Supergirl – S03E08 : Crisis on Earth-X (1)

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique (pas si) détaillée de l’épisode 8 de la troisième saison de Supergirl. Il s’agit bien sûr de la première partie d’un gros crossover entre toutes les séries DC.

08Épisode 8 – Crisis on Earth-X (1) – 17/20
No one can drink Alex under a table.

Depuis des mois, la CW nous bassine avec son mega cross-over entre tous les super-héros DC et nous y sommes enfin. J’ai hésité longuement, j’ai voulu rattraper tout le DCverse, je me suis dit que je n’en regarderais rien de ce crossover, et puis finalement, j’ai décidé de regarder cet épisode, quitte à être spoilé sur les autres séries que je verrais bien un jour ou l’autre. Voici donc mon avis sur cette première partie qui fait avancer à toute vitesse certaines intrigues de la seule série que je regarde.

Tout commence sur la Terre-X, un monde parallèle, donc, où la ville (laquelle ?) semble aux mains des nazis. Arrow débarque et nous tue quelques méchants, mais comme sa combinaison est rouge et qu’il a un masque, ce n’est peut-être pas Arrow. Oh, je sens que ça va manquer d’explications tout ça. Une sorte de Gardien débarque alors pour nous stopper l’Arrow rouge et se fait mettre la misère. Comme le gardien quoi.

C’est beaucoup plus sanglant et rythmé qu’un épisode de Supergirl tout ça. En même temps, ça n’a rien d’un épisode de Supergirl. Bienvenue dans un crossover qui a tout du film. À ce stade, ils auraient pu tout aussi bien le sortir au cinéma, franchement. C’est rythmé et bien écrit. Je suis totalement largué, mais c’est définitivement rythmé : ça accroche bien. En revanche, c’est un peu abusé de terminer l’introduction de l’épisode par Supergirl au bout de six minutes sur l’horaire de Supergirl, mais il est clair cette fois qu’on a un vrai mélange de toutes les séries, contrairement à l’an dernier.

Tout le budget des quatre séries a dû y passer, mais ça vaut le coup, car la pub est parfaitement réussie pour tout le monde, ça donne envie de découvrir chaque série, même si ces préparatifs de mariage ne sont pas des plus intéressants vu que j’ai beau aimé Flash, je n’ai jamais regardé la série.

Cette fois, la CW a compris ce que c’était un crossover et ma vraie critique attendra définitivement le jour où je rattrape tout, je crois, parce que bon, il est compliqué de critiquer quand je ne sais pas qui sont la moitié des personnages. Un résumé préalable aurait été le bienvenu, car les scénaristes ne réussissent pas à introduire correctement les personnages secondaires. Pour les nouveaux arrivants comme moi, ce n’est donc pas au top. J’avais la même critique avec The Defenders après tout, mais pas avec Avengers. Je pense qu’ils auraient mieux fait d’écrire cet épisode comme une énorme introduction à l’univers : clairement, tout le monde va le regarder, autant en profiter pour gagner des fans de chaque série.

Le sentiment qui domine est donc l’incompréhension alors que je sais que je suis devant un épisode de série vraiment bien fichu et écrit, avec des transitions au top. Enfin bon, on a vu Alex boire un nombre incalculable de fois, ça m’a suffi à apprécier tout ça de toute manière, même si j’ai trouvé abusé comment elle finit tout de suite dans les bras de Je-ne-sais-pas-qui-tu-es-Sara et que je suis spoilé comme jamais sur tout cet univers.

Le mariage est bien sûr interrompu par les nazis et les super-méchants qui sont très exactement les doubles de nos super-héros. C’est une excellente chose car les dix dernières minutes de l’épisode sont parfaitement rythmées dans des scènes d’action parfaitement réussies. L’épisode a sa propre conclusion malgré tout et ça contredit l’impression de films que j’avais au début. Avec ses quatre épisodes, ce crossover est une mini-série à lui tout seul, et c’est réussi. Le cliffhanger est bien foutu, mais je ne regarderais probablement pas la suite. Je vais attendre d’en trouver un bon résumé, ou uniquement les scènes Supergirl sur Youtube je crois, et je ne commenterais que ça, peut-être dans un article 500 mots.

Affaire à suivre, mais pour ceux qui regardent toutes les séries, c’était vraiment au top avec un bon équilibre entre toutes. J’ai bien aimé, même si je suis passé à côté de beaucoup des crises de l’épisode, forcément !

 

Supergirl – S03E07

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 7 de la troisième saison de Supergirl.

07.jpgÉpisode 7 – Wake Up – 17/20
I got shot and I didn’t feel it.

Après de nombreux problèmes la semaine dernière, j’ai finalement décidé de passer à un article par semaine pour Supergirl, ne parvenant pas à éditer mon article sur la série. Finalement, ce matin, j’ai réussi à le faire, donc vous pourrez y trouver la liste des épisodes alors que je proposerai effectivement un article par épisode désormais ! Bref, allons-y pour ce septième volet qui reprend enfin sur l’ensemble des intrigues de la série.

Dans un sous-marin, des scientifiques observent un vaisseau forcément kryptonien en plein éveil. L’incident est repéré par Winn au DEO, surtout que le vaisseau est là depuis au moins 12 000 ans. Très rapidement, Winn, J’onn et Kara vont enquêter pour découvrir ce dont il s’agit et, un raccourci scénaristique plus tard, ils y retrouvent… Mon-El. Enfin. Je me doutais bien qu’il reviendrait – je m’étais même fait spoiler sur Twitter que ce serait avant la mi-saison -, mais je trouve la manière de le réintégrer au casting assez intéressante.

Ce n’est pas perturbant du tout pour Kara, tout ça. Mon-El semble incapable de donner des réponses claires, mais il faut dire qu’il sort tout juste d’un super-sommeil dans lequel sont encore cinq passagers du vaisseau. Assez clairement, le personnage a énormément changé, et c’est tant mieux, parce que l’acteur est capable de le jouer : au-delà de la barbe nouvellement acquise, je trouve que l’on a vraiment un nouveau Mon-El plus posé qui semble émerger de ce vaisseau, et ça se voit dès le premier instant où il parle… Saturnien. Mais oui, mais bien sûr.

Kara annonce à Mon-El qu’il a été absent pendant sept mois, mais je sens immédiatement que pour lui, ça fera bien plus que ça. Il faut bien des enjeux pour la série, mince. Il se réveille plus tard et infiltre le DEO, mais il tombe sur Kara qui le met K.O. Elle a eu la sympathie de se changer en Supergirl avant de l’attaquer, pour être de nouveau habillée en Kara juste après. Franchement, dans cet épisode, c’est un festival de n’importe quoi les passages costumes/Kara, mais c’est pas grave, elle est heureuse de retrouver Mon-El malgré tout, et s’en confie à un James dont les scénaristes ne savent toujours pas comment justifier le salaire (au moins, ils ont oublié le délire de gardien pour le moment).

Cela ne va pas durer, puisque Mon-El se retrouve prisonnier du DEO et Kara lui pique une crise. Heureusement que l’actrice est douée, parce que la scène de retrouvailles entre eux n’est pas si bien écrite que ça je trouve. Il faut dire que le personnage de Kara n’est pas un personnage que j’aime beaucoup et que j’ai quelques coups d’avance sur elle dans le scénario, trop habitué que je suis aux séries de ce genre.

C’est mieux écrit avec Winn déjà, car on retrouve leurs liens d’amitié assez vite. Ce n’est pas si étonnant dans le fond : Kara est amoureuse de l’ancien Mon-El, Winn n’était que pote avec, c’est plus facile de s’adapter au changement, je crois. Bref, Winn accepte d’aider son ancien meilleur pote à retourner dans son vaisseau (allons savoir comment puisque J’onn n’est plus là).

Kara les y retrouve (là encore, mystère) pour mieux apprendre que Mon-El, en quittant la Terre, s’est retrouvé dans un trou noir qui l’a emmené au 31e siècle sur Terre, où L-Corp, toujours là, a trouvé un antidote à son problème d’atmosphère irrespirable. Dans le genre facilité scénaristique, on les enchaîne puissance mille, mais c’est marrant et ça permet la révélation d’un nouveau personnage dans les cinq passagers : Imra.

Celle-ci est une très jolie jeune femme, seule à être en danger dans son pod suite à un dysfonctionnement. Kara la libère au grand plaisir de Mon-El qui finira par révéler à une Kara perdue qu’il s’agit de sa femme, toute droit sortie de Titan. La série part loin, très loin, mais je me laisse transporter pour l’instant, surtout que j’aime ce nouveau Mon-El !

Pendant son temps, Sam se lance dans une intrigue solo qui occupe une partie de l’épisode. Elle se prend la tête avec Ruby parce qu’elle a plus envie d’explorer ses pouvoirs que de s’occuper d’elle : en effet, elle vient de découvrir qu’elle résistait aux brûlures..

Elle se rend chez sa mère adoptive, Patricia, pour en savoir plus sur ses origines. C’est là qu’on découvre qu’elle a quitté sa maison très jeune car elle a eu Ruby alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente. C’est vrai que c’est logique vu l’âge de l’actrice. Sam découvre ainsi qu’elle est une alien, venue sur Terre à bord d’un vaisseau. C’est bien, on avance enfin dans le cliffhanger de la saison 2.

