9-1-1 Lone Star – S04E11

Épisode 11 – Double Trouble – 14/20
Je suis partagé, parce que ce n’est pas exactement l’épisode que j’avais envie de voir. Je trouve que les développements proposés par l’épisode pourraient être bons, mais ils ont été rushés pour être casés sur un seul épisode quand il y avait des intrigues pouvant tenir sur plus longtemps. Au-delà de ça, il y a un détour méta qui n’est pas fascinant à regarder, pas forcément utile, mais eh, si tout le monde a pu profiter d’un bon délire, tant mieux.

Spoilers

Wyatt a de grandes nouvelles à annoncer à Judd sur sa vie ; Mateo a un cousin dont nous n’avons jamais entendu parler.

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So… the cancer just saved my life?

C’est le retour du fils de Judd ! Je me demandais quand il reviendrait dans la série, et c’est désormais chose faite. Wyatt revient avec une certaine Leigh Ann (un prénom bien pratique qui n’a pas du tout nécessité que j’aille voir l’orthographe sur IMDB), une étudiante qui souhaite devenir professeur. S’ils sont mignons en couple, la conversation tourne assez mal quand Wyatt déclare qu’il souhaite arrêter l’école.

Judd n’a pas eu le temps d’être un père pour son fils pendant toute son enfance, mais ça ne l’empêche pas d’être le pire cliché possible du texan désormais qu’il l’est. Comment Grace peut-elle le supporter ? Il s’énerve donc avant d’écouter concrètement son fils, qui lui révèle qu’il n’a pas besoin de diplôme pour ce qu’il souhaite devenir… Il souhaite devenir un pompier.

En soi, pourquoi pas… Sauf que le problème, c’est qu’il a raté les dates pour les recrutements et qu’il a besoin de Judd pour faire passer le mot au chef qu’il serait un candidat parfait quand même. Il n’a plus le temps d’attendre. Ben oui, Wyatt révèle que Judd est sur le point de devenir grand-père, et que c’est pour ça qu’il a tant besoin d’argent. Allez, bim.

Judd ne le prend pas si bien que ça. Le lendemain, il décide donc de s’épuiser à l’entraînement à la caserne. Tommy tombe sur lui et lui ordonne de se calmer, voyant bien qu’il rumine quelque chose de bien grave. Elle le pousse ainsi à se confier et devine d’elle-même qu’il souhaite devenir pompier, parce qu’après tout, Wyatt ne fait qu’idéaliser et vouloir ressembler à son père.

Son père, en revanche, ne veut pas d’un fils qui lui ressemble et soit aussi bête que lui alors qu’il pourrait faire bien mieux de sa vie. Tommy est plutôt chouette avec Judd, lui faisant prendre conscience que de toute manière, si son problème est d’avoir un fils qui lui ressemble, alors il n’a pas vraiment de problème. C’était joliment formulé.

Malgré tout, Judd refuse d’appeler le chef des pompiers d’Austin pour rendre service à Wyatt. Ce dernier vient le voir à la caserne pour le relancer et apprend la nouvelle que son père ne veut pas l’aider. Le pire n’est pas tellement que Judd ne l’aide pas, le pire, c’est qu’il ne le fait pas parce qu’il pense que son fils est trop doux pour ce job. Allez, bim. C’est une manière de se venger, j’imagine.

Il n’empêche que Judd est frustré par la situation : son fils se barre sans vraiment lui dire au revoir (on le comprend) et même si Judd a bien raison, c’est énervant d’en rester là entre eux. C’est donc sans surprise qu’il fait une insomnie ensuite et que Grace se retrouve à devoir écouter son mari lui raconter tout ça au beau milieu de la nuit. C’est le moment de découvrir que Judd s’en veut d’avoir dit à son fils qu’il le trouve doux – il a vu son visage blessé, et ça le blesse de l’avoir blessé.

Grace est parfaite pour le réconforter et ça termine avec un peu d’humour, quand Judd souligne que Grace sera une grand-mère sexy. Effectivement. Après avoir parlé avec Grace, Judd décide en tout cas de rappeler Wyatt pour l’entraîner lui-même : il pense que c’est le seul moyen pour lui de possiblement réussir en tant que pompier un jour. L’entraînement qu’il lui concocte est plus urgent que prévu, en plus : Wyatt a contacté lui-même le chef des pompiers et commence à l’académie une semaine plus tard.

Pendant ce temps, à la caserne, les pompiers ne bossent plus… mais jouent encore à Catan. Cela semble frustrer Marjan. J’aime assez le fait que malgré son retour à la caserne, elle ne puisse pas bosser tout de suite sur le terrain. Marjan décide tout en cas de faire une liste des tâches à expédier à la caserne plutôt que de jouer. C’était une introduction sympathique pour l’épisode, alors que la vraie intrigue était ailleurs.

Elle commence lorsque Mateo reçoit un appel d’un certain Marvin, son portrait craché. Personne ne croit qu’il s’agit d’un vrai appel, mais il s’agit pourtant de son cousin, même si son cousin est exactement identique à lui. La différence réside dans la mèche rose de ses cheveux et dans sa tenue orange : Marvin est en effet en prison à Los Angeles après avoir volé une voiture. Encore. Mateo explique en effet ensuite à Owen que son cousin emprunte fréquemment des voitures luxueuses.

