Westworld – S04E02

Épisode 2 – Well Enough Alone – 18/20
Eh, j’ai tout compris (ou presque) ! Ce doit être le signe que la série a fait le tour de ce qu’elle avait à dire et j’avoue que j’ai envie de croire que cette saison 4 puisse être la dernière, surtout avec les twists de cet épisode. Quoiqu’il en soit, la qualité est toujours là : c’est un excellent épisode qui est tout simplement un plaisir à découvrir, tant pour son intrigue que pour ses effets spéciaux. Une belle réussite. Ah vivement lundi prochain !

Spoilers

William à leur recherche, Maeve et Caleb se rendent auprès d’un sénateur alors que Christina enquête sur Peter.

Well, it’s actually worse than I thought.

Il n’y a quand même pas à dire, c’est une série magnifique à regarder, et ce dès le premier plan. Et oui, vous ne rêvez pas, on est lundi, et je suis déjà devant le nouvel épisode. C’est que la série m’a vraiment manqué pendant longtemps, alors il était temps. Et puis, en contrepartie, je garde mon retard dans The Orville. On fait ce qu’on peut.

L’épisode reprend dans une ville du sud, même si je n’ai pas réussi à identifier si c’était censé être plutôt la France ou l’Espagne. En tout cas, une chose était sûre très rapidement, il s’agissait du dos de Clémentine, et ça, c’était inattendu. Cela faisait un bon moment qu’on ne la voyait plus dans la série, et c’est toujours une actrice aussi géniale.

Par contre, dans sa petite robe jaune d’été, elle nous leurrait bien : elle passait pour la jeune damoiselle en détresse, mais elle était encore capable de bons lancers de couteau. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant pour arrêter William : celui-ci lui rend visite, toujours dans le but de retrouver Maeve.

Yep, il est fait une petite obsession le William, mais ça ne surprend absolument personne. De son côté, Maeve a quant à elle repris la route avec Caleb, toujours à la recherche d’un Sénateur qui risque fort d’être ciblé par William. En même temps, quand ils arrivent devant la demeure, je n’ai pu m’empêcher d’avoir l’impression qu’il s’agissait d’une maison vue en flashback dans la tête du robot décapité.

J’ai apparemment bonne mémoire : c’est bien le cas. Cela est révélé très rapidement par Maeve. Heureusement qu’elle semblait sous-entendre qu’ils étaient à la recherche d’un allié parce que Maeve et Caleb se rendent bien vite compte que ce n’est pas le cas. Le sénateur et sa femme sont remplacés par des robots. Ils ne semblent pas le savoir immédiatement, mais dès que Maeve l’indique, après avoir tiré sur le sénateur tout de même, les robots se relèvent et passent à l’attaque.

La femme manque de très peu de tuer Caleb, mais il est sauvé heureusement par Maeve qui a réussi à se débarrasser également du sénateur. Il est toutefois à souligner que Maeve a perdu une bonne partie du contrôle qu’elle avait avant sur les hosts.

Si elle est capable d’éteindre à distance les caméras, elle a beaucoup de mal à arrêter les robots quand ils l’attaquent. Elle nous tue la femme du sénateur sans trop de mal et conserve le sénateur lui-même pour pouvoir l’interroger.

L’interrogatoire est vite mené et permet à Caleb et Maeve d’apprendre qu’il y a 249 hosts infiltrés en tant qu’émissaire du Nouveau Monde. Bon, les humains sont clairement en train de perdre la guerre et comme Maeve le souligne bien vite, c’est pire que prévu : un flashback permet de révéler que William remplace donc des figures influentes par des émissaires hosts. Et il n’agit pas seul : ce n’est pas une surprise pour nous, il travaille avec Charlotte. On le savait déjà puisque le vrai William est mort lui aussi. Reste à savoir si tout ce beau monde est Dolores ou non. Et reste à avoir des nouvelles de Christina aussi, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour ne pas la voir à chaque fois, non ?

Une chose est sûre, l’intrigue s’intéresse beaucoup à Maeve et Caleb cette semaine. Les deux enchaînent donc l’interrogatoire par la découverte des écuries du sénateur. Tous les chevaux y sont tués par… Anastasia, la femme du sénateur. Après tout, on l’a juste vu se prendre un coup de couteau dans le dos. Certes, le sénateur s’est pris une balle dans le crâne, mais elle non. Maeve nous apprend bien vite que malgré sa folie, elle n’est pas un host, mais bien la vraie Anastasia.

Pourtant, elle se comporte comme un robot, c’est bizarre. Elle transmet à Caleb et Maeve le message qu’un certain Don Giovanni les attend avant de les attaquer. Ouep, si elle est humaine, il y a quand même quelque chose de bizarre, comme si un disque dur avait remplacé un bout de son cerveau.

