À l’origine, je comptais écrire des articles « 24h après » pour parler de tout un tas de choses marquantes dans les épisodes de séries que je regardais… mais en cette année 2020, c’est une vraie série de funèbres articles que je vous propose. Je suis à deux doigts de les renommer « RIP », là, tellement il n’est plus question que de fins définitives. Ainsi donc, hier, je terminais encore une de mes séries préférées avec The 100. Et ça me fait tout bizarre.
En ce qui concerne l’épisode, je dois dire que je n’ai pas trop changé d’avis depuis mon visionnage. Parfois, ça arrive… Là, je suis content d’avoir vu passer quelques photos du tournage, je suis plutôt satisfait de cette fin qui permet bien de conclure ces sept saisons, mais je n’en oublie pas que Bellamy n’était pas là et que certaines choses sont bâclées dans cet épisode qui utilise des raccourcis et n’offre pas toutes les explications. Allez, c’est le voyage qui compte et dans l’ensemble, c’était un beau voyage !
Bien sûr, depuis que j’ai fini l’épisode, je me suis jeté sur quelques articles résumant la fin et soulignant la justesse de certaines performances, à commencer par celle d’Eliza Taylor (et de son alchimie jamais perdue avec Alycia Debnam-Carrey, ça faisait tellement plaisir de les revoir ensemble), et interviewant certaines personnes liées à la série… notamment Jason Rothenberg. Qu’est-ce que j’en ai appris ? Que les médias se font toujours autant plaisir avec le putaclic, nous annonçant que Bellamy aurait pu rester en vie, quand ce n’est clairement pas ce qui est raconté dans l’interview.
Comme d’habitude, le créateur se trouve une bonne excuse pour justifier ses pires idées, à savoir que la règle du « les morts ne peuvent transcender » justifie selon lui l’absence de Bellamy de la dernière scène. Mouais. C’est oublier de préciser qu’il est responsable de cette règle ou que Lexa est morte elle aussi. Ce n’aurait pas été si compliqué d’ajouter une scène où Octavia parle au Juge aussi, par exemple. Bref… La saison 7 reste entachée des relations tendues entre Bob Morley et Jason Rothenberg, et c’est bien dommage après autant de temps.
Ben c’est surtout qu’on te comprend pas trop sur ce coup-là, sérieux. Bon, je comprends pas non plus Echo et Octavia, cela dit.
Quel souvenir garder de la série alors ? Honnêtement, un souvenir très positif malgré tout. Après tout, elle a commencé comme une vulgaire série pour adolescents avant de devenir quelque chose de bien plus réussi, avec un lead bisexuel pour la première fois dans un teenshow de network, avec de la géopolitique et avec des morts assez violentes et surprenantes parsemant toutes les saisons. Je trouve tout de même qu’après la saison 3, ça s’est calmé sur les morts, mais bon, ça n’empêche que la réussite était là.
Y en a que deux qui ont vraiment volé la saison 7 et brillé jusqu’au bout, et tant mieux !
J’ai déjà envie de revoir la série et la conclusion permet d’en terminer avec les grands thèmes de manière assez fluide et logique. Tout n’est donc pas à jeter dans cette fin et j’ai envie de me concentrer sur le positif, pour les souvenirs. Il y a de quoi faire et la série m’a aussi fait découvrir bien des acteurs que j’aime désormais. La preuve est faite avec les dernières « performances de la semaine » se concentrant toutes sur la série… Cela sera peut-être même le cas encore cette semaine vu le grand nombre d’épisodes que je regarde.
En tout cas, The 100 est terminée et j’imagine qu’elle va finir par me manquer. Contrairement à d’autres, comme The Magiciansou Agents of S.H.I.E.L.D, le manque ne se fait pas immédiatement ressentir par contre. On peut remercier cette saison 7 qui était en-dessous des précédentes… mais qui finit toutefois avec la même moyenne que la saison 3. Non, vraiment, je surnote beaucoup trop les épisodes encore cette année ! Je note par rapport à ce que j’en attends pourtant, et clairement, j’en attendais plus de cette dernière saison. La bienveillance face à ce(ux) qu’on aime, c’est terrible.
