The Cleaning Lady (S01)

Synopsis : Pour obtenir le traitement qui pourra sauver son fils, une doctoresse cambodgienne se rend aux États-Unis… mais face à un système qui la maltraite, elle use de son intelligence et de sa ruse afin d’enfreindre les lois – pour la bonne cause.

Pour commencer, il était tellement tard quand je me suis décidé à voir cet épisode que je savais d’avance que ça allait passer ou ça allait casser. C’est l’avantage d’attendre le dernier moment de la semaine pour se lancer dans une nouvelle série. Oui, je ne suis pas à jour ailleurs, mais ce n’est pas grave : je suis arrivé au constat qu’il y avait de plus en plus de séries que je regardais sans être à fond, alors il est temps de partir en quête d’une nouvelle série capable de me transporter.

Et quoi de mieux pour ça qu’une série avec Elodie Yung en tête d’affiche ? Ainsi, parmi toutes les nouveautés des networks qui sortent en ce moment – et elles sont nombreuses – c’est cette série qui a su attirer mon attention en premier. Pour le meilleur ou pour le pire ? Eh bien, le pilot va déjà me permettre d’en décider. Le synopsis me fait plutôt pencher pour le pire…

Note moyenne de la saison : 14/20

S01e01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.
S01E02 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.
S01E03 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?
S01E04 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.
S01E05 – The Icebox – 15/20
L’épisode joue la carte de l’information sur la précarité de certaines situations, en jouant avec une des peurs des personnages principaux de bout en bout de son intrigue. Cela permet de débloquer bien plus rapidement que je ne l’imaginais la situation de certains personnages. Certains secrets auront du mal à tenir en place après cet épisode, et ça me rend curieux de savoir comment la saison évoluera par la suite, parce qu’elle semble griller ses cartouches beaucoup trop rapidement.
s01e06 – Mother’s Mission – 13/20
C’est bizarre : cet épisode donne l’impression que la série commence à tourner en rond alors qu’elle avançait plus vite que prévu dans le précédent ; tout en faisant malgré tout avancer des intrigues dans cet épisode. Il y a certes un schéma qui se répète, mais les personnages en sortent différents de ce qu’ils étaient la dernière fois qu’ils suivaient un chemin similaire. On perd de vue le titre de la série, mais eh, il y a tant à faire avec cette femme de ménage.
S01E07 – Our Father, Who Art in Vegas – 13/20
J’ai eu l’impression que ces quarante minutes passaient plus vite que d’habitude, et ce n’est peut-être pas plus mal car finalement l’intrigue avance vite. C’est un épisode réussi, notamment parce que je trouve qu’il sérialise plus son histoire que les précédents, qui pouvaient plus facilement être vus comme indépendants, même s’ils faisaient toujours partie d’un tout.
S01E08 – Full on Gangsta – 15/20
Beaucoup de péripéties semblent ajouter à l’épisode pour le principe de rajouter de la tension et un semblant de suspense, mais en vérité, on sait très bien vers quoi on se dirige tout au long de l’épisode. C’est plutôt bien amené car les pièces du puzzle s’emboîtent sans que ça ne paraisse totalement artificiel. Bref, l’intrigue avance de manière fluide et mène déjà vers un season finale qui devrait être sympa.
S01E09 – Coming Home Again – 16/20
Il y a davantage de tensions dans cet épisode, et c’est bien plus agréable comme cela car ça permet d’éviter de trop se concentrer sur certaines décisions stupides ou certains choix peu crédibles du scénario. J’ai trouvé que certaines pistes de l’épisode fournissait même du suspense par rapport à d’habitude où l’ensemble est plus convenu : cette fois, la fin réservait quelques scènes que je n’attendais pas forcément, même si je me doutais bien qu’il fallait préparer l’épisode final d’une manière ou d’une autre.
S01E10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

Euphoria revient enfin… Récap saison 1

Salut les sériephiles,

Je vois aux statistiques du blog que je ne suis vraiment pas le seul à attendre très impatiemment le retour d’Euphoria. J’ai décalé de quelques heures l’article d’aujourd’hui dans l’espoir de pouvoir vous annoncer que l’épisode avait fuité… mais ce n’est pas (encore ?) le cas. Même s’il n’y a pas encore de leak, je vois en tout cas que mes articles sur la saison 1 sont beaucoup consultés aujourd’hui. Cela me conforte dans le choix de vouloir proposer un résumé de celle-ci.