L’appel en début d’épisode ? Marvin souhaite que son cousin l’aide à payer sa caution – une fois de plus. Il a payé deux à cinq fois la caution par le passé, mais il est encore prêt à payer pour son cousin une fois de plus. Le truc, c’est qu’il n’a pas l’argent, car la caution a bien augmenté par rapport à avant. Forcément.

Mateo demande l’aide d’Owen pour payer, mais son chef lui refuse une telle avance étant donnée la situation. Il trouve que ce ne serait pas aider Marvin que de payer la caution, même si Mateo se sent redevable envers son cousin – sans vraiment expliquer pourquoi. Par chance pour Mateo, quand il essaie de vendre ses cartes Pokemon pour se faire de l’argent, c’est Nancy qui s’en mêle et apprend le montant excessif de la caution à payer.

Comme elle a beaucoup d’économies depuis son adolescence, elle décide de faire un sacré virement à Mateo. Leur couple est vraiment mignon, c’est une belle trouvaille de la série. Cela semblait sortir de nulle part à la base, mais ça fonctionne super bien. Je les adore comme ça et je trouve cool que Nancy n’hésite pas plus que ça pour venir en aide à son copain. Pourtant, il est question d’une sacrée somme d’argent – c’est à se demander comment elle a pu économiser autant si elle est prête à avancer de tels frais. Mateo promet de la rembourser, avec intérêt… mais ça reste une promesse à l’oral, quoi.

Deux heures après avoir reçu l’argent, Marvin décide cependant de voler une autre voiture. C’est déjà grave en soit, mais en plus, il se tue au volant. Mateo apprend la nouvelle bien rapidement, devant un Owen qui est désolé pour lui, mais ne peut pas changer grand-chose à la situation. Il peut tout de même lui prêter l’argent pour aller à l’enterrement, parce que Mateo est toujours sur la paille évidemment.

Il doit en plus un paquet d’argent à Nancy désormais. Il ne lui en veut pas, évidemment, mais il s’en veut d’avoir accepté l’argent et de devoir expliquer à sa famille que tout est sa faute. Il m’a fait beaucoup de peine, alors que Nancy, elle, a agi comme une petite-amie parfaite à vouloir le soutenir tout en lui laissant l’espace dont il avait besoin.

Malheureusement, la culpabilité de Mateo était un vrai poison et elle aurait mieux fait de rester avec lui comme elle le conseillait. De retour chez lui, Mateo décide de boire, et pas qu’un peu. Il finit par s’éclater la tête sur une table basse. Les scénaristes nous font alors le coup du rêve/coma dans lequel Mateo imagine une vie de sitcom avec son cousin.

J’ai soupiré fort. En vrai, la première scène était amusante et il y avait de bonnes blagues, mais c’était redondant car 9-1-1 nous a fait le coup du coma, il y a peu. Je suis le premier à adorer ce qui est méta et à trouver que l’humour des sitcoms est sympathique en général. Cette fois-ci, j’ai trouvé que c’était trop lourd dans l’exécution.

Il y avait quand même de bonnes idées et du budget, l’air de rien : le générique était marrant ; voir tous les acteurs dans de nouveaux rôles était sympathique également – grâce à des costumes clairement dans l’excès (je veux dire, la robe de Tommy ? Judd en laitier tout en blanc ? TK en flic ?! Marjan s’en tire bien).

Toute la scène était longuette, malgré l’humour bien pensé, mais menait finalement à la révélation de la dette que Mateo avait envers Marvin : lorsqu’ils étaient adolescents, c’est Mateo qui faisait des bêtises. Lorsque l’école du coin a brûlé, c’était ainsi de sa faute. Pour éviter que Mateo ne soit déporté, Marvin s’est dénoncé à sa place, se teignant au passage les cheveux en rose pour avoir les mains aussi rouges que la peinture utilisée pour dégrader l’école à la base.

La comédie termine ainsi en drama, avec un Mateo qui culpabilise fort d’avoir envoyé Marvin en prison et sur un très mauvais chemin. Le vrai Mateo se réveille alors, avec une bonne gueule de bois. Elle continue le lendemain quand Nancy le soigne. Sa culpabilité continue de le ronger en tout cas : il décide d’expliquer à Owen et Nancy qu’il est coupable d’un crime commis quand il était adolescent. Il est temps pour lui de révéler la vérité et clarifier le nom de Marvin.

C’est du grand n’importe quoi. Nancy le souligne évidemment, mais Owen accepte malgré tout d’emmener Mateo au commissariat. Le type va dénoncer son crime au moment où il n’y a plus rien pour l’accuser, quand même. La vérité prime toujours sur le reste, vous me direz. Ce n’est pas exactement ce qu’Owen semble penser, cependant : il l’emmène non pas au commissariat, mais à la caserne (jouant sur le mot « station » en anglais), pour lui faire prendre conscience de tout le bien qu’il fait en tant que pompier. C’est toutefois rushé car c’est la fin de l’épisode et c’est dommage : pour une fois qu’on a un épisode sur Mateo, il aurait fallu lui laisser plus de temps (et virer la partie sur Wyatt ?) pour être développé.

