How I met your father – S01E10

Épisode 10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Spoilers

Jesse rejoindra-t-il Sophie au restaurant ?

 

I mean, it’s not that crazy.

Après avoir trompé sa femme dans l’épisode précédent, le Captain est en plein divorce. Et ce n’est pas si simple pour lui : sa future ex-femme décide de récupérer ses bateaux pour les couler, parce qu’elle déteste les bateaux. Rien que ça. Comment ça pouvait être drôle à l’époque d’avoir le Captain et devenir si surjoué aujourd’hui ? C’est bizarre tout de même, et pour l’instant, le fait que ce soit détaché de l’intrigue principale n’aide vraiment pas à accrocher.

On en revient finalement à Sophie au restaurant avec Jesse. Oui, oui, avec Jesse : il a eu le bon goût d’être simplement très en retard. Il avait besoin de parler avec Meredith et d’obtenir une conclusion avec elle avant de se mettre avec Sophie. Oui, avec Sophie : ils couchent ensemble. Et ils dorment ensemble. Et dans son sommeil, Jesse grommelle qu’il est amoureux d’elle. Oh flemme. J’ai soupiré comme jamais tellement c’était lourd comme intrigue. Rien de nouveau là.

C’est tellement lourd comme genre d’intrigue en 2022 ? Je ne comprends pas l’idée. En plus, voir Sophie tenter de s’échapper le lendemain matin, c’est dingue comme c’était chiant. J’ai préféré la suite de ce traitement d’intrigue avec Sophie qui se rend chez Jesse pour parler clairement de ce qu’il s’est passé. Et ça fonctionnait bien mieux : elle essaie d’en rire quand elle lui annonce… mais elle ne fait que foutre la merde encore plus dans ce qu’elle dit.

C’est la soirée de son grand gala, mais voilà que Sophie est surprise d’entendre Jesse lui dire que ce n’est pas si fou de lui avoir dit qu’il était amoureux. Après tout, il a refusé de partir en tournée avec Meredith juste pour elle. Ce qui devrait être mignon fait juste peur à Sophie, mais cette fois-ci, je la comprends : c’est vrai que ça fait beaucoup pour un début de relation.

Elle finit ainsi… au McLaren’s. Oh quel plaisir de retrouver ce bar, c’est comme si on ne l’avait jamais quitté. On y retrouve même notre Carl préféré, et surtout Robin Scherbatsky en train de boire du whisky. Ah quel plaisir de retrouver ce personnage et… de l’adorer à nouveau ? Je veux dire, c’est peut-être la nostalgie qui fonctionne, mais en quelques répliques, elle arrive à vraiment apporter de l’humour dans une série qui en a cruellement manqué. Ce n’était pas une surprise de l’apercevoir car Twitter me l’avait spoilé, mais sa présence reste une bonne chose.

Et puis bien sûr, ce « je t’aime » trop rapide est une histoire que Robin connaît bien, après tout. La série nous fait quelques clins d’œil à Ted l’air de rien, avant que Robin ne conseille à Sophie de ne pas prendre de décision fondée sur la peur d’une relation qu’elle espérait avoir. Sophie décide donc grâce à Robin de retourner voir Jesse… pour mieux découvrir qu’il est de nouveau avec Meredith. Au point de l’embrasser. C’est ridicule. Franchement, personne ne change si vite d’avis ? Il vient de dire qu’il était possiblement amoureux de Sophie quoi.

Alors bien sûr, ça permet à Robin de se rappeler que le timing peut être une garce… mais tout de même, faut pas déconner.

En parallèle de tout ça, Sid et Hannah considèrent encore le fait de devoir passer un an séparé l’un de l’autre. Bizarrement, Sid ne semble pas si inquiet que ça à l’idée de passer un an loin d’Hannah, alors je ne sais pas trop pourquoi ça pose problème. Je pensais que c’était réglé avec l’épisode précédent, pas que ça jouerait autant dans l’épisode final de la série.

Bon, bien sûr, ils se mettent d’accord très vite et en reviennent aux préparatifs de mariages… sauf que ça, ça fait peur à Sid. Un seul mariage, c’est déjà un énorme coût, mais deux mariages avec deux appartements sur deux côtes des États-Unis, ce n’est pas rien quand même. Bordel, vous n’avez qu’à ré-emménager ensemble, non ? C’est fou comme les séries savent se compliquer la vie… et comme elles savent pondre des trucs qui n’ont pas de sens : Sid et Hannah décident de se marier sur un coup de tête, sans prévenir personne, pour s’éviter du stress. Euh… OK ?

Pendant ce temps, Charlie ne va vraiment pas bien dans son couple avec Val. La veille au soir, Val lui a expliqué qu’un jour, ils pourraient peut-être regarder le foot avec leurs enfants. C’en est trop pour lui : il ne veut pas d’enfant. Il s’en confie d’abord à Ellen, et cette intrigue nous renvoie beaucoup trop à Ted/Robin pour que ça ne sente pas le réchauffé. Et puis, le gag de Val qui tombe amoureuse d’un chat et se comporte avec comme avec un enfant pour forcer Charlie à lui dire la vérité, ce n’était pas subtil du tout.