Elle part ensuite en roadtrip et sa voiture tombe en panne.Pas grave, elle finit à pied avec l’objet qu’elle a récupéré de son vaisseau. C’est une sacrée origin story pour le personnage qui découvre sa propre forteresse de solitude, dans le désert.

Ce n’est pas excellent de la voir toute seule, mais je comprends mieux pourquoi on nous l’a gardée si longtemps au premier plan. Maintenant que nous sommes attachés à Sam, il est frustrant d’apprendre que c’est une méchante – même si je m’en doutais. En effet, dans sa Forteresse, elle apprend qu’elle va devenir une destructrice de monde par un hologramme qui lui dit qu’il est temps qu’elle se réveille pour devenir… Reign, une machine de guerre qui a pour but de détruire. C’est très certainement un personnage connu de DC vu la manière dont elle est annoncée, mais comme je ne suis pas un grand lecteur de comic, la révélation tombe à plat.

Il n’empêche que le cliffhanger est excellent et mériterait d’être une mi-saison, puisque Sam est désormais en pleine possession de ses pouvoirs.

Une dernière sous-intrigue s’intéresse au père de J’onn sans réussir à m’intéresser pour autant. Winn suggère à J’onn de lui organiser sa première sortie en ville. C’est à croire que les scénaristes n’avaient pas déjà assez à faire avec le père d’Alex totalement porté disparu, les voilà qui s’encombrent de ce martien supplémentaire.

Comme c’est un vieillard, son intrigue est rapidement limitée. En plus, ça fait bizarre de voir l’acteur avec un tel coup de vieux, même si c’est logique que depuis Alias, il continue de vieillir. Le père de J’onn trouve son fils trop prisonnier de son travail, et il est vrai qu’il n’a pas grand-chose d’autre comme activité dans la série.

Pour se faire pardonner de ne pas assez s’occuper de lui, J’onn emmène son père dans son appartement pour faire en sorte qu’il est désormais une maison sur Terre. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça marche bien et ça permet d’intégrer le personnage dans le monde de la série. J’imagine qu’il aura un rôle plus important à un moment donné.

Finalement, c’était un bon épisode qui fait avancer beaucoup de choses et offre enfin le retour de Mon-El, pour mieux accabler Kara, une fois de plus. Je me suis laissé porter par l’épisode et je suis impatient d’en découvrir la suite.

Supergirl – S03E01-06

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 6 de la troisième saison de Supergirl.

01Épisode 1 – Girl of Steel – 18/20
No, what makes me me is Supergirl.

La saison reprend donc sur un épisode au bon jeu de mots, en référence au film Superman « Man of Steel » que je n’ai pas vu. Bien, on fera avec. Le choix de première scène est intrigant, avec un rêve de Kara qui fantasme sur Mon-El et qui est interrompue par une étrange femme…

Pas de temps à perdre avec ses rêves, toutefois : Supergirl est en service cette nuit et elle aide Maggie et Alex à arrêter des malfaiteurs. Ces dernières reviennent donc pour une scène d’action où elles gèrent toujours autant, ce qui est un vrai plaisir à voir, contrairement à Kara qui est beaucoup moins enjouée qu’avant, clairement. Elle laisse même s’échapper un méchant et ne répond pas à l’enfant qu’elle sauve. Obsédée par le boulot, elle se précipite au DEO pour avoir plus d’infos sur celui qui s’est enfui.

Loin du DEO, la série introduit celui qui sera probablement un nouveau méchant, Edge, et qui est joué par un Adrian Pasdar habitué aux rôles du genre. Il joue ainsi un grand industriel au pouvoir politique qui convoque les autres grands industriels et journalistes du coin pour présenter son projet, auquel James et Lena s’opposent.

C’est plutôt positif pour CatCo cela dit, parce qu’ils n’ont plus rien à raconter maintenant que Supergirl a réduit le crime de National City. Cat est quant à elle devenue attachée de presse de la Présidente, ce qui permet aux scénaristes de continuer leurs tacles anti-Trump de manière jouissive dans cet épisode. Cat continue de manquer à la série, mais sa micro-scène sur le réchauffement climatique est parfaite.

CatCo est rapidement rappelé à ses activités toutefois, puisqu’Edge annonce qu’il rachète le journal, à la surprise générale. Kara se rend aussitôt dans le bureau de Lena pour lui demander de convaincre Edge de ne pas racheter le journal. La scène est intéressante, continuant d’explorer le deuil de Kara et la culpabilité de Lena dans ce qu’il s’est passé lors du final. J’adore Lena, alors j’étais plutôt content de l’écriture de cette scène.

Lena tente donc de convaincre Edge de ne pas acheter le journal, mais ça ne fonctionne pas du tout car celui-ci a pour but de se servir de CatCo pour continuer à pourrir la réputation de Lena en la rattachant à sa famille. Détestable, mais pas autant que son alliance avec le méchant de la semaine pour détruire la ville. Et oui, dans tout ça, Kara découvre un vaisseau dans un hangar militaire appartenant aux Lane, ce qui ne plaît pas du tout au DEO qui de toute manière comprend le plan en cours de détruire la ville. C’est un problème.

De plus, comme la série reprend pour cette saison quelques temps après la saison 2, elle n’hésite pas à être frustrante sur les semaines ou mois que nous avons ratés : Alex est ainsi bien fiancée et organise carrément son mariage, avec une grosse bague de fiançailles immanquable à la main. Le problème, c’est qu’Alex est comme d’habitude plus inquiète par Kara que par sa fiancée, donc on sent bien qu’une crise couve entre elle. Et vu les spoilers immanquables sur le futur de Maggie dans la série, je n’aime pas trop ça.

De toute manière, l’ensemble des amis de Kara est inquiet, ce que l’on voit dans une bonne scène au bar réintroduisant les dynamiques de tous les personnages. En fait, ils sont inquiets au point que James finit par utiliser la montre de détresse de Supergirl pour la faire écrire un article pour CatCo. La méthode est tellement détestable qu’elle pousse Kara à démissionner, ce que je comprends. Pourtant, je suis d’accord sur le fond avec ce que dit James : Kara fonce tête baissée dans son boulot de Supergirl, étant partout à la fois mais n’étant plus jamais Kara. L’épisode est ainsi bien écrit car vingt minutes suffisent à s’en rendre compte et voir le changement, la démission de Kara paraissant tout à fait naturelle.

C’est encore mieux dans la scène qui suit entre Alex et Kara, Alex finissant par péter un câble contre sa sœur pour la faire réagir et surtout pour la retrouver. Le problème, c’est que Kara ne veut pas être retrouvée et préfère continuer à jouer son rôle de Supergirl : jamais la série n’avait aussi bien mis en avant la dualité du rôle Kara/Supergirl. Jusque-là, les deux étaient la même personne au compas moral beaucoup trop défini. Désormais, Kara est présentée comme une humaine faible par rapport à Supergirl capable de sauver le monde, et tout cela est une très bonne écriture du personnage. Kara préfère oublier sa dépression en se réfugiant dans son travail de superhéroïne. Elle n’hésite pas à être particulièrement cruelle avec Alex en se mettant sur un piédestal, affirmant qu’en tant que kryptonienne, elle est meilleure que tous les autres.

C’est ensuite au tour de J’onn de tenter de ramener Supergirl à la raison. Ce défilé de tous les personnages pour la ramener à la raison pourrait être long, mais les scénaristes s’en tirent bien dans les dynamiques de chacun. C’est finalement J’onn qui parvient le mieux à percer la carapace, ce qui a une forme de logique, puisqu’il est une figure paternelle pour elle.

En parlant de figure paternelle, et comme dans toute série qui se respecte, Alex et Maggie parlent de leur mariage en plein travail en utilisant les lignes de communication du DEO. Le problème d’Alex est, comme toujours, l’absence de son père à son mariage. C’est sympathique comme résolution du problème, Maggie trouvant les mots justes pour la réconforter… le tout sous l’oreille attentive de Winn, histoire d’ajouter un peu d’humour.

L’humour ne peut durer trop longtemps cela dit, car la cérémonie en l’honneur de Supergirl, avec la révélation d’une statue à son effigie, tourne court quand les méchants de la semaine utilise bien des missiles pour détruire la ville, mais le font depuis un sous-marin. C’était imprévu et ça fonctionne très bien, avec une Kara qui ne peut en théorie pas respirer sous l’eau (mais y reste plusieurs minutes sans problème).

La scène de panique permet surtout d’introduire deux nouveaux personnages heurtant d’abord Alex : Ruby et sa mère. L’intérêt n’est pas à porter à Ruby, une pré-ado totalement insupportable en une minute à l’écran, mais bien à sa mère, qui est capable de la sauver en utilisant une super-force qui n’a rien d’humain.

Finalement, Supergirl sauve tout le monde sans trop de problème mais avec tout de même un joli moment de « suspens », avec musique dramatique prenante. La scène d’action est aussi bien gérée que d’habitude, ce moment de stress en plus car tous les personnages s’inquiètent pour Kara qui n’est plus elle-même et qui pourrait bien perdre.

La conclusion de l’épisode voit Lena racheter CatCo, ce qui ne peut qu’être une excellente chose, même après la démission de Kara. Cela vaut d’ailleurs une réconciliation entre les deux, interrompue par Edge. Kara s’en va, pour mieux revenir avec le costume de Supergirl et faire comprendre à Edge qu’elle sait qu’il est derrière l’attaque. Elle l’abandonne au milieu de l’océan, ne sachant pas qu’au fond de celui-ci se trouve une navette spatiale.