Autrement, l’unique intervention de l’épisode était marquante comme bien souvent, même si éclipsée par cet épisode de sitcom : on y suit une vieille dame désagréable avec les enfants de son voisinage. J’ai de plus en plus de mal avec ce genre de personnages : les enfants sont juste mal élevés en vrai, alors bon. Ils finissent par utiliser un arc et planter une flèche directement dans la gorge dans la voisine.

L’intrigue était sympathique : la femme survit parce que la flèche se loge dans une tumeur, tumeur qui en plus risque fort d’être prise à temps d’après Tommy. Au passage, Tommy souligne que les enfants lui ont sauvé la vie, alors la vieille dame décide d’être gentille avec eux désormais. Mouais. Tout est bien qui finit bien, hein. Moi, je trouve quand même que ma soirée était bizarre entre The Mandalorian qui se prend pour un procédural et cet épisode qui se prenait pour une sitcom.

The Mandalorian – S03E06

Épisode 6 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.

Spoilers

Bo-Katan, Din Djarin et Grogu partent à la recherche de la flotte de Bo-Katan, pour qu’elle accepte de servir à nouveau cette dernière.

Will it not belong to her?

J’ai bien aimé que le résumé de cet épisode retourne bien en arrière pour nous rappeler toute l’histoire de Bo-Katan, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé le coup du sabre noir – revenir sans lui explique pourquoi elle est restée seule au début de cette saison, et ce sera clairement une clé pour les convaincre de revenir à elle.

Je ne comprends toujours pas pourquoi la forgeronne l’autorise à ne pas garder son casque, en revanche, parce qu’elle pourrait très bien rallier les clans en continuant de suivre la voie comme une bonne Mandalorienne, en théorie (on dit comme ça pour les femmes ?). Toujours est-il qu’il est clair que cet épisode va se concentrer sur elle avec un résumé pareil, et je trouve que c’est une bonne chose.

Forcément, le début d’épisode qui nous en éloigne n’était ainsi pas tout à fait mon goût. On suit un vaisseau extraterrestre – des Quarrens – qui croise un vaisseau de l’Empire dans l’espace et tentent de justifier leur présence. Ils sont prêts à payer la protection de ce vaisseau si besoin pour pouvoir continuer de voyager en paix.

Le problème ? Ils n’ont pas affaire à un vaisseau de l’Empire, mais à des Mandaloriens qui sont loin d’être aussi sympathiques que Din Djarin. En fait, ils sont des chasseurs de tête – c’est la base de la série après tout – qui en ont après ce vaisseau où la commandante se prend pour Juliette de Roméo et Juliette. On nous vend donc un couple de Quarrens séparé de force par les mercenaires mandaloriens… Et c’est très bien comme ça ? Je ne sais pas, je sais qu’on est supposé être du côté du couple, mais ça me fait rire d’imaginer quelqu’un les payer pour séparer un couple de cette manière.

Pendant ce temps, Bo-Katan et Din Djarin partent en mission pour convertir à nouveau à la Voie tout un tas d’anciens mandaloriens. Bien sûr, ils ont aussi Grogu avec eux, hein, on veut notre capital de mignonnerie alors qu’ils arrivent sur Plazir-15. La planète a un bon système de protection qui permet d’autopiloter à distance les vaisseaux pour accueillir nos héros exactement où l’on veut qu’ils soient.

Nos héros ne sont toutefois pas ravis de voir des droïds de l’empire les accueillir. Ils n’ont toutefois pas trop le choix et montent ensuite dans une capsule où leur identité est scannée et où on leur fait remarquer qu’ils sont recherchés.

Ils ne peuvent toutefois plus s’enfuir de la capsule dans laquelle ils sont : nos deux mandaloriens sont ensuite emmenés jusqu’à… un festin ? On est loin de ce que j’imaginais : le dirigeant de Plazir-15 est un acteur connu pour être plus comique qu’autre chose, il me semble. Je sais que je le connais, je sais que c’est honteux de ne pas avoir son nom ailleurs que sur le bout de la langue, mais vous me pardonnerez.

En attendant, Bo-Katan et Din Djarin rencontrent le roi et la reine de Plazir-15. Ils sont à la fois royaux et élus par le peuple, alors même que le roi est un ancien de l’Empire qui a bien fait souffrir la planète. Par chance, il a su séduire la reine, qui est folle amoureuse de lui et adore Grogu. Le couple royal accepte en tout cas la présence de nos héros à leur festin pour une bonne raison : ils ont besoin d’eux.

Les lois de la planète interdisent de porter des armes dans la ville, mais cette loi ne peut s’appliquer aux habitants de Mandalore dont les armes font partie de la culture. Ah. Ils sont américains ? Bref. Bien rapidement, le couple révèle que leur planète a affaire à un problème majeur depuis quelque temps : le roi a reprogrammé les robots de l’Empire pour en faire des robots de paix aidant à la vie quotidienne. En théorie.