Ce n’est pas la première fois que la série manque de subtilité, cela dit. Le chat est horrible avec Ellen évidemment, et c’est totalement logique puisqu’elle y est allergique. Il s’agit aussi du chat de Rachel qui, finalement, est prête à lui pardonner d’être une psychopathe et de lui éternuer dessus. Elle lui fixe donc un rencard, au moment même où Ellen décroche un job. Ah le timing… C’est fou comme c’est important aussi pour l’humour.

Mais bon, c’est comme ça, la série a souvent du mal à faire mouche. Cette histoire de bateau du Captain et de Becky ne prend pas du tout non plus avec moi, mais on verra probablement en saison 2 ce qu’il en est. En attendant, lors du vernissage où Sophie est exposée pour la première fois, il est temps d’apprendre le mariage de Sid et Hannah, la rupture de Charlie et Val qui ne voient pas la vie pareil concernant les enfants (c’est radical et trop rapide, en vrai) et surtout, surtout, il est temps pour Sophie de retrouver Ian. Mais ça aussi, ce sera pour la saison 2.

EN BREF – La série pourrait et devrait être une réussite avec un casting et une équipe technique au top, mais bizarrement, elle passe à côté de ce qu’elle tente de faire et tombe presque toujours à plat quand elle tente une blague. La saison fut longue pour seulement dix épisodes et j’ai trop souvent eu l’impression de regarder une comédie ratée des années 2000 – pas une production de 2022.

Pourtant, je suis resté jusqu’au bout. D’accord, la nostalgie y est pour quelque chose, mais il y a tout de même quelques personnages qui finissent par être attachant et l’espoir que ça puisse devenir quelque chose qui reste là. Les deux derniers épisodes prouvent que ce serait possible avec de bonnes idées de narration qui ne soient pas que du copier-coller.

Espérons que la saison 2 parvienne à renverser la tendance de cette saison 1 et réussisse à être bien plus originale et drôle que cette espèce d’imitation lourde qui tente trop d’être drôle pour l’être vraiment.

How I met your father – S01E09

Épisode 9 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.

Spoilers

Après leur premier baiser, Sophie et Jesse sont face à de sacrés dilemmes. Sophie doit rompre avec Drew (et ce n’est pas si simple), mais Jesse apprend que Meredith regrette leur rupture (et ce n’est pas si simple).

Look who wants to hear about his mom hooking up now ?

Oui, je sais que c’est surprenant de reprendre cette série maintenant, mais je me suis dit que ce dimanche soir était l’occasion pour moi d’enfin en finir avec cette saison 1. Et j’avoue, j’avais envie de voir un peu Hilary Duff ce soir. Je ne sais absolument pas pourquoi, mais la série réussit à me convaincre de revenir la voir à chaque fois – et pourtant, en moins d’une minute, j’étais déjà crispé par une intervention de la Sophie plus adulte là.

Avant ça, je retrouvais avec amusement le Captain d’How I met your mother sans trop savoir le pourquoi du comment il se retrouvait là encore. Je savais qu’en avançant la série en revenait à ses origines, cela dit. On ne nous explique pas exactement ce qu’il en est dès le départ, pour en revenir au cliffhanger où Sophie embrassait Jesse.

Le lendemain, Jesse raconte tout à Sid et Sophie, dont la dent est réparée, raconte tout à Val. Pour le coup, c’est une bonne chose : la narration de la série et de la scène fonctionne vraiment bien. On enchaîne entre chaque personnage racontant sa version de l’histoire, avec les meilleurs amis qui posent les mêmes questions et les réponses qui soulignent les problèmes restants.

Pour Sophie, le problème restant est Drew. Elle doit encore le larguer officiellement, ce qui est supposé être facile. Pas de bol pour elle, quand elle se rend chez lui pour mettre les choses au point, il s’excuse et elle… rencontre ses parents. Ils sont à eux seuls une raison de larguer Drew : la mère force Sophie à rester à l’appartement avec elle. Forcément. Ce ne serait pas une série How I met sans ce genre de problème, après tout.

Assez vite, Sophie perd patience avec sa belle-mère et lui apprend qu’elle veut rompre avec Drew. Sue, la belle-mère, s’y refuse, parce qu’elle a une bien mauvaise nouvelle à annoncer à Drew elle aussi : son père est sur le point d’aller en prison et Sue n’y va pas de main morte à le balancer à Drew en lui expliquant qu’il a au moins Sophie.

Celle-ci s’enferme donc dans la salle de bain pour s’entraîner à rompre avec Drew quand même, ignorant qu’au même moment Val et Sid étaient en train de balancer à tout le reste du groupe qu’elle avait embrassé Jesse. Rien que ça. C’est assez violent comme situation d’avoir des amis aussi toxiques à ne pas savoir garder le moindre secret. Cela dit, ça permet aux deux amis de parler des problèmes que Sophie et Jesse rencontrent, tout en foutant un peu la merde entre Hannah et Sid quand ce dernier explique devant sa fiancée qu’il trouve que Sophie a bien fait de tromper Drew. Bon, tromper quand il s’agit d’un baiser spontané et alors qu’elle veut rompre dès que c’est fait – suite à une dispute – le mot est peut-être fort ? C’est blessant pour Drew, mais ça n’est pas la pire des tromperies du monde.

