Aujourd’hui est un grand jour pour le monde des séries, puisque ça y est The Outpost revient pour sa saison 3 sur la CW. Non, ce n’est pas un grand jour ? Pourtant, elle gagne des lettres de noblesse grâce au coronavirus : elle n’est plus une série d’été, mais une série de la rentrée automnale, et c’est un peu la classe pour elle qui n’avait aucune chance d’y prétendre autrement. Elle n’est pas exactement une série de grande qualité, mais il faudra faire avec apparemment. Bon, sinon pour nous, Netflix sort tout de même la saison 2 de Bly House aujourd’hui, et Prime Vidéo continue avec Walking Dead World Beyond – même si ça, ça commence mal.
Cette petite larme lumineuse s’appelle un Kinj. Remettons-nous le vocabulaire en tête.
En même temps, The Outpost aussi, la qualité est arrivée progressivement, sans jamais être transcendante non plus. Il n’empêche que l’on finit par s’attacher aux personnages – ou à Gwynn en tout cas – et que je suis curieux de voir la direction que prendra cette troisième saison après un cliffhanger qui a vu Talon se faire trahir par Zed. Ben oui, souvenez-vous ! La saison se concluait sur une guerre promise depuis deux saisons entre l’Outpost de la reine Rosalind et l’armée du Prime Order qui arrivait enfin aux portes du lieu de vie de nos héros.
Raison pour laquelle je suis encore là.
Grâce à l’aide de Janzo, Garret a pu faire sauter une bombe sous leur camp, mais avant de s’assurer une victoire express grâce à ça, il a fallu subir l’assaut sanglant des ennemis. Sanglant ? C’est Elinor qui n’a pas survécu à la fin de saison 2 : la tenancière – et mère de Janzo – quitte donc la série en prenant enfin le temps de sauver Janzo et de montrer son amour maternel pour lui. Il suffisait de bien le chercher apparemment.
On est censé la pleurer, mais la vérité, c’est que son intrigue me soûlait les trois quarts du temps…
Elle s’en va tout de même après avoir révélé que le love interest de Janzo, Naya, était finalement sa sœur. Quant à Naya, elle a échappé à la guerre avec une bonne partie des enfants et des femmes, mises à l’abri par Rosalind et Tobin. Oui, il faudrait voir à ne pas oublier Tobin, qui est très utile dans la bataille finale et est désormais le chevalier servent de la reine, Garret lui laissant la place avec joie après avoir tué son père (mais bon, il veut toujours servir Gwynn, faut pas déc’). Il est plutôt obsédé par la vengeance, Garret, et ça tombe bien parce que la saison 2 va lui en donner l’occasion lors du dernier épisode où il a pu tuer Sana.
Bref, Talon a le champ libre, ça tombe bien !
Pour rappel, Sana, c’était l’infirmière de Garret, avec qui il avait flirté avant qu’on ne découvre qu’elle était la femme de son bourreau. Sana est donc morte, mais elle a renvoyé avant de se faire tuer son Kinj vers la capitale du Prime Order, donc la bataille ne permet pas aux héros de gagner un gros avantage sur leur ennemi. L’air de rien, la série a bien foutu la merde dans cette saison 2, et c’est sans évoquer les Plaguelings. Janzo a réussi à trouver un remède efficace (mais pas très esthétique) alors tout va bien, ils peuvent désormais devenir une arme de Rosalind pour s’assurer de conserver le pouvoir.
Conserver le pouvoir, ce n’est toutefois pas simple : pour s’assurer de gagner le combat, Talon a pris la décision de rouvrir son portail et de rappeler Zed et ses monstres – les fameux Lu-Qiri (mais pourquoi le Lu-Qiri rit ?).
Si les sangs noirs que Zed a aussitôt appelé à la rescousse ont été efficaces, évidemment, ils ont aussi posé un gros problème : ils ont décidé que l’Outpost était à eux. En effet, d’après Zed, ce sont eux, les « Black Fist » qui l’ont construit à l’origine. Ils décident désormais de réclamer leur dû et font des habitants des lieux des prisonniers qui se retrouvent bien cons à être cernés par des alliés plus puissants qu’eux alors que la moitié de leur armée vient de mourir…
Tu mets le masque SUR LE NEZ, Zed !
Reste à voir ce que donnera la suite de cette histoire avec la saison 3 qui a débuté hier soir. Sinon, bonne nouvelle pour les fans tout de même, la saison 3 n’est pas la dernière… En effet, la CW a déjà décidé de la renouveler pour une saison 4, l’annonce est tombée en début de semaine ; probablement pour faire un coup de promo aussi. On verra ce que donnera ce pari de la CW du côté des audiences. De mon côté, je ne sais pas trop quand je vais avoir le temps de me remettre aux séries avec tout ce que j’ai de prévu en octobre. La vie, quoi.
À l’origine, je comptais écrire des articles « 24h après » pour parler de tout un tas de choses marquantes dans les épisodes de séries que je regardais… mais en cette année 2020, c’est une vraie série de funèbres articles que je vous propose. Je suis à deux doigts de les renommer « RIP », là, tellement il n’est plus question que de fins définitives. Ainsi donc, hier, je terminais encore une de mes séries préférées avec The 100. Et ça me fait tout bizarre.
En ce qui concerne l’épisode, je dois dire que je n’ai pas trop changé d’avis depuis mon visionnage. Parfois, ça arrive… Là, je suis content d’avoir vu passer quelques photos du tournage, je suis plutôt satisfait de cette fin qui permet bien de conclure ces sept saisons, mais je n’en oublie pas que Bellamy n’était pas là et que certaines choses sont bâclées dans cet épisode qui utilise des raccourcis et n’offre pas toutes les explications. Allez, c’est le voyage qui compte et dans l’ensemble, c’était un beau voyage !
Bien sûr, depuis que j’ai fini l’épisode, je me suis jeté sur quelques articles résumant la fin et soulignant la justesse de certaines performances, à commencer par celle d’Eliza Taylor (et de son alchimie jamais perdue avec Alycia Debnam-Carrey, ça faisait tellement plaisir de les revoir ensemble), et interviewant certaines personnes liées à la série… notamment Jason Rothenberg. Qu’est-ce que j’en ai appris ? Que les médias se font toujours autant plaisir avec le putaclic, nous annonçant que Bellamy aurait pu rester en vie, quand ce n’est clairement pas ce qui est raconté dans l’interview.
Comme d’habitude, le créateur se trouve une bonne excuse pour justifier ses pires idées, à savoir que la règle du « les morts ne peuvent transcender » justifie selon lui l’absence de Bellamy de la dernière scène. Mouais. C’est oublier de préciser qu’il est responsable de cette règle ou que Lexa est morte elle aussi. Ce n’aurait pas été si compliqué d’ajouter une scène où Octavia parle au Juge aussi, par exemple. Bref… La saison 7 reste entachée des relations tendues entre Bob Morley et Jason Rothenberg, et c’est bien dommage après autant de temps.