Euphoria (2019) - Série TV 2019 - AlloCiné

Après tout, la saison 1 date d’une autre vie, littéralement, parce qu’il n’y avait pas encore le covid quand on a eu la chance de voir ces huit épisodes. Seulement. C’est dingue de se dire que la série a été si marquante si rapidement, surtout que je n’avais pas accroché au premier épisode. Merci aux épisodes très bien foutus qui approfondissaient la psychologie de chaque personnage et nous faisait nous accrocher à tous avec son ambiance très particulière et son esthétique incroyable. En tout cas, nous voilà donc face au problème d’être méga-impatient de retrouver tout le monde (Nate, surtout, parce qu’on a déjà vu Rue et Jules l’an dernier après tout), sans trop nous souvenir d’où on en était. L’an dernier, pour les épisodes spéciaux, ça n’avait finalement pas été un problème. Ce sera peut-être le cas avec le premier épisode de la saison 2…

Voir aussi : Les critiques de la saison 1

Twisted Euphoria - Party Don't Stop! Unless It's Crashed Pt.2 - WattpadSeulement, au cas où, faisons le point : en fin de saison 1, Rue rentrait chez elle pour une horrible rechute à l’esthétique incroyable. Après avoir réussi à rester sobre une bonne partie de la saison 1, malgré des fréquentations loin d’être éloignée du milieu de la drogue (Fez, son dealer, notamment), Rue craquait pour la drogue à nouveau suite à sa rupture avec Jules. La dispute entre les deux adolescentes était assez violente – Jules se sentant simplement étouffée par une Rue ne comprenant pas son désir d’explorer la vie loin de chez elle.

Euphoria Special Episode: Rue | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirSi le cliffhanger laissait supposer une overdose terrible, les épisodes bonus de la saison 1 nous permettaient d’obtenir une conclusion différente à la saison. Pour rappel, deux épisodes spéciaux ont été diffusés malgré la pandémie. Le premier se concentrait justement sur Rue qui avait rendez-vous avec son parrain dans un diner le soir de Noël pour évoquer, justement, sa rechute. Très différent du reste de la saison 1, l’épisode était ainsi une longue conversation (avec gestes barrières et équipe clairement réduite) permettant à Rue de se confier sur ses envies suicidaires et à Ali, son parrain, de tenter de lui redonner espoir.

Does Rue Die in Euphoria's Season 1 Finale? | POPSUGAR Entertainment UK

Dans le second épisode spécial, nous suivions Jules en thérapie, et c’était aussi une longue conversation. https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2021-01/28/22/asset/abc4327695d1/anigif_sub-buzz-1765-1611872382-11.gifElle nous avançait peut-être moins la psychologie du personnage en revanche, permettant surtout de voir qu’elle était coincée dans l’amour qu’elle portait à Tyler et dans sa relation avec Rue. Les deux se retrouvaient enfin, juste pour mieux se séparer à nouveau après une scène intense.

Tyler ? Il s’agit évidemment de l’avatar de Nate, qui se servait du pseudo de Tyler pour flirter indéfiniment avec Jules sur internet. Les échanges entre les adolescents dépassent clairement le stade du crush et vont jusqu’au nude, ce qui pose évidemment problème quand Jules comprend qu’elle s’est faite avoir par Nate et qu’il lui fait du chantage avec. Un bon gros connard, le Nate.

Nate From "Euphoria" Is The Most Terrifying Character On Television

C’est l’un des personnages les plus complexes et torturés de la série de toute manière, parce qu’il n’est pas au clair avec sa propre sexualité depuis qu’il a trouvé la collection porno de son père – qui le bat évidemment – dans son bureau. Nate Jacobs Jacob Elordi GIF - NateJacobs JacobElordi MaddyPerez - Discover & Share GIFs | Euphoria, Daddy aesthetic, HboDifficile malgré tout d’avoir de la pitié pour lui, surtout quand on voit comment il traite Maddy, sa copine, ou l’autre type à qui il fait du chantage pour ne pas qu’on l’envoie lui-même au tribunal. Oui, parce que Nate est aussi violent avec sa petite-amie, et ce n’est pas si étonnant qu’ils passent son temps à se mettre en couple et rompre avec elle.

Dans une relation toxique comme rarement on a l’occasion d’en voir à l’écran, ces deux-là excellent dans l’art de se chercher et se rendre jaloux. Bien sûr, Nate est également en froid avec à peu près tous les personnages de la série, et notamment Fez. Twisted Euphoria - I Got 5 On It - WattpadCe dernier est de toute manière occupé par les agents fédéraux faisant un raid chez lui.