Cependant, la série manque un truc en ne laissant pas Sophie expliquer à Drew qu’elle a embrassé un autre mec. Elle préfère lui expliquer qu’elle n’est pas sûre d’elle et ne pas lui parler de son rencard du soir avec Jesse.

Pour Jesse, par contre, le problème est donc que Meredith a écrit une chanson, Jay Street, qui parle assez clairement de ses regrets de l’avoir largué. Quand Sid lui parle de la visite de Meredith la veille, Jesse se rend aussitôt chez Meredith et cette situation amoureuse où un couple est censé se retrouver pour un premier rencard le soir mais où la vie ne fait que mettre des bâtons dans les roues est vraiment parfaite pour nous rappeler l’existence d’How I met your mother.

La série ne tient pas la comparaison avec un Jesse qui semble trop vite prêt à pardonner à Meredith. Pire que tout, il paraît être un gamin assez incroyable quand il craque pour quelques frites et de la sauce piquante… Mais bon, Meredith s’excuse et lui explique qu’elle avait besoin de se trouver en tant que femme et en tant qu’artiste, et que c’est pour ça qu’elle l’a largué. L’épisode se termine donc sur un cliffhanger et, sincèrement, c’est la première fois que je me dis que j’ai envie de voir la suite immédiatement. Tout vient à point ? Non, tout vient en retard, sur ce coup-là.

Pendant ce temps, Charlie est dépassé par son nouveau groupe d’amis. Il souhaite profiter d’une soirée foot avec eux, mais Sophie préfère rompre avec Drew (en théorie), Jesse préfère parler avec Meredith, Ellen préfère tester plein de tenues (et ce n’était absolument pas un running gag marrant) et Hannah et Sid sont en plein préparatifs de mariage. Mariages avec un s, même, parce qu’il y en aura deux pour en avoir un respectant les traditions indiennes. Enfin, ça, c’est s’ils arrivent à se marier : Hannah va rester un an de plus aux côtés de Cordell Walker. Pardon, un an de plus à l’hôpital de l’autre côté du pays.

C’est problématique. Surtout que les relations à distance, c’est compliqué à gérer. C’est aussi compliqué à gérer pour Charlie : son pays natal lui manque, poussant Val à se faire un cosplay de toutes les Spice Girls à la fois. C’est too much pour me faire rire et c’est là l’un des principaux problèmes de la série, tout de même. En plus, Charlie a l’air vraiment peu heureux de son couple avec Val là.

L’autre, c’est la Sophie du futur. En plus, on nous révèle qu’elle aura un portrait de Jesse dans son salon parce que c’est son premier succès. Je veux bien, mais si ça doit devenir son ex, c’est super bizarre de l’avoir sur sa cheminée à la vue de tous, quand même.

The Orville – S03E04

Épisode 4 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.

Spoilers

Le traité de paix avec les Krill est sur le point d’être signé ; mais l’élection du prochain Chancelier Suprême de la planète est sur le point d’avoir lieu, elle aussi.

Most men who lose their heads tend to die, yes.

C’est en train de devenir un vrai petit rituel, je me pose dans mon canapé en ce dimanche pour découvrir le nouvel épisode d’une série en train de s’imposer comme l’une de mes préférées en ce moment où je ne regarde plus rien. Et pourtant, c’est un sale temps pour The Orville puisque l’épisode commence à nouveau par un hommage, cette fois-ci à Lisa Banes, décédée l’été dernier dans un accident – un scooter l’ayant renversée.

Après cet hommage nous découvrons que les Krill sont mieux organisés politiquement que ce que l’on pensait : nous assistons à un meeting politique d’extrême droite, grosso-modo. Oui, oui, il y a des extrêmes dans la politique Krill : la femme Krill qui parle n’est pas ravie par les décisions récentes de son gouvernement de faire une alliance avec l’Union et possiblement de ratifier un traité de paix les empêchant de conquérir des planètes ou les forçant à protéger des mondes qui ne sont pas les leurs.

Bref, finalement, on a beau être dans une autre galaxie, les Krill sont des extrémistes religieux et conservateurs avec des discours dignes de nos politiques. Le problème, c’est que pour nos héros, ce meeting est un vrai danger qui couve : la femme Krill souhaite en effet prendre la gouvernance des Krill et faire payer aux responsables de l’alliance avec l’Union leur crime. En sous-texte, il faut donc comprendre que le traité de paix avec les Krill est loin d’être une affaire réglée comme on nous le laissait penser depuis la fin de la saison 2.

C’est bien logique quand on y réfléchit quelques secondes, mais ce n’est pas rassurant pour la suite. La suite de l’épisode, elle, est étonnante aussi, avec une chorale étonnante d’enfants et d’artistes devant la délégation politique chargée de l’Union. Tu m’étonnes que l’extrémiste Krill considère que ses représentants politiques la trahissent.

