Salut les sériephiles,
Je passe de plus en plus de temps à me triturer le cerveau pour trouver mes prochains thèmes de « sept clichés sur », mais chaque fois que je pense avoir fait le tour, je finis par trouver de nouvelles idées. Après quelques séances de cinéma, me voilà donc assez logiquement à revenir sur le lien entre séries TV et cinéma. Ce n’est pas toujours évident, car les deux formes de divertissement sont parfois mises en concurrence pour de mauvaises raisons, mais eh, les personnages vont quand même au cinéma parfois. Petit tour d’horizon des clichés dans ces cas-là.

- Tout le monde achète des popcorns et bavarde au cinéma, comme dans This is us
Si les personnages de votre série sont dans une salle de cinéma, vous pouvez être à peu près certains qu’ils auront des popcorns et/ou des sodas avec eux. C’est un truc que l’on voit dans plein de séries et la première qui m’est venue en tête est celle-ci, parce qu’on voit Jack les acheter et que c’était marrant. Pourtant, aux avant-premières de Kevin, ils n’en ont pas toujours, mais c’est plus l’exception qui confirme la règle, je crois. Par contre, je commence par un cliché qui va diviser : perso, c’est FAUX, je suis radin et pas forcément fan de popcorn. À la rigueur, j’achète des bonbons parfois, et encore, vu le prix. Je sais cependant que certaines personnes achètent des popcorns à chaque séance ou presque… Sinon, pour les bavardages, c’est inévitable : si on voit les personnages dans un cinéma, il faut bien les voir parler aussi. Pour la réalité… Ouais, si, il y a souvent des bavardages, tout de même.
- On décide d’aller au cinéma avant de choisir un film, comme dans Plus belle la vie
Un truc qui me marque souvent dans les séries, c’est que les personnages proposent d’aller au cinéma sans avoir la moindre idée du film qu’ils iront voir. Au prix que coûte la séance, ça paraît assez dingue, surtout pour des personnages qui ne semblent pas y aller souvent. Cela permet ensuite d’avoir la traditionnelle scène où les personnages débattent pour savoir quel film (ou quel genre de film) ils iront voir. Perso, je n’ai jamais fait ça, c’est FAUX. Je repère les films et je propose d’aller les voir au cinéma, les gens me disent oui ou non, mais ça me paraît prendre le problème à l’envers de se dire « tiens, on va au ciné, mais je ne sais pas pourquoi ».

- Le cinéma va occuper une place centrale de la vie des persos, comme dans Charmed
Souvent, lorsqu’une série se donne la peine de faire un épisode où les personnages vont au cinéma, c’est pour en faire le thème central de l’épisode : les personnages vont en parler dans tout l’épisode, un enfant va s’enfuir pendant que le père dort… ou alors le film va devenir soudain réalité quand on est dans une réalité fantastique. Bon, ce dernier point, ça ne marche pas, mais les deux autres, ma foi, j’imagine que le cliché est plutôt VRAI ? Quand je vais au cinéma, il y a toujours un ou deux moments où j’en parle ensuite – que ce soit avec la personne avec qui je l’ai vu, sur le blog, avec des collègues, etc.
- Les personnages vont au cinéma… en drive-in, comme dans That ‘70s show
Gros cliché des séries des années 90, et surtout des séries pour ados : les fameux cinémas plein-air où l’on vient en voiture assister à la projection d’un film. Je continue d’être bouche bée à chaque fois que je vois ça à l’écran, parce que le concept me paraît super bizarre. Une voiture, c’est pas hyper confortable ; c’est toujours au milieu de champs qui doivent regorger de moustiques et ça se passe mal quasiment à chaque fois. Vraiment, c’est un concept que je ne connais pas et qui m’épate. Ni vrai, ni faux, mais c’est un cliché que je ne pouvais pas ignorer.

- Il y a toujours une belle file d’attente quand on va au cinéma, comme dans 13 Reasons why
Bon, les personnages de la série travaillent dans un cinéma, je ne sais pas si ça compte, mais il semble y avoir toujours du monde à attendre quand ils vendent des tickets – genre y a quelqu’un avant et quelqu’un après. Alors désolé de casser l’ambiance, mais c’est FAUX, il y a plein de cinémas dans lesquels il n’y a pas tant de monde que ça, surtout dans les petites villes.
- Le cinéma est une référence commune, comme dans Community
C’est un cliché facile et vérifiable un peu partout, parce qu’il est VRAI : évidemment que tout le monde a entendu parler des « boring-ass Marvel movies » (cette réplique m’a traumatisé à ce point, oui) et peut faire des références à Star Wars. Les films qui sortent au cinéma sont le sujet de conversation entre des personnages qui ne vont peut-être pas au cinéma ensemble, mais tout de même. La culture se partage donc, et ça, même sur le petit écran.

