Aujourd’hui et comme chaque mois désormais, je reviens sur les films visionnées au cours du mois passé, parce que comme ça, ça m’oblige à respecter mon pari avec moi-même d’un film minimum par semaine. Pas de faux suspense en tout cas : c’est bien le cas encore en avril !
Semaine 13 – Shining
Vu quand j’étais enfant, j’avais très envie de le revoir depuis quelques mois, surtout que j’ai eu un cours partiellement dessus en formation (sur le vocabulaire filmique de base, rien de bien fifou, mais il y a de quoi faire avec ce classique !). Bon, c’est moins bien à revoir, mais je reste subjugué par le travail des plans et la manière de raconter cette histoire. Rien que pour ça, il est plaisant à (re)voir ; même si l’histoire en elle-même n’est plus aussi remarquable qu’à l’époque de sa sortie.
Ce film est tellement cité, parodié, réécrit un peu partout (coucou Ready Player One) qu’il est difficile de le regarder sans penser à tout ça en parallèle, mais ça fonctionne plutôt bien, même en 2019. J’ai des amis qui l’ont découvert cette année et ont été plus convaincus que moi, par exemple, donc si vous ne l’avez jamais vu, n’hésitez surtout pas à vous y mettre.
Semaine 14 – Un jour sans fin (Groundhog Day)
À l’inverse, voilà un film que je veux voir depuis tout petit, parce que Charmed s’en est inspiré pour la fin de sa première saison. Bizarrement, il a donc fallu vingt ans pour que je me décide à le regarder, mais eh, mieux vaut tard que jamais.
Verdict ? Je l’ai bien aimé, même si je ne suis pas convaincu par sa conclusion qui manque de clarté à mon goût. Pour le reste, c’est une histoire assez classique de journée qui recommence en boucle. Je l’ai vu un milliard de fois dans plein de séries et d’autres films (on en reparlera la semaine prochaine, vous verrez), mais ce film est toujours la référence de base sur le sujet. Pour le coup, il est sur mon poster des cent films à voir et je sais pourquoi, parce qu’il instaure un tas de choses et une tradition reprise un peu partout (et puis, le bulletin météo de Charmedparaît plus cohérent désormais).
Je me rends compte que je n’en dis pas forcément grand-chose ici, mais c’est parce que son histoire m’a paru hyper classique : c’est une romance avec ce twist de la journée qui recommence, encore et encore.
Semaine 15 – Full Metal Jacket
C’est cette semaine-là que j’ai bien failli foirer mon défi du film par semaine, mais je me suis dit que ce serait quand même dommage à ce stade de l’année. Après un détour par mon poster, je me suis donc décidé à voir ce film-là dont je ne savais pas grand-chose.
Très honnêtement, ce n’est pas du tout, mais alors vraiment pas du tout, le genre de films que je regarde habituellement, parce que la vie à l’armée, merci, non merci. Toute la première partie du film est assez insupportable, avec plein de cris dans tous les sens et de violences psychologiques auxquelles personne ne répond… pourtant, je n’arrivais pas à décrocher du film. Il y avait quelque chose de fascinant à suivre la vie de cet entraînement militaire.
La deuxième partie arrive alors de manière surprenante, car je ne m’attendais pas à ce changement d’ambiance. Il est très bien rendu à l’écran, mais bon, c’est Kubrick et ça n’a donc rien d’étonnant. C’est aussi ce qui doit expliquer que j’ai passé tant de temps à être bloqué sur mon écran. Heureusement que pour une fois, je ne le regardais pas dans le train, hein (bon, le premier de cet article non plus, parce qu’un full frontal dans le train, c’est moyen).
Je termine par ma surprise de découvrir Adam Baldwin dans ce film… Je ne savais pas ! Il faut bien commencer quelque part en même temps, et je savais qu’il était connu avant Firefly. Maintenant, je sais pourquoi !
