Riverdale – S04E13

Épisode 13 – The Ides of March – 13/20
Plutôt soulagé de voir que la série perd moins de temps que prévu avec cet épisode qui contient déjà des scènes que je ne pensais pas voir avant la fin de saison. C’est une bonne chose, car je m’approche peu à peu de la fin de la saison 4 et que l’intrigue peut ainsi s’emballer un peu – suffisamment pour que je sois à nouveau motivé à poursuivre tout ça et voir jusqu’où ça ira.

Spoilers

L’épisode suit toute la semaine de nos héros qui s’achèvera par un meurtre…


Vas-y, c’est quoi ce début d’épisode ? Archie se lève à 4h45 et il ne dort plus à poil, mais avec un t-shirt ? On se fiche de mon pari chez les scénaristes. Et on se moque aussi d’Archie qui se rend compte qu’il a oublié de penser à sa scolarité. À ce stade, il n’est même pas sûr d’avoir son diplôme, en fait. Il est bon pour un redoublement parce qu’il a oublié de se concentrer sur ses notes, et parce qu’il n’a aucune perspective d’avenir de toute manière.

Chez les Lodge, Veronica ne retrouve pas totalement sa place. Son père est malade et n’arrive pas à soulever une simple tasse de café… sauf qu’il n’a pas envie d’avoir l’aide de sa fille. Celle-ci décide donc de partir en furie de chez ses parents pour se rendre au lycée et coucher avec Archie. Oui, oui, ils s’envoient en l’air au beau milieu du lycée. Au moins, ils sont encore ensemble – et ils pensent à mon pari finalement. Je suis rassuré. Une fois par épisode, ça peut être suffisant.

En fin de journée, Archie reçoit ensuite la visite d’Hiram qui veut bosser avec lui à la salle de gym. Cela n’a aucun putain de sens de les voir redevenir pote, et ce n’est que le début de l’épisode. Alors que Jug commence une jolie semaine où tout va bien, mais elle s’arrête bien vite : il découvre que la fac veut le virer, mais aussi mettre un terme à son contrat d’édition s’il ne réécrit pas son livre pour le vendredi suivant. Nous étions là le lundi, et le lendemain, il a déjà écrit dix pages.

Si nous ne voyons pas Toni et Cheryl le lundi, elles continuent de gérer l’ex maison close ensemble le mardi. Toni en profite pour passer de bonnes soirées chez la concurrence, histoire de tâter le terrain en flirtant avec une concurrente dans une boîte où Archie et Veronica sont à deux doigts de s’envoyer en l’air sur la piste de danse. Archie abandonne malgré tout Veronica pour aller se coucher afin d’être réveillé à temps pour le mercredi.

Le mercredi, Jug a continué son roman qui plaît de plus en plus à son groupe de fac, alors qu’Archie continue de regarder Hiram s’entraîner. Il lui partage aussi ses doutes sur l’avenir et se cherche une nouvelle vocation, fréquentant alors le père de Kevin. Il va se faire tous les daddies de la série ? Le lendemain, il décide en tout cas de protéger Veronica en sacrifiant une fois de plus ses études : le principal trouve une flasque de rhum dans le casier de lycée de Veronica (pardon ? Mais franchement, c’est inquiétant à ce stade). Elle est toute heureuse de voir son copain se sacrifier pour elle, même si elle était prête à se battre, et ça lui donne envie de coucher à nouveau en plein milieu du lycée.

Heureusement, Archie finit par s’inquiéter pour sa copine, qui a clairement des soucis là. Elle n’est pas la seule : la veille, Jug a été accusé de plagiat sur la nouvelle qui lui a permis d’entrer à Yale par un autre étudiant de la fac. Et pour une fois, ce n’est pas Bret. Betty décide aussitôt de venir en aide à son copain en le faisant passer au détecteur de mensonges devant tout le monde, avant de décider de faire pareil avec les autres étudiants.

Malgré ça, ils passent une partie de la nuit à la recherche de l’ancien ordinateur de Jug contenant la nouvelle et ayant bien sûr disparu. Ils n’ont apparemment rien appris des épisodes précédents et fouillent sans se méfier des alarmes, mais les scénaristes ont oublié aussi ce qu’ils avaient écrit alors tout va bien finalement. Enfin, pas pour Jug qui découvre dans le bureau de son prof que son premier livre est prêt à être imprimé… sauf que l’histoire a été totalement réécrite par les autres camarades de Jug. Bordel, quelle intrigue chiante.

