Ces films français actuellement en salle

Salut les cinéphiles,

La semaine dernière, j’ai mis de côté le brouillon de cet article parce que l’actualité était triste, mais il est peut-être temps pour moi de rentabiliser mon abonnement cinéma et de vous parler des films encore en salle que j’ai vus récemment au cinéma. Bon, il y a uniquement des films français, ça change beaucoup de ce que je regarde d’habitude, mais il se trouve que je suis à proximité d’un cinéma qui ne passe beaucoup de cinéma en VO. Bref, pour rentabiliser à fond, il me faut de la VF, et comme je n’aime pas la VF, il me faut des films français. Ceci étant dit, on a des bons films français en ce début 2022. La preuve !

En attendant Bojangles

Entre eux, c’est toujours la fête, toujours des histoires imaginaires, magiques, vertigineuses. Ils mènent leur vie en dansant sur Mr Bojangles. C’est un couple atypique et terriblement attachant.

undefinedJ’ai entamé mes visionnages cinéma de l’année par ce film, et je ne l’ai pas regretté. La promo abusive sur les quais des gares de banlieue parisienne a été efficace : à force de voir Virginie Efira que j’adore et Romain Duris tous les matins à plusieurs reprises, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter ce film.

Je n’en savais rien du tout avant d’aller à la séance et je n’ai jamais lu le livre, donc j’étais incertain de ce que ça allait donner. Quand je vois les synopsis officiels, je me dis que personne n’en sait jamais rien, cela dit ; et j’ai dû improviser le synopsis ci-dessus.

Pendant un bon moment, j’ai même cru que je n’allais pas aimer le film parce que j’ai eu du mal à entrer dans le film : je ne comprenais pas trop le jeu des acteurs qui me semblait mécanique.

En fait, tout était calculé par rapport à la métrique et la poésie du texte, très particulière, mais aussi particulièrement savoureuse pour un littéraire.

Une fois embarqué par le film et par sa musique envoutante et entêtante de Mister Bojangles par contre, c’était dur d’en décrocher et j’ai écouté la BO du film un bon nombre de fois tout de même. Romain Duris est toujours un excellent acteur, tout le casting est excellent, mais Virgine Efira est particulièrement exceptionnelle ici. Je crois que c’est vraiment son meilleur rôle !

Le film est particulièrement bouleversant et je ne peux que trop le conseiller. La principale critique que j’ai pu lire dessus est qu’il n’ose pas assez nous faire voyager avec ces personnages, mais je trouve au contraire que le parti pris est incroyable parce qu’il permet justement de mettre en avant les acteurs et leur imagination sans jamais succomber à la facilité des effets spéciaux.

En fait, ce film est un coup de cœur je crois, principalement parce qu’il était une bonne surprise et qu’il a su m’embarquer. Alors, évidemment, j’aurais beaucoup à redire de la fin et on peut en parler en commentaire si vous l’avez vu, mais je ne vais pas spoiler ici.

Adieu Monsieur Haffmann

Les Allemands envahissent Paris. Monsieur Haffmann met à l’abri sa famille et reste une journée de plus pour confier sa bijouterie à son vendeur… Il va rester alors coincé dans un Paris occupé par les nazis.

Adieu Monsieur Haffmann - film 2020 - AlloCinéEh, je m’en doutais, mais j’ai eu beaucoup de mal avec ce film. C’est une jolie reconstitution historique et un film étouffant par son ambiance de huis-clos qui n’en est pas un du tout… mais l’ensemble est largement sauvé par Sara Giraudeau qui est une excellente actrice et brille dans son rôle d’épouse en souffrance.

Là aussi, j’ai eu beaucoup de mal avec la fin du film, et cela s’explique surtout parce que, malheureusement, il laissait un nombre incroyable de pistes ouvertes. Je déteste les films qui me font m’intéresser à des personnages pendant deux heures pour laisser sur une fin ouverte. Alors bien sûr, ce n’est pas si ouvert que ça… mais le sort des personnages principaux n’est pas scellé quand commence le générique de fin – une période se termine, soit, m’enfin, je veux en savoir tellement plus sur eux.

