À La Croisée des mondes en deux saisons ?

Salut les sériephiles,

Image result for à la croisée des mondesSi vous me suivez avec assiduité sur Twitter, vous avez probablement déjà vu la nouvelle : À la croisée des mondes a été renouvelée pour une deuxième saison alors que la première est encore en tournage. Et ? On ne peut pas dire que ce soit particulièrement une série que j’attends avec impatience, parce que j’ai lu le livre il y a une quinzaine d’années et que je n’en ai pour ainsi dire aucun souvenir – il ne m’avait pas marqué du tout, c’est une hérésie je sais. On va simplement dire que ce n’est pas trop mon genre d’histoire. Ou que ça ne l’était pas, en tout cas.

Cela dit, une série britannique fantastique avec une deuxième saison ? C’est une espèce rare qui attire immédiatement mon attention. Je ne suis pas très séries britanniques parce que celles qui m’ont le plus plu se sont toutes terminées par une apocalypse et un cliffhanger sans suite (généralement en fin de saison 1, en plus).

Autre facteur qui attire mon attention sur ce projet ? Jack Thorne est au scénario. Alors certes, je n’ai pas encore digéré la médiocrité de Harry Potter et l’Enfant Maudit, mais Jack Thorne était aussi au scénario de The Fades dont j’ai adoré la première et unique saison (vous voyez, une espèce rare les saisons 2 britanniques !). Grosso modo, il a travaillé sur un tas de projet que j’aimais bien, donc je me dis que ça peut être intéressant à voir. Et puis, contrairement à la pièce de théâtre, on le retrouve ici aux commandes d’une série, le format n’est pas du tout le même : la multiplicité des épisodes permet souvent de faire d’une intrigue bof quelque chose de bien, parce que ça s’étale dans la durée.

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D’ailleurs, ça, c’est quelque chose de Ruth Wilson sait bien : son personnage d’Alison dans The Affair était une vraie plaie la moitié du temps, mais quand même, elle avait des moments d’éclat qui ont réussi à en faire un personnage que j’adore, particulièrement en saison 4. La VOIr rejoindre ce projet m’intrigue d’autant plus : j’ai envie de voir ce que l’actrice peut proposer dans un autre rôle maintenant que je suis convaincu que c’est une bonne actrice. Et pourtant, il m’a fallu du temps pour le penser !

À ses côtés, on retrouve aussi James McAvoy qu’on ne présente plus. C’est intriguant un casting aussi prestigieux quand même et je me dis que s’ils mettent l’argent dans le casting, dans la production et dans la promo (parce que donner le feu vert d’une saison 2 avant que la première soit terminée, c’est juste de la promo – et de la promo efficace en plus, regardez, j’en fais un article sans en avoir vu la moindre image !), c’est plutôt bon signe. Et puis, en deux saisons, ils n’ont pas d’excuse pour ne pas faire une adaptation de l’œuvre intégrale cette fois, parce que de ce que j’en ai compris, le film a fait du mauvais travail pas terminé.

Bref, me connaissant, j’y jetterai probablement un œil quand la saison 1 débarquera, histoire de me faire une idée de ce que ça vaut. Et puis, quand même, si j’ai réussi à sortir de ma zone de confort et me maintenir à jour dans une série bof comme The Outpost, je devrais tenir le coup face à une histoire qui a déjà des centaines de fans ! Et sinon, ben voilà ce que je ferais de la série si ça ne me va pas :

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Metropolis (Lehman/De Caneva)

Salut les sériephiles,

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Même si on n’est pas samedi, j’avais envie de vous parler BD aujourd’hui tant que c’est encore frais dans mon esprit. Dans le cadre du Mois de la BD, je me suis inscrit à la médiathèque à côté de chez moi histoire d’avoir accès à tout plein d’histoires chouettes et cette semaine, mon attention s’est portée sur une série de quatre BDs, parce que je voulais si possible une histoire complète que je puisse emprunter en une fois. Laissez-moi donc vous faire une review de Metropolis de Lehman et De Caneva.