C’est en tout cas l’occasion pour nous d’en découvrir toujours plus sur les Krill, avec notamment le fait que le soleil soit une malédiction pour eux. Il est moins surprenant de les découvrir si religieux ou si débiles lorsqu’il est question des élections : le Chancelier Suprême Krill est persuadé d’être réélu car son adversaire n’est qu’une extrémiste faisant reposer son discours sur la haine et la paix. Les humains et représentants politiques de l’Union semblent le croire quasi sur parole, alors même que sa parole est flippante et renvoie à notre propre Histoire. Bon, on ne va pas trop les critiquer, il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans les guests de cet épisode.

Tout ça nous mène à la conclusion que le traité de paix sera finalement signé à Dalakos, la capitale Krill, où le chancelier suprême invite les représentants de l’Union pour y fêter également sa réélection. Oh, ça va être un sacré bordel et on sait à quoi ça va conduire : l’Orville va être dépêché pour assurer la protection d’Halsey et de toute la délégation.

Avant ça, on a tout de même droit à une scène plus sympathique et ludique dans un western étonnant. La salle de simulation de l’Orville sert donc bien à passer de bonnes soirées entre amis, même si j’ai eu du mal à comprendre pourquoi John draguait soudainement Talla – ou pourquoi elle était promue d’ailleurs. Tout ça n’est jamais qu’accessoire par rapport à l’intrigue de l’épisode de toute manière : Kelly et Ed apprennent vite qu’ils sont chargés d’aller chercher la délégation officielle pour la mener sur la planète des Krill.

C’est l’occasion pour eux de rencontrer le président de l’Union – ou juste de se contenter de ne pas être pincé par leur supérieur alors qu’ils étaient en train de boire. Et finalement, l’épisode avance plus vite que je ne le pensais : Ed et Kelly sont mis au courant du problème capital que représente l’extrémiste politique Krill. Et contre toute attente, il s’agit en fait de Teleya. Je ne l’avais pas reconnue.

Cela pose problème pour plein de raisons : Ed est celui qui a laissé Teleya repartir, et désormais, il comprend qu’il a peut-être fait une erreur car Teleya ne fait qu’attiser la haine de l’Union sur sa planète. Halsey semble aussi convaincu que moi que l’élection n’est pas gagnée d’avance pour le Chancelier en titre, et tout ne fait que se complexifier quand Ed explique à Kelly qu’il a remarqué que les informations Krill étaient pleines de fake news et de deepfakes. Franchement, ça promet pour la suite de l’alliance – mais ça laisse aussi la série dans une ambiance un brin trop sérieuse par rapport à ce qu’elle était auparavant. L’humour a vraiment disparu là, et ça explique pourquoi la série a changé de titre au passage.

Bon, et puis, il y a toujours de l’humour, notamment quand Halsey fait remarquer à Ed qu’il avait parfaitement conscience qu’il était ivre lors de leur appel téléphonique de la semaine précédente. L’échange se fait pour nous prouver qu’Halsey est toujours au top de ses capacités pour mener à bien un atterrissage mouvementé sur la planète Krill. Il le fait avec Charlie en co-pilote, et c’est étonnant comme tout de voir que c’est elle qui est envoyée sur la planète plutôt que Gordon. Ce n’est peut-être que moi, mais je m’attendais à d’autres membres de l’Orville à bord du vaisseau de la délégation.

Et en même temps, Charlie est un choix logique pour provoquer la merde dont les scénaristes risquent d’avoir besoin : elle a des idées bien arrêtées et une tendance à les balancer malgré sa hiérarchie. Pourtant, elle semble vraiment ravie d’être sur place et de découvrir la ville… jusqu’à ce que la politique Krill vienne logiquement tout casser : Teleya est élue Chancelière Suprême. Elle gagne l’élection de très peu, mais avant même d’être proclamée, ses ordres sont déjà suivis par l’armée.

Pfiou, à quoi bon être dans une autre galaxie si tout le monde s’y comporte encore pareil qu’au XXIe siècle ? Rapidement, l’ancien Chancelier Suprême est arrêté par les hommes de Teleya pour trahison. C’est aussitôt suivi de l’arrestation d’Ed, Charlie, Halsey, le président de l’Union et la représentante de la planète d’origine de Talla. Pour ne rien arranger, en orbite, l’Orville est attaqué par des vaisseaux Krill qui veulent l’aborder.

Kelly ne tarde pas à lancer l’alerte rouge et tirer les premiers coups contre les vaisseaux Krill qui allaient réussir à l’envahir. Malheureusement, sans nouvelle d’Ed, sa seule option est finalement de fuir face à l’invasion Krill. Ce n’est pas glorieux, mais c’est inévitable : elle y parvient grâce à John et Claire (étrangement absente de l’épisode) qui suivent la directive 21, mais aussi grâce à Gordon qui improvise comme il peut aux manettes du vaisseau.

Pendant ce temps, sur la planète Krill, Teleya assassine l’ex Chancelier Suprême d’un petit coup de poignard parfaitement légal. Ce n’est que le cadet de nos soucis quand le reste de la délégation est toujours en prison et doit faire face à la justice également. En cellule, la délégation commence à s’impatienter et Charlie nous rappelle les enjeux de ce qu’une guerre avec les Krill signifie vis-à-vis des Kaylon.