J’en oublie presque d’expliquer ce que je pense de ce film. Concrètement, c’est une vraie bonne surprise, mais une surprise qui dérange aussi : le film nous rappelle bien ce qu’est l’occupation et les choix horribles qu’elle imposait à certaines personnes. En pleine période électorale, elle tend un miroir dérangeant par moments, je trouve, parce que l’on voit bien que l’occupation s’est imposée aux parisiens qui restaient tous dans la certitude que rien de bien négatif ne pouvait leur arriver. Cela donne parfois envie de crier aux personnages de se bouger, c’est terrible.

Autrement, j’ai accroché aux trois personnages principaux, et je ne m’y attendais pas du tout.

Pour le coup, je ne suis pas fan des acteurs de ce film, mais j’ai trouvé qu’ils arrivaient à être juste dans ces rôles plutôt historiques. L’histoire proposée ici est belle, avec un bon message sur l’altruisme et la nécessité de ne pas oublier que l’autre est humain. Et j’en profite donc pour changer de film, parce qu’au fond, c’est aussi le thème du film suivant.

Presque

Par la force des choses, deux hommes se retrouvent à prendre la route de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard.

Presque - film 2020 - AlloCinéLa bande-annonce tournait en boucle depuis la mi-décembre dans les cinémas, et j’avoue que j’étais curieux de ce film qui semblait très bien, mais dont les répliques me dérangeaient parfois. Finalement, c’est un joli voyage que proposent les scénaristes, avec une ode à la tolérance, évidemment. En effet, Igor, l’un des deux personnages principaux est handicapé, mais ça n’empêche pas du tout une jolie amitié de se lier.

Le film est très inspirant, en tout cas. Les sujets traités sont loin d’être faciles et sont même plutôt lourds, mais ça fonctionne à merveille : le synospsis parle de deux hommes. L’un est croque-mort, l’autre handicapé. La vie les fait se rencontrer au détour d’un accident… et ça donne un très bon film, abordant à demi-mots des sujets trop souvent tabou.

Le deuil, le décès, l’acceptation de la mort, mais aussi du handicap, le regard de l’autre, la question du désir… Il n’y a pas vraiment de tabou dans le film.

Pourtant, à aucun moment ne domine cette impression d’aborder un sujet tabou. Oh, il y a bien une scène qui se démarque et est un peu abusée côté nudité, mais j’en comprends l’utilité et le message, alors je ne vais pas en tenir rigueur au film – puis, je ne vais pas jouer au prude alors que je regarde Euphoria, c’est juste que je ne l’attendais pas dans ce film vu le style.

Côté casting, c’est une vraie réussite : Alexandre Jollien sait rendre son personnage attachant et le commentaire qui est fait sur le handicap fonctionne dans l’ensemble. La scène avec les policiers est en trop par contre, alors qu’elle était efficace dans la bande-annonce. Dans le film, je la trouve… gênante, en trop. Tant pis. En ce qui me concerne, la plus grosse révélation fut Bernard Campan qui est génial dans le film.

J’ai adoré le personnage de Louis, ce qui aide bien, parce que je trouve son travail fascinant tout de même – comme beaucoup – et parce que je me dis quand même que c’est profondément humain comme métier. Ce ne devrait plus être un tabou (et ça finit par l’être avec une coupe surprenante en fin de film). Tout semble glisser sur le personnage, c’est vrai, et l’acteur le joue bien.

Bien sûr, c’était aussi un véritable plaisir de retrouver Tiphaine Daviot dans ce film. Il faudrait vraiment que je prenne le temps de regarder Marianne parce que j’aime beaucoup cette actrice que j’avais eu l’occasion de croiser au Comic Con pour l’avant-première de Dark Stories. L’occasion de vous dire qu’elle est aussi sympathique et bienveillante qu’elle en a l’air à l’écran, et que son rôle semble presque sur-mesure par moments.