Ben c’est surtout qu’on te comprend pas trop sur ce coup-là, sérieux. Bon, je comprends pas non plus Echo et Octavia, cela dit.
Quel souvenir garder de la série alors ? Honnêtement, un souvenir très positif malgré tout. Après tout, elle a commencé comme une vulgaire série pour adolescents avant de devenir quelque chose de bien plus réussi, avec un lead bisexuel pour la première fois dans un teenshow de network, avec de la géopolitique et avec des morts assez violentes et surprenantes parsemant toutes les saisons. Je trouve tout de même qu’après la saison 3, ça s’est calmé sur les morts, mais bon, ça n’empêche que la réussite était là.
Y en a que deux qui ont vraiment volé la saison 7 et brillé jusqu’au bout, et tant mieux !
J’ai déjà envie de revoir la série et la conclusion permet d’en terminer avec les grands thèmes de manière assez fluide et logique. Tout n’est donc pas à jeter dans cette fin et j’ai envie de me concentrer sur le positif, pour les souvenirs. Il y a de quoi faire et la série m’a aussi fait découvrir bien des acteurs que j’aime désormais. La preuve est faite avec les dernières « performances de la semaine » se concentrant toutes sur la série… Cela sera peut-être même le cas encore cette semaine vu le grand nombre d’épisodes que je regarde.
En tout cas, The 100 est terminée et j’imagine qu’elle va finir par me manquer. Contrairement à d’autres, comme The Magiciansou Agents of S.H.I.E.L.D, le manque ne se fait pas immédiatement ressentir par contre. On peut remercier cette saison 7 qui était en-dessous des précédentes… mais qui finit toutefois avec la même moyenne que la saison 3. Non, vraiment, je surnote beaucoup trop les épisodes encore cette année ! Je note par rapport à ce que j’en attends pourtant, et clairement, j’en attendais plus de cette dernière saison. La bienveillance face à ce(ux) qu’on aime, c’est terrible.
Ouais, face à ceux qu’on connaît pas aussi, comme ce Bellamy du pauvre, servant de remplaçant de dernière minute…
Je vais m’arrêter pour cet article, histoire de me garder quelques cartouches pour le prochain 42 minutes de la semaine prochaine, qui reviendra bien sûr cette série, puisque nous la regardons tous les trois. Par contre, il y a tant à dire que ce n’est pas gagné cette affaire en 42 minutes. On verra bien !
Ouais, j’ai envie de finir sur ces deux-là, parce que je ne sais toujours pas comment ils se sont trouvés, mais c’est une fin mignonne !
Épisode 16 – The Last War – 19/20 L’épisode est excellent, c’est sûr, mais il y a trop à faire pour envisager qu’il soit parfait, avec un rythme qui ne s’arrête jamais. La conclusion de la série est globalement réussie et chaque personnage important a son heure de gloire et une conclusion plutôt logique, ce qui n’était pas gagné après une telle saison. Il reste quelques questions face à certains raccourcis des scénaristes, sauf que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’une autre de mes séries préférées vient de se terminer.
Either way, transcendence or extinction, I would have liked to live a little first.
C’est toujours un moment particulier de dire au revoir à une série, mais ça l’est encore plus après sept ans et une dernière saison pas à la hauteur des espérances. Il reste un millier de pistes à conclure et quarante-trois minutes… La frustration est déjà là, je dois dire. J’ai envie que ça se termine en beauté, comme le reste de la série. J’ai peur de ce que ça va donner. Très peur. Et le fait que ça commence par le générique est à saluer : au moins, il n’interrompra rien du tout ensuite… et ça c’est positif !
L’épisode recommence par le trio Murphy, Raven et Jackson arrivant à Sanctum avec une Emori toujours en arrêt cardiaque. Tout le monde fait ce qu’il faut pour la sauver, et l’angoisse est clairement palpable dans l’épisode avec une Emori qui met trois plombes à se réveiller. Comme Emori a perdu plein de sang, son réveil n’est pas suffisant pour la sauver…
Il faut alors faire une transfusion, et seul John peut se le permettre, puisqu’il a du sang noir. Ainsi, Murphy et Jackson sont coincés à s’occuper de sauver Emori, mais pas Raven, qui comprend qu’elle est inutile à Sanctum. Aussitôt, il est décidé que c’est à elle de retourner sauver tout le monde sur Terre. Le gros plan sur Raven, en sueur, en train de vivre sa pire journée depuis un moment (et pourtant !), est excellent pour lancer cet épisode final, et il m’a redonné espoir face à tout ce qu’il y avait à faire !
Il reste plein de choses à régler ? Pas grave ! La série ne fait pas du tout dans la dentelle. De retour à bardo, Clarke se fait ainsi très plaisir avec des plans badass comme on en a rarement eu dans la série pour elle. Autant on est habitué de voir Octavia tout déchirer en permanence, autant Clarke qui sort des grenades de son long manteau pour aller tout péter, c’est original. L’actrice a dû se faire plaisir, et nous aussi quand elle tue quelques autres disciples.
Elle arrive pourtant trop tard, comme le souligne Levitt qui n’est plus si sûr que l’humanité mérite de transcender après tant de meurtres. Elle arrive bizarrement non pas à l’endroit où s’ouvre désormais le portail pour se téléporter, mais à l’endroit où le Test a lieu : le Pont, comme d’habitude. Il est donc trop tard : Bill est déjà parti pour sauver l’humanité. Oh boy.
Très bizarrement, le dernier test nous envoie Bill sur un pont sous la voie lactée, où l’attend… Callie. C’est du moins ce qu’il pense, mais il est rapidement révélé que ce n’est pas vraiment elle. La série se fait plaisir à la ramener, j’imagine. Pourquoi cette apparence ? Parce que cette entité supérieure, peu importe ce qu’elle, prend l’apparence de plus grand prof (au sens, celui qui a appris le plus de choses à) ou du plus grand échec de la personne à qui elle fait face, ou encore le plus grand amour. C’est pas si mal pour nous ramener des morts dans la série.
Callie annonce qu’elle n’est pas un Dieu, mais plutôt un Juge, qui veut savoir si la race humaine est prête à les rejoindre. Où ? Comment ? Qui es-tu bordel ? On n’en saura rien, tout n’a pas besoin de réponse. En revanche, ils en apportent une inattendue : si l’humanité réussit le test, elle pourra transcender. Si elle l’échoue, elle sera transformée en cristaux, comme sur Bardo. Bon. Les règles sont à peu près claires et Bill accepte le test, alors qu’on sait parfaitement que l’échec sera total.
Clarke débarque et nous le tue de sang-froid, devant ce juge. Le corps de Bill est donc aussitôt effacé de l’existence, YAY, et Clarke se retrouve confrontée à Callie. Gloups. Je ne m’y attendais pas à celle-là ; Clarke vient de condamner l’existence, c’est à peu près clair.