En pratique, il y a des dysfonctionnements de plus en plus fréquents qui les reconvertissent en armes de guerre et mènent à de nombreux incidents – même si les incidents en question m’ont plus fait rire qu’autre chose quand on les voit. Si Bo-Katan n’est pas sûre de vouloir aider, parce que sa mission est juste d’aller parler aux Mandaloriens qui habitent en bordure de la ville, elle finit par accepter : le couple royal promet en échange de reconnaître Mandalore et de demander qu’elle le soit par tous aussi.

Partant de là, Din Djarin et Bo-Katan passent le reste de l’épisode à la recherche d’un moyen de débarrasser la ville de droïds fonctionnant mal. Ils commencent par un homme qui est chargé de les gérer mais assure que les désactiver ne sert à rien ; avant d’aller directement aux mécaniciens chargés de créer et entretenir les robots. Ces derniers refusent de voir un problème, parce qu’ils sont des Ugnaughts considérant qu’un dysfonctionnement serait une insulte.

Par chance, Din Djarin sait comment leur parler et obtient l’information qu’il cherchait : la localisation des robots dysfonctionnant. Cela les mène jusqu’à un entrepôt où des robots de guerre sont désormais utilisés comme main d’œuvre pour charger des caisses dans des vaisseaux. C’est amusant à imaginer, mais ça pose tout de même un grand problème : certes, les robots sont reconfigurés, mais ils restent des robots de guerre.

Quand Din Djarin s’amusent donc à les provoquer en les faisant tomber, c’est sans surprise qu’un robot recommence à dysfonctionner et s’attaque finalement à lui, puis à Bo-Katan qui lui tire dessus. Mon problème avec cette intrigue, c’est que pour le moment, tout est provoqué par les enquêteurs plutôt que par les robots eux-mêmes. Est-ce vraiment un dysfonctionnement si c’est provoqué comme ça ?

Il faut croire que oui. Après une petite scène d’action amusante, nos enquêteurs découvrent sur le robot qu’ils parviennent à détruire une carte de visite du Resistor, qu’ils imaginent être un bar pour robots. Allons bon, il existe des bars pour robots ? L’idée me fait bien rire, la mise en œuvre est tout aussi dingue à voir.

Tous les robots s’arrêtent de fonctionner au moment même où Bo-Katan et Din Djarin entrent dans le Resistor : ils font un peu tache dans le décor, en même temps. D’après Bo-Katan, qui essaie la stratégie de la good cop, plusieurs dysfonctionnements mènent directement à ce bar. D’après Din Djarin, qui est le bad cop menaçant les droïds, elle perd son temps et il suffit d’être violents pour obtenir ce qu’on veut. Oula, voilà un héros de série qui va vite me saouler avec son impatience !

L’épisode nous propose ensuite un retournement de situation amusant : les robots révèlent avoir peur d’être remplacés par des humains si les dysfonctionnements continuent. C’était amusant quand on en est en 2023 à craindre pour nos emplois à cause de l’intelligence artificielle ! Il n’empêche que tous les robots sont prêts à aider nos héros. Le barman robotique accepte donc d’aider nos héros dans leur enquête, constatant que tous les robots détraqués avaient consommé la même chose : du Népenthès venant du même endroit.

C’est une aide précieuse pour réussir à mettre un terme aux robots qui partent en vrille. Seulement, quand ils se rendent au laboratoire d’analyse pour en savoir plus, ils tombent bien sûr sur un robot qui en a consommé aussi. Din Djarin peut le détruire rapidement et permettre ensuite à la scientifique de découvrir qu’il y a des nano-robots dans le Népenthès.

C’est une intrigue d’épisode intéressante, mais ça fait plus procédural qu’autre chose. C’est étonnant en plus : les nano-robots mènent directement nos enquêteurs au commissaire Hellgait, le chef de la sécurité qui est chargé de veiller à ce que les robots ne fassent pas de la merde. L’autre point étonnant, c’est que la série n’est pas habituée à ce genre d’enquête : elle est menée trop simplement, trop rapidement, trop inutilement. Hellgait se la joue ensuite terroriste et c’est plus risible qu’autre chose tant il est mauvais.

Bo-Katan n’a aucun mal à le paralyser et l’arrêter, alors même qu’il voulait déclencher un grand attentat. Voilà qui est fait. Bref, le séparationiste est ensuite mené tout droit auprès du couple royal qui s’amusait bien pourtant (ils passent des journées à ne rien faire, en vrai ?), surtout que Grogu aide la reine à gagner à une sorte de mini-golf.

La reine exile bien vite le Commissaire, après avoir dit qu’elle était très déçue (non, vraiment, tout semble trop convenu dans cet épisode), puis offre les clés de la planète à Din Djarin et Bo-Katan, avant de faire de Grogu un chevalier. On frôle le ridicule à ce stade ? Il n’a absolument rien fait. Bon, je prends l’humour où il est et je suis surtout content de voir que tout ça mène à un dernier acte où on nous vend enfin ce pourquoi on est là : Din Djarin et Bo-Katan obtiennent une audience avec les Mandaloriens de Plazir-15.