Par chance, Ed est finalement convoqué par Teleya, alors tout espoir n’est peut-être pas perdu – même si le président de l’Union est toujours retenu prisonnier. Le dialogue avec Teleya n’en est pas moins un dialogue de sourd entre les aspirations politiques de celle-ci et l’espoir increvable d’Ed, qui tente de la raisonner comme il peut, en vain. Il faut dire que selon elle les Krill ont désormais une chance contre les Kaylon grâce à de nouvelles armes.

Ed apprend surtout le décès de l’ancien chancelier et quel idiot il était, si l’on en croit Teleya. La vérité est toutefois que Teleya regrette de devoir tuer Ed : elle ne savait pas qu’il était sur la planète Krill quand elle a annoncé que la délégation serait exécutée, et maintenant, elle se sent un peu conne. Bon, cela dit, elle s’en remet vite : elle ordonne son exécution après lui avoir expliqué son point de vue une fois de plus, puis contacte Kelly pour lui annoncer qu’elle ferait mieux de courir dans les bras d’un autre comme elle a déjà fait par le passé, car elle ne reverra plus Ed.

C’est mal connaître Kelly, qui lance aussitôt une attaque avec l’aide de l’Union – mais alors qu’on nous annonce que la directive 21 aura encore son rôle à jouer, probablement. Comme on ne sait pas bien ce qu’elle est (à moins d’avoir oublié, ce qui est possible aussi), je vais laisser ma critique se concentrer à nouveau sur la planète Krill : Ed y est mystérieusement sauvé par les militaires qui devaient le ramener en cellule pour son exécution.

Rapidement, il est enlevé par d’autres Krill violents qui n’hésitent pas à tuer les gardes, et cette capitale paraît bien peu sécurisée franchement. Cela ne me préparait pas pour autant au décrochage de mâchoire qui allait s’ensuivre : on découvre en effet qu’Ed et Teleya ont eu… un enfant ensemble. Oui, oui, il existe désormais une petite fille mi-Krill, mi-Terrienne. Teleya ne s’est jamais présentée à elle comme sa mère et Ed n’a jamais su qu’elle existait.

Anaya, c’est son nom, est une métis sympathique comme tout, mais j’ai du mal à capter l’âge avancée qu’elle a déjà. Elle est heureuse d’être dans cette maison en tout cas, et elle joue au Rubik’s Cube version Krill. En tout cas, l’existence d’Anaya est paisible, mais elle est surtout un levier politique incroyable : ceux qui l’élèvent ont décidé qu’Ed pourrait tout à fait se servir d’Anaya pour affaiblir la position de Teleya et la convaincre de changer de point de vue sur le traité avec l’Union.

Ce n’est vraiment pas gagné, surtout quand la flotte de l’Union approche dans l’espace. Ed, lui, décide de retourner auprès de Teleya. Entre temps, il a appris qu’elle était celle qui avait décidé de le laisser vivre et s’enfuir. L’épisode nous montre ainsi que Teleya a encore un semblant de cœur pour Ed, mais il tombe aussi super mal du côté de la date de diffusion : Teleya nous explique donc qu’il était impossible pour elle d’avorter car c’était un acte illégal sur sa planète. Ah.

Cela fait serrer les dents quand aux USA la Cour Suprême vient de redonner la possibilité aux États le souhaitant d’interdire l’IVG. Bref, nous, nous sommes dans le passé, Ed vit dans un futur où les Krill sont encore plus sadiques que les américains, à forcer les couples ayant décidé d’avorter d’être confrontés à un hologramme de leur enfant.

L’épisode a toutefois déjà perdu beaucoup de temps : il faut donc avancer bien vite pour en arriver à l’exécution prévue par Teleya de la délégation. Alors qu’elle s’apprête à les poignarder, elle apprend le retour de l’Orville dans le ciel. La bataille spatiale qui s’engage est impressionnante, mais elle n’est pas la seule surprise de l’épisode. En effet, la directive 21 finit par faire son petit effet : John et Claire débarquent sur la planète Krill en étant eux-mêmes des Krill. Bien joué, Claire.

Cela permet à notre duo d’intervenir à temps pour sauver la délégation, même si le président a pris un petit coup de poignard de Teleya. La délégation permet à s’enfuir grâce aux talents de pilotes de Charlie et John. La fuite est ainsi possible et permet à l’Orville comme au reste de la flotte encore non détruit de revenir sur Terre. Les Krill ne poursuivent pas les vaisseaux de l’Union et tout est bien qui finit un peu moins bien, mais pas si mal.

Kelly et Ed peuvent ainsi papoter une fois sur Terre dans un appartement semblable à celui qu’ils avaient, et ils peuvent même se prendre un petit déjeuner loin de la guerre sur le point de venir éclater ailleurs dans la galaxie. Le président de l’Union laisse le choix à Ed de tenter de stopper Teleya en révélant l’existence d’Anaya, mais celle-ci n’étant qu’une enfant de laquelle il se sent déjà proche, Ed décide de… ne pas se servir d’elle.

C’est la meilleure décision, d’autant plus que Teleya continue d’observer sa fille. Tout n’est peut-être pas perdu… mais cet épisode nous ramène quand même plusieurs pas en arrière.

The Orville – S03E03

Épisode 3 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.

Spoilers

Une planète déserte est soudainement habitée, d’après les scans de l’Orville.

