-là qui avait rendue bien moins pénible les dernières saisons de Private Practice quand la série n’avait plus grand-chose à raconter. Les revoir ensemble dans ce genre de confrontations, c’est vraiment excellent. Je suis heureux de l’évolution de ces deux personnages, heureux d’avoir Addison capable de reconnaître les signes d’une Amelia qui va mal.

Bordel, bis, ça devrait être la réaction d’Owen, en fait. Il se moque limite d’Amelia en mode « elle n’est jamais juste quand elle est en colère » alors que l’état dans lequel elle est est très précisément l’état qui la ramène toujours à la drogue. C’est son ex-mari, il devrait le savoir, non ? C’est frustrant. Owen était un peu trop concentré sur lui-même cependant, et sur l’état du pays de plus en plus catastrophique avec beaucoup trop de tueries par balles, pour voir ce qu’il en était d’Amelia. Addison, elle, gère absolument tout : le pays qui part en vrille, Miranda qui prend cher dans l’épisode (j’y viens après) et Amelia qui dérape. Tout en prenant le temps de dire à Richard qu’elle passera le voir ensuite, en plus !

Bref, Amelia se prend un sermon de la part d’Addison, mais le sermon qui passe bien, à base d’une répétition de « je t’aime », de vraie inquiétude et de vraie bienveillance. J’espère que ça suffira et que c’est ce qu’elle avait besoin d’entendre : personne ne l’abandonne, chacun fait comme il peut. La preuve ? En fin d’épisode, Richard raccroche le téléphone quand Maggie l’appelle (non, vraiment, elle ne m’a pas manqué, pas plus que Meredith d’ailleurs) pour se vanter de sa nouvelle vie parfaite, afin d’aller aider Amelia lui aussi.

En plus de toutes ces intrigues, nous suivons également Kwan aux urgences. Il reçoit ainsi un patient qui demande à être ausculté par Bailey, parce qu’elle est soi-disant une experte concernant ses symptômes, il l’a vu sur internet. Bordel. J’ai vu assez de séries pour savoir que le type est là pour s’en prendre à elle, hein.

Kwan, non, apparemment. C’est pourtant le cas : le patient ment évidemment sur son état de santé, ce que les examens révèlent, juste pour venir menacer une fois de plus Bailey, mais sur son lieu de travail cette fois. Il explique tout savoir de sa vie, menaçant finalement à demi-mot Pru. Celle-ci n’a absolument rien demandé dans l’histoire, Bailey n’est même pas sa mère biologique. En quoi s’en prendre à une enfant de quatre ans est-il normal pour un type qui soi-disant veut protéger les vies humaines en sauvant des fœtus, hein ?

Je sais, ça ne sert à rien de rationnaliser avec la haine, mais c’est tout de même dingue ce genre de psychopathes. Il finit par agresser Bailey, forçant Kwan à intervenir et l’immobiliser au sol. Une fois de plus, j’ai adoré la réaction de Teddy ensuite, s’assurant que Bailey soit en sécurité, expliquant à Kwan qu’elle ne savait rien de son altercation avec le patient qui est simplement tombé ou s’assurant que Ben ne fasse pas n’importe quoi en s’attaquant au type. C’est la Teddy que j’ai toujours aimée qui est de retour. Franchement, qu’ils se contentent d’intrigues comme ça pour elle.

En tout cas, si l’attaque confère un certain succès pour Kwan auprès des infirmières, on se rend rapidement compte que Bailey est perturbée par ce qu’il vient de se passer. Elle a heureusement Addison pour l’aider à évacuer toute sa frustration et sa colère, dans une scène excellente comme chaque fois qu’on retrouve Addison dernièrement. Oui, bon, c’est aussi parce que Bailey ne fait qu’exprimer à voix haute ce que j’ai écrit plus haut et pensé immédiatement lors de l’attaque, c’est sûr.

Addison finit par avoir une idée pour peut-être aider Bailey. Je ne sais pas si c’est vraiment possible et si ça peut vraiment bien se terminer ce genre d’idée, mais Teddy approuve sa solution : une liste des numéros harcelant Bailey est imprimée et distribuée à tout l’hôpital (et à la caserne 19, bien sûr) pour que chaque médecin prenne le temps de les rappeler, de les harceler et de… discuter avec eux. Le but n’est pas de harceler pour engueuler, mais de se partager les numéros pour parler avec ces dingues qui essaient de contacter Bailey depuis des jours.