De son côté, Veronica découvre que sa demi-sœur bosse toujours pour leur père. Il me semblait bien avoir reconnu la nana sous la perruque de la concurrente de Toni et Cheryl, mais c’était sans plus de certitude. C’est finalement bien elle qui se fait piéger dans un plan à trois lui permettant de se retrouver face à une Veronica très énervée de voir qu’Hiram fait encore en sorte de faire échouer ses plans de club-privé-et-secret-pas-si-privé-et-secret-que-ça.

Pire encore, Veronica découvre alors que sa demi-sœur est au courant de l’état de santé de leur père et qu’Hiram a préféré se confier là-dessus à elle qu’à Veronica qui n’est officiellement au courant de rien. Allez bim, daddy’s girl n’est plus la préférée. Elle ne le supporte pas et s’en confie à Archie qui en très bon petit ami (mais quand se sont-ils remis ensemble bordel, je ne me souviens que de l’énième rupture ?) la console quand elle fond en larmes dans ses bras.

Le lendemain, Veronica a repris des forces et fait une petite présentation à ses parents et sa sœur pour montrer à quel point son rhum est le meilleur du monde. Elle veut garder son pouvoir sur son père… et elle continue de le faire en balançant toutes les infos critiques à son père. C’est exactement ce qu’il faut faire pour qu’il puisse la battre… mais bon, c’est en fait son plan pour que son père ren se battant contre elle. Mouais.

C’est un combat vain, un peu comme celui de Betty et Jug, qui continuent de remuer tout ce qu’ils peuvent dans la fac/lycée de Jug. Betty tente de se réconcilier avec Donna alors que Bret s’amuse à faire du chantage à Jughead : il a finalement bien une sextape de lui et Betty, et il menace de la publier s’il se met trop en travers de son chemin. Jug ne peut pas faire ça à Betty, alors il est censé être obligé de se taire. On lui dit de faire le choix de se retrier de cette fac sans autre conséquence que celle-ci OU de se battre, au risque quasi certain de perdre.

Jug comprend bien qu’il est en échec et mat, alors il décide de partir – ce qui était déjà à mes yeux la conséquence de l’épisode précédent. Cela déçoit énormément son père qui l’engueule d’avoir laissé tomber, mais Jug a un plan plus large que ça : les autres étudiants organisent une fête le soir même, et il compte bien y aller avec Veronica, Archie (pour l’instant occuper à passer du bon temps au lit) et Betty qui ne comprend pas bien l’idée de Jug.

Nous, on sait déjà à quoi ça va mener alors qu’il remet sa veste de Serpent et ouvre un couteau comme un badass qu’il n’est pas. La fête n’est pas exceptionnelle dans le genre « fête discrète dans les bois », ressemblant comme le souligne Veronica à une mauvaise représentation de Songes d’une nuit d’été. Jug s’y pointe avec une perruque de lapin pour se confronter à Bret. What the hell ? Le pire, c’est qu’alors que Jug ne prononce pas un mot, Brett fait un petit monologue et accepte de le voir à part dans les bois.

On dirait très franchement un mauvais film porno, surtout quand Jug retire sa cagoule en suivant Bret, déguisé en dieu romain. Betty, elle, décide plutôt de suivre Donna pour la menacer à nouveau d’exposer tous ses secrets, malgré la menace de la sextape. Seulement voilà, Donna a une autre arme : Evelyn lui a donné un nouveau mot magique qui la ferait péter un câble et s’en prendre à ses amis. Après les mandarines, un nouveau mot secret fait donc disjoncter Betty qui est retrouvé plus tard par Veronica et Archie (qui viennent encore de coucher dans les bois ??) devant le cadavre de Jughead, l’arme du crime en main. Merveilleux. C’est très mal joué, en plus, ils n’ont pas l’air bouleversé du tout, j’étais mort de rire.

 

Compteur d’Archie à poil : back in the game baby, +2 scènes de sexe avec Veronica où il nous montre son torse ! Et ça va reprendre dans l’épisode suivant vu le cliffhanger de la saison précédente.