Voilà, voilà. Et je coupe ici mon article puisque j’ai déjà dépassé les 500 mots et que j’ai largement abusé des deux dernières semaines du mois pour passer de « un film par semaine » à cinq en quatorze jours. Cet article n’en finirait plus si je me lançais dans les cinq suivants aujourd’hui… donc eh, on verra la suite de la liste la semaine prochaine !
Je vous propose ce matin la deuxième partie, un an plus tard, de mon grand résumé des films Marvel pour les néophytes. Cette partie 2 est plus courte, puisqu’elle ne couvre que ce qui est essentiel à la compréhension de l’intrigue générale dans les trois derniers films sortis : Infinity War, Ant-Man & the Waspet Captain Marvel. Beaucoup de détails ne s’y trouvent donc pas et j’ai parfois tordu un peu la chronologie pour plus de clarté.
Cet article permet soit de tout se remettre en tête, soit de servir de guide pour les néophytes qui se trouveraient embarqués au ciné (malgré eux ou de plein gré pour enfin comprendre le buzz autour de ces films). Bonne lecture.
Lorsque l’on se quittait l’an dernier, Thanos s’apprêtait à donner du fil à retordre aux Avengers… et c’est exactement ce qu’il a fait, en interceptant tout d’abord le vaisseau de Thor, au sein duquel se trouvait aussi Hulk et Loki. Pour rappel, ce vaisseau contenait tous les survivants d’Asgard après la destruction de leur planète… dont une Valkyrie portée disparue, parce qu’on ne la voit pas du film.
Ce nombre de survivants est réduit de manière drastique : Thanos attaque le vaisseau dans l’espoir de retrouver le Tesseract, une des pierres d’infinités, donc. Ce n’est pas un espoir vain : comme on le supposait, Loki a pris soin de sauver le Tesseract de la destruction d’Asgard. Il feint de se ranger du côté de Thanos, espérant le tuer, mais c’est un échec cuisant. Malheureusement, Thor voit donc son frère se faire tuer (encore une fois). Heureusement, Hulk est envoyé sur Terre pour avertir du danger à venir.
Il débarque directement chez Dr Strange, qui a l’une des pierres, où il invite également Iron Man, alors que celui-ci parlait tranquillement de son mariage avec sa fiancée.
Ils sont rapidement interrompus par l’arrivée d’hommes de main de Thanos aux super-pouvoirs badass et au vaisseau qui manque de détruire une partie de New-York… ce qui attire l’attention de Spiderman, forcément. À eux trois, Dr Strange, Iron Man et Spiderman parviennent à repousser la menace (sans Hulk, parce que Bruce Banner n’arrive plus à se transformer !)… et décident d’embarquer à bord du vaisseau ennemi pour enfin emmener le combat hors de la Terre et directement auprès de Thanos. Bon, dis comme ça, on n’a pas l’impression que Dr Strange est en fait fait prisonnier… mais bon, ce n’est que temporaire, Tony et Peter Parker le libèrent vite.
Ils se retrouvent alors dans l’espace et atterrissent sur une planète où ils tombent non pas sur Thanos, mais sur… les Gardiens de la Galaxie. Ceux-ci ont auparavant vécu pas mal de choses aussi.
En effet, ils ont recueilli Thor à bord de leur vaisseau, et celui-ci est parti remplir sa propre quête avec Rocket et Groot. Le but ? Réparer les pouvoirs de son marteau, ce qui va lui prendre bien du temps. En parallèle, le reste des gardiens est confronté une première fois à Thanos.
Alors que Gamora pense réussir à tuer son père adoptif une fois pour toute, elle découvre ainsi (et nous avec) le pouvoir de la pierre d’illusion. Autrement dit, les Gardiens font face à un échec cuisant : Gamora est enlevée par Thanos qui a compris qu’elle connaissait l’emplacement de la dernière pierre dont il ignorait la localisation, grâce à Nebula, la sœur de Gamora, qu’il torture pépère dans son coin. Et bien sûr, Starlord, amoureux de Gamora, met trop de temps à oser la tuer, ce qui fait que Thanos parvient à l’en empêcher. Oui, bon, parce que Gamora lui avait demandé de la tuer si jamais elle tombait dans les mains de Thanos.