Alex demande à J’onn de jouer le rôle de son père lors du mariage. Cela leur donne une bonne excuse de retourner boire au bar où Kara se force finalement à aller après avoir vu des photos de Mon-El. La scène est sympathique, même si les plans au ralenti ne mettent pas tout le monde en valeur.

Comme il fallait finir l’épisode sur un cliffhanger, la mère de Ruby se réveille d’un cauchemar similaire à celui de Supergirl, où cette fois l’inconnue (enfin Kara dit que c’est sa mère, mais avec une nouvelle tête quoi) surveillant Mon-El et Kara et ayant droit à un câlin de sa part s’avère être digne… d’un film d’horreur.

Cette saison redémarre donc très bien, avec la mise en place d’un nouveau fil rouge et la continuité des intrigues précédentes. Je suis vraiment curieux de voir tout ça se mettre en place dans les épisodes à venir, surtout par rapport à certains spoilers lus pendant l’été qui sont pour l’instant totalement ignorés. Ah, et je suis heureux de ne pas avoir revu Lyra dans cet épisode, ça permet à Winn de rester mon personnage préféré pour le moment.

02.jpgÉpisode 2 – Triggers – 17/20
She’s a reporter, she’s doing her job.

Bon, ben là j’ai carrément mon point 7 du Bingo Séries servi sur un plateau. L’épisode s’intéresse à la morning routine de Maggie et Alex d’une part, de Kara d’autre part et de Ruby et sa mère ensuite. Ces dernières sont de toute évidence là pour rester dans la série, mais Supergirl a décidément du mal à introduire ses nouveaux personnages cette année, alors que Mon-El hante toujours Kara avec son exemplaire de Roméo et Juliette.

Evidemment, le deuil de la relation avec Mon-El est loin d’être terminé, même si Kara semble avoir repris le dessus, et la méchante de la semaine va nous permettre de s’en rendre compte. Clairement, cette dernière se la joue Méduse à pétrifier tout le monde d’un regard : cela affecte même Kara, terrifiée dès que la méchante utilise son pouvoir. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est problématique.

Le coup d’après, J’onn veut protéger Supergirl, qui aurait tout le temps de s’attaquer à la méchante, mais bon, elle attend de voir si J’onn arrive à la stopper. La méchante de la semaine, dont je n’ai jamais saisi le nom (Psi, d’après ce que Pauline me souffle dans l’oreillette) et qui s’amuse à voler toutes les banques de National City une à une, peut donc s’occuper de déclencher les peurs de tout le monde, y compris Kara, qui revit ainsi le lancement de sa navette depuis Krypton, confirmant que l’inconnue de l’épisode précédent est simplement sa mère ; recastée avec une nouvelle actrice, la Loïs Lane de Smallville. Cela avait été évoqué dans l’épisode précédent, et j’étais passé à côté.

J’ai aimé voir Kara se confier à Winn, même si celui-ci n’avait pas spécialement les mots. Il est intéressant de retrouver leur amitié, ça me rappelle un peu la saison 1 et c’était nécessaire. Kara a ensuite le droit à une crise de panique dans l’ascenseur de CatCo. Elle défonce le bâtiment comme si de rien n’était et… Tout le monde s’en fout royalement pour le reste de l’épisode, y compris la nouvelle patronne du bâtiment, juste parce que c’est logique de ne pas s’inquiéter pour l’immeuble, j’imagine.

Justement, de son côté, Lena laisse de côté L Corp et se rend à CatCo où elle rencontre Eve, dont j’avais oublié l’existence. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle intrigue pour Lena, que l’on fait devenir la nouvelle Cat en quelque sorte. Elle modifie directement tout le fonctionnement de l’immeuble, annonce qu’elle est là pour rester et refuse un bureau pour préférer se balader dans les locaux. À part ce dernier plan, l’intrigue était intéressante et plutôt crédible. Et puis, cela embête James qui se sent menacé et obtient ainsi un rôle plus intéressant.

Je préfère largement cette partie de l’épisode qui se centre sur CatCo, plutôt qu’avoir droit à un nouveau délire sur le Gardien. Lena est quant à elle forcée de recadrer Kara qui passe tout son temps en-dehors du boulot. C’est une bonne chose de voir leur amitié évoluer dans cet épisode, surtout qu’elle passe désormais aussi par ce lien hiérarchique et ça fonctionne bien.

Pendant ce temps, Alex est occupée à faire parler Winn. Là aussi, j’adore toujours autant leur amitié qui est à mourir de rire. Cela mène tranquillement à une scène touchante entre les deux sœurs, les scénaristes gérant parfaitement tout cela et la dynamique entre les personnages.

En parallèle, la mère de Ruby est d’un coup super intéressante et au cœur de l’attention. Ruby s’énerve et frappe une autre ado à l’école, ce qui pousse sa mère à repousser ses rendez-vous pour rencontrer la principale. Il serait temps d’avoir le nom de la mère, jolie, avec des faux airs de Maggie. Le personnage a l’air plutôt sympathique et j’aime beaucoup son introduction dans cet épisode, il est intéressant de la voir développée comme ça, exclue du reste du casting pour l’instant.

Le problème pour elle cette semaine est donc que sa fille est persuadée qu’elle a des pouvoirs, le raconte a tout le monde et espère avoir une mère superhéros. Ruby fugue et se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Cela lui permet de demander à sa mère de venir la sauver. Supergirl les sauve toutes les deux, repoussant le moment où l’on en saura plus de quelques minutes.

Pendant ces quelques minutes, Supergirl est attaquée une nouvelle fois par la méchante de la semaine. Toute l’idée de l’épisode est de voir Kara surmonter sa peur et recommencer à pleurer Mon-El. Elle culpabilisait, mais suite à un speech d’Alex tout est bien qui finit bien. C’était tout de même expéditif, mais ça fonctionne, surtout pour Supergirl.

Du coup, Kara peut retourner à CatCo se réconcilier avec Lena et lui avouer qu’elle a encore des choses à gérer vis-à-vis de Mon-El. Si ce n’est pas choupi tout plein de les voir se faire un câlin… Sur ces entrefaites débarque la mère de Ruby, qui s’appelle donc Samantha (il était temps) et va prendre la place de Lena à la tête de L Corp. Cela m’intrigue encore plus sur le personnage et sur son histoire avant la série.

Il me reste à parler d’Alex et Maggie, sujet que j’ai précautionneusement évité dans cette critique pour le moment. En effet, mon couple préféré passe encore l’épisode à se prendre le bec et cette histoire de mariage semble les mener tout droit à la rupture. La demande sortait tellement de nulle part que ça ne peut pas vraiment me surprendre.

La dispute de la semaine (parce qu’elles semblent en être là) concerne l’organisation du mariage et le choix d’un DJ… ou d’un groupe de musique. En toute logique, les deux amies font participer tout le monde à la conversation au DEO. S’il n’y avait que ça, ça pourrait aller, mais une autre crise beaucoup plus importante les couve, et il faut de nouveau se tourner du côté de Ruby pour la voir arriver.

Après la fugue de Ruby, Alex la reconnaît dans l’ambulance où elle se fait soigner. Il faut dire que cela fait à peine une semaine qu’elles se sont croisées. Ni une, ni deux, voilà Alex qui sympathise avec Ruby, ignorant cette fois Samantha… mais pour combien de temps ? Assez clairement, j’ai l’impression que Samantha est vouée à remplacer Maggie, surtout quand on insiste bien sur l’idée que le père de Ruby n’est pas là, et c’est très frustrant.

Pour amener ça subtilement, les scénaristes nous apprennent cette semaine que Maggie ne veut pas d’enfant car elle ne s’est jamais vue maman, alors qu’Alex en veut bien évidemment. Voilà qui promet une crise de couple difficile à traverser pour les deux !

Je suis tellement triste pour elles que j’en oublierais presque M’gann qui contacte J’onn pour lui demander de venir sur Mars en cliffhanger de l’épisode, mais en même temps, j’en ai un peu rien à carrer de ces deux-là… Oups. À la semaine prochaine !

03.jpgÉpisode 3 – Far from the Tree – 15/20
Going back would be a suicide mission

BUT HER POD GET KNOCKED OFF COURSE, c’est le retour de l’intro interminable aujourd’hui ! Oui, c’est comme ça que j’entame ma critique cette semaine, malgré mon retard.

Alex et Kara profitent de l’organisation de la fête prénuptiale pour parler de Mon-El un fois de plus, mais elles sont interrompues par J’onn qui leur annonce qu’il compte se barrer sur Mars. C’est intéressant comme idée, puisque Kara lâche tout pour l’accompagner sur Mars en décapotable. C’est marrant.

Je dois dire que je ne suis pas du tout convaincu par le lancement de cette intrigue, ni par l’intrigue tout court d’ailleurs, puisqu’elle exclut l’ensemble du casting pour se concentrer sur Kara et J’onn, ce dernier n’étant pas spécialement mon préféré. Cependant, force est de constater que s’intéresser à lui a permis de le découvrir plus.