Charmed (2018) – S03E10

Épisode 10 – Bruja-Ha – 19/20
Quelques petits détails dans le scénario font que j’ai envie de venir chipoter et de ne pas mettre un 20/20 à cet épisode, mais il était vraiment excellent. On sent que les scénaristes font le choix d’accélérer le rythme, et ça me convient très bien comme ça. Les personnages sont de plus bien développés dans cet épisode, malgré l’accélération des intrigues et des moments d’action… Bref, c’était un épisode parfaitement jouissif à regarder, j’approuve les changements effectués et j’espère qu’ils dureront !

Spoilers

De plus en plus de démons arrivent sur Terre où s’installe le chaos. Les sœurs se retrouvent seules pour gérer cet afflux de créatures à abattre.


I’m simply… mortal.

Depuis que Poluss m’a fait remarquer que l’intrigue de la cousine des sœurs était la même que celle de Nia dans Supergirl, j’ai un peu de mal avec Josefina, parce que j’adorais Nia dans la saison que j’ai vue… mais bon, je leur pardonne tout si l’intrigue est aussi chouette que ce que j’imagine pour cet épisode. Et ça semble bien commencer avec une pleine lune rouge six jours plus tard et une ambiance à la limite de la post-apocalypse.

Nous retrouvons Macy hyper préparée à se battre, avec une lame et des potions. Heureusement qu’elle est préparée, parce que c’est nécessaire : un portail s’ouvre et laisse s’échapper une sorte de vers géant, avec des crocs acérés et prêts à bouffer un innocent qui passe par là. Enfin, innocent, c’est un homme qui s’avère être un gros connard avec Macy une fois qu’elle a éliminé le monstre sorti tout droit d’une série des années 90 avec cette qualité d’effets spéciaux.

Macy ne le remet même pas à sa place, l’homme en plus. Elle préfère rentrer au QG et indiquer qu’elle a bien éliminé le 183e démon sorti de la prison magique. 183 ! Tu m’étonnes qu’elle soit épuisée et blasée de vouloir sauver des innocents. J’aime bien l’idée d’une sorcière qui sauve des innocents, cela dit, ça me rappelle de bons souvenirs. Harry semble superviser les opérations en s’inquiétant pour elle depuis le QG, et je trouve ça étonnant de voir que Macy se rend seule faire face aux démons.

En fait, on comprend que les sœurs effectuent simplement des rotations pour faire face à l’afflux permanent de démons, un peu partout dans le monde. C’est au tour de Maggie de s’en occuper, et on découvre que les sœurs dorment en fait au QG tellement elles sont débordées depuis une semaine. J’aime bien ce changement d’ambiance, ça donne un côté chaotique qui passe bien. Par contre, Maggie a du mal à l’assumer et semble au bord de la dépression quand elle explique à Macy qu’elle a un devoir à rendre pour le vendredi suivant.

Pourtant, trente secondes plus tard, elle est prête à se rendre en Allemagne comme si de rien n’était pour affronter un nouveau démon. Humph, elle va nous avoir pris un antidépresseur magique, non ? En plus, Macy découvre qu’elle est blessée (je ne vois pas comment ?) et qu’Harry ne peut pas la soigner à cause de son allergie magique : les sœurs n’ont plus d’être de lumières, ça va vite poser problème, surtout que la série insiste sur le venin qui semble l’avoir touché. Il s’agit en fait du sang du démon… qui lui permet de se reconstituer, tel un phénix. Charmant.

En Allemagne, Maggie se retrouve en pleine forêt à la recherche d’un démon. Elle en suit les empreintes comme elle peut, se servant aussi de ses pouvoirs, lui permettant d’avoir une vision dans laquelle elle est clairement en train de perdre contre le démon. Loin d’avoir un anti-dépresseur magique, Maggie a tout simplement son pouvoir : elle supprime ainsi sa propre peur.

Elle se retrouve alors à combattre l’étrange créature… qui s’avère être une version d’elle-même. C’est quelque chose tout de même. Dans le combat, elle fait tomber la bille qui pourrait la ramener au QG (c’est ce qu’elle pense, mais elle a un peu oublié de la récupérer), ce qui fait qu’elle se retrouve seule pour… ah ben, pour s’enfuir face à ce monstre qui lui fait peur. C’est dur de se voir pas coiffée, apparemment, ehe.