Les personnages que je suis pressé de revoir ne sont pas forcément ceux-là. Bon, Nate, si, j’ai envie de savoir ce que les scénaristes ont en stock pour lui. Je n’en oublie pas pour autant Cassie et Lexi. J’aimais beaucoup le personnage de Cassie, dont l’avortement avait tout de même marqué la saison 1. La saison se terminait sur une incertitude concernant son couple avec McKay, mais on sous-entendait qu’ils avaient rompu.

cassie howard — joe-kery: Euphoria (2019 —)

Je ne sais pas si les scénaristes lui trouveront une intrigue aussi prenante pour la suite. On devrait tout de même la revoir, surtout qu’elle est la sœur de Lexi. What is with this juxtaposition between Cassie and Lexi? 👼😈 : r/euphoriaCette dernière étant la meilleure amie d’enfance de Rue, il n’y a aucun doute que les scénaristes lui trouveront un rôle sympa pour la saison 2 encore, surtout que beaucoup de fans ont pour théorie que Lexi a un crush sur Rue. Si c’est le cas, on ne peut que la comprendre : comment faire pour ne pas avoir un crush sur Zendaya, hein ?

Pour terminer ce tour d’horizon des personnages et des intrigues, il me reste à parler de Kat. J’avais adoré son personnage qui passait de l’ado coincée et timide à celle qui fait de nombreux plans cam sur internet. Je trouve que c’était mené de manière glaçante dans son épisode, et la partie qui glaçait, c’était la cohérence et la crédibilité de son évolution. Terrible, jusque dans son crush.

Pin by Janet Renner on Euphoria | Euphoria, Barbie ferreira, Hernandez

Je ne sais pas du tout vers quoi se dirigera la saison 2. J’ai évité autant que possible tous les spoilers… Je sais juste que j’ai hâte de pouvoir me plonger dans cet épisode désormais ! Allez, dépêchez-vous de le diffuser, mince, quoi.

The Book of Boba Fett – S01E02

Chapter 2 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.

Spoilers

Fennec ramène son prisonnier à Boba – qui se remémore toujours son passé.

Well if he’s not gonna speak he no longer needs his head.

Bon, ce n’est pas forcément la série que j’ai le plus envie de regarder dans mes hebdos de cette semaine, mais elle a l’avantage d’avoir déjà une page saison de prête, donc je n’ai qu’à regarder, taper vite fait la critique et poster. Elle obtient donc la priorité sur les autres de manière bien improbable. Le résumé de l’épisode du jour en dit déjà beaucoup après un seul épisode : on voit bien que le Maire aura une importance à jouer. Cela spoile clairement l’introduction, mais bon.

En effet, la première scène à proprement parler de l’épisode, elle, nous remet tout de suite dans l’ambiance de ces séries-là, avec beaucoup d’effets spéciaux pour le décor – il était temps de savoir à quoi ressemble la base de Boba – et une longue introduction nous montrant Fennec arriver à la base avec son prisonnier, un assassin de Night Wind, des tueurs à gages.

Alors qu’on nous le présente comme un type robuste prêt à mourir, le type est finalement prêt à parler quand il est confronté à une mort inattendue qui risque de le voir dévoré par une bête inconnue – en tout cas, inconnue de moi. La bête n’existe pas, de toute manière, et sans surprise, le Night Wind révèle assez rapidement qu’il a été embauché par le Maire. Rien de bien étonnant après le résumé de l’épisode.

Sans surprise non plus, Boba Fett décide donc d’emmener le soldat du Night Wind directement auprès de son employeur, le maire. J’ai bien aimé la scène qui permet de nous faire une idée de la géopolitique de Tatooine et de l’organisation des administrations : exactement la même que partout sur Terre aujourd’hui, apparemment, avec un réceptionniste et un associé du maire bien peu utile.

Boba Fett n’a donc aucun mal à obtenir une entrevue avec Mok Shaiz, le maire, qui est ravi de pouvoir tuer un membre du Night Wind, exerçant en-dehors de sa juridiction. Le pauvre, survivre jusque-là juste pour ça, c’est triste. En tout cas, le maire paie finalement le tribut qu’il devait à Boba, afin de le remercier d’avoir joué correctement son rôle de chasseur de primes. C’était un peu ridicule, mais le but était surtout de faire avancer l’épisode vers la scène suivante : le Maire affirme qu’il n’est absolument pas responsable de ce qu’il s’est passé.