Cette pauvre Gamora est alors trimballée dans la galaxie par son père. C’est l’occasion de comprendre un peu mieux le plan de Thanos : une fois toutes les pierres en sa possession, il entend se débarrasser de la moitié des êtres de l’univers. Son plan n’est pas machiavélique, mais salvateur : pour lui, notre galaxie souffre d’une surpopulation et d’un épuisement de ses ressources. Proposer un 50% de morts est le but de sa vie : en tuant aléatoirement la moitié de la population d’une planète, celle-ci peut prospérer à nouveau. Pas de raison de ne pas réussir à faire pareil avec tout l’univers, hein !
Bref, Gamora n’aime pas beaucoup son père, ce grand cinglé fan de génocide. Pas de bol pour elle, lui, il l’aime et c’est à cause de cet amour qu’il va être forcé de la tuer pour récupérer une pierre de plus. Repose en paix Gamora. Une fois débarrassé de sa fille, Thanos comprend que Dr Strange a échappé à ses hommes, et il profite de sa virée dans l’espace pour le rejoindre.
Pas de bol pour lui : avant son arrivée, Dr Strange a eu le temps d’envisager l’ensemble des futurs possibles, au sein duquel les Avengers ne l’ont emporté qu’une fois. Sacrées prévisions, c’est mieux que la météo…
Cela permet aux gentils – Gardiens de la Galaxie, Nebula (libérée de Thanos), Iron Man, Strange et Spiderman – de prendre le dessus sur Thanos un bref instant. Cet instant n’est que trop bref car Starlord ne supporte pas d’apprendre la mort de Gamora et… pète un câble qui permet à Thanos de l’emporter.
Et non seulement il l’emporte, mais il récupère au passage la Pierre du Temps que possédait Strange. Thanos peut alors s’enfuir en quête de la Pierre d’Esprit, la dernière manquante à sa collection. Echec des gentils, quoi.
La pierre d’Esprit ? Celle qui est dans le front de Vision, souvenez-vous. Pendant ce temps sur Terre, donc, Vision passe du bon temps avec Wanda Maximoff, aka Scarlet Witch. Ils sont toutefois attaqués par un allié de Thanos venu récupérer la pierre, comme celui qui a attaqué précédemment New-York.
Comme à New-York, Vision et Wanda parviennent à prendre le dessus sur ce méchant grâce à l’arrivée miracle de Captain America, Natasha Romanov et quelques autres super-héros en exil depuis la guerre civile. Ben oui, ils n’ont pas signé les accords et refusent donc d’être recensés comme super-héros. Cela ne plaît pas au gouvernement, ils devaient donc se faire discrets… mais ça ne les empêche pas de surveiller aussi les Avengers que sont Wanda et Vision.
Ces deux-là ramènent donc leurs amis dans le complexe des Avengers. Ils y retrouvent Bruce Banner, qui s’y est réfugié en les attendant après le départ de Tony dans l’espace. Très rapidement, ils en arrivent à la conclusion que Vision est en danger à cause de la pierre dans son front, qu’il faudrait détruire. Pour cela, il faut l’en déconnecter.
C’est une opération extrêmement complexe, et celle-ci ne peut se dérouler qu’au Wakanda, seul pays au monde à avoir une technologie assez avancée et des chirurgiens assez compétants (Shuri !) pour cela. Toute la troupe de super-héros se déplacent donc au Wakanda pour cette opération qui commence… au moment où d’autres super-méchants bossant pour Thanos débarquent.
Ils sont hyper nombreux et rien ne les arrête, pas même la mort. C’est ainsi que le Wakanda se retrouve en pleine guerre intergalactique. Quelque part, tant mieux : n’importe où ailleurs sur Terre, ce combat aurait été perdu d’avance pour les terriens. Là, au moins, le Wakanda a la technologie nécessaire pour essayer de gagner.