Maeve nous la tue rapidement, et face à tout ce qu’il se passe, Caleb décide de demander à son pote, Carver, de faire en sorte que sa femme et sa fille quittent la ville. Il veut les mettre à l’abri à tout prix, et ça sent rapidement l’intrigue qui finira en prise d’otage.

Le duo Maeve/Caleb se rend ensuite à l’opéra pour assister à une représentation bien particulière de Don Giovanni : il n’y a pas de public, pas d’host et pas non plus de chanteurs sur scène. Non, il y a en revanche un tourne-disque qui, une fois éteint, actionne un système de levier au niveau de la scène. Assez rapidement, Caleb et Maeve se retrouvent donc dans un étrange souterrain qui ne rassure pas Caleb. Il a bien vu que Maeve avait eu du mal à se débarrasser du sénateur-host plus tôt.

Pourtant, le souterrain mène à une sorte de speakeasy secret où tout semble aller pour le mieux avec une petite musique jazzy. En plein après-midi, plein de gens sont là à boire des verres quand même. Le duo me fait bien rire en tout cas, ils ont l’air assez efficace quand ils travaillent ensemble et ça fait regretter de ne pas avoir vu leur travail d’équipe se mettre en place.

La scène est toutefois intéressante malgré tout, parce qu’elle permet aux deux personnages de parler du passé qu’ils fuient, avant de se rendre compte qu’ils foncent tout droit vers le passé : le speak-easy n’est jamais qu’un wagon de train se rendant probablement à Westworld. Sauf que Westworld est interdit dans le monde désormais.

Pourtant, alors qu’aucun signal ne peut sortir du train, Maeve et Caleb sont bien approchés par un host au visage bien connu. Elle leur demande leur nom, sur tablette heureusement. Maeve peut trafiquer celle-ci et se faire passer pour Mrs Morgan, une ancienne habituée de Westworld bien contente de revenir. Sans qu’on ne sache vraiment où ils se rendent, le train avec tous les habits disponibles et les questions de l’host qui les accueille ne trompe pas trop : il y a là tout ce qu’il faut pour mener à de nouvelles simulations dignes de Westworld, le parc d’attraction. On demande même à Caleb de choisir un chapeau blanc ou noir, c’est dire.

Ailleurs, dans un building hyper moderne comme toujours, Jim Navarro du département de la Justice rend visite à ce qui ressemble fort à un Westworld. En tout cas, il parle à une autre version de Clémentine, encore, qui l’envoie bouler bien vite. Le type a beau représenter le gouvernement, il n’en reste pas moins un assistant à qui elle n’a pas envie de présenter son boss.

Son boss n’est autre que William-Dolores, ce que l’on découvre un peu plus tard quand celui-ci est à jouer au golf et est interrompu par… le vice-président. Même ça, ça n’empêche pas Clémentine de tenter de jouer le barrage, mais c’est inefficace cette fois. William a donc tué une version de Clémentine en l’égorgeant avant que Charlotte-Dolores ne la remplace ? Cela me suffit comme explication, contrairement à Clémentine qui est pleine de questions – demandant aux agents des services secrets pourquoi on les dit secrets alors qu’ils sont très visibles. Elle m’a fait rire, il fallait que ça apparaisse dans la critique.

En plus, ça se fait en parallèle de la conversation entre William et le vice-président, et celle-ci ne me passionne pas énormément. L’idée est que William attend l’autorisation du gouvernement pour reconstruire son business – et on comprend mieux pourquoi Charlotte-Dolores a décidé de compter sur lui pour recréer ses robots.

En attendant, le vice-président est impressionné par la capacité de William à faire de sacrés tirs de golf. On voit bien que le vice-président n’est pas encore un robot, mais ça ne saurait tarder à mon avis. Il fait l’erreur de menacer William et de lui expliquer qu’avoir plein de sénateurs ne suffira pas.

Sans trop de surprise, la menace change vite de compte quand William souligne au vice-président qu’il est venu lui parler quasi sans sécurité. C’est loin d’être une bonne idée, effectivement.

Le vice-président découvre bien vite que ses deux agents secrets sont tués par Clémentine, alors que William-Dolores se sert de son club de golf pour nous débarrasser du vice-président. C’est presque trop simple.

Clémentine peut ensuite s’en prendre à Navarro, l’assistant du début d’épisode, en l’étranglant dans sa voiture. Charlotte-Dolores monte alors dans la voiture pour voir Navarro en vrai, lui expliquer qu’il avait à peu près raison dans ses soupçons et… prendre possession de lui. Voilà qui explique ce qui est arrivé à Anastasia : une mouche entre dans l’œil de Navarro alors que Charlotte-Dolores sort de la voiture.

Cette dernière est ensuite vue en train d’interroger… William ? Mais le vrai ? Il ne serait pas mort ? C’est assez étonnant comme scène, mais au moins, ça permet d’en savoir plus sur le plan de Charlotte-Dolores. Je m’attendais à un peu mieux comme jeu de sa part à elle : elle veut simplement chasser les humains quoi. Rien de nouveau sous le soleil. La scène finit par William découvrant William-Dolores, mais ça aussi, ça n’est pas nouveau. En fait, ça ressemblait à une redite de la scène post-générique de la saison 3 mais sans arme à feu.