Ce qui est génial, c’est que M’gann le fait venir sur Mars pour l’aider à retrouver le « Staff of Kolar », qui semble être grosso modo être l’équivalent de la hotte du père Noël. Ce qui est génial, c’est que le seul à avoir des infos là-dessus est… le père de J’onn, finalement encore en vie. Si ça c’est pas un cadeau du père Noël. Il n’empêche que la race des hommes verts est quand même bien mal parti pour se reproduire. Et sinon, les effets spéciaux ne sont pas trop au point pour les scènes sacrément émotionnelles qu’ils veulent montrer. Ils ont dû s’en rendre compte, ou ça coûtait trop cher, puisqu’ils ont finalement fait appel à Carl Lumbly (ALIAS !) pour jouer le père version homme.

C’est fortement dommage, ça n’aide pas à accrocher à une histoire totalement déconnectée du reste de la série, avec une énorme partie de l’épisode se concentrant sur la résistance martienne. Pas franchement un point auquel il est facile d’accrocher. Le père de J’onn refuse de le reconnaître comme son fils, ce qui pose problème car la résistance a vraiment besoin des infos qu’il possède.

C’est gênant, forcément. Les alliés deviennent donc des ennemis et Kara protège J’onn et son père en les emmenant… chez eux, ou plutôt leur ancienne maison. Bim bam boum, quelques minutes plus tard, la voilà qui nous sort un grand et beau discours à la Kara pour convaincre le père de J’onn d’aider les White Martians. C’est mignon comme tout, avec en prime un flashback particulièrement inintéressant mais censé être émotionnel.

Toute cette intrigue est tellement déconnectée de toute la série et surtout de ce qui se passe avec National City et Alex que je n’ai pas accroché autant que je ne l’aurais dû. Si j’ai envie d’un jeu vidéo, je regarde un jeu vidéo, pas de mauvais effets spéciaux sur une chouette musique des années 90. En plus, de manière très prévisible, la résistance obtient ce qu’elle veut après un rapide combat.

En fin d’épisode, Kara et J’onn rentrent donc sur Terre, accompagnés du père de J’onn, sinon ce n’est pas drôle. On notera tout de même que J’onn avait un vaisseau spatial depuis tout ce temps et qu’il aurait pu s’en servir pour emmener Mon-El sur une planète pas trop loin de la Terre où tout le monde vivrait heureux de se voir de temps à autres. Mais bon.

Du côté d’Alex, le dîner pré-fête prénuptiale (ah non mais franchement, ils nous ont tout fait dans les séries là) se fait avec Maggie et sa mère, et c’est tout. OK. Pourquoi pas. Cela permet surtout à Maggie de parler de son coming-out et du rejet total par sa famille. Son histoire est sacrément horrible, mais malheureusement beaucoup trop classique : son père n’a pas digéré son homosexualité et l’a abandonné avec une valise de ses affaires.

Le soir, Alex lui conseille malgré l’abandon de son père d’appeler sa famille pour les inviter au dîner prénuptial (le vrai, cette fois). Comme souvent avec cette série, c’est précipité et si Maggie refuse d’abord, elle le fait finalement au milieu de la nuit. On sent bien tout l’amour des deux dans le regard qu’elles s’échangent ensuite et c’est une vraie réussite que cette partie de l’intrigue. Je ne comprends pas bien ce qu’elle fait dans cet épisode, étant une simple intrigue B qui occupe finalement près de la moitié de l’épisode et éclipse le reste.

Son père lui rend visite tout de suite et pour la fête, comme par hasard, même si sa mère ne fait pas cet effort. Cette fois, j’ai été vraiment gêné par l’intrigue. Si je trouve ça génial d’en parler et de nous montrer le rejet d’une famille envers sa fille, j’ai eu du mal avec les retrouvailles, beaucoup trop gentilles par rapport à ce qu’on nous a raconté jusque-là.

Il n’y a absolument aucune gêne du père envers sa fille qu’il a abandonné, aucune haine de la part de Maggie, juste des retrouvailles père/fille comme on pourrait en avoir après un ou deux ans sans se parler. Là, on parle de plus d’une décennie fondée sur de l’homophobie… C’était étrange. Les acteurs s’en tirent plutôt bien du côté du jeu, mais l’écriture me laisse vraiment perplexe.

La fête prénuptiale paraît même bien se passer ; le père de Maggie acceptant sa rencontre avec Alex qui se passe à merveille. Finalement, tout est très bien jusqu’au baiser Maggie/Alex. Cette partie-là paraît déjà plus sincère dans l’écriture – que la gêne du père soit, au fond, l’homosexualité, c’est logique et ça ressort au moment le plus logique.

D’ailleurs, il paraît même avoir une logique, le père de Maggie, et ce n’est pas une homophobie primaire comme je m’y attendais. Au détour d’un nouveau tacle anti-Trump, nous apprenons ainsi qu’il a en fait simplement peur pour sa fille, car il a lui-même connu le rejet d’être mexicain. OK, très bien, c’est une jolie histoire et une peur que l’on peut comprendre en soi…

Mais s’il a peur de la voir être détestée et blessée, pourquoi l’abandonner ? Il manque un chaînon dans la justification et j’aurais aimé que Maggie lui souligne, que le vrai problème de fond soit abordé. Seulement, il y a deux problèmes à cela : on reste sur la CW (donc on vise un public ado, pas la peine d’aller trop loin) et on est dans un épisode déjà très chargé par son autre intrigue. Du coup, ça manque de temps pour être vraiment dans l’analyse – et ce n’est pas non plus ce que fait Supergirl habituellement.

Maggie a tout de même le droit à deux confrontations avec son père et à un sacré nombre de scènes dans cet épisode. Elle qui a l’habitude d’être discrète dans les scènes, au point d’être invisible derrière les gens comme en plus elle est toute petite, elle occupe tout le temps d’écran qu’elle peut cette semaine. C’est tant mieux, car c’est un joli personnage et son évolution vers plus de liberté est très chouette à voir. Cela aurait pu être encore plus touchant si l’on connaissait mieux le personnage, mais bon, il ne faut pas trop en demander j’imagine.

La fin de cette intrigue voit Alex ré-aborder le sujet des enfants, mais Maggie n’en veut toujours pas, indépendamment de ce que lui a fait subir sa famille. Alex dit être d’accord avec ça et vouloir malgré tout continuer sa relation avec, mais… cela la travaille, et ça s’est vu à plusieurs reprises dans les deux derniers épisodes.

En définitive, j’ai eu beaucoup de mal avec cet épisode qui, contrairement à d’habitude, séparait totalement son intrigue en deux parties tout en écartant la moitié de son casting, à peine présent si ce n’est absent. Pourtant, il était intéressant d’en savoir plus sur J’onn, mais ça cassait totalement l’intrigue Maggie/Alex qui m’intéressait forcément plus, puisque j’adore ce couple.

Finalement, nous avions là deux intrigues qui auraient dû être le centre chacun d’un épisode avec une vraie intrigue secondaire chacune. Là, le rythme était clairement saccadé dans les deux intrigues, sans réussir à parfaitement convaincre, ni à trouver une place à l’ensemble du casting. Cela laisse à la fois, et pour les deux histoires, un goût de trop peu et l’impression d’en avoir trop vu d’un coup. Étrange.

C’est d’autant plus difficile à noter que j’ai aimé les deux intrigues, mais pas la manière dont elles n’étaient pas liées, avec même pas une scène de conclusion commune… Comme c’était étrange comme épisode ! Je ne sais toujours pas si je l’ai aimé ou non, alors comme tous les autres épisodes vus cette semaine (ou presque) je vais opter pour un 15…

04.jpgÉpisode 4 – The Faithful – 16/20
How are you not a miracle?

La semaine est passée tellement vite et je n’ai tellement rien regardé que l’onglet pour regarder Supergirl était littéralement encore là dans l’explorateur dont je me sers pour regarder les séries (et ouais, je jongle entre plusieurs explorateurs internet selon l’activité, c’est comme ça !). Comme tout le monde s’en fiche, je propose de passer tout de suite à la critique.

L’épisode commence sympathiquement par un nouveau crash d’avion à venir au-dessus de la ville et qui se termine dans l’eau. Je comptais parler de la ville la moins avion friendly de l’univers, mais il s’agit tout simplement d’un flashback du pilot.

De son côté, Sam travaille en regardant Ruby jouer au soccer, où une secte veut la convaincre que Ruby devrait les rejoindre… Comme le tract qu’elle lui tend a clairement un symbole kryptonien dessus, il est vite vu que nous tenons là l’intrigue de l’épisode.

Comme Kara et Sam sont déjà de bonnes amies, parce que les amies des amies sont amies, Kara l’invite chez elle et découvre au passage le tract de la secte, utilisant le symbole de Rao, dieu kyrptonien. Elle enquête sur cette secte avec Winn et James, pour mieux découvrir que les gens qui en font partie la vénèrent elle : elle leur a sauvé la vie, comme nous l’avons vu dans le flashback initial.

Je trouve cette intrigue plutôt sympathique, surtout qu’il y a toute l’intrigue autour de Rao, une vraie divinité kryptonienne. Et puis, une secte, ça me met dans l’ambiance de mon rattrapage d’American Horror Story.

L’épisode se poursuit sur une soirée filles avec l’ensemble du casting féminin, ce qui est plutôt sympathique comme idée. Alex et Sam se retrouvent de nouveau dans la même pièce, permettant une nouvelle rencontre entre les deux femmes… mais celle-ci n’est pas abordée comme telle. Ce n’est qu’une excuse pour ramener le sujet des enfants sur le tapis, évidemment. C’est plutôt drôle comment la suite est de plus en plus évidente pour cette intrigue.