Voir aussi : Présentation du Mois de la BD

Avant toute chose, évacuons les malentendus, ça n’a rien à voir avec Superman et ça n’a rien à voir avec Starmania, Metropolis est une uchronie, c’est-à-dire un roman qui réécrit l’histoire comme si un événement particulier ne s’était jamais déroulé. L’histoire commence donc le 13 mai 1934 et nous présente une Europe bien particulière : elle n’a jamais connu les Guerres mondiales grâce à une alliance franco-allemande. Bon, on ne sait pas bien à quel moment de l’Histoire le changement a eu lieu, mais grosso modo, ça semble être juste après la guerre franco-prussienne, donc vers 1870/71.

Tout se passe donc à merveille en Europe sauf que, bien évidemment, il y a des extrémistes qui voient d’un mauvais œil la création de « l’interland », un espace européen où les nationalités n’existent plus et dont Metropolis est, vous l’aurez compris, le centre. Nous, nous suivons simplement la vie d’un inspecteur de police qui, le jour de son anniversaire, se met à rédiger un carnet racontant sa vie à partir du jour où il a survécu à un attentat sur l’esplanade de la Réconciliation.

Oui, le premier tome est donc sanglant, il y est question d’attentat, mais aussi d’une enquête policière qui se met en place autour d’un mystère révélé par cet attentat. Le jeu de temporalité n’es tpas forcément clair immédiatement, mais il s’éclaire assez bien après quatre tomes. Quant au carnet que le personnage écrit, il l’écrit parce que le docteur F le lui a conseillé.

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Le docteur F ? Freud bien sûr ! Notre héros est en effet « le citoyen n°1 » de Metropolis et navigue dans les plus hautes sphères de la société. Dès lors, il croise alors des personnages historiques importants dont le destin est différent dans cette uchronie… mais toujours aussi exceptionnel. D’Aristide Briand ayant un poste haut placé au gouvernement de Metropolis à Adolf Hitler simple peintre, en passant par Eva Braün ou Freud, des noms historiques ne cessent de surgir dans cette BD, qui n’hésite pas non plus à tirer dans le méta avec un Churchill écrivant… une uchronie (qui semble fort être la réalité).

Et franchement, j’ai adoré cette BD. C’est sa couverture mystérieuse qui m’avait attiré, et le fait que je n’ai plus lu d’uchronie depuis un moment. Pour un type qui ne supporte pas les fanfictions ne respectant pas le canon, j’ai quand même un goût étrange pour l’uchronie, probablement grâce à son côté SF. Ma lecture m’a même donné envie, à un moment, de terminer la saison 1 de Counterpart, c’est vous dire si ça m’a détraqué !

Image result for metropolis lehmanSi j’ai passé un excellent moment à lire les quatre tomes d’une traite (près de 400 pages quand même), je regrette un peu la fin dont la conclusion laisse quelques pistes intentionnellement ouvertes. On part comme je le disais plus haut dans de la science-fiction, science-fiction pressentie dès le début, comme souvent avec les uchronies… seulement, j’ai trouvé certaines explications fournies peu claires.

Côté dessin, le style graphie est impeccable jusqu’à la dernière page du quatrième tome qui sait surprendre comme il se doit. Pas une fois je ne me suis demandé qui était qui et certains personnages ont même des traits qui aident bien à se les représenter en mouvement. Et puis, la ville est immense et le travail de Stéphane De Caneva est remarquable de détails et idées bien pensées du côté des perspectives. La ville engloutie réellement ses personnages.

En plus, loin de se contenter d’une simple enquête historico-politique, Metropolis met en scènes quelques sous-intrigues de meurtres en séries, et c’est très réussi. L’analyse métaphysique proposé sur les notions de progrès, de modernité et sur le XXe siècle en général est juste et extrêmement riche. Un vrai régal à lire !

Bref, inutile d’en dire plus, je pense que vous avez compris, je vous le conseille vraiment si vous en avez l’occasion, car Metropolis est une BD hybride qui réunit à merveille le meilleur de plusieurs mondes – aussi bien dans le fond fictionnel (monde français et allemand) que dans la forme (policier, fantastique). À dévorer, tout simplement.