À la place, elle nous tue William avec du gaz. Bon, il est mort dans un sommeil sans fin, quoi, mais je ne sais pas trop à quoi ça sert de nous le remontrer. Pour moi, on en était débarrassé. En tout cas, cela permet à William-Dolores de commencer un petit discours, en présence du vice-président. Il y annonce l’ouverture d’un nouveau parc Westworld et ça donne beaucoup trop envie : bienvenue à Temperance dans les années folles si je ne m’abuse. Maeve a l’air ravi de découvrir une nouvelle variation du parc Westworld.

Pendant ce temps, nous retrouvons Christina-Dolores dans son lit, comme toujours. Elle dort toujours aussi paisiblement qu’en saison 1, et ça donne envie d’être un robot quand même. Pourtant, elle prétend auprès de sa colocataire qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit suite au suicide de Peter.

La colocataire rassure Christina comme elle peut en lui prouvant que Peter avait perdu pied de la réalité il y a bien longtemps, comme le prouve les articles de journaux parlant de lui et de son suicide. Cela n’aide que partiellement Christina qui décide finalement de se rendre au travail. En chemin, elle entend un SDF se plaindre de la musique sans son qui est émise par la Tour. Cela sent bon les émissions d’onde, tout ça.

Difficile à dire pour l’instant. En tout cas, le SDF n’arrive pas à engager une vraie conversation avec Christina, qui est ensuite dépitée de trouver des oiseaux morts au pied du building de son travail. C’est un grand classique à New-York les oiseaux qui se prennent des vitres, pourtant. C’est apparemment suffisant pour qu’elle décide de ne pas aller au boulot.

Olympiad la harcèle sans trop de surprise : Emmett, son boss, l’appelle alors qu’elle essaie d’écouter son histoire – celle qu’elle avait dictée concernant un personnage nommé Peter. Le problème est donc rapidement qu’elle découvre qu’elle avait bien inventé une histoire similaire à celle de l’homme qui s’est suicidé devant elle. Pour ne rien arranger, Emmett finit par lui expliquer qu’il sait qu’elle lui ment en prétendant être chez elle : il est capable de la localiser dans le Jersey. Clairement, il est menaçant là. Ou harcelant, au moins.

Cela ne décontenance que partiellement Christina de savoir qu’elle perd l’un de ses quatre jours d’arrêt-maladie (oula, elle n’ira pas loin avec ça) pour se rendre dans une villa en travaux. Il s’agit en fait de la villa où est établie l’action de charité pour laquelle Peter avait légué toute sa fortune. Le problème, c’est que la fondation est clairement fermée. Christina appelle sa colocataire à la recherche d’explication car elle est celle qui lui a expliqué à qui il avait donné son argent… mais ça ne l’aide vraiment pas à comprendre tout ce qu’il se passe.

Pour ne rien arranger, elle découvre dans l’une des chambres de cet ancien asile des dessins de tour radio. Décidément, cette Tour n’en finit plus de nous hanter… mais moi, j’ai surtout hâte de retrouver le parc la semaine prochaine !

Westworld – S04E01

Épisode 1 – The Auguries – 17/20
La série nous propose un nouveau labyrinthe – ou une nouvelle pelote de laine à démêler – c’est certain. J’ai beaucoup aimé retrouver l’ambiance de la série et ses acteurs, mais ça semble pour l’instant manquer d’ambition dans l’histoire. On ne retrouve pas tout le monde, et c’est gênant. Comme en saison 3, par contre, la direction artistique de l’épisode est au top, que ce soit pour le visuel ou le son. Cela joue toujours beaucoup dans mes appréciations, je crois, et la scène finale ne contredit vraiment pas cet argument.

Spoilers

William recommence à faire de la merde sept ans après la saison 3. Sauf qu’on sait que ce n’est pas William.

Is this up to me or did you write this too ?

Cette saison 4 commence sans même nous proposer un récap des précédentes, ce que je trouve un peu abusé avec la complexité de cette série. En plus, l’épisode ne dure que 54 minutes, ça n’aurait pas coûté grand-chose de nous remettre trois minutes de résumé pour entrer dans l’ambiance – ou pour confirmer qu’on regarde la bonne série.

Le début nous montre en effet un homme dans une baraque de dingue, avec un flingue à portée de main, le costard qui va bien et la réunion d’hommes d’affaire qui s’ensuit. La vie typique du type détestable, en vrai, on est dans le cliché de l’homme d’affaire américain. Il s’inquiète du rachat des villes par un homme qu’on ne connaît pas, mais qui s’avère rapidement être William. Evidemment. Il a pris un sacré coup de vieux, je trouve.