Mel est inévitablement la suivante dans la rotation face aux démons et elle insiste pour expliquer à Josefina qu’il est trop dangereux d’aller en expédition avec elle, même si elle en a envie. En plus, elle le mériterait parce qu’elle a mis au point un sortilège plutôt intéressant : une corde et un sort qui permettrait de retirer les pouvoirs magiques de n’importe quel être.

Josefina est déçue de voir Mel l’empêcher de venir avec elle en intervention, mais elle se fait malgré tout une raison. Lors de l’intervention suivante, quasi immédiate, Mel n’a pas trop de mal à se débarrasser de son monstre. En revanche, deux boules lumineuses apparaissent dans le ciel et font tomber sur Terre un étrange duo, un homme et une femme, qui… se mettent aussitôt à crier, de manière magique.

Cela fait mal à la tête – pour Mel comme pour moi. La sorcière utilise donc ses pouvoirs pour tenter de les arrêter, en vain. Impuissante, elle décide elle aussi de prendre la fuite, sauf qu’elle, elle peut retourner au QG. Pas de bol, le portail ne se referme pas derrière elle, permettant au duo de la suivre. On sent bien qu’ils sont des créatures plus importantes que les démons de toute manière.

Un sortilège peut les enfermer dans une petite prison magique, mais ils n’ont aucun mal à s’en défaire pour s’attaquer à Harry, qui s’écroule au sol sous les yeux impuissants de Mel, après avoir été comme aspiré de son énergie vitale par le duo. C’est flippant, franchement. Heureusement, Mel peut se servir du sort inventé par sa cousine, qui fonctionne à merveille sur le duo.

On en oublierait presque Macy qui souffre énormément en désinfectant sa plaie. On en revient donc au filtre flou si cher à la série, et c’est bien dommage. Avant même de pouvoir appeler qui que ce soit, Macy s’évanouit donc… et rate un appel de Mel.

Celle-ci est terrifiée par la situation, surtout qu’elle ne peut pas d’approcher d’Harry sans déclencher l’allergie. Elle décide donc d’utiliser une potion qui risque de lui faire mal mais qui pourrait selon elle le réveiller (autant utiliser l’allergie à bon escient, pour une fois ?). Cependant, Harry lève la main pour interrompre Mel… et il la prend par le bras pour cela. Oui, oui, par le bras : il se rend compte qu’il n’a plus de pouvoir. C’est même pire que ça : il n’est plus un être magique puisque l’allergie ne s’active pas. Josefina débarque au QG pour voir toute la situation, dont elle tire la simple conclusion qu’elle est géniale : son sort a bien fonctionné sur l’étrange duo sortant de nulle part.

Elle espère aussi qu’ils pourront peut-être lui donner des pouvoirs, mais on en n’est pas là. Alors qu’elle tente de convaincre Mel une fois de plus qu’elle peut se battre, Mel se rend compte qu’elle n’a pas de nouvelles de ses sœurs et que ce n’est pas rassurant. La carte du QG lui révèle alors qu’elles sont en danger : aussitôt, la décision est prise de se séparer. Josefina reste garder le QG sans avoir la moindre idée du vers étrange qui s’y balade également. Elle décide plutôt de demander aux deux êtres étranges de l’aider à obtenir les pouvoirs qu’elle est sûre d’avoir.

En réponse, elle obtient un drôle de chant de leur part… et elle se décide à communiquer comme ça avec eux, par un peu de chant. Les deux êtres continuent de chanter lorsqu’elle leur indique qu’elle a l’impression qu’ils sont là pour l’aider, et Josefina se rend rapidement compte que cela fait étinceler la tablette. Elle décide donc de les libérer, confiante en eux, persuadée qu’ils n’étaient pas en train de blesser Harry volontairement. Humph. Le duo passe aussitôt à l’attaque de Josefina, puis du reste de Safe Space.

Pendant ce temps, Mel décide d’aller aider Maggie, mais ce n’est pas glorieux. Elle ne trouve pas sa sœur immédiatement, l’appelle avec un forfait magique qui lui permet de passer des appels en Allemagne sans le moindre mal et finit par l’entendre hurler. Cependant, quand elle la retrouve, tout va bien pour elles : Mel comprend qu’il s’agit simplement d’un démon-clone, qui imite sa victime en se nourrissant de ses peurs.