Bref, un bon moment, très divertissant. Ce ne sera sûrement pas mon film de l’année, là aussi, je n’aurais pas dit non à une scène de plus pour conclure sur le personnage de Cathy, mais c’était top. Et la dernière scène est magnifique, mais je n’en dirais pas plus !

This is us – S06E03

Épisode 3 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.

Spoilers

Difficile de concilier le travail, la distance et la paternité. Randall, Kevin, Toby et Jack s’y sont tous essayés.

Let’s kill her. Let’s dig a hole in the backyard and bury her in it.

Qu’est-ce que je suis heureux ! Cet épisode reprend dans le futur avec baby Jack devenu adulte. Toujours aveugle et, j’espère, toujours aussi bon acteur, il vit dans une baraque à la vue exceptionnelle. Je ne vois pas trop l’intérêt, franchement. Il aime faire des barbecues, mais l’odeur le renvoie à des souvenirs douloureux. Reste à savoir lesquels. Oh on les voit… mais à sa manière, donc parfaitement flous.

Dans le passé, Jack revient trop tard à la maison pour voir ses enfants avant qu’ils se couchent. C’est triste comme tout, parce qu’on apprend qu’il est parti trop tôt le matin pour les voir et qu’il revient régulièrement trop tard pour les coucher. Le pauvre. Il décide donc d’emmener les enfants pour la première fois au cinéma… et ça se fera sans Rebecca qui n’est pas cinglée et est heureuse d’avoir un samedi tranquille.

Par contre, trois enfants au cinéma, ça fait quand même beaucoup à gérer. Et les choses ne se passent pas si bien que ça quand Kate lui demande s’il vivra pour toujours au travail. Le pauvre. Le caissier du cinéma a beau essayer de le réconforter, bizarrement, ce n’est pas super efficace. Je veux dire le type est drogué, et il finit par le reconnaître quand Jack lui demande s’il a vu Kevin.

Oui, parce que Jack s’endort pendant le film, ce qui permet à Kevin de fuguer… et de se faire retrouver par les flics. Par chance, Rebecca a pensé à tout et les flics peuvent l’appeler puisque le numéro de la maison est sur les chaussures. Quant à Jack, ben, il se rend bien compte du départ de Kevin, mais trop tard, quoi. Bonjour la culpabilité !

Rebecca reste sacrément calme face à la situation, et elle console Jack à merveille en lui rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour qu’une mauvaise journée devienne une bonne journée. J’aime cette philosophie et j’aime que Jack se donne ensuite du mal pour créer une ambiance cinéma à la maison. C’est simple et efficace comme stratégie, les triplés n’y voient que du feu et la journée est un bon souvenir pour tout le monde.

Malheureusement, le bon souvenir vire au cauchemar pour Jack quand il reçoit un coup de fil lui annonçant la mort de sa mère. Il va être sympa le prochain épisode…

Dans le présent, on se concentre d’abord comme on pouvait s’y attendre sur le couple Kate et Toby. Cela ne se passe pas aussi bien qu’ils le voudraient : Toby est parfois coincé loin de chez lui, ses enfants pleurent chaque fois qu’il part et Kate est bien heureuse d’avoir l’aide de Kevin pour s’en occuper. C’est plutôt cool : l’épisode commence sur un montage de la routine de ses personnages.

Au milieu de cette routine, Toby se débrouille malgré tout pour passer du temps avec sa famille de temps en temps. Il se sent un peu forcé de ramener des cadeaux à chaque fois, ce qui nous offre un point de Bingo Séries gratuit quand Kate ouvre le sac à main qu’il lui offre avant de lui laisser un jour off. On pourrait donc croire que tout va bien, mais Toby ne gère pas tant que ça non plus.