Il se pointe en plein désert à bord d’un engin dont je ne connais pas le nom, mais qui semble avoir remplacé l’hélicoptère dans ce futur proche. Nous suivons toute la réunion qui suit avec l’homme d’affaire du début. William lui révèle rapidement au cours de la visite d’un barrage qu’il souhaite tout racheter. Même quand l’homme indique que ce n’est pas à vendre, William affirme qu’en Amérique, tout s’achète.

Je crois qu’il a raison. Pourtant, l’homme d’affaire n’a vraiment pas envie de lui vendre à lui le barrage. William ? On sait bien qu’il s’agit d’un robot, mais on ne nous le rappelle pas en début de saison. Par conséquent, tout ça semble bien détaché de la série, jusqu’à ce que William affirme vouloir acheter le barrage pour retrouver ce qu’elle lui a volé il y a huit ans. Bon, tout ça est encore lié à Dolores alors.

L’homme du cartel – parce que finalement, c’est un cartel – rentre chez lui sans avoir vendu ses terres à William, mais avec une promesse de celui-ci : il cèdera le lendemain son barrage à William sans en toucher le moindre profit. Chez lui, il découvre plusieurs mouches un peu partout, ce qui ne l’inquiète… puis un immense essaim de mouches au plafond. Tout ça me fait un point du Bingo Séries, parce que bien sûr, l’homme est embêté par les mouches.

La série reprend alors le lendemain : l’homme se réveille et se rend auprès de ses boss pour leur transmettre le message de William et les tuer. Euh ? On avait dit que ça ne rapporterait rien de donner les terres le lendemain, pas que ça tuerait tout le monde. Pourtant, clairement William n’a aucun scrupule : il récupère le contrat vendant le barrage pour absolument rien et laisse l’homme du cartel se suicider. Bon, la nanotechnologie est toujours au point si quelques mouches sont capables de faire un truc pareil.

Il est ensuite temps de retrouver le générique si génial de la série. Si la musique reste toujours la même, le générique nous offre la surprise de nouvelles images. J’ai essayé de ne pas trop les décortiquer pour le moment, mais ça nous confirme que le robot n’est plus au cœur de l’intrigue. Au contraire, on est désormais sur les liens entre chacun, avec des hommes coincés dans des bulles en fin de générique.

Après celui-ci, il est l’heure de retrouver Dolores dans un appartement hyper moderne qui donne bien envie de vivre dans le futur – ou dans le passé, parce que Dolores se réveille exactement comme en saison 1. C’est entêtant cette image et cette manière de se raccrocher au passé. Par contre, faut m’expliquer : Dolores est donc en vie ? Et elle vit avec une femme qui l’appelle Christina. Et Christina est harcelée au téléphone, avec aussi l’impression qu’elle est espionnée en permanence. C’est gênant comme tout pour elle, et sa colocataire veut la faire sortir plus de l’appartement pour qu’elle reprenne confiance en elle.

Pourtant, avec son look hyper badass, elle devrait déjà avoir confiance en elle franchement. Le monde a donc bien évolué depuis le chaos de la fin de saison 3 : la vie semble avoir repris son cours dans une ville futuriste hyper travaillée. Buildings immenses, espaces verts partout, voiture du futur, masque covid pour une figurante (ah ??), open space repensé pour l’entreprise Olympiad où Christina bosse. Eh, ça donne envie d’y vivre !

En plus, à Olympiad, elle écrit des histoires qui prennent vie immédiatement sur un hologramme, ça donne trop envie. Cela dit, si ça donne envie, les histoires que Christina raconte ne plaise pas à son boss – du tout. Il en a marre des histoires à l’eau de rose et il garde Christina uniquement parce qu’elle a écrit auparavant une histoire qui se terminait bien mal pour un type perdant tout et harcelant une femme.

Le problème, c’est que c’est apparemment ce qui a déclenché le harcèlement dont elle est victime : un homme lui laisse des messages vocaux pour lui dire qu’elle détruit sa vie avec son jeu. Etonnant.

Le soir, Christina rentre chez elle et reçoit un appel de Maya voulant vérifier si elle est bien en chemin pour la fête prévue. Pas de bol, Christina, tu vas devoir t’y faire : ta coloc est vraiment aux petits soins avec toi.

Oui, mais : Christina entend ensuite du verre se briser à proximité, et ça l’inquiète suffisamment pour se rendre sur le balcon de l’appartement. Ici, elle trouve un pot de fleur brisé – le bruit entendu – et un symbole labyrinthique, forcément. Elle raconte la première partie à Maya quand elle se rend à une soirée speed dating avec elle. Reste à savoir si on peut vraiment faire confiance à Maya ou non – et à savoir qui est Dolores exactement quand elle joue à Christina.

Son rencard semble se dérouler à peu près bien – elle explique son travail au type, et son travail reste passionnant en vrai. Elle est scénariste, oui, mais pour les personnages secondaires dans les jeux, les PNJ, les personnages qu’on ne peut interpréter… Tu m’étonnes qu’elle trouve la vie déprimante après ça ; et après son rencard où le type lui propose de prendre des cachets pour soigner sa dépression. Franchement, le type sait parler aux femmes, ça se voit. J’ai éclaté de rire tellement c’était ridicule.