Ce sont ceux que l’on a vu en début d’épisode : on sait déjà qu’ils sont des durs à cuire, contrairement à ce couple royal risible. Bo-Katan a beau réclamer que sa flotte revienne avec elle, personne ne semble heureux de la revoir. Personne ne veut la suivre ? Très bien. Bo-Katan n’a d’autres choix que de demander leur leader en duel, pour prouver sa valeur au combat. C’est après tout comme ça qu’elle a perdu l’honneur de les diriger : en perdant un combat – et le Sabre Noir.

Il est donc logique qu’il faille un autre combat pour les récupérer. Après, comme ça intervient en fin d’épisode, la scène de combat est trop courte à mon goût. C’est toujours un plaisir de la voir se battre et botter des fesses, hein, ne nous méprenons pas, mais on sait déjà qu’il n’y aura pas le temps pour que ça soit une scène interminable.

Elle gagne donc son combat et marque des points pour convaincre sa flotte de revenir avec elle. Il reste encore à régler cette affaire de Sabre Noir qui fait qu’elle n’est plus un leader légitime aux yeux de beaucoup de Mandaloriens. Cela tombe bien : Din Djarin décide de lui redonner le sabre, parce qu’après tout, elle le mérite. En effet, il se l’est fait voler sur Mandalore par son agresseur, que Bo-Katan a ensuite tué. J’avoue m’être fait la réflexion dès le début de cet épisode que le Sabre Noir revenait désormais à Bo-Katan. C’est un peu la baguette de Sureau leur affaire, finalement – oui, je reste potterhead bien plus que fan de Star Wars.

Bref. L’épisode se termine une nouvelle fois sur un plan où c’est Bo-Katan la véritable héroïne de la série : elle est clairement badass avec le Sabre Noir en main et Din Djarin s’incline devant elle… de même que toute sa flotte, j’imagine. On sait qui est l’héroïne de la série, maintenant. Limite, on pourrait nous tuer Din Djarin pour le drama et faire une saison 4 centrée sur Bo-Katan. Je trouve qu’elle prend beaucoup de place cette saison, et ce n’est pas pour me déplaire, bien au contraire !

NCIS – S20E11

Épisode 11 – Bridges – 14/20
L’épisode est intéressant et divertissant, réussissant même à nous garder en haleine, ce qui n’est pas toujours le cas, on ne va pas se mentir. Avec son intrigue fluide et ses personnages qui continuent à évoluer l’air de rien, cet épisode filler a presque l’air de ne pas en être un. En plus, même son titre est justifié par l’intrigue… Et ça non plus, ce n’est pas toujours le cas.

Spoilers

Une militaire est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel… réservée au nom de Parker.

L’épisode débute avec une scène qui détourne notre attention : un cadavre est retrouvé à proximité d’une dispute de couple. On nous introduit une tromperie avec une femme voulant se venger en utilisant un flingue. Cela est amusant et frustrant à la fois. C’est amusant pour le gag de la femme de ménage blasée, c’est frustrant car on se demande vraiment comment cela va se terminer pour que plus personne ne nous en parle ensuite. Franchement, ils auraient pu au moins les garder comme témoin ? Bon, non, c’était pas le but, mais bref, vous comprenez ma frustration.

Toujours est-il que l’épisode se poursuit avec la découverte d’un cadavre dans un motel, dans une chambre réservée au nom de Parker, sans qu’il n’ait rien réservé. Le hacking des comptes internet de Parker est intéressant pour révéler un nouveau côté du personnage, plus énervé que d’habitude, mais j’ai eu l’impression qu’ils ne savaient pas trop quoi en faire par la suite. Genre, vraiment, au départ, ça apporte de l’humour et une vraie intrigue… et ensuite plus rien du tout.

Peu à peu, l’épisode révèle ses cartouches : Parker est hacké par le fils de son premier amour. L’enquête se poursuit avec cette ex qu’il revoit pour la première fois depuis des années (avec le stress qui va avec, donc), puis qui aide à retrouver son fils et fait en sorte que ce dernier raconte la vérité. Bref, vous voyez, c’est fluide, mais pas bien surprenant non plus. C’est le principe d’une série procédurale.

Cependant, le fils suspecté du meurtre est finalement innocent (quelle surprise) ; et il a même un message vocal pour le prouver. Les agents du NCIS comprennent vite qu’il faut finalement fouiller du côté de la victime – cela leur permet de se rendre compte qu’elle est en fait une espionne avec des armes et de fausses identités, dont les parents sont eux aussi des espions russes. Voilà, une nouvelle intrigue bouclée, c’est tout de la faute des russes et hop, on passe à la suite.

En ce qui concerne la vie personnelle des personnages, mon point d’accroche principal avec la série tout de même, la romance entre Jess et Jimmy continue, mais les scénaristes ajoutent un problème pour que ça puisse nous tenir en haleine un peu plus. Là-dessus, ça fonctionnait bien en ce qui me concerne : Jimmy semble vouloir tenir éloignée sa fille de Jess, peut-être en raison de sa tendance à être suivie par le danger.