Oui, seulement essayer : la bataille est sans merci et ils perdent progressivement du terrain. Ainsi, l’opération de Vision est interrompue. Celui-ci parvient à s’échapper, mais ce n’est que temporaire : il ne peut pas aller bien loin, malgré l’aide de Wanda. Celle-ci comprend donc qu’elle est obligée de tuer son amant en détruisant la pierre pour protéger l’univers de Thanos.
Rien que ça. Pourtant, ils ont eu un sursaut d’espoir lorsque Thor a débarqué avec son nouveau marteau plein de super-pouvoir (et avec Rocket et Groot adolescent, OK), mais c’est un espoir qui ne dure pas lorsque tout le monde comprend que Thanos débarque à son tour sur Terre, avec presque toutes les pierres en plus !
Wanda réussit à tuer Vision in extremis, ultime sacrifice romantique. Seulement, la destruction de la pierre n’est qu’un détail pour Thanos : il utilise la Pierre du Temps tout nouvellement acquise pour inverser le cours du temps et ressusciter Vision… Il peut ainsi le tuer et récupérer la Pierre d’Esprit.
On pourrait penser que son premier acte serait de claquer des doigts pour tuer la moitié de l’humanité, mais non, il se fait d’abord attaquer par un idiot de Thor : plutôt que de le frapper à la tête et de le tuer d’un coup, il préfère lui enfoncer son marteau dans les entrailles. Thanos peut alors claquer des doigts et se barrer pour prendre sa retraite, sachant qu’il a réussit à faire disparaître la moitié de la population de l’univers.
Oui, oui, la moitié, et ça fait des ravages. Cela fait pas mal de victimes dans nos super-héros forcément, mais aussi chez les civils. En plus, il y a plein de victimes supplémentaires, parce que la disparition des pilotes d’hélicoptères, par exemple, ça pose problème : l’hélicoptère s’écrase dans un immeuble et oups, plein de morts. Il en va de même pour les autoroutes et pour plein d’autres choses.
Par exemple, pour Ant-Man, il en va de même de toute sa belle-famille, et c’est super gênant pour lui. En effet, il ne participe pas à la bataille du Wakanda pour raisons personnelles. Avec l’aide de son crush du premier film devenue laGuêpe, une autre super-héroïne utilisant la même nanotechnologie que lui, il a réussi à récupérer sa belle-mère qui était coincée dans un monde tellement nano qu’on la pensait perdue à jamais.
C’est plutôt chouette et ça leur donne l’envie à tous d’aller explorer encore plus ce Royaume Sub-atomique. Le truc, c’est que c’est risqué et qu’Ant-Man ne peut y rester qu’un très court temps. Il faut évidemment que Thanos agisse au moment où il est à cet état hyper-nano et que son beau-père, sa belle-mère et son crush, tous capables de le sortir de là, disparaissent…
C’est gênant pour lui. Tout aussi gênant est la disparition, dans les rues de New-York, des deux têtes pensantes du S.H.I.E.L.D, à savoir Maria Hill et Nick Fury. Heureusement, celui-ci a eu le temps d’activer avant de disparaître un bipeur qui contacte… Captain Marvel !
Qui ça ? Captain Marvel est une autre super-héroïne, encore une oui, qui est passée sur Terre il y a quasiment trente ans. Bienvenue dans les années 90 ! Pour tout simplifier, notons qu’il s’agit d’une simple terrienne qui s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment et a été enlevée par des Kree.
Pourquoi ça ? Parce qu’elle a absorbé l’énergie qu’ils voulaient conquérir – et perdu au passage ses souvenirs. Dans le film qui lui est consacré, elle est donc à la recherche de ces souvenirs-là, et elle les retrouve en partie grâce à sa meilleure amie.
Tache complexe.