Supergirl se retrouve à devoir sauver un pauvre homme d’un incendie qu’il a lui-même provoqué pour… prouver sa foi et convaincre Coville, son gourou, qu’il a sa place dans la secte. C’est rassurant. Comme Maggie ne peut légalement rien faire contre Coville, elle se rend directement auprès de lui pour mieux découvrir qu’il connaît son identité secrète. C’est de plus en plus rassurant pour elle, tout ça.

Elle récupère un artefact kryptonien, mais pas la bombe que Coville est en train de créer pour détruire un stade. Il est intéressant de voir Supergirl devoir se battre cette semaine contre la foi, là où habituellement elle se contente de donner deux, trois coups. L’autre grandiose idée de l’épisode est de montrer une fois de plus que toute seule Supergirl n’est rien. Elle a toujours besoin de l’aide de sa sœur pour s’en tirer et c’est grâce à Alex que tout le monde s’en sort cette fois. Coville voit donc sa divinité définitivement mal en point à cause de la Kryptonite, mais cela ne lui fait pas perdre l’ensemble de sa foi en Supergirl. Il lui souhaite donc de se reprendre, mais finit en prison de toute manière.

De son côté, Sam galère continuellement dans son éducation de Ruby et son travail, un jonglage développé de manière sympathique dans cet épisode. Je reste intrigué par le rôle réservé à Sam et Ruby dans le reste de la saison. Je n’oublie pas qu’elles sortent de nulle part et sont désormais hyper importantes dans la série (même si elles ont été zappées la semaine dernière).

Tout cela permet d’introduire un spectacle de chant de Ruby digne de Glee et pendant lequel Alex, auto désignée tante (de même que Maggie, Lena et Kara), découvre qu’elle ne parvient plus à faire semblant de ne pas vouloir être mère. Chyler Leigh déchire comme toujours et son malaise promet de bons épisodes à venir.

L’épisode se termine dans la foi, Kara priant Roa avec sa mère, J’onn priant avec son père dont j’avais déjà oublié la présence et Sam se retrouvant tatouée de partout par des symboles kryptoniens. On lui annonce de manière halloweenesque qu’elle règnera bientôt et elle finit en bien mauvais état. Pour ne rien arranger, je ne comprends rien au cliffhanger qui nous révèle l’activation de ce qui ressemble à un vaisseau au moment de l’explosion de la bombe kryptonienne.

Contrairement à la semaine dernière, cet épisode était bien plus classique, avec plusieurs sous intrigues menées de front dans une seule grosse histoire cohérente. Je préfère largement ce format, même si la conclusion sur la foi me laisse perplexe – intégrer autant la religion dans la série est typiquement américain (je ne suis pas loin d’imaginer que c’est une fois de plus pour délivrer un espoir anti-Trump avec eux) mais pas forcément très logique – et que je ne sais pas de quoi penser de toutes ces intrigues. Assez clairement, cet épisode contourne Halloween en nous rappelant qu’on y est bien, et je trouve dommage de ne pas avoir eu un épisode spécial (pas uniquement pour le point du Bingo, promis), tout en offrant un nouvel arc à la série avec Rao. Et puis, il reste la situation Maggie/Alex qui n’a pas fini de faire pleurer dans les chaumières, je crois… On notera enfin l’inutilité perpétuelle de James, dont les scénaristes tentent de faire quelque chose cette semaine sans que ça ne prenne vraiment…

05Épisode 5 – Damage – 16/20
I wish I could change the way I feel.

C’est reparti pour un épisode de Supergirl, une des rares séries où à jour, surtout en début de semaine.

Le début d’épisode est expéditif avec une mission de Supergirl qui se déroule à merveille grâce à l’aide d’Alex qui fait tout le travail, sans vraiment de raison. Alex s’inquiète de quelque chose se passant le lendemain… Et c’est une rupture, évidemment.

Cela fait donc des jours qu’elle et Maggie se parlent d’avoir un enfant, parce qu’Alex en veut et pas Maggie. OK, autant la fin de l’épisode de la semaine dernière était un peu énorme vis-à-vis d’Alex, autant là, c’est totalement expéditif de nous faire reprendre en cours de route. Au moins, ça explique l’envie qu’avait Alex de taper quelques méchants.

Je trouve ça vraiment mal géré comme départ. L’actrice ne pouvait rester pour des raisons totalement inconnues (tout le monde dit qu’il voulait la voir rester, même elle). L’avantage, c’est que la scène de départ où elles se bourrent et dansent était super sympathique. Ils voudraient nous faire pleurer qu’ils ne s’y prendraient pas différemment.

Après de longs ébats sexuels (de l’après-midi à la nuit), Maggie tente une nouvelle fois de convaincre Alex de changer d’avis concernant les enfants. Oui, mais Alex a toujours voulu être mère et Alex n’a déjà plus sa bague de fiançailles. C’est assez frustrant, tout de même, d’avoir eu tout le détail de leur relation en saison 2 pour avoir quelque chose de précipité dans ce début de saison. Il y a toute une semaine capitale qui a disparu pour donner l’importance à leur dernière nuit.

Cela permet de voir Alex remercier Maggie de tout ce qu’elle a fait pour elle (le coming out), et inversement (grâce à l’épisode avec le père de Maggie), et… Voilà, c’est l’heure des adieux. Tout cela laisse un énorme arrière-goût de « tout ça pour ça », Maggie n’ayant même pas un au revoir avec le reste du casting. C’est Alex qui garde les deux bagues fiançailles et puis s’en va… OK, OK.

J’ai adoré les scènes entre les deux, mais comme c’est mon couple préféré dans cette série, ce n’était pas franchement mes scènes préférées, comme vous vous en douter. Je suis surtout très, très, frustré de voir la manière dont ils ont géré ce départ : il est prévu depuis le début de la saison que l’actrice quitte la série, mais tout a été vraiment hyper précipité. Et je ne parle même pas de la demande en mariage qui sortait de nulle part il y a cinq épisodes et qui ne servait véritablement à rien, du coup.

J’espère que ce n’était pas là la dernière scène de Maggie : elle travaille encore comme flic pour la ville, il serait sympa de la revoir au moins une fois ou deux avant qu’elle ne soit mutée ou quelque chose, histoire d’avoir une vraie conclusion avec d’autres personnages. J’attends impatiemment également une scène Winn/Alex, comme j’adore leur amitié et qu’elle est totalement éclipsée de cet épisode. À trop vouloir bien faire, ils sont passés à côté de plusieurs choses quand même, je suis parfaitement mitigé, mais j’ai quand même envie d’y mettre une bonne note.

05-2De toute manière, tout ça n’était qu’une sous-intrigue totalement déconnectée du reste de l’épisode, redonnant le sentiment bizarre de suivre deux séries à la fois, comme il y a deux semaines. C’est une intrigue plus classique, mais bien gérée.

Ruby arrive à l’école et l’un de ses camarades, Luke, la drague puis s’évanouit. Heureusement, Sam est là pour intervenir et l’amener à l’hôpital Luthor du coin. Le nouveau méchant s’en prend d’ailleurs à Lena, ce n’est pas très original et c’est prévisible : il l’accuse d’être responsable d’un empoissonnement d’enfants qui est justement le problème de Luke. Il n’en faut pas plus pour qu’on sache que c’est Edge le responsable ; mais l’accusation est logique. C’est l’appareil de fin de saison 2, celui qui a sauvé tout le monde, qui aurait empoisonné les enfants.

James a enfin quelque chose à faire cette année : s’énerver de la présence de Lena. Autrement dit, les scénaristes vont nous les mettre ensemble rapidement. James a ainsi raison aux yeux de Lena quand il lui demande de se retirer de CatCo pour en assurer la neutralité.

Il ne faut pas longtemps pour que toute la ville s’en prenne à Lena. Lors d’une conférence de presse, elle se fait tirer dessus, mais James la sauve. Comme par hasard, c’est James. Supergirl ne peut rien faire et J’onn débarque de nulle part pour arrêter la femme qui s’en prend à Lena et qui n’aura même pas une réplique.

Pendant ce temps, au DEO, Winn s’évertue de prouver l’innocence de Lena. Malheureusement, il y a 10% de chance qu’elle soit bien responsable de l’intoxication. Elle se réfugie chez Sam, culpabilisant totalement de cette intoxication dont elle se sent responsable. Ainsi donc, Lena se bourre la gueule et flirte une fois de plus avec une Kara qui croit en son innocence.

Oui, non, OK, elles ne flirtent pas, je sais, mais j’ai vraiment du mal à ne pas voir Lena comme bisexuelle après une saison. Et puis, Kara et Sam parlent ensuite de « dormir avec Lena » quand elles enquêtent toute la nuit pour sauver Lena.

Bien sûr, elles trouvent ensemble la solution maintenant qu’elles sont devenues meilleures amies. Cela permet d’apprendre que Sam a été adoptée aussi enfant, ajoutant du relief à ce personnage clairement fil rouge pour la saison vu le cliffhanger de la semaine dernière.

Kara utilise une machine inventée par Winn sortie de nulle part pour comprendre que les enfants se sont empoisonnés à la prison, et ça tombe bien, parce qu’elle trouve ce qui les empoisonne… et ce n’est pas Lena. Cette dernière est prévue par Kara et comprend immédiatement que c’est Edge le responsable.