Cela rend Jess inquiète quant à leur relation, mais elle en parle à plein de collègues plutôt qu’à Jimmy, ce qui m’a énervé. C’était prévisible que ça se déroule comme ça ; ça ne pouvait pas être autrement, ça donnait du dialogue à Torres ou à Kasie, mais… ça ne servait à rien.

Heureusement, la dernière scène avec Jimmy et Jess est bien meilleure, car cette dernière comprend que Jimmy doit encore franchir un pont avec elle pour oublier son ex-femme et terminer son deuil. Inclure Jess dans sa vie, c’est reconnaître qu’elle est morte.

Franchement, ça fonctionnait bien et ça justifiait le titre de l’épisode. En plus, ça permettait de nous prouver une fois de plus que les acteurs sont clairement sous-utilisés dans cette série : ils savent gérer l’émotion et sont trop souvent en vitesse de croisière dans ce qu’ils doivent jouer. D’ailleurs, dans le même genre, Torres est si sous-utilisé quand on voit ce que l’acteur fait dans The ‘70s show (et The ‘90s).

Enfin, tout est bien qui finit bien, car Parker peut se réconcilier avec son premier amour et découvrir que son ex-femme avait osé contacter son premier amour dans son dos lors du divorce. Passionnant, non ? Non.

Grey’s Anatomy – S19E12

Épisode 12 – Pick Yourself Up – 18/20
La fin d’épisode précédent lance très facilement les scénaristes dans un autre excellent épisode. Il y a des facilités dans l’écriture parfois, mais ce n’est absolument pas dérangeant : chaque personnage parvient à avoir son moment de gloire dans cet épisode qui est aussi, discrètement, un crossover. Je ne sais pas trop comment ils parviennent à une telle prouesse, mais toutes les scènes attendues y sont, les intrigues secondaires aussi et les développements de personnages sont réussis.

Spoilers

Tout l’hôpital est en alerte après l’accident de la clinique.


There’s no fix, there just… There is feelings.

Oh bordel, ce début d’épisode est extrêmement prenant, capitalisant sur un excellent cliffhanger. J’étais surpris de voir l’infirmière de l’épisode précédent, Tia, la femme enceinte, être mise dans une ambulance pour être emmenée aux urgences, parce que pour moi, la clinique est vraiment juste à côté de l’hôpital. J’imagine toutefois que c’est un gain de temps.

Richard apprend ce qu’il se passe, le confie à Amelia et la terreur d’Amelia qui se lit sur son visage, bordel, rien que ça, ça m’a remis directement dans l’épisode et ça m’a fait oublier toute ma frustration de Station 19 qui ne faisait que teaser ce qu’il se passait sans nous en dire plus. Bref, les scénaristes ne perdent pas de temps et l’épisode commence directement, tout en gardant un peu de suspense autour d’Addison.

En attendant, on se concentre sur Tia. Carina la prend évidemment comme patiente, parce qu’il y a un bébé à gérer en plus de la patiente. Tu m’étonnes qu’elle ne réponde pas à Maya Carina après ! Teddy déclare aussi la fermeture de l’hôpital – sa mise en quarantaine – tant que le conducteur n’est pas arrêté, tandis qu’Addison débarque aux urgences au même moment, expliquant qu’elle a été à peine frappée par la voiture.

Ouf, elle va bien, si ce n’est qu’elle a une épaule démise. On passe rapidement par le fait que Carlos s’inquiète énormément pour Levi, et ça semble sortir de nulle part, mais j’aime beaucoup le fait que les scénaristes y pensent, alors que Levi n’était même pas à la clinique. Pêle-mêle, j’ai noté également que Mika a suffisamment de sang-froid pour reprendre le boulot après l’accident de voiture. Je veux dire, ce n’est pas surprenant de Jo, qui en a vu d’autres, ou de Carina qui doit avoir l’habitude avec Maya, mais Mika elle est toute nouvelle la pauvre.

Tia fait promettre à Jo de ne pas la faire accoucher avant de faire un arrêt cardiaque qui inquiète bien légitimement tous les médecins autour d’elle. En parallèle, Amelia décide de prendre soin d’Addison, ce qui n’est pas évident quand les médecins sont les pires patients et qu’Addison n’a pas du tout envie d’être sur un lit d’hôpital. Amelia prend aussi soin de Kwan quand elle apprend qu’il a eu sa brique dans la gueule sans que personne ne lui fasse ensuite passer de scanner, le pauvre.

Amelia s’éclipsant, Addison insiste auprès de Link pour avoir l’épaule remise au plus vite. Elle est encore clairement blessée, mais elle décide de faire son maximum pour sauver Tia avant tout. Malheureusement, ça signifie retirer le bébé de Tia. C’est horrible parce qu’elle venait juste de demander à ce qu’on ne la fasse pas accoucher. Face à un arrêt cardiaque de deux minutes par contre, c’est difficile de faire autrement pour Addison qui estime que les chances de survie du bébé seront meilleures comme cela.