Elle apprend aussi à contrôler l’énergie qu’elle a absorbé et devient la super-héroïne la plus puissante de l’univers, capable de déglinguer plein de Kree comme si de rien n’était. Elle laisse donc à Fury la charge du Tesseract, récupéré grâce au Flerken (un chat qui a fait perdre son œil à Fury, quand même), et un bipeur pour la contacter en cas d’événement de force majeure… parce qu’elle quitte la Terre pour reloger les Skrull, mais avec la ferme intention de revenir un jour, promettant de revenir avant que la fille de sa meilleure amie, « Captain Trouble », ne s’en rende compte. Moui, moui, moui.
Apparemment, l’invasion de New-York par une flotte extra-terrestre et tout ce qui a suivi dans les 20 autres films Marvel, ce n’était pas un cas de force majeure pour Fury – qui a quand même eu l’idée du projet Avengers grâce à Captain Marvel, dont « Avenger » était le surnom en tant que pilote. En revanche, quelques petites disparitions suspectes dans la rue, dont la sienne certes, ça l’inquiète assez pour l’appeler à la rescousse.
Allons comprendre ! Quelque temps après cet appel, parce qu’il faut lui laisser le temps de revenir, Carol Danvers (c’est le nom de Captain Marvel) débarque donc dans le QG des Avengers pour prendre des nouvelles de Fury, et j’imagine que c’est par là que commencera Endgame, alors voilà, vous êtes parés à découvrir ce film. Bon, j’ajoute quand même que les Avengers étaient en train de constater, impuissants, le nombre de morts sur Terre et que Captain Marvel, elle a changé d’épaulettes…
Je vous abandonne également avec les photos de trente-deux personnages, avec seize encore en vie (en couleur) et seize qui ont disparu ou sont morts… On a de quoi tenir trois heures de film avec ça, c’est clair !
Eh, on notera d’ailleurs que Hawkeye est encore en vie, même si on ne l’a pas revu depuis quelques années à l’écran. Ca va changer, sortons les flèches !
Salut les sériephiles et, vous l’aurez compris au titre, les cinéphiles !
Il est plus que temps pour moi en cette mi-avril d’en finir avec les films vus en mars, article que j’ai séparé en deux parce que j’ai dépassé mon objectif d’un film par semaine – contrairement à ce qui est en train de se passer en avril. Vous allez voir qu’en plus pour cette deuxième partie, il y a une jolie thématique Tim Burton qui s’est imposée en moi, parce que c’était une partie de mon travail. Comme quoi, toutes les occasions sont bonnes pour se constituer petit à petit une culture cinéma !
Semaine 11 – Frankenweenie
On est plutôt sur un court-métrage que face à un vrai film avec ce tout premier projet du réalisateur, mais j’ai adoré. Je parle bien sûr de l’original, pas du remake en dessin animé il y a quelques années… que je pense ne pas voir, parce que j’ai peur d’être déçu maintenant que j’ai beaucoup aimé cette version.
Comme quoi, même en noir et blanc, une histoire peut être passionnante. C’est assez fascinant, parce que cette histoire d’un chien qui meurt et est ramené à la vie par son propriétaire présente déjà l’ensemble de ce que le réalisateur souhaite faire du reste de son œuvre. Gros coup de cœur donc, surtout du point de vue technique car c’était impressionnant de voir la créativité et la débrouillardise des effets spéciaux. J’ai vu des films des années 90 beaucoup moins bien que ces trente minutes très travaillées, et je vous le conseille si vous ne connaissez pas.
Edward aux mains d’argent
Il faut que je vous avoue un truc… J’ai menti en disant que Frankenweenie avait l’ensemble de ce que Tim Burton veut faire de son œuvre ! Edward le prouve facilement, avec un jeu sur les couleurs assez impressionnant là aussi. Bon, bref, vous aurez compris à ce stade de l’article que je suis globalement fan de l’univers décalé de Burton, et je n’ai rien d’original à cet égard parce que je suis loin d’être le seul.