Il offre à son fils un jouet qui fait du bruit et l’empêche de dormir aux bonnes heures, malgré un rappel de sa femme, ce qui fait que bébé Jack refuse d’aller se coucher le soir. C’est un gros problème pour Kate, parce qu’elle a un récital de sa classe ce soir-là et qu’elle voulait absolument être accompagnée par son mari. Il aurait peut-être fallu lui dire, parce qu’il n’a pas l’air au courant quand il décide de finalement rester s’occuper de Jack et Hailey pour laisser la babysitter rentrer chez elle car elle ne gérera pas les enfants seules s’ils ne dorment pas.

Et voilà comment Kate se retrouve seule face à Philip après le récital, histoire de lui raconter ses peurs sur son couple. C’est la pire des idées putain, je déteste les scénaristes s’ils souhaitent vraiment aller sur la piste de la relation extra-conjugale avec ce type. Le pire, c’est que Philip lui donne finalement des conseils pas si cons quand il lui dit que c’est bon signe de parler des problèmes dans un couple. Humph.

De son côté, Kevin gère la parentalité à distance comme il peut. Il vient donc chaque matin chez son ex pour voir ses enfants, et ça se passe plus ou moins bien selon les jours. En tout cas, on voit que ça lui pèse de ne pas pouvoir être toujours là et d’avoir sa famille pour lui. Clairement, c’est le thème de l’épisode, de toute manière, et il n’est pas gâté : il vit des moments galère à voir Toby heureux de rentrer chez lui auprès de sa femme et ses enfants… et d’autres encore plus galères avec le reboot du Manny.

Clairement, dans ce reboot, l’humour est toujours aussi merdique et Kevin est mis face à son choix de ne pas vivre avec ses enfants. Le pauvre, ça fait de la peine à voir ; et ça fait d’autant plus de peine que l’acteur est une fois de plus excellent à jouer le personnage de Kevin. Non parce que Kevin est un mauvais acteur, en fait… Contrairement à son interprète.

En tout cas, malgré son jeu médiocre, Kevin tape complètement dans l’œil d’une de ses nouvelles collègues qui lui laisse son numéro après avoir ri de toutes ses phrases qui ne sont pas des blagues. De toute manière, elle va vite lâcher l’affaire puisque Kevin n’en a rien à faire d’elle, ou de quoique ce soit, d’ailleurs. Il laisse sa carte bleue dans les mains d’un de ses collègues – le Manny – tout de même, parce qu’il reçoit un SMS de Madison l’informant que ça y est, Frannie est en train de marcher. Sans qu’il ne soit là.

Le temps d’arriver chez elle, en plus, les jumeaux sont évidemment couchés. J’ai adoré la scène qui s’ensuivait où Kevin et Madison se rendent compte qu’ils n’ont pas encore tous les ajustements nécessaires pour que la situation se passe bien. Madison est crevée par les enfants, Kevin est frustré de ne pas être là pour les premières fois et… ils finissent par… être trop mignons ensemble ? Putain, désolé, mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas en couple, bordel !

Kevin rentre finalement chez Kate et Toby, et il comprend assez vite que Toby a déconné puisqu’il vient juste de coucher les enfants. La scène entre les beaux-frères est sympa, même si cette affaire du triangle n’est pas rassurante pour la suite s’il faut sortir les mamans de l’équation dans la vie que s’imagine Toby. Kevin sent bien que c’est foireux ce qu’il lui dit, et il n’hésite pas à lui faire remarquer avant d’aller se coucher.

Une fois au lit, Kevin hésite à appeler celle qui joue sa belle-fille dans le reboot du Manny pour coucher avec, avant de se dire que c’est sûrement une meilleure idée d’appeler Cassidy. Putain, recontacte Zoey à la rigueur. Bon, on verra ce que ça donnera par la suite cette affaire.

L’épisode se termine en tout cas avec Toby offrant à Kate un grill pour se faire pardonner d’avoir déconné. Bon. C’est apparemment le premier souvenir de Jack, et ce n’est pas un bon souvenir alors… c’est une mauvaise idée. On découvre en retournant dans le futur que Jack a une cicatrice au front à cause de ce cadeau de Toby, et que cette cicatrice date du jour où le mariage de ses parents a explosé. C’en est fini des théories qui nous faisaient espérer que peut-être Kate et Toby finiraient bien ensemble. Putain, fais chier. Je suis sacrément vulgaire dans cette critique, pardon.