- Le cinéma est mort, plus personne n’y va, comme dans Grey’s Anatomy
Il est possible que je me plante et j’attends de voir si Aurélien passera par ici pour me contredire, mais il me semble vraiment que sur les dix-huit saisons de Grey’s Anatomy, on n’a pas eu de scène où les personnages allaient au cinéma. S’il y en a eu, ce n’était pas marquant et ça ne changera pas ce que je veux dire avec ce point : il est super rare de voir des personnages aller au cinéma finalement. Pourtant… Ben, je sais pas, j’y vais tout le temps moi ? Difficile de ne pas constater par contre que c’est plutôt VRAI, surtout avec le covid : les séances sont de plus en plus désertes tout de même.

Dimanche dernier, je me suis rendu à une avant-première du film Goliath, et j’étais tout content de me dire que j’allais pouvoir en profiter pour publier cet article dès ce matin. Gros succès de ma part encore ! Après, ça ne change rien de ce que j’ai à dire sur ce film qui va probablement beaucoup fonctionner. De toute manière, quand il y a Pierre Niney, c’est toujours gage de qualité – ou en tout cas de succès. Je crois. Pas de contre-exemple, en tête !
C’est embêtant car c’est le héros derrière le masque, et on ne le voit que peu en tant que Bruce. Le peu de fois où on le voit, on peine à s’attacher à lui, parce que le côté misanthrope de Bruce ressort énormément et on a peu l’occasion de percer cette carapace. C’est bien dommage : on peine à comprendre pourquoi il est comme ça, car rien ne vient nous l’expliquer, si ce n’est notre connaissance préalable du personnage. Cela doit arranger les affaires de Robert Pattinson après.
Dans le même genre, j’ai eu la bonne surprise de voir débarquer Catwoman. N’ayant rien suivi de la promo du film, je ne savais pas qu’elle serait là et j’ai bien aimé la manière dont c’était amenée. Je l’ai trouvée mieux introduite que le personnage de Batman… mais j’ai tout de même regretté la timidité du studio concernant sa sexualité. Et partant de là, je n’ai pas réussi à accrocher à son « couple » avec Batman, parce que ça semble venir trop vite, de nulle part pour aller… vers son propre film, probablement. Hâte de la revoir à l’écran donc, mais dans un rôle plus conséquent.
Dans le même genre, j’ai adoré l’antagoniste de ce film. The Riddler fait un excellent méchant pour un film d’introduction, et j’ai aimé les nombreuses devinettes qui peuplaient le film. Rien de trop compliqué, mais une bonne construction avec quelques moments pour nous aveugler sur la suite. J’aurais aimé qu’ils aillent au bout de ce qu’ils teasaient et je ne vois pas comment Batman s’en sort avec une identité secrète alors qu’il était inconscient dans une salle pleine de flics, mais bon, si je me concentre uniquement sur le méchant, il était brillamment écrit.
Bon, allez, si je fais le point sur les derniers défauts qui me viennent spontanément, il y a aussi certains accessoires et costumes qui faisaient un peu cheap. Je sais bien que c’est souvent le cas avec les costumes de super-héros, mais là, il y a des moments où j’ai eu du mal. L’introduction qui n’en finit pas de la batmobile – jamais nommée – ou les bottes sur lesquelles on insiste comme si le caméraman était fétichiste, c’était dérangeant.
Dans les points positifs du film, il y a donc cette ambiance qui se met en place assez subtilement, toujours rythmée par la même musique. Il y a tout un tas de petits détails bien sentis aussi, juste ce qu’il faut pour nous faire comprendre qu’on entre dans un nouvel univers étendu (il y aura une trilogie Batman, déjà) et un scénario vraiment bien ficelé.
A mon sens, le film rate son pari et n’arrive pas à être l’incontournable que DC voudrait qu’il soit. On aurait pu se contenter de la dernière trilogie. Ce Batman essaie bien d’apporter une touche moins manichéenne, notamment concernant les parents de Bruce, mais il est très long dans sa mise en place, interminable dans ces twists et peu mémorable dans la technique (allez, cette scène de fusillade dans le noir, à la rigueur). Bref, pas grand-chose de nouveau, mais un énième reboot de la franchise DC malgré tout, reboot déjà plus convaincant, mais ayant encore besoin de se trouver… Peut mieux faire, définitivement, parce qu’il y a le matériel pour. On se détache des habitudes DC du manichéisme trop gentil peu à peu, cependant, alors j’ai envie d’y croire.