Pour en revenir à ce film, je sais bien que ce n’est pas forcément simple de rentrer dans cette histoire perchée, dont on n’a jamais l’explicitation totale, mais moi, j’ai vu ce film depuis le train pour rentrer chez moi et je me suis surpris à regretter de devoir faire pause en arrivant en gare. C’est plutôt bon signe et pas toujours le cas. J’ai totalement accroché à l’univers et au délire que présentent le film, et comme souvent avec les films, j’aurais préféré une série pour avoir une suite !
Sleepy Hollow
On ne s’arrête pas en si bon chemin ! Le troisième film vu cette semaine-là était encore du Tim Burton, encore du Johnny Depp, mais cette fois, eh bien… je n’ai pas accroché autant. Le côté film d’horreur ne m’a pas convaincu plus que ça – et pourtant, je n’étais pas dans le train mais dans mon canapé – et je n’ai pas sursauté. Le problème, c’est que j’ai trouvé l’histoire trop convenue, parce que je connaissais déjà le mythe. Est-ce que d’ailleurs ça m’a donné envie de recommencer Charmed pour en arriver à leur très mauvaise parodie de ce mythe (en saison 7 ?) ? Parfaitement !
Après, je reconnais que c’était un bon film quand même, il a ses bons moments, il a ses scènes marquantes (le petit sous le plancher !) et ses blagues bien casées (« watch your head ! »). Je n’ai pas passé un mauvais moment dans ce film, mais il avait moins les éléments décalés que j’attends d’un film de Burton.
Avant de conclure sur Burton, il me faut d’ailleurs aussi parler de l’adéquation parfaite avec la bande sonore et les musiques magistrales de Danny Elfman. Il n’y a pas à dire : cette adéquation participe beaucoup à l’efficacité de ses films.
Semaine 12 – Le Parrain
Plus on avance dans l’article, moins ça va. Après cette parenthèse Burton, c’était violent de revenir à un film plus « classique », et je ne sais même pas pourquoi j’y mets des guillemets parce qu’on peut difficilement faire plus classique que ce film, que j’avais déjà vu il y a des années. La conclusion reste la même : je n’aime pas ce film. Je me suis ennuyé tout du long ou presque, à l’exception d’une ou deux fusillades ou de la scène de tête du cheval.
L’avoir revu ne m’apporte donc pas grand-chose : j’en ai retenu les mêmes scènes et les mêmes éléments que la première fois. Là aussi, d’ailleurs, la musique vaut le détour… mais vous le saviez déjà tous, c’est ce que tout le monde a retenu du film. On sait pourquoi quand on le voit.
Au moins, c’est le genre de film qui me contredit : je dis souvent que j’aimerais des films plus longs ou carrément des séries, pour suivre vraiment les personnages sur du long terme, parce que c’est ce que j’aime comme type d’histoire. Ici, on a un film interminable avec du très long terme pour la famille présentée, mais merci non merci !
Il fallait au moins ça pour me réconcilier avec ma décision de voir un film par semaine après le calvaire du Parrain. Je vous laisse (re)lire mon article sur le sujet en cliquant sur le titre : c’est possiblement mon plus grand coup de cœur des films vus en mars ! Et c’est avec ça que j’ai conclu mon mois de mars, et donc que se termine cet article sur les films vus, forcément.
Salut les sériephiles et, une fois de plus, les cinéphiles,
Nous sommes en avril désormais et comme la semaine dernière, je peux donc continuer ma liste des films vus chaque semaine au cours du mois de mars. Comme je ne me suis pas contenté d’un seul tous les sept jours, j’ai aussi décidé de couper cet article en deux parties, parce que sinon, j’allais largement dépasser les 500 mots – et surtout, ça me permet d’avoir un article par jour, parce que bon, on ne va pas de mentir, il faut parfois chercher des idées quand même !