S’il n’est pas le commanditaire du meurtre de Boba, il souligne tout de même que Boba devrait être un peu mieux renseigné que ça. Intrigué, Boba retourne au bar du coin pour apprendre que « les jumeaux » réclament le trône de Jabba, qui leur revient de droit selon eux par héritage. Quand ils débarquent en ville juste après ça, il n’y a effectivement aucun doute : ils sont de la famille de Jabba et lui ressemblent fortement.

Malgré leur puissance supposée et le look absolument vomitif qui est le leur et qui est le même que Jabba, les grosses limaces que sont les jumeaux ne font absolument pas peur à Boba. Bien évidemment, il veut rester le « Daimyo » de son territoire et il n’hésite pas à le faire savoir aux Jumeaux. Ceux-ci viennent bien accompagnés, mais acceptent finalement de faire demi-tour, pour éviter un bain de sang, mauvais pour le business. Certes… mais ? C’est étonnant comme cette scène se déroule de manière bien fluide et peu problématique.

Après, personne n’est dupe : les Hutt n’acceptent que provisoirement la situation. Boba ne peut toutefois pas les tuer sans permission d’après Fennec. Bien.

Bien évidemment, l’épisode reprend également ensuite l’intrigue en flashback, dont je disais qu’elle me passionnait plus la semaine dernière. C’est rare que ça fonctionne ainsi dans ce genre de série où les flashbacks s’essoufflent vite. Le vrai problème est surtout qu’on nous raconte deux histoires à la fois et que c’est rare que ça serve vraiment à quelque chose.

Ici, je peine encore à voir l’intérêt d’avoir les deux histoires en parallèle, mais peut-être que ça finira par avoir du sens. Si ça ne devait pas le faire, eh bien, au moins, ça permet de mieux connaître l’univers de la série et de la saga. C’est toujours cool d’y passer un peu de temps de toute manière. Bref, en flashback, donc, nous retrouvons Boba parfaitement accepté par sa nouvelle communauté. Nous en sommes désormais au point où ils tentent de communiquer entre eux lors d’un entraînement au maniement d’une arme.

L’entraînement est toutefois interrompu par le passage d’un train plein de soldats. C’est particulièrement meurtrier pour la communauté : des soldats tirent quelques coups de laser depuis le train et nous tuent des extra-terrestres que Boba a pour instinct de protéger. Si je ne peux pas dire que ça me passionne à 100%, je dois bien avouer que la qualité des effets spéciaux, des images et des jeux d’acteur est assez plaisante. Et puis, contrairement au Mandalorian, cette fois, on a le visage de l’acteur auquel se raccrocher.

Après l’enterrement de ses nouveaux amis, celui-ci est plus que résolu à arrêter le train lors de la nuit. Il s’embarque donc dans un petit périple nocturne afin d’arrêter le train définitivement. La série permet alors d’explorer une fois de plus l’univers Star Wars à cette occasion.

Nous sommes donc emmenés dans une taverne où des soldats font leur loi et sont de bons gros connards avec les clients. En fait, ils vont jusqu’à tabasser un type qui voulait se la jouer héroïque sans trop de raison… et c’est le moment que choisit Boba Fett pour se pointer. Le passage à tabac s’arrête aussitôt pour virer à la grosse baston. Je ne vois pas bien comment l’arrivée d’un type peut à ce point mettre un terme aux agissements des soldats, mais admettons.

Quant à la scène d’action qui suit, ben… la chorégraphie du combat est toujours aussi fluide que dans le premier épisode, c’est top à regarder. Au moins, la qualité technique est vraiment là dans cette série, c’est chouette. Tout cela permet finalement à Boba de rentrer au campement avec les scooters des méchants soldats qu’il vient de massacrer facilement. Par scooters, il faut comprendre évidemment qu’il ramène de vrais vaisseaux de guerre.

Si toute sa nouvelle communauté a pour instinct de détruire ces appareils, il leur explique qu’il peut leur apprendre à s’en servir et que grâce à ça, ils arrêteront le train. Oui, oui, la scène suivante voit Boba s’improviser prof de conduite et faire ce qu’il peut pour entraîner tous ses nouveaux amis comme il peut. Il leur apprend même à sauter d’un vaisseau à l’autre, et c’est plutôt marrant à voir. J’aime bien cette scène, et j’aime bien à quel point la série nous présente une intrigue qui peut être vite résolue. Là encore, c’est efficace à bien des égards et on passe un bon moment, divertissant.