Voir aussi : Mois de la BD – Récap #1

En manque d’inspiration, help ! :)

Salut les sériephiles,

Quelle drôle de semaine que celle qui est en cours. C’est la première fois depuis un moment que je me retrouve vraiment à court d’idées de choses à vous présenter sur le blog. Il n’y a plus tellement de news dans les séries en cours, parce qu’elles sont toutes en production et qu’on est entre deux vagues de gros teasings. C’est bien simple, il n’y a pas tellement de news à décortiquer et maintenant que je me suis exilé dans le sud, je peux faire une croix sur les chouettes projections en avant-première de l’an dernier.

Peut-être aussi que le problème vient de moi, parce que j’ai pas mal de cours à préparer et de copies à corriger – enfin, je ne devrais pas dire copies, ce sont des petits travaux ne faisant même pas un recto pour le moment, alors ce n’est rien… mais ça prend déjà tant de temps aha.

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Oh, bien sûr, la rentrée séries commence à avoir une saveur qui est plutôt excellente avec You et The Purge dont les pilots étaient solides, mais je n’ai rien de plus à en dire. American Horror Story revient demain, avec le suspense habituel de savoir si la saison sera à la hauteur ou aussi soporifique que l’an dernier. Tous les espoirs sont permis et j’ai envie d’y croire.

De mon côté, dans les articles que j’envisage de vous écrire, il y a évidemment un article sur mon emploi du temps rock’n’roll, histoire que vous sachiez quand attendre de nouveaux articles. Le problème ? Je n’ai pas encore mon emploi du temps, parce que celui de la rentrée est provisoire – oui, certains profs étaient manquants pour la rentrée, alors bon… Je sais quand même que mon mercredi ne devrait pas changer, ce qui est une excellente nouvelle parce que je n’ai que deux heures de cours à donner, le matin de 8 à 10. Cela me laisse toute la journée pour le reste du boulot ET pour les séries (faut pas déconner), et c’est d’autant plus cool que mon jeudi est majoritairement off pour l’année.

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#mitempsformation

C’est juste con que je ne regarde pas tellement de séries diffusées le jeudi, quoi. J’y reviendrais en vous proposant un planning plus détaillé, je vous rassure. Autrement, Pauline m’a soufflé la bonne idée de vous présenter les séries à (re)voir sur Netflix ou Amazon Prime Video. J’y pense depuis quelques semaines, mais la tâche est vaste, surtout pour Netflix. Prime Video ? Eh bien, il me reste une vingtaine d’épisodes d’Heroes/Heroes Reborn, alors je préfère ne pas regarder trop vite le reste du catalogue, histoire de la finir comme il faut. Si on m’avait dit que je la reverrai en entier !

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Même si j’aime certaines intrigues de la saison 4, franchement, ils n’ont jamais fait mieux, si ?

Dans le même genre, dimanche dernier, je me suis motivé à faire un détour par la brocante de ma nouvelle ville et devinez qui a craqué ? C’est moi, bien sûr. Les DVDs de la saison 2 de Charmed ont rejoint ma collection… Je n’ai plus qu’à acheter les six saisons suivantes, maintenant. C’est un prochain rewatch, j’imagine. Elle rejoint les rangs des séries que je veux revoir, aux côtés d’HIMYM, Buffy ou Veronica Mars. Tout ça, ce sont de bonnes séries pour faire à manger, corriger les copies, etc.

Si je vous raconte tout ça, c’est parce que je note depuis deux semaines une petite baisse de fréquentation sur le blog. Certes, je regarde moins d’épisodes, mais je me demande inévitablement comment améliorer le contenu, tout ça, tout ça. Les angoisses traditionnelles de bloggeurs, quoi.

Bref, l’idée est aussi de demander vos avis, donc à votre avis, il vaut mieux que je rewatche quoi (sachant que vous aurez droit à des articles sur le blog, forcément) ? Quels genres d’articles voudriez-vous revoir sur le blog (j’ai abandonné quelques concepts en route) ? Ou des idées de nouveautés ? Eh, la parole est à vous, les amis 🙂

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PS : oui, je travaille toujours sur une épuration du menu pour qu’il soit plus efficace, et c’est pour ça que je ne le mets plus trop à jour.

 

Life hack : Le drive… à pied.

Salut les sériephiles !