We never should have left the ship.

Quitte à être forcé de rester dans le noir parce que la canicule est violente, je me suis dit que je pouvais bien me faire une soirée dès cet après-midi. Pas d’article du jour, donc, mais un petit épisode de The Orville qui fait bien plaisir à voir par ces temps chauds. Ecoutez, on fait ce qu’on peut comme on dit.

L’épisode commence par un retour de Talla à bord de l’Orville après une petite permission chez ses parents. Cela continue d’être un peu compliqué de savoir comment ils font un aller-retour d’un bout à l’autre de la galaxie, ou de plusieurs galaxies d’ailleurs, mais écoutez, c’est ce qu’il se passe malgré tout.

Talla revient donc de vacances, mais en avance et avec un rapport pour Kelly et Ed : elle a repéré un signe d’activité Kaylon dans une zone normalement habitée par les alliés de l’Union, ce qui n’est vraiment pas rassurant. De toute manière, l’information est vite laissée de côté pour passer à autre chose : Talla a aussi ramené des cookies locaux à tout le monde.

Et alors que tout semble se passer pour le mieux à bord de l’Orville, avec un retour à l’humour habituel de la série sur le summer body de Bortus (juste ce qu’il faut pour culpabiliser de ne pas en avoir un), Isaac alerte tout le monde qu’il capte de la vie sur une planète qui devrait pourtant être inhabité. Et pas qu’un peu, en plus. Définitivement, la série laisse tomber l’humour pour quelque chose de bien plus sérieux cette saison, mais ça lui réussit à merveille.

Gordon, Kelly, Talla, Ed et Bortus se rendent aussitôt en exploration sur la planète Narran 1, censée être une coquille déserte, mais désormais peuplée par une population qui en serait au vingt-cinquième siècle à peu près. Rien que ça. On note que c’est désormais Charly qui récupère la place d’Ed et Kelly quand ils vont en mission d’exploration. J’ai raté quelque chose là.

Nos personnages aussi ont raté quelque chose : le temps d’atterrir, ils arrivent sur une planète remplie de forêts au lieu des villes précédemment scannées par l’Orville. Au milieu de la forêt, il y a toutefois une forme de vie : ils tombent ainsi sur ce qui ressemble à une école, ou plus précisément un lycée de style XXIe siècle selon eux. Ils sont sacrément bien renseignés sur notre siècle une fois de plus. Ce qui pose problème au groupe est toutefois qu’il ne devrait rien y avoir sur cette planète, pas même des forêts. En plus, cette fois, le bâtiment n’est pas sur les cartes, alors ce n’est pas rassurant.

C’est encore moins rassurant quand Oakwood, ce lycée, stransforme soudainement en prison pour notre équipe : ils ne parviennent plus à contacter le vaisseau, n’arrivent pas à ouvrir la porte ou casser les fenêtres.

Et puis, le lieu choisi est parfait pour une prison : nos héros se retrouvent en plein lycée, peuplé par des adolescents qui font leur vie sans s’inquiéter outre mesure de la présence de Bortus, un extra-terrestre. C’est plutôt marrant à voir au départ, mais ça devient juste super bizarre très rapidement quand tous les lycéens retournent en cours et que l’équipe se sépare une fois de plus pour enquêter et analyser ce qu’il se passe. Depuis l’Orville, il n’y a plus de signe de vie, mais sur place, les capteurs identifient comme humains les élèves et les profs.

Bortus et Talla ont ainsi droit à un petit cours d’histoire après avoir demandé l’année en cours (ça m’arrange pour le Bingo ça), Kelly et Ed font leur vie sans qu’on en sache beaucoup plus et Gordon… se fait harceler. C’est assez violent, parce qu’un groupe de brutes lui tombent dessus et ne lui laissent absolument pas le temps de répondre qu’ils le frappent déjà. En plus, Bortus et Talla essaient de le rejoindre dans les toilettes des hommes, mais en vain.

Bref, il ne fallait pas se séparer. Après un passage par la cuvette des toilettes, Gordon découvre donc qu’il doit de l’argent à un certain Randall. Au moins, cela donne une piste à notre équipe qui se rend à la cafétéria du lycée pour tenter d’en savoir plus. Tout ce qu’ils apprennent, c’est qu’il y a bien une brute qui a l’habitude d’harceler absolument tout le monde au lycée, et qu’il vaudrait mieux payer Randall.

Gordon est vraiment blessé pour le coup, et ça inquiète nos héros. Ils comprennent qu’ils peuvent être blessés par ce lycée finalement, et ils espèrent pouvoir en sortir. Par chance, la sonnerie retentit et ils n’ont qu’à suivre les élèves pour ça, après tout. Ils tentent évidemment de sortir du lycée en fin de journée, et quand ils le font, ils sont bien embêtés de se rendre compte qu’ils n’ont plus de vaisseau sur place et que la forêt a disparu au profit de tout un véritable campus. C’est original comme idée, et ça les emmène rapidement sur un terrain avec des gradins.