Sur Terre, la situation est compliquée pour les survivants. Gaia est partie à la chasse avec les dernières gouttes d’eau, laissant sa mère attendre avec Jordan ? Depuis quand Indra est du genre à se tourner les pouces ? Alors que Jordan se propose pour aller chercher de l’eau, il s’arrête en chemin pour mieux embrasser Hope. Ce ship est tout pété, franchement, mais allez, ça fait plaisir de les voir s’embrasser.
Ils sont heureusement interrompus avant que ce ne soit trop long par le retour sur Terre de Raven. Elle ne débarque pas seule, puisqu’elle est accompagnée de Nikki et de tout un tas de soldats de Sanctum, débarquant avec le matériel nécessaire pour débloquer le bunker. Tout ça se fait hors écran, pour conserver le budget et pour prendre des raccourcis qui arrangent tout le monde.
Pendant que Nikki et ses hommes de libérer les personnes coincées dans le bunker, Raven découvre la situation et est une excellente leader sur ce coup-là (faudra juste m’expliquer comment fonctionne le téléporteur, mais bon). Cela fait plaisir de la voir autant en charge et il est assez clair que tout le monde l’écoute. Le conseil improvisé qui se forme est rapide, mais pas autant que la libération de Niylah et Echo, ramenées dans la série hyper rapidement. Il est clair qu’il n’y avait pas l’argent pour elles dans l’épisode précédent, mais bon, pas grave, ça fait plaisir de les revoir, alors que le plan se met en place.
La série prend le temps de nous parler de Monty également, et c’est très cool puisque ça permet à Jordan de mettre au point un plan efficace pour débarquer sur Bardo : il est le premier à passer le portail, avec une machine capable de désactiver toutes les machines de Bardo – les scaphandres qui rendent invisibles, les lasers… Top.
Jordan est suivi de l’armée d’Indra et Nikki, alors qu’Echo et Raven sont invisibles pour traverser le camp ennemi sans être vue, grâce aux combinaisons venues de Sanctum qui, elles, fonctionnent encore. On se retrouve donc avec un affrontement entre les terriens et… les terriens arrivés à Bardo depuis un peu plus longtemps. Magnifique, cette humanité. L’affrontement ne commence pas tout de suite, pourtant : la tension est là entre les deux camps qui se regardent, à l’abri.
A Sanctum, Miller retrouve finalement Jackson. C’est étrange de la part de Miller d’avoir abandonné le combat, mais j’aime les retrouvailles entre ces deux-là et ça donne un peu d’espoir pour la fin : il y aura au moins un couple en vie à qui il n’arrivera rien, non ? Les retrouvailles se font devant un Murphy tout de même bien amer : il veut ses retrouvailles avec Emori. Oh, laisse-leur un moment, Jackson vient de risquer pas mal de choses pour toi, là quand même. Par contre, il est hors de question de laisser mourir Emori après autant de souffrances, sérieusement ? Sérieusement ? Non ?
Non, les scénaristes font le choix de la laisser partir. La souffrance est bien trop palpable, une fois de plus. En plus, elle meurt les yeux ouverts, pour nous ramener au traumatisme de Madi dans l’épisode précédent. Je n’arrive pas à croire qu’ils osent la tuer à ce moment de la série. Aaaaaah. Laissez-moi tout casser ! Il restait trente minutes sérieusement !
Murphy n’est tout de même pas prêt à dire adieu à Emori, et ça tombe bien : moi non plus. Il demande donc à Jackson de retirer la puce qui est dans le cou d’Emori. Je ramollis avec le temps : à l’époque de Lexa, il était hors de question pour moi d’oublier ce genre de détails, mais là, je me suis fait avoir comme un bleu à croire à la mort d’Emori. Jackson refuse de l’aider à se suicider en mettant une deuxième puce en place en lui. Miller comprend Murphy, cela dit, et ça nous aide à faire passer les moments super glauques, du genre le sang qui coule de la bouche du cadavre d’Emori, bordel. Et hop, c’est comme ça que Jackson procède à une dernière chirurgie sur le corps d’Emori pour faire en sorte qu’elle puisse avoir un happy end dans la tête de Murphy.
Pendant ce temps, Octavia et Levitt ont quelques moments pour eux, histoire de remaquiller Octavia pour la préparer à sa scène finale, mais aussi pour un moment un chouilla philosophique qui aura toute son importance pour la suite, avec Levitt annonçant qu’il aurait aimé vivre un peu avant de faire face au Jugement final de l’humanité. Leur presque baiser est interrompu par Raven et Echo, qui ont donc réussi à passer le champ de bataille et se repérer dans Bardo. Bravo à elles.
Echo a l’occasion de s’excuser auprès de Levitt qui gagne aussitôt en importance et tout le monde s’échange les dernières informations qu’ils ont, à toute vitesse. Ah lala, ils accusent les coups super rapidement franchement, avec Levitt, Octavia et Echo qui repartent aussitôt sur le champ de bataille : l’humanité est en train de se faire tester, un champ de bataille – même s’il s’agit d’une diversion – ce n’est pas la meilleure image possible pour ce test.
D’ailleurs, Raven découvre alors la lumière blanche du test, fascinée… Envoyez-la face au test, pitié. Callie a disparu, bien évidemment, mais elle est rapidement remplacée par… AAAAAAAAAH. Désolé, mais je n’ai pas pu ne pas hur… non, en fait, j’ai juste inspiré très profondément sous le choc et la surprise. Je m’attendais sincèrement à Bellamy ou Abby, mais certainement pas à Lexa. Le juge prend l’apparence de Lexa. Bien. Choqué, déçu ? Je ne sais pas trop. Revoir Alycia Debnam-Carrey dans la série, en tenue de Lexa, à quelques centimètres de ma Funko Pop Lexa, c’était jouissif, c’est sûr… Mais ce n’est pas Lexa pour autant.
En fait, tout ça fait encore souffrir Clarke, qui a le réflexe du câlin à Lexa, même si ce n’est pas elle. Le plus grand prof ? Check, Lexa lui a permis de se rendre compte qu’elle était capable de génocide après tout. Le plus grand échec ? Plus que check, avec ce code 307 et cette mort tellement injuste ! Le plus grand amour ? Totalement. Désolé Bellamy, désolé les Bellarke ! Il aurait pu tout aussi bien être là, en vrai, mais le fandom a parlé avec trop de force à la mort de Lexa, c’est elle son grand amour. Désolé Finn, aussi, parce que tu n’auras même pas eu une petite mention, même de la part de Raven plus tard dans l’épisode.
BREF. Le test n’est pas interrompu, et c’est à Clarke de le passer. On peut dire ce qu’on veut, mais après autant de temps, ça fait plaisir de voir les deux actrices réunies à l’écran. Après, ce n’est pas Lexa, et c’est abusé. Je suis partagé. J’oublie de commenter l’épisode. Je le savoure, en même temps, c’est la fin, attendez, je n’étais pas prêt. Lexa qui nous ressort son cri de guerre sous la forme du juge, en plus… Ah ! La souffrance est là.
