Salut les cinéphiles,
La semaine dernière, j’ai mis de côté le brouillon de cet article parce que l’actualité était triste, mais il est peut-être temps pour moi de rentabiliser mon abonnement cinéma et de vous parler des films encore en salle que j’ai vus récemment au cinéma. Bon, il y a uniquement des films français, ça change beaucoup de ce que je regarde d’habitude, mais il se trouve que je suis à proximité d’un cinéma qui ne passe beaucoup de cinéma en VO. Bref, pour rentabiliser à fond, il me faut de la VF, et comme je n’aime pas la VF, il me faut des films français. Ceci étant dit, on a des bons films français en ce début 2022. La preuve !
En attendant Bojangles
Entre eux, c’est toujours la fête, toujours des histoires imaginaires, magiques, vertigineuses. Ils mènent leur vie en dansant sur Mr Bojangles. C’est un couple atypique et terriblement attachant.
J’ai entamé mes visionnages cinéma de l’année par ce film, et je ne l’ai pas regretté. La promo abusive sur les quais des gares de banlieue parisienne a été efficace : à force de voir Virginie Efira que j’adore et Romain Duris tous les matins à plusieurs reprises, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter ce film.
Je n’en savais rien du tout avant d’aller à la séance et je n’ai jamais lu le livre, donc j’étais incertain de ce que ça allait donner. Quand je vois les synopsis officiels, je me dis que personne n’en sait jamais rien, cela dit ; et j’ai dû improviser le synopsis ci-dessus.
Pendant un bon moment, j’ai même cru que je n’allais pas aimer le film parce que j’ai eu du mal à entrer dans le film : je ne comprenais pas trop le jeu des acteurs qui me semblait mécanique.
En fait, tout était calculé par rapport à la métrique et la poésie du texte, très particulière, mais aussi particulièrement savoureuse pour un littéraire.
Une fois embarqué par le film et par sa musique envoutante et entêtante de Mister Bojangles par contre, c’était dur d’en décrocher et j’ai écouté la BO du film un bon nombre de fois tout de même. Romain Duris est toujours un excellent acteur, tout le casting est excellent, mais Virgine Efira est particulièrement exceptionnelle ici. Je crois que c’est vraiment son meilleur rôle !
Le film est particulièrement bouleversant et je ne peux que trop le conseiller. La principale critique que j’ai pu lire dessus est qu’il n’ose pas assez nous faire voyager avec ces personnages, mais je trouve au contraire que le parti pris est incroyable parce qu’il permet justement de mettre en avant les acteurs et leur imagination sans jamais succomber à la facilité des effets spéciaux.
En fait, ce film est un coup de cœur je crois, principalement parce qu’il était une bonne surprise et qu’il a su m’embarquer. Alors, évidemment, j’aurais beaucoup à redire de la fin et on peut en parler en commentaire si vous l’avez vu, mais je ne vais pas spoiler ici.
Adieu Monsieur Haffmann
Les Allemands envahissent Paris. Monsieur Haffmann met à l’abri sa famille et reste une journée de plus pour confier sa bijouterie à son vendeur… Il va rester alors coincé dans un Paris occupé par les nazis.
Eh, je m’en doutais, mais j’ai eu beaucoup de mal avec ce film. C’est une jolie reconstitution historique et un film étouffant par son ambiance de huis-clos qui n’en est pas un du tout… mais l’ensemble est largement sauvé par Sara Giraudeau qui est une excellente actrice et brille dans son rôle d’épouse en souffrance.
Là aussi, j’ai eu beaucoup de mal avec la fin du film, et cela s’explique surtout parce que, malheureusement, il laissait un nombre incroyable de pistes ouvertes. Je déteste les films qui me font m’intéresser à des personnages pendant deux heures pour laisser sur une fin ouverte. Alors bien sûr, ce n’est pas si ouvert que ça… mais le sort des personnages principaux n’est pas scellé quand commence le générique de fin – une période se termine, soit, m’enfin, je veux en savoir tellement plus sur eux.
J’en oublie presque d’expliquer ce que je pense de ce film. Concrètement, c’est une vraie bonne surprise, mais une surprise qui dérange aussi : le film nous rappelle bien ce qu’est l’occupation et les choix horribles qu’elle imposait à certaines personnes. En pleine période électorale, elle tend un miroir dérangeant par moments, je trouve, parce que l’on voit bien que l’occupation s’est imposée aux parisiens qui restaient tous dans la certitude que rien de bien négatif ne pouvait leur arriver. Cela donne parfois envie de crier aux personnages de se bouger, c’est terrible.
Autrement, j’ai accroché aux trois personnages principaux, et je ne m’y attendais pas du tout.
Pour le coup, je ne suis pas fan des acteurs de ce film, mais j’ai trouvé qu’ils arrivaient à être juste dans ces rôles plutôt historiques. L’histoire proposée ici est belle, avec un bon message sur l’altruisme et la nécessité de ne pas oublier que l’autre est humain. Et j’en profite donc pour changer de film, parce qu’au fond, c’est aussi le thème du film suivant.
Presque
Par la force des choses, deux hommes se retrouvent à prendre la route de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard.
La bande-annonce tournait en boucle depuis la mi-décembre dans les cinémas, et j’avoue que j’étais curieux de ce film qui semblait très bien, mais dont les répliques me dérangeaient parfois. Finalement, c’est un joli voyage que proposent les scénaristes, avec une ode à la tolérance, évidemment. En effet, Igor, l’un des deux personnages principaux est handicapé, mais ça n’empêche pas du tout une jolie amitié de se lier.
Le film est très inspirant, en tout cas. Les sujets traités sont loin d’être faciles et sont même plutôt lourds, mais ça fonctionne à merveille : le synospsis parle de deux hommes. L’un est croque-mort, l’autre handicapé. La vie les fait se rencontrer au détour d’un accident… et ça donne un très bon film, abordant à demi-mots des sujets trop souvent tabou.
Le deuil, le décès, l’acceptation de la mort, mais aussi du handicap, le regard de l’autre, la question du désir… Il n’y a pas vraiment de tabou dans le film.
Pourtant, à aucun moment ne domine cette impression d’aborder un sujet tabou. Oh, il y a bien une scène qui se démarque et est un peu abusée côté nudité, mais j’en comprends l’utilité et le message, alors je ne vais pas en tenir rigueur au film – puis, je ne vais pas jouer au prude alors que je regarde Euphoria, c’est juste que je ne l’attendais pas dans ce film vu le style.
Côté casting, c’est une vraie réussite : Alexandre Jollien sait rendre son personnage attachant et le commentaire qui est fait sur le handicap fonctionne dans l’ensemble. La scène avec les policiers est en trop par contre, alors qu’elle était efficace dans la bande-annonce. Dans le film, je la trouve… gênante, en trop. Tant pis. En ce qui me concerne, la plus grosse révélation fut Bernard Campan qui est génial dans le film.
J’ai adoré le personnage de Louis, ce qui aide bien, parce que je trouve son travail fascinant tout de même – comme beaucoup – et parce que je me dis quand même que c’est profondément humain comme métier. Ce ne devrait plus être un tabou (et ça finit par l’être avec une coupe surprenante en fin de film). Tout semble glisser sur le personnage, c’est vrai, et l’acteur le joue bien.
Bien sûr, c’était aussi un véritable plaisir de retrouver Tiphaine Daviot dans ce film. Il faudrait vraiment que je prenne le temps de regarder Marianne parce que j’aime beaucoup cette actrice que j’avais eu l’occasion de croiser au Comic Con pour l’avant-première de Dark Stories. L’occasion de vous dire qu’elle est aussi sympathique et bienveillante qu’elle en a l’air à l’écran, et que son rôle semble presque sur-mesure par moments.
Bref, un bon moment, très divertissant. Ce ne sera sûrement pas mon film de l’année, là aussi, je n’aurais pas dit non à une scène de plus pour conclure sur le personnage de Cathy, mais c’était top. Et la dernière scène est magnifique, mais je n’en dirais pas plus !