C’est clairement un début d’épisode mouvementé et on voit que Mika a du mal à s’en remettre. C’est d’autant plus horrible qu’alors qu’elle a du mal à s’en remettre, Levi la remet au travail probablement sans savoir qu’elle était témoin de tout ça et que Lucas demande pourquoi on s’acharne à vouloir la maintenir en vie alors qu’elle est en arrêt cardiaque depuis deux minutes.

Pourtant, contre toute attente, le pouls de Tia repart. Elle est aussitôt envoyée au bloc opératoire, de même que son bébé. Mais pas dans le même. Outch. Addison réussit à sauver le bébé, contre toute attente, parce que vraiment, c’était trop tôt pour un accouchement. Elle se retrouve à bosser avec Simone et tout semble aller bien… mais je n’aime pas du tout voir Addison se sacrifier comme cela.

Comme Amelia le remarque rapidement, c’est n’importe quoi qu’elle soit au travail alors qu’elle souffre encore. Elle confie donc Addison à Link, ce qui est une bonne chose. J’aime que la série nous rappelle à quel point la relation entre Addison et Amelia a été importante. Tout en le faisant, ils n’oublient pas que le but est de développer au maximum les nouveaux internes : Simone se retrouve donc à gérer un bébé prématuré, exactement comme elle, tandis que la mère du bébé est au bloc, exactement comme sa mère à l’époque. Dans le même hôpital. Flippant.

Le bébé fait toutefois une crise cardiaque, pas comme Simone… et Addison réussit à le sauver une fois de plus, tout en ignorant ses propres douleurs. Bordel, va vivre ta vie, fais toi soigner, t’as enfin eu le gamin que tu attendais, il faut t’en occuper.

Heureusement, Lucas est envoyé par Lincoln pour rappeler à Addison qu’elle a besoin de se faire soigner tout autant que Connor, le bébé. Leur échange m’a bien fait rire, même si les scénaristes n’ont pas assez capitalisé sur le fait que Lucas avait aussi été un neveu d’Addison. Bon, cela laisse aussi Lucas partager un moment avec Simone, tandis qu’Addison a d’un coup beaucoup de mal avec Lincoln. Il lui ordonne de faire attention à ses mains, son épaule et surtout de ne pas continuer à prendre la route autant qu’elle le fait.

C’est totalement inenvisageable pour Addison, qui s’en confie ensuite à Amelia. Elle lui fait remarquer aussi que l’avortement est finalement la procédure qu’elle fait le moins dans les cliniques, parce qu’il y a tellement de fermetures de cliniques que toutes les femmes se retrouvent dans les mêmes.

Aux portes de l’hôpital, on retrouve aussi Ben et Maya, qui ne sont pas personnels essentiels et ne peuvent donc pas entrer dans l’hôpital. Teddy passe par là et gère toujours aussi bien en tant que cheffe, les laissant rentrer et les rassurant vite… même si bon, concrètement, Miranda et Carina étant dans un bloc opératoire, ils ne peuvent pas aller les voir.

En théorie. En pratique, Ben et Maya se rendent dans la galerie du bloc où Miranda s’apprête à opérer. Pas bien crédible. Pas bien crédible non plus d’avoir Miranda qui appelle elle-même en visio le mari de Tia. Bon, ils ne restent pas pour toute la chirurgie, Ben voulant également retrouver sa fille ensuite : il vient donc voir Pru à la garderie, trainant Maya là alors que clairement, Maya veut juste voir Carina. Pas étonnant de la voir le quitter sans un mot, donc.

Elle retrouve rapidement Carina dans l’hôpital, mais Carina est plus qu’occupée par son travail. Elle a à peine le temps de remercier Maya d’être venue et j’aime à quel point la scène est courte. Après toute l’attente de Station 19, c’est quelque chose de voir comment les scénaristes traitent ça. Ils en ont trop fait dans leur série – et Carina ne se rend pas compte non plus de ce que Maya a traversé comme angoisse.

Elle va donc aider une femme à accoucher, ce qui permet à Ben et Maya de se rendre compte aussi de ce qu’ils font tous les jours : ils mettent Miranda et Carina dans cette situation tous les jours.En parallèle, Miranda doit gérer le cas de Tia. Elle a l’aide d’Owen, Jo et Lucas pour ça. C’est une sacrée chirurgie, on s’en rend compte, mais elle nécessite aussi du temps et une pause pour que le corps s’en remette.

Cette pause permet aussi à Miranda de craquer et de prendre le temps de souffler dans une journée clairement interminable. Elle refuse toutefois de quitter le chevet de Tia tant que son mari n’arrivera pas. Elle fait bien : Tia saigne encore de l’abdomen. J’aime assez ce que l’épisode fait de Mika au milieu de tout le reste. Elle a ainsi une belle crise d’angoisse, se sentant incapable de bosser après avoir vu l’accident.

C’est Richard qui s’occupe de la réconforter et de lui dire de prendre son temps avant d’y retourner. Mika aurait mieux fait de l’écouter, parce qu’elle y retourne trop vite et se retrouve à devoir s’occuper de l’abdomen de Tia avec Miranda et Jo. Quelle journée interminable !