Ouais, face à ceux qu’on connaît pas aussi, comme ce Bellamy du pauvre, servant de remplaçant de dernière minute…
Je vais m’arrêter pour cet article, histoire de me garder quelques cartouches pour le prochain 42 minutes de la semaine prochaine, qui reviendra bien sûr cette série, puisque nous la regardons tous les trois. Par contre, il y a tant à dire que ce n’est pas gagné cette affaire en 42 minutes. On verra bien !
Ouais, j’ai envie de finir sur ces deux-là, parce que je ne sais toujours pas comment ils se sont trouvés, mais c’est une fin mignonne !
Cet article ne va pas servir à grand-chose car j’en ai déjà parlé avant-hier sur le blog, mais voilà The Magicians vient d’être annulée et je ne peux pas laisser passer ça sous silence, ça me met hors de moi de voir finir une autre de mes séries préférées en 2020. Un mois avant la fin de la série, qui tombe un premier avril en plus, cette mauvaise blague !, voilà donc que Syfy annonce la fin d’une aventure beaucoup trop géniale qui pourrait pourtant continuer au-delà, a priori. Moi qui adore tant Syfy d’habitude, j’ai du mal à digérer, vous comprenez ?
J’ai surtout peur que la fin soit bâclée, voire même qu’elle soit carrément ouverte, car je ne sais pas si les scénaristes ont été prévenu assez longtemps à l’avance de la fin de la série. Elle est assez logique cette fin pourtant, mais attention aux spoilers si vous n’avez pas fini la saison 4. En effet, dans le dernier épisode diffusé l’an dernier, la série se débarrassait ni plus, ni moins de son personnage principal, notre bon vieux Quentin Coldwater.
Une série qui se débarrasse de son personnage principal, ça ne fait jamais beaucoup de bien aux audiences… mais quand en plus la série est accusée d’avoir cédé au gaybait car relation avec Eliot n’a jamais abouti (c’est vrai que c’est carrément frustrant) et d’envoyer un bien mauvais message avec un dépressif qui se suicide, il était sûr que la saison 5 allait avoir de la peine à conserver ses audiences. Cela n’a pas manqué : les audiences sont carrément catastrophiques et je comprends la décision financière de stopper la série…
Malgré tout, je ne l’approuve pas, parce qu’au niveau de l’histoire, je trouve au contraire qu’elle ne manque absolument pas de souffle, bien au contraire. Le départ de Quentin a fait du bien à la série qui a réussi à compenser son absence par de jolies intrigues sur le deuil – mieux que dans la majorité des séries sur le sujet – et par la mise en avant d’autres personnages. Certes, Julia est un peu trop omniprésente à mon goût, mais ça n’empêche pas que je ne me suis jamais demandé où était Quentin devant cet épisode. Dans le même genre, ça me rappelle le départ de Callie dans Grey’s Anatomy: j’adorais le personnage et j’étais sûr que sans elle, la série allait être vide et qu’on sentirait un manque…
Ben pour Callie, ça n’a pas été le cas du tout avant plusieurs épisodes et pour Quentin, le deuil des personnages est tellement bien traité que quand il nous manquait, c’est parce qu’il manquait à ses amis. Du coup, on partageait ça avec eux et ça passait bien.
Cela dit, vous voyez la réaction d’Alice à la fin de ce gif ? C’est moi à chaque fois que je pense à Quentin ou à l’annulation.
J’ai beau la comprendre cette annulation, ça me gâche limite le plaisir de regarder un nouvel épisode de la série ce soir (enfin, j’espère avoir le temps de le regarder). Je suis super frustré de tous les fans qui ont décidé d’abandonner la série parce que Quentin n’était plus là. Eh, ça me rappelle aussi la réaction des fans de The 100 ayant boudé après le départ de Lexa. Oui, les personnages nous manquent, oui, c’est parfois un peu révoltant quand on réfléchit au gaybait… mais sérieusement, l’histoire ne s’en porte que mieux de leur absence tellement ça permet d’avancer logiquement vers la suite !