Enfin, du côté de Randall, on découvre un papa qui gère tout : il emmène Déjà faire ses premières leçons de conduite. Bon, ce n’est probablement pas la première, parce qu’elle fait l’équivalent d’une conduite accompagnée qui semble vraiment super bien se passer. Le problème ne vient finalement pas de sa conduite de voiture, mais de sa conduite d’adolescente : Malik lui envoie un SMS alors qu’elle est au volant, ce qui fait que Randall découvre que sa fille a passé le week-end précédent à Boston. Sans lui dire.

J’ai beaucoup ri de la situation, avec un Randall qui rentre aussitôt pour s’en confier à Beth. Cette dernière était hilarante à s’énerver, mais elle comprend assez vite qu’elle va devoir jouer la mère cool pour laisser Randall s’énerver autant que possible. Et la scène fonctionne bien, parce que c’est un couple vraiment fonctionnel contrairement à Kate et Toby en ce moment. Ils se parlent de tout, après tout.

C’est peut-être ce qui fait mal dans la trahison de Déjà qui ne leur a rien dit : elle n’a vraiment pas les codes Pearson sur ce coup-là. Par contre, heureusement, Beth finit par comprendre sa fille. Elle n’est plus une enfant, mais devient adulte progressivement. Beth décide donc qu’il est temps pour Déjà non d’être punie, mais de se mettre à la pilule. Oh, que j’aime Beth ! Toujours les bons mots et conseils, finalement.

Randall comprend donc qu’il est temps pour lui d’aller parler à Déjà. Si elle a peur de devoir s’excuser à nouveau, ce n’est pas le cas : Randall reconnaît simplement son erreur d’avoir oublié que sa fille grandissait. Rationnellement, il savait que ça allait arriver, mais émotionnellement, il la voyait encore enfant. La scène commençait bien, mais la dernière réplique de Randall est vraiment en trop, à lui assurer qu’elle ne retournerait pas à Boston de sitôt.

Clairement, ils ont du fric. Alors non, elle ne va pas faire six heures de bus tous les week-ends, c’est clair, mais arrange-toi pour organiser des visites de temps en temps. C’était en plus le message que Beth voulait lui faire passer plus tôt. Randall est con sur ce coup-là, et je comprends bien trop la réplique de Déjà : oui, ça va être un problème qu’il se braque comme ça.

 

NCIS S19E11 (express)

Épisode 11 – All Hands – 15/20
Sincèrement, ça commençait vraiment mal pour cet épisode, mais il se rattrape de manière surprenante en cours de route. J’ai fini par aimer les différentes idées mises en place en début d’épisode qui me paraissaient pourtant toutes plus soporifiques les unes que les autres. Comme quoi !

Spoilers

L’équipe est amenée à enquêter sur un navire en pleine mer.

Mon dieu que l’introduction de cette semaine était inutilement longue pour ce que c’était. Quand le type se plaignait qu’il n’allait rien se passer alors qu’on savait que c’était sur le point d’arriver, j’ai cru que j’allais perdre patience. Peut-être que j’étais fatigué ce soir et que c’est pour ça, je ne sais pas. Une chose est sûre, c’était assez prévisible que ça allait partir en vrille, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point – et surtout que ce soit hors écran.

Cette enquête de la semaine a tout de même réussi à me surprendre grâce à ce twist simple : pour une fois, il se passe vraiment quelque chose hors écran qui a un impact sur l’épisode. J’adore le côté huis clos que prend l’épisode une fois que l’équipe arrive sur le navire, et j’étais content de voir que Jimmy était de la partie, contrairement à McGee. Je trouvais ça un peu plus original – et j’avoue que sur le moment, j’ai cru qu’ils allaient rapprocher un peu plus Knight et Palmer. Ce ne fut pas le cas, tant pis.