Enfin bon, ce n’est pas le sujet des articles qui est censé vous parler des films vus, pas de ma vie. C’est donc parti pour les semaines 9 et 10, avec déjà trois films. Il y en aura quatre pour la fin du mois. J’aurais pu faire un effort et voir un nombre pair de films, je sais.
Semaine 9 – A Star is Born
J’en ai tellement entendu parler en bien sur Twitter que je me suis senti forcé de le voir à mon tour, surtout que je suis fan de Lady Gaga, autant en tant que chanteuse qu’en tant qu’actrice, donc ça aurait été abusé de passer à côté. Je me suis donc décidé à le voir tout en me préparant à manger, histoire de voir ce dont le buzz parlait depuis un bon mois déjà.
Finalement, j’ai un avis bien plus mitigé que le reste du monde sur le film. Oui, les acteurs sont excellents, oui, les chansons sont chouettes… mais elles ne sont pas non plus entêtantes à la Greatest Showman. Quant à l’écriture du scénario, désolé, je trouve ça drôlement plat comme histoire. C’était bien, sauf que le film est clairement survendu partout, du coup, sans aller jusqu’à dire que je me suis ennuyé, je n’ai pas eu ce pourquoi j’étais venu.
C’était donc une déception après des semaines d’anticipation, même si je reconnais évidemment qu’il s’agit d’un film bien fichu. En fait, je crois que ce qui me dérange le plus, dans le scénario comme dans la réception du film, c’est que c’est un film dont j’aurais compris qu’il cartonnait il y a dix ou quinze ans, mais qu’en 2019, je trouve le tout trop simple… pour ne pas dire trop daté, parce que la nana qui donne tout à son mec non reconnaissant, a-t-on vraiment encore besoin de ça en 2019 ?
Comme quoi, la simplicité suffit parfois.
Jurassic Park
Du coup, je me suis rabattu ensuite sur la simplicité des années 90, parce qu’au moins avec ça, je ne risquais pas d’avoir de surprises. Et pourtant ! La surprise fut plutôt bonne. Je pensais que je n’allais pas accrocher du tout à ce film qui me faisait de l’œil sur le poster des 100 films à voir avant de mourir.
Finalement, j’ai trouvé le scénario plutôt bien fichu. J’ai bien compris le succès de la franchise, parce que ce premier film a des effets spéciaux vraiment bons pour l’époque, parce que l’écriture fonctionne bien et parce que les personnages étaient suffisamment intéressants pour que je me surprenne à repasser deux fois la même chemise. Oui, bon, pas toujours un bon plan de repasser devant un film, OK… surtout quand il y a des scènes aussi drôles que celles du gif ci-dessus.
Il n’empêche que le film m’a convaincu et que je me dis qu’il faudra peut-être que je prenne un jour le temps de voir les autres, surtout qu’ils sont sur Netflix en ce moment. J’entends d’ici les cris de joie de Ludo à la lecture de ce paragraphe, mais voilà, je me dis que sur ce coup-là, j’avais peut-être tort de dire un peu vite que cette saga ne m’intéressait pas plus que ça parce que j’étais sorti de ma phase dinosaure à huit ans, comme tout le monde.
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’imagine, alors je ne tourne plus le dos aux dinosaures pour le reste de ce challenge… mais en même temps, il y a plein d’autres films sur le poster, je n’ai pas un temps extensible et il y a… des sorties cinéma bien attendues.
Ouais, bon, j’ai un peu triché dans l’introduction de cet article : finalement, il n’y a que deux films, parce que le troisième, je l’ai déjà critiqué, et vous pouvez lire ça par ici. Ouais, mais j’avais tellement à dire qu’on en est à plus de 700 mots déjà, alors il faudra revenir pour la suite de l’article. Je ne sais pas encore quand, en revanche… Demain ? Peut-être. Il faut que je réécrive mon planning d’articles, clairement, parce que j’en suis arrivé à bout il y a plus d’une semaine et que je n’aime pas bien être en roue libre !