J’espère vraiment que la suite sera une vraie fin pour The Magicians. C’est tout à fait le genre de série qui pourrait avoir une fin ouverte réussie… mais si c’est un cliffhanger comme les saisons précédentes, vous n’avez pas fini de m’entendre râler. J’en ai même signé des pétitions pour qu’elle soit renouvelée ailleurs, c’est dire !
Les personnages me manquent déjà, j’ai pas eu le temps de préparer mon deuil. Je vais apprendre ce sortilège et tout cramer.
Si je fais un article sur la fin d’Arrow, vous vous doutez bien que je ne peux pas ne pas en faire un pour une série que je suis depuis son tout premier épisode et dont tous les épisodes sont critiqués sur le blog. En plus, elle a toujours rencontré un franc succès sur le blog, alors je sais que je ne suis pas le seul ici qui était un grand fan de The Good Place. Après quatre ans, la série tirait sa révérence dans un double épisode final très réussi hier.
C’est tout étrange de se dire qu’on ne verra plus de nouveaux épisodes de cette série. Et c’est très étrange aussi de se dire que ça ne fait que quatre ans qu’elle était là quand j’ai l’impression qu’elle a duré une petite éternité – ou quelques Bereamy. Franchement, je me souviens encore avoir visionné le pilot dans le métro (ou le RER ?) sans grande conviction. Je commençais cette série uniquement parce que Kristen Bell était à l’affiche, mais l’histoire me paraissait franchement médiocre…
Pourtant, après vingt minutes, j’avais éclaté de rire plusieurs fois sur mon siège, malgré le fait que j’étais au beau milieu d’un lieu public. C’était donc bien parti pour cette série et moi, et la saison 1 n’a pas démérité. Ce que j’aimais particulièrement avec The Good Place, outre les répliques, les personnages et les gags tous très approfondis et réfléchis, c’était finalement… son rythme.
Jamais la série n’a pris le parti de s’installer dans une routine comme le font de nombreuses comédies. Au contraire, leur but a toujours été d’avancer vers l’étape suivante. C’est ce qui explique qu’elle ne dure que quatre saisons, mais c’est aussi ce qui lui permet d’être assez qualitative dans l’ensemble tout de même. The Good Place a rapidement réussi à devenir culte avec ses concepts complètement perchés (le quartier), ses délires bien particuliers (le postier, les crevettes…) et ses répliques qui font mouche (fork !) en étant simples et efficaces. Partant de là, il ne lui manquait pas grand-chose pour être culte avant même la fin de sa diffusion.
Assez clairement, elle a réussi à atteindre le statut de série culte avec son rebondissement de fin de saison. Je sais, je sais, certains avaient compris avant (chapeau), mais moi, ils m’ont eu comme un bleu et ma mâchoire s’est décrochée quand la révélation est tombée.
C’était un twist brillant pour relancer la série, franchement, mais c’était aussi assez symptomatique : les mi-saisons étaient un peu creuses.
Franchement, ça a permis à la saison 2 d’être encore meilleure que la première à mon sens. Je pensais que la série allait proposer quelque chose d’assez classique, avec une réécriture de sa saison 1… À la place, ils ont proposé une centaine de réécritures possibles, puis une balade dans les différents endroits de l’au-delà ! Toujours plus ! Et puis, en plus, Netflix s’est mis à la diffuser un peu partout dans le monde, et en France notamment, ce qui participe largement à son succès, c’était malin comme idée !