C’est un chouette démon, mais dès qu’il est face à deux personnes, il perd ses pouvoirs. C’est dommage ça, quand même. Malgré la situation pas tout à fait réglée au QG, Mel prend le temps de parler à sa sœur, parce qu’elle sent qu’elle ne va pas bien. On ne sait pas trop comment, mais l’idée est d’avoir une petite scène entre sœurs pour que Mel prenne conscience de la masse de travail abattu par Maggie, qui nous révèle aussi que son bâton a désormais une pointe magique également. Cool.

L’idée finale est de nous dire que Maggie n’a pas à se battre contre tous ses démons seule. En même temps, vous avez fait une rotation pour y aller seule à seule, les filles !

En parallèle, au Manoir, Harry rejoint Macy en courant et se rend compte que sans pouvoir, il ne peut pas faire grand-chose pour elle. Alors que l’étrange duo se met à chanter à Josefina au QG, Macy est soudain guérie avec une potion, sans qu’on ne sache trop comment et d’où elle sort cette potion, et c’est tant mieux : elle peut ainsi embrasser Harry. Eh, ça fait du bien de les voir heureux un instant après tout ce temps, particulièrement dans cet épisode. Ils peuvent s’embrasser et prendre un peu le temps de mettre le monde en pause, c’est chouette. Ils oublient juste un détail, genre la fin du monde en cours depuis une semaine.

Ils finissent par retourner au QG à peu près en même temps que Mel et Maggie. Elles, elles trouvent Josefina assommée et Mel stresse aussitôt, culpabilisant de l’avoir laissée seule. Elle laisse donc Maggie s’occuper de leur cousine pour monter régler le cas du duo magique qui a mis tout le monde KO à Safe Space. Macy et Harry sont bien contents de voir Mel débarquer et leur apporter une hache. Alors qu’ils mettent au point un plan pour détruire le duo, Josefina débarque et annonce que les tuer anéantirait les dernières chances du monde de s’en sortir. En effet, quand ils l’ont assommée, ils ont communiqué avec elle leur plan, et ils ne sont pas du tout des êtres maléfiques. Mouais. Mel a du mal à faire confiance à sa cousine, mais elle est forcée de se rendre à l’évidence quand le duo utilise subitement ses pouvoirs pour renfermer le ver magique du début d’épisode, soudainement devenu géant et prêt à s’attaquer aux sœurs.

Le renfermer ? Oui, ils l’envoient dans le Tombeau du Chaos, même si eux, ils ne l’appelaient pas comme ça en leur temps. Ce sont en effet les créateurs de cet endroit charmant pour les démons. Ils s’appellent Mo et Aladria, et ils sont ravis d’expliquer aux sœurs, autour d’un fastfood et de bonnes blagues (très déroutantes pour la série, mais c’était chouette), qu’ils ont la solution à leur problème. Ils vont pouvoir les guérir de leur allergie, si elles le veulent, et les aider à renfermer les démons dans le Tombeau, si ça leur convient également. Chouette. Ah, j’oubliais, ils rendent aussi les pouvoirs d’Harry en s’excusant de lui avoir empruntés, mais bon, ils ne savaient pas s’il était quelqu’un de confiance. Mouais.

Les sœurs leur font confiance beaucoup trop simplement et trop rapidement. J’ai bien aimé l’humour de cette scène, mais je ne suis pas fan de ce duo qui sert de Deus Ex-Machina. Ils sont trop puissants pour que je leur fasse confiance. En plus, ils ne soignent pas tout de suite les sœurs… c’est étrange, non ?

On peut en tout cas passer à la conclusion de l’épisode où Maggie prend rendez-vous avec un psy et où Harry peut utiliser ses pouvoirs pour amener des fleurs à Macy. C’est plutôt sympathique comme scène, parce que le couple aborde enfin la question de l’immortalité de l’un d’eux et de la peur de la séparation. Il était temps de commencer à en parler, je pense.

En parallèle, Josefina confie à Mel que Mo et Aladria lui ont fait savoir qu’ils ne pouvaient qu’emprunter la magie, pas en redonner. Elle ne peut donc pas développer de pouvoir personnel. Ce n’est pas bien grâce aux yeux de Mel qui lui assure qu’elle est une sorcière et lui donne un Livre des Ombres, version 2021. Il s’agit cette fois d’une copie conforme de celui de la série d’origine, dessinée par Mel… D’où ? Quand a-t-elle eu le temps pour ça, en vrai ? Et pourquoi réintroduire un élément dont ils avaient tant voulu se débarrasser pour se distinguer de la série-mère ?

