How I met your father (S01)

Synopsis : Sophie raconte à ses enfants sa quête de l’amour et la manière dont elle a rencontré leur père quelques années plus tôt, en 2022.

Pour commencer, je suis super impatient de découvrir cette série, pour tout un tas de raisons. Déjà, j’adorais la série d’origine, alors savoir qu’un reboot a lieu me donne vraiment envie de le découvrir. Je sais bien que la série d’origine vieillit mal, mais voilà, je suis en manque de bonne sitcom. Malheureusement, les retours que j’ai pu en voir sont tous franchement négatifs ou au moins mitigés, ce qui n’annonce rien de bon.

Pourtant, l’autre raison qui me donnait envie de voir ça, c’est que j’adore complètement le casting. Hilary Duff a lâché son spin-off de Younger pour ça, il n’y a que des acteurs que j’aime, que ce soit à la narration ou dans le groupe d’amis, tout est fait pour que ça me plaise. Seulement, un peu comme pour Powerless à l’époque, je sens bien que ça ne va pas passer et que la mayonnaise ne va pas prendre.

Voir aussi : Le très bon casting d’How I met your father

C’est l’une des rares séries de cette année dont j’ai vu la bande-annonce… et c’était plutôt catastrophique. N’empêche que, j’avais trop envie de découvrir ce que ça pouvait donner !

Note moyenne de la saison : 11/20

S01E01 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…
S01E02 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein.
S01E03 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.
S01E04 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.
S01E05 – The Good Mom – 07/20
Je veux bien être compréhensif face à une série qui a besoin de temps pour s’établir, mais je ne comprends pas comment un casting aussi parfait peut être aussi mal exploité et comment personne n’a pu se rendre compte à quel point la série était désastreuse. Elle tente d’être drôle, mais tous les gags tombent à l’eau tellement il manque de fluidité et de cohérence. Genre, ça ne se passerait jamais comme ça, et sans un brin de crédibilité, ça ne peut pas être drôle ?
s01e06 – Stacey – 11/20
Les personnages ont à peine le temps de se trouver un équilibre en tant que groupes – et en tant que personnages individuels d’ailleurs – qu’ils sont déjà déséquilibrés par des décisions douteuses de la part des scénaristes. Si l’humour semble plus fluide dans cet épisode, on a tout de même du mal à cerner les vraies intentions et à être vraiment amusé.
S01E07 – Rivka Rebel – 10/20
Je suis peut-être sévère avec la série, mais une fois de plus, je suis frustré de voir qu’elle aurait le potentiel d’être vraiment bien… mais qu’elle se contente d’intrigues vraiment peu surprenantes. Chaque fois, c’est prévisible, chaque fois, on a de l’humour lourd, chaque fois, on passe plus de temps à voir les scénaristes se démener à raconter quelque chose de drôle plutôt que de développer vraiment les personnages.
S01E08 – The Perfect Shot – 08/20
J’ai envie de continuer la série car j’aime les acteurs, qu’il y a des points de Bingo Séries à se faire et que certaines répliques restent suffisamment bien senties pour me faire rire… mais tout de même, ce n’est pas glorieux comme ensemble. Les intrigues ne sont pas crédibles. Je sais bien que c’est une comédie, mais enfin, ça nous prend pour des idiots en permanence, quand les blagues ne semblent pas sortir des années 90. Fou comme l’humour reste sensiblement le même que dans la série-mère, mais sans parvenir à être drôle.
S01E09 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.
S01E10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

The Cleaning Lady – S01E02

Épisode 2 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.

Spoilers

Le FBI entre en contact avec Thony.

How do you expect to protect me ?

Allez, je regarde ce deuxième épisode en écrivant une critique détaillée pour décider si j’en fais des critiques complètes ou express. Je trouve que la série est pas mal pour le dimanche, et tant pis si ça suppose d’attendre quelques jours après la diffusion officielle. On reprend cette semaine avec Thony s’occupant de son fils.