Clarke explique au moins ses souffrances à elle, tout ce qu’elle a dû endurer durant la série, et c’est efficace. La souffrance de Clarke est réelle après tout et j’ai trouvé la scène bien mieux écrite que dans l’épisode précédent où elle se plaignait à Gaia, sans chercher de solution et sans assumer vraiment ce qu’elle avait fait.
Là, au contraire, Clarke se défend, oui, mais elle reconnaît ses torts tout en soulignant la souffrance subie pour les justifier. J’aime bien ce juge, en tout cas. Elle fait comprendre à Clarke qu’elle a déconné sec à créer de la souffrance, elle aussi, tout le temps, en permanence. Il est excellent de voir Clarke se défendre comme elle peut, et il est encore meilleur de la voir se lancer dans une tirade sur le vrai problème auquel elle doit faire face en ce moment : ce juge lui-même. Peu importe l’espèce qu’il représente, le Juge est en effet à la base d’une croyance et d’une foi destructrices. Pauvre Bellamy.
La scène est puissante, avec Clarke qui dit avoir agi par amour depuis le début. La critique de la religion est plus palpable que jamais et la série souligne ce qu’elle a fait toujours fait : le vrai problème de l’humanité réside peut-être dans sa foi, qui est certes une solution, mais qui est toujours génératrice de conflits. Cela fait sept ans que ça dure après tout, cette critique, avec même des religions expliquées à chaque fois.
Le grand problème de cette saison est peut-être de ne pas apporter de réponse précise à ce qu’est cette transcendance d’ailleurs. Cela défait un peu le travail des saisons précédentes où on en venait toujours à l’origine des religions. Cette fois, pas d’origine, juste un fait : cette croyance mène bien à une transcendance. Ou en l’occurrence, à une destruction. Ben oui. Sans trop de surprise, Clarke apprend que l’humanité n’est pas prête pour la suite, et qu’elle est désormais bonne pour être détruite. Petit flash de lumière dramatique et coupure pub.
Aux États-Unis en tout cas, coupure pub. Moi, j’ai dû enchaîner sans reprendre mon souffle et sans m’être encore remis du retour de Lexa. Sorry not sorry. Comme si tout ça n’était pas déjà assez horrible à observer, voilà donc qu’on assiste ensuite au réveil d’Emori. Oh, nous ne sommes pas naïfs : elle est morte… Mais dans la tête de John. Tout ça a un goût de Paradis, tout de même ! Emori comprend rapidement qu’elle est morte, mais comme John le souligne, ce n’était pas acceptable.
Murphy fait le choix de se sacrifier, et la série en revient à son crédo habituel sur la survie : mieux vaut vivre que survivre, mieux vaut vivre quelques minutes de plus avec Emori qu’une éternité de solitude. Oh Murphy ! Tu es devenu grand avec le temps. On ne pouvait espérer meilleure conclusion et moment de gloire pour ce perso, exactement comme on ne pouvait espérer mieux pour Clarke que de la voir s’énerver face à une image de Lexa pour critiquer la religion.
La scène Murphy/Emori est géniale, l’interprétation de Luisa d’Oliveira a réussi à me mettre encore un peu plus à terre que prévu, et ce couple va finalement s’imposer comme mon préféré de la série, avec une vraie évolution sur six ans et des personnages qui se complètent parfaitement l’un et l’autre. Et dire que, comme beaucoup, je détestais Murphy à l’origine ; et dire que je ne sentais pas Emori à l’origine et que je la voyais comme un personnage qui ne passerait pas la fin de saison 2 !
De la musique retentit au beau milieu de la crise de nerfs d’Emori comprenant que John se sacrifie, ce qui estt inacceptable… et ça permet au couple d’avoir enfin la danse qu’ils méritaient et que Murphy voulait depuis toujours. Aaah. La série fait le choix de réunir enfin des couples, au moins. Emori et Murphy peuvent donc mourir ensemble, Jackson et Miller aussi, puisqu’ils dansent au moment de l’échec du test par Clarke. Ces petits slows permettent des moments d’émotion dans un épisode final tendu ; et ça apporte aussi une belle conclusion à Jackson/Miller, relégués au troisième plan, certes… mais c’est leur rôle depuis le départ. Ils ont survécu aux sept saisons en restant toujours dans la périphérie comme ça, c’est beau. Hâte de revoir la série en sachant ce qui les attend maintenant !
Clarke revient alors sur Bardo pour annoncer à Raven que le test est foiré et que l’Humanité va être transformé en cristaux. Oh, si Clarke est défaitiste et se décide à rejoindre Madi, ce n’est pas trop le caractère de Raven de se laisser faire comme ça. Elle décide donc de se rapprocher de la lumière blanche devenue rouge, pour entrer en contact avec cette entité supérieure dont elle ne sait rien.
Raven se trouve donc aspirée à son tour pour le test. Comme prévu, la série nous ramène cette fois Abby, et l’arche. Ce sont de jolis clins d’œil, même si le jeu de Paige Turco est bien différent : Abby est drôlement froide, sur ce coup-là. Laisser à Raven la possibilité de sauver l’humanité, c’est beau, toutefois, et ça lui donne à son tour son moment de gloire. Elle a de bons arguments lorsqu’elle demande juste un délai supplémentaire avant la destruction de l’humanité, et il faut bien remarquer qu’ils ont pris leur temps à détruire l’humanité. Heureusement.
Raven découvre alors que son plan n’est pas excellent : la guerre est en cours sur Bardo après tout. Alors certes, ce n’est pas encore le cas et c’était une diversion, mais ça ne saurait tarder ! On découvre ainsi que Sheidheda est encore en vie, avec toujours une soif de sang parfaitement inexplicable. Il tire dans le tas pour s’assurer que la guerre commence, mais Levitt débarque à temps pour stopper l’affrontement.
S’il a un joli discours, Levitt se fait tirer dessus par Sheidheda, sous les yeux d’Octavia. Elle est apparemment prête à beaucoup pour lui, puisqu’elle se jette vers lui, alors qu’il est loin et entre deux camps qui s’échangent des tirs avec ferveur. Echo se fait tirer dessus au passage, en la suivant, pour sauver Levitt avec Octavia. AAAAH ! Ouais, son argument ? Elle a perdu Bellamy, elle ne veut pas perdre O. Je vois l’idée : le sacrifice, c’est loin d’être la tasse de thé d’Echo normalement, mais c’est là que mène son évolution de la saison (face à une Hope dépitée de voir O et Echo se jeter comme ça entre les balles). Je ne peux m’empêcher de penser que ce rôle Levitt était le rôle prévu pour Bellamy si l’acteur avait pu rester plus longtemps en revanche… Qui d’autre pour rameuter O et Echo comme ça ??