Cela tombe bien, ils ont justement besoin d’y retrouver Randall. Seulement voilà, Randall est loin d’être un lycéen comme les autres. Non, non, Randall, c’est un monstre gigantesque qui n’en a rien à faire des pistolets laser de l’équipe. C’est intrigant comme tout, et ça mène à une scène de combat intéressante. Gordon est à ça d’y passer, mais dans les mains de Randall, il semble soudainement lui arriver quelque chose, comme si son cerveau était gelé – d’après ce qu’il décrit ensuite. Ses yeux deviennent blancs, pour nous.

Nos héros retournent aussi vite que possible à l’intérieur du lycée… pour mieux se retrouver au sein d’un avion. C’était beaucoup drôle à voir après une sacrée scène d’action comme celle-ci.  Forcés de rejoindre les sièges qui leur sont attribués, nos héros ne sont clairement pas rassurés d’être dans un avion du XXIe siècle. Ils prennent malgré tout la décision de jouer le jeu.

Cela dit, tout ça ne dure qu’un temps : rapidement, Gordon se rend compte que les pilotes de l’avion semblent faire exprès de se diriger vers les pertubations et l’orage. Et pour cause : quand Talla défonce la porte du cockpit, toute l’équipe découvre qu’il n’y a pas de pilotes. Il y a juste une insupportable hôtesse de l’air, mais elle ne résiste pas vraiment au point de Kelly, elle.

En sortant de l’avion, nos héros se retrouvent à nouveau dans un nouvel endroit, moins reconnaissable cette fois. Eclairés par de la lumière rouge, ils ne peuvent bien sûr pas sortir de l’endroit comme ils le veulent. Les détecteurs qu’ils ont sur eux permettent au moins de savoir qu’ils peuvent se diriger vers une chambre vide un peu plus loin.

Ed en profite pour se confier à Gordon : il a senti lui aussi son cerveau se geler. Assez clairement, on nous propose un épisode où chaque personnage a le droit de vivre certaines de ses plus grandes peurs, je pense. En effet, ce nouvel endroit où nos héros arrivent n’est autre qu’une morgue Moclan. C’est donc au tour de Bortus de prendre cher, j’imagine. Et quand Talla ouvre les cercueils, il n’y a plus aucun doute.

Kelly se retrouve en effet nez à nez avec le cadavre du conjoint de Bortus, qui l’étrangle juste assez longtemps pour que Bortus se sente en-dehors de son corps et cerveau gelé lui aussi. Il avertit les autres, et hop, une nouvelle porte apparaît. Ils n’en ont pas trop envie, mais nos héros n’ont d’autres choix que de se lancer à l’exploration de ce nouveau territoire qui s’ouvre à eux : un escalier descendant vers… un grand vide noir.

Ils finissent néanmoins sur Xelayah grâce à un portail. Xelayah, c’est la planète d’origine de Talla. Au moins, ils ont de la chance : la planète n’est qu’une illusion car la gravité sur place devrait théoriquement les tuer. Comme ce n’est pas le cas, ils décident d’explorer davantage encore : Kelly refuse qu’Ed, blessé à la tête, soit leader sur cette exploration. Elle prend donc un radeau de fortune avec Talla et Gordon pour se rendre au près d’une lumière clignotant sur la rive en face d’eux.

Pas de chance, c’était une mauvaise idée : un monstre sous-marin gigantesque s’attaque évidemment à eux et attire Kelly au plus profond du lac. Étonnamment, c’est donc elle qui est face à l’une de ses peurs… Cependant, ça fonctionne aussi avec celle de Talla qui doit avoir peur de perdre quelqu’un, j’imagine, parce qu’elle dit l’avoir senti aussi. Bien ?

Ils ont donc tous eu peur et tous eu le cerveau gelé. Une nouvelle porte apparaît malgré tout, mais Ed refuse de s’y engouffrer. Il est à bout de nerfs, clairement, et il préfère indiquer à la personne qui s’en prend à eux qu’il préfère encore être tué. Mouais, faut peut-être pas exagérer. Comme rien ne se passe, nos héros décident de s’éloigner de la porte. Ne la franchissant pas, ils se lancent dans une randonnée pour ne pas tomber dans un piège.

Pourtant, ils tombent bien dans un autre piège, suivant soudainement une source d’énergie dans une cave. Cela ne me paraît pas la meilleure des idées dans ces circonstances, franchement. Et pourtant, c’est une bonne idée : ils tombent sur un générateur d’illusion puissant et projetant très loin ses illusions. Bortus désactive le bouclier qui protège ce générateur, Ed le détruit et… nos héros se retrouvent sur Narran 1, le désert que la planète est censée être, avec les blessures toujours là hein.

Pendant ce temps, sur l’Orville, c’est Lamarr qui est aux commandes. Quand il se rend compte que toute son équipe a disparu, il décide d’envoyer une autre équipe de secours sur la planète, quitte à perdre tout le monde. Je dois avouer que même si j’adore les personnages coincé dans le lycée, moi je suis team Isaac sur ce coup : il souligne que c’est une mauvaise idée d’envoyer d’autres personnes sur place. Charly l’accuse d’être égoïste comme un Kaylon, mais bon… Envoyer Claire sur une planète dont elle risque de ne pas revenir, c’est n’importe quoi.