Pas aussi ridicule que les appels qu’elle reçoit encore, avec un type qui insiste pour dire qu’elle est en train de détruire sa vie et qu’elle doit absolument tout arrêter afin qu’il ne le fasse pour elle. Il parle aussi d’une tour, et Christina raccroche… pour mieux retrouver l’homme, Peter, en train de l’attendre devant chez elle. J’aime beaucoup l’intrigue qui se développe là, même si ça reste surprenant pour la série de prendre cette direction : les personnages que Christina invente sont en fait des gens qui subissent ce qu’elle invente. Cela ne leur plaît pas.

Peter agresse donc Christina, mais se fait finalement casser la gueule par un autre type avant que les deux ne disparaissent sans crier gare. Le lendemain, Peter la rappelle pourtant depuis le toit de l’immeuble en face pour… mieux se suicider ? Avant de le faire, il demande toutefois à Christina si c’est son libre-arbitre qui le fait se suicider, ou si c’est l’écriture de la scénariste qui provoque cela. C’est une bonne intrigue après tout le délire d’Incite, mais ça vient donc encore d’une grande compagnie.

L’épisode se termine pour Christina au moment où elle commence à écrire une nouvelle histoire sur une fille qui cherche quelque chose pour remplir le vide de sa vie. La série marque vraiment des points avec cette scène toute bête, voire niaise, grâce à la musique qui l’accompagne et au montage qui nous fait le lien avec les autres intrigues au même moment. Oui, il y a d’autres intrigues pour l’épisode tout de même, il n’y a pas que cette fin stupide que personne ne veut entendre et ce cliffhanger improbable où depuis la rue, Teddy est en train de l’observer. Teddy ? Allons bon. J’en suis à me demander si on est de retour dans un parc, déjà.

Loin de la ville, nous retrouvons ainsi Maeve dans ce qui ressemble à un chalet à la montagne – ou au moins dans la forêt. Une fois de plus, elle est obsédée par le souvenir de sa fille à Westworld. Pour elle, nous avons droit à quelques flashbacks nous rappelant la vie franchement compliquée qu’elle a eu au cours des trois premières saisons.

La fin de saison 3 nous la laissait à promettre un futur heureux à Caleb, futur dans lequel il pourrait être qui il veut. Malheureusement, ça ne se semble pas être le futur que les scénaristes lui réservaient : des flashbacks semblent indiquer que Caleb est mort dans une autre opération de destruction avec Maeve. Euh ? Embêtant de nous tuer le personnage comme ça. Les souvenirs douloureux finissent par couper le courant de la cabane… et des alentours.

En effet, le surlendemain, Maeve se rend faire ses courses habituelles pour mieux apprendre que des amis à elle seraient passés vingt minutes plus tôt. Elle achète aussitôt une hache pour se protéger et retourne à la cabane. Sur place, un commando armé est clairement à sa recherche. Cela ne l’impressionne pas tellement, forcément.

Elle met au point un piège pour faire exploser sa voiture grâce à ses talents de sniper et déjà blessé certains des hommes à sa poursuite. Elle est en terrain connu et a un sacré avantage sur eux. On comprend donc qu’elle n’a aucun mal à les tuer et à prendre le dessus. La hache ? Elle finit par s’en servir contre leur chef histoire d’obtenir quelques informations supplémentaires. Elle découvre donc que la panne de courant est ce qui fait qu’on l’a retrouvé bien vite, et elle explique qu’elle n’aime pas bien l’idée après sept ans à ne déranger personne.

Comme le chef était un robot, elle lui arrache la tête et récupère bien vite les données de son « cerveau ». Grâce à cela, elle découvre que c’est William qui est à sa recherche. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se décide à cramer sa cabane. Tu m’étonnes.

De son côté, Caleb n’est pas mort comme le flashback semblait le suggérer – ou alors c’était vraiment un flashback et j’ai oublié un bout de la saison. C’est entièrement possible. En tout cas, il est encore en vie, c’est pourquoi on le retrouve une fois de plus en ville, à bosser comme il le faisait en début de saison 3 : il est à faire quelques travaux sur le toit d’un immeuble, avec un collègue complètement débile. Ce dernier n’est pas fan des émeutes de la fin de saison 3 parce que selon lui, Incite ne disait pas ce quelqu’un allait/pouvait être, mais ce que quelqu’un était déjà. En quelques répliques, les scénaristes nous font donc comprendre que la lutte de la saison 3 est loin d’avoir été aussi simple qu’il n’y paraissait. Bien sûr que les extrémistes ne la vivent pas de la même manière ; bien sûr que c’est remis en question.