Mel est sûre que la chance leur sourit enfin… mais je ne suis pas sûr, moi. Le duo leur annonce pourtant que s’il était simple de fermer le Tombeau du Chaos, guérir leur allergie sera plus compliqué et pourra potentiellement les tuer. Les sœurs sont prêtes à prendre le risque malgré tout, quoiqu’il en coûte comme dirait Macron. Pardon, c’était trop simple.

L’épisode se termine sur cet étrange cliffhanger, et il faudra attendre pour en savoir plus, mais ça me va bien.

Walker – S01E09 (express)

Épisode 9 – Rule 17 – 10/20
Alors là, l’épisode est plutôt décevant à bien des égards, que ce soit concernant le fil rouge ou le développement de certains personnages. Pour une épisode censé être une pierre angulaire du récit, c’est tout de même bien gênant à voir et ça me paraît très mal écrit, parce que ça ne fonctionne pas comme la conclusion que ça se veut être.

Spoilers

Cordell ayant découvert que le meurtre d’Emily n’est pas encore résolu, il décide de tout faire pour boucler l’enquête au plus vite.

Je suis blasé à un point, vous ne vous rendez pas compte, je crois ! L’épisode en lui-même n’est probablement pas si mauvais, mais il fait partie de ces épisodes qui me rappellent pourquoi j’ai arrêté de regarder des séries procédurales, où la subtilité semble ne pas exister du tout. Honnêtement, cet épisode est une catastrophe industrielle, et ça se résume en un mot cette catastrophe : Geraldine.

Déjà, j’ai ri, parce que Geri s’appelle donc Geraldine. Ensuite, elle est de retour et bon dieu, que ce n’était pas brillant ! Elle revient donc dans la vie de Cordell par accident, puisqu’elle se rend à une partie de poker où est supposé se trouver le nouveau suspect du tueur d’Emily. C’est l’occasion pour Cordell de découvrir qu’elle est une « person of interest » (eh, c’est un point du Bingo Séries ça !) et d’aussitôt faire de la merde. Aucun ranger ne peut être aussi peu professionnel que lui, sérieux. Déjà, il enquête sur un meurtre qui le touche directement, ce qui est plus qu’inapproprié, mais en plus, il sort à toute allure du van où il est en planque pour aller parler à Geri, sur le parking du lieu où se retrouvent les gens qu’il surveille.

Cela n’a aucun sens et c’était beaucoup trop drôle. En plus, il affirme que Geri est son amie, mais il ne semble pas s’être rendu compte de sa disparition dans les derniers épisodes… Ce n’était que le début d’une longue suite d’incohérences où Geri se retrouve finalement à jouer les flics sous couverture pour Walker, alors qu’elle n’est pas flic. La voilà donc qui se retrouve à une partie de poker, où elle est plus ou moins accusée du meurtre d’Emily alors que le criminel refuse qu’elle vende son bar à Cordell.

C’est super louche et Geri est poussée dans ses retranchements, avec une espèce de crise d’angoisse censée attirer notre sympathie. Désolé, mais ça ne prend pas, elle est plus que louche dans l’affaire, à commencer par le flashback du début d’épisode où elle cache sa veste ensanglantée à Cordell le soir de la mort d’Emily. Je ne lui fais aucune confiance, elle cache forcément autre chose que le prêt auprès du criminel. Ce dernier est loin d’être stupide et comprend vite que Geri est en planque.

Il est donc arrêté en deux temps trois mouvements par Cordell et son boss, et tout est bien qui finit bien. LOL. Ce n’est qu’après arrestation que les rangers découvrent qu’il a un alibi solide pour le 8 avril, soir du meurtre, et qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Comme ils sont assez débiles pour avoir fait confiance à une femme qui était là pendant la partie de poker, ils comprennent vite qu’ils ont fait une erreur et que ce serait elle la meurtrière. Grosso modo, elle reconnaît implicitement le meurtre en assurant qu’Emily était là au mauvais endroit au mauvais moment.