Elle se rend dans son bureau pour le tuer, mais elle est interrompue par un garde du corps qui l’assomme. Son réveil est très sympathique, à bord d’un avion bourré de la substance chimique et piloté à distance par Edge.

Elle réussit heureusement à envoyer un message d’appel au secours capté par le DEO, donc par Kara qui s’y promène sans couverture depuis l’an dernier, juste parce que. La résolution est comme toujours précipitée, Supergirl débarquant à temps pour sauver tout ça. La scène est sympathique avec un avion divisé en deux et une Lena forcée d’escalader l’avion pour s’en tirer. Un épisode plutôt classique, donc, qui termine par une confrontation Edge/Supergirl où il tente de lui faire comprendre qu’elle est faible parce qu’elle ne sait pas le tuer. Enfin quelqu’un qui confronte le côté cucul la praline de Supergirl… En revanche, je ne félicite pas Melissa Benoist pour son jeu de la haine pas trop réussi (mais en même temps, galère ce rôle).

Comme prévu, ça se termine par de la dragouille James/Lena. Il fallait bien faire quelque chose de James et j’aime bien l’idée de ce couple, même si je doute que ça suffise à me rendre James supportable. Finalement, Kara, Sam et Lena passent la soirée ensemble, entre sœurs, avant que Kara reçoive un appel de sa vraie sœur adoptive.

Où se rend Alex après cette rupture ?

Dans le bar favori de Maggie, parce que c’est logique. Evidemment que le nouveau QG de la série reste le bar d’Alex et Kara. Cette dernière a la pire idée du monde pour consoler sa sœur de la rupture : la ramener chez sa mère. Pas vraiment la première personne vers qui je me tourne dans ces situations, surtout vu la relation qu’elles semblent avoir, mais bon.

Quant au cliffhanger, on termine une fois de plus avec Sam qui comprend cette fois qu’elle s’est fait tirer dessus et a trimballé la balle dans son manteau pendant deux jours – deux jours où elle n’a pas pris le temps de se changer.

06Épisode 6 – Midvale – 18/20
She doesn’t need a babysitter.

La série n’en fait pas du tout des caisses sur la rupture en emmenant Kara et Alex dans leur maison d’enfance avec une musique tellement triste que c’est à se demander si elles ne vont pas à un enterrement. Non, franchement, tu prends la scène hors contexte, tu ne peux qu’imaginer ça. On enchaîne rapidement sur une scène où les scénaristes nous rappellent que de toute manière, c’est Kara et son deuil romantique la plus importante dans cette série, pas Alex l’alcoolique s’enfilant son whiskey dans sa chambre d’enfance.

J’ai même cru qu’on nous teasait un retour de Mon-El avec une insistance toute particulière sur un télescope qui sera la clé de cet épisode.

Les deux sœurs s’engueulent avant de se coucher (et une fois de plus, je suis #TeamAlex parce que le choix de Kara de l’emmener voir sa mère post-rupture et pour la forcer à parler, c’est un peu l’angoisse quand même) et on repart dix ans en arrière pour découvrir leur adolescence. Je tiens à dire avant toute chose que WOW, ce casting de malade pour Alex adolescente. La ressemblance est terrifiante. Les scénaristes s’amusent avec tout un tas de clins d’œil au futur, notamment lorsque la mère des filles lit un livre de Cat Grant ou qu’Alex est plus intelligente que Kara ou qu’il est question de Superman ou que Kara ne sait pas voler. Beaucoup de bonnes choses donc.

Je suis généralement très peu fan des épisodes flashbacks de ce genre, mais celui-ci m’a étrangement convaincu pour la masse de choses qu’il pouvait se permettre de proposer : le coming-out non fait d’Alex, la crise d’adolescence de Kara, son premier petit ami… Un vrai teen show au sein d’une série habituellement cucul, certes, mais pas aussi teen. Cela fonctionnait et ça me donnerait presqu’envie d’un nouveau Smallville avec ces personnages. C’est dire à quel point je me suis laissé embarquer par cet épisode, qui d’ailleurs faisait même référence à Chloe de Smallville, wow ces feels ! – le timing est mauvais en revanche, vu que l’actrice est impliquée dans une sordide affaire de secte.

Pourtant, ce n’était pas l’intrigue du siècle avec le petit-ami de Kara, Kenny, qui se fait tuer et Kara déjà bien insupportable quand elle était adolescente. C’est en étant pleine de mièvrerie qu’elle découvre que le télescope de Kenny a disparu et qu’elle se retrouve à enquêter sur son meurtre.

Comme tout l’épisode a pour but de nous montrer la relation entre les sœurs, elle retrouve sur le lieu du meurtre Alex, qui comme par hasard était pote avec Kenny aussi, mais en secret, parce qu’elle voulait rester populaire pour plaire à Josie, sa meilleure amie.

Cette dernière est possiblement liée au meurtre, évidemment : elle sort avec un de ses professeurs, et Kenny le savait. Alex étant déjà une tête brûlée à l’époque, elle confronte Josie qui prévient le professeur, qui essaye de les tuer.

Hop, l’affaire est, soi-disant, résolue. C’était du rapide, mais ça laisse Kara insatisfaite de ne pouvoir utiliser ses pouvoirs et d’avoir droit aux remontrances d’un agent du gouvernement qui ressemble trait pour trait à sa mère après recasting : il s’agit bien évidemment de J’onn, ce que Kara ne sait pas (le saura-t-elle jamais ?). Il arrive toutefois à la convaincre de ne pas utiliser ses pouvoirs, au pire des moments : Alex découvre grâce à Josie qu’elles se sont trompées et que leur professeur n’est pas le meurtrier.

Comme Kara ne compte pas l’aider, Alex décide d’aller demander l’aide du shérif. Il est dès lors totalement évident qu’il est responsable du meurtre que ce n’est pas surprenant que Kara découvre des photos du shérif en plein deal de drogue sur l’ordinateur de Kenny. Bien sûr, elle appelle immédiatement Alex, qui est avec le shérif. Elle hésite quand même à utiliser ses pouvoirs alors même qu’elle sait sa sœur en danger.

Elle finit par y aller et résoudre définitivement l’affaire, sauvant une deuxième fois la vie d’Alex. Cette dernière perd ses amis après la trahison de Josie, mais elle se prend enfin d’affection pour sa petite sœur adoptive. Il était amusant de voir les deux sœurs apprendre à s’apprivoiser comme ça et ça en dit long sur leur relation actuelle.

Bien sûr, les deux sœurs adultes se réconcilient autour du télescope de Kenny au petit matin. Très clairement, l’épisode n’avance donc pas d’un iota sur les intrigues de la série, mais c’était une jolie parenthèse qui m’a plu.

Cet épisode, on peut aisément s’en passer – vraiment, l’épisode n’apporte rien et on pourrait passer du 5 au 7 sans s’en rendre compte – et en même temps, il permet une meilleure compréhension globale des personnages ainsi que de la dynamique des deux sœurs. Et puis, très bon choix musical pour conclure, ça résume parfaitement l’épisode : a sweet escape. En revanche, entendre deux super chanteuses massacrer une chanson comme ça, c’était étonnant – mais drôle.

Clairement, il y avait une énorme prise de risque avec un casting totalement différent de d’habitude et quelques incohérences d’âge (la mère et J’onn ne prennent pas une ride en dix ans – mais c’est inquiétant de les voir avec autant de rides dix ans avant), mais le casting des deux actrices jeunes était parfait. Je ne m’en remets pas de la ressemblance frappante Chyler Leigh/Olivia Nikkanen. Oui, j’ai cherché son nom. C’est dire ! Et franchement, la ressemblance entre les deux Kara était là aussi, c’est par moment bluffant (notamment sur la photo en tête de cette critique).

Un dimanche au Comic Con Paris

Salut les sériephiles,

On se retrouve aujourd’hui pour le compte-rendu de mon dernier jour de Comic Con. Je vous ai déjà évoqué mes journées du vendredi et du samedi avec une semaine d’écart. C’était le temps nécessaire pour digérer le week-end de folie que j’ai passé Porte de la Villette. Je ne sais pas où est passé la deuxième quinzaine d’octobre, c’est terrifiant comment le temps est passé vite – et je ne peux même pas accuser les séries, parce que là aussi, je suis en retard.

Snapchat-461375076.jpg

Pour ce dernier jour de salon, j’ai apprécié le changement d’heure qui m’a permis d’avoir une nuit à peu près complète et je me suis rendu une dernière fois à la Villette, toujours en compagnie de Laura à qui je dois mon pass trois jours gratuit (encore merci).

Le programme de mon dernier jour était encore plus chargé que les précédents et tout se chevauchaient, donc il y a bien sûr eu des imprévus et des aléas, mais dans l’ensemble, cette dernière journée était à la hauteur à la fois de mes attentes et du reste du week-end. C’est parti.

9h30 : Arrivée au Comic Con

Contre toute attente (sauf si vous avez lu attentivement mon compte-rendu d’hier), je suis arrivé quasiment en retard et dix bonnes minutes après Laura. Je n’ai aucune excuse, hormis ce putain d’ascenseur, parce que je n’avais pas spécialement de cosplay (enfin, un casque, un baladeur K7, une rapide cicatrice qui n’a pas tenu la journée et une veste à la Clay de 13 Reasons why, c’était vraiment du vite fait) et qu’en plus j’ai réussi à oublier de prendre avec moi ma batterie de secours pour mon portable.