La guerre a lieu, en tout cas, et ça fout la merde pour le test de l’humanité qui, s’il est déjà échoué, continue, l’air de rien. Ainsi, Clarke rejoint Madi, alors que la conclusion de la série se lance, avec un cycle de violence toujours impossible à stopper. Raven est bien forcée de reconnaître que la fin de l’humanité est là, mais elle ne perd pas espoir et fait bien. Octavia abandonne finalement Echo et Levitt à Hope et Jordan qui ont laissé tomber la bataille pour s’occuper des blessés et se jette à nouveau dans le no man’s land entre les deux camps, en hurlant sur Indra.
Octavia lui demande de baisser les armes, et Indra finit par accepter cette idée d’Octavia. Sheidheda débarque malheureusement avec son « Blood must have blood », encore et toujours. Ah, mais qu’il est relou, lui. Indra parvient enfin à le tuer dans une scène plutôt très jouissive au laser. La disparition de Sheidheda, qui symbolise quand même une grosse partie des échecs de cette saison, fait vraiment plaisir.
C’est finalement Octavia qui débarque à la place de Levitt pour stopper tout le monde et repartir encore sur délire de Wonkru, mais en mode vous aussi Bardo vous êtes Wonkru, on est tous dans la même galère, vive l’Humanité. Indra est ainsi engueulée par Octavia qui lui souligne que le combat est terminé désormais. Ah. La conclusion de la série est donc que tous les humains sont humains ? Octavia est le lien parfait, au moins : Bellamy, son frère, est mort pour ça. Voir Octavia déposer les armes, c’est inattendu, idem pour Indra, mais oui, c’est plutôt logique comme évolution et ça achève bien son arc.
J’aime le fait que chaque personnage a son moment d’importance dans cet épisode, mais je ne comprends vraiment pas cette saison : s’ils sont encore capables de pondre de tels épisodes, pourquoi nous avoir fait une saison si chaotique. J’ai presque envie de la revoir maintenant que c’est fini, pour me rendre compte avec précision d’où ça a déconné.
En plus, l’évolution d’Octavia qui déclare que ça ne sert à rien de se battre, c’est assez hallucinant tout de même, mais ça fonctionne. Tous les choix des personnages dans cet ultime personnage correspondent à une vraie évolution sur le long terme, réussie et compréhensible… Alors pourquoi tout le reste de la saison ne l’était pas ?
Une fois son discours terminé, Octavia se précipite auprès de Levitt sans vérifier les conséquences et la portée de ses mots. Du côté de Bardo, tout le suspense réside dans la décision d’un disciple en charge qui décide finalement que l’humanité est plus importante qu’une guerre… Cela permet à Raven de prouver son point au Juge/Abby : il est possible de changer avec un peu plus de temps.
Le Juge est forcé de reconnaître qu’elle a raison et que l’Humanité est capable d’évoluer, pas comme Clarke (allez bim !). La Transcendance peut donc commencer, à partir d’Echo qui était sur le point de mourir. Ca tombe bien dis donc. On enchaîne avec Levitt dont les derniers mots sont « pas de douleur ». C’est plutôt bon signe pour l’humanité, ça. Echo, Hope, Jordan, Indra… J’ai eu peur pour Octavia qui ne partait pas et voyait tout le monde partir.
Finalement, Octavia souligne que Bellamy avait raison, et c’est le minimum pour cette série après tout que de laisser au moins ce bon point à son lead masculin si maltraité dans cette saison finale. Si tous les personnages s’en tirent à merveille dans le dernier épisode, Bellamy aura donc eu pour dernière scène un truc bien merdique.
Sur Terre, Miller et Jackson aussi se mettent à briller, et j’aurais préféré qu’ils disparaissent dans un dernier câlin, exactement comme Murphy et Emori, mais il ne faut pas trop en demander. Oui, tout le monde peut transcender, même Emori. Murphy a vraiment bien fait de se l’intégrer dans le cou, parce qu’apparemment, faire l’amour dans ta tête avec une puce, ça justifie à faire comme si la personne sur la puce était encore en vie. Tant mieux, mais frustrant pour d’autres personnages morts sans qu’on ne récupère la puce, tout de même.
Tout le monde peut transcender ? Pas Clarke, bien sûr. Madi refuse un moment de partir, parce qu’elle ne veut pas laisser Clarke derrière, mais elle le fait finalement quand Clarke lui assure que c’est bon. Cette fin en halo de lumière, ça rappelle une autre fin de série récente, mais c’est assez réussi, je dois dire.
En revanche, Clarke se retrouve ensuite à devoir contempler un champ de bataille de Bardo peu joli, avec des arbres de lumière un peu partout. Elle se rend ensuite à Sanctum pour voir que c’est pareil sur cette planète. Elle espérait pourtant le retour de Murphy, mais non, même lui a pu transcender. Pauvre Clarke, c’est gros, quand même, surtout que sur la fin, elle avait renoncé à se battre comme Octavia.
Le but est toutefois de se débrouiller pour qu’elle retrouve Gaia j’imagine. En effet, à Sanctum, elle retrouve son chien, et elle décide ensuite de retourner sur Terre, parce que la série ne pouvait que se terminer sur Terre. Sur place, Clarke retrouve avec joie sa forêt et son lac préférés, et on passera sur le détail un peu gênant de la manière dont elle a réussi à utiliser le téléporteur alors qu’elle comptait sur Raven depuis le début de la saison pour le faire.
Malheureusement, sur Terre, la chienne abandonne notre héroïne et se précipite dans la forêt, histoire de nous redonner, comme en saison 1, une vibe LOST parfaitement inattendue. Clarke se rend soudainement compte qu’elle ne veut pas être seule… mais elle se retrouve alors avec Lexa/Juge, qui veut lui expliquer tout ce qu’il s’est passé. Clarke est prête à porter le poids de ses décisions si ça permet à l’humanité d’être sauvée, encore. Oh, Clarke !
L’abus ? On reproche à Clarke bien des maux alors qu’elle est loin d’être la seule à avoir commis des actes atroces dans la série. Ce juge lui révèle toutefois que c’est la seule à avoir tué quelqu’un pendant le Test. Ah, oups. Il est intéressant de souligner que si la série n’a jamais montré la moindre autre espèce finalement (à l’exception des cristaux), elle confirme ici qu’il y a eu beaucoup d’autres civilisations acceptant de passer le test, avec réussite ou échec. On n’en saura pas le nombre, mais ça fait des siècles que ça dure. Bien. Pourquoi pas, après tout.