Si Boba maîtrise les véhicules de l’espace, il n’est pas excellent quand il s’agit du combat au bâton, et ça aussi, la série n’oublie pas de nous le montrer. Il fallait bien combler le temps avant le retour du train. Quand celui-ci arrive, tout le monde est déjà prêt pour l’accueillir comme il faut. On ne sait pas bien pourquoi ce train s’éclate tant à s’attaquer à cette communauté, mais il y a une certitude : ils visent vraiment bien.

Ils arrivent donc encore à provoquer quelques pertes, y compris sur les vaisseaux ramenés par Boba. Ce dernier perd lui aussi son propre vaisseau alors qu’il organise un véritable raid du train. L’abordage est plutôt sympathique à voir : difficile de détacher se syeux de ce genre de scènes d’action où tout se déroule de manière bien fluide (encore une fois, oui) et où les effets spéciaux permettent la mise en scène de moments superbes.

Nos héros peuvent donc monter sur le toit du train assez vite, et c’est tout un combat qui s’y déroule. Boba et ses amis s’attaquent enfin aux soldats qui cherchaient à les tuer, et ça part dans tous les sens. On a quelques explosions, des hommes qui tombent par-dessus bord, un pilote droïde totalement dépassé par les événements qui accélère toujours plus, des explosions encore, une mise en danger de la vie du héros (qui survivra de toute manière, on le sait) et enfin, après de longues minutes d’action, le déraillement du train.

Les alliés de Boba en profitent pour faire quelques prisonniers et pour piller le train. Une fois de plus, Boba est bien aidé dans cette scène par un membre de la communauté qui reste cagoulé. Inévitablement, je me demande si c’est Fennec, mais c’est de toute manière trop tôt pour avoir une telle révélation. À la place, nous voyons Boba épargner les prisonniers mais leur proposer une horrible journée de marche dans le désert – sans la moindre réserve d’eau bien sûr.

Bon, il leur donne des melons noirs pour qu’ils arrivent à destination et fassent passer un message clair : la tribu Tusken, la sienne désormais, considère le désert – la Mer de Dune – comme ses terres et tient à ce que le monde entier le sache. Le train ne pourra plus passer par-là sans payer. Quant à la tribu Tusken, ils sont bien contents de trouver quelques épices et le réservoir d’eau du train.

Grâce à Boba, qu’ils voient en héros, ils ont donc d’un coup plus de pouvoir et d’armement. En échange, ils offrent à Boba un cadeau bien étrange : un lézard qui rentre en lui pour le guider de l’intérieur. Bon dieu, ça a l’air particulièrement désagréable comme sensation, et ça nous laisse Boba complètement drogué. Il a toute une vision pour le guider, cela dit : on le voit s’approcher d’un arbre qui finit par l’étouffer et lui rappeler le moment qu’il a passé dans les entrailles de la bestiole au tout début de la série.

Si tout ça est très esthétique et joli à regarder, je ne suis pas certain de bien comprendre le sens de la vision. Ce sera probablement expliqué explicitement de toute manière. Ce qui compte, c’est que Boba parvient à revenir au campement Tusken le lendemain matin, avec une branche de l’arbre. Une fois de retour, il peut même rendre le lézard qui sort de lui comme si de rien n’était. Le chef Tusken semble ravi du retour de Boba. Avec sa branche, il est désormais l’un des leurs, je crois.

Nous suivons ainsi une scène symbolique où Boba se fait habiller par les Tusken. C’était un peu longuet, mais ça avait la classe de découvrir le nouveau look du personnage, encapuchonné de noir, mais avec une capuche qui ne cache pas ses nombreuses cicatrices (il doit passer des heures au maquillage putain). Il est ensuite mené par un enfant vers un autre point du désert où sa branche est transformée en arme. Je m’y attendais, un peu, mais ça reste sympa comme scène. Boba travaille lui-même le bois, sous les instructions d’un Tusken, jusqu’à ce que la branche devienne une véritable arme. Soit.

Il faut encore étrenner cette arme, cependant, et ça finit par se faire autour d’un petit feu de camp et d’un entraînement/danse au coin du feu. Alors, d’accord, mais si ce n’était pas dans Star Wars, on dirait probablement qu’on ne voit pas bien l’intérêt de tout ça. Ce haka est sympathique et nous montre que Boba fait vraiment partie de cette communauté en tout cas. De là à terminer sur cette scène… Eh, ça manque d’un cliffhanger et d’enjeux, quoi.