Et alors qu’elle accepte de se rendre, mais tente encore de tuer Cordell, devinez qui est là au bon endroit au bon moment pour tuer cette nana ayant des infos sur le meurtre d’Emily ? Geri bien sûr ! Comme elle tombe à pic… Cordell est convaincu de son innocence et finit même l’épisode en l’embrassant ?? Ce n’a aucun sens. Déjà, ça m’énerve parce que ça en rajoute une couche sur l’impossibilité d’une relation amicale entre homme et femme que l’on voit dans quasiment toutes les séries, mais en plus, je suis persuadé que Geri est liée au meurtre d’Emily. Nous sommes à peine au milieu de la saison, on ne me fera pas croire que le fil rouge est résolu et que Geri est une pure innocente. 

Il me manque encore des éléments pour vous faire son portrait à charge et prouver par A+B qu’elle est coupable, mais elle est clairement en train de cacher des choses. Le fait qu’elle tue la femme comme ça pile au bon moment ? C’est trop gros, elle s’en débarrasse de manière vraiment peu discrète.

Bon, et sinon, Micki ? Après une bonne réplique de Walker qui voulait faire équipe avec elle, elle est reléguée à de la figuration cette semaine. Elle fait plus exactement du babysitting pour la famille de son partenaire : les parents, insupportable, le frère, qui veut devenir gouverneur maintenant (?) et les enfants, qui se chamaillent comme s’ils avaient huit ans. Sérieusement, je ne me suis jamais battu comme eux avec mes sœurs passé un certain âge ; j’ai trouvé ça gênant à voir.

De toute manière, quand la seule occupation que Micki trouve ensuite pour eux est de leur faire tirer à la carabine, j’ai compris que je ne pourrais jamais accrocher à leur vision de la famille américaine idéale. Stella continue de mentir sur l’identité de son copain qui la ghoste et elle et August restent super chiants en tant qu’adolescents vis-à-vis de leur père. Nous n’avançons donc pas dans ces intrigues, puisque tout se centrait autour de la rédemption de Geri, à laquelle je ne crois pas.

Bref, ce n’était pas glorieux du tout. En fait, c’est soit très mal écrit si Geri est censée être innocente parce qu’il est impossible de croire à de telles coïncidences, soit très mal écrit si elle est censée être coupable, parce qu’on la voit venir à des kilomètres. Je n’aime pas les séries procédurales !


Walker – S01E08 (express)

Épisode 8 – Fine is a Four Letter Word – 14/20
Si la série reste peu surprenante, je commence vraiment à me faire à ses personnages et à accrocher à certaines intrigues. Cette semaine, quelques effets spéciaux et un événement un brin dramatique suffisent ainsi à accrocher mon attention suffisamment pour que la note monte un peu quand même. Après, je vais lancer une pétition pour entarter toute la famille Walker, je crois.

Spoilers

Les adolescents se préparent au bal de promo, Micki se fait encore aux dernières révélations et Cordell n’a aucune idée de ce que fait son frère dans son dos.

Par où commencer au juste avec cet épisode ? C’est compliqué, parce que je ne comprends toujours pas le rythme de la série, ni l’équilibre qu’elle tente de trouver… en vain. Concrètement, j’ai eu l’impression de regarder deux séries différentes en un seul épisode, et ce n’était pas un effet agréable comme ça peut parfois l’être. Commençons par le pire, donc, et ce sera sans surprise les adolescents.

Le bal de promo est un passage inévitable pour les séries adolescentes, et c’est un peu le problème : ça n’a pas grand-chose à faire ici, dans une série qui n’est pas supposée être centrée sur eux. Par chance, un avis de tempête est émis et annule le bal en question, qui se fait en comité très restreint. Tellement restreint en fait qu’il ne reste que les adolescents que l’on connaît déjà, ça tombe bien. Et leurs aventures sont loin d’être palpitantes ou originales. Autrement dit, j’ai décroché sur un grand nombre de scènes de l’épisode, et le seul moment censé nous faire réagir m’a fait sourire tant c’était stupide.

Comme dans toutes les séries et tous les films du monde, Trevor donne ainsi sa veste de costume à sa copine qui aurait apparemment froid et comme dans toutes les séries et tous les films du monde, il oublie de retirer un objet compromettant de sa veste. Stella découvre donc l’identité de son mec. Bon, ben ça, c’est fait, comme on dit. Le problème, c’est que ça devrait la bouleverser plus que ça ne le fait et que l’intrigue romantique qui en découle avec une dernière danse ensemble ou je ne sais trop quoi n’avait aucun sens. Pourquoi n’en parle-t-elle pas à son père ? Ou au moins à quelqu’un ? Insupportable.