The Good Place a su prouver qu’elle savait se réinventer et que ses personnages étaient assez bons pour être adaptés à toutes les situations : ils étaient stéréotypés, oui, mais aussi attachants et malléables. C’est exactement ce qu’il faut pour une comédie. Mieux encore, cette comédie qui a priori est juste là pour nous faire rire a pris l’habitude dès sa saison 1 d’ajouter des concepts philosophiques à son écriture, et l’air de rien, elle a touché à pas mal de dilemmes moraux et éthiques auxquels tous les humains sont confrontés un jour ou l’autre. Faire de la métaphysique en riant et en passant de bons moments, ce n’est pas toujours évident.
Alors certes, la saison 3 était en-dessous, mais elle réinventait toute la série une nouvelle fois et permettait d’approfondir les personnages. Si elle ne m’a pas trop convaincu sur le moment (toute la partie sur Terre était moins intéressante), tout a été justifié assez rapidement par les scénaristes quand on est revenu dans l’au-delà et au cours de la saison 4. En fait, le but était d’explorer les personnages et leurs défauts pour nous montrer comment les corriger.
Ah Jason, ce fournisseur de memes à chaque scène !
Et s’il n’y a qu’une chose à retenir de cette saison 4, c’est justement que tous les personnages ont été capables d’évoluer dans le bon sens et de devenir meilleurs quand bien même ils étaient atrocement insupportables sur Terre.
Oui, ils ont leurs petits défauts et Tahani continuera à jamais à faire du « name drop » des célébrités qu’elle connaît, mais ils ont aussi tous su évoluer : Jason a trouvé une paix intérieure et une forme de sagesse incompréhensible, Tahani s’est enfin mise à travailler pour les autres plutôt que pour se prouver quelque chose, Chidi est désormais capable de faire ses choix, Michael est devenu plus humain et Eleanor a enfin arrêté d’être égoïste. Franchement, elle ne l’est tellement plus que même quand elle passe la porte qui la supprime de l’existence, elle réussit encore à provoquer de bonnes actions sur Terre.
Cette série donne aussi envie de s’acheter des cactus, mais bon.
Quant à Janet, eh bien, elle était parfaite dès le début, alors bon, elle l’est restée (#notagirl #notarobot)… Tout comme la Juge et ses goûts irréprochables en pop culture ! C’était parfait comme conclusion et parfait comme série. L’air de rien, la série s’était imposée dans mon cœur et c’est un peu la dernière comédie que je suivais vraiment avec attention de manière hebdomadaire… Franchement, ça va me faire tout bizarre de me dire qu’elle n’est plus là, et je ne sais pas encore ce qui va être capable de la remplacer !
Je réclame déjà un spin-off sur Tahani pour ça, surtout qu’elle était sous-exploitée en saison 4 !
Mais bon, I take it sleazy, comme dirait l’autre 😉
Même si la nouvelle a fait étonnamment peu de bruit, il y a eu un petit séisme avant-hier dans le monde des comics américains : The Walking Dead s’en est allé au sein d’un 193e numéro plus gros que les précédents. Et ce n’était pas vraiment prévu puisque le secret a été bien gardé jusqu’à mardi dernier.
Je ne pouvais pas passer à côté de ça et ne pas vous en parler. Je n’ai plus lu les comics depuis un moment (le noir et blanc, la redondance, ça avait fini par me souler, je le reconnais) et j’ai donc un grand trou d’au moins une cinquantaine de comics qu’il faudra que je lise un jour, mais qu’importe, je me suis dit que j’allais jeter un œil à cette fin… sans vouloir faire de mauvais jeu de mot par rapport à Carl, hein.
Avant d’entrer dans le résumé de cette fin et pour ceux qui n’en veulent qu’un avis, je dirais simplement que j’ai trouvé ça plutôt décevant comme fin après tant d’années ; parce que ça me paraît convenu et précipité. En fait, c’est surtout ce dernier point qui me dérange ; je vois en quoi ça donne un sentiment de fin réussie, mais dès qu’on se pose trente secondes, on voit bien l’immensité des questions sans réponse et surtout des pistes à explorer qu’il reste, y compris des pistes proposées dans le dernier numéro. Et si je ne suis pas contre les fins ouvertes, au contraire même, celle-ci m’a paru par moment un brin risible. Oh lala, je ne dois pas vous donner envie de vous accrocher pour les derniers numéros à paraître en France là. Ne vous inquiétez pas, il y a quand même de bons moments !