NCIS Hawai’i S01E10 (express)

Épisode 10 – Lost – 13/20
Un épisode très classique qui prouve que la série a trouvé son équilibre et sait comment exploiter l’ensemble de ses personnages, quitte à chercher de nouvelles manières de ramener certains d’entre eux (une certaine, en particulier, même) dans l’intrigue. Pour le principe, quoi. Tant que l’ensemble reste divertissant, ça me convient de toute manière.

Spoilers

Un homme se fait tuer à proximité d’armes militaires.

L’intrigue de la semaine n’est à nouveau pas exceptionnelle avec l’enquête classique sur un meurtre qui finit par mener à quelque chose de plus gros, à savoir ici un énorme trafic d’armes à feu, et comme nous sommes dans la franchise NCIS, un trafic d’armes militaires. Ce ne serait pas drôle autrement. Tout cela mène notre équipe à un étrange GPS qui les mène lui-même à Whistler et l’ensemble de son service, en train de mener une opération d’espionnage pas bien crédible.

Les scénaristes galèrent à justifier sa présence dans les épisodes, tout de même, mais c’est une intrigue qui permet de la ramener et de développer à nouveau son couple avec Lucy. Un rencard au restaurant chic plus tard et Whistler est déjà prête à ce que sa relation soit publique, finalement. C’est totalement abusé la vitesse de l’évolution de cette intrigue et je dois dire que ça ne me rassure pas.

Plus le temps passe, moins je fais confiance à Whistler. Je ne sais pas, je sens qu’elle va trahir Lucy, et si ce n’est pas le cas et qu’elle est bien gentille, je crains qu’elle ne passe pas la saison. Et dans les cas, on tombe dans un cliché que je n’aime pas beaucoup où elle finirait par être soit une lesbienne morte, soit une lesbienne méchante. Bienvenue dans les années 90.

Cela dit, si je ressens cette vibe, c’est uniquement parce que nous sommes face à une série procédurale. La vérité est aussi que je n’aime pas tellement Whistler et que je ne la trouve pas si adaptée au personnage de Lucy tel qu’on le connaît pour le moment. Leur duo fonctionne vraiment bien quand il s’agit de boulot, en tout cas, et j’ai beaucoup aimé les voir résoudre une partie de l’intrigue ensemble, avec un type aux doigts coupés qui était évidemment coupable.

Ouais, je ne le sentais pas non plus.

Autrement, on a aussi un personnage qui est de plus en plus caractérisé par sa capacité à casser des vitres de voiture ou des portes, et ça devient ridicule de ne pas développer plus cet agent. Le problème, c’est que j’ai carrément oublié son nom à ce stade. Allez, il sert aussi à sauver Kai de justesse lors d’une mission sous couverture plutôt sympa. Ce n’était pas sans rappeler ALIAS ce coup des lunettes prenant des photos en HD d’un écran de téléphone portable sur un comptoir.

On nous prend pour des bleus. L’essentiel, c’est que cette enquête finisse par aboutir de toute manière. Les personnages sont tout heureux d’eux, même, et je crois que l’équipe des effets spéciaux l’est également puisqu’ils ont eu l’occasion d’utiliser un bazooka – et des flammes en effets spéciaux pas franchement réussies et crédibles, je trouve.

Tout est bien qui finit bien, comme toujours dans le ventre mou des saisons procédurales. C’est peut-être parce que j’en suis de plus en plus que ça recommence à m’énerver, d’ailleurs. C’est embêtant, je n’ai pas envie d’abandonner alors que ça me fait de jolies statistiques du côté des épisodes vus (ça les fait gonfler agréablement, en tout cas).

Du côté de Jane, l’intrigue de la semaine la voit faire face à ses responsabilités d’agent du NCIS dans sa vie privée. Son fils l’informe en effet qu’il s’inquiète pour un de ses amis et une petite enquête fait prendre conscience à Jane que le père de l’adolescent a été viré et ne s’occupe plus vraiment de son fils. Jane n’a d’autres choix que de le menacer de faire appel aux autorités compétentes, ce qui fait que l’homme ramène finalement sa femme sur l’île.

C’est un problème pour le fils de Jane qui vit cela comme une trahison de sa mère, mais aussi pour Jane qui est dégoûtée de voir qu’elle a blessé son fils. Elle était plutôt touchante dans son angoisse de voir Alex lui en vouloir, alors qu’il était évident qu’il savait que s’il en parlait à sa mère, ce n’était pas pour rien. Cela termine même plutôt bien pour Jane, et tout est bien qui finit bien. Encore des personnages dont on n’entendra probablement plus jamais parler…