Bien sûr, Jules est choquée également de ce qu’il s’est passée, mais elle n’a pas trop le choix de travailler non plus. Elle accompagne Amelia pour l’IRM de Kwan, qui n’est pas un patient idéal non plus. Il refuse même de prendre un jour de congé, insistant pour dire qu’il pourrait rentrer, s’endormir et mourir sans que personne ne s’en rende compte. Ce serait très Grey’s Anatomy. Amelia refuse qu’il reprenne le travail si vite. Elle accepte qu’il reste, mais à la seule condition qu’il soit sous la supervision de Jules, c’était marrant. Ils reprennent donc le travail pour s’occuper d’une amie de Max.

Cette dernière, Max, est la colocataire de Jules. C’est aussi une vieille dame, qui a des amies tout aussi vieilles qu’elle. C’est une intrigue secondaire plus légère, en tout cas, parce qu’elles découvrent toutes les deux qu’elles ont une MST… et rapidement, qu’elles la tiennent du même type, Hal. Elles ne le savaient pas, évidemment. Leur réaction est plutôt cool, cela dit. Elles m’ont fait rire.

Hal débarque donc à l’hôpital et révèle que Max et son amie ne sont pas les seules avec qui il couche. C’est bien trop drôle : Levi se retrouve à devoir ordonner à Kwan de prévenir la maison de retraite d’Hal que la MST doit circuler entre ses patients et qu’ils ont besoin de préservatifs à ce stade. L’intrigue était marrante, même si probablement déjà faite dans la série (ou ailleurs, mais j’ai vraiment l’impression d’y avoir déjà eu droit… On n’est pas loin de la chlamydia de la saison 2 dans l’hôpital cela dit).

En tout cas, Max, la colocataire de Jules, est vraiment cool et finit par confier à Levi et sa coloc que son seul regret est d’avoir attendu si longtemps avant de coucher dans tous les sens et vivre sa meilleure vie. Ils avaient besoin d’entendre ça pour Carlos et Kwan, non ? Pas sûr, parce qu’en fin d’épisode, Levi est content de voir Carlos lui apporter un café, mais il n’en fait pas beaucoup plus. Après, le discours de Max était surtout un moyen de défoncer le patriarcat et de rappeler tout le jugement que les femmes subissent en permanence. Triste que ce soit toujours si nécessaire.

Au milieu de ce chaos, les scénaristes prennent encore le temps de s’intéresser à la relation Maggie/Winston. Franchement, on s’en tape à ce stade. En plus, Maggie continue d’être particulièrement inhumaine à refuser d’envisager ce qu’il s’est passé exactement. J’aime le fait qu’elle soit raccord avec son caractère habituel, et ce genre de déni se comprend, mais vraiment, elle est atroce. Elle prend quand même le temps de remercier Winston de s’être inquiété pour elle.

Elle fait bien parce que la crise de couple qu’ils traversent est loin d’être terminée. Quand tu obtiens un conseil de Teddy pour gérer ton couple, c’est que ça doit aller sacrément mal quand même. Maggie se rend auprès de Teddy parce qu’elle a besoin de sa cheffe : un article vante ses mérites, mais tronque ses citations. Elle se retrouve à dégrader son mari en « assistant » et voudrait que l’hôpital publie un démenti.

Malheureusement, ce ne sera pas suffisant : elle a utilisé le mot assistant, et ça ne plaît pas à Winston qui n’a plus du tout confiance en elle, même quand elle assure qu’elle le respecte. Elle ne connaît pas les sentiments, après tout. Allez, prends ça dans ta tronche Maggie : Winston ne veut plus réparer leur couple.

La fin d’épisode voit la police réussir à arrêter le conducteur fou – mais nous n’en saurons pas plus sur lui. Miranda insiste juste pour dire que la clinique ouvrira le lendemain malgré tout ce qu’il s’est passé, avant de recevoir le mari de Tia et de le rassurer sur son état de santé. Eh ben. Miranda peut ensuite dire au revoir à Addison qui repart vivre de nouvelles aventures à travers les USA. Par pitié, redonnez-lui un spin-off ! Elle est géniale et pourrait carrément le gérer. Ce serait une belle ironie, en plus, de voir Addison obtenir un deuxième spin-off, avec son camion. En attendant, elle est un beau message d’espoir pour un pays qui a fait bien de la merde en droit des femmes dernièrement. Bref, Addison Montgomery reste une super-héroïne.

En toute fin d’épisode, Tia finit par se réveiller et être rassurée de savoir que Connor va bien. Le réveil se produit devant Jo qui craque complètement, enfin. Elle a géré tout l’épisode et tout conservé en elle, mais voir Tia se réveiller, c’est finalement too much pour elle. Elle m’a fait tellement de peine à craquer comme ça dans l’ascenseur. Heureusement qu’il y avait Lincoln avec elle, une fois de plus.

Bref, après un épisode dramatique et angoissant, on enchaîne sur un épisode qui cherche à redonner de l’espoir, quitte à être utopique.