Quant à moi, j’ai pris le temps de lire les numéros 191 à 193, puisque Twitter m’avait déjà spoilé le 192e alors je sentais bien que lire l’ensemble serait plus profitable. Et en parlant de spoiler, arrêtez-vous là si vous ne voulez surtout pas en savoir plus !
Spoilers
Pour les autres, il est donc temps de savoir comment ça finit ! Première chose à savoir, l’arc final de la série commence dans le 191e numéro, qui se terminait sur un gros cliffhanger inattendu : alors qu’il dormait paisiblement chez lui, Rick Grimes se faisait tirer dessus et était laissé entre la vie et la mort. Qui osait faire ça ? Et bien, un habitant du Commonwealth, mécontent. Si le Commonwealth est de loin la communauté la plus paisible et la plus sûre présentée dans près de deux cent numéros, elle était en effet dernièrement sujette à un révolution et au début d’une guerre civile.
Et dans les guerres civiles, il ne fait pas bon être leader ! Tellement pas, d’ailleurs, qu’au début du 192e numéro, Kirkman a fait le coup absolument improbable de tuer définitivement Rick. Une balle ne suffisait donc pas : il s’en prend trois de plus. Et il se transforme en zombie, le truc qu’ils craignent tous depuis un paquet de numéros. Et c’est son fils, Carl, qui est forcé de le tuer définitivement d’une balle dans la tête au petit matin. Joie de vivre. Il est bien achevé le leader des 192 numéros, quoi.
Il n’empêche que cet attentat est ce qui permet de rétablir la paix dans la communauté, parce que c’est un acte extrême qui n’a pas plu. On en arrive alors au numéro 193, le dernier, qui propose de faire un sacré bond dans le temps. Ainsi, on retrouve Carl qui prend la tête de la franchise. Très rapidement, on découvre que le Commonwealth a encore grandit et a réussi à mettre en place une « safe zone » dans laquelle on n’a plus vu de zombies depuis des années…
La couverture du #193
Jusqu’à ce jour, où Carl en tue un à proximité de sa maison, par peur pour sa petite fille… Andrea. Ben tiens. Ce zombie ne vient pas de nulle part : il était à Hershel, le fils de Maggie et Glenn. Et quand je dis qu’il était à lui, c’est un choix de mot volontaire : il possède ce zombie, qui fait partie de son spectacle. Oui, Hershel gagne sa vie en faisant des spectacles de zombies et en les montrant en ville où tout le monde les a oubliés apparemment. Pire encore : un zombie, ça coûte super cher.
Franchement, après des années d’histoires, j’ai trouvé cette conclusion vraiment médiocre… L’idée de base n’est pas si mauvaise, mais le concept est malmené très rapidement : Hershel porte plainte contre Carl, qu’on accuse d’avoir détruit sa propriété. Alors qu’il risque une forte amende, la présidente intervient pour le sortir de ce pétrin. La présidente ? Maggie elle-même, bien sûr !
C’est perché quand même. Elle n’est pas du côté de son fils, bien sûr, mais elle essaie de fournir un semblant de justice : Carl doit donc rapporter un zombie à Hershel. Loin de se contenter de ce verdict, Carl préfère aller tuer tous les zombies d’Hershel pendant la nuit… ce qui finit par l’emmener devant l’équivalent de la Cour Suprême, tenue par… Michonne (bon, je zappe une scène un chouilla gênante avec Carl et son ex). Bien sûr, Michonne est totalement du côté de Carl et elle fait passer une loi anti-zombie, dégommant au passage le business d’Hershel.
C’est si joliment dit… … mouais.