C’était une vraie bonne surprise cette fusillade sur le navire, parce que tout le début de l’épisode me faisait craindre le pire niveau ennui. J’avais l’impression qu’on était reparti sur les épisodes peu intéressants qu’on oublie vite, surtout avec le projet photo pour la nièce, là. Finalement, le but de l’épisode était simplement d’apprendre à mieux connaître Jessica Knight. Et ça marche, car j’ai retenu son prénom. 

Pour quelqu’un qui n’aime pas les enfants, elle passe bien du temps à vouloir faire plaisir à sa nièce, tout de même. Ce projet photo tout pourri finit par avoir un intérêt plus tard dans l’épisode quand on comprend qu’elle tient énormément au dessin que les méchants ne manqueront pas de trouver. La fin avec ce dessin ? Je n’étais pas fan vu ce qu’en fait le terroriste, mais soit.

Bordel, je n’arrive pas à faire une bonne critique linéaire, là, on va reprendre. Il y a trois intrigues principales qui s’entremêlent dans cet épisode, et toutes ne se valent pas.

La moins intéressante est à mes yeux celle concernant McGee et son concours avec les geeks du NCIS qui lui font la tronche. J’ai trouvé ça sacrément mal amené et même si c’est chouette de découvrir davantage le NCIS, je ne sais toujours pas pourquoi les scénaristes nous ont pondu ça. Ont-ils perdu un pari ? Veulent-ils insérer de nouveaux personnages pour un futur drama ? Ce n’était pas clair, mais pas terrible également.

La deuxième intrigue est celle sur le navire de guerre. Si l’enquête de la semaine m’a laissé de marbre en elle-même, elle mène à une prise d’otage efficace. J’ai aimé voir l’équipe être coincé sur le bateau, aimé qu’ils vident bien vite les chargeurs. Bon, par contre, les pilotes de l’hélicoptère qui tombent, c’était vraiment abusé ! Les effets spéciaux aussi, d’ailleurs, ça faisait trop jeu vidéo…

Qu’importe, l’essentiel est donc que Nick et Jessica sont rapidement pris en otage. J’ai trouvé que ça fonctionnait à merveille ces scènes. Le fait que Nick se laisse défoncer sans rien dire, c’était raccord avec le personnage et efficace. Le fait que Jessica se joue totalement des terroristes, c’était génial. J’ai tout simplement adoré la scène de son interrogatoire, où l’actrice fait du très bon boulot : on sait qu’elle leur ment, mais on découvre donc cette nouvelle facette de son personnage. On la savait forte sous couverture, la voilà excellente menteuse et manipulatrice. 

Le fait qu’elle arrive si bien à obtenir des informations tout en menant une conversation cohérente et en jouant des émotions me fait revoir ce que je pensais de l’actrice à son arrivée. Elle me paraissait trop fade, trop peu crédible en agent… et là, progressivement, les choses changent. Par contre, comme ils ont détruit le dessin devant elle, je m’attendais à une bien meilleure vengeance de sa part. Elle n’a pas l’occasion de se venger, et c’est dommage.

Si elle n’en a pas l’occasion, c’est parce que Parker tend le piège le plus énorme de l’univers aux terroristes – et qu’ils tombent dedans. Les terroristes s’enfuient donc en hélicoptère en laissant derrière eux les otages sans le moindre remords. C’était aussi gros que le message codé que reçoivent McGee et Kasey dans l’épisode : évidemment que Parker est avec eux et fait en sorte de les piéger.

Vraiment, cette fin d’épisode m’a déçu, je m’attendais à plus explosif et intéressant comme conclusion. Tant pis. En attendant, tout ça permettait d’en arriver aussi à la résolution de la troisième intrigue de l’épisode : au début, Vance demandait à Parker ce qu’il pensait de l’équipe et Parker lui répondait qu’il ne la considérait pas comme son équipe car ils étaient là depuis trop d’années (oui, surtout Jessica, n’est-ce pas ?). 