Une autre scène nous fait suivre l’entraînement au tir d’une petite fille par… Caleb ? Il est désormais papa d’une petite Frankie qui a sept ans. Ah. Et ça doit être un anniversaire particulier, parce que sa femme lui rappelle que malgré la journée compliquée, c’est bon, la guerre est finie, il faut s’en remettre. Tout cela ne me dit rien qui vaille.

En tout cas, une chose est sûre : Caleb est parano. Il entraîne sa fille à tirer au flingue, il est toujours aussi fort lui-même quand il s’agit de tirer et il s’inquiète dès qu’il entend du verre brisé (décidément !) en-dehors de chez lui. Au point d’aller chercher un flingue caché chez lui, oui. Intrigant tout ça. Sa femme arrive heureusement à le calmer… mais peut-on lui faire confiance ?

Je ne sais pas trop. Elle fait ensuite une crise à Caleb parce qu’elle se rend compte que leur fille se met à prétendre avoir elle-même un PTSD. Pire que tout, elle se met à craindre que Caleb ne soit pas flippé à l’idée d’une guerre, mais plutôt qu’il a envie d’y revenir. La dispute entre les parents réveille en tout cas Frankie, qui s’inquiète ensuite d’entendre un autre bruit en-dehors de la maison.

Cette fois, il s’agit bien d’un raton laveur fouillant les poubelles… mais elle fait tomber son ours en peluche par la fenêtre. C’est une erreur grossière, mais tout va bien finalement : il y a bien un homme qui veut parler à Caleb en lui tirant dessus, sauf que l’homme se fait finalement tuer par Maeve.

Eh oui, l’intrigue nous fait déjà le lien entre Maeve, Caleb et William. Finalement, ce que craignait Caleb est bien sur le point de recommencer : William veut lancer une nouvelle guerre, reste à savoir exactement laquelle, et il va devoir reprendre du service. La femme de Caleb comprend bien que la guerre n’est pas finie finalement, et que oui, son mari n’est pas juste parano. Il doit donc quitter sa famille quelque temps – mais la femme a juste peur qu’il se fasse tuer. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix si William en est à envoyer des assassins chez lui…

Caleb laisse toutefois quelques hommes pour protéger sa famille avant de faire équipe avec Maeve. Elle n’est pas trop partante et elle le lui dit, mais elle part tout de même avec lui, sachant que la prochaine cible de William est un sénateur en Californie. La suite au prochain épisode probablement.

Westworld (S04)

Synopsis : Plusieurs années après les émeutes de la fin de saison 3, chacun tente de reprendre le cours de sa vie… seulement, la guerre est loin d’être terminée.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

308-2.png

Pour commencer, je ne sais que ça ne se voit pas du tout, mais je suis vraiment en train de me jeter sur ce début de saison. Je me rends compte à quel point je ne prends plus le temps pour les séries : l’épisode est sorti lundi dernier, on est vendredi, et c’est le premier moment où j’ai vraiment le temps de le regarder ? Rien ne va plus. De toute manière, c’est aussi les conditions de visionnage qui font ça : pour Westworld, il faut tout de même pouvoir se poser une bonne heure, voire un peu plus, histoire de savourer pleinement l’épisode, puis d’en écrire la critique. La publication, je n’en parle même pas avec mes problèmes WordPress.

Bref, ceci étant dit, je m’étais motivé tout seul à découvrir ce nouvel épisode en écrivant un résumé de la saison 3 le week-end dernier. Je sais bien que la saison 3 m’avait déçu par rapport aux précédentes, mais là aussi, c’est à nuancer : malgré la déception, la saison était d’une qualité tout à fait agréable et appréciable. Je suis curieux de connaître la trajectoire retenue pour cette saison 4, parce que la fin de saison 3 semblait presque marquer la fin de la série.

Voir aussi : Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

J’imagine que cette saison 4 développera donc son univers dans une toute nouvelle direction, et ça me rend curieux. Forcément.