On sent bien que le but est de nous faire s’attacher à son personnage quand on la voit s’occuper de Luca, et c’est important après tout : Luca est la raison pour laquelle elle accepte de bosser pour la mafia après tout. Cela ne semble toujours pas l’inquiéter outre mesure d’ailleurs. C’en est ridicule : elle paraît presque plus inquiète d’apprendre que le fils de sa belle-sœur conduit sans permis que de savoir qu’elle bosse pour nettoyer des scènes de crime.

Bon, pas que, elle doit aussi nettoyer des toilettes publiques d’un bowling, où un joli papa célibataire,

Garret Miller, l’approche. Je me doutais bien que le personnage allait avoir une importance, mais j’avoue que j’ai carrément explosé de rire quand il met son bébé dans les bras de Thony avant de lui révéler qu’il est agent du FBI. Il n’a pas peur, sérieusement : il la soupçonne de bosser pour des criminels, il lui fout un bébé dans les bras ?? Je veux dire, je veux bien que ça permette une approche plus humaine, mais c’est carrément risqué.

En tout cas, Thony lui ment bien mal quand il s’agit d’expliquer pourquoi elle a fait un cadeau à la fille de son ancien boss mort. Et quand ils sont interrompus par une autre femme de ménage, il reprend sa couverture. Allez comprendre. En plus, je trouve qu’il s’est grillé bien vite auprès de Thony et qu’il aurait pu trouver plus subtil pour l’interroger et lui faire comprendre qu’il était sur la trace de nos méchants.

De manière peu convaincante, la série prend aussi le temps de développer l’histoire des mafieux. On apprend assez vite qu’il y a des soupçons de vol entre deux groupes et… non seulement je n’accrochais pas à la scène, mais en plus, ça vire au bain de sang parfaitement inutile. Il fallait bien justifier l’utilité de Thony de toute manière. Ainsi, un des hommes de main de notre dealer préféré meurt, et hop, Thony se retrouve avec un nouveau job.

Le pire, c’est qu’ils n’utilisent même pas un vrai sac de morgue pour se débarrasser du corps, alors je ne marque pas mon point de Bingo Séries. Pourtant, vraiment, ça devrait pouvoir compter. Allez, qu’importe, Thony se retrouve à devoir faire le ménage et allez comprendre pourquoi il y a eu soudainement tant de papiers au sol ou pourquoi elle pense que c’est une bonne idée d’utiliser un aspirateur sur des bonbons ??

J’ai bien aimé la scène quand même, parce qu’il y a des détails sympathiques dans le nettoyage, notamment le sang sur le clavier de l’ordinateur. Je galère déjà à nettoyer mon clavier avec juste de la saleté normale, je n’imagine pas avec du sang, hein. En tout cas, Thony fait le ménage et tout est bien qui finit bien. Enfin, presque. En vrai, elle voulait tout de même essayer de mettre fin à son arrangement avec la mafia, en vain, et Matteo, l’homme de main de notre mafieux beau goss est mort.

Oui, c’est con, je connais le nom de Matteo, mais pas celui d’Arman. Ce n’est que quelques minutes plus tard que j’ai réussi à le comprendre, quand on le suit dans un casino à négocier avec un autre homme d’affaire. Franchement, ce n’est pas intéressant du tout ce côté de la série, et je suis déçu qu’on passe tant de temps avec les malfrats.

J’ai trouvé que c’était moins intéressant que le reste de l’épisode où le FBI s’acharne sur Fiona, la belle-sœur, et sur Thony. Eh, ça énerve cette dernière qui revient bien agacée et débarque pour râler sur l’agent du FBI qui interroge Fiona. C’est abusé, parce que Garret et sa collègue laissent finalement les filles partir juste quand Thony leur dit que l’interrogatoire est terminé parce qu’elles ont dit tout ce qu’elles savaient. Cela nous permet d’apprendre que Garret a déjà couché avec une témoin auparavant, au moins, mais c’’est gros.