Sans surprise, le but de l’épisode était donc de rapprocher les différents membres de l’équipe. L’épisode se termine sur un selfie tout sympa et Parker qui dit bien qu’il s’agit de son équipe. Simple et efficace, donc, mais peut-être trop simple dans sa résolution, justement. Un brin déçu par cette fin alors que l’épisode était plein de promesses en son milieu justifiant bien tout ce qui avait été mis en place. Dommage !

Cela dit, il était temps d’en arriver à un stade où toute l’équipe se sentait enfin être une équipe, comme au bon vieux temps !

How I met your father – S01E02

Épisode 2 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein. 

Spoilers

Sophie tente de se remettre de sa rupture avec Ian et se rend dans un club nommé FOMO sous les conseils de Valentina.

They say there’s no such thing of having FOMO inside of FOMO.

En 2050, Sophie ne s’est pas encore resservie de son vin, mais elle est toujours au téléphone avec son fils qui ne lui raccroche toujours pas son nez. Pourquoi ? Mystère. Il a beau lui demander d’aller directement à la conclusion de son histoire, Sophie a vraiment envie de lui raconter tous ses rencards et tout le temps que ça lui a pris de rencontrer son père.

Est-ce que le gamin ne connaît pas le nom de son père du coup ? C’est possible, mais pas rassurant, tout de même. Allez, qu’importe, c’est reparti pour 2022. On y apprend que Sophie a peur du porno, apparemment, parce que le gouvernement peut traquer ce qu’elle fait et qu’elle fait du sport avec Valentina pour se réconforter – quand elle n’écoute pas sa chanson de réconfort.

On sent bien au rythme que l’équipe derrière la série est toujours la même que dans la série d’origine, mais ça ne marche pas aussi bien en 2022 qu’il y a quinze ans, désolé. En plus, ils avaient prévu que cet épisode serait diffusé une semaine après le précédent, et ce ne fut pas le choix d’Hulu. Dommage. Je suis en manque de sitcom, cela dit, alors pourquoi pas.

Bon, Ian étant reparti en Australie désormais, il faut trouver une nouvelle intrigue pour cet épisode : c’est Valentina qui nous l’apporte sur un plateau en voulant à nouveau rompre avec Charlie. On comprend bien que le but est de nous expliquer que ce couple ne va pas arrêter de rompre et de se remettre ensemble, mais ça permet aussi de mieux cerner le personnage de Valentina. Quant à Sophie, elle est persuadée que le vrai problème de Charlie est qu’il n’a pas d’amis à New-York.

Elle propose donc d’organiser une soirée avec le trio Sid, Jesse et la sœur de Jesse dont je n’ai toujours pas le prénom. Là-dessus, je dois bien reconnaître que c’est efficace : pour une fois, je trouve que ça ne fait pas trop forcé comme prétexte pour que les personnages se retrouvent. Et si Jesse devrait répondre non, le fait que ça vienne de Sophie pour qui il a bien un semblant de crush justifie qu’il dise oui, une fois forcé par son meilleur ami et sa sœur.

Bref, je dois dire que j’accroche à peu près à l’idée, de même que ça m’a fait rire de voir Charlie en costume. On sent qu’il est un peu une version soft et mixée de Barney et Robin à la fois, l’étranger qui apporte un lot de clichés, le riche à côté de la plaque avec des attentes bien différentes de ce qu’est la vie. Est-ce que je suis en train de réajuster mes attentes pour passer un bon moment devant la série ? Probablement.

J’ai aimé le fait que Sophie reçoive un message de Ian pile au moment où elle était prête pour une soirée fun en tout cas. Cela n’arrange pas les affaires de Jesse probablement, parce que bon, on vient d’apprendre qu’il avait un sacré budget de mouchoirs. Il est tout angoissé de voir que Sophie a toujours des pensées pour Ian, mais quand Sid entend Valentina parler d’une soirée arrangée, il est aussitôt persuadé que c’est pour Sophie et Jesse. Il est loin du compte le pauvre.