Encore un article qui paraît en retard ce matin (et en plus, je ne vais même pas parler de série !), mais comprenez-moi aussi, après un coup de fil de deux heures hier (oups), il me restait assez de temps pour voir mes séries OU pour écrire. Et pour une fois, j’ai fait le choix des séries comme YOU m’intriguait énormément.

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Ce matin ? J’ai préféré jouer la sécurité et commencer par relire les cours que je donnais aujourd’hui avant de me mettre à mon clavier et de me rendre compte que je n’avais pas vraiment d’idée d’article. Tristesse !

En plus, le planning est chargé avec les courses à aller chercher avant 11h. Et hop, j’ai eu mon article tout trouvé : parlons un peu de la magie du drive… à pied. Testé et approuvé. Qu’est-ce qu’il dit ? Je sais, je sais, le principe même de drive, c’est d’y passer en voiture et de repartir pépère. D’ailleurs, la plupart des McDo Drive vous refuse si vous y allez à pied pour des raisons d’assurance (et puis, faudrait pas que vous fassiez un semblant de sport avec votre malbouffe). Cela dit, ce n’est pas le cas de toutes les grandes surfaces, et j’ai la chance d’en avoir une qui m’accepte quand je passe à pied et que je récupère mes courses.

Il faut dire que le principe est le même pour eux – et d’ailleurs, ça fait moins de boulot de ne pas avoir à charger dans ma voiture imaginaire. Parce que je n’ai pas de voiture. Et parce que j’habite à dix minutes à pied du supermarché, donc de toute manière, je fais le trajet à pied quoiqu’il arrive.

Maintenant, je vous entends tous vous poser la question du pourquoi ne pas simplement faire les courses comme tout le monde ? Pour tous les habitants d’un centre-ville, voici donc les raisons pour lesquelles vous devriez vous aussi passer au drive ; un article que j’aurais aimé trouvé il y a un mois quand je me demandais si cette drôle d’idée me traversant l’esprit allait être concrétisable ou non.

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1 – Vous ne perdez plus de temps.

Franchement. Les néons brutaux des magasins (migraine assurée quand vous avez des yeux fragiles comme moi, à moins de mettre des lunettes de soleil et d’avoir tout le monde vous jetant des regards offusqués), le bruit de fond constant (entre la super promo, le gosse qui pleure et ce client pas content qui râle, on est servi), le rayon surgelés qui vous congèle plus qu’il ne congèle ses produits, les produits qui changent de place toutes les deux semaines et les 150 types de jambon blanc différents quand vous voulez juste du jambon blanc bordel, j’ai rarement vu plus hostile qu’un supermarché et pourtant je donne cours à des ados de 15 ans. C’est chronophage, tout semble vouloir nous y agresser et même si j’ai un respect éternel pour toutes les personnes qui y travaillent, je n’y arrive plus depuis quelques années, un quart d’heure dedans, c’est l’assurance d’une envie de faire une sieste d’une heure. La perspective d’aller passer une heure dedans me rebute alors énormément, faites le calcul de la durée de la sieste nécessaire pour s’en remettre.

2 – Un choix clair

Dans les magasins, les produits sont étalés sur tout un rayon et démerdez-vous pour trouver le moins cher au kilo en lisant tous les petits chiffres des étiquettes mal placées parce qu’un client ce sera amusé à déplacer les produits. Sur internet, amusez-vous à utiliser les filtres automatiques type « classer par prix/kg croissant » et hop, c’est réglé.

3 – Faire ses courses quand on veut

Plutôt que de faire une liste interminable, de faire des aller-retours dans le magasin et d’y perdre une heure, connectez-vous simplement sur le site quand vous finissez votre boîte de céréales. Vous mettez la suivante en panier et basta, vous validerez quand le prix vous fera assez flippé (ou comme moi, votre drive ne sera dispo qu’à partir de 35€, donc vous validez quand vous êtes à 35€).

4 – Vous faites du sport. Ou pas.

Eh, je vais porter une dizaine de kilos pendant dix minutes à pied aujourd’hui, ça compte un peu, non ? Surtout qu’il fait déjà bien chaud ! Ce n’est pas un choix de flemmard, ni un caprice, c’est juste que ça m’évite d’avoir à faire ça en ayant la migraine et la fatigue provoquées par les magasins. Foutus néons, vraiment (ou foutus yeux fragiles, allez savoir).