De toute manière, la série n’a pas de temps à perdre car elle veut continuer d’introduire ses personnages. On apprend ainsi que ni Fiona, ni son fils ne sont américains. Certes, Fiona est là depuis quinze ans, mais elle a accouché avant d’arriver aux USA. C’est con. L’autre truc bien con, c’est que Thony finit par être obligée de compter sur la mafia pour sauver la vie de son fils. En effet, celui-ci est à court de médicaments et le médecin qui lui fait ses prescriptions habituellement ne répond plus, préférant carrément changer de numéro pour ne plus avoir affaire à Thony.

Comme son contact à la clinique ne fonctionne pas, elle est supposée allée aux urgences… Le problème, c’est qu’elle risque d’être déportée pour ça. Elle n’a pas de papier et les hôpitaux, ça peut poser un gros problème. Elle tente donc d’appeler son contact mafieux, en vain, et se retrouve forcée d’aller à l’hôpital. À court d’idées un temps, elle se fait à cette perspective… avant de changer d’avis et de se rendre plutôt chez Arman, avec son gosse en combinaison, oui oui.

C’est complètement ridicule et j’ai éclaté de rire de la voir débarquer dans un club privé du casino pour obtenir de l’aide. C’est en plus la pire des idées : bien sûr qu’elle est suivie par Garret, et bien sûr qu’il la voit monter dans la voiture d’Arman. Celui-ci l’amène finalement dans la clinique du Dr Saroyan, où son absence de papiers ne sera pas un problème. C’est une bonne idée, et ça tombe quand même vachement bien qu’Arman possède de quoi faire chanter le Dr Saroyan à ce point.

L’idée est évidemment de nous faire nous attacher au personnage d’Arman, parce qu’il cache bien sûr une grande sensibilité sous ses airs de gros durs : il révèle à Thony qu’il a dû s’occuper de son père quand il était malade, mais que maintenant le père ne lui parle plus. Est-ce que tout ça n’est pas encore plus ridicule que le triangle amoureux qu’on veut former avec Garret, Thony et Arman ?

Et la femme d’Arman, elle ne va pas aimer la présence de Thony si vous voulez mon avis. En tout cas, la situation médicale de Luca ne va pas en s’améliorant : le docteur est forcé d’avouer à Thony que les choses dérapent pour lui et que sa santé est vraiment en danger désormais. Encore une fois, Thony semble plutôt bien vivre le choc. Son fils est en train de mourir, mais à part quelques larmes, elle s’en remet bien vite.

Elle diagnostique une maladie que Saroyan ne voulait pas traiter sans confirmation, mais qu’il se retrouve à traiter quand même parce que de toute manière, c’était ça ou la mort pour Luca, puis est rapidement amenée au travail. Arman a beau défendre sa vie comme il peut face à son boss, Hayak, ce dernier ne comprend pas pourquoi Thony est encore en vie (moi non plus d’ailleurs) et pourquoi le médecin de famille se retrouve à devoir s’occuper de son fils.

Il va vite le découvrir : Thony sait comment survivre dans toutes les situations. Alors qu’Hayak est sur le point de la tuer, Thony révèle qu’elle a aperçu un homme dans l’entrepôt plus tôt, quand elle faisait le ménage. Cela tombe bien : cet homme, Jimmy, est évidemment celui qui a volé les pistolets et est donc responsable du bain de sang en début d’épisode. Autant vous dire que Jimmy ne survit pas à l’épisode, hein. Thony si par contre.

Reste à traiter les intrigues secondaires : Fiona avoue à son fils qu’il n’est pas américain, et ça l’énerve beaucoup l’ado, alors que Luca survit grâce au bon diagnostic de sa mère. C’est un peu comme si tout était bien qui finissait bien, même si le gamin reste bien malade. En plus, ce n’est pas terminé pour Thony : elle ne le sait pas encore, mais Garret envisage de faire d’elle son indic puisque Théo devait l’être et est désormais mort.