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S04E01 – The Auguries – 17/20
La série nous propose un nouveau labyrinthe – ou une nouvelle pelote de laine à démêler – c’est certain. J’ai beaucoup aimé retrouver l’ambiance de la série et ses acteurs, mais ça semble pour l’instant manquer d’ambition dans l’histoire. On ne retrouve pas tout le monde, et c’est gênant. Comme en saison 3, par contre, la direction artistique de l’épisode est au top, que ce soit pour le visuel ou le son. Cela joue toujours beaucoup dans mes appréciations, je crois, et la scène finale ne contredit vraiment pas cet argument.
S04E02 – Well Enough Alone – 18/20
Eh, j’ai tout compris (ou presque) ! Ce doit être le signe que la série a fait le tour de ce qu’elle avait à dire et j’avoue que j’ai envie de croire que cette saison 4 puisse être la dernière, surtout avec les twists de cet épisode. Quoiqu’il en soit, la qualité est toujours là : c’est un excellent épisode qui est tout simplement un plaisir à découvrir, tant pour son intrigue que pour ses effets spéciaux. Une belle réussite. Ah vivement lundi prochain !
S04E03 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.
S04E04 – Generation Loss – 19/20
Les saisons passent et se ressemblent, mais j’arrive encore à me laisser entraîner par la série qui développe son intrigue de manière toujours aussi intéressante. Les surprises de l’épisode sont parfaitement dosées pour qu’on les devine juste avant la révélation, ce que j’aime beaucoup : ça permet de se sentir pleinement investi dans ce que l’on regarde. Par contre, la série parvient moins à surprendre qu’avant – on connaît trop la mélodie désormais. Ce n’est absolument pas un problème pour adorer ce que je regarde, heureusement, car il n’y a toujours pas de fausse note.
S04E05 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.
S04E06 – Fidelity – 17/20
Je suis un peu moins passionné par cet épisode, à vrai dire, même si je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être qu’il était un brin plus prévisible, peut-être que je n’ai pas été assez attentif à certains détails sur le moment, mais en tout cas, ça fonctionnait un peu moins. C’était tout de même hyper qualitatif, ça ne changera jamais ; c’est juste que je m’attendais à avoir le cerveau retourné une fois de plus, et ce ne fut pas le cas.
S04E07 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.
S04E08 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

Salut les sériephiles,

Vous aussi vous avez l’impression que le premier confinement était dans une autre vie ? Vous avez à peu près raison. Le problème, c’est que la saison 3 de Westworld a été diffusé dans celui-ci, et que tout ce que HBO nous propose comme résumé pour se remettre dans l’ambiance avant le début de la saison 4 (demain, mais je ne le regarderai probablement pas dès demain), c’est… eh bien, cette vidéo de trois minutes :

Clairement, trois minutes, c’est bien peu et je n’y croyais pas tellement, mais quand je vois qu’une bonne minute du résumé sert à faire de la promo de la série sans rien nous dire, autant vous dire que j’ai vite capté qu’il allait falloir me replonger dans mes critiques pour me souvenir de tout le délire concernant Rehoboam. En espérant que la quatre fasse mieux, par contre !

Voir aussi : Les critiques de la saison 3


Attention spoilers sur les trois premières saisons


Rehoboam n’est jamais qu’un reboot de Person of Interest

La saison 3 nous éloignait du parc western que nous connaissions pour nous amener dans le monde réel, où l’ambiance était bien différente. Dans un futur pas si lointain, la technologie domine sur le monde et les robots ont réussi à s’échapper du parc, pour mieux mener la guerre contre les humains. Tels étaient les prémices de la saison… et c’est par là qu’on commençait, avant de mieux s’en éloigner. https://www.melty.fr/wp-content/uploads/meltyfr/2021/08/media-2862.jpgAssez vite, on nous présentait une Dolores magnifique en couple avec le PDG de la société Insight, connue pour son intelligence artificielle, Rehoboam.

Cette intelligence artificielle a beau être présentée par son créateur comme révolutionnaire et géniale, on comprend assez vite que ce ne sera pas le cas. Cela se confirme quand l’intelligence artificielle détermine que Caleb, un simple travailleur de chantier (en apparence), ne fera jamais rien d’autre qu’un petit job. Oui, Rehoboam, c’est la machine de Person of Interest, mais en version méchante : elle devine en avance les choix des gens et permet à son créateur de contrôler le monde.

Evan Rachel Wood on Instagram: “OG Dolores and Caleb. @aaronpaul thank you for being the best partner this season. Cou… | Evan rachel wood, Fashion, Wedding dressesDolores le déteste donc, mais elle sort avec pour mieux le berner. Elle flirte donc assez rapidement avec Caleb, parce que ce dernier est aussi un petit criminel utilisant une application pour mener à bien des missions. Pourquoi Caleb ? L’épisode final nous révélait que Dolores avait eu l’occasion de le voir en tant que soldat de l’armée américaine. Et en tant que soldat, c’était un chouette type empêchant le viol de femmes-robots. Dolores a aimé ça, apparemment, suffisamment pour faire de lui sa clé dans la guerre contre les humains et contre Rehoboam.

Gérer Westworld grâce à Charlotte

Westworld: All the References and Details You Might Have Missed in “The Absence of Field” | Vanity FairEn parallèle de tout ça, Dolores a aussi fait une copie d’elle-même dans un robot ayant le corps de Charlotte. Cette dernière est morte lorsque Dolores prend cette décision, mais comme personne ne le sait, Dolores peut se faire passer pour Charlotte sans le moindre souci. Cela lui permet de flirter avec elle-même (wtf ?) et de constater que même si elle est un robot, son programme peut vite dévier de sa course.

En effet, Charlotte et Dolores partagent un plan commun, gérer Westworld et avoir tout contrôle dessus, mais elles n’ont pas du tout les mêmes intentions, Charlotte souhaitant protéger la vie de son petit garçon (qui est celui de la vraie Charlotte, pas du robot créé par Dolores) et de son ex-mari.