Je passe mon chemin, et j’évacue le reste des relations romantiques insupportables de l’épisode : Cordell se fait draguer par une prof du lycée et c’était tellement lourd et mal écrit que je me demande vraiment pourquoi on nous inflige ça, surtout pour nous dire ensuite qu’il n’est pas prêt à se remettre en selle. C’est vrai qu’on le voit peu sur un cheval. Autrement, les parents de Cordell ne servent toujours à rien d’autres que m’énerver, apparemment. Malgré les disputes et le froid entre eux, les voilà donc qui se réconcilient au bal de promo (logique), parce que leur fils a trompé son copain et que, du coup, ça donne envie au père d’aimer à nouveau sa femme. What the fuck ?

C’est au mieux écrit avec les pieds, au pire, écrit dans les années 90 ? Franchement, la morale du père était insupportable. Soutiens ton gamin avant de juger comme ça, le jugement pourra venir après, il est visiblement pas bien ton môme, c’est quoi l’intérêt de le pousser au suicide ? Eh, ça nous ferait du drama au moins. Pardon, je reviens en arrière sur ce fils dont je n’ai toujours pas retenu le prénom. Il y a deux problèmes avec son couple : je ne l’aime pas trop lui, en tant qu’acteur, et son copain, c’est Niko de Grey’s Anatomy que je déteste également en tant que personnages dans la série d’ABC.

Ici, pourtant, leur couple fonctionne bien face au drama : le frère de Cordell décide de mentir sur ce qui s’est passé dans l’épisode précédent. Plutôt que d’avouer à son copain qu’on essaie de le tuer, il préfère le larguer pour le protéger, en s’assurant qu’il pense avoir été trompé. C’est tellement mieux la vérité, dis donc. Finalement, le copain a beau être relou, il a bien raison quand il analyse son mec comme un type voulant tout contrôler. Et pourtant, Micki l’a bien conseillé en début d’épisode.

Oui, parce que ça y est, Micki a fait ses propres recherches malgré son drama personnel et elle a fait parler le frère de Cordell : elle comprend donc qu’Emily n’a pas été tué par l’homme qu’ils ont envoyé en prison. C’est embêtant comme tout, cette affaire. Elle conseille donc au frère de Cordell de dire la vérité, ce qu’il fait en fin d’épisode pour mieux s’attirer les foudres de son père. J’ai tous envie de les tarter dans cette famille, à n’accepter aucune erreur de personne. En plus, là, il n’a même pas vraiment fait d’erreurs ? Heureusement que je marquais un point du Bingo Séries avec Cordell voyant toujours son ex-femme partout, parce que la scène m’a vraiment énervé, surtout après tous les mouvements de Micki qui a ramé tout l’épisode à faire comprendre à Cordell que certains secrets méritent d’être gardés le temps d’être digéré.

Oui, parce que (bis) Micki est aussi un brin hypocrite quand elle conseille au frère de balancer toute la vérité alors qu’elle ne dit toujours rien à son propre copain sur sa véritable identité bouleversée dans l’épisode précédent. On ne va pas se mentir, j’avais déjà oublié en début d’épisode que sa mère lui avait menti toute sa vie, mais c’est revenu bien vite dans l’épisode, heureusement. J’ai bien aimé la manière dont c’était traité et dont son copain se vexe d’être au courant après Cordell. Par contre, lui et son « tu sais quoi qui t’affecte plus que prévu », mais quel horrible type égoïste ? C’est quoi ça, elle a dit qu’elle ne voulait pas en parler, tu n’en parles pas devant son mec ?

Trop bizarre. Bref. J’ai bien aimé les conséquences de cette intrigue improbable et la crise d’angoisse de Micki, ça ajoutait du sel à cet épisode. Les effets spéciaux sont également plutôt bons cette semaine, avec une intrigue qui nous propose une tornade histoire de stresser un coup et de montrer avec une métaphore peu subtile que les personnages sont bouleversés par une tempête en plein dans leur petits cœurs. Pas subtile, je sais, comme tout le reste de la série… Mais un peu divertissant quand même.