Le problème, c’est qu’au même moment, Arman s’assure que Thony a bien conscience que maintenant qu’elle a la confiance d’Hayak, elle est trempée jusqu’au cou dans les affaires de la mafia. Allez, cliffhanger sympa et série qui risque de continuer à avoir des critiques complètes ici. Il y a plein de moments ridicules et tout, mais je manque de séries de ce genre-là depuis quelques années et le divertissement est prenant, je trouve. Ou alors, c’est Elodie Yung qui me suffit, allez savoir.

 

The Book of Boba Fett – S01E03

Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.

Spoilers

Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.

Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.

Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.

En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.

Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.

Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.

Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.

Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.

Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.

Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.

C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.

A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.

Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.

En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.

Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.

En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.

La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.

Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.

Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.

Walker – S02E07 (express)

Épisode 7 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Spoilers

Liam fait face aux conséquences de ses actions – parce que Cordell provoque un tas de conséquences.

Je pense que ça se sent dans le résumé que je propose de cet épisode, mais… je ne comprends pas le personnage de Cordell. Le type en fait des caisses pour nous dire qu’il veut protéger sa famille et qu’elle est plus importante que tout, et à la première occasion, il plante un couteau dans le dos de son frère et le balance. L’appel que Liam a passé dans l’épisode précédent était ANONYME. Ils reviennent plusieurs fois dessus dans cet épisode… alors pourquoi tout le monde est-il au courant que Liam l’a passé ?

Il en a parlé uniquement à son frère. Quand cet épisode commence, une semaine après le précédent, Cordell est toujours énervé après son frère. Si ça peut se comprendre, je l’ai trouvé bien lourd d’en parler à un repas de famille et d’en informer ses gosses. Il s’agit d’histoire d’adultes, je ne vois vraiment pas l’intérêt que les ados sachent ça. La mère était déjà au courant (le père a disparu ?), et voilà donc que toute la famille est au courant. Deux semaines plus tard, l’appel anonyme n’a plus rien d’anonyme.

S’il avait voulu protéger sa famille, peut-être que Cordell aurait pu faire le choix de ne rien dire ? Je veux bien qu’il y ait des obligations et tout, mais là, personne n’aurait même pu prouver qu’il était au courant si jamais l’anonymat avait été révélé plus tard. Bref, ça me semble complétement perché et c’est malheureusement le moteur de l’épisode : Cordell en veut à Liam, et Liam finit par s’isoler.

Bon, Liam n’est pas un personnage que j’aime, ce n’est pas nouveau. Le voir tomber en déchéance comme ça n’a rien arrangé. Une fois de plus, on nous annonce qu’au Texas, quand on est énervé, on va s’isoler pour couper du bois à la hache. Cela m’a bien fait rire puisque 9-1-1 Lone Star ne disait pas autre chose la semaine dernière. Et plutôt que de rester planqué dans sa petite retraite comme il voulait le faire, on ne sait pas trop pourquoi, Liam se laisse convaincre de revenir en ville.

L’avantage, c’est qu’il y retrouve son mec qui a désormais décidé de l’attendre sagement après avoir pourtant refait sa vie la saison passée ? L’inconvénient, c’est qu’il s’y bourre la gueule et n’arrange pas ses affaires au moment de faire une déposition officielle. L’épisode peut malgré tout se terminer sur un Liam qui reprend pied, ce qui renforce encore plus le sentiment d’inutilité de l’épisode : les scénaristes le forcent dans une situation où il n’avait pas trop de raison d’être avant de l’en sortir vite fait. Je ne sais pas, je crois que je ne vois pas trop les conséquences de cet appel anonyme et pourquoi c’est si mal.

En parallèle, nous apprenons qu’il n’y a pas que Liam qui est bien relou dans la famille Walker. Il y a aussi Stella ! Celle-ci doit en effet faire des choix d’orientation, parce qu’après tout, elle n’est que lycéenne. Je ne sais pas pourquoi la série s’obstine à vouloir avoir ce côté teen. J’ai bien aimé la bande-son que ça donnait à l’épisode, mais niveau intérêt, on était proche du néant. Et tout a terminé en fou rire quand pour s’en remettre elle demande à passer une journée solo avec son père comme elle le faisait avec sa mère avant. Qui fait ça, sérieusement ?