Au passage, le Juge lui confirme que Madi est bien là, et en paix, dans sa Transcendance. Elle connaît assez Clarke pour savoir qu’elle assume toutes ses décisions et elle la remercie de la laisser dans cette Transcendance, où elle peut « vivre » sans avoir à être coincée sans personne d’autre de son âge. C’est un peu frustrant de savoir que Clarke sacrifiait tout pour ça, mais qu’elle ne retrouvera pas Madi finalement…
Cependant, la Transcendance est un choix : il est possible de revenir en arrière une fois qu’on a transcendé, et c’est la surprise finale de cette saison, surprise qui, ma foi, fonctionne. On découvre ainsi que le chien s’est précipité sur Terre, parce qu’il a senti la trace de ses autres propriétaires. Ouais, tout le groupe est revenu à la vie : Echo et Levitt ne sont plus blessés, Emori a retrouvé son corps, Murphy est donc là pour accueillir le chien, avec Raven. Il y a aussi Miller et Jackson, ou Gaia et Indra, ou Hope et Jordan. Le Juge souligne à Clarke qu’ils ont fait le choix de revenir pour être avec elle, parce qu’ils sont une famille.
Levitt fait un choix étonnant, mais il a dit qu’il voulait vivre après tout ; Echo et Jordan… ils auraient pu rester transcendés, mais bon, c’est toujours plus compréhensible que le choix de… Niylah ! Qu’est-ce qu’elle vient foutre là sérieusement ? Certes, ce sont ses amis, mais de là à renoncer à un état de paix perpétuelle pour eux alors qu’ils l’ont toujours foutu dans la merde ? Elle est cheloue, elle. Peut-être qu’elle veut se récupérer Clarke ? Je vois d’ici les fanfics avec le triangle Nilyah/Clarke/Gaia. Dommage que son plus grand amour soit Lexa.
Dommage surtout que la série fasse le choix de ramener Lexa dans cette dernière scène. Ne vous méprenez pas : j’adore Lexa et pour moi son rôle-clé dans la série est indéniable, parce qu’elle est celle qui lui avait permis de basculer vers autre chose en mourant et en révélant une énorme part de la mythologie de la série… mais pour la dernière scène, j’aurais aimé que le Juge prenne l’apparence de Bellamy.
Cela n’aurait pas été compliqué à justifier au point où on en était : une réplique suffisait, vraiment. Je suis content d’avoir Lexa, mais Bellamy manque tout de même sacrément dans ce dernier épisode. BREF. Vous avez remarqué comme je blablate pour ne pas mettre de point final à cette critique ?
Le Juge annonce à Clarke que ce reste d’humanité encore en vie n’aura pas d’enfant, pas de transcendance puisqu’ils l’ont refusée une fois, mais tout le monde s’en tape : mieux vaut vivre enfin que survivre, apparemment, surtout si c’est sur Terre. Je suis un peu triste de la donnée « pas d’enfants », parce que ça aurait été très sympathique comme conclusion et ma plus grande question sera finalement : il n’avait pas l’argent pour Louisa d’Oliveira dans la dernière scène ? Emori est là (la veste rose)…
Par contre… Pendant le générique de fin, ils ont passé la bande-annonce pour la saison 3 de The Outpost, et je suis mort de rire d’avance ! La comparaison entre les deux séries, c’est brutal. Et The 100 va me manquer, vraiment. La conclusion est belle, toutefois, ce groupe d’amis qui constitue une famille et choisit de pouvoir enfin vivre en paix comme ils l’ont toujours désirée, c’est top. Je comprends l’idée de les faire revenir sur Terre aussi, mais avec à leur disposition les infrastructures de Bardo et surtout celles de Sanctum (ils ont un palais et une maison là-bas, bordel !), tout recommencer sur Terre est un peu chelou. J’espère qu’ils feront juste des aller-retours en attendant de se construire vraiment une vie heureuse sur Terre.
Quelle espèce bizarre que l’humanité ! Le dernier plan, qui se permet un fondu vers la toute première scène de la série et Clarke dessinant ? J’avoue que je viens de revoir la première scène de la série à l’instant (putain, elle est toujours aussi efficace !), et je pense qu’il s’agit simplement d’un écho aux premières lignes de la série. Clarke se disait heureuse d’imaginer ressentir le soleil sur son visage, de voir des arbres autour d’elle et de sentir les fleurs sauvages, sans être coincée dans l’espace. La Terre était une terre promise depuis sept saisons, elle l’a enfin comme elle l’espérait. Mais bon, il aurait mieux valu un petit retour aux répliques directement, avec une voix off de Clarke. Tant pis, les derniers mots de la série seront laissés à Raven et son « here she is ». Ah putain, on est passé à ça des « A curious species indeed » de la part d’Alycia Debnam-Carrey, ça l’aurait fait aussi.
True survivors. Il me manque tout de même Octavia sur ce plan, mais ❤
EN BREF – Cette saison 7 a le défaut d’avoir voulu trop en faire, au détriment de ses personnages, au détriment de ce qui en faisait le succès. Chaque épisode avait tellement de rebondissements en réserve qu’on en perdait l’ADN même de ce qui faisait les six premières saisons et donnait toujours envie de revenir. C’est trop dommage, parce que les deux derniers épisodes de la série révèlent bien que les scénaristes savaient toujours faire ce qu’il fallait pour que ça fonctionne.
Le vrai problème de cette saison réside aussi peut-être dans les coulisses. Autant les remous en saison 3 avaient apporté des rebondissements efficaces (la mort de Lexa nous a apporté Becca et l’explication de la religion Grounders, la mort de Lincoln a cristallisé la haine de Pike et énormément servi le personnage d’Octavia, l’air de rien), autant la disparition de Bellamy du casting, c’était très violent pour une saison finale. L’acteur a fait une dépression, il s’est marié à l’actrice interprétant Clarke qui a fait une fausse couche, bon, clairement, on sent que la dernière saison était celle de trop pour eux…
Que ça se ressente dans l’écriture de la saison, qui a été réécrite en grande partie et ça se voit, c’est bien dommage. Je n’arrive pas tout à fait à leur en vouloir pour autant, surtout que la fin me laisse en paix avec la série.
Épisode 15 – The Dying of the Light – 19/20 Honnêtement, là, je ne sais plus. Je retrouve ENFIN la série que j’adore sur une bonne partie des intrigues, mais il y a des absences qui me peinent beaucoup à tout juste un épisode de la fin. Ne pas diffuser le dernier épisode avec celui-ci, c’est une sorte de torture bien inutile et, à ce stade, je ne sais plus quoi penser. Je crois que j’ai aimé l’épisode, je crois que la série peut encore faire un bon dernier épisode… sans rattraper sa saison pour autant.
Je suis en télétravail et je ne regarde cet épisode qu’à 17h ? J’ai passé plusieurs moments sur Twitter sans être spoilé une seule fois ? Il n’y a pas à dire, la série va sortir par la petite porte, parce qu’elle a plus que déçu les fans sur coup-là. Et c’est dommage… Espérons qu’elle ne continue pas avec cette destruction du bunker qui a survécu à trois apocalypses nucléaires, mais pas à une petite bombe.