Where Do the Simulations End in 'Westworld'? - The RingerLe plan des deux Dolores ne passe pas inaperçu à Westworld : Bernard (recherché pour le massacre de la fin de la saison 1) y engage Ashley Stubbs pour mettre un terme à tout ça. Ils espèrent retrouver à temps Dolores pour l’empêcher de déclarer une guerre aux humains, et pour ça, Bernard est prêt à tout, y compris manipuler Ashley, qui est un host lui aussi. Forcément. Cela dit, Bernard n’est pas le seul à vouloir stopper les Dolores.

À la recherche du Sublime…

WESTWORLD's Mysterious New Villain and System Explained - Nerdist
Maeve est aussi incapable de tuer Serac, parce qu’il est malin le type

En effet, loin de tout ça, n’oublions pas non plus Maeve, son pouvoir de contrôler télépathiquement les host autour d’elle et son intrigue toute pétée en saison 3 : Serac, un petit frenchy, la détient prisonnière après sa réussite à elle d’avoir mené plein d’hosts vers Sublime, the Valley Beyond, une sorte de paradis pour robots où repose déjà sa fille. Bref, alors que Dolores cherche à provoquer le chaos dans le monde, Maeve a plutôt pour intention de rejoindre le paradis, quitte à s’associer pour ça avec Serac.

WATCH: Pixomondo's 'Westworld' Season 3 Breakdown Reel | Animation World Network
Un génie, certes, mais voilà ce que font ses créations…

En effet, celui-ci est un inventeur de génie : il a déjà créé Solomon, une intelligence artificielle permettant de deviner le futur et permettant ensuite la création de Rehoboam. Serac promet ainsi à Maeve un accès à Sublime si elle parvient à mettre un frein aux actions de Dolores – espérant bien que ce soit Dolores qui détienne la clé de Sublime.

La fin de la saison 3

Pas de chance pour Maeve, Dolores a deux corps et est clairement plus forte qu’elle : elle publie ainsi toutes les informations collectées par Rehoboam dans le monde. Et bizarrement, les gens qui découvrent qu’une intelligence artificielle a décidé pour eux qu’ils seront médiocres à vie ne semblent pas très heureux de l’être. La révolte citoyenne qui s’ensuit provoque le chaos tant recherché par Dolores et Maeve n’a pas non plus ce qu’elle veut, puisqu’on apprend que la clé d’accès pour Sublime est en fait dans la tête de Bernard.

https://www.ecranlarge.com/uploads/image/001/173/westworld-photo-evan-rachel-wood-vincent-cassel-1173454.jpgQuant à Dolores, elle n’est pas la plus chanceuse du monde non plus : Serac fouillait sa tête à la recherche de la clé, et comme elle ne lui est d’aucune utilité, il la reboote complètement.  Face à ça, Maeve trahit à son tour Serac, puisqu’il ne peut lui donner ce qu’elle veut – et ce qu’il voulait lui aussi : la clé vers Sublime lui aurait donné accès à des données perdues qui lui permettraient d’affiner son projet pour sauver l’humanité grâce à une intelligence artificielle plus précise – et laisse au passage à Caleb le soin de devoir stopper Rehoboam. C’est une chose d’avoir donné à chacun l’accès à ses informations, c’en est une autre de vérifier que plus personne n’est contrôlé par l’intelligence artificielle. Caleb demande donc à celle-ci de s’autodétruire.

Reste à évoquer le cas de William, le fameux homme en noir de la saison 1 qui a tué sa fille en saison 2. La saison 3 n’a pas été non plus de tout repos pour lui : confronté à Charlotte-Dolores, il a pris conscience que les robots le manipulaient. Westworld' Season 3 Post Credits Scene Explained - What Happened to The Man in Black?Sa nouvelle mission semble être de détruire autant d’hosts que possible, expliquant pourquoi il se retourne contre Bernard et Stubbs en cours de saison. Ces derniers l’ont libéré dans leur quête d’arrêter Dolores ; mais William a préféré s’échapper pour mener son propre plan à bien.

Pas de chance pour lui, tout ça l’a mené face à face avec Charlotte-Dolores, qui n’a pas hésité à le faire tuer par… un robot de William. Ils y passeront tous : le but de Charlotte-Dolores est de faire des hosts l’espèce dominante sur notre planète. Y parviendra-t-elle ? La saison 4 se déroulera sept ans plus tard et devrait commencer à répondre à cette question. J’espère. Sinon, c’est que je n’avais rien compris à la saison 3.

Westworld Season 3 Finale Recap - IGN
Bien sûr, Bernard tentait aussi d’accéder à Sublime en fin de saison… Et se réveillait des semaines/mois/années (?) plus tard dans la même chambre d’hôtel.

Voir aussi : Westworld me manque… et vous ?

Je misais sur une reprise de la série en début d’été, et je ne me suis pas trompé. Maintenant, il n’y a plus qu’à !