En attendant, le message de Ian pour Sophie n’est jamais qu’un selfie avec une private joke. La série s’embarque dans la longue tradition des running-gags de la série-mère… mais ça paraît moins efficace qu’avant. Peut-être que j’y suis trop habitué, peut-être que ce délire autour de Jason Momoa n’était pas drôle, peut-être que c’était original comme idée à l’époque mais que ça ne l’est plus en 2022. J’ai déjà fait mon choix.

Pour l’instant, la série manque aussi clairement d’un lieu culte où les personnages se retrouvent… et quelque chose me dit que ce ne sera pas FOMO. On n’a pas le droit d’y prendre de photos, la sœur de Jesse s’y ridiculise en essayant de draguer et Charlie ne parvient pas à se faire des amis parce qu’il est vraiment trop perché.

Jesse en arrive aussi à essayer de draguer Sophie – et pourtant, elle a laissé tomber le décolleté, hein. Elle accepte donc de passer un moment à part avec Jesse… sauf qu’elle repère un autre sosie de Jason Momoa sur la piste de danse et décide aussitôt de le prendre en photo. Si elle avait fait la morale en début d’épisode à Valentina en lui expliquant qu’il fallait qu’elle soit plus mature et patiente avec Charlie (mais pourquoi ?), elle lui explique désormais qu’elles sont encore jeunes et peuvent prendre de mauvaises décisions, comme celle de rester en contact avec Ian et de rire un coup même si ça la fera souffrir.

Arf, je ne sais pas si je vais aimer la série quand elle s’embarquera sur tout ça. Quant à la photo qu’elle prend, elle lui vaut inévitablement une exclusion du club, sans plus d’explications que ça. Cela permet à Jesse de comprendre qu’elle ne veut pas de lui, et quand il en parle à Sid devant Charlie, ils comprennent tout le quiproquo. Jesse et Sid abandonnent donc la sœur du premier pour aller dans le bar du premier, alors que Valentina se retrouve à rompre avec Charlie.

L’avantage, c’est qu’elle lui explique les vraies raisons de la rupture, alors bon, ils se remettront ensemble, probablement. Et l’air de rien, son plan fonctionne : Charlie se rend au bar avec Sid et Jesse, et l’amitié prend complètement entre Charlie et Sid qui se découvrent des goûts communs. Par contre, va falloir m’expliquer comment ils ont pu sortir de la boîte sans tomber sur Sophie, assise sur le trottoir devant. Au moins, elle peut partager un moment réconfortant avec Valentina (qui s’assure que son manteau blanc TOUCHE le trottoir sur lequel elle est en train de s’asseoir ???).

L’épisode finit par amener tout le monde au bar, parce que même si on ne sait pas bien pourquoi, Valentina veut se réconcilier avec Charlie. Celui-ci décide de prendre son propre appartement finalement, de manière à pouvoir avoir des rencards avec Valentina sans continuer de l’étouffer. Bien sûr, oui, c’est comme ça que fonctionne la vie, c’est bien connu. Et c’est bien connu aussi qu’on peut facilement entrer dans ce qui ressemble à une réserve privée du bar pour faire l’amour.

Là-dessus, les scénaristes ne changent pas trop et se gardent les mêmes lieux que dans la série originale, avec la même disposition de bar. Le bar iconique dont on avait besoin est donc celui-ci, et ça se sent bien en fin d’épisode. Une fin d’épisode où je me suis dit que j’aimais bien malgré tout les défauts cette série. C’est cheesy, un peu, avec Sophie qui décide de rester ami avec Jesse et de ne pas envoyer la photo à de Jason FOMO-moa à Ian. Elle le regrettera probablement, mais la fin d’épisode révèle que Jesse a la même chanson de réconfort qu’elle – et un goût particulier pour les jeux de mots avec son chat nommé Jesse’s girl, comme une chanson que j’ai maintenant en tête.

Ah, et il est à noter que Kim Cattrall s’efface beaucoup plus dans cet épisode… et c’est une bonne chose car le rythme est bien moins cassé, ouf !