Bref, pour aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un film dramatique qui m’a foutu une claque énorme – m’enfin, je ne veux pas le survendre non plus, il faut que j’atténue un peu ce que j’en dis, je crois. C’est encore un film coréen qui en est responsable et, un peu comme
D’ailleurs, le film n’est pas si long en durée, mais bordel, qu’est-ce qu’il est interminable à cause de ça ! La vraie claque est venue de là, je crois : chaque fois qu’on se dit que c’est terminé et que ça ne peut pas aller plus loin, hop, les scénaristes trouvent un moyen de nous contredire et de nous montrer que si, le drame va plus loin. Et les acteurs sont brillants ! C’est particulièrement vrai pour les enfants qui arrivent bien à interpréter des événements qui doivent pourtant les dépasser (enfin, j’espère, je ne souhaite ça à personne).
C’est l’un des aspects les plus choquants du film, se souvenir que tout le monde est capable de fermer les yeux sur bien des horreurs pour ne pas avoir à imaginer le pire – c’est particulièrement bien symbolisé par la mère du héros. Seulement voilà, à la fin du film, on termine sur un sentiment d’injustice énorme ; sur l’impression qu’aucune punition n’attend les responsables quand les victimes subissent pour le reste de leur vie. C’est que même si le film s’inspire d’un livre, les choses n’avaient pas tellement bougé.

Si je dis qu’elle est mythique, c’est juste parce que j’adore cette actrice et ce qu’ils ont fait du personnage on ne peut plus bêbête, mais toujours bien capable de me faire rire.
Si la série nous amusait bien, elle s’est complexifiée au fil des saisons, avec des épisodes plus longs et des avancées dans la quête, alors que le château faisait face à de nombreux envahisseurs. Heureusement, Arthur et Lancelot étaient assez malins pour déjouer ses invasions – car ne ‘est pas Merlin ou Karadoc qui allaient leur venir en aide. Pas faute d’essayer.

Je vous en parlerai demain, je pense ; puisque je vais le voir à la séance de 20h30. Il s’agirait de me dépêcher à m’habiller, maintenant, parce que ça veut donc dire que j’ai 15 minutes pour rejoindre le cinéma.
La fin d’année approche à toute vitesse, je sais bien, mais je n’arrive pas encore à m’en rendre compte. En tout cas, une chose est sûre, nous sommes déjà le 23 juin et, par conséquent, Cruella est sorti en salle aujourd’hui. Et le film vaut carrément le détour.
Il fonctionne enfin pour son attention aux détails, justement. Au-delà du décor et des robes, le travail minutieux des détails est également celui des scénaristes qui parviennent à faire de nombreux clins d’œil au film Disney, l’air de rien. Tout s’emboîte plutôt bien, à part peut-être le personnage de Roger que je n’ai pas trop aimé dans ce film… mais en même temps, c’est un film sur Cruella, ce n’est donc pas étonnant que Roger n’y soit pas mis en valeur.
Il vous scotchera probablement à votre siège de cinéma. En tout cas, moi, j’envisage déjà de le revoir car il était très cool, jusque dans sa bande-son d’ailleurs. Il ne manque qu’une chanson un peu plus marquante pour rendre le film parfait – je ne suis pas fan de la reprise du générique de fin, mais heureusement que c’était là, d’ailleurs !