C’est une manière de les rassurer, mais aussi d’humaniser Bailey pour éviter que la situation ne dérape plus longtemps. La scène était sympathique, le crossover court mais efficace, et ça permet à Bailey de se sentir un peu mieux en fin d’épisode, c’est déjà ça. Et d’ailleurs, ça lui permet aussi de se rendre compte qu’Addison est revenue à Seattle juste pour s’occuper d’elle et voir comment elle allait.

De bons sentiments comme ça, ça fait toujours plaisir, non ? Moi, ça me fait plaisir en tout cas, de même que le clin d’œil totalement inutile de fin d’épisode qui nous apprend que Cristina paie du matériel médical à Addison. Elle est chouette cette série quand elle le veut. J’aimerais juste qu’elle arrête de nous séparer d’Addison, parce que cette saison, Addison ne fait que montrer à quel point elle est essentielle pour que l’hôpital tienne encore debout. Que Teddy lui paie un salaire !

D’ailleurs, puisque j’en parle, j’ai adoré voir Helm s’inquiéter pour Mika quand elle la voit débarquer au bar en étant épuisée. Elle s’inquiète tellement qu’elle est prête à débarquer dans le bureau de Teddy pour engueuler la cheffe de chirurgie de ne pas s’occuper mieux que ça de ses internes. La laisser s’en aller quand ils auraient dû la retenir, c’est une chose, mais utiliser les internes au point de les laisser dans cet état quand ils n’ont même pas de quoi manger, c’est un grand non pour Helm. Oh bordel, j’aime Helm, et je suis content d’avoir eu une double dose cette semaine.

Je suis content que son personnage reste présente dans la franchise et j’espère qu’on la verra toujours dans pas mal d’épisodes pour la suite. En attendant, elle me confirme que Teddy est exactement le personnage dont nous avions besoin pour reprendre l’hôpital en main. J’étais contre et ça me paraissait la pire idée du monde parce qu’elle était insupportable depuis deux saisons, mais elle a toujours eu le caractère parfait pour prendre les bonnes décisions. J’espère qu’elle fera de Winston le nouveau chef de la cardio et que les scénaristes oublieront pour longtemps son couple avec Owen qui est ce qui a pourri le personnage jusqu’à la moelle.

Enfin, une dernière intrigue de l’épisode est encore et toujours celle concernant Jo et Luna. Je me rends compte qu’elle finit souvent en dernier dans mes critiques, et ça me prouve une chose : Jo est de plus en plus détachée du reste de l’hôpital. Elle a très peu l’occasion de bosser avec les internes, puisqu’elle a repris sa carrière en pédiatrie, alors c’est logique… mais c’est aussi frustrant.

Bref, dans cet épisode, elle commence par être de nouveau énervée envers Lincoln qui lui a pourtant préparé une surprise : il a appris l’alphabet de la langue des signes avec Scout. C’est mignon tout plein, mais ça ne correspond pas vraiment à la demande de Jo, qui était qu’on lui laisse du temps pour digérer l’information. Il n’est pas fin psychologue, même s’il est charmant comme tout avec elle.

Forcément, le voir être aussi au taquet fait peur à Jo qui n’est même pas encore sûre du diagnostic médical concernant sa fille. Son job de mère tel qu’elle l’imaginait change radicalement et ça l’angoisse profondément, parce qu’elle a peur de ne pas être à la hauteur. J’étais content qu’elle puisse s’en confier à Levi.

Après tout, Lincoln n’est plus exactement son meilleur ami s’ils sont amoureux l’un de l’autre, alors c’est bien qu’elle puisse avoir Levi pour elle. Il est excellent pour lui remonter le moral en plus. Bon, en fin d’épisode, elle reçoit tout de même le verdict par téléphone : Luna a « juste » une perte d’audition, pas de cancer ou pas le moindre problème mettant sa vie en danger.

Elle se précipite auprès de Link pour lui en parler et c’était chouette comme tout de les voir partager ce moment. Elle est amoureuse de lui, c’est sûr, et c’est réciproque et ce n’est plus qu’une question de temps. Et la série en a plein à nous offrir avec une saison de plus !