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Et pour débusquer les contre-arguments :

1 – On ne perd pas le « lien social »

Il paraît que faire ses courses est un moyen de garder du lien social et de ne pas être robotisé, ou je ne sais quoi. Moui. Je suis très perplexe : à part pour se plaindre de ne pas trouver tel ou tel produit, je parle peu aux vendeurs. Les hôtes de caisse ? Ils sont sympas, mais débordés, donc c’est strict minimum politesse et ciao. Normal. Maintenant, que se passe-t-il quand je vais au drive chercher mes courses ? Ben… Quelqu’un me les apporte et me parle le temps que je réunisse les petits sacs plastiques dans mon sac à dos. Bref, j’ai le strict minimum politesse, quelques questions sur cette drôle d’idée de faire le drive à pied et ciao. La même chose, donc.

2 – Il y a moins de choix sur internet

C’est vrai… mais a-t-on vraiment besoin de 36 sortes de jambon blanc ? Ben non. Perso, je trouve l’essentiel de ce dont j’ai besoin et au pire, rien ne m’empêche de m’aventurer dans le magasin récupérer autre chose avant de prendre ma commande. Bref, c’est tout bénef’, et en plus je peux trier par prix sans me prendre la tête et donc, faire des économies sur mon premier petit salaire pas encore tombé (J-15).

3 – On tue des jobs.

C’est probablement vrai… sans être parfaitement complet. Les commandes sont organisées par des préparateurs. Il y a besoin d’informaticiens pour le site. Etc. On tue des jobs en en créant d’autres. L’exploitation des préparateurs ? Il faut voir la taille de l’enseigne. Je suis en province et ceux à qui j’ai parlé sont souvent multi-tâches : ils organisent les rayons autant qu’ils préparent ma commande, et ma commande leur permet souvent de faire une pause parce que justement il n’y a personne sur leur dos à ce moment-là donc ils prennent bizarrement le temps de papoter plus longtemps que nécessaire. L’idéal est encore d’en parler avec eux, vous verrez tout de suite s’ils sont soumis à une logique infernale de rendement ou non.

4 – Les commerces de proximité se meurent.

Oui, mais certainement pas à cause des drives. Au contraire dans mon cas : comme je fais mes commandes tous les 35€, si j’ai besoin d’une baguette, j’irai à l’une des boulangeries du centre-ville. Si j’ai envie de viande, j’irai trouver un truc pas trop cher en boucherie. Comme j’ai la chance immense de ne pas avoir de classe le jeudi, je me force à sortir de chez moi et vais donc au marché, où il y a du très bon poisson. Bref, ce n’est pas en allant faire un drive que vous tuez les commerces de proximité – c’est en n’allant pas aux commerces de proximité que vous les tuez. Et c’était vrai avant le drive.

Ah, et aussi, ce n’est pas plus cher de faire en drive, hein, c’est un service gratuit dans la majorité des supermarchés.

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Voilà, le drive à pied, c’est bel et bien testé et approuvé, il fallait bien que je vous en parle avant l’arrivée de l’hiver qui me fera regretter mes dix minutes à pied sous un soleil de plomb ! Notons que certaines enseignes – comme Intermarché – développent de plus en plus des systèmes de « drive piéton », avec des mini-antennes installées en centre-ville uniquement consacrées à ça. Moquez-vous donc de ma flemme d’aller faire les courses en sachant que c’est probablement une idée d’avenir pour tous les hyper-centres !

J’attends juste que ça soit une intrigue dans Superstore, maintenant !

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PS : si vous n’êtes pas sûrs que ce soit OK avec votre supermarché, faites une première commande et allez-y en voiture (je n’en ai pas, mais j’ai testé quand mes parents étaient encore chez moi), mais dites-leur que vous pouvez prendre les courses à pied, vous verrez bien ce qu’il se passe. S’ils refusent, indiquez leur la voiture et tout ira bien, sauf que vous ne pourrez donc pas avoir un drive à pied, et ça, c’est triste.