Sans trop de surprise, Murphy est le premier à se réveiller dans cet épisode… et il s’inquiète immédiatement pour Emori. Moi aussi, putain, j’aurais préféré qu’on commence par elle pour être sûr de sa survie. Ils sont bien sûr séparés par un tas de gravats, sinon ce ne serait pas drôle. Le sort d’Emori est incertain pendant un moment, mais on l’entend ensuite tousser quand Raven et Jackson, indemnes, se pointent (elle dit aussi « Something », et elle est géniale rien que pour ça !).
C’est positif, mais elle est évidemment blessée avec une tige de métal en plein ventre. Aaaah. Faut toujours qu’ils nous fassent le coup de mes personnages préférés ensevelis sous des débris trop lourds et blessés de manière importante. Elle a intérêt à survivre.
L’épisode met un paquet de temps à en revenir à elle, et quand il le fait c’est pour nous montrer qu’elle a aussi la jambe endommagée et qu’elle perd beaucoup de sang. Murphy est aussitôt hyper énervé parce que Jackson a beau être un gentil médecin, il est un peu inutile avec sa bienveillance face à tant de dégâts. Je n’aime pas du tout la tournure de cet épisode, et ils ont intérêt à ne pas la torturer juste pour la torturer. En plus, j’ai déjà écrit mon article sur l’actrice, merde.
Ils n’ont aucune idée de ce qui est en train de se passer à la surface. Raven a disparu beaucoup trop longtemps pour trouver Echo sans y parvenir, mais elle a au moins trouvé l’infirmerie. Ce n’est pas suffisant pour Jackson, lui, pour sauver Emori, il sait que la meilleure solution, c’est Bardo. L’avantage d’Emori, c’est que tout ça lui arrive alors qu’elle est en présence de Murphy et Raven, qui tiennent tous les deux beaucoup trop elle et en font immédiatement la priorité.
Ils se dépêchent donc de chercher la pierre permettant de se téléporter, qu’ils n’ont jamais trouvé dans la pièce de repos du Bunker. Ils finissent par trouver, sous le piano – élément central la semaine dernière comme par hasard -, un symbole… d’Azgeda. Mais pourquoi ? Le bunker date d’avant Azgeda, normalement ! Je veux ce spin-off, ils me soulent, je sens qu’Azgeda sera une tribu autour du frère de Callie.
Bon, on n’en est pas là : pour l’instant Emori saigne beaucoup, s’inquiète pour Echo et est en danger de mort. C’est trop pour Murphy qui s’éclate aussitôt à dégommer le sol avec Raven… jusqu’à ce que Jackson prenne la relève pour laisser Raven parler à Emori et s’assurer de faire en sorte qu’elle survive. C’est excellent que la série prenne le temps de revenir à la relation Raven/Emori, parce que c’est une relation qui méritait d’avoir son « je t’aime » et parce que je retrouve les deux personnages que j’adore dans cette scène.
Emori a grandi au point d’être prête à mourir pour sauver les autres, et ce n’est pas rien dans l’évolution des personnages, même si je suis complètement contre cette idée stupide, c’est évident. Emori demande donc à Raven de la sacrifier : il est pour elle plus important d’arrêter Bill sur le point de détruire l’humanité que de survivre. Elle est prête à tout pour ça, en plus, parce qu’elle en parle à Raven, pas à Murphy hein. Putain, Emori, d’où tu oses dire à Raven qu’elle est comme Clarke ?
Emori s’évanouit évidemment au moment où Murphy parvient à trouver la pierre, arrêtant de respirer aussitôt. Le suspense est bien trop horrible. Ils n’ont pas intérêt à la tuer maintenant, si proche du but. Aaaah. Quand je pense qu’on disait dans les commentaires du blog la semaine dernière qu’ils n’auraient pas le temps pour l’agonie.
Finalement, Raven et Murphy parviennent à déterrer la pierre pendant que le médecin lui fait un massage cardiaque pour la maintenir en vie et hop, le trio Jackson, Murphy et Raven peut emmener Emori à travers un portail pour Sanctum. J’ai vraiment bien aimé cette scène/intrigue, surtout que l’on voit même Murphy remercier Jackson et promettre de revenir pour Miller, et ça, c’est la grande classe…
Emori reste entre la vie et la mort, la chirurgie va prendre du temps, et je ne sais pas trop comment ces héros pourront rejoindre l’intrigue principale la semaine principale. J’imagine que le test permettra d’en savoir plus, et d’en savoir plus aussi sur Echo et Niylah dont on n’a pas la moindre nouvelle cette semaine. La frustration est grande.
Au-dessus d’eux, nos héros découvrent que le bunker n’est plus. Miller a enterré son mec, tous leurs amis, mais… Clarke veut aussitôt aller chercher Madi. Evidemment ! Elle fait vite son deuil et continue d’avancer, comme toujours, même si elle est empêchée par les autres qui trouvent qu’elle y va trop tête baissée. Au lieu d’être seule à avaler la pilule la menant à Bardo, elle décide donc de ne pas partir seule.
C’est toujours tête baissée ça, Clarke ! Elle et Octavia – qui a un homme à l’intérieur après tout – avalent aussitôt la pilule, en vain. La supposition est alors qu’il nous faut quelqu’un de l’autre côté pour activer la pilule afin de les faire revenir. C’est gros, mais comme chaque semaine, on découvre de nouvelles règles au fur et à mesure, celle-ci n’est pas si surprenante.
Comprenant son échec, Clarke veut aussitôt récupérer l’accès au portail, et cette fois, elle creuse, hein, parce que la pierre est sous terre après tout. J’ai rigolé ; mais je n’en menais pas large pour Emori. À Bardo, nous retrouvons Bill en compagnie de Madi, qu’il amène auprès de Levitt, histoire qu’elle puisse à son tour passer sur la chaise de torture capable de lire dans les pensées des gens. Il va en voir des vies Levitt, dis donc ! Madi est bien rapidement analysée par Levitt, et j’aime que l’on sache enfin comment il fait, découvrant que Madi est prête à l’aider avec l’image de Clarke se formant dans sa tête.
Si Madi aide, c’est uniquement pour protéger ses amis et sa famille. Ainsi, Madi n’hésite pas à sortir à Bill que la dernière épreuve n’est pas une guerre comme il le souhaite, mais un simple test, comme Jordan le pense. Bill ne se laisse pas décontenancer pour autant : il est content de ne pas avoir à faire la guerre si Jordan a raison, mais il préfère faire ce qu’il faut pour préparer une guerre, par principe.
C’est pour cela que quand il apprend que deux personnes veulent revenir à Bardo depuis la Terre, il refuse le transfert, préférant attendre de transcender pour retrouver Clarke… Tu m’étonnes, ça vaut mieux. On passe alors à l’analyse du carnet de dessin – le fameux – par Madi et… ça ne marche pas. Ben oui, évidemment : elle n’était pas consciente quand elle dessinait, c’était un fragment de la Flamme… et ça ne pouvait pas être si simple d’avoir la réponse finale.