Bref, la justice est bien relative et particulière dans cette nouvelle Amérique. J’imagine que le but est de faire un parallèle étrange avec le port d’armes, mais ça m’a paru hyper précipité. Et tout ça nous mène à la conclusion : Carl rentre chez lui et lit à sa fille une histoire du soir sur… Rick, évidemment, ce héros de la nation qui a combattu toute sa vie lors des Procès (la période couverte par les comics où tout le monde a été « testé ») pour faire préserver le Bien, pour battre les méchants ou pour devenir ami avec eux. C’est un conte pour enfants, alors oui, c’est aussi caricatural que ça. Tout est bien qui finit à peu près bien, donc.
Pour ceux qui parcourent cet article avec encore l’espoir de savoir d’où vient l’épidémie, la réponse est apportée en toutes lettres : « on ne sait pas ». Merci, on remballe, désertez, y a plus rien à voir. Pour de vrai. Ce dernier numéro fait le tour de quelques-uns des survivants majeurs encore en vie ; parmi lesquels Sophia, Carl, Jesus et Aaron (en couple depuis près de trente numéros), notamment, pour les fans frustrés des défunts de la série télé ! Sinon, ben, Michonne ou Eugene peuplaient les pages de ce numéro… mais avec le saut dans le temps, difficile de savoir qui aura survécu ou non avec certitude.
Enfin, si quand même ! Pour tous les fans de Negan qui passent, sachez que malgré un fort teasing qui promettait son retour en tant que personnage principal après la mort de Rick, il faudra se contenter d’un PS sur la toute toute dernière page affirmant qu’il est encore en vie. C’est tout.
La toute toute dernière page ? Eh bien, après cette fin qui voit Carl raconter l’histoire de Rick à sa fille (qui a six ans, ça fait un sacré saut dans le temps !), il y a un long discours de Kirkman himself, nous expliquant la difficulté de conclure cette histoire et blablabla. Ces pages étaient plutôt intéressantes pour plusieurs raisons : déjà, j’ai adoré son explication de pourquoi une « fin surprise », pour éviter que les fans ne s’y attendent ou ne devinent trop de choses (comme la mort de Rick). Ensuite, on y apprend que la première fin envisagée était à Alexandria, lors d’un discours de Rick pour redonner espoir en l’être humain et tout. L’idée était d’alors d’enchaîner après ce discours par un plan sur une statue de Rick dans une ville hyper développée (ça, d’ailleurs, on y a droit dans ce numéro 193 !)… pour mieux révéler que la ville était pleine de zombies.
Le truc un peu gênant, c’est que j’aurais presque préféré cette fin déprimante à souhait (et hyper lacunaire pour le coup) à ce happy end convenu pour une saga qui était surtout brillante parce qu’elle défiait les habitudes… Là, on termine quand même sur une rivalité entre Carl et Hershel qui n’est pas très satisfaisante non plus, surtout qu’Hershel explique à Carl qu’il faisait défiler des zombies pour que les gens n’oublient pas l’apocalypse et ses dangers ; alors que Carl et sa femme se réjouissent de se dire que d’ici une génération plus personne ne se souviendra vraiment de ce que c’était de vivre l’horreur de l’invasion de zombies. Bref, c’est une fin précipitée et étrange, avec une ouverture pour un possible spin-off Hershel/Carl un jour, mais ça fait plusieurs années que Kirkman avait en tête cette conclusion… Soit.
Bon, reste un lot de consolation dans l’affaire : la série télévisée ne pourra très clairement pas faire la même fin puisque Rick en est parti (et que je ne vois pas les trois films prendre cette direction) et que Carl est mort. Maggie présidente, ça peut encore le faire ; Michonne juge suprême, ça n’en prend pas le chemin, et ne parlons pas de Jesus et Aaron, hein !
Pour la série, ça veut dire aussi que d’ici une ou deux saisons grand max, il faudra prendre la décision soit d’arrêter définitivement, soit de continuer en inventant de nouvelles histoires… Et à ce stade, je ne sais plus ce que je veux, parce que la saison 9 a réussi à me convaincre que ça pouvait valoir le coup de s’obstiner !
En tout cas, voilà, vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur cette fin des comics…