IMG-20171031-WA0020.jpg
Merci à tous les (vrais) cosplayeurs, sympas et acceptant les photos comme ça !

Une cata (j’avais heureusement ma batterie d’urgence, car OUI, j’ai une batterie de secours et une d’urgence, je suis désespéré à ce point dans mes nombreux voyages en RER A – et le pire, tout ça me sert régulièrement, au moins une fois par semaine pour celle de secours et une par mois pour celle d’urgence… comment ça on s’en fout ?).

Nous avons tout de même pu entrer dans le salon à 9h31, ce qui est quand même toujours autant la classe. J’ai vraiment pris goût au pass invité gagné sur concours et ce sera dur de régresser à un billet normal l’an prochain.

Première étape : se récupérer un sac pour ne pas finir comme la veille avec des goodies et pas de sac. Bon, en même temps, le programme de la journée était complet de chez complet, mais prudence est mère de sûreté et l’expérience nous a rapidement donné raison.

Image result for future man comic con avant première

10h15-11h : Projection 1er épisode de Future Man

Le sac récupéré nous nous dirigeons de nouveau vers l’autre bout du salon dont nous venions (ouais, le Comic Con, c’est beaucoup de marche tout de même) pour assister à la projection du 1er épisode de la nouvelle série avec Josh Hutcherson (Peeta de Hunger Games). Dans mon 500 mots sur la journée du dimanche, j’accusais beaucoup Laura de m’y traîner car le teaser de la série ne me disait trop rien (celui où Josh se faisait exploser le bras, donc)… et ce n’est pas du tout le ressenti que j’ai eu sur place.

Déjà, on a eu l’excellente surprise d’être les premiers dans la file d’attente, le truc qui ne m’était jamais arrivé au Comic Con, et peut-être même dans ma vie quand j’y réfléchis. Alors, ça s’explique : tout le monde était à s’acheter un autographe pour les acteurs de Stranger Things ou à remporter un ticket pour celui de Poppy Drayton (les 50 premiers). N’empêche, sur le moment, on s’est demandé, mais c’était cool.

C’est donc de bonne humeur qu’on a dit bonjour à toute l’équipe qui gérait la Grande Salle qui, elle, devait être de moins bonne humeur à se taper un troisième jour de gestion. Ils nous ont répondu avec sourire malgré tout, et dans la bonne ambiance assurée par DJ Elliott, comme d’habitude.

L’autre bonne surprise avant la projection de l’épisode est qu’on nous a distribué une affiche de la série. J’ai trouvé ça quand même super sympa de la part de la production – je sais, je sais, quand on ne paye pas, c’est qu’on a déjà payé ou qu’on est le produit… M’enfin, j’avais prévu d’en parler sur le blog avant ça, alors ça ne me dérange pas d’être le produit, hein.

Bon, l’affiche a souffert dans la journée, mais l’intention était là et ça mettait dans de bonnes conditions pour voir l’épisode (il en faut peu). Comme d’habitude, je vous la fais sans spoiler : n’hésitez pas à regarder la série qui sortira le 14 novembre.

Très franchement, j’y allais à reculons, mais j’ai passé une super demi-heure. Déjà, c’est drôle, même si l’humour est parfois lourd (porté sur le sexe notamment), mais en plus, il y a une bonne intrigue de fond qui m’a laissé sur ma faim en fin d’épisode. Il n’y a que six épisodes dans la saison 1, alors l’intrigue avance bien et c’est tant mieux. Enfin, le casting est top, avec du recyclage d’acteur que j’aimais bien dans la dernière saison de Community ou dans les trois saisons de Man Seeking Woman. Même sans ça, Laura a aimé (elle en est à la fin de saison 3 de Community et n’a pas encore commencé MSW). Alors certes, elle était influencée par Josh Hutcherson, mais si ça avait été nul, on vous le dirait.. Et ce n’était pas le cas !

La journée commençait donc super bien et dans la bonne humeur avec cette série sur un gamer qui va se faire recruter pour sauver le monde, rien que ça. Le synopsis laisse songeur, mais ça marche à merveille et j’en reparlerai évidemment en temps voulu sur le blog.

IMAG0021.jpg

11h30-12h30 : Serinda Swan & Javier Garron (Marvel’s Inhumans)

On est sortis de la Grande Salle pour refaire une nouvelle file d’attente, cette fois pour le panel Inhumans… Il y avait déjà plus de monde pour les acteurs de Stranger Things que pour Serinda Swan. Très franchement, nous avons hésité, mais on s’est dit qu’on allait tenter Inhumans et de choper une des dernières places pour Stranger Things. Tu parles, on était à peine installés dans la Grande Salle pour Inhumans qu’il a été annoncé qu’il ne restait plus aucune place pour le panel Stranger Things. Au moins, c’était réglé comme ça. Et en même temps, soyons honnête, 2h d’attente pour 30 min de panel au fin fond de la Grande Salle, je ne sais pas, je pense qu’on a gagné au change.IMAG0024.jpg

Oui, parce qu’on était super bien placés pour voir Serinda Swan et Javier Garron et que le panel était intéressant. Il a été question à peu près autant des comics (que je ne lis pas) que de la série (pour laquelle j’étais en retard de deux épisodes, mais à part Lubie en séries, personne n’a rien dit de plus que ce qui était dans la bande-annonce).

Serinda Swan interprète Medusa à l’écran et il était intéressant de la voir avec de vrais cheveux. Pour la série, elle a dû se raser afin de pouvoir animer sa masse capillaire avec le résultat mitigé que l’on connaît. Pour la défense de la série, Serinda Swan nous a expliqué que les codages n’avaient jamais été écrits auparavant. Alors j’en doute quand je vois la qualité des jeux vidéos aujourd’hui, mais après tout, c’est vrai que je n’ai rien de semblable en tête niveau films ou séries. En parlant de tête, le tournage lui a exigé de porter une perruque énorme et lourde, ce qui rajoute à ses talents d’actrices, car ça ne se voit pas forcément à l’écran.

J’ai vraiment adoré l’actrice, très souriante et communicative. Elle a raconté tout plein de choses, de sa perruque trop lourde à la machine montée sur des roulettes grinçantes utilisée pour Lockjaw (et la réalisation des effets spéciaux le concernant), de sa carrière et son passage dans Smallville à son travail avec Iwan Rheon (spoiler : il lui a rasé la tête pour de vrai face caméra, un traumatisme pour lui, mais elle était ravie de lui faire subir ça vis-à-vis de son rôle dans Game of Thrones et parce qu’elle était heureuse de tester une nouvelle coupe).

Bref, j’étais captivé par ce panel, ce qui n’était pas gagné vu la série et la déception concernant Stranger Things (cela dit, apparemment y a eu quelques spoils sur la saison 2 que je n’ai toujours pas vue, donc j’étais heureux après coup).

IMAG0036.jpg

12h45 – 13h45 : Julie Benz, sa carrière

À peine le panel Inhumans terminé, on s’est dit qu’on allait se (me) consoler avec un panel sur la carrière de Julie Benz. J’en ai déjà parlé longuement mardi en développant moi aussi les rôles marquants de cette actrice que j’ai découverte sous un nouveau jour dans ce panel. C’était un grand plaisir de me consoler comme ça, même si je soupçonne Laura de s’être un peu ennuyée comme elle ne regardait pas ces différentes séries (et en plus, spoiler alert).

Dans ce que je n’ai pas évoqué dans mon article à part, le panel a commencé par une suite de mots en français que Julie Benz connaissait (et notamment un magnifique « voulez-vous coucher avec moi ? »). Serinda Swan nous l’avait fait aussi au panel précédent, c’était donc amusant de comparer (et Serinda Swan étant canadienne, elle en connaît tout de même plus).IMAG0028.jpg

Ce panel était super intéressant, grâce aux questions de Yaël Simkovitch. Oui, j’arrête de fanboyer, c’est bon, mais vraiment les questions sont toujours pertinentes et Julie Benz avait les armes pour y répondre. On la sentait passionnée par les sujets abordés et, clairement, elle aime son travail, même quand son travail ne lui rend pas toujours (scénaristes de Dexter, c’est de vous que je parle). Quant aux transitions d’une série à l’autre, ça se faisait assez naturellement là où ça aurait pu paraître forcé.

Bon, bien sûr, on pourrait reprocher à Yaël Simkovitch d’être trop bavarde et de ne pas avoir laissé assez de temps aux questions du public, mais en fait, ses questions étaient tellement intéressantes que ça ne m’a pas dérangé plus que ça. En plus, elle a averti elle-même l’être, et j’ai trouvé bien ses improvisations, surtout dans l’explication du Bechdel Test évoqué par Julie Benz.

Bref, je n’ai que du bien à dire de cette masterclass, j’ai adoré. Nous sommes ensuite ressortis assez vite pour nous frayer un chemin (littéralement, parce qu’il y avait plus de monde le dimanche que les deux jours précédents) vers la Grande Salle.

14h15-15h : The Walking Dead, avec Austin Nichols

Cela nous paraissait totalement improbable et pourtant si : la file d’attente pour la Grande Salle était quasiment déjà pleine. On n’a pas regretté de s’être dépêché à venir. En fait, il y a une logique : devant nous, une bonne partie des gens avaient assisté au panel Stranger Things avant de venir s’ajouter à cette nouvelle file d’attente.