Une fois sur place, Isaac, Claire et deux randoms en red shirt (bye bye ?) se retrouvent au beau milieu d’un désert. La planète semble avoir repris la forme qu’elle devait avoir originellement. Le plus inquiétant, c’est qu’ils trouvent bien la navette de nos héros – qui pendant ce temps-là expérimentent quelques turbulences dans l’avion. Et à bord de la navette, rien ne permet d’indiquer ce qui est arrivé.

Forcément, Claire et Isaac retournent sur l’Orville morts d’inquiétude. Par chance, ils finissent par être rassurés de l’arrivée de toute l’équipe quand ils détruisent le générateur. Et tout ça finit par permettre aux héros d’analyser le générateur, ou ce qu’il en reste. Claire nous explique ce qu’il s’est passé technologiquement parlant : le générateur est l’équivalent de leur producteur d’hologramme et de leur salle de simulation, mais sans la sécurité qui fait qu’ils ne peuvent s’y blesser. Rassurant.

De son côté, Lamarr n’est pas plus rassurant cela dit : il fait le lien avec la première scène de l’épisode. En analysant le générateur, il s’est rendu compte qu’il était clairement une création des Kaylon. Cela n’est absolument pas surprenant, contrairement à la suite de l’épisode.

Ed et Kelly contactent rapidement le supérieur en chef pour l’avertir de ce qu’ils ont trouvé. Celui-ci leur donne rendez-vous pour le récupérer, mais Isaac informe toute l’équipe que les vaisseaux qui approchent ne sont pas des vaisseaux de l’Union. Ce sont des vaisseaux Kaylon. Forcément. Cette partie-là, je m’y attendais : la conclusion de l’épisode était vraiment trop simple avec la destruction du générateur là. En attendant, Charly remet encore en question l’expertise d’Isaac, évidemment. Je veux bien l’apprécier, moi, la Charly, mais elle est sacrément insupportable et elle a une fois de plus complètement tort évidemment. Elle s’en rend compte quand l’Orville est sous attaque.

Le problème, c’est que l’épisode décide à ce moment précis de nous indiquer qu’il est en train de complètement nous balader depuis le début. Je me suis fait avoir comme un bleu : tout ce beau monde est encore dans une illusion, évidemment, et le plus inquiétant, c’est qu’on le découvre quand nous revenons sur l’Orville, le vrai, où tout le monde est inquiet pour Ed, Kelly, Gordon, Bortus et Talla. Pourtant, ils reçoivent justement une communication de Talla.

Celle-ci attend à son point de rendez-vous de retour de permission depuis trois heures sans que l’Orville ne soit là pour venir la récupérer. Oui, nos héros ne sont donc pas avec Talla depuis le début de l’épisode. C’est… inquiétant ? L’illusion va encore plus loin que prévu et l’Orville de la simulation est vraiment en sale posture. Ed est forcé d’annoncer l’évacuation de l’Orville, un vaisseau Kaylon fonce sur eux pour les détruire et…

Rien ne se passe. Charly et Isaac restent complètement figés, contrairement à Ed, Kelly, Gordon et Bortus. On ne voit pas Talla immédiatement, mais quand celle-ci se lève, il est révélé qu’elle est en fait Dinal, une étrange femme extraterrestre. Je dis étrange, parce que son look est horrible. Dinal est super zen pour le coup, proposant même du thé à l’équipe.

Cette fois, l’illusion s’arrête pour de bon, et j’ai énormément aimé la scène qui suit. Dinal explique, de manière très bavarde, tout ce qu’il s’est passé. Elle est une entité venant de la planète où Kelly a été vénérée comme une déesse pendant quelques siècles, et j’aime l’idée de faire un tel lien avec un des épisodes les plus marquants de la série. Depuis tout ce temps, par contre, on découvre que 50 000 années se sont déroulées pour les habitants de cette planète qui sont désormais immortels.

Plus que ça encore, ils ont trouvé un moyen de diriger l’évolution et de ne faire qu’un avec l’univers et le cosmos. Le moment où les personnages avaient le cerveau gelé ? Eh bien, c’était le moment où Dinal partageait leur esprit afin de ressentir la même chose qu’eux. En effet, ils ont eu l’expérience d’une mort très prochaine, et c’est exactement ce que Dinal voulait ressentir par curiosité scientifique.

Ma foi, ça se tient, même si ça reste décevant comme conclusion pour l’épisode, car je me voyais déjà à kiffer une invasion Kaylon par une arme si puissante. Là, Dinal nous explique qu’elle peut créer des univers sans souci et qu’elle reverra l’équipage de l’Orville de toute manière, parce qu’elle les trouve intéressant.

Une fois qu’elle disparaît, notre équipe peut rejoindre l’Orville comme si de rien n’était. Ed n’est toujours pas convaincant dans les explications qu’il fournit quand il reprend contact par radio par contre, c’est abusé. Je n’aimerais pas être Lemarr pour le coup. Bon, finalement, tout ça signifie que les Kaylon ne passent finalement pas du temps dans des zones de l’Union et que tout est bien qui finit bien. Ed déclare même qu’il aimerait vivre pour l’éternité afin de voir ce qu’il va se produire. Mouais. C’est logique étant donné la série, mais ce n’est pas une conclusion à la hauteur de l’épisode je trouve.