Et pire que tout : qui considère que faire une partie de pétanque, c’est le meilleur plan pour oublier ses soucis d’orientation ? J’ai tellement ri de les voir nous expliquer les règles de la pétanque. Purée, je n’aurais pas cru possible de voir un jour une partie de pétanque dans un épisode de série américaine. Tout finit par arriver, j’imagine ? Ils semblent super mauvais en pétanque les acteurs en plus, je crois qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient.

Pour en revenir à l’épisode, Stella a donc besoin une fois de plus d’attirer toute l’attention sur elle, mais les scénaristes nous affirment que c’est tout l’inverse : en fait, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire car elle est trop occupée à se préoccuper des autres. MOUAIS. Et ça se termine évidemment par un choix qui sort de nulle part : comme sa mère, elle postule pour une université dans le Maine. Eh, cela permet aux scénaristes de caser leur obsession hollywoodienne du yoga avec des chèvres qu’on voit dans un tas de séries et peut-être, peut-être !, de nous débarrasser d’elle en saison 3. Je ne dis pas non.

À l’inverse, j’aurais dit non au départ de Micki si j’avais pu. Alors que son départ était tout doux-amer la semaine dernière et laissait envisager un retour peu de temps après tout de même, voilà donc que tout le monde considère qu’elle est partie pour de bon. Tray se retrouve dans une maison pleine de cartons… Pourquoi ? Genre, elle a juste dit qu’elle avait besoin de temps pour se remettre en question, mais ça ne fait que trois semaines et il en est déjà à envisager qu’elle ne reviendra jamais ? À l’inverse, son bureau au boulot n’était pas encore débarrassé de ses affaires et elle n’est pas encore remplacée ? Trois semaines, c’est pourtant long.

La série parvient à trouver son équilibre sans Micki pendant l’épisode. C’en est même frustrant : elle est totalement zappée de l’épisode ; on a peu de répliques la concernant et c’est bizarre. Cordell la cite à peine une fois et Tray comme le capitaine font comme si rien ne s’était passé, n’en parlant pas parce qu’ils ne savent pas quoi dire. Moi je sais dire qu’elle me manque, ce n’est pas si compliqué, les gars !

En tout cas, il faut bien justifier la présence de Tray encore dans la série, et ça se fait avec son rôle de coach pour ados et les hommes de Serrano qui le surveillent. Parce que oui, il en a encore finalement, et il a tellement de connexions haut placées (??) qu’il envisage déjà d’être remis en liberté suite à l’erreur de Liam qui remet en cause tout ce qu’il a pu faire avant. MOUAIS. L’épisode termine sacrément bien, du coup, avec un homme de Serrano qui vient s’attaquer à Tray devant chez lui.

Par contre, allez savoir pourquoi, l’homme ouvre le feu sur le capitaine sans le moindre espoir de toucher Tray. Et le capitaine qui était bien à l’abri derrière sa voiture s’expose soudainement et se prend immanquablement une balle. C’est un sacré cliffhanger, et il me fait presque perdre de vue l’idiotie permanente d’August. Non, je n’ai pas oublié que ce boulet fini a encore révélé à une personne de plus qu’il a trouvé une lampe de sa famille dans les ruines de la grange des voisins. À ce stade, on dirait vraiment qu’il veut que ça foute la merde entre les familles, intentionnellement. Les scénaristes ne savent plus comment retarder l’inévitable.

C’est quand ils veulent pour leur épisode flashback chiant qui nous révèlera ce qu’il s’est passé et qui nous donnera des conséquences intéressantes sur le présent. En attendant, on se contente des flashbacks de Stella et Emily… bordel, que ça ne servait à rien !