Pareil pour l’affluence de ce dernier jour, d’ailleurs : merci beaucoup aux acteurs de Stranger Things d’avoir rendu si compliqué l’accès aux allées. Il y avait autant de monde ce dimanche que le samedi l’an dernier, et heureusement, les organisateurs ont pris en compte les critiques sur le manque de largeur des allées l’an dernier. C’était du coup bien plus respirable cette année.

Snapchat-306293925.jpgBon, nous avons été déçus d’être mal placés pour ce panel car nous ne pensions pas qu’il y aurait autant de monde. En même temps, je pense que nous nous en tirons bien : nous avons pu enchaîner toute la journée des conférences, sans avoir trop à attendre, et on s’est bien organisés quand même.

Pour ce panel, nous retrouvons avec plaisir Austin Nichols et Terry Noiran. Comme la veille, ce dernier réussit à mettre l’ambiance à partir de rien, mais en plus, il nous a surpris par ses souvenirs très précis de la masterclass : reprise des blagues, reconnaissance d’une chouette fille posant des questions (et des blagues de hibou), etc. Nous avons encore beaucoup ri, même si une partie de l’audience ne comprenait sûrement pas pourquoi c’était si drôle.

Quant aux traductions, elles sont intéressantes à écouter, parce que si Terry Noiran transmet effectivement toutes les informations, il le fait avec un débit impressionnant et à sa sauce, ce qui ajoute souvent de l’humour. Le meilleur du monde, quoi. Comme en plus Austin Nichols n’était pas lui-même avare en blagues, nous avons passé un très bon moment.

Le reproche odieux que je peux y faire est qu’il y a eu pas mal de répétitions entre les deux panels d’Austin Nichols, mais bon, c’est parce que j’ai gagné un pass 3 jours que je peux dire ça, alors je vais pas trop me la ramener sur le sujet. Je me souviens de ma frustration l’an dernier d’avoir assisté à un seul des panels d’Elisa Dushku ! Au moins, comme ça, tout le monde a eu l’info.

15h15-16h : Panel Surprise, Jhon Rachid, McFly & Carlito & Tales from the click

Hop, on quitte la Grande Salle pour mieux y revenir une dernière fois du WE, toujours aux sons de DJ Elliott. Cette fois, c’est un panel qui m’intéresse beaucoup moins, puisque ces youtubeurs sont presque tous de parfaits inconnus pour moi, je connais tout juste McFly & Carlito.Snapchat-405603485.jpg

Peu importe, à vrai dire, le panel était un grand n’importe quoi qui a dû faire criser la sécurité, avec des lançages de lots (j’étais à ça de me prendre un carton sur la tête, mais mon voisin me l’a subtilisé au moment où j’allais le récupérer) et des mini-jeux amusants. Les youtubeurs circulaient dans les allées pour récupérer les réponses du public et il y avait de bons moments marrants.

En fait, c’était tellement chaotique que je n’ai pas grand-chose de plus à en raconter, il fallait le vivre pour être dans le délire, je crois. Désolé !

Finalement, nous n’avons rien gagné et Laura n’a même pas pu faire de photos avec eux. Pourtant, ils sont clairement attentifs à leurs fans et à leurs demandes, mais disons-le, ce public majoritairement adolescents n’est pas des plus respectueux. Mouvements de foules et autres coups de coudes sont à attendre de ceux-ci et ça nous a blasés, donc on a fini par laisser tomber l’idée de les approcher.

En tout cas, je les trouve bien patients, surtout McFly et Carlito, car ça doit être épuisant d’avoir autant de gens qui se pressent comme ça pour être avec eux. En même temps, une fois devant et avec eux, ils ont tous l’air super polis et heureux… Bref, des adolescents et oh mon dieu, je me transforme en vieux con.

16h-18h : des goodies, des goodies et encore des goodies !

IMG-20171031-WA0025.jpgIl nous restait alors deux heures à trainer dans les allées et plus de panels en stock. La journée a été fatigante, mais il était hors de question de partir comme ça. On s’est donc lancé dans un nouveau tour de salon qui nous a permis de faire le plein de goodies gratuits. Et oui, à l’approche de la fermeture, les stands se montrent soudainement très généreux et épuisent leurs stocks bien plus facilement. Ainsi, pas besoin d’attendre une heure pour jouer sur le stand Happy Birthdead et remporter (peut-être) des objets dérivés : cette fois, c’est distribution générale de casquette, masque, affiche et doigts en mousse. Nous avons récupéré tout ça avec d’autant plus de plaisir que le film nous a bien plu.

Plus loin, j’ai récupéré une couronne Adventure Time, juste parce que. Plus loin, il y avait distribution de t-shirt lié à un jeu vidéo, mais là aussi, nous ne nous sommes pas attardés parce que les gens n’étaient pas tous hyper respectueux. Dès que c’est gratuit, tout le monde se précipite (moi le premier), et tant pis pour la politesse de toute évidence (pas moi, cette fois). Qu’à cela ne tienne, nous sommes retournés dans la partie extérieure qui était celle que nous avions le moins faite, et pour cause, il s’agissait surtout de bouffe et nous avions pris avec nous ce qu’il fallait.

J’ai tout de même pu faire une photo avec un émoji caca vivant, c’est la classe ça (non, je ne vous file pas la photo, je l’ai juste envoyée à ma meilleure amie, faut pas abuser). Enfin, c’est Laura qui a pu la prendre, parce que j’ai squatté son portable beaucoup au cours de cette journée, à défaut d’avoir ma batterie, d’où le nombre un peu moins conséquent de photos dans cet article. IMG-20171031-WA0017.jpg

On a aussi profité un peu des stands Star Wars, même si nous ne sommes ni l’un ni l’autre des grands fans. Il y avait de quoi prendre une phoo avec BB-8 et, plus loin, une « expo » promotionnelle sur le stand de Canal +. Rien d’exceptionnel, juste un mini documentaire sur le tournage du prochain film, spoilant un peu, en plus. Ca ne valait pas ses cinq minutes d’attente.

Bon, sur la fin, il faut bien reconnaître qu’on a fini par tourner en rond car nous avions fait nos achats (j’ai notamment offert la veille une affiche à Laura pour la remercier du pass 3 jours et du fait qu’elle m’a refilé son ancien iPod suite au vol du mien, OUI, j’ai un iPod, je revis, vous ne pouvez pas savoir) et on commençait à connaître le salon par cœur.

J’ai du coup pris le temps d’écrire des cartes postales (récupérées gratuitement au stand SyFy bouuuh) pour Georges Jeanty et Rebekah Isaacs afin qu’ils repartent avec un souvenir de France et du Comic Con. Après tout, ils m’ont donné beaucoup de choses quand j’y pense avec les comics Buffy que j’adore alors il est naturel de les remercier.

Nous avons terminé la journée au stand Syfy où de nombreux quizz rythmaient la journée toutes les dix minutes. Là-bas, nous avons récupéré quelques goodies supplémentaires pour terminer la journée avec un staff très cool. La veille, j’avais déjà pu prendre une photo The Magicians sur leur stand, mais cette fois, je suis reparti avec un stylo, des cartes, un antistress efficace, un tour de cou et un t-shirt à ma taille… ou pas.

Snapchat-1577194881.jpg
Et avec le changement d’heure, il faisait déjà noir !

 Sur le moment, j’étais heureux, surtout que j’avais oublié un t-shirt dans ma valise, mais quand il a fallu le mettre le lendemain, c’était un t-shirt pour femmes, c’est malin. Bon, je l’ai mis quand même, sous mon pull, on ne voyait pas qu’il était trop petit pour moi t’façon. C’était drôle et ça reste généreux de leur part de distribuer des t-shirts.

À 18h, heure de fermeture, nous avons erré encore un peu, prenant de dernières photos dans le salon déserté et Laura craquant pour une dernière carte postale.

 

Voilà, on ne dira pas que j’ai passé plus d’une heure à glander sur mon lit au retour ou que je me suis fait violence pour ressortir au restaurant et faire quelque chose de ma soirée (merci à Geeleek qui m’a fait découvrir la poutine du coup !). Encore un grand merci à NRJ pour le concours pass 3 jours, à Justine qui a gagné les pass et les a filés à Laura et bien sûr à l’ensemble de l’équipe du Comic Con qui a assuré à merveille tout le week-end.

Je pense bien qu’il s’agissait de mon meilleur Comic Con, et pourtant, je n’ai pas vraiment rencontré d’acteurs cette année, ou en tout cas pas en face à face. Il n’empêche pas que j’ai passé trois journées vraiment au top, et je pense que ça se voit dans mes articles compte-rendus ! J’ai essayé de faire court, mais ce n’est pas toujours évident vu la longueur des journées (près de 12h sur place avec les AVP, plus l’heure et demi de trajet aller-retour). Clairement, il est épuisant de tenir les trois jours, mais ça vaut carrément le coup et il est quand même dur de s’ennuyer dans un tel salon. J’ai eu un total de huit heures sans panel et j’ai toujours trouvé de quoi m’occuper. Quand même. J’étais même prêt à remettre ça un quatrième jour, mais bon, il a bien fallu me décider à rentrer chez moi un moment !

DNZ14VkX4AsduVC (1)
Et j’avais du rangement à faire !

J’espère pouvoir me rendre au Comic Con Paris les 26, 27 et 28 octobre 2018, mais on verra où la vie m’emmènera d’ici là. En attendant, j’ai plein de séries à rattraper encore !