Levitt insiste sur la dangerosité de chercher des souvenirs encore plus loin, mais il exécute les ordres de Bill assez longtemps pour ramener quelques images de Callie et Becca dans la série. Malheureusement, il comprend que les fragments de souvenir en Madi ne sont pas là où sont logés normalement les souvenirs, merci la Flamme. On passe alors à de la torture, surtout que Madi ne veut plus aider quand elle se souvient soudainement que Becca ne voulait pas que Bill passe le test.
C’en est trop pour Levitt qui s’éclipse donc et décide enfin d’aller chercher Octavia, en faisant un chantage un peu concon pour que les deux personnes ayant pris une pilule retournent à Bardo – deux pilules, à la base, une pour Madi, une pour Sheidheda, ça se tient.
Sur Terre, Octavia relance la théorie de Bellamy et Jordan la corrige aussitôt, insistant pour dire que ce n’est pas une guerre qui attend Bardo, c’est un test. Il avoue également à Hope, qui se moque de lui, qu’il sait que la prochaine étape de l’évolution humaine est dans ce test. Le seul problème, là, c’est qu’il est en train de donner raison à Bellamy et assurer que pour lui les disciples n’ont pas tout à fait tort.
Clarke n’apprécie pas trop et s’isole, aussitôt suivie par Gaia qui va vraiment être son ship final si on continue comme ça. Ben purée, non merci, je crois que je la préférais encore avec Finn ou Nyilah, c’est dire ! Bon, pendant que Gaia réconforte Clarke qui a tué Bellamy pour rien – surtout que maintenant Madi s’est rendue aux disciples quand même, on sent la colère recommencer à monter en Octavia. Le plus drôle reste du côté de Clarke qui se plaint de perdre tous ceux qu’elle aime alors qu’elle est littéralement celle qui les tue à chaque fois ou presque, tout de même. Elle dit aussi à Gaia que si elle perd Madi, elle n’a plus rien qui vaille la peine. BIM GAIA DANS TA GUEULE.
Bon, Gaia lui demande quand même de faire une petite séance de méditation pour retrouver sa tranquillité d’esprit, ce qui n’est pas forcément efficace, mais mène à un câlin observé par Indra. Clairement, elle comprend que c’est la merde pour sa fille Indra, parce qu’aimer Clarke, ce n’est pas une qualité de survie très efficace. C’était mignon de voir Indra gagner la foi comme ça, cela dit.
Clarke disparaît alors et Octavia sait qu’elle s’apprête à partir, mais elle peut au moins dire au revoir à Hope. C’est vrai qu’elles ont une belle relation, en théorie. Bon, en tout cas, Octavia se barre vite et laisse Hope dans les bras de Jordan. Aucun ship ne va dans cette saison.
Rien ne va, de toute manière : une fois sur Bardo, Octavia et Clarke découvrent qu’elles arrivent non pas sur le pont habituel, mais en pleine forêt entourées par tous les soldats de Bardo. Oups. Levitt n’a plus d’autres choix que de continuer à trahir tout son clan… et il se décide à faire en sorte de s’infiltrer au sein de la prison de Bardo. Là-bas, Sheidheda chante en boucle et Octavia tente d’apaiser les frustrations de Clarke, ce qui est un job parfaitement infaisable, mais bon.
La série prend au moins le temps de dire adieu à Bellamy comme il faut et, franchement, il faut qu’on m’explique à quel moment Octavia s’est changée pour mettre ce haut magnifique. Levitt finit par débarquer, faire un câlin à O et la libérer, de même que Clarke. Cette dernière décide de se servir de Sheidheda pour faire distraction, alors qu’elle s’occupe d’aller chercher Madi. Le pire, c’est que Sheidheda parvient à faire ce job et à survivre encore un beau moment, alors même qu’il fait face à des super soldats possédant des lasers.
Espérons qu’il soit mort, cette fois. En parallèle, Octavia, Levitt et Clarke retournent donc auprès de Madi, se préparant à une fusillade… pour mieux découvrir finalement que Madi est laissée là, sur la chaise. Alors qu’on la pense morte un quart de seconde, la réalité est plus cruelle quand il est révélé qu’elle est consciente, oui, mais incapable de bouger le moindre muscle – bon, elle doit bouger le cœur quand même, mais bon.
J’ai beaucoup aimé la torture que représente cette scène, surtout qu’Octavia est géniale à parler à part à Levitt pour savoir quoi annoncer comme diagnostic à Clarke ou quand elle arrive à expliquer en un regard à Levitt qu’il faut dire toute la vérité. Ben voilà, ils savent encore écrire leurs personnages finalement. Il était temps de retrouver la série, et dans cet épisode, ils amènent des situations vraiment cohérentes par rapport à leur personnage, je trouve.
Bon, après Clarke en arrive à envisager de tuer Madi quand on lui dit que c’est irréversible et Octavia comprend que c’est à elle de le faire, ce qui est d’autant plus douloureux qu’O a elle-même Hope et sait ce que c’est. Elle se propose donc de faire ce que Clarke ne peut se résoudre à faire. MAIS TU VAS RIEN FAIRE DU TOUT PUTAIN !
C’est trop. C’est beaucoup trop. Bellamy, c’était rigolo, mais Madi ? Je ne l’aimais pas beaucoup hein, mais cette manière de la tuer, en la laissant être consciente de ce qu’il se passe, de ses erreurs et enfermée dans un silence horrible avec des plans nous montrant Clarke en gros plan… Puis… On est dans The 100 les gars, OK, Levitt dit que ce n’est pas réparable, mais je sais pas, vous nous la foutez dans un caisson de cryogénisation et dans 200 ans vous la ressuscitez au top de sa forme, wesh.
Levitt interrompt au dernier moment cette exécution pleine d’amour et pro-euthanasie en révélant que ça y est Bill à son code et peut lancer la guerre et/ou le test qu’il désire temps. Plutôt que d’exécuter Madi, la priorité devient donc d’aller arrêter Bill et de ne pas le laisser gagner, avant de revenir auprès de Madi. J’imagine que l’idée est de laisser Madi partir une fois qu’elle saura ce qu’il est advenu de ce connard de Bill la laissant mourir sur sa chaise (cela dit, dans sa foi, c’est logique : Madi transcendera avec lui, tout simplement, son corps humain n’est jamais qu’un vaisseau inutile).
Octavia prend quand même la peine de vérifier auprès de Levitt qu’il est sûr de ce qu’il fait, et j’aime vraiment beaucoup ce ship. Ce n’était pas gagné, surtout dans cette saison. En tout cas, cette fin d’épisode nous amène là où on l’imaginait : Bill a le code, mais il a aussi Clarke et Octavia à ses trousses. Et ça, ça pue pour lui.
Moi, je suis content de cet épisode, parce que les personnages sont écrits intelligemment et que je les retrouve vraiment. Il était temps. C’est trop tard, hein, mais là, j’ai retrouvé la série que j’aimais et j’ai trouvé l’épisode très bien construit. Hâte de savoir ce qu’il en sera de